commenter cet article …
Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
sur CADTM
4 janvier par Robert Joumard
/http%3A%2F%2Fcadtm.org%2Flocal%2Fcache-vignettes%2FL640xH427%2Farton12783-5f08b.jpg)
CC - Flickr - Jacques Billaudel
On les appelle TAFTA, TiSA, ACS, TTIP, GMT, AECG, et bien d’autres noms encore. Tout est fait pour qu’on n’y comprenne rien et que le citoyen ne s’y intéresse pas. Pour y voir plus clair, nous proposons une synthèse des très nombreuses analyses partielles disponibles, ainsi que quelques éclairages propres sur les différents projets de traités de « libre-échange » ou plus exactement de liberté des affaires : le plus connu, le traité entre l’Union européenne et les États-Unis, le traité parallèle avec le Canada, le traité sur le commerce des services, mais aussi trois projets de traités entre l’Union européenne et l’Afrique. Nous nous sommes aussi appuyés sur d’autres traités de libre-échange ou d’investissement bi ou multilatéraux qui sont en vigueur depuis des années, et notamment sur le traité nord-américain ALENA. Il existait en effet début 2014 déjà près de 3 300 accords bilatéraux sur l’investissement ou traités de libre-échange dans le monde dont 1 400 signés par des États membres de l’Union européenne. L’UE en tant que telle a déjà signé près de cinquante accords commerciaux et en négocie actuellement douze.
Note de synthèse du rapport :
Ces traités n’ont généralement guère suscité en France beaucoup d’intérêt de la part des citoyens. Les projets de traités entre l’Union européenne et des ensembles économiques puissants ont en revanche suscité ou suscitent actuellement de fortes oppositions. Cela a notamment été le cas en 1998 de l’Accord multilatéral sur l’investissement ou AMI dont les objectifs étaient la création d’une zone de liberté des affaires pour les services, l’élimination des règles dans le domaine des marchés publics, de la propriété intellectuelle et des opportunités de profit personnel. Ce fut ensuite le cas de l’Accord commercial anti-contrefaçon dit ACTA, visant un renforcement des droits de propriété intellectuelle. Ces deux traités ont dû être abandonnés.
Fondée sur un traité, l’Organisation mondiale du commerce ou OMC regroupe depuis 1995 160 États qui représentent la quasi totalité du PIB et des échanges mondiaux. Elle vise à éliminer par étapes les droits de douane et plus généralement les obstacles aux affaires et au profit. En son sein, l’Accord général sur le commerce des services AGCS est un accord d’élimination des règles dans le domaine des échanges d’activités tertiaires. L’OMC et l’AGCS évoluent par cycles de négociations, mais elles sont bloquées depuis 2001 en raison de l’opposition des pays émergents.
Publié par Jean Lévy
« L’initiative de ce concert n’appartient pas à la CGSP-Cheminots. Elle est organisée par l’association Tout autre chose qui soutient notre action », rappelait Philippe Dubois, CGSP-Cheminots à Bruxelles. « C’est la première fois que nous sommes soutenus par des associations citoyennes. C’est peut-être le début d’une autre façon de combattre », estime le permanent syndical.
/http%3A%2F%2Fsi.rosselcdn.net%2Fsites%2Fall%2Fthemes%2Fcustom_sp%2Fimages%2Flogos%2Flogo_lacapitale.gif)
/http%3A%2F%2Fsi.rosselcdn.net%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Fimagecache%2Fcciinlineobjects_600%2F2016%2F01%2F05%2F1827856737_B977498365Z.1_20160105223336_000_GTF5U0J3E.1-0.jpg)
/http%3A%2F%2Fsi.rosselcdn.net%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Fimagecache%2Fcciinlineobjects_600%2F2016%2F01%2F05%2F514975786_B977498365Z.1_20160105223336_000_GTF5U0J8N.1-0.jpg)
La grève : conseils aux voyageurs
Les ailes francophones des syndicats chrétien CSC-Transcom et socialiste CGSP-Cheminots ont déclenché mardi à 22h00 la grève qui doit perturber le rail pendant deux jours. Ce mouvement de grogne touchera particulièrement la Wallonie et Bruxelles. La Flandre devrait être relativement épargnée étant donné que les syndicats flamands ont décidé de renoncer à l’action prévue mercredi et jeudi.
