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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 05:11

Publié par Michel El Diablo

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

Comme on le sait, l’Europe sociale avance (presque) à grands pas :

Depuis 35 ans donc (en fait 60 ans, mais bon, ok, commençons avec les 1ères élections de 1979), les choses ont bien progressé, vu qu’on est passé de ça :

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

à ça :

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

Et donc, on a eu une convergence évidente au niveau du salaire minimal :

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

(j’ai rajouté quelques pays hors UE pour comparer…)

Bien entendu, des salaires qui vont de 1 à 5 dans une même zone monétaire, c’est du jamais vu, hein, cela relève de la psychiatrie lourde (simple, imaginez ce qui va se passer si vous mettez le SMIC à 300 € en Alsace… C’est sûr que le chômage va bien y baisser, mais ailleurs, ça ne va pas être rose…)

 

Mais comme il fallait aller encore plus loin dans l’Europe sociale, l’UE s’étend encore à l’Est avec le “partenariat oriental” (j’imagine que l’étape suivante c’est la partenariat grand-oriental avec l’Afghanistan, puis, enfin, le Japon):

 

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

Et nous avons donc signé un accord de libre échange avec l’Ukraine appliqué depuis le 01/01/2016…

Et donc, l’Europe sociale des salaires avance encore plus !

 

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

Donc nous voilà dans une zone de libre-échange avec des salaires de 1 à 30, (contre 1 à 8 avant l’arrivée de l’Ukraine) pas de souci. Cela semble certes totalement délirant de prime abord, mais grâce à l’UE, on en aura ainsi la preuve par l’exemple – ça manquait…

On déplorera au passage, par esprit de solidarité, la concurrence salariale déloyale que l’Ukraine réalise au détriment du Bangladesh… (mais soyons honnêtes, le salaire minimal ukrainien devrait monter vers 50 € en 2016…)

 

Voici la situation des salaires médians :

 

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

(hélas Eurostat n’a pas refait d’étude depuis 2010, sujet annexe pour eux, les salaires, j’imagine… Les chiffres Chine, Turquie et Ukraine sont bien de 2015 eux)

L’Europe sociale est donc en marche – mais prévoir un délai, hein…

P.S. Comme on a étudié la semaine passée les débats des élus qui ont voté ça, n’hésitez pas à les contacter pour leur demander des explications…

 

SOURCE:

 

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 10:20
Une synthèse éclairante sur les débats et les positions des uns et des autres sur l'accord "d'association" Ukraine-UE.  Cet accord est largement débattu au Pays-Bas puisqu'un referendum ( non contraignant ...) est prévu.  Dans ces débats, les parlementaires socialistes sont complètement alignés sur les positions américaines et celles de la commission.  Le medef se frotte les mains, les yeux fixés sur les dividendes ... AC
 
29 jan 2016 sur Les Crises.fr
 

Et je ne parle même pas des relations avec la Russie pour récupérer le pays quasiment le plus pauvre d’Europe…

Je fais allusion à l’accord d’association UE-Ukraine, qui contient principalement un accord de libre-échange au niveau économique.

Et cet accord a été ratifié cet été.

[...]

Les débats au Sénat

Les débats sont consultables ici. Mais comme ils sont long, voici la synthèse :

Débat au Sénat préalable à la ratification des accords avec l’Ukraine et la Géorgie.

Séance du 7 mai 2015    Florilège

La grande majorité des sénateurs avait voté pour l'accord Ukraine-UE.  Au Pays-Bas, un référendum est organisé.

Eh oui, seuls 10 % des présents ont voté contre (ce n’est pas très grave qu’ils n’étaient que 18, ça marche comme ça, ils se spécialisent. Ils auraient été 1 800, il y aurait eu 1 600 oui et 200 non, ça ne changeait rien. On a d’ailleurs vu avec les débats que la fine fleur intellectuelle du Parlement s’était mobilisée… heum heum)

