Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 07:16
Incohérences (encore…)

Par · 10 décembre 2015

Il ne semble pas avoir effleuré les hiérarques du P« S » qu’en appelant leurs listes à se retirer dans trois régions pour laisser celles des « Républicains » face au Front National, en appelant leurs militants et leurs électeurs à soutenir et faire voter pour ces listes, ils réalisaient exactement ce que je proposais : un « Front ». Leurs actions impliquent qu’ils considèrent que l’ennemi principal est le Front National, et que cela justifie des conjonctions temporaires avec leurs anciens adversaires. Un de mes lecteurs me l’a fait, à très juste titre, remarquer. Mais alors, si un « Front » est concevable sur un point, pourquoi ne le serait-il pas pour que la France retrouve sa souveraineté ?

J’entends déjà les commentaires : « Le Front National est le mal absolu. La question de la souveraineté est une question qui ne fait pas l’unanimité ». Mais ces commentaires sonneront toujours creux. D’une part parce que la question de la souveraineté est centrale pour la conception que nous avons de la démocratie et de la République. Les personnes qui en doutent pourront s’en convaincre à la lecture de Souveraineté, Démocratie, Laïcité, le livre que je publie chez Michalon au 15 janvier.

A - 12couvDuLivre

De ce point de vue, la question de savoir comment nous pourront retrouver notre souveraineté, qui est la base même de notre démocratie, qui est à la base de la légitimité de notre système légal, est de loin supérieure à la question de savoir qui gagnera, ou qui perdra, une élection régionale. Cette inversion des échelles de valeur est en soi déjà un signe de déliquescence intellectuelle. Mais ce raisonnement sonne aussi creux parce qu’il est évident que le Front National, quels que soient les oppositions que l’on peut avoir sur son programme et sur ses pratiques, n’est pas le mal absolu. Nous sommes loin d’un parti fasciste voire nazi.

 

Il y a donc une profonde incohérence dans le comportement des « socialistes ». Cette incohérence cache (mal) un projet politique qu’ils partagent avec les « Républicains » : c’est le projet européen. Il ne devrait pourtant y avoir aucune honte à partager des idées avec un autre parti. Si le P « S » et les « Républicains » sont d’accord sur la construction européenne, soit. Mais pourquoi alors le cacher ? En fait, la réponse est assez simple. Le P « S » a construit sa légitimité politique (très lézardée aujourd’hui) sur le fait qu’il représenterait une « alternative » à la droite. Or, on constate de plus en plus que, sur la politique sécuritaire (et non de sécurité, car ce ne sont pas les mêmes choses), sur l’austérité, sur la domination des règles et des institutions européennes sur la politique française, ils sont en réalité en profond accord avec les « Républicains ». La lutte des classes a fait place à la lutte des places. La question n’est plus que de savoir qui sera demain à côté de l’assiette au beurre ! Mais, aucun parti ne peut ainsi laisser voir cette réalité dans toute sa noirceur. Il faut pouvoir la dissimuler sous le masque de la vertu. C’est à cela que sert la démonisation du Front National dont on voit bien qu’elle n’est que le paravent hypocrite d’intérêts matériels.

 

Mais, cette incohérence touche aussi un autre formation : le Front de Gauche. Ce dernier, tout comme les écologistes de EELV, s’est précipité, chaque fois qu’il l’a pu, dans des accords dits « techniques » de fusion entre listes avec celles des « socialistes ». Ici l’incohérence se mêle d’une énorme hypocrisie. On ne voit pas que ce qui empêchait cette fusion avant le 1er tour ait changé depuis l’entre-deux tour. Croire que l’on va lutter contre l’austérité en faisant liste commune avec ceux qui la mettent en œuvre aurait de quoi faire rire si cela ne donnait envie de vomir. Les centaines de messages indignés que j’ai reçus par divers canaux depuis lundi de militant du FdG mais aussi de syndicalistes et de militants écologistes me confirment dans l’idée que cette fusion « technique » est un véritable suicide auquel ont consenti non seulement les dirigeants du P  « C » F mais aussi ceux du PG. Ces messages, qui ont failli bloquer ma messagerie, m’ont convaincu à prendre la parole sur ce thème. Je profite donc de l’occasion pour dire à tous, par l’intermédiaire de mon carnet, que je comprends leur amertume, que je ressens leur colère.

