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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 22:24

Publié par Jean Lévy

Reuters/Reuters - Une manifestation monstre a eu lieu samedi à Berlin pour protester contre le projet d'accord de libéralisation des échanges entre l'Europe et les Etats-Unis

Reuters/Reuters - Une manifestation monstre a eu lieu samedi à Berlin pour protester contre le projet d'accord de libéralisation des échanges entre l'Europe et les Etats-Unis

Reuters

 

BERLIN (Reuters) - Une manifestation monstre a eu lieu samedi à Berlin pour protester contre le projet d'accord de libéralisation des échanges entre l'Europe et les Etats-Unis.

Une manifestation monstre a eu lieu samedi à Berlin pour protester contre le projet d'accord de libéralisation des échanges entre l'Europe et les Etats-Unis. L'opposition au Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (PTCI, TTIP en anglais) ne cesse de croître en Allemagne. /Photo prise le 10 octobre 2015/REUTERS/Fabrizio Bensch

L'opposition au Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (PTCI, TTIP en anglais) ne cesse de croître en Allemagne. Ses adversaires estiment qu'il donnera trop de pouvoir aux grandes multinationales aux dépens des consommateurs et des salariés.

Selon les organisateurs, une alliance d'associations caritatives et de défense de l'environnement et de partis d'opposition, 250.000 personnes ont participé au rassemblement, soit davantage que ce qu'ils avaient anticipé. La police parle de 100.000 participants.

"Il s'agit de la manifestation la plus importante que ce pays ait vu depuis de nombreuses années", a lancé aux manifestants Christoph Bautz, directeur de Campact, un mouvement de citoyens.

Le niveau de résistance a pris de court le gouvernement d'Angela Merkel.

 

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 14:45
Extraits.  Lire la traduction de l'intégralité du discours sur le site d'Initiative communiste.

Discours de Jerónimo de Sousa, secrétaire général du , à a fête du journal du 2015

avante 20156 Septembre ici à 2  représentants des délégations internationales, nos amis du Parti écologiste « Les Verts » et de l’Association et des indépendants d’intervention démocratique qui, ensemble, avec nous forment la .


[...]

Seul un parti qui a une confiance inébranlable dans sa lutte, dans son projet et au avec un avenir pourrait prendre cette décision audacieuse!
La confiance dans la lutte des travailleurs et des peuples de partout dans le monde, dont ce festival est aussi une expression, comme la fête de la solidarité et l’, un point de rencontre pour des dizaines et des dizaines de délégations étrangères qui nous apportent la force de leur solidarité et la confiance émanant de la lutte de leurs peuples.

PCPIci, nous sommes ceux qui, dans différents pays de tous les continents veulent vraiment changer le monde. Un changement d’autant plus nécessaire que la situation internationale est de plus en plus marquée par une grande instabilité, l’insécurité et l’injustice.

L’approfondissement de la crise structurelle du capitalisme marque ici notre présent. La crise économique et financière du capitalisme est loin d’être terminée, elle continue de s’exprimer de différentes façons et dans toutes les parties du globe.

Ce que nous voyons partout est une aggravation violente de l’agressivité impérialiste. [...]
Les sources de tension se multiplient et se développent dans différentes parties du globe, avec l’exécution d’opérations criminelles de déstabilisation et l’ingérence étrangère.
70 ans après la victoire sur le fascisme nazi, que nous célébrons, le fascisme soulève sa tête dans diverses régions du globe. Ceci est clairement visible en Ukraine, où un pouvoir putschiste formés de groupes de l’oligarchie et  de fascistes, soutenu par les Etats-Unis et l’ attaque son propre peuple et persécute les démocrates de ce pays – qui comprend les communistes, victimes du terrorisme et condamné à l’illégalité. Pour les communistes ukrainiens qui sont présents ici, nous tenons à exprimer notre solidarité et notre soutien.

Des nouvelles récentes nous ont montré des images choquantes de centaines de milliers d’êtres humains qui viennent en ou meurent à sa porte, fuyant la guerre, la pauvreté, le chômage, la destruction de leur pays. Ils fuient des pays comme la Syrie, l’Irak et la Libye, entre autres. Tous les pays soumis à des processus d’ingérence et de domination impérialiste, les guerres d’agression déclenchée par les Etats-Unis et l’Union européenne.

En réponse à des discours hypocrites, nous affirmons: il est nécessaire de répondre au drame humanitaire, de respecter les droits de ces êtres humains, créant des conditions pour une véritable intégration. Mais il est nécessaire, aussi et surtout, de lutter contre les causes – et les causes se trouvent dans la politique des États-Unis, l’OTAN et l’Union européenne – de la déstabilisation et du pillage des ressources de ces pays, en imposant un terme à l’agression et non pas à en créer d’autres, quel que soit le prétexte, y compris le faux prétexte de préoccupation pour les réfugiés.

[...]

Nous saluons tous ceux qui, dans des conditions parfois très difficiles, engagent des batailles décisives, résistant, en particulier, contre les agressions et occupations impérialistes, comme dans le Moyen-Orient et en Asie centrale. Un salut qui nous nous adressons, d’une manière spéciale, pour le peuple palestinien et sa lutte pour le droit à une patrie indépendante, souverain et viable, et aussi pour le peuple syrien dans sa lutte pour leurs droits, pour la paix, la souveraineté et l’indépendance de leur pays.

Dans l’année où nous marquons ici au Festival d’Avante les 40 ans de la libération du colonialisme portugais pour divers pays africains – Angola, Cap-Vert, Guinée-Bissau, Mozambique et Sao Tomé et Principe – nous voulons aussi saluer ceux qui, en Afrique, continuent à lutter contre les tentatives néo-coloniales et aussi ceux qui aiment le peuple sahraoui et continuent de lutter pour le droit à l’autodétermination.

Et si nous saluons tous ceux qui résistent dans des conditions difficiles, nous saluons aussi ceux qui ouvrent la voie de la justice sociale, l’affirmation de la souveraineté nationale et le socialisme. De là, nous envoyons un salut chaleureux aux peuples d’Amérique latine et des Caraïbes et les partis communistes et les forces progressistes de cette région, les peuples qui sont soumis à une contre-offensive renouvelée et dangereuse par l’impérialisme, en particulier dans le Venezuela bolivarien, l’Équateur ou le Brésil .

