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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 10:25

Publié par Jean Lévy

La Poste : A Rennes, la CGT refuse le travail le dimanche

Ouest-France, toute l’actualité locale et internationale

La capitale bretonne et six autres villes sont concernées par la décision de La Poste de livrer les colis le dimanche : Paris, Lyon, Bordeaux, Lille, Nice, Reims.

Depuis l’agence Colis Poste, à Rennes, des volontaires ont distribué des colis, ce dimanche matin. Pour la CGT, c’est non.

« La Poste parle d’un essai. Mais qui nous dit que cela ne sera pas renouvelé à chaque période commerciale : la Saint-Valentin, les soldes, etc. ? » interroge Nicole Rabin, déléguée syndicale.

La capitale bretonne et six autres villes sont concernées par la décision de La Poste de livrer les colis le dimanche : Paris, Lyon, Bordeaux, Lille, Nice, Reims.

Des volontaires en CDD

À Rennes, les volontaires ayant travaillé, ce dimanche matin, sont « dix personnes, dont neuf CDD », précise Fabrice Le Goff, secrétaire départemental de la fédération CGT des salariés des activités postales et de télécommunications (CGT FAPT).

Publié par Jean Lévy

Une quarantaine d’agents étaient en grève lundi 2& décembre

Une quarantaine d’agents étaient en grève lundi 2& décembre

L'Union

Le service relation client du centre financier châlonnais de La Poste devrait sonner dans le vide lundi.

Plus de 90 % du personnel soit une bonne quarantaine d’agents de la direction de l’entreprise et du développement du territoire, rattachés à la banque postale sont en grève.

Le premier motif de cette grogne est l’inégalité de rémunération des salariés, qui ont la même ancienneté et obtenu les mêmes promotions. « L’écart peut aller jusqu’à 270 euros par mois », s’indigne Farid Majbour, salarié de La Poste et délégué régional de la CFDT.

Ils protestent également le non-respect des accords concernant la rémunération bancaire variable des conseillers commerciaux.

Ensuite, ils dénoncent le manque de dialogue avec la direction.

Enfin, ils s’élèvent contre la dégradation des conditions de travail. «  Il manque du personnel. Treize personnes sont parties en un an et demi et aucune n’a été remplacée », déclare Farid Majbour.

Le mouvement de grève est local, et ne fait pas suite à un appel national.

Le préavis de grève a été déposé pour une durée illimitée.

Céline Souhami

 
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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 23:39
Sur le site Solidaire.org, journal en ligne du PTB
 
17 Décembre 2015
Michaël Verbauwhede

Une société publique aura rarement généré autant de colère. Colère chez les usagers. Colère dans le personnel qui annonce un plan d'action jamais vu depuis 30 ans. Le malaise est très profond et toutes les composantes du rail belge sont touchées. Retour sur les raisins (et les raisons) de la colère.

 

Connaissez-vous Quinten Coucke ? Quinten est étudiant. Ses parents habitent à Knokke (Flandre Occidentale) et il étudie à Courtrai dans la même province à 66 kilomètres. Tous les dimanches, ce jeune étudiant prend pourtant... son vélo. La raison ? Vu les nombreux retards, il lui arrivait souvent de mettre plus 3 heures.1 Comme Quinten, les usagers de la SNCB en ont marre. Marre des retards, marre des tarifs qui grimpent, marre des automates qui ne fonctionnent pas, marre du manque de places assises. Ils ont raison. Et puis bardaf, encore 5 jours de grève en plus ?

Une société publique aura rarement généré autant de colère. Colère chez les usagers. Colère dans le personnel qui annonce un plan d'action jamais vu depuis 30 ans. Le malaise est très profond et toutes les composantes du rail belge sont touchées. Retour sur les raisins (et les raisons) de la colère.

De Herman à Alexander, 30 ans d'économies à la SNCB

Depuis les années 1980, les différents gouvernements n'ont fait qu'économiser sur la SNCB. Un cheminot m'a un jour raconté : "quand je suis arrivé à la SNCB dans les années '80, j'ai connu les coupes budgétaires d'un certain ministre De Croo. Pas Alexander [celui qui est ministre des entreprises publiques maintenant], non, Herman, le père." Et voici le "tableau de chasse" de Herman De Croo, ministre de tutelle de la SNCB entre 1981 et 1988. Fier, il rappelle avoir "supprimé 237 gares et fait passer le personnel de 68.000 à 48.000 cheminots". Et cela ne s'est pas arrêté durant toutes ces années. De "plan d'économie", en "plan de la dernière chance", le rail belge a été détricoté par les différents gouvernements. Et celui-ci continue, aujourd'hui avec Alexander. Entre 2015 et 2019, la SNCB devra ainsi économiser 3 milliards d'€ au total. 20 % de son budget de fonctionnement. Le gouvernement prévoit une hausse de la productivité de 20%. En clair : faire plus avec 7.000 travailleurs en moins. Toutes ces mesures peuvent sembler abstraites ? Au contraire, c'est très concret pour les usagers. Et ca se cristallise sur 4 points : la sécurité, la ponctualité, l'offre et le prix.

Les cheminots ne veulent pas d'un Buizingen-bis

La sécurité est aussi menacée par les coupes budgétaires. Qu'on pense à Buizingen ou Pecrot. Il a fallu attendre des accidents mortels pour que les investissements nécessaires soient accélérés. Mais les coupes budgétaires menacent les investissements. Un document interne d'Infrabel2 (le gestionnaire des infrastructures) dit clairement que de très nombreux chantiers vont devoir être ralentis, voire arrêtés au vu des coupes budgétaires.