Il faut aussi rappeler ici qu’il n’y a rien, et qu’il ne peut rien, avoir de « technique » dans une décision qui est, à l’évidence, éminemment politique. Le fait même de déguiser cette décision en « technique » ajoute l’insulte envers les militants et les électeurs à la blessure. Cela montre que, au FdG aussi, la lutte des places a supplanté la lutte des classes.

Encore une fois, seul Jean-Luc Mélenchon semble avoir conservé ne serait-ce qu’une once d’intelligence et de dignité. Mais, du fait de sa position éminente, il portera aussi la responsabilité de ce scandale. Oui, la « gauche de la gauche » est en ruine. Ce nouveau désastre n’est que la conséquence logique de l’imbroglio que ce même Mélenchon dénonçait justement, mais dont il porte une part de la responsabilité, même si ce n’est que de façon indirecte.

Plus que jamais, il nous faudra reconstruire une véritable gauche, solidement ancrée autour de la question de la souveraineté.

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 17:42
Le “Non” danois à l’Europe

Par · 4 décembre 2015

 

Le mercredi 3 décembre se tenait, dans la plus grande discrétion de la presse française, un référendum au Danemark portant sur une plus grande intégration à l’Union européenne. Le vote a été sans appel : le « Non » l’a emporté avec 53% des suffrages exprimés[1]. Il faut aussi noter l’importante participation, environ 72% des électeurs ont voté, qui fait de ce référendum le plus important dans l’histoire des différends votes concernant l’UE au Danemark. Le relatif silence de la presse française est à noter ici, mélange de mépris pour ce qui se passe dans un « petit » pays et de gêne quant au résultat qui dérange, et c’est peu dire, les opinions européistes de maints commentateurs.

 

L’objet du référendum était de savoir si les danois acceptaient de renoncer aux différentes exemptions qu’ils avaient obtenues, à la suite de précédentes consultations référendaires, aux règles de l’Union européennes. Dans le langage technique dont raffole la bureaucratie bruxelloise cela s’appelle des clauses « d’opting out ». Le gouvernement libéral qui dirige actuellement le Danemark tout comme l’opposition social-démocrate avaient fait campagne pour le « Oui ». Ils ont donc été désavoués. La campagne du « Non » était portée par une alliance de la gauche radicale et du parti populiste et souverainiste, le DPP[2]. Tout comme lors du référendum de 2005 en France sur le projet de Constitution européenne, c’est cette alliance qui a triomphé.

Pourtant, tant le parti au pouvoir que l’opposition européistes n’avaient pas hésiter à jouer de la carte de la peur pour influencer les électeurs, allant jusqu’à prétendre qu’un succès du « non » remettrait en cause remettrait en cause la coopération policière avec les autres pays de l’UE. Cet argument était particulièrement stupide quand on sait que l’UE, et son instrument Europol, collabore avec des pays comme la Suisse et la Norvège qui ne font pas partie de l’UE ! Tout comme en France, la carte de la peur n’a pas joué.

 

Le sens de ce référendum est clair. C’est une nouvelle victoire pour le courant souverainiste er eurosceptique en Europe. Cette victoire témoigne de l’épuisement de l’idée européenne dans les opinions publiques et de la faillite du projet d’intégration renforcée que portent les européistes que ce soit à Bruxelles ou à Paris. Avec le projet de futur référendum sur l’Euro qui pourrait se tenir en Finlande en 2016 ou 2017, c’est aussi le signe très nets que les peuples des pays de l’UE rejettent cette idée d’intégration renforcée et de pseudo-fédéralisme que portent les partisans de l’Euro. Les gouvernements feraient bien d’en tenir compte. Ce référendum, le premier vote qui survient dans un pays de l’UE depuis que la crise des réfugiés a fait exploser les contradictions de la construction européenne, signale très certainement la fin d’une époque. L’intégration européenne ne fait plus rêver. Au contraire, elle fait peur. Les populations constatent que les mécanismes d’intégration, dont ben entendu l’Euro, n’ont jamais produits les effets bénéfiques qui leurs étaient attribués et ont même détérioré l situation.