[...]
Résistons et luttons également ici en Europe.

Notre pays est, avec d’autres pays européens, l’une des principales victimes du processus d’intégration européenne capitaliste qui écrase l’homme et la souveraineté sur ce continent.

Si quelqu’un avait des doutes sur la nature de l’Union européenne, ils peuvent maintenant être dissipés. La crise du capitalisme a encore renforcé les piliers néolibérales, militaristes et fédéralistes de l’Union européenne. Les quelques dernières années, et les événements les plus récents, ont prouvé que la solidarité et la cohésion de l’Union européenne était, et est, un énorme mensonge. La Réalité donne raison au PCP quand il dit que l’Union européenne est un projet de domination des peuples et des pays par les grandes multinationales et les centres de pouvoir.

Nous affirmons aujourd’hui, comme nous l’avons toujours affirmé, qu’en Europe, il y a des forces suffisantes pour construire des chemins différents. Des chemins qui rejettent le piétinement des souverainetés nationales, l’exploitation des travailleurs et l’épuisement des ressources et de la richesse des pays.
D’autres voies qui sont à la fois nécessaires et possibles. Cela devrait être la voie à suivre hardiment, avec des principes, de la vérité et de la détermination, pour la mise en œuvre des ruptures nécessaires!

[...]

La grave situation de déclin, de régression, de dépendance et de paupérisation dans laquelle le Portugal se voit ne peut être dissociée des années de l’intégration capitaliste européenne et de la liste de ses diktats, et aussi ne peut être dissocié des années et des années de politique de droite ruineuse et de soumission nationale, exécutée par les gouvernements PSD, PS et CDS.

Ces années successives de la politique de droite, avec des conséquences sur la vie du pays et des Portugais pendant la période des deux derniers gouvernements, avec l’application de trois pactes de stabilité et de croissance – SGP – par le gouvernement PS et un programme d’une soi-disant aide financière, mais en fait, d’ingérence et d’agression et qui a affaibli et ruiné encore plus le pays.
Oui, ils sont ceux qui tous ensemble – PSD, PS et CDS –  ont placé le pays entre les mains d’étrangers et de leur programme de pillage et le terrorisme sociale.

[...]

Si nous avons un pays marqué par la stagnation économique depuis une décennie et demi et une forte baisse du PIB, plus de 6% dans ces années de la politique des troïkas, avec la destruction de milliers d’entreprises et d’emplois, nous le devons à eux, le PS, le PSD et le CDS et de leur politique de privatisation et de destruction des secteurs productifs nationaux et, avec l’, d’aliénation de notre budget,de la souveraineté monétaire et du taux de change.

[...]

Si le Portugal est un pays de plus en plus inégal, socialement et territorialement, où la pauvreté est venu frapper à la porte des centaines de milliers de personnes – plus de 800.000 dans les quatre dernières années de ce gouvernement, dépassant désormais les 2 millions et que 700 000 Portugais vivent en dessous du seuil de pauvreté – nous le devons à eux, à leurs décisions liées aux politiques de la troïka et leur politique de centralisation et de concentration de la richesse dans les mains des seigneurs de l’argent et du pouvoir.
Ce sont ceux là dont la richesse ne cesse de croître. Avec les riches de plus en riches, avec les 25 plus grandes fortunes du pays ayant leurs richesses en pleine croissance!

Oui, la crise qui s’est étendue à tous les secteurs de la vie nationale, y compris la justice, le gouvernement local et le régime démocratique lui-même, a des responsables: – ils sont le PS, le PSD et le CDS, et leurs gouvernements!

Oui, si la situation du pays est tel qu’elle est, c’est leur faute!

C’est leur politique que nous devons vaincre , non seulement les gouvernements qui les appliquent!

Voilà pourquoi le 4 Octobre lors les élections à l’Assemblée de la République sont si importants et tout aussi importante que la lutte que les travailleurs et notre peuple ont déjà livré.

[...]

Cette résistance et ces luttes sans laquelle l’offensive de la grande entreprise serait allé plus loin, qui a isolé socialement et politiquement le PSD / gouvernement de la CDS montre la voie qui mènera à leur défaite.

Une lutte qui a eu la force et la force du vaste mouvement syndical uni, la CGTP-IN, la grande centrale syndicale des travailleurs portugais. Une lutte qui avait les communistes à la pointe de son exécution, qui a eu l’intervention active et la solidarité du PCP.

La lutte des travailleurs d’un large front social anti-monopole, a permis d’isoler un gouvernement dont nous appelons le peuple désormais à confirmer la défaite par leur vote dans la bataille électorale importante pour l’Assemblée de la République prochaine. Nous avons gagné la bataille contre la résignation et la fatalité ; nous allons gagner la bataille pour une rupture et un changement.

[...]

La nécessité et l’urgence d’une rupture avec la politique de droite pour arrêter le cours du déclin économique et la régression sociale, apparaît comme un impératif national, une demande patriotique!

Il y a de fortes raisons en notre confiance dans la possibilité d’un pas ferme et décisif, avec le renforcement de la CDU et de la force du peuple et de leur lutte, pour créer les conditions d’une rupture et un changement nécessaire dans notre politique et de la vie nationale.

[...]
Nous les voyons, utiliser les artifices les plus diversifier pour entretenir la confusion et distribuer une fois de plus le jeu truqué de l’alternance sans solution de rechange et poursuivre le même chemin de la noyade du pays.

[...]

Le PSD et CDS, instrumentalise l’appareil d’État et des fonds publics pour recueillir le soutien électoral, au moment même où ils lancent des opérations de propagande frauduleuses, avec recours à des interprétations fantastiques d’indicateurs statistiques, en essayant de présenter un sillage de destruction laissé par quatre années de leur gouvernement comme un succès.

[...]

Ils agitent la situation grecque à grand cirs, pour s’en faire leur gilet de sauvetage. Mais ce que les événements en Grèce montrent c’est la nécessité impérieuse pour la résistance et la lutte contre les chantages, les pressions et les diktats de l’euro et l’Union européenne. Ce qu’ils démontrent c’est combien le PCP avait raison, qu’il n’y a pas de solution sans renégocier la dette, sans la libération des contraintes de l’euro qui conditionnent le développement souverain des pays. Ce qu’ils montrent c’est que le chemin que l’on a besoin de suivre sont possibles à construire avec courage, avec des principes, de la vérité et de la détermination, conduisant à des ruptures nécessaires et croyant toujours dans la puissance et la force de la lutte du peuple.