Le rallongement du temps de travail a aussi un impact sur la sécurité. Conduire un train pendant 10 heures, travailler dans les cabines de signalisation pendant 12 heures et connaitre deux fois l'heure de pointe : de mauvaises conditions de travail des cheminots sont un danger pour tous les usagers.

Il y a peu, le ministre Jambon déclarait que les cheminots mettaient la vie des usagers en danger. Au vu des faits, on a plutôt l'impression que c'est le gouvernement par sa politique qui met les usagers en danger. Comme si Buizingen et Pecrot étaient déjà loin. Là où on devrait accélérer la mise en place des systèmes les plus modernes de sécurité, le gouvernement freine les investissements. Là où il faut maintenir un temps de récupération suffisant aux conducteurs de train, le gouvernement le diminue. Là où du personnel est nécessaire pour entretenir les voies et les locomotives, le gouvernement le diminue. La sécurité des 224 millions de voyageurs annuels de la SNCB est à ce prix.

Retards de train : incident technique ou manque de volonté politique ?

L'absence de moyens et la diminution du nombre de cheminots ont un impact sur l'entretien du matériel : une locomotive allait avant à l'entretien tous les 100.000 km, actuellement, c'est tous les 1 million de km. Conséquence concrète pour les usagers : "en raison d'un incident technique le IC vers Anvers de 16h45 ne circulera pas aujourd'hui". Incident technique ou manque de volonté politique ? L'entretien des voies est aussi menacé. Chaque hiver, les usagers connaissent un feuilleton mythique, "la saga des feuilles mortes et du givre". Début janvier 2015 par exemple, de nombreux retards ont été constatés dans la circulation des trains, notamment en raison du givre. Pour remédier à cela, Infrabel étudie "des solutions mais cela demande des investissements". Allô le gouvernement ?

Et pour masquer le manque d'investissements et de personnel qui causent des retards, la SNCB a trouvé la solution : augmenter le temps de parcours. Un rapport de la cellule ferroviaire du Service public de Wallonie indique "Une des constatations les plus frappantes du nouveau Plan de Transport est l'allongement quasi généralisé des temps de parcours; une manière bien commode d'améliorer le taux de ponctualité de la SNCB". Un conducteur de train : "depuis que le temps de parcours est rallongé, il m'arrive très souvent de devoir m'arrêter pour ne pas arriver à l'avance en station. On allait plus vite à l'époque de la vapeur".

Plan de transport 2014 : 1h30 de perdu pour Celien à Gentbrugge

Les mesures d'économies font diminuer l'offre de trains. Celien, une navetteuse de Gentbrugge peut en témoigner. Auparavant, un train y passait toutes les demi-heures. Avec le nouveau plan de transport, c'est maintenant un par heure. Conséquence : les trajets de Celien durent tous les jours 1h30 en plus. Pas de quoi la motiver à prendre le train. Partout en Belgique, l'offre de trains a diminué. 193 trains ont été supprimés par le nouveau plan de transport 2014. De très nombreux trains en soirée ou en début de matinée ont été supprimés. Une amie me disait : "le nouveau plan de transport a supprimé des trains en soirée. Du coup, quand j'ai des réunions tard, il n'y a plus de train pour me ramener chez moi. Je dois prendre ma voiture, ce qui me bloque dans les embouteillages". Et on ne parle pas encore du RER, attendu pour 2012 au départ, le gouvernement inaugure cette semaine (fin 2015), minablement... 2 "nouvelles" gares à Bruxelles. Une goutte d'eau dans un océan de besoins en mobilité à Bruxelles. Fin programmée du RER ? 2030 si tout va bien...

Le climat, grand oublié de la politique ferroviaire

Face aux enjeux environnementaux, le rail a aussi un rôle à jouer. Pour un même trajet, le train rejette jusqu'à 20 fois moins de CO2 que la voiture. Au lendemain du sommet de Paris COP21 où grâce à la mobilisation du mouvement climatique, la planète entière a pris conscience de l'importance de préserver notre planète, détruire un outil écologique comme le train est la pire décision à prendre pour le gouvernement. Le train doit au contraire être massivement développé pour répondre au défi environnemental.

Mais "TINA", there is no alternative, disent en coeur les responsables politiques et les patrons du rail. Ce même TINA qui a déjà servi dans les années '80 à Herman De Croo pour justifier ses coupes budgétaires. Aujourd'hui, on nous sert la même soupe, en disant que ca va aller mieux. Or, cela fait 30 ans que "la seule voie possible" suivie par les gouvernements nous mène à : plus de retard, moins d'offre de transport, moins de sécurité, et des tarifs plus élevés.

Cette politique chasse les usagers du rail. C'est une politique de dégoût des navetteurs que les gouvernements ont suivi. Avec pour conséquence que les files autour des grandes villes n'ont pas cessé d'augmenter. Et si rien ne change (en clair : si on n'investit pas dans le rail), ces besoins vont encore augmenter : selon une étude, les heures perdues dans les véhicules (dues aux embouteillages) vont augmenter de 35 % entre 2007 et 2020.3 C'est un coût gigantesque pour la société. Sven Marivoet, chercheur au Transport & Mobility Leuven, évalue que les bouchons autour du Ring de Bruxelles coutent en moyenne 600.928 euros... par jour. Pour des jours de gros bouchons, l'addition monte à 3 millions d'euros.4 Une facture d'environ 2 milliards d'€ par an. C'est quasiment 2/3 du budget total octroyé à la SNCB actuellement. Et sans compter les coûts environnementaux : pollution, maladie, destruction de la nature, morts prématurées dues à la pollution,...