Merci pour nos emplois en tous cas…

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 22:11

Mis en ligne le 29 janvier sur ce blog

L'Union Européenne au coeur du problème

Les agriculteurs contrôlent les camions.  Cela veut dire qu'ils veulent que les règles changent.  Ils veulent, de fait, que la règle de la "concurrence libre et non faussée" ne s'applique pas à l'agriculture.  Mais ils ne le disent pas et leur syndicat majoritaite, la FNSEA, ne le dit pas non plus.  Un syndicat d'agriculteurs le proclame : le MODEF1.  Le président du MODEF a déclaré : "L'agriculture est porteuse de valeurs et de missions qui ne sont pas compatibles avec une économie de marché mondialisée où la concurrence est libre et non faussée"2.  Ce syndicat agricole minoritaire énonce clairement ce que réclament, sur le fond les agriculteurs qui contrôlent les camions.  Il faut aussi changer les règles dans les cantines des services publics, des entreprises pour qu'elles se fournissent auprès des producteurs locaux.  Bruno Lemaire qui le réclamait ce matin sur BFMTV a oublié qu'il fut ministre de l'agriculture sous Sarkozy, que le problème des prix se posait déjà et qu'aucune mesure sérieuse n'avait été prise à l'époque.  Car cela contrevenait aux règles européennes.  Rappelons que suite aux actions de cet été, Bruxelles a ouvert une enquête pour pratique anti-concurrentielle contre des entreprises et des syndicats agricoles qui avaient conclu des accords sur les prix ...

Si les agriculteurs ne prennent  pas conscience de cela et se laissent berner par les syndicats européistes gagnés aux idées de la "concurrence libre et non faussée", ils auront beau manifester, rien ne sera résolu et les petits disparaîtront au profit des gros, comme Xavier Beulin ... 

Pour résoudre leurs problèmes, il faut rompre avec les règles européennes et les traités européens.  Commençons donc par les règles européennes qui les étranglent.  C'est ce que doit réclamer un syndicat agricole digne de ce nom.

AC

1.  Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux

2. Publié sur ce blog le 27/01/2016

Après la journée de manifestation d'hier (jeudi 28 janvier) des agriculteurs en colère ont installé dans la nuit un barrage près du lycée agricole d'Yvetot

  • Par Richard Plumet
  • Publié le 29/01/2016 | 10:55, mis à jour le 29/01/2016
 

© Marc MOIROUD-MUSILO / France 3 Normandie

© Marc MOIROUD-MUSILO / France 3 Normandie

 

Les camions de passage près du lycée agricole d'Yvetot (au centre du département de Seine-Maritime) sont arrêtés et contrôlés par une dizaine d'agriculteurs.*
 

"Travailler à perte, ce n'est plus possible"

Comme hier, les agriculteurs ne décolèrent pas et estiment que les décideurs, élus et dirigeants politiques font la sourde oreille face à la situation catastrophique que vivent de nombreux éleveurs et producteurs de lait qui travaillent à perte... 

VIDEO : le reportage France 3 Normandie de Marc Moiroud-Musilo et J.M. Pitte avec l'interview de :

  • Guillaume Hauchard, producteur de lait
  • Voir la video sur le site de FR3 Normandie
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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 15:25

Pour Patrick Saurin, du collectif d’audit citoyen de la dette, « la Grèce doit socialiser le système bancaire »

27 janvier par Sabrina Guintini , Patrick Saurin.  Interview par La Marseillaise.

Extraits lu sur le site du CADTM.

Sabrina Guintini pour La Marseillaise

Rencontre avec un membre du collectif d’audit citoyen de la dette, qui a participé à la commission pour la vérité sur la dette grecque.

Porte-parole du syndicat SUD Solidaires à la Banque Populaire-Caisse d’épargne, Patrick Saurin est membre du collectif d’audit citoyen de la dette et a participé à la réalisation du rapport « la vérité sur la dette grecque » commandé par la présidente du parlement, Zoé Konstantopoulou. Il était, jeudi, invité par Attac Pays d’Aix, à animer une conférence intitulée « Autopsie d’un meurtre ».

Dans cette affaire de « meurtre », qui est la victime, qui est l’assassin ?

La victime est le peuple grec. Les assassins, il y en a plusieurs, c’est un crime en bande organisée. On retrouve dans le gang de la Troika, le FMI, la BCE et la commission européenne, auxquels il faut ajouter le fonds européen de stabilité financière. Et derrière, les seconds couteaux : les états de la zone euro qui laissent faire les politiques iniques - y compris un gouvernement se proclamant socialiste et dont le président se disait ennemi de la finance... Le mot « meurtre » n’est pas trop fort : il y a eu des morts en Grèce, de nombreux suicides quand des petits porteurs ont été ruinés. Plus du tiers de la population est en situation d’extrême pauvreté, les gens n’ont plus, quasiment, de couverture sociale. Il y a de la malnutrition chez les enfants, de gros problèmes de santé, un développement de la toxicomanie et de la prostitution... Des économistes du FMI, qui ont étudié 147 crises financières après 39-45, estiment que la crise grecque fait partie des 5% des crises les plus graves.