Par conséquent, malgré tout ce qu’ils promettent ou disent, les Portugais ne devront pas oublier le cauchemar de leur gouvernance. Comme ils ne devront pas oublier que leur véritable programme est celui qu’ils ont envoyé à Bruxelles – le Programme national de réforme – sur la base de l’intensification de la politique des catastrophes des quatre années précédentes, et donc rien ne peut les sauver d’une défaite profonde!

Telle est notre conviction profonde, assurer que le peuple les fasse échouer avec leur vote, leur vote pour CDU, pour les vaincre!
Mais si le PSD et le CDS cachent que leur véritable programme est liée aux directives du grand capital national et transnational, le Parti socialiste (PS) suit le même chemin.

Derrière beaucoup de propagande, ce que PS, le PSD et le CDS préparent pour après les élections, s’ils obtiennent les votes nécessaires, ce sont des mesures visant à approfondir l’exploitation, la dévaluation des salaires et l’augmentation de la précarité, amputant la sécurité sociale, qui attaquent les pensions et les retraités, la santé publique , l’école publique, la culture, le pouvoir local démocratique, le régime démocratique et la souveraineté nationale.

Tel est leur véritable programme.

[...]

Pour CDU il n’y a aucune hésitation. CDU est et sera toujours à côté des travailleurs et du peuple, prêt à assumer toutes les responsabilités que le peuple portugais voudra bien lui attribuer dans le gouvernement du pays, porteur d’une politique patriotique et de gauche capable de résoudre les problèmes nationaux.

Comme la grande force de la souveraineté et de l’indépendance nationale, la grande force de l’unité et de la convergence démocratique, la grande force de grave vérité politique, qui suppose de présenter un passé de vérité, de respect de la parole donnée et dont, qui l’expérience prouve qu’ils ont eu et ont raison: la grande force de combat contre la politique de droite, qui a marqué la présence dans tous les moments et les endroits où il était nécessaire pour affirmer les droits, lutter contre les injustices, défendre les emplois, les horaires et les salaires: la grande force d’une alternative, patriotique et de la politique de gauche, attaché aux valeurs d’Avril!

[...]
Un vote qui compte pour défaire le gouvernement et sa politique, mais aussi condamner les partis – PS, PSD et CDS – qui ont signé le pacte avec la troïka étrangère.

Un vote qui décide d’une politique de gauche patriotique et, qui ne manquera jamais de solutions pour défendre les droits et les revenus des travailleurs et des peuples.
Un vote en une force sur laquelle les travailleurs et les gens ont toujours  pu compter, et dont ils savent qu’ils peuvent compter, au moment où il est nécessaire de lutter contre les injustices, qui ne les a pas abandonnés quand il était nécessaire de lutter contre le gouvernement actuel.

Un vote contre des majorités absolues et contre les manœuvres et les pressions du président de garantir une politique de droite, soit par la main de PSD / CDS ou PS.

[...]

Maintenant le PS se dresse sur la pointe des pieds et met en garde sur l’attelage PSD / CDS. Où était PS au cours des 4 dernières années? A regarder la destruction du pays confortablement, en collaboration avec le gouvernement et les partis qui les soutiennent, dans beaucoup de leurs décisions.

[...]

Il y a ceux qui se hâte de dire qu’il n’y a pas d’alternative à une politique d’exploitation et d’appauvrissement, que l’on ne peut pas échapper aux diktats de l’Union européenne, que le pays ne dispose pas de ressources capables de mener une autre politique.

[...]

De notre part:
Au lieu de la poursuite du transfert de richesses vers le grand capital par l’intermédiaire de plus de 8 milliards d’euros par an en intérêts de la dette, le PCP propose la renégociation de la dette, dans son étendu, taux et montants, en réduisant considérablement ses charges annuelles.

Au lieu de la poursuite de la soumission aux exigences de l’Union européenne, le PCP propose la sortie du Portugal du traité budgétaire et des mécanismes de la gouvernance économique soi-disant, de récupérer et d’affirmer la souveraineté nationale, ainsi que l’étude et la préparation du Portugal à la libération de la soumission à l’euro.

[...]

Solutions qui font partie d’une politique patriotique et de gauche, liés aux intérêts nationaux et qui sont également une base pour le dialogue et la convergence avec d’autres forces démocratiques et les secteurs qui veulent pas renoncer à un Portugal avec un avenir.

Nous sommes dans un moment décisif dans la vie de notre pays. La situation est grave!

[...]

Aujourd’hui, comme d’habitude, le grand capital et les partis à son service, préparent la poursuite et l’approfondissement de cette politique d’exploitation, d’appauvrissement,de liquidation des droits, qui met en péril le régime démocratique et l’existence du Portugal en tant que nation et pays souverain et indépendant.

Le PCP a rempli et remplit son rôle, il incarne la différence, dans une action collective incomparable de ses militants, une intervention militante qui est sa capacité, sa force et un exemple.

Le Parti se renforce et fait face, avec confiance, à la nécessité et la possibilité de son renforcement.

Ici, nous pouvons donner l’exemple  de l’action « Plus organisation, plus d’intervention, plus d’influence – une PCP plus fort », le succès de la campagne de recrutement « Les valeurs de la révolution d’Avril pour l’avenir du Portugal » avec 2 mille nouveaux militants, a largement dépassé l’objectif, avec un nombre élevé de jeunes et de femmes.

[...]

Un parti plus fort pour se battre pour une rupture avec la politique de droite et une alternative patriotique et de gauche, pour la réalisation d’un programme d' « une démocratie avancée – les valeurs d’Avril à l’avenir du Portugal ».

Un parti plus fort, réaffirmant son identité communiste. Oui, tout le renforcement du Parti que nous avons réalisé et que vous voulez atteindre est pour rendre le Parti plus fort et plus influent, avec les caractéristiques essentielles qui le définissent, avec sa nature d’un parti de la classe ouvrière et de tous les travailleurs, son objectif de construire une nouvelle société, le socialisme et le communisme, son marxisme-léninisme, ses principes de fonctionnement de base théorique dérivés du développement créatif du centralisme démocratique, une démocratie profonde interne, une direction centrale et une seule orientation générale, et sa caractéristique comme un parti patriote et internationaliste .