La SNCB conseille aux voyageurs de ne pas compter sur les trains pour se déplacer entre ce mardi 5 janvier à partir de 22h et ce jeudi 7 janvier jusqu’au dernier train.
A l’international, les premières perturbations se sont déjà fait sentir mardi soir sur le réseau Thalys puisque les trains reliant Bruxelles-Midi et Paris-Nord de 22h13 et Paris-Bruxelles de 21h25 ont été supprimés. Mercredi, la circulation des Thalys sera complètement à l’arrêt, tandis que jeudi aucun train ne circulera à l’exception des Thalys Paris-Bruxelles de 20h25 et de 21h25.
La circulation des Eurostar est elle aussi perturbée, le dernier train à destination de Bruxelles ce mardi soir a été supprimé. Mercredi et jeudi, aucun train ne circulera entre Bruxelles et Lille, mais un service adapté reliera la capitale des Flandres et Londres.
Les trains TGV, ICE et EuroCity seront eux aussi affectés par la grève.
En paralysant une grande partie du rail, la CSC-Transcom et la CGSP-Cheminots entendent manifester leur mécontentement après l’échec des négociations sur le protocole d’accord social 2016-2018 et les mesures d’augmentation de la productivité dans les chemins de fer malgré les économies imposées par le fédéral.
Peu avant 22h00 mardi, leurs représentants se sont exprimés lors d’une action organisée par le mouvement «Tout autre chose» devant la gare de Bruxelles-Midi. Avec d’autres associations, ils ont dénoncé les coupes budgétaires dans la dotation et le personnel et souligné «le besoin d’un rail fort, accessible et de qualité».
« La responsabilité du conflit à la SNCB se trouve chez le gouvernement », dénonce Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB et député fédéral. Il demande d’urgence un moratoire sur le Plan Galant : « C’est une condition indispensable pour rétablir la confiance et le dialogue au sein de notre société de chemin de fer. »
La ministre Galant ne se dit toujours pas prête à négocier réellement. « Le bon sens voudrait qu’un ou une ministre dont le plan provoque un tel malaise cherche des solutions qui puissent servir l’intérêt général, les travailleurs de la société et les voyageurs. Pourtant, la ministre de la Mobilité explique dans la presse qu’elle a d’autres dossiers plus urgents à gérer. Incompréhensible », estime Raoul Hedebouw. « Le gouvernement s’est dit prêt à nommer un conciliateur, mais uniquement pour discuter de la mise en œuvre du plan qu’il a décidé, et donc sans revenir sur les décisions imposées par la direction sans aucune concertation le 16 décembre dernier. En réalité, le gouvernement vide la concertation sociale de toute sa substance. Le gouvernement cherche-t-il volontairement à faire pourrir la situation ? Son objectif est-il de détourner l’attention de l’opinion publique sur les responsabilités politiques dans les problèmes que connaît aujourd’hui notre société de chemin de fer ? D’essayer d’incriminer les travailleurs de terrain des maux de la SNCB pour mieux masquer les conséquences catastrophiques pour la mobilité et l’environnement des décisions de dirigeants et du politique ? »
Car le débat de fond est là. De mauvaises réformes ont déjà été effectuées à la SNCB, et on veut continuer plus vite et plus fort sur la même voie. Ces dix dernières années, les retards ont doublé, le degré de satisfaction des voyageurs a chuté et les accidents se sont multipliés, mettant la sécurité des usagers en danger. Le gouvernement veut néanmoins approfondir la politique qui a conduit à cette situation. Comment assurer moins de retards avec 3 milliards d’économies, moins d’investissements dans l’entretien des voies et du matériel roulant, et 7000 emplois en moins ? Comment garantir l’accessibilité du train à tous avec un prix payé par les usagers qui pourrait augmenter de 50 % ? Comment assurer la sécurité dans des trains sans aucun accompagnateur, comme ce serait le cas dans un train sur cinq ? Comment garantir la sécurité du voyageur avec des temps de récupération raccourcis pour les conducteurs de train et des prestations allongées (jusqu’à 12 heures d’affilée) pour les aiguilleurs ? Comment assurer les objectifs de réduction de CO2 avec la suppression annoncée de 800 km de lignes, plutôt que de développer largement le réseau ferré ? Comment assurer plus d’efficacité dans une SNCB toujours plus morcelée en plusieurs filiales qui se marchent sur les pieds ? Telles sont les questions posées par les travailleurs du rail aujourd’hui en colère et auxquelles le gouvernement refuse obstinément de répondre clairement.