[...]

Comment expliquer l’échec de Syriza ?

Pour la première fois, un gouvernement démocratiquement élu affirmait sa volonté de rompre avec les politiques néo libérales imposées par les institutions européennes. Mais sa première erreur a été de ne pas suspendre le paiement de la dette en attendant les résultats de l’audit commandé par Zoé Konstantopoulou. Ils auraient dû aussi, mettre en place une socialisation du système bancaire. L’autre erreur date du référendum de juillet, quand plus de 61% de Grecs ont dit être contre le mémorandum. Au lieu d’appliquer la souveraineté populaire, Tsipras est allé négocier avec les autres ministres et est revenu avec un 3e mémorandum pire que les modèles proposés précédemment. Ce dernier ne doit pas être appliqué, ça n’est pas moi qui le dis : un document de décembre, rédigé par le rapporteur de l’ONU, Juan Pablo Bohoslavsky, affirme que les droits humains fondamentaux doivent passer avant le paiement de la dette.

[...]

La suite sur le site de CADTM ( Comité d'annulation de la dette du Tiers Monde )

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 23:35
Nous comprenons cette colère.  Mais quelles sont les revendications avancées par les agriculteurs normands pour faire respecter la revendication "manger français "?  Car, prise au pied de la lettre, cette dernière semble faire reposer la solution uniquement sur les consommateurs qui sont eux victimes du chômage, des petits boulots précaires, des bas salaires et de l'austérité.  L'intérêt commun des agriculteurs et des salariés réside donc dans l'abandon de la politique d'austérité et dans l'instauration de contrôles aux frontières sur les produits agricoles assortis d'une politique de coopération et d'échanges équitables, mutuellement avantageux, avec les autres pays producteurs. Pour cela il faut remettre en cause les politiques européennes, l'Union Européenne et la "concurrence libre et non faussée".  AC

Les jeunes Agriculteurs du canton de Neufchâtel sont actuellement au rond-point des Hayons. Ils arrêtent les camions pour contrôler l'origine de la marchandise.

27/01/2016 à 18:26 par cynthialhérondel sur le Réveil de Neufchatel

 

photo.JPG

Les Jeunes Agriculteurs du canton de Neufchâtel sont actuellement au niveau du relais routier des Hayons, près de Neufchâtel. Treize tracteurs et plus du double de jeunes agriculteurs sont sur place. Certains ont déchargé pneus et fumier près du rond-point.

“Nous arrêtons les camions afin de vérifier la provenance des marchandises.  Nous ne vidons pas les remorques, nous prélevons un échantillon”, souligne une jeune agricultrice.

“Mangeons français !”, clament les manifestants qui n’empêchent pas les automobilistes de circuler.

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 14:37

Publié sur le blog d'Action Communiste le 11 Janvier 2016

Les éleveurs français soupçonnés de pratiques anti-concurrentielles par Bruxelles

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La Commission européenne a demandé aux participants à ces réunions - exploitants, transformateurs et distributeurs - de lui apporter d'ici la mi-février tous les éléments disponibles concernant ces rencontres.

La Commission européenne a demandé aux participants à ces réunions - exploitants, transformateurs et distributeurs - de lui apporter d'ici la mi-février tous les éléments disponibles concernant ces rencontres. (Crédits : Reuters)

Bruxelles soupçonne nombre d'acteurs des filières porcine, bovine et laitière françaises de s'être entendus sur les prix, et a ouvert une enquête pour pratiques anti-concurrentielles, révèle le journal "Les Echos" ce vendredi.

Les filières porcine, bovine, laitière sont dans le viseur de Bruxelles. La Commission européenne a ouvert une enquête sur "des comportements anti-concurrentiels allégués" des acteurs des filières porcine, bovine et laitière françaises, rapporte Les Echos dans son édition du vendredi 8 janvier.

"La Commission a reçu des plaintes concernant les marchés du lait et de la viande en France et mène actuellement une enquête", a déclaré vendredi un porte-parole de la Commission.

Entente sur les prix en pleine crise

Bruxelles pense que les entreprises du secteur et les organisations professionnelles se sont entendues, en pleine crise de la filière, sur les prix au cours des multiples tables rondes organisées au ministère de l'Agriculture en 2015.

"Selon les informations dont elle dispose, les comportements des organisations professionnelles telles que la FNSEA, JA ou Coop de France, ainsi que toutes les autres entreprises du secteur pourraient constituer des infractions à l'article 101 du TFUE [Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, Ndlr], du fait de la conclusion d'un ou de plusieurs accords sur les prix et restrictions sur les importations", indique la Commission dans sa notification.

Pour rappel, l'article 101 du TFUE interdit "tous accords entre entreprises (...) qui sont susceptibles d'affecter le commerce entre Etats membres". Cet article proscrit notamment de "fixer de façon directe ou indirecte les prix d'achat ou de vente ou d'autres conditions de transaction", ou encore "limiter ou contrôler la production, les débouchés, le développement technique ou les investissements".

Sanctions très lourdes, si l'entente est avérée

Les entreprises et syndicats doivent répondre à la Commission d'ici mi-février et fournir "les agendas des rencontres, le nom des participants aux discussions, les documents soumis lors des réunions, les notes prises, les comptes rendus", détaille Les Echos.

Si l'enquête - qui pourrait durer deux ans- conclut qu'un accord a bien été passé entre les protagonistes du secteur, les sanctions pourraient être très lourdes. Elles sont calculées en fonction du chiffre d'affaires. Pour la FNSEA, c'est donc l'addition des chiffres d'affaires des agriculteurs adhérents à la Fédération qui sert de base pour le calcul.

La FNSEA se dit "prête à coopérer", mais se défend -par la voix de son président Xavier Beulin- d'avoir jamais "annoncé un prix sur lequel les entreprises ou la distribution se seraient engagées".

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 11:53
Journée de grève et manifestations intersyndicales en Seine-Maritime

Comme partout en France, les manifestants sont dans les rues des grandes villes de Seine-Maritime. Les salariés de la fonction publique ou les chauffeurs de taxis pour le pouvoir d'achat, contre la réforme du collège ou les VTC.

  • MR/ANI
  • Publié le 26/01/2016 | 11:12
 

© Marc Moiroud

© Marc Moiroud

 

Les manifestants s'étaient donné rendez-vous devant le rectorat ou le conseil départemental de Rouen pour converger en bas de la rue de la République. Au Havre, 300 douaniers ont rejoint les enseignants. Tous sont mobilisés pour le pouvoir d'achat, contre la réforme du collège ou les VTC.

Ils étaient entre 2.000 et 3.000 à Rouen selon l'ANI  1.500 et 900 au Havre, 1.000 et 1.500 à Caen et entre 300 et 400 à Dieppe. A l’appel de l’intersyndicale nationale CGT, FO, Solidaires et FSU, les manifestants ont demandé le retrait de la loi Macron, une augmentation des salaires et le développement des services publics. A Rouen les territoriaux, les hospitaliers et les personnels de l’Education nationale ont scandé « augmentez, augmentez les salaires et les points d’indice ».
Le rectorat de Rouen annonçait à 10 heures un taux de grévistes de 30% des enseignants en collège dans l’académie contre 22,32% en national.

A Rouen, plusieurs centaines d’enseignants soit la moitié du cortège, ont réclamé à Rouen le retrait de la réforme « sans moyens » des collèges qui doit entrer en vigueur à la rentrée prochaine. Munis de petits cartons de couleur rouge ils ont déambulé dans les rues du centre ville aux cris de « collège en colère, carton rouge au ministère ».

Contre la suppression des classes bilangues


La suppression partielle des classes bilangues cristallise le mécontentement. La suppression généralisée de ces classes avait été entérinée par le ministère de l’Education nationale en mars 2015. Face à la grogne des enseignants et des parents d’élèves la mesure a été ajustée en début d’année. Toutes les classes bilangues seront maintenues sur Paris et leur nombre sera réajusté en province.
Mais dans l’académie de Rouen 143 de ces classes devaient disparaître. Elles seront au dernier arbitrage 106 rayées des services à la rentrée de septembre. « Sur des critères d’attribution opaques on récupère 37 classes bilangues surtout en allemand. Il y a de l’inégalité dans cette décision qui ressemble à du bricolage de dernière minute », s’exaspère dans le cortège Pierre-Marie Feret représentante du SNES. « Ces classes disparaissent à hauteur de 77%  dans l’académie de Rouen et à 95% dans celle de Caen à la discrétion des recteurs », critique Dorothée Avet, présidente de la FCPE de Seine-Maritime.


Les enseignants grévistes ont encore rappelé qu’ils sont « les moins biens payés » de l’OCDE « alors qu’on nous demande de faire toujours plus ». La manifestation de ce mardi est la quatrième en neuf mois de mobilisation dans les collèges. Invariablement contre une réforme qui prévoit davantage d’autonomies aux établissements et qui oblige les enseignants à travailler en interdisciplinarité.

© Marc Moiroud

© Marc Moiroud

Les manifestants cours Clémenceau à Rouen le 26.01.2016. © Marc Moiroud

© Marc Moiroud Les manifestants cours Clémenceau à Rouen le 26.01.2016.

300 douaniers du Havre ont rejoint les enseignants pour cette journée de mobilisation du 26 janvier 2016. © Hervé Guiraudou

© Hervé Guiraudou 300 douaniers du Havre ont rejoint les enseignants pour cette journée de mobilisation du 26 janvier 2016.

 

© Marc Moiroud

© Marc Moiroud

 

Commentaires : Si vous voulez visionner la video, vous pouvez la voir sur le site de France 3.  A noter que sur la video, aucun représentant de la CGT, ni de la FSU n'ont été interviewés.  Sans doute au nom de la pluralité ... Mais certainement pas de la démocratie et de la représentativité car ces deux syndicats étaient très présents dans les manifestations et organisation des grèves.  Il suffit de regarder le cortège.  Trop peut-être ?  La pluralité est honorable, mais pas au dépens de l'information.  Il suffisait d'allonger le temps consacré aux manifestants.  Ce n'est pas si souvent qu'on les entend.

D'autant qu'au niveau national, dans tous les débats télévisés, salariés et syndicats sont absents.  La pluralité disparait derrière les paroles d'experts : journalistes, sondeurs d'opinion, élus de la majorité PS ou des  Républicains ...  Des débats entre soi organisés par les chaines dites d'information.  AC

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 08:12

07b49713-2f4b-45a4-972f-42703d80e4f5Découvrez ici le sommaire, dont un reportage exclusif à Berlin (photo ci-dessus : le siège du syndicat des services Verdi)

 Lire la suite ici sur le site de Ruptures.

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 15:53
Lu sur le site du Parti de l'Emancipation Populaire.  Pour info.
Communiqué de la coordination européenne anti-euro – Paris, le 22 janvier 2016
 
vendredi 22 janvier 2016

Les Plans B fleurissent de Paris à Madrid en passant par Berlin. Mais A, B ou C qu’en est-il vraiment des intentions politiques des organisateurs de ces débats ? La coordination européenne anti euro qui s’est réunie à Paris le 22 janvier a adopté la déclaration suivante.

 

Communiqué de la coordination européenne anti-euro – Paris, le 22 janvier 2016

La coordination européenne anti-euro rassemble des représentants d’Allemagne, d’Autriche, d’Espagne, de France (le Parti de l’émancipation du peuple), de Grèce, d’Italie.

Les Plans B fleurissent de Paris à Madrid en passant par Berlin. Mais A, B ou C qu’en est-il vraiment des intentions politiques des organisateurs de ces débats ?

A. Les organisateurs du débat Pour un plan B en Europe qui se tient à Paris le 23 janvier ont réuni un panel d’intervenants dont les positions sont loin d’être communes. Ceux comme Oscar Lafontaine, isolé au sein de Die Linke - qui prône la sortie de l’euro depuis plusieurs mois au moins – ou comme Frédéric Lordon ou encore Emiliano Brancaccio, Costas Lapavitsas, auront-ils des points de vue convergents avec les altereuropéistes qui y prennent largement la parole et semblent vouloir d’abord « sauver l’Europe ? »

Ces derniers, comme les organisateurs de cette rencontre, revendiquent une renégociation des traités : « Notre plan A : travailler dans chacun de nos pays, et ensemble à travers l’Europe, à une renégociation complète des traités européens. » C’est une dangereuse illusion de faire croire que c’est possible. Comment envisager une renégociation des traités au bénéfice des classes dominées sans annulation des traités et sans retour à la souveraineté nationale de chacun des pays de l’Union ? Car pour les organisateurs, en effet, « Aucune nation européenne ne peut avancer vers sa libération dans l’isolement. » On ne peut que craindre que le plan B de Paris ne se transforme en plan C de Berlin ou de Madrid…

B. Les plans B font des petits

Le 9 février prochain à Berlin, l’ancien ministre de l’économie grec, Yanis Varoufakis, député, ancien ministre des Finances (Grèce), qui a disparu du plan B de Paris, et Arnaud Montebourg, ancien député, ancien ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique de Manuel Valls, vice-président du conseil de surveillance de la chaîne d’ameublement Habitat, membre du comité d’orientation stratégique de la société Talan (France ), lanceront leur « Mouvement pour la démocratie en Europe 2025 » (DiEM 2025). Puis, les 19, 20 et 21 février 2016, à Madrid, des membres de différentes forces de la gauche espagnole associés à Yanis Varoufakis organisent un événement similaire en faveur d’un plan B ! L’ambition de Varoufakis serait-elle d’enseigner aux Espagnols comment prendre exemple sur la capitulation du gouvernement de Tzipras ? Ne serait-il pas plus judicieux de construire les conditions de résistance et de rupture aux diktats de Berlin et de Bruxelles ?

La coordination européenne pour la sortie de l’euro, qui a organisé des initiatives en Grèce, en Italie, en Espagne – et qui n’a été invitée à aucun de ces débats à Paris, Berlin ou Madrid - dénonce tout nouveau leurre qui serait orchestré par des responsables de partis, d’organisations et de personnalités attachés avant tout à un « projet européen », qui refuseraient de s’affronter à l’Union européenne et à l’euro pour ce qu’ils sont – des instruments de domination et de mise sous tutelle des peuples.

La Coordination européenne pour la sortie de l’euro se déclare disponible pour travailler avec tous ceux qui veulent la sortie de l’euro et qui sont prêts à débattre pour construire les conditions d’y parvenir.

Elle dénonce vigoureusement les opérations qui maintiennent les classes dominées dans l’impasse que constituent l’euro, l’Union européenne et l’OTAN. Car les peuples et chacun de nos pays ont un besoin vital de recouvrer leur souveraineté pour sortir de l’austérité et reconquérir la liberté de définir des politiques de justice sociale.

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 14:34
Le Cice tourne à plein régime
Frédéric Schaeffer / Chef adjoint du service France |

François Hollande veut transformer le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice) en baisse pérenne de cotisations sociales. - Michel GAILLARD/REA

EXCLUSIF - Plus de 27 milliards d’euros de créances fiscales ont été accordées depuis la mise en place du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, dont 17,5 milliards l’an dernier.

Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice) est entré dans les moeurs. Après un lent démarrage en 2013 et 2014, ce dispositif a fini par monter en charge et trouver sa vitesse de croisière. Pour la seule année 2015, un peu plus de 1 million d’entreprises ont déclaré une créance fiscale totalisant 17,5 milliards d’euros, selon un bilan que doit dévoiler vendredi matin le ministre des Finances, Michel Sapin. Ce chiffre est en nette croissance par rapport à 2014 (9,9 milliards) et porte le montant cumulé des droits ouverts au titre du Cice depuis sa mise en place à plus de 27 milliards d’euros.

Le Cice est un crédit d’impôt en faveur des entreprises redevables de l’impôt sur les sociétés ou de l’impôt sur le revenu, qui porte sur la masse salariale des employés dont les rémunérations brutes ne dépassent pas 2,5 fois le SMIC. La créance fiscale de 2015 a donc été déclarée au titre des salaires versés en 2014. La montée en charge du Cice s’explique notamment par le fait que son taux est passé de 4 % à 6 % de la masse salariale l’an dernier.


Lire l'intégralité de l'article sur http://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/021638478320-le-cice-tourne-a-plein-regime-1194197.php

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