Une identité, un idéal et projet basé sur la force de nos convictions et de la justice de notre lutte et qu’aujourd’hui la réalité du monde rendent encore plus pertinent.

traduction JBC pour www.initiative-communiste.fr site web du PRCF

source site web du PCP : http://www.pcp.pt/en/rally-2015-avante-festival

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 14:23

Publié par Jean Lévy

Ruptures n°2 arrive chez les abonnés !

 

L’encre du n°2 de Ruptures est à peine sèche qu’il arrive ce jeudi chez les abonnés, comme annoncé.

Le menu a un peu évolué par rapport à l’esquisse initiale, du fait de l’actualité :

L’éditorial est consacré à la crise des réfugiés et migrants – ses causes, et les intérêts discrets en jeu.

En page 2 sont développées deux informations : d’une part la crise agricole, qui heurte depuis cet été les producteurs de lait, de viande porcine et bovine ; d’autre part les conséquences de la crise grecque sur l’avenir de l’Union européenne, ainsi que les rôles et les objectifs de différents responsables de celle-ci.

La page 3 est consacrée à une analyse de la crise des migrants, aux responsabilités de l’Union européenne, et aux divisions qui s’exacerbent au sein de cette dernière.

Les pages 4 et 5 proposent un reportage exclusif à Lisbonne, quelques jours avant les élections générales au Portugal (4 octobre). Ce pays fut, comme la Grèce, mis sous tutelle par la Troïka.

La page 6 offre deux critiques : celle de l’ouvrage d’Alain Borer, De quel amour blessée (Gallimard, 2014) – une ode brillante et combative à la langue française ; et celle du film de Jacques Audiard, Dheepan, qui a obtenu cette année une imméritée Palme d’or à Cannes.

On retrouve page 7 les brèves, ainsi qu’une interview de Rainer Rupp, spécialiste allemand de géopolitique, sur les perspectives en Syrie, le rôle de la Russie, et les divisions des Occidentaux.

Enfin, la page 8 rend compte en détail du scrutin grec du 20 septembre, en rappelant son contexte.

 

Si ce n’est déjà fait, c’est le moment de s’abonner !

Ruptures

 

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 13:45

[Démocratie Kaput 4] Voyez comment l’Europe est sous tutelle

Extraits

Nous reprenons ici, lu sur Les crises une série d'articles sur l'histoire de la mise sous tutelle des peuples européens et de la mort de leur souveraineté.  Une mine pour qui veut rappeler l'histoire de l'UE et se souvenir des trahisons de nos dirigeants, formes nouvelles de collaboration des "élites nationales" et du patronat européen.  Au moment où la Confédération européenne des syndicats, qui a appelé à voter tous les traités, ouvre son congrès à Paris, ce rappel est lourd de signification. Vous noterez que les objectifs fixés en 2015 sont uniquement au service du patronat européen.  Pour lire l'intégralité de l'article, cliquez sur le titre ci-dessus[Démocratie Kaput 4].AC.

 

Suite du billet sur l’histoire de la mise sous tutelle de l’Europe… de notre dossier Démocratie Kaput :

  1. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (1992-2005)
  2. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (2006-…)
  3. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (Résumé)
  4. Voyez comment l’Europe est sous tutelle
  5. Voyez comment la France est sous administration de Bruxelles
  6. Épilogue

VIII. Europe 2020

Après l’échec lamentable de la “stratégie de Lisbonne”pour 2000-2010 (“faire de l’économie de l’Union européenne « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d’ici à 2010, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale”), l’UE a adopté la stratégie Europe 2020 (source).

[...]

Afin d’atteindre cette ambition, l’UE s’est fixé cinq grands objectifs à atteindre en 2020 au plus tard:

  • porter à 75 % au moins le taux d’emploi de la population âgée de 20 à 64 ans;
  • investir 3 % du produit intérieur brut dans la recherche et le développement;
  • réduire d’au moins 20 % les émissions de gaz à effet de serre, porter à 20 % la part des énergies renouvelables et accroître de 20 % l’efficacité énergétique;
  • réduire le taux d’abandon scolaire à moins de 10 % et augmenter à 40 % au moins le taux de diplômés de l’enseignement supérieur;
  • réduire de 20 millions le nombre de personnes menacées par la pauvreté ou l’exclusion sociale.

Les objectifs de la stratégie Europe 2020 sont également soutenus par sept initiatives phares au niveau européen et dans les pays de l’UE: Union pour l’innovation; Jeunesse en mouvement; la stratégie numérique pour l’Europe; une Europe efficace dans l’utilisation des ressources; une politique industrielle à l’ère de la mondialisation; la stratégie pour les nouvelles compétences et les nouveaux emplois; la Plateforme européenne contre la pauvreté.

Tout ceci figure dans les conclusions du Conseil européen de Bruxelles des 25 et 26 mars 2010.

[...]

IX. Les lignes directrices de 2010

La stratégie Europe 2020 est mise en œuvre à travers six grandes orientations de politiques économiques des États membres et de l’Union (recommandation du Conseil du 13 juillet 2010 ; source) et quatre lignes directrices pour les politiques de l’emploi des États membres (décision du Conseil du 21 octobre 2010 ; source), qui remplacent celles de la stratégie de Lisbonne. Elles ont été adoptées pour 5 ans.

[...]

Les lignes directrices pour les politiques de l’emploi sont :

X. Les lignes directrices économiques de 2015

En juillet 2015, le Conseil a modifié les lignes directrices des grandes orientations de politiques économiques. elles sont désormais pour 2015-2020 : (merci M. Valls)

  1.  favoriser les investissements
  2.  renforcer la croissance par la mise en œuvre de réformes structurelles dans les États membres
  3. éliminer les principales entraves à la croissance durable et à l’emploi au niveau de l’Union
  4. rendre les finances publiques plus viables et plus propices à la croissance

On note que les seuls intitulés sont déjà terriblement néolibéraux. Quelques extraits (24 fois le mot croissance dans ce petit document) :

Il est essentiel que les États membres mettent en œuvre des réformes structurelles ambitieuses, tant sur les marchés de produits que sur le marché du travail, ainsi que dans les systèmes de protection sociale et de retraites [...]

La réalisation de réformes visant à renforcer la concurrence, notamment dans le secteur non marchand, un meilleur fonctionnement des marchés du travail et l’amélioration de l’environnement des entreprises contribuent à supprimer les entraves à la croissance et à l’investissement et à accroître la capacité d’adaptation de l’économie.  [...]

Il est nécessaire de poursuivre les réformes des marchés du travail et des systèmes de sécurité sociale afin de promouvoir la croissance et l’emploi, tout en garantissant l’accès de tous à des prestations et services sociaux de grande qualité, abordables et durables. Les actions menées dans le domaine des réformes des marchés du travail, par exemple les mécanismes de fixation des salaires et l’augmentation des taux de participation, devraient l’être conformément aux orientations plus détaillées contenues dans les lignes directrices pour l’emploi. [...]

Il convient de poursuivre le processus de réforme et d’intégration des marchés des produits pour permettre aux consommateurs et aux entreprises de l’Union de bénéficier de prix plus bas et d’un choix plus vaste de biens et de services. L’intégration plus poussée des marchés ouvre aux entreprises un marché nettement plus grand que leur marché national, ce qui leur offre des possibilités d’expansion supplémentaires. L’amélioration de la compétitivité et de l’intégration des marchés de produits stimulera également l’innovation et peut aider à s’adapter et à réagir plus rapidement aux bouleversements économiques, tant dans les différents États membres que dans l’ensemble de l’Union. [...]

Il est essentiel de poursuivre l’intégration du marché unique, notamment d’éliminer les entraves qui subsistent, d’accroître la concurrence et d’améliorer l’environnement des entreprises afin que l’Europe reste attrayante pour les entreprises, tant nationales qu’étrangères. Il est nécessaire, pour reculer les limites de la productivité en Europe, d’accroître l’innovation et la formation du capital humain [...]

Un secteur financier performant est essentiel pour le bon fonctionnement de l’économie.  [...]

Il est nécessaire de prendre des mesures pour mettre en place un marché durable de la titrisation en Europe, ce qui contribuera à améliorer la capacité de financement effective des banques de l’Union. Il est nécessaire de créer une véritable Union des marchés de capitaux en exploitant l’acquis du marché unique des services financiers et des capitaux. [...]

Les politiques budgétaires doivent être menées dans le respect du cadre fondé sur les règles de l’Union, notamment le pacte de stabilité et de croissance, complété par des dispositions budgétaires nationales saines. [...] Les États membres de la zone euro sont invités à continuer de suivre de près et d’examiner la situation budgétaire globale de la zone euro, y compris l’orientation de l’action budgétaire.

Le passage à une fiscalité plus propice à la croissance, dans le respect du pacte de stabilité et de croissance, peut contribuer à remédier aux inefficacités du marché et à jeter les bases d’une croissance soutenue et de la création d’emplois.  [...] L’efficacité du système fiscal pourrait être améliorée par un élargissement des assiettes fiscales [...]

 

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 09:29

EN GRÈCE, LES PARTIS PRO-AUSTÉRITÉ RAFLENT LA MISE AUX ÉLECTIONS
 
Par le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).
 
Le 29 septembre 2015.
 

 

Les efforts de la Grèce pour se sortir de la crise qui l’étrangle ressemblent au combat de David contre Goliath. Hélas, contrairement à la légende, c’est Goliath qui a triomphé. Les élections législatives anticipées qui se sont tenues en Grèce le 20 septembre ont fait apparaître la morosité, le découragement, le fatalisme, le désenchantement, l’ennui, l’apathie, la lassitude, la résignation d’une grande partie de la population. Telles sont les expressions qui reviennent le plus souvent chez les commentateurs. C’est le « parti » de l’abstention qui est arrivé en tête avec 43,5%, particulièrement chez les jeunes et les classes populaires. C’est le niveau le plus élevé depuis la fin de la dictature en 1974. Elle n’était que de 36% lors des législatives de janvier quand Syriza rassemblait davantage de voix que l’abstention, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Il est vrai que les Grecs avaient de nombreuses raisons d’être déçus et démobilisés par la capitulation du Premier ministre Tsipras. Son parti, Syriza, la droite, les centristes et les socialistes s’étaient engagés à appliquer le même programme...

 
(…)
 
Pour lire la suite, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/En-Grece-les-partis-pro-austerite-raflent-la-mise-aux-elections

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 17:40
Martin SCHULZ trouve « bizarre » l’alliance de M. TSIPRAS

Publié par Michel El Diablo

A la suite des élections grecques du 20 septembre, Alexis Tsipras, a retrouvé son poste de premier ministre. Il s’appuiera sur une coalition analogue à celle dont il disposait depuis janvier : celle-ci rassemble les 145 élus de son parti, Syriza, et les 10 députés du petit parti ANEL (droite nationale anti-austérité).

M. Tsipras, qui s’était fait élire en janvier sur l’engagement d’en finir avec l’austérité et la tutelle européennes, a signé, le 13 juillet, un mémorandum avec les créanciers du pays, plus drastique encore que les deux plans imposés en 2010 et 2012. C’est bien cette potion amère – pourtant refusée par 61% des votants lors du référendum du 5 juillet – qu’il s’est engagé à mettre en œuvre, avec son petit partenaire de coalition.

Mais ce dernier n’a pas l’heur de plaire aux socialistes européens. Le chef du groupe des Socialistes et Démocrates au Parlement de Strasbourg, l’Italien Gianni Pittella, a ainsi affirmé : « nous considérons que la décision d’Alexis Tsipras de former un gouvernement de coalition avec le parti de droite Anel est une erreur stratégique qui pourrait avoir un impact négatif sur les réformes à mettre en place en Grèce ».

Selon le site spécialisé Euractiv, le président de l’europarlement, le social-démocrate allemand Martin Schulz, a opiné : « j’ai appelé (Tsipras) pour lui demander pourquoi il renouvelait une coalition avec cet étrange parti d’extrême droite ». Et M. Schulz de poursuivre : « il n’a pas vraiment répondu. Il est très malin, surtout au téléphone. Il m’a donné des raisons qui m’ont semblé plutôt convaincantes, mais au final je trouve toujours cela bizarre ».

M. Pittella a surtout insisté sur le fait que le bon choix eût été « un gouvernement de coalition composé de Potami(centre) et Pasok (parti socialiste)». Une configuration idéale pour mettre en œuvre le diktat européen, a précisé en substance le chef des europarlementaires socialistes.