Le rail privé : ou comment passer deux fois à la caisse

La question des moyens et de l'ambition à accorder à la SNCB est donc fondamentalement liée à la question des choix politiques. Et on aurait tort de croire que le gouvernement n'a pas un "plan" derrière la tête. Le gouvernement a un plan. Il s'appelle libéralisation. On peut le résumer par : "désinvestir, faire en sorte que le rail ne fonctionne pas, les gens se mettent en colère : la voie est royale pour libéraliser et privatiser".

Nous connaissons les arguments classiques pour justifier la privatisation : une entreprise privée fonctionne mieux, la concurrence fait baisser les prix et augmenter l'offre ainsi que la qualité, cela coûte moins cher à la collectivité. Or, la libéralisation et la privatisation du rail, présentées comme la solution miracle, se révèle être une catastrophe dans les pays qui les ont appliquées.

Dans ces pays, le rail plus cher à l'Etat et plus cher aux usagers. Nous passons donc deux fois à la caisse. Tout ça pour remplir les poches des actionnaires. Le rail y est aussi moins efficace, moins ponctuel, moins sûr. Aux Pays-Bas, la privatisation de la NS (Nederlandse Spoorwegen) est considérée comme "la mère de tous les malheurs" par son ex-patron, Jan Timmer, dans le scandale du FYRA. Suite à la libéralisation, la Grande-Bretagne a connu 1.800 accidents de train entre 1996 et 2000, soit 5 fois plus que la France. Une telle catastrophe que le gouvernement britannique a dû renationaliser la gestion des infrastructures. Toujours en Grande-Bretagne, les tarifs sont en moyenne 3 fois plus élevés que chez nous. Où va cet argent ? Directement dans la poche des actionnaires : selon The Guardian, environ 300 millions d'€ de dividendes ont été accordées aux actionnaires privés des compagnies de chemin de fer. Pour des subsides publics en augmentation constante. En Grande-Bretagne, un récent rapport montre que la renationalisation de 11 lignes de chemin de fer permettraient une économie de 856 millions d'€. Le rail privé coûte plus cher aux usagers mais aussi à l'Etat. On passe donc deux fois à la caisse.

Suite à la libéralisation et la privatisation du transport de marchandises en France, le volume des marchandises transportées a baissé de 40 % entre 2008 et 2013. La libéralisation est inscrite noir sur blanc dans l'accord de gouvernement. Est-ce cela que nous voulons pour le rail en Belgique ?

Une hausse des prix, la meilleure pub pour la voiture

Pour réduire la dette de la SNCB, causée entre autre par les coupes budgétaires, le gouvernement ainsi que la direction de la SNCB s'accordent chaque année pour augmenter les tarifs. Ce sera encore le cas en février 2016. Jo Cornu, le patron de la SNCB, a ainsi dit à plusieurs reprises que les tarifs étaient pour lui "excessivement bas". Le gouvernement est prêt à tout : hausse des tarifs en heure de pointe (histoire de dégouter encore davantage les navetteurs de prendre le train), suppression de la carte famille nombreuse, de formules d'abonnement avantageuses,... Pourtant, de nombreuses études montrent que l'abaissement du coût des transports augmente la fréquentation. Inversement, une étude de De Lijn montre qu'une hausse du prix du ticket de 1% diminue la demande de ticket de 1%.5 Le gouvernement voudrait pousser les gens à prendre la voiture qu'il ne s'y prendrait pas autrement.

La ministre Galant peut encore arrêter la grève

Usagers et cheminots sont les victimes des politiques gouvernementales. Les décisions de la ministre Galant vont aboutir au déraillement de la SNCB. Ceci explique la colère des usagers et des cheminots. Et la grève des cheminots n'est pas faite "pour le plaisir" mais en réaction directe aux plans de la ministre Galant. Elle ne veut pas qu'il y ait grève ? Très bien. Que la ministre déclare qu'elle arrête de libéraliser le secteur du rail et qu'elle investit dans ce service public. Les mouvements sociaux s'arrêteront tout de suite. Car qu'on le veuille ou non, face à l'arrogance gouvernementale et l'ampleur du désastre qu'il nous prépare, le seul moyen dont disposent in fine les cheminots est la grève. Le calcul est le suivant : il vaut mieux un train qui ne vient pas pendant quelques jours en raison de la grève, pour empêcher que les trains ne roulent plus du tout suite aux plans du gouvernement. La grève n'est pas une partie de plaisir, mais une ultime réaction lorsque le dialogue a échoué. Et on peut d'ailleurs se demander si la volonté du gouvernement n'est justement pas de faire échouer le dialogue. Si le gouvernement était réellement soucieux des voyageurs et de l'avenir de la SNCB, il prendrait une toute autre voie. La balle est plus que jamais dans le camp du gouvernement.

1. De Morgen, 9 mars 2015.

2. Marc Smeets, Note au Conseil d'administration d'Infrabel. Budget d'investissement 2015, 16 décembre 2014.

3. Transport & Mobility Leuven, Analyse de la congestion routière en Belgique. Rapport pour le SPF Mobilité, Louvain, 2008, p. 35

4. De Standaard, 21 avril 2015.

5. De Morgen, 24 octobre 2014

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 14:21
Régionales : Déclaration d'Action Communiste