« Approfondir une politique qui a prouvé son échec et prétendre que cela va engendrer des résultats, tel est le discours du gouvernement, dénonce Raoul Hedebouw. Cela n’a pas de sens, à moins que le gouvernement ne veuille préparer les conditions pour privatiser une bonne partie de la SNCB, la démanteler comme entreprise publique et empêcher cette entreprise d’offrir un service de qualité à prix démocratique. Si telle est l’intention du gouvernement, qu’il s’exprime clairement. Et qu’il cesse de jouer avec les pieds des voyageurs et des cheminots. »
« Devant l’arrogance du gouvernement, nous ne pouvons que comprendre le ressentiment des cheminots face à ce plan, conclut le député de gauche. Contrairement au gouvernement, ils défendent un projet d’avenir comme entreprise publique pour la SNCB. Nous demandons la transparence dans les objectifs réels du gouvernement et que celui-ci mette tout en œuvre pour rétablir la confiance. Un premier geste d’apaisement indispensable serait l’introduction urgente d’un moratoire sur le Plan Galant. »
Publié par Michel El Diablo
le 30 décembre 2015
Chico de la Volta, correspondant cheminot.
1400 à 2000 suppressions de postes viennent d’être annoncées par la Direction Générale de la SNCF. Certains ont vu disparaître leur chemise pour un cas similaire...
Il faut réduire les coûts de production, disent-ils. Pour ce faire, Guillaume Pepy a ouvertement remis en cause les 35h lors d’une allocution. Mais il faut se rendre compte qu’avec le dumping social, la qualité de service va forcément s’en ressentir... Qualité d’un service de moins en moins public, avec une desserte territoriale de plus en plus restreinte et de plus en plus élitiste – le tout TGV à grands renforts de millions.
Et la qualité de vie pour les agents... Dans mon équipe de 24 vendeurs, les annonces de la Direction représentent 3 postes en moins ! En période de grands déplacements, comme en ce moment pour les fêtes de fin d’année, cela représente 3/4h à 1h de moins de temps d’ouverture pour les patients usagers des chemins de fer – moyen de transport tellement plus écologique et confortable que la route, si la gestion est bonne.
A l’Escale (le service d’orientation des voyageurs), à la conduite, aux aiguillages, au chantier d’entretien - des voies comme des machines -, c’est la même histoire : des suppressions de postes qui vont impacter la régularité, la sûreté, la propreté, voire pire encore. Nous avons tous en mémoire la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge en 2013, le TGV percuté par un TER en 2014 dans le sud ouest en raison d’un signal défectueux et des infrastructures mal entretenues, ou plus récemment le déraillement de la rame d’essai de la nouvelle ligne TGV dans l’est. Chacun de ces accidents a fait des blessés voire des morts. Une goutte d’eau dans les calculs financiers de la SNCF... comme le montre le documentaire « Vérités et mensonges à la SNCF ».
Tout comme les conditions de circulation des usagers, les conditions de vie et de travail des cheminots sont en perpétuelle dégradation. Voilà ce que promettent le gouvernement et la Direction Générale de la SNCF... Les usagers comme les agents sont fatigués de cette situation. Récemment, un conducteur de train de Trappes a renvoyé la boîte de chocolats reçue en cadeau de fin d’année, en souhaitant à sa directrice régionale de passer des fêtes de fin d’année à l’image des conditions de travail et de circulation : déplorables !
Mais face à des annonces de ce type, le mécontentement gronde, et il se faut que ces colères s’expriment en 2016 !
Publié par Jean Lévy
Le PCP a voté contre et condamné avec la plus grande clarté la récente mesure du gouvernement PS de dépenser 2,3 milliards pour sauver une banque, la BANIF.

Le PCP a proposé la seule solution visant à protéger les déposants tout en préservant les citoyens ponctionnés de 200 euros par Portugais : la nationalisation de la banque.
Cette nationalisation serait en contradiction avec les règles de l’UE : or le PCP refuse que le Portugal se soumette aux diktats de l’UE et c’est là la énième démonstration de la nature de classe de l’UE qui impose la sortie de cette broyeuse des peuples.
Le PCP a prévenu le PS dès la signature de l’accord visant à écarter une droite à la limite de la sédition anti-démocratique qu’aucune mesure anti-populaire ne serait toléré. Il vient de joindre l’acte à la parole.
Le 24 janvier ont lieu les élections présidentielles, Edgar Silva, candidat soutenu par le PCP a accusé le premier ministre PS Antonio Costa de « continuer la politique du passé »
Le PRCF
Les vœux du Parti de l’émancipation du peuple
Le 2 janvier 2016.
2015 s’est achevée sous le règne de la peur. Pris dans les nasses de la mondialisation et des politiques néolibérales d’austérité et de chômage qu’elle instaure, soumis au harcèlement médiatique et institutionnel de la menace de la dette publique, des réformes qui démantèlent le droit du travail, la Nation et la République, de l’irrépressible décomposition des repères gauche-droite, le peuple français se heurte au vide d’avenir, toutes générations confondues. L’absence de perspectives d’un retournement des prophéties des chantres néolibéraux et de leurs serviteurs zélés plonge chacun dans la tentation du repli sur soi. Comme si, tel l’orage, la mondialisation qui frappe les peuples pouvait cesser d’elle-même. Comme si la mémoire collective des combats, qui ont permis les grandes conquêtes sociales, avait été effacée. Comme si chacun, camisolé par la peur et terrorisé par le vide, avait perdu la raison. Le peuple, en plein désarroi, éperdu de défiance, est d’humeur noire. Chacun, livré à lui-même, tente de chasser l’angoisse qui le tenaille comme il le peut. Quitte à se jeter dans le vide car désormais enfle le discours du Front national, martelé et relayé sans vergogne, tellement utile pour entretenir la peur et la fascination du vide et du pire.
Certes, ce phénomène ne date pas d’aujourd’hui. Mais la violence sociale, économique, antidémocratique, qui s’accentue, sans résistance politique, démultiplie le mal qui ronge, lui confère un caractère apparaissant irréversible et indépassable. La couardise des partis politiques, de droite comme de gauche, leur servitude à l’Union européenne et à la mondialisation, est en ligne de mire.
2015 s’est achevée comme elle avait tragiquement commencé. Par la terreur. Celle des assassins de la liberté d’expression, fous de Dieu, antisémites, ennemis de la fraternité, de la liberté et de l’égalité. Et la terreur engendrée par les mots du gouvernement a pris le relai. La guerre. L’État d’urgence. Une réforme constitutionnelle pour y inscrire comme dans le marbre l’État d’urgence. Fiches S. Perquisitions. Assignations à résidence, y compris pour des militants de causes justes et pacifiques.