On en déduit que ce serait tout de même plus simple si les accords de gouvernement dans les différents Etats membres étaient décidés à Bruxelles – ou à Strasbourg.

On éviterait sûrement des alliances « bizarres ». Et on peut même rêver que partout s’instaureraient des « grandes coalitions » à l’allemande. Précisément ce que font les eurodéputés socialistes (S&D) et conservateurs (PPE) qui se partagent moitié-moitié la présidence de l’europarlement…

(Une page d’information et d’analyses sur la Grèce dans l’édition de Ruptures à paraître le 29 septembre 2015).

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 10:07

Par · 25 septembre 2015

 

La question du chômage est aujourd’hui, à l’évidence, une question centrale. Elle l’est pour des raisons matérielles mais aussi en raison de l’imprudente (et impudente) affirmation de François Hollande sur une « inversion » de la courbe du chômage. Il faut savoir que les données officielles sont contestées dans de nombreux pays, comme aux États-Unis et dans un certain nombre de pays européens. En France aussi l’ampleur du chômage prête à polémique, en raison de l’utilisation de la notion de « demandeur d’emploi » comme équivalent à un chômeur. Pourtant, on doit constater que les divers organismes de recueil et d’exploitation des données font un travail honorable. Ce qui pose problème dans notre pays, est la présentation de ces données.

 

Les chômeurs et les « demandeurs d’emploi ».

Il convient tout d’abord de savoir que les données présentées en France ne sont pas celles du « chômage » mais des « demandeurs d’emploi ». De ce point de vue, les données ne sont pas nécessairement cohérentes avec celles correspondantes au sens de l’OIT. Les données des demandeurs d’emplois sont des données administratives, et peuvent faire l’objet de corrections, en particulier quand le demandeur d’emploi ne remplit pas certaines des conditions pour se voir inscrit. Dans ce cas, il est rayé des listes et « disparaît », mais ne cesse pas pour autant d’exister comme « chômeur »…

Ces données sont de plus réparties en catégories qui sont définies comme suit par la DARES[1].

« …la Dares et Pôle emploi présentent à des fins d’analyse statistique les données sur les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en fonction des catégories suivantes :

Catégorie A : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi ;

Catégorie B : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;

Catégorie C : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. de plus de 78 heures au cours du mois) ;

Catégorie D : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (en raison d’un stage, d’une formation, d’une maladie…), sans emploi ;

Catégorie E : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés). »

 

C’est la catégorie « A » qui est constamment citée. C’est elle qui sert aux hommes politiques pour les discours sur le « chômage ». C’est une catégorie importante mais pas nécessairement totalement représentative. On présente ici son évolution :

Graphique 1

Demandeurs d’emplois, catégorie A

A - ChomA

On note immédiatement que la courbe de la catégorie A augment très fortement dans la seconde moitié de 2008 et au début de 2009, ce qui correspond à la crise financière. Elle se stabilise de 2010 à l’été 2011 et reprend alors son ascension. C’est l’effet des reformes dites « Fillon » qui ont cassé la croissance économique. Mais, cet effet se poursuit avec l’élection de François Hollande qui ne présente que peu de différences avec celle de ses prédécesseurs. On est donc passé de 1,9 millions à 2,6 millions de demandeurs d’emplois pour la catégorie « A » de février 2008 à avril 2010 puis de 2,6 millions en avril 2011à 2,9 millions en mai 2012 (effets des « réformes Fillon »). Depuis mais 2012 la courbe n’a cessé de monter et a atteint en août 2015 3,57 millions.

Les chiffres réels

Cependant, la catégorie « A » ne donne qu’une image imparfaite de la situation. On constate en effet que la catégorie « D » en est très proche et devrait logiquement lui être associée. Une personne déchargée de l’obligation de faire un « acte positif de recherche d’emploi » dans le mois courant, quel qu’en soit la cause, mais sans emploi, correspond bien à la conception normale d’un « chômeur ». Retenons donc la pertinence de la catégorie « A + D ».

Par ailleurs, les personnes qui sont en catégorie « B » ont un emploi à temps très partiel qui leur a été imposé (- de 78h par mois) et souhaitent travailler. Cela correspond aux chômeurs qui retrouvent un emploi pour quelques jours, mais qui ne cessent pas d’être des chômeurs pour autant. Ainsi, le chômage réel couvre en réalité les catégories A + B + D, et l’on peut considérer que la catégorie B+D correspond à un chômage masqué statistiquement. La courbe de l’agrégat « A+B+D » est relativement parallèle à celle de la catégorie « A ». Mais les niveaux sont, bien entendu, très supérieurs. On est en février 2008 à 2,6 millions et en juillet 2010 à 3,5 millions. En avril 2011 on est à 3,47 millions et en mai 2012 à 3,74 millions. Puis, la progression continue et l’on atteint en août 2015 4,57 millions. C’est ce chiffre qu’il faudrait, en toute logique, prendre comme une estimation du chômage et non pas les 3,57 millions de la catégorie « A ».

Graphique 2

A - Chom2 - ABD

 

Compte tenu du nombre de chômeurs qui ont été rayés des listes de pole Emploi ou qui ne se réinscrivent plus, car étant à bout de droits, on peut raisonnablement estimer le nombre de chômeurs réels dans notre pays à 5 millions. Tel est le prix de la politique européiste poursuivit par ce gouvernement.

 

[1]DARES,http://travail-emploi.gouv.fr/etudes-recherches-statistiques-de,76/statistiques,78/chomage,79/les-mots-du-chomage,1413/les-demandeurs-d-emploi-inscrits-a,9576.html

 


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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 09:18
Les taux de remboursement des médicaments vont-ils se réduire encore ?

UL CGT Dieppe Sécurité sociale

27 sept. 2015

Les taux de remboursement des médicaments vont-ils se réduire encore ?
L'Agence fédérale d'information mutualiste (AFIM) publie, dans sa livraison du 24 septembre 2015, un article inquiétant intitulé: "Médicaments: vers la remise à plat des critères d'évaluation".

Dans cette article l'Afim annonce que si Dominique Polton, la responsable du groupe de travail sur l'évaluation des médicaments, n'a pas encore rendu son rapport à la ministre de la santé Marisol Touraine, les "évolutions " qu'il préconise sont d'ores et déjà connues.