La politique du gouvernement a été sanctionnée

Le second tour des élections régionales, orchestré sur l’air de «la patrie en danger » ne fait pas illusion, : c’est bien la politique du gouvernement qui a été sanctionnée.  D’abord par une abstention qui demeure massive, ensuite par un désaveu considérable des partis, qui en alternance gouvernent la France, enfin par une montée retentissante du Front National.  Dans le même temps ces élections ont confirmé, s’il en était besoin, l’effondrement des forces de progrès, animées essentiellement par le PCF.  Pour un nombre grandissant de Français, la droite classique et le PS sont responsables du chômage, des conditions de travail et de vie aggravées, de l’insécurité grandissante.  Le mouvement de balancier électoral qui caractérise l’alternance a perdu beaucoup de son amplitude : le mascaret « UMP-UDI » annoncé s’est réduit en clapotis et la débâcle prévue pour le PS et ses alliés a été contenue.  Les premiers ont perdu bon nombre de voix au profit du FN ; les seconds ont profité d’un surcroît de participation provoqué par la menace d’une prétendue guerre civile.  Reste que ces partis apparaissent considérablement affaiblis.  A tel point que certains de leurs ténors respectifs, inquiets quant aux échéances présidentielles futures, réclament du changement : de ligne pour Juppé, Kosciusko-Morizet ou Bertrand chez les Républicains, carrément de cap pour Benoît Hamon ou de simple inflexion pour Cambadélis chez les socialistes.  Mais les Français ont suffisamment payé pour savoir que ce genre de promesses n’engagent  que ceux qui y croient et jamais ceux qui les font.  Tout porte à croire, si rien n’est fait, que les électeurs continueront de bouder les urnes et que le FN verra son influence continuer de grandir dans ce pays.

 

Le vote FN est nourri  par le rejet des partis qui se sont prononcés pour cette UE de plus en plus antisociale, de plus en plus antidémocratique
Ne nous illusionnons pas : le vote FN est de plus en plus national et il progresse constamment.  En 2007, il était à 10%, à la présidentielle de 2012 il était à 18%, puis à 25% aux Européennes et aujourd’hui il atteint 30%.  Les raisons de cette progression sont bien sûr multiples, à la fois structurelles et conjoncturelles.  Cependant elles trouvent principalement leur source dans le rejet des partis tour à tour responsables de la politique d’austérité voulue par Bruxelles afin de favoriser le grand patronat et les banques au détriment des peuples.  Tous les partis, qu’ils soient de droite avérée, de gauche prétendue ou de gauche sincère ont participé peu ou prou des gouvernements passés.  Ils se sont tous prononcés – bien qu’à différents titres – pour cette Europe décriée parce que de plus en plus antisociale, de plus en plus antidémocratique.  Ce faisant ils ont ouvert un boulevard au FN qui paraît être, aux yeux des Français, le seul désireux de rendre à la France sa souveraineté, condition sine qua non d’un changement de politique.

 

La stratégie d'union avec un PS de plus en plus droitier  a ouvert un boulevard au FN
L’effondrement de la gauche progressiste en général et du PCF en particulier tint à ces deux raisons majeures.  Ce dernier ayant maintenu  contre vents et marées pour des raisons électoralistes sa stratégie d’union avec un PS de plus en plus droitier et ayant rejoint les partisans de l’Europe qu’il combattait jusqu’en 1993.
La  progression constante des voix favorables au FN est d’autant plus inquiétante qu’elle s’accompagne d’un enracinement accru dans les secteurs urbains, auprès des ouvriers, des employés et des chômeurs qui représentent plus de 40% des électeurs FN.  Quand on sait que 24% des jeunes de moins de 25 ans sont victimes du chômage, qu’un tiers d’entre eux se sont abstenus lors du premier tour des Régionales et que 35% des autres ont voté Front National, on se dit que notre jeunesse a besoin d’emploi, de salaire et d’idéal et que l’inquiétude doit faire place à l’action dans le camp des forces de progrès.

 

Agir pour délivrer notre peuple du carcan de l'UE et lui permettre de choisir souverainement des changements profonds à l'opposé des choix capitalistes et européens

Oui, il nous faut agir pour sortir de l’Europe et délivrer notre peuple du carcan d’austérité que celle-ci lui impose.
Agir pour retrouver notre souveraineté nationale afin de pouvoir mener efficacement la lutte pour conquérir des avancées sociales, économique et démocratiques.
Agir pour rassembler le peuple de France autour d’un projet de gouvernement de nature à changer vraiment la vie et susceptible d’inciter les Français à vouloir majoritairement des changements plus profonds encore menant pas à pas vers un socialisme aux couleurs de la France.
Agir par conséquent pour redonner un idéal à notre jeunesse et à une majorité de nos concitoyens.

 

Action Communiste, le 16 Décembre

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 22:30

Grèce : L’expert des Nations Unies sur la dette recommande que les travaux de la Commission pour la Vérité sur la dette publique grecque soient poursuivis

Publié le 15 décembre 2015 sur Entreleslignes

Juan Pablo Bohoslavski, expert indépendant du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, spécialiste de l’incidence des dettes contractées sur l’exercice des droits de l’Homme, a récemment rendu visite à notre pays. Il a recommandé que les travaux de la Commission pour la Vérité sur la dette publique grecque – une Commission instituée par l’ancienne Présidente du Parlement hellénique, Zoe Konstantopoulou – soient poursuivis.

Lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a fait part des conclusions de sa visite en Grèce, M. Bohoslavski, invité à prendre position au sujet de la décision de l’actuel Président du Parlement M. N. Voutsis de supprimer la Commission pour la Vérité sur la dette publique grecque, a déclaré que l’initiative de la précédente Présidence était « extrêmement importante ». « Dans ce contexte, a-t-il dit, je recommande que la Commission poursuive ses travaux ». Lire la suite →

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 17:58

Par sur Russeurope· 17 décembre 2015

 

Le « Front de Gauche », cette alliance de partis et de mouvements qui représente ce qu’il est convenu d’appeler la « gauche radicale » a subi une terrible défaite lors des élections régionales du 6 et du 13 décembre 2015. Cette défaite est aussi l’un des faits marquants de cette élection.

 

Exeunt Front de Gauche ?