Par ailleurs, c’est aussi une victoire qui aura certainement une influence sur le futur référendum qui doit se tenir en 2016 en Grande-Bretagne sur une possible sortie de ce pays de l’UE. De ce point de vue aussi, ce référendum danois annonce des tournants majeurs dans l’histoire de la construction européenne. Et c’est probablement ce qui gêne tant les divers commentateurs français qui, sauf la reprise du communiqué de l’AFP, se tiennent pour l’heure dans un silence qui en dit long sur ce qu’ils pensent…

[1] Milne R., « Danish referendum rejects further EU integration », The Financial Time, 3 décembre 2015, http://www.ft.com/intl/cms/s/0/3cfbeb8c-9a05-11e5-9228-87e603d47bdc.html#axzz3tKNccVIJ

[2] Orange R., « Denmark delivers snub to Brussels with ‘no’ in EU rules referendum », in The Telegraph, 3 décembre 2015, http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/denmark/1203202-Denmark-delivers-Snub-to-Brussels-withno-to-EU-rules-referendum.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter


Partager cet article
Repost0
28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 15:57

Solidarité Internationale PCF

Portugal: Un ancien prêtre candidat communiste aux présidentielles

Député de l’assemblée législative de Madère, le communiste Edgar Silva défend un programme anti-austérité pour les présidentielles. ©Carlos Serra

Député de l’assemblée législative de Madère, le communiste Edgar Silva défend un programme anti-austérité pour les présidentielles. ©Carlos Serra

 

L’actuel président portugais de droite, Annibal Cavaco Silva, a fini par désigner le socialiste Antonio Costa premier ministre, le 23 novembre 2015. Il se sera efforcé jusqu’au bout de faire obstacle, malgré la Constitution, à la suite des élections législatives du 4 octobre. Costa s’appuie au Parlement sur une majorité de gauche. Les députés de 4 partis, dont le PCP, se sont accordés pour faire tomber le gouvernement de droite minoritaire.

Mais il n’y a pas d’accord de gouvernement, de participation du PCP par exemple. Les élections présidentielles du 24 janvier 2016 revêtent une importance politique accrue dans ces circonstances. Il s’agit d’en finir avec le rôle de nuisance exercé par le président actuel. Il s’agit, à gauche, de revoir les rapports de force. Le poids du PCP, relais des luttes les plus conséquentes contre la politique antisociale poursuivie depuis des années, sera déterminant, face à un PS, ultra-réformiste et pro-européen - mais contraint par la situation nationale à se gauchir - à côté d’un « Bloc de gauche » politicien, aux positions changeantes et opportunistes.

Aux présidentielles, le PCP soutient la candidature d’Edgar Silva. Celui-ci vient d’effectuer une tournée en Europe. Il était à Paris le 15 novembre puis à Genève. Le journal progressiste suisse « Gauche Hebdo » a pu l’interviewer. Nous reproduisons l’article de nos amis suisses et les remercions. Solidarité Internationale PCF.

 

 

Un ancien prêtre candidat communiste aux présidentielles

Portugal• Edgar Silva, candidat du Parti communiste portugais aux présidentielles de 2016, était de passage à Genève. Le théologien entend promouvoir les valeurs de liberté et de progrès de la révolution des œillets de 1974. GAUCHE HEBDO, 21 novembre 2015, par Joel Depommier dans la rubrique International

 

Le 10 novembre dernier, la gauche, majoritaire au parlement portugais suite aux élections du 4 octobre, et forte d’un accord entre le Parti socialiste, le Parti communiste portugais (PCP), le parti écologiste et le Bloc de gauche, a fait tomber le gouvernement de droite de Pedro Passos Coelho à travers une motion de censure. Pour l’heure, le président de la république, Anibal Cavaco Silva, opposé à la remise en question de la politique d’austérité de la droite qui sévit depuis 4 ans, continue de faire de la résistance, et l’ancien maire de Lisbonne, le socialiste Antonio Costa, n’a toujours pas été adoubé par l’élu conservateur. Face à ces tergiversations, les élections présidentielles de janvier 2016 prennent donc une importance particulière. Une vingtaine de candidats sont d’ores et déjà en lice. Appuyé par le Parti communiste portugais (PCP), le député de l’assemblée législative de Madère Edgar Silva sera de la partie. Agé de 53 ans, ce licencié en théologie et fondateur du MAC (mouvement d’appui à l’enfance et à une école ouverte) était de passage à Genève pour rencontrer la communauté portugaise, en faisant un petit saut par la rédaction de Gauchebdo. Nous lui avons demandé quelle était aujourd’hui la situation économique du Portugal. «La droite fait beaucoup de propagande, en prétendant que le Portugal est sorti de la crise, en remboursant le prêt de 78 milliards d’euros de la Troïka (UE, FMI, Banque européenne), mais la crise s’est amplifiée. L’endettement s’est accru pour les plus fragiles et les travailleurs ont vu leurs revenus se réduire, alors que les grandes banques et les millionnaires n’ont jamais autant gagné», explique le candidat. «La droite a fermé les services publics, l’école, les tribunaux et attaqué la protection sociale. Le ras-le-bol et le mécontentement des Portugais se sont traduits par une punition pour la droite et l’extrême droite, qui ont perdu 700’000 votes lors des législatives», explique encore cet humaniste, qui fut prêtre pendant quelques années avant de devenir professeur à l’université catholique de Funchal jusqu’en 1992.