En fait, sous prétexte d'accroitre "la transparence, la rigueur, la reproductibilité des évaluations", et de créer un indicateur unique, il s'agit de créer les conditions pour justifier le déremboursement d'un nombre plus important encore de médicaments.

Rembourser une partie des médicaments à un taux unique, qui se situerait "autour de 60%", et dérembourser ceux qui ne sont remboursés aujord'hui qu'à 15%, serait un des scénarios proposés dans le projet final du rapport sur l'évaluation des médicaments.

Attention: la suppression du taux à 15%, aurait pour conséquence le déremboursement total de ces médicaments !

En effet, les mutuelles ne peuvent que complémenter un remboursement préalable de la Sécurité sociale. Un médicament qui n'est plus remboursé par la sécurité sociale ne sera donc plus remboursé du tout par les complémentaires !

On voit l'effet désastreux que le déremboursement des médicaments — (prétendument) "de confort" — provoque sur le pouvoir d'achat des patients à qui les médecins continuent de les prescrire. C'est 20€ à 30€, par mois et par traitement, que les patients doivent débourser sans remboursement pour, par exemple, les traitements de l'arthrose, ou des hémoroïdes, car ils ne seraient que des médicaments "de confort".  

Les maladies chroniques (ALD) continueraient, elles, — mais jusqu'à quand ? — à bénéficier d'un taux de prise en charge à 100%.

La "simplification" c'est contre vous !

Pour Dominique Polton, il s'agirait du "shéma le plus rationnel" pour "simplifier"  le système — toujours la simplification ! — et le rendre "plus cohérent" (avec quoi ? sans doute avec l'austérité !). Il présenterait également "l'avantage d'aligner la France sur la très grande majorité des pays européens", c'est à dire donc sur les pays où la sécurité sociale est la moins sociale. Où est donc l'avantage pour les assurés sociaux en France ? Nulle part !

Mais pourquoi font-ils cela ? Parce qu'il y a un tabou !  Celui des ressources de la Sécurité sociale.

Les gouvernements successifs ne cessent de réduirent ces ressources. Les exonérations de cotisations patronales (que les puissants appellent "les charges") atteignent aujourd'hui des niveaux gigantesques. Les 50 milliards du fameux "Pacte de Responsabilité" assèchent ces ressources, et tout est mis en oeuvre pour mettre en place et justifier de désastreuses restrictions, qui n'ont comme effet que de transférer les charges sur le malade !

Le dossier est si sensible que le gouvernement, que, s'il ne dément pas le projet, déclare qu'une telle réforme ne serait pas inscrite dans son agenda. Interrogé le 8 septembre sur Radio Classique, sur les différentes pistes proposées par Dominique Polton, la ministre de la Santé a indiqué que le remboursement n'était "absolument pas" le sujet du rapport quelle a commandé en début d'année. En effet, le gouvernement marche sur des charbons ardents !

Toujours est-il que les liquidateurs de la Sécurité sociale continuent leur sale boulot.
Si on ne les stoppe pas, leur travail de démolition n'aura jamais de fin !

D'où l'importance pour les salariés et les retraités de se mobiliser fortement et rapidement ! Et de mettre toutes leurs revendications dans la balance, car, on le voit bien, tout a des incidences sur leur pouvoir d'achat: blocage des salaires et des pensions, hausse de la TVA, pacte de responsabilité, hausse des impôts, déremboursements de médicaments, etc.

Retraités, le 1er octobre rassemblez-vous et manifestez votre mécontentement avec 9 de vos organisations CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, FSU, SOLIDAIRES. FGR-FP, LSR et UNRPA:
A Dieppe, rendez-vous le jeudi 1er octobre à 10h30 place Louis Vitet
Actifs, jeunes, retraités, rassemblez-vous et manifestez votre mécontentement à l'appel des syndicats CGT, FSU, FO, et Solidaires: le 8 octobre
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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 08:56

"La santé publique est en effet comme la résultante de toutes nos circonstances de vie: accès au travail, à un logement salubre, sécurité de l'environnement, vie sociale, solidité économique ... " 

Recul de l'espérance de vie : aucunement une responsabilité personnelle 

Sur BFMTV on privilégie l'approche responsabilité des patients qui est l'angle de vue de l'OMS.  Obésité, consommation de tabac et d'alcool seraient en cause.  Certainement. 

Mais on oublie de croiser les informations et d'aller plus loin chercher les raisons de ce recul.

Le stress permanent des salariés, des chômeurs, de leurs familles ne peut pas être superbement ignoré quand on traite de ces questions.  Les lieux de travail éloignés du domicile, la raréfaction des structures médicales adaptées et de proximité, le déremboursement des médicaments et le renoncement à se soigner provoquent tout autant le recul de l'espérance de vie.  Ajoutons à cela les conditions de travail elles-mêmes, toujours ignorées sur ce sujet.  Le travail de nuit, les horaires décalées, l'exposition aux substances nocives, la manutention de charges lourdes font diminuer considérablement l'espérance de vie des salariés concernés.  Ainsi à 35 ans aujourd'hui , un ouvrier  vivra 6 ans de moins qu'un cadre.

Destruction du système de santé publique en France

On fait état dans une étude récente d'une plus forte espérance de vie en Ile de France malgré la pollution et le stress.  Une première remarque : l'Ile de France est variée.  L'espérance de vie diminue de 3 ans d'Ouest en Est et le risque de mourir en une année donnée à âge égal augmente de 82% entre Port-Royal et le Blanc-Mesnil, d'un bout à l'autre du RER B, en 15 minutes de trajet.  Une deuxième remarque : la moyenne des salaires est plus élevée en Ile de France que dans toutes les autres régions françaises mais les inégalités de revenus y sont aussi les plus fortes.  Une troisième remarque : on trouve en Ile de France ( surtout à Paris) une grande concentration d'hôpitaux et de structures de santé.

Et les projets de réforme du système de santé en France ( en application des "directives" européennes) risquent de fortement aggravé la situation. 

Niveau de vie, niveau d'étude, structures de santé locales : conditions de l'allongement de l'espérance de vie

Une étude faite en Norvège souligne la disparité de l'espérance de vie entre les régions.  Elle met en évidence que le niveau de vie, le niveau d'étude et les structures de santé mises en place localement expliquent ces différences.

 

Nous sommes donc loin de la seule explication "alcool, tabac, obésité" ...

Et si l'espérance de vie recule, va-t-on revenir à la retraite à 60 ans? D'autant que l'espérance de vie en bonne santé a, quant à elle, sérieusement reculé.

 

Ci-dessous une série d'articles sur cette question.

 

Mis à jour le

Les progrès réalisés en matière d'espérance de vie en Europe pourraient être remis en cause à cause de l'obésité et de la consommation d'alcool et de tabac.

La prochaine génération d'Européens, menacée par les "niveaux alarmants" de consommation d'alcool, de tabagisme et d'obésité, pourrait bien vivre moins longtemps que l'actuelle.

"La région européenne enregistre les taux les plus élevés au monde en termes de consommation d'alcool et de tabagisme et, en ce qui concerne les taux de surpoids et d'obésité, elle se classe juste derrière la région des Amériques", souligne une étude de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) publiée ce mercredi. [...]

Lire la suite sur BFMTV

Sur Fr3 Paris Ile de France

Des conseils pour mieux vivre ? La nutritionniste Alexandra Dalu nous en donnera dans le 12/13. Mais comment vit-on en Île-de-France ? Retour en chiffres sur l'espérance de vie en région parisienne..." Lire la suite sur Fr3

  • lundi 14 sep. 2015
  • Par Snøbal     Extraits
Des rapports récents pointent du doigt les communes où la prise en charge médicale est insuffisante : l'espérance de vie moyenne connaît selon les endroits de Norvège jusqu'à 13 ans d'écart. En Norvège, une "kommune" est à peu près l'équivalent d'une "communauté de communes" en France.
 
Les hommes, ils peuvent espérer vivre jusqu'à presque 82 ans à Granvin (Hordaland), mais seulement jusqu'à 68,7 ans à Hasvik (Finnmark). Les femmes de Midsund (Møre og Romsdal) vivent en moyenne un peu plus de 81 ans, mais celles de Bygland (Aust-Agder) dix ans de moins. D'après Heine Strand, chercheur à l'Institut de Santé publique (Folkehelseinstitutt), l'espérance de vie est un bon critère pour comparer la situation des communes en matière de santé:
[...]
D'après Susanne Hagen, qui a soutenu une thèse de doctorat sur le sujet à la faculté de Buskerud et Vestfold,  "La santé publique est en effet comme la résultante de toutes nos circonstances de vie: accès au travail, à un logement salubre, sécurité de l'environnement, vie sociale, solidité économique, etc., explique-t-elle. Tous les acteurs de ces divers secteurs doivent avoir à l'esprit les conséquences sur la santé publique lorsqu'ils prennent des initiatives".
Lire l'intégralité de l'article sur norvege-fr
 

Par Fabien Piliu  | 

La ministre des Affaires sociales vise un déficit de la Sécu sous les 10 milliards en 2016

La ministre des Affaires sociales vise un déficit de la Sécu sous les 10 milliards en 2016 (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)

Ce jeudi 24 septembre, Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, a présenté le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2016.

[...]

... ce sont une fois de plus des économies sur la dépense qui seront réalisées. La progression des dépenses sera limitée à 1,75%, contre 2% en 2015, un "niveau historiquement bas" précise la ministre, atteint grâce à la " lutte contre les actes inutiles et redondants ", au " développement des génériques " , à " l'efficience des dépenses hospitalières" et au " virage ambulatoire ". [...]

Tout le monde est concerné

Concrètement, ce sont 690 millions d'euros d'économies qui sont programmés à l'hôpital et plus d'un milliard d'économies qui seront réalisées grâce à une baisse des prix des médicaments et au développement des génériques et encore plus d'1,2 milliard d'euros d'économies qui sont prévues en encadrant davantage les actes des praticiens, via « la pertinence et le bon usage des soins »....[...]

 

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 13:29

Publié par Michel El Diablo

Monsieur MACRON, voilà pourquoi un FONCTIONNAIRE n’est pas un salarié !

Par David Cayla

David Cayla est économiste, membre du Conseil d'administration des Économistes atterrés, enseignant-chercheur à l’université d’Angers, fonctionnaire.

Il est membre des Economistes atterrés et… fonctionnaire. Pédagogue, cet enseignant-chercheur à l’université d’Angers rappelle à Emmanuel Macron que "le statut du fonctionnaire est une manière de garantir son indépendance : la fonction passe avant la hiérarchie."
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Un fonctionnaire n’est pas un salarié. Comme son nom l’indique, le fonctionnaire se doit de remplir une fonction. Il ne touche pas un salaire, mais un traitement.

Les fonctionnaires assurent votre sécurité dans la rue, organisent le système judiciaire, enseignent à vos enfants, garantissent la neutralité des services publics dans la santé ou la culture. Ce sont eux qui collectent l’impôt et qui supervisent et contrôlent la qualité des aliments que vous achetez en grandes surfaces. Ils veillent à la bonne application de la loi. Ils sont chargés de superviser l’écriture des décrets, de contrôler les budgets publics. Ils sont militaires, chercheurs, magistrats, policiers, médecins urgentistes, inspecteurs du travail, enseignants.

Ces fonctions ont été jugées trop importantes pour être laissées au secteur privé. Dans le secteur privé, les salariés sont recrutés par un employeur afin d’accomplir une tâche. Lorsque cette tâche est terminée, le salarié peut être licencié ou muté à un autre poste. Si le travail du salarié déplaît à son employeur, il peut également être muté ou licencié. Dans la fonction publique, il est impossible de licencier un fonctionnaire qui accomplit correctement son travail. Tant qu’il remplit sa fonction, le fonctionnaire est inamovible, indestructible. Le statut du fonctionnaire est une manière de garantir son indépendance : la fonction passe avant la hiérarchie.

Vincent Bolloré peut à sa guise licencier l’ensemble du personnel de Canal + et réorganiser entièrement la programmation de cette chaîne pour défendre les intérêts de son groupe ou de ses amis politiques. Il est impossible en revanche à Robert Ménard de licencier tout le personnel de la Ville de Béziers en réorganisant l’ensemble des services publics municipaux afin d’y accomplir ses objectifs personnels et politiques. La différence entre Canal + et Béziers ? Le statut des fonctionnaires.

 

SOURCE :Marianne

 

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