Cette défaite était en réalité prévisible. Jean-Luc Mélenchon, pour le Parti de Gauche, avait lucidement dénoncé les compromissions, les absences de politiques et les manques de clarté d’une campagne[1] qui s’est soldée par un émiettement sur le terrain, et une défaite en rase campagne. Avec un certain courage politique, il avait anticipé le résultat désastreux pour le FdG. J’ai rendu compte de ce constat dans une note publiée sur ce carnet[2]. Cette note m’a valu un immense courrier (plusieurs centaines de courriels, des dizaines de messages sur Twitter, et plus de 100 messages sur Russeurope), venant de militants du Parti de Gauche, du PCF, des divers mouvements membres du FdG, mais aussi de responsables locaux ainsi que de responsables syndicaux. Une partie de la « gauche radicale » est en deuil, mais elle est aussi très largement en colère. Elle ne se satisfait pas des « explications » fournies par le sieur Pierre Laurent[3], ci-devant dirigeant du PCF. Mais, elle ne se retrouve pas non plus dans la déclaration de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier a écrit, à chaud : « N’oubliez jamais que le printemps revient toujours. Une affaire de patience »[4]. Piètre consolation quand on est militant politique. On comprend qu’il ait été affecté, lui qui s’était opposé aux manœuvres d’appareil qui ont couté si cher au FdG. Mais, on ne peut qu’être surpris, justement, qu’un dirigeant n’ait à offrir que ses consolations. Ou alors, cela signifie que le FdG est moribond, et que la seule chose qui reste à faire est de prononcer – si l’on croit – la prière aux agonisants.

 

Un assassinat

Mais s’il y a mort, elle n’est pas naturelle. Si le FdG est mort, ce n’est pas « à l’insu de son plein gré », selon la formule rendue célèbre par la télé-réalité. Le FdG a été assassiné ; il a été assassiné dans le dos, de manière traitreuse, par des sicaires aux allégeances multiples et aux intérêts divers. Et, ceux qui ont tenu le couteau sont hélas nombreux.

Il y a d’abord la presse que l’on qualifierait bien de « bourgeoise » si ce n’était lui faire trop d’honneur, car dans ce qualificatif de « bourgeois » il y eut des qualités de lucidité que l’on aurait bien peine à retrouver aujourd’hui. Bref, dans les colonnes du Monde et de Libération, en passant par l’Obs, on n’a pas été avare en calomnies et en déformations. Mais, ayons l’honnêteté de reconnaître qu’il fallait s’y attendre. Que ces journaux n’ont finalement été que fidèles à leur nature profonde. Coupables donc, cette presse aux ordres et ces journalistes à gages, mais coupables mineurs.

Car, dans cet assassinat, il faut aller chercher le coupable parmi les siens. On connaît la phrase de Voltaire : « Mon Dieu, protégez moi de mes amis… ». Elle s’applique à merveille tant aux manœuvres d’appareil qu’ont tentées certains des responsables du Parti de Gauche. Elle s’applique encore mieux au comportement du PCF qui n’a eu de cesse que de vouloir préserver des sièges et des sinécures, et qui s’est précipité dans une « union » que l’on ne peut plus appeler « de la gauche » dès le second tour de ces élections régionales en croyant que sa virginité était préservée par une dénonciation de l’austérité.

Mais, toute dénonciation qui ne tire pas clairement les conséquences de ce qu’elle dénonce, qui ne fournit pas une stratégie alternative, n’est qu’une imposture, un masque commode sous lequel on peut cacher bien des turpitudes.

 

Tirer les leçons d’une défaite

Ceci conduit à s’interroger sur les erreurs stratégiques qui ont été commises depuis ces deniers mois. Car, nous voyons bien que la situation désastreuse dans laquelle se trouve le peuple de France, accablé par un chômage qui atteint les 4,5 millions de personnes, une précarité qui en frappe plus de 8 millions, dans une situation tragique du point de vue de sa sécurité, que ce soit au niveau individuel ou au niveau collectif, tire ses racines et de la politique de l’Union européenne et de la mise en place de l’Euro qui a dramatiquement aggravé et consolidé cette course vers le moins d’emploi. L’erreur stratégique fondamental a été de ne pas vouloir combattre cette politique au nom de cette chimère qui s’appelle un jour « une autre Europe » et le lendemain « un autre Euro ». Cette chimère porte la responsabilité de cette défaite politique que la gauche radicale a subie : E fructu arbor cognoscitur…

Car, et il faut s’en persuader, il n’y aura pas d’autre Union européenne, cette « Europe sociale » dont on nous rebat les oreilles, tout comme il n’y aura pas « d’Euro démocratique ». Les eurocrates ne proposent que des surenchères dans des politiques qui ont fait faillites. La seule manière d’espérer pouvoir aboutir à des changements substantiels et de revenir à la souveraineté nationale et, sur cette base, de passer des coopérations avec les peuples qui se seront, eux aussi, libérés de joug européistes. Ce n’est pas mépriser l’internationalisme que de reconnaître qu’il n’existe, à certains moments de l’histoire, que de solution dans le cadre de cette unité politique que représente un peuple particulier, le peuple français en l’occurrence.

Pour cela, il faudra balayer les élites compradores qui nous gouvernent, que ces élites soient politiques, économiques ou médiatiques, et non mendier une alliance avec elles en supposant que si elles agissent ainsi c’est par bêtise ou aveuglement. Soyons en sûr : les gens qui nous gouvernent savent parfaitement ce qu’ils font. Rien n’est plus faux, rien n’est plus porteur de confusion, que de penser, ou de laisser à penser, que le néo-libéralisme ne serait que le produit d’un aveuglement[5].

Il faudra donc aussi s’organiser en pleine autonomie pour se garantir contre une nouvelle compradorisation des forces politiques une fois ces élites balayées.