«Nous gardons notre droit de critique sur le parti socialiste»


A l’heure actuelle, un gouvernement socialiste est en préparation, sur la base d’un accord entre partis de gauche, qui prévoit la fin du gel des retraites, la fin des coupes dans les salaires des fonctionnaires, des privatisations des transporteurs publics, de la compagnie aérienne TAP et l’augmentation du salaire minimum de 500 à 600 euros. Mais il ne s’agit en aucun cas d’un blanc-seing de la part du PCP aux socialistes.

«La motion de censure contre Pedro Passos Coelho a été le fruit d’un compromis entre quatre partis, mais il ne s’agit pas d’une coalition entre nos forces. Le projet de gouvernement est le fruit d’une initiative des socialistes. Il ne s’agit pas d’un gouvernement patriotique et de gauche comme nous le souhaiterions et nous gardons notre droit de critique. Cependant, pour l’instant nous sommes encore dans l’impasse et Anibal Cavaco Silva doit finalement respecter la constitution et nommer le nouveau gouvernement», précise le membre du PCP. Pour sa campagne, le théologien entend promouvoir les «valeurs d’Avril» de liberté et de progrès social, celles de la révolution des œillets de 1974.

 

Une campagne avec les salariés et travailleurs


Quid des rapports avec l’UE? «Le PCP défend en priorité l’indépendance du pays et sa souveraineté nationale.  Il est aussi primordial de développer une politique de coopération avec les autres peuples aux antipodes de ce qu’est actuellement l’UE», plaide Edgar Silva. Pour l’heure, le marathon électoral d’Edgar Silva, qui estime que «rien n’est décidé pour le scrutin et que c’est le peuple qui fera les élections et non les médias», atteint sa vitesse de croisière.

Depuis le lancement de sa campagne en octobre, le candidat a déjà rencontré des paysans dans les localités de Coimbra et Viseu, présenté les lignes de sa campagne au syndicat de la Confédération générale du travail du Portugal (CGTP-IN), rencontré le corps des pompiers d’Algueirão, la Confédération portugaise des micros, petites et moyennes entreprises (CPMPME) ou le Mouvement démocratique des femmes. On l’a même vu dans le métro de Lisbonne dénoncer les privatisations des transports. Bref, avec le peuple encore et toujours.

Partager cet article
Repost0
27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 13:42

Lu sur 50-50 Magazine

Ce que la Grèce fait aux femmes

En 2010, la Grèce apparaissait aux yeux des Européen-ne-s comme la source de tous les malheurs de cette économie de la dette qui régit l’économie mondiale. La Grèce était coupable d’avoir laissé exploser sa dette publique, là était bien le discours dominant. La sentence fut la mise sous tutelle de la Grèce par la Troïka organisme non élu et créé de toute pièce pour orchestrer les politiques d’austérité. Les femmes ont été les premières victimes des mesures d’austérité.

Les plans de restructuration ou mémoranda n’ont eu de cesse de démanteler la structure sociale de la société grecque, prenant pour cibles les services publics, le système de santé, l’environnement, les régimes de retraites, et prônant une privatisation sans merci de tous les secteurs de la société et même de ses lieux publics.

Les violentes mesures d’austérité ont fait de nombreuses victimes; les femmes ont été les premières précarisées par les baisses et suppressions de prestations sociales. De fait, elles sont fortement utilisatrices des services publics liés à l’emploi et à la famille mais aussi à leur santé sexuelle et reproductive. Les salaires des femmes en Grèce comme ailleurs sont systématiquement inférieurs à ceux des hommes, aussi lorsque les salaires baissent d’environ 40 % les conséquences pour les femmes sont énormes.