D’abord sous l’emprise de l’émotion, pris en tenaille entre la peur institutionnalisée et les actes meurtriers, dépourvu de perspectives éclairantes, condamné à subir, le peuple ne mesure plus sa capacité potentielle de résistance collective. Certes, ici et là s’allument des feux qui couvent, ceux de salariés refusant la liquidation de l’entreprise qui les employaient, de fonctionnaires acharnés à défendre le service public. Mais ces feux s’éteignent aussitôt, privé du relais populaire et syndical qui pourrait embraser la France et créer les conditions d’un changement radical de système politique.
2016. Que faire de ce temps qui advient et précède les élections présidentielle et législatives ? La campagne des classes dominantes a déjà commencé. Le tripartisme s’est installé, un nouveau bipartisme se prépare. Les candidats putatifs fourbissent leurs armes, fomentent des coups tordus, organisent de petits meurtres entre amis. La gauche de gauche liquéfiée prépare la cérémonie de son suicide. Les partis politiques d’hier, d’abord préoccupés par leur propre devenir, vivent dans un monde clos. Loin, tellement loin des solutions à mettre en œuvre pour résoudre les grandes questions sociales, économiques, démocratiques qui hantent la société française. Le dégoût qu’ils inspirent emporte avec lui tout espoir de faire de la politique un levier de libération.
Le temps presse. D’autant que l’effort à accomplir et les actions à mener sont colossaux. Il n’est plus l’heure de palabrer, de se morfondre, de pleurer au chevet de la gauche décomposée, d’invoquer les esprits pour conjurer le mal personnifié par le Front national – idiot utile du nouveau bipartisme et du système - mais de transformer l’humeur noire en conscience active et en résistance collective. Pour se débarrasser de la carapace de dégoût qui contraint les mouvements et anesthésie la raison, empêche de s’engager et d’agir, nous avons besoin de perspectives et d’armes de combat. Emparez-vous du programme de libération nationale et de justice sociale que le Parti de l’émancipation du peuple propose. Parlez-en. Participez à ses améliorations. Complétez-le. Pensons ensemble. Ce programme est un trousseau de clés destiné à déverrouiller le piège mortifère de la mondialisation cadenassé par les institutions supranationales qui ont confisqué la souveraineté nationale et populaire, la mémoire des luttes, la force révolutionnaire d’un peuple en mouvement, l’attachement historique à la devise républicaine. C’est par l’action collective que peut renaître le goût du printemps et le temps des cerises.
2017 : c’est demain. Soyons des conquérants ! Nous avons tout à gagner !
Sur le site de Ruptures une vidéo sur le referendum danois et le refus des Danois de donner davantage de pouvoir à l'Union Européenne, notamment en ce qui concerne Europol.
Le n°5 de Ruptures est en passe d’être « bouclé »…
Cette édition doit arriver le 30 décembre chez les abonnés. En avant-première, une brève vidéo tirée du reportage exclusif au Danemark.
L’éditorial traitera des élections régionales marquées par un recul spectaculaire des partis « traditionnels », qui tous acceptent le principe de l’intégration européenne. La caste politico-médiatique en est désormais réduite à une gouvernance par la peur.
La page 2 analysera le projet de chamboulement du code du travail, selon une réforme très directement inspirée des « recommandations » de Bruxelles de mai dernier. Sur la même page, le point sera fait sur la descente de la Grèce aux enfers : le gouvernement Syriza-ANEL applique scrupuleusement le troisième mémorandum.
La page 3 informera sur le Conseil européen des 17 et 18 décembre, qui a eu notamment à son menu à nouveau la crise des réfugiés, mais aussi l’union de l’énergie, les rapports avec la Russie, et l’avenir du Royaume-Uni dans… ou hors de l’UE. Sur le premier point, la Commission européenne propose un corps de garde-frontières pouvant intervenir sur le territoire d’un Etat même sans son consentement (thème à la Une du journal).