 

Les principes d’un programme

Ceci découpe en creux ce que devrait être le programme de la « gauche radicale ». Un programme non pas nationaliste au sens étroit de ce mot, mais qui s’appuie sur la notion de souveraineté pour garantir son projet démocratique, que ce soit dans le cadre politique français, et il convient de rappeler que la souveraineté est la base de la démocratie, ou que ce soit dans un cadre international. C’est dans le respect et la collaboration des peuples souverains que pourra se construire réellement se construire un programme contre l’austérité des peuples européens. C’est dans ce respect de la souveraineté que nous pourrons tendre une main fraternelle aux autres peuples pour poser les bases avec eux de projets de développement qui éviteront à tant de malheureux de connaître le drame du déracinement.

Fors ce programme, la gauche radicale est condamnée à disparaître. C’est aussi cela la leçon de ce qui s’est produit lors des élections régionales.

[1] Voir Mélenchon J-L, « Front de Gauche : l’état d’imbroglio permanent », note postée le 2 décembre 2015 sur http://melenchon.fr/2015/12/02/front-de-gauche-letat-dimbroglio-permanent/

[2] Sapir J., « Mélenchon et l’imbroglio », note publiée le 3 décembre 2015 sur Russeurope, http://russeurope.hypotheses.org/4526

[3] Voir http://www.pcf.fr/79808

[4] Mélenchon J-L, le 7 décembre 2015, http://melenchon.fr/2015/12/07/sous-le-choc/

[5] Voir Garnier J-P, « Lordo-Libéralisme ou le néolibéralisme vu par Frédéric Lordon », texte posté le 17 décembre 2015 sur http://www.librairie-tropiques.fr/2015/12/de-quoi-le-lordo-liberalisme-est-il-le-nom.html


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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 17:32
Relevons le défi de l’existence du PCF pour le combat révolutionnaire du 21éme siècle !
, par  lepcf.fr
 
 

Ces élections régionales laissent un goût amer. Le Parti socialiste et la droite se partagent des régions dans lesquelles le Front National obtient un nombre croissant d’élus.

Certes ce dernier ne dirigera aucune région. Mais cela ne saurait occulter que le piège FN a bien fonctionné. Le Front National obtient en effet sur l’ensemble du territoire un nombre de suffrages jamais atteint. Ce vote est évidemment renforcé par la politique désespérante du gouvernement Hollande et par la main de fer de L’Union européenne qui étrangle les peuples.Election après élection le vote FN augmente, stimulé par la contre performance d’un front républicain qui loin de le contenir, à long terme fait son jeux en accréditant l’idée du tous pourri.

Le FN est sciemment entretenu par François Hollande et Cambadélis, comme par Sarkozy et consorts à droite, qui espèrent ainsi gagner les élections présidentielles pour que rien ne change, c’est à dire pour que tout continue de s’aggraver pour les peuples en France, dans l’Union européenne et dans le monde.

Loin de bousculer la vie politique, comme le croient certains électeurs qui se fourvoient, le vote FN contribue à maintenir le pouvoir des représentants du capital et à bloquer toute perspective de changement, c’est ainsi qu’il faut comprendre le soutien déguisé de Gattaz à Marine Le Pen .

Ses scores, comme ceux des « Républicains », traduisent la droitisation de la vie politique et de la société française, sa présence renforcée dans les assemblées régionales va favoriser des décisions toujours plus dures contre le monde du travail et les services publics .

En PACA et Nord/Pas de Calais /Picardie, la décision de retrait unilatérale du PS conduit à que la droite et son extrême dirigent seuls deux des plus importantes régions de France.

Au final, l’objectif est atteint. Ces grandes régions, faites pour satisfaire le capital et détruire les nations au profit de l’Union européenne, se mettent en place dans des conditions particulièrement défavorables au peuple, alors que l’État d’Urgence pèse sur les mobilisations nécessaires.

La manipulation du suffrage universel atteint un sommet, comment s’étonner du dégoût croissant de nombreux citoyens de la vie politique qui se traduit dans une abstention qui reste un fait dominant de la situation ?

En l’absence d’une ligne et d’un projet politique à la hauteur des attentes du monde du travail ,

le PCF essuie une défaite électorale. Nous ne conservons des élus que dans 5 régions sur 13. Dans 6 régions, nos listes n’ont pas atteint la barre des 5%, dans deux régions la décision de retrait du PS nous a contraint à jeter l’éponge.

Le PCF, comme force nationale sur l’ensemble du territoire, subit un nouvel affaiblissement.Nos accord au second tour avec les socialistes nous permettent de sauver quelques élus. Mais ils nous enfoncent en même temps dans une impasse politique. car prétendre combattre la droite et l’extrême droite en s’alliant avec un PS qui fait et fera une politique au service du capital est source d’ambiguité et de discrédit.

Les élus communistes ne doivent pas se fourvoyer dans des exécutifs qui accompagneront la politique gouvernementale et les objectifs de Bruxelles, se fondre et se confondre dans des oppositions dominées par le PS. Il y a un espace pour travailler à la résistance, aux projets alternatifs, aux luttes que nos élus doivent occuper en travaillant sur le terrain avec les communistes, les forces syndicales et citoyennes.