En matière de santé, Sofia Tzitzikou, vice-présidente de l’UNICEF grec et pharmacienne, a repris du service à la tête de l’un des 12 dispensaires d’Athènes. Elle témoigne de l’horreur du démantèlement du système de santé: impossibilité d’accoucher dans un hôpital public, appauvrissement extrême des femmes et de leurs enfants avec une augmentation des cas de malnutrition, une population toujours plus nombreuse qui n’a plus accès aux soins de base. La crise sanitaire remonte jusqu’aux centres d’accueil des migrant-e-s.

Fortes de l’expérience des femmes du Sud qui avaient fait face aux plans d’ajustement structurels, Sonia Mitralias et Voula Taki avaient compris qu’il fallait créer des espaces où les femmes pourraient se regrouper et partager leurs expériences et souffrances. Nous avons rendu visite à la maison de la solidarité des femmes de Thessaloniki. Qu’elles aient perdu leur travail, l’électricité, leur maison et même parfois le goût de vivre, elles sont maintenant plus fortes grâce à cette maison d’où elles organisent de nombreuses actions. Leur maitre mot : Solidarité.

Les mouvements de résistance ont aussi été portés par des artistes comme Nena Venetsanou qui a toujours lié son art à son engagement. Elle défend l’indépendance de l’art dans un moment où les politiques oublient la place civilisatrice de la culture.

L’élection de Syriza en janvier dernier avait redonné espoir à une société grecque abattue même si beaucoup avaient remarqué que le nouveau gouvernement était un gouvernement d’union masculine. Une partie de l’espoir des femmes qui s’étaient mobilisées pour cette élection reposait sur une femme d’exception, Zoe Konstantopoulou, élue présidente du parlement hellénique avec une large majorité des voix. Entre janvier 2015 et octobre 2015, elle a symbolisé un changement d’approche, invitant des femmes au Parlement comme les femmes de ménage du ministère des Finances. Elle a aussi défendu la notion d’Etat de droit en luttant contre la corruption, et combattu les oukases de la Troïka en mandatant l’audit de la dette grecque grâce à la commission pour la dette grecque.

Ces femmes témoignent que l’espoir de voir refleurir des valeurs démocratiques, qui incluraient les femmes et les hommes, existe encore. Elles portent haut et fort la puissance de la solidarité dont nous avons tout-e-s tant besoin.

Marie-Hélène Le Ny et Brigitte Marti 50-50 magazine

Troïka:  Banque Centrale Européenne, Commission Européenne et Fonds Monétaire International

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 15:31

Une très bonne tribune de Jean Lévy. 

Publié par Jean Lévy

Le drapeau tricolore, emblème de la Révolution, rassemble le peuple souverain

Le drapeau tricolore, emblème de la Révolution, rassemble le peuple souverain

François Hollande a proposé aux Français de participer à l'hommage national qui sera rendu vendredi 27 aux victimes des attentats du 13 novembre en accrochant chez eux un drapeau français...

 

Cette ferveur patriotique soudaine donne à réfléchir.

 

Le temps n'est pas lointain où les dirigeants de notre pays, qu'ils soient de "gauche" ou de droite, priorisaient le drapeau européen "qu'il fallait accrocher aux frontons de toutes nos mairies".

La notion même d'Etat national était brocardée comme une survivance surannée d'un patriotisme hexagonal démodé. Le temps était venu, nous disait-on, de considérer "l'Europe" comme notre nouvelle patrie. Et ceux qui ne s'inclinaient pas devant une telle évidence, étaient pour le moins considérés comme des « nationalistes » attardés, égarés dans notre époque, ou le plus souvent désignés à la vindicte publique comme "populistes", terme d'opprobre qui devait vous assigner à l'isolement politique.

Cette attitude n'était seulement un positionnement sémantique. Car nos moines européens ne se limitaient pas à des prêches fanatiques. Ils modifiaient nos lois et nos principes pour les adapter à leur nouvelle idéologie.

C'est ainsi que notre budget, celui de la France, pour être adopté, devait recevoir préalablement l'aval de l'étranger sis à Bruxelles, que toute notre législation ou presque devait répondre aux critères définis au-delà de nos frontières.

Tel est le crédo de l'Union européenne, devenue notre nouvel Etat. 

Et de prôner une "Europe" des régions, celle des Nations étant, nous disait-on, dépassée. Finie la République "Une et indivisible", dont la langue se limite au français...

Nous en étions-là quand les attentats terroristes ont répandu une mare de sang dans notre pays.