Les pages 4 et 5 offriront un reportage exclusif à Copenhague : le référendum danois du 3 décembre s’est soldé par une spectaculaire victoire du Non au « plus d’Europe » proposé – un résultat d’ailleurs traité très discrètement par les médias français. Quelles causes, quelles conséquences ?
La page 6 proposera deux critiques : celle du dernier film de Steven Spielberg, Le Pont des espions – une sorte de Guerre froide pour les nuls ; et celle de l’essai de l’ex-eurodéputé souverainiste de droite Philippe de Villiers, désormais retiré des affaires politiques, qui connaît un large succès de librairie.
On retrouvera page 7 les brèves, ainsi qu’un entretien avec Philippe Verdier, ancien chef du service Météo de France 2, dont le livre – jugé à tort « climatosceptique » fait un tabac. Le journaliste revient sur le licenciement pour délit d’opinion dont il a été l’objet, et sur les enjeux sous-jacents.
Enfin, la page 8 sera consacrée aux résultats des élections du 20 décembre en Espagne, et aux suites possibles quant à la difficile formation d’un futur gouvernement ; ainsi qu’aux derniers développements au Portugal, où un gouvernement socialiste a finalement été formé, soutenu par deux partis à sa gauche.
Pour ne pas manquer l’édition à paraître, abonnez-vous vite, si ce n’est déjà fait…
TSIPRAS, POURTANT « BON ÉLÈVE » DE L’UE, RESTE AU PIQUET AVEC UN BONNET D’ÂNE !
Par le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).
Le 26 décembre 2015.
Lundi 14 décembre, un projet de « programme parallèle » a été soumis aux députés grecs par le gouvernement de ce pays. Ce programme avait pour but officiel de « compenser » les mesures d'austérité réclamées par les créanciers et la Troïka et adoptées par le gouvernement Syriza-Anel en juillet dernier. Il comprenait plusieurs dispositions :
Ce projet de « programme parallèle » a été retiré le 17 décembre par ce même gouvernement. L’Euro working group (EWG, cellule technique de l'Eurogroupe), en effet, l’avait rejeté en échange de la possible libération du milliard d'euros attendus par la Grèce…
(…)
Pour lire la suite, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Tsipras-pourtant-bon-eleve-de-l-UE-reste-au-piquet-avec-un-bonnet-d-ane
Pour débattre de ce texte sur le forum internet, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Tsipras-pourtant-bon-eleve-de-l-UE-reste-au-piquet-avec-un-bonnet-d-ane
Pas belle la vie ? Selon une directive européenne transposée en France le 21 août 2015, les comptes clients dotés de plus de 100.000 euros de dépôts pourront à compter du 1er janvier 2016 être prélevés pour contribuer au sauvetage de l’établissement financier qui les détient. Petit soulagement : les déposants ne seront toutefois sollicités qu’en troisième recours.
Cette directive relative au redressement des banques et à la résolution de leurs défaillances (BRRD) met en effet en place une procédure de «bail-in», ou «renflouement interne». Elle a notamment pour objet de régir, en application des textes européens, les problèmes de liquidation judiciaire des banques.
L’objectif est de pouvoir restructurer les banques au bord de la faillite sans que le contribuable ne mette la main à la poche pour préserver la stabilité financière, explique quant à elle dans un communiqué la Commission européenne.
Concrètement, si jusqu’à présent, les établissements bancaires en faillite se tournaient vers les actionnaires puis les créanciers, s’offre à eux désormais une troisième possibilité à travers les déposants qui pourront être sollicités en troisième recours.
Selon certains spécialistes bancaires, il faut y voir un système mis en place dans l’intérêt des banques … mais également de leurs clients, puisque que de telles mesures devraient permettre au final aux établissements financiers de survivre.
Certes en cas de faillite, tout client impacté jugera peut-être plus judicieux de ne perdre que 10-15% de ses dépôts que la totalité, ce qui était le cas auparavant.
Une parade possible : ne jamais dépasser le montant fatidique de dépôt de 100.000 euros.