La direction du PCF est bien obligée de reconnaître l’échec . Encore faut-il en rechercher les causes et les solutions. Depuis le refus d’une candidature communiste en 2012 jusqu’à l’écrasement de la Grèce cet été, en passant par les pertes des municipales en 2014, les appels à un débat sans tabou n’ont pas manqué relayés par de nombreux communistes. Quelle est la nature du vote FN, comment le combattre au-delà d’une posture morale ? Comment expliquer dès les législatives de 2012, le recul électoral du PCF et du Front de gauche ? Quelles conséquences d’alliances à géométrie variable aux municipales de 2014 et à ces dernières régionales. ? Pourquoi une telle absence de bataille et visibilité nationale, sur l’affichage comme sur le fond des propositions ? Allons nous en finir avec des stratégies mortifères limitées à une vision électoraliste et institutionnelle de la vie politique ? Enfin, quand allons nous reconnaître l’échec de notre ralliement au PGE et à l’Europe sociale, quand il nous faudrait au contraire combattre frontalement la forteresse européenne pour la faire tomber, regagner notre souveraineté nationale et populaire et travailler à de nouvelles coopérations et solidarités, en Europe et dans le monde.

Ces questions doivent s’ouvrir dans le parti sans que les réponses soient figées à l’avance et en laissant aux communistes le temps nécessaire pour en débattre.

Les accords de sommet et nouvelles combinaisons politiques ne sont pas à l’ordre du jour. Pour rassembler, pour reconstruire une gauche de combat il faut exister et le moins qu’on puisse dire, c’est que cette exigence est la première question pour le PCF.

Dans des conditions difficiles et diverses, des communistes agissent pour reconstruire dans les entreprises et les quartiers les organisations communistes de base, indispensables à l’action, la solidarité et l’éducation populaire, des communistes travaillent à reconstruire une pensée communiste utile pour résister, agir et transformer la société.

Les points d’appui existent pour faire vivre et renforcer le PCF de résistance et de combat dont nous avons besoin.

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 14:49

Reçu par courriel

 
Par le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).
 
Le 15 décembre 2015.
 
Les citoyens qui attendaient des responsables politiques de tous bords qu’ils montrent qu’ils avaient compris le message envoyé par les électeurs auront été déçus. Tout reste comme avant après le deuxième tour des élections régionales : la même langue de bois, les mêmes promesses, les mêmes renoncements. Deux journaux, ce matin, résument bien dans leur Une l’état d’esprit du moment. Aujourd’hui en France s’exclame ainsi « Politiques, avez-vous entendu les Français ? », alors que Le Monde parle d’un « Sursis républicain ». Le Premier ministre Manuel Valls, expert en manipulations et diversions, sait qu’il doit parler de l’emploi, du chômage, de la précarité, car depuis plus de trente ans, c’est le problème principal que les Français veulent voir réglé au plus vite. Mais pour Monsieur Valls, il ne s’agit que de parler, une fois de plus, de ces problèmes cruciaux, pas de les résoudre. Il s’agit pour lui et le gouvernement de donner l’impression qu’il s’attaque vraiment aux problèmes de la majorité de la population : il « promet une réponse sur l’emploi », pour reprendre la Une des Échos.
 
Malheureusement il ne se passera rien. Car pour mettre un terme au chômage il ne s’agit pas de prendre des « mesures » comme toutes celles qui ont échoué ces dernières décennies, mais bien au contraire d’opérer un changement structurel complet. Dans le secteur non-marchand (fonctions publiques d’État, territoriale, hospitalière, associations, certains services publics…) il faut instaurer le droit opposable à l’emploi, l’État doit être l’employeur en dernier ressort, tout le monde doit pouvoir travailler. Dans le secteur marchand (entreprises industrielles et de services, petites et grandes), il faut une politique macroéconomique décidée par l’État, favorable à une activité économique utile à la population. Il faut aussi réindustrialiser notre pays, notamment par une politique de production nationale en substitution aux importations, ce qui nécessite des mesures protectionnistes.
 
Il ne se passera rien de tout cela, car pour résoudre le problème du chômage et de la précarité, en profondeur et durablement, il faut démondialiser, c’est-à-dire abandonner les politiques néolibérales, et notamment sortir de l’Union européenne et de l’euro, ce que ne veut pas le nouveau bloc de gauche organisé autour du PS et intégrant EELV et la gauche « radicale ». Le Parti socialiste a limité la déroute électorale, qu’il méritait pourtant, grâce au Front national d’un côté, à EELV et au Front de gauche d’un autre côté. En divisant la droite par la fabrication d’une extrême-droite chargée de faire peur et de réveiller les électeurs dormants, le PS attend beaucoup du FN pour la présidentielle de 2017, en particulier que Madame Le Pen soit qualifiée au 2e tour face à Monsieur Hollande. Quant à EELV, au Parti communiste français et à Monsieur Mélenchon, leur seule utilité est désormais de servir de force d’appoint au PS en échange de quelques postes ou subsides.
 
Pour supprimer chômage et précarité, voilà les transformations structurelles qu’il faudrait prendre, à débattre !
 

 


POUR DÉBATTRE DE CES QUESTIONS sur le forum internet, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Apres-sa-defaite-electorale-le-gouvernement-ne-veut-toujours-pas-changer-de

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 10:56

Publié par Michel El Diablo.  Lire la suite sur communcommune.

ÉLECTIONS RÉGIONALES: Un résultat très préoccupant, un sursaut franchement communiste, antifasciste, patriotique et populaire s’impose ! [Communiqué des communistes du PRCF]ÉLECTIONS RÉGIONALES: Un résultat très préoccupant, un sursaut franchement communiste, antifasciste, patriotique et populaire s’impose ! [Communiqué des communistes du PRCF]

ON NOUS COMMUNIQUE :

 

Une manifestation nationale, des manifestations régionales, départementales anti-FN, anti-UMP, anti-Valls/MEDEF, anti-OTAN, anti-U.E. maastrichtienne, pour la République sociale et souveraine, laïque, une et indivisible, populaire et démocratique, pacifique et fraternelle, sont urgentes.

[...]