Cet évènement suscitant une émotion profonde et un vaste mouvement de solidarité, c'est alors que nos gouvernants, le Président en premier, ont repris à leur compte une initiative citoyenne de brandir le drapeau de la République comme symbole du ressaisissement populaire face à l'agression.

Faudrait-il que ce geste, le drapeau tricolore aux fenêtres, ne soit pas pour nos dirigeants une manière provisoire de jouer la carte patriote, alors qu'ils démantèlent la France, ses richesses et ses entreprises vendues à l'étranger,  le principe de la République "Une et indivisible" relégué aux magasins d'accessoires et son drapeau sorti opportunément, pour cause d'élection.

Il faut redonner au drapeau tricolore son sens premier, son sens révolutionnaire.

Celui qui flottait à Valmy le 20 août 1792, le jour d'avant de la Première République. 

Celui des Révolutions  tout au long du XIXème siècle, avant sa prise de guerre par la bourgeoisie, collaboratrice des Prussiens, contre les Communards. 

Celui de la Résistance contre l'envahisseur fasciste, et des FTP en première ligne.

Il ne peut être l'emblème de ceux qui enferment la France dans la prison européenne.

Il doit être le drapeau du peuple rassemblé pour sa libération et sa souveraineté. 

Celui de l'indépendance nationale

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 14:53
mercredi 25 novembre 2015 

Lu sur le site de Reuters

ATHENES, 25 novembre (Reuters) - Le principal syndicat grec du secteur privé, GSEE, a lancé mercredi un appel à la grève le 3 décembre, le deuxième en moins d'un mois, pour protester contre un projet de réforme du système des retraites.

Le gouvernement d'Alexis Tsipras a fait adopter une loi relevant l'âge de départ à la retraite, augmentant le montant des contributions à l'assurance santé et supprimant la plupart des régimes de préretraite.

Il prévoit également de fusionner une série de fonds de pension en une seule entité et de réduire le montant des retraites complémentaires.

Le GSEE et son homologue Adedy, qui représente le secteur public, ont fait défiler le 12 novembre des milliers de personnes contre les mesures d'austérité.

Cette première grève générale en un an dans les secteurs public et privé était le plus gros défi lancé au gouvernement d'Alexis Tsipras depuis qu'il a remporté les élections législatives anticipées de septembre en promettant d'atténuer l'impact d'années de récession et d'austérité. (Karolina Tagaris,; Nicolas Delame pour le service français)

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 14:11
Ruptures n°4 arrive bientôt chez les abonnés

Le n°4 de Ruptures est en passe d’être « bouclé »…

Cette édition doit arriver le 30 novembre chez les abonnés. Son menu a naturellement évolué pour prendre en compte l’actualité : les attentats du 13 novembre et leurs suites, notamment européennes.

Rendez-vous sur le site de Ruptures pour en connaître le sommaire.

 

Pour ne pas manquer l’édition à paraître, abonnez-vous vite, si ce n’est déjà fait…

D’ores et déjà, la bande-annonce du reportage à Barcelone est disponible ci-dessous. N’hésitez pas à la faire connaître !

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 19:30

Lu sur Infirmiers.com

Le 19 novembre dernier, Marisol Touraine a annoncé l'attribution de trois millions d'euros à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Une somme destinée à gratifier les personnels qui ont participé à la prise en charge des victimes des attentats de Paris. Toutefois, si l'intention de la ministre lui a semblé louable, ce n'est pas de cette manière que son geste est accueilli par les infirmiers et aides-soignants.

infirmier mécontent

A l'annonce de la mobilisation de 3M€ pour gratifier les personnels de l'AP-HP, infirmiers et aides-soignants s'insurgent !

Au vu des événements tragiques qui sont survenus à Paris le 13 novembre 2015, le plan blanc a été déclenché afin de mettre en œuvre toutes les moyens nécessaires à la prise en charge des victimes. Toutefois, les professionnels n'avaient nullement attendu cette mesure pour faire preuve de réactivité. Dans un élan de solidarité, tous se sont mobilisés immédiatement pour soigner, secourir ou aider comme ils pouvaient. Très largement salué par les politiques, le « professionnalisme extraordinaire » des soignants sera gratifié, a annoncé Marisol Touraine la semaine dernière. En effet, une enveloppe de  trois millions d'euros a été accordée à l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) afin de primer « les personnels ayant participé à la prise en charge des victimes ». La mobilisation des médecins, personnels soignants et administratifs, a été exceptionnelle. La prise en charge des victimes a été parfaite. Tous les personnels de santé peuvent être fiers d’eux et font la fierté de la France, a-t-elle déclaré. Pourtant, ces derniers, offensés par le geste, considèrent avoir fait tout simplement leur travail… leur devoir.

On trime pour un salaire de misère afin de prendre soin de nos patients et il faut qu'il y ait un carnage pour que notre métier soit reconnu… C'est petit Madame !

« Il aura fallu des attentats pour être un peu plus considérés... »

Sur les réseaux sociaux, les réactions à cette annonce ont été immédiates et unanimes. Tous considèrent en effet la mesure de Marisol Touraine comme un geste déplacé, hypocrite et insultant. Elle va donner une prime de dix balles ? À vomir ! Dans notre métier, c'est tous les jours que l'on donne de nous, que l'on ravale nos affects, que personne ne s'occupe de nos traumatismes lorsque nos patients décèdent, s'insurge une infirmière. Car en effet, ce que les soignants ont fait la nuit du 13 novembre, ils le font tous les jours. De fait, ils se désolent qu'il ait fallu des attentats meurtriers pour que leur métier soit regardé d'un nouvel œil et valorisé. Il faut un drame, des morts pour avoir une prime ben merde alors ! Mais où on va là ? Le reste de l'année, c'est aucune reconnaissance. Ne l'oublions pas ! C' est [presqu'une insulte] envers tous les soignants cette fausse reconnaissance, je crois qu'il n'y a pas pire comme foutage de gueule !

Si vous en avez les moyens, augmentez le nombre de postes de soignants Madame la Ministre. On ne choisit pas ce métier pour une reconnaissance, mais tout simplement parce qu'on aime son prochain !!!

Quid de votre loi de santé Madame Touraine ?

Au-delà de ce qu'inspirent ces trois millions d'euros de prime, infirmiers et aides-soignants déplorent une réponse inadaptée d'une ministre qui, depuis toujours, ignore les requêtes et revendications de l'ensemble de la communauté soignante. Lamentable... On ne demande pas l'aumône. Juste une reconnaissance de notre diplôme, une augmentation de personnel afin de mener à bien nos missions auprès du service public dans de bonnes conditions... Et pourquoi pas une réévaluation de notre salaire...!!!! Améliorer nos conditions de travail serait plus gratifiant qu'une piécette pour nous remercier de sauver des vies, le truc qu'on fait tous les jours ... parce que c'est notre métier.... Outre cette gratification, les professionnels de santé attendent donc beaucoup plus de la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Un ou deux collègue(s) IDE et/ou AS en plus dans chaque service en France, ça serait pas du luxe au lieu d'une prime à la c.. Cela peut nous permettre de ralentir le vieillissement prématuré du personnel soignant dû à un manque de main d'œuvre... Par ailleurs, pour une aide-soignante, cette prime n'est ni plus ni moins qu'une petite carotte destinée à [les gruger] avant le vote de la loi santé prévu dans les prochains jours. Un point de vue pouvant être considéré plus que pertinent...

[Notre ministre] trouve de l'argent pour [récompenser] un travail qu'on fait avec honneur. Mais le reste de l'année cela ne la dérange pas de supprimer des postes, au détriment des patients, [alors que nous souffrons] à la limite du burn-out.

Et la réforme de Martin Hirsch dans tout ça ?

L'indignation générale des soignants s'exprime bien au-delà puisque la réforme sur le temps de travail est elle aussi pointée du doigt. Les infirmiers auraient préféré davantage d'écoute à ce sujet aux trois millions d'euros jugés dérisoires. Quelle démagogie, alors que les postes ne sont pas remplacés, que les RTT sont sur la sellette, que l'augmentation des salaires est bloquée (depuis quand déjà ?) et qu'au bout du compte les patients finiront par trinquer avec une médecine à deux vitesses déjà en place. Elle est à vomir cette enveloppe ! Comme quoi, il y a de l'argent ! Dégoûtée !. Une consternation partagée par le Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI) qui considère que Marisol Touraine fait l’aumône [aux personnels de l'AP-HP] pendant que [Martin] Hirsch [leur] fait les poches. Et d'ajouter : Les 3 millions aux soignants de Marisol Touraine, une insulte à l’intelligence, alors que le projet Hirsch sur l’organisation du travail c’est 30 millions d’économies sur le dos du personnel en 2016 (...). Sans parler du plan d’économies de 143 millions pour l’AP-HP imposé par le ministère !