Lire la suite ici

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 10:48
15 décembre 2015
« Il y a le feu ! » - Rapport introductif de Patrik Köbele, secrétaire général, au congrès du DKP, 14 novembre 2015

Nous publions la traduction en français du rapport d’introduction, prononcé par Patrik Köbele, secrétaire général du Parti communiste allemand (DKP, en ouverture du congrès du Parti, le 14 novembre 2015. Les analyses et orientations proposées, dans la continuité du congrès précédent, ont été globalement reprises et développées. Köbele a été reconduit. Certaines questions ont été renvoyées à un approfondissement du débat, notamment celle de la rupture complète avec le PGE (où le DKP a un statut d’observateur). Merci à Alexandra Liebig pour la traduction et à Georg Hallenmayer pour la transmission.

 

Introduction de la traductrice:

"Il y a le feu" Ainsi le titre du discours de Patrik Köbele, président du Parti communiste allemande (DKP) au congrès du parti, qui a eu lieu le 14 et 15 novembre 2015 à Francfort /Main.

Au début de leurs discours, Köbele et Richter ont condamné les attentats à Paris, mais en même temps attirée l‘attention sur le fait que les guerres de l’Ouest sont les causes de la terreur dans le monde.

Le samedi soir, la plupart des 171 délègues du 21ème congrès du DKP ont confirmé l’ancienne direction dans ses fonctions dirigeantes: Patrik Köbele (131 voix) les deux vice-présidents Wera Richter (159) et Hans-Peter Brenner (119). A été voté le Leitantrag (41 voix contre). Cette directive, publiée le 02 décembre 2014, porte le titre et les sous-titres suivants :

Le DKP en action – faire le bilan, reconnaître ce qui est nouveau, utiliser les chances données – contre le pouvoir des monopoles, la politique de guerre et le développement de l’extrême droite

Le risque de guerre s’accroit

L’exploitation s’accroit

Le danger venant de l’extrême droite s’accroit

Le rôle et les tâches du DKP

Notre lutte antimilitariste

Notre lutte antimonopoliste

Les combats suivants sont les plus importants :

Notre lutte antifasciste

Renforcer le DKP

Voici la traduction du discours de Patrik Köbele, tenu le 15 novembre 2015 au congrès du DKP, qui reflète et défend les positions du Leitantrag

Les mots [en crochets] ainsi que les notes sont faites par la traductrice pour faire ressortir quelques points.

[ ...]Lire la suite sur le blog de Solidarité internationale PCF

 

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 22:25

Publié par Michel El Diablo

Pas de COUP de POUCE au SMIC ! Le gouvernement PS remercie bien sincèrement les salariés modestes qui ont voté pour ses candidats
Pas de COUP de POUCE au SMIC ! Le gouvernement PS remercie bien sincèrement les salariés modestes qui ont voté pour ses candidats

Communiqué de la CGT sur le site confédéral

Cette année, à nouveau « le groupe d’experts » recommande de « s’en tenir à l’indexation légale du SMIC » et, de nouveau, il a été entendu par le gouvernement.

Le SMIC ne sera augmenté que de 6 centimes par heure soit de 9 euros bruts par mois. Cette décision est affligeante et au lendemain d’une séquence électorale lourde elle est une véritable faute politique.

LE MONTANT DU SMIC N’A PAS FAIT L’OBJET D’UN COUP DE POUCE, DEPUIS JUILLET 2012 !

Or le pouvoir d’achat de la majorité des salariés en particulier les 11% (soit 1,7 million de salariés) rémunérés au SMIC se dégrade.

EN REVANCHE, LES MARGES DES ENTREPRISES SE PORTENT BIEN.

Selon l’Insee, leur taux de marge moyen est ainsi remonté à 31,1% de leur valeur ajoutée sur les trois premiers mois de l’année, soit son plus haut niveau depuis quatre ans.

L’Insee précise même qu’« au premier trimestre 2015, la valeur ajoutée des sociétés non financières accélère plus fortement que les rémunérations qu’elles versent (y compris cotisations, impôts et subventions sur la main-d’œuvre) ».

LE MONTANT DU C.I.C.E., QUANT À LUI, EST REVU À LA HAUSSE.

L’État compte verser 13 milliards d’euros au titre du CICE l’an prochain, après 12,5 milliards cette année. Or, les entreprises n’investissement pour autant.

Les baisses de cotisations et autres aides au profit des entreprises, sans contreparties de surcroit et l’austérité pour la population, ne donnent aucun résultat probant en termes d’emploi.

Une fois de plus, les conclusions du rapport du groupe d’experts visent à permettre au gouvernement de justifier la politique d’austérité salariale qu’il poursuit, en ligne avec les demandes patronales et les recommandations libérales de la Commission Européenne.

IL EST AUSSI IMPORTANT DE NOTRE POINT DE VUE DE METTRE EN RELATION:
  • l’actualité électorale, et
  • la précarité sociale que subissent de nombreux salariés.

Le reniement des promesses de l’actuel gouvernement, sa politique libérale et d’austérité qui constitue une impasse, produisent du désarroi et offrent un boulevard au repli nationaliste.

La CGT fera en sorte en consultant les salariés, en continuant à faire signer notre pétition pour une hausse des salaires que la situation se traduise en mouvements revendicatifs gagnants pour les salariés!

PLUS QUE JAMAIS, LA CGT APPELLE LES SALARIÉS À S’ORGANISER ET À SE MOBILISER ENSEMBLE DANS DES SYNDICATS CGT.
LA RÉÉVALUATION DU SMIC À HAUTEUR DE 1700 EUROS BRUTS EST PLUS QUE JAMAIS À L’ORDRE DU JOUR ET REVÊT MÊME UN CARACTÈRE D’URGENCE SOCIALE !

Montreuil le 14 décembre 2015

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