Enfin, une autre question se pose : celle de la reconnaissance des autres professionnels hors AP-HP, des policiers, pompiers et militaires présents cette nuit là et qui, sans nul doute, ont été autant touchés par ces événements tragiques. Pensez à leur envoyer des chocolats pour Noël Madame la Ministre, suggère une infirmière. Et là encore, rien n'est moins sûr...

Vulgarité ! Sortez de votre bureau et mettez une blouse Madame Touraine !

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 17:03

"L’Italie a bouclé mardi la privatisation du géant Poste Italiane. Un prélude à une série d'autres sous la houlette du gouvernement du réformiste Matteo Renzi. Toute bardée de jaune pour l'occasion, la Bourse de Milan a réservé un bon accueil au titre de Poste Italiane, dont la cotation a démarré en hausse mardi matin, avant de se replier autour de la parité en milieu de matinée. Le directeur général du groupe Francesco Caio, après avoir symboliquement actionné la cloche lors d'une brève cérémonie à la Bourse de Milan, a salué «la nouvelle phase» s'ouvrant pour l'opérateur historique, né en 1862 au lendemain de l'unification de l'Italie et fort aujourd'hui de 143 000 employés."

Source : L'essentiel

Lu sur Lescrises.fr

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 18:53

Les marins de la SNCM vont poursuivre leur grève, entamée vendredi après la décision du tribunal de commerce de choisir l'entrepreneur corse Patrick Rocca comme repreneur, jusqu'à lundi inclus, a annoncé la CGT.

  • France 3 Corse ViaStella
  • Publié le 22/11/2015 | 14:06
 

21/11/15 - Les navires de la SNCM à quai dans le port de Marseille © BORIS HORVAT / AFP

© BORIS HORVAT / AFP 21/11/15 - Les navires de la SNCM à quai dans le port de Marseille

 

"La grève s'est renforcée depuis samedi matin avec l'arrivée du Jean Nicoli à Marseille et est reconduite jusqu'à lundi inclus", a indiqué la CGT samedi dans un communiqué.

Le syndicat proteste notamment contre les 583 suppressions d'emplois qu'entraîne la reprise de la SNCM, en redressement judiciaire depuis plus d'un an, par Patrick Rocca, une décision prise par le tribunal de commerce de Marseille vendredi.

Le projet de reprise de M. Rocca, 50 ans, dont le groupe comprend 27 sociétés dans le transport, l'immobilier ou les déchets, prévoit la reprise de 845 salariés (873 en comptant les filiales) sur plus de 1.400 en CDI. Trois autres projets de reprise avaient été déposés, par le consortium d'entreprises corses Corsica Maritima, le groupe Baja Ferries et l'ex-directeur du port de Marseille Christian Garin, associé à l'armateur grec Arista.

Dès le jugement rendu, les salariés de la compagnie s'étaient réunis en assemblée générale sur un ferry de la compagnie et avaient décidé de se mettre en grève immédiatement.

Ils ont voté un arrêt de travail reconductible avec occupation des bateaux. Un préavis avait été déposé le 10 novembre par l'intersyndicale, à l'exception du Syndicat des travailleurs corses. FO a aussi fait savoir vendredi soir qu'il n'appelait pas à la grève, évoquant des "mouvements perpétuels qui ont largement contribué au déclin de l'entreprise".

"Il ne pourra pas y avoir de reprise du travail sans une solution pour l'ensemble des salariés", avait commenté après l'AG Frédéric Alpozzo, délégué CGT, devant la presse: "Il va falloir que des discussions s'ouvrent rapidement avec le repreneur".


Plusieurs incertitudes planent encore sur l'avenir de la SNCM: les acteurs du dossier attendent de savoir si la Commission européenne valide le projet et efface ainsi la condamnation de la compagnie à rembourser plus de 400 millions d'aides publiques jugées indûment perçues.

L'autre grande inquiétude concerne l'avenir de la délégation de service publique (DSP) du service Corse-continent: annulée par décision de justice, la DSP, attribuée jusque-là à la SNCM et la Méridionale, doit voir ces modalités modifiées à partir de mi-2016.

L'Office des transports de Corse (OTC), chargé de définir ces modalités, n'a pas pour l'instant pas précisé le nouveau cahier des charges, probablement moins favorable à la compagnie délégataire dans le futur.

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents