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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 10:53

Lu sur Basta

Traité commercial Tafta : Bruxelles consulte mais n’écoute pas

par Sophie Chapelle 14 janvier 2015


C’est une consultation au succès inespéré. Mais son résultat est qualifié aujourd’hui de « parodie de la démocratie » par les opposants au Tafta, l’accord commercial en cours de négociations entre les États Unis et l’Europe (notre dossier). Entre mars et juillet dernier, la Commission européenne avait ouvert une consultation, accessible aux citoyens, sur le « mécanisme de règlement des différends investisseurs - États » (« ISDS » pour l’acronyme anglais) prévu dans le traité de libre-échange. Le dispositif ISDS permet aux entreprises de porter plainte contre un État ou une collectivité territoriale, dès lors qu’une loi ou une réglementation jugée trop contraignante entrave leurs investissements, y compris leurs prévisions de bénéfices futurs (voir notamment comment s’en sert l’industrie du tabac).

Dans un rapport publié le 13 janvier, la Commission européenne rend compte des premiers résultats de la consultation publique sur le volet Investissement du projet transatlantique [1]. Sur les 150 000 personnes qui y ont participé, la Commission reconnaît qu’une grande majorité – au moins 97 % – fait part de leur préoccupation ou de leur opposition à l’ISDS, ou au traité Tafta de manière plus générale. Avant de préciser que cette avalanche de réponses critiques serait liée aux organisations de la société civile qui ont donné au grand public, via des modules électroniques pré-remplis, la possibilité de participer au processus consultatif.

 

Une contestation minorée

Si la Commission reconnait que « la consultation montre clairement l’existence d’un énorme scepticisme par rapport à l’instrument ISDS », elle classe néanmoins les réponses en différentes catégories. Selon Les Echos, « seules les réponses de 3 000 citoyens individuels et celles des organisations professionnelles, des syndicats et des cabinet d’avocats (450) ont été utiles au débat », le reste étant « hors sujet ». Ignorer ces voix constitue une bien étrange conception de la démocratie... Pour justifier cette discrimination, la Commission européenne a rappelé lors de sa conférence de presse que les États membres lui ont demandé à l’unanimité de négocier un tel mécanisme. A l’issue de cette consultation, elle projette donc de travailler sur l’instauration d’un mécanisme d’appel de ces décisions d’arbitrage, et la manière d’éviter les recours abusifs de certaines entreprises.

Pour le réseau Seattle to Brussels (S2B), spécialiste des questions commerciales, cette consultation est une « parodie de la démocratie ». « La Commission européenne fait preuve d’un mépris total pour la voix des peuples qui se sont mobilisés en masse pour exprimer leur opposition au traitement VIP des investisseurs dans les négociations UE-EU », affirme Paul de Clerck des Amis de la Terre Europe, membre de S2B. En France, le collectif Stop Tafta rappelle que « c’est un rejet que les populations attendent ». Les organisations du collectif appellent les citoyens à accroitre leur pression sur le gouvernement français qui doit se prononcer sur ce mécanisme, ainsi que sur la Commission et le Parlement européens, « afin que l’arbitrage d’investissement soit enterré une bonne fois pour toutes ». Des mobilisations sont prévues à Bruxelles, à l’occasion du prochain cycle de négociations du 2 au 6 février.

@Sophie_Chapelle

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 15:10

« La parole n'est pas faite pour couvrir la vérité, mais pour la dire. » José Marti 

MARDI 6 JANVIER 2015

L'austérité en Grèce,

 

une "violation sans précédent des droits de l'Homme"



Les mesures d'austérité en Grèce ont engendré "une violation sans précédent des droits de l'Homme" depuis quatre ans, a dénoncé la Fédération internationale des Droits de l'Homme (FIDH) dans un rapport présenté jeudi à Athènes. "Dans cette crise, la plus profonde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les instances internationales ont agi avec un seul objectif : celui de sauver le système bancaire sans prendre en considération les effets désastreux sur les populations", a déclaré lors d'une conférence de presse le président de la FIDH, Karim Lahidji.

Le rapport de la FIDH, rédigé à la suite d'une enquête de terrain effectuée en janvier 2014, montre comment les mesures d'austérité, dictées par les créanciers du pays, l'UE et le FMI en échange des prêts internationaux à la Grèce, ont affecté "tous les droits de l'Homme, des droits sociaux à la liberté d'expression".


Les droits des travailleurs ont été mis à mal, le salaire minimum ayant été réduit de 22% après le second prêt international octroyé au pays en février 2012. Le chômage atteint des records, s'élevant à 25,5% d'après les derniers chiffres publiés mardi, souligne ce rapport.

Le système de santé a également été touché par les coupes budgétaires. "Des médecins nous ont raconté qu'ils ne pouvaient pas opérer certains patients en raison de l'affluence dans les hôpitaux publics, du manque d'équipements et de personnel", a expliqué Noeline Blackwell, membre de l'équipe qui a enquêté en Grèce.

Les droits politiques et la liberté d'expression n'ont pas été épargnés, avec notamment la violence policière contre les manifestants, la montée des agressions xénophobes, et la fermeture de la télévision publique (ERT) en juin 2013. "Le gouvernement grec partage la responsabilité de cette situation avec l'Union Européenne (UE) et le Fonds Monétaire International (FMI) qui ont imposé à l'Etat grec de mettre en place des réformes encourageant la violation des droits de l'homme", a déclaré Noeline Blackwell.

Le rapport souligne, par ailleurs, les ambiguïtés de l'UE qui a incité un de ses Etats membres à mettre en place des réformes allant à l'encontre du droit européen et international.

Selon le compte-rendu par exemple, le salaire minimum attribué en Grèce aux moins de 25 ans (511 euros par mois) qui se situe sous le seuil de pauvreté "est en violation du droit européen". "La Grèce ne peut pas être une zone grise où les lois internationales ne sont pas appliquées", a insisté Dimitris Christopoulos, le vice-président de la FIDH.

Le rapport a été remis par la délégation à Kyriakos Mitsotakis, ministre de la réforme administrative, "le seul membre du gouvernement qui a accepté de les recevoir" et à Alexis Tsipras, chef du Syriza, parti en tête dans les sondages.

Cette visite d'un président de la FIDH, plus vieille organisation de défense des droits de l'Homme, est la première en Grèce depuis l'après-guerre.
La Libre.be
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 12:47

Atelier organisé surla réforme territoriale à l'université du M’PEP.
 
Le 5 janvier 2015.

 

En avril 2013, Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique du gouvernement socialistes-Verts, lançait l’acte III de la décentralisation. Le premier volet sur la création des métropoles a été adopté par Le Parlement en janvier 2014.  Puis, après la valse gouvernementale et les déclarations de F. Hollande et de son nouveau Premier ministre Manuel Valls, ont surgi de nouveaux projets de loi portant sur la réduction des Conseils régionaux de 22 à 15, puis à 14, pour se fixer à 13... et la loi NOTR (nouvelle organisation territoriale de la République) qui sera débattue au premier semestre 2015.
 
L’annonce de la suppression des Conseils généraux à l’horizon 2020, le cafouillage sur la date des prochaines élections des Conseils régionaux et des Conseils généraux engendrent une confusion totale tant pour les citoyens que pour les élus. De plus, ces lois de décentralisation ne permettent pas un rapprochement du citoyen des lieux de décisions  : elles font l'inverse. Le transfert de compétences se fait toujours au niveau supérieur. Mais le niveau supérieur s'éloigne de plus en plus avec le transfert des compétences aux  Métropoles et aux grandes régions.
 
De même, les 36.700 communes de France font partie d'intercommunalités auxquelles elles doivent transférer leurs compétences (loi MAPAM : loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles). Ces « réformes » territoriales s'accompagnent nécessairement de « réformes » structurelles de façon à rendre les régions euro-compatibles et en prise directe avec l'Union européenne : régionalisation du système de santé, de l'éducation, des transports et des routes, de l'énergie...
 
Si ces « réformes » sont menées à terme en France, elles ne pourront être effectives que parce que la loi sur la mobilité des fonctionnaires aura été adoptée. Dans le cas où cette loi ne serait plus à l'ordre du jour, il ne restera plus au gouvernement qu’à appliquer la loi Sarkozy de 2009, toujours en vigueur, ou à ne pas mettre en œuvre ses mesures rétrogrades !
 
Une chose est sûre : les objectifs n’ont pas changé. Il s’agit de modeler la France selon les recommandations appuyées de l’Union européenne qui a mis tous ses espoirs dans l’euro-régionalisation pour mieux contourner et défaire l’État et la Nation.
 
Pour bien comprendre ces enjeux, le M’PEP a organisé un atelier sur le sujet lors de son Université d’automne de mi-novembre à Bordeaux avec Michèle Dessenne (porte-parole du M’PEP) et Danielle Goussot (Bureau exécutif M’PEP).

 
Pour accéder à la vidéo, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3886

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 23:20
La Chancelière et les aveugles

Ainsi donc, la Chancelière Angela Merkel a lâché le morceau. Une sortie de l’Euro par la Grèce, à la suite de l’élection à venir du 25 janvier, n’est plus inenvisageable. Cette déclaration est rapportée par le site de l’hebdomadaire « Der Spiegel » le samedi 3 janvier. C’est une déclaration importante, que l’on peut analyser de deux manières différentes, mais qui ne sont nullement opposée.

A - aveugles

La première est que Madame Merkel, dans une subtilité toute germanique, a décidé de faire pression sur l’électeur grec. Oui, si vous « votez mal », une sortie de l’Euro de votre pays est envisageable. Donc, tenez-vous à carreau ! A défaut de subtilité, c’est certainement plus efficace que l’appel de (Ser)Pierre Moscovici, ci-devant commissaire européen, aux électeurs de voter pour la poursuite des réformes. Il est des gens qui n’ont aucune honte. Comme si les Grecs avaient encore le moindre doute sur ce que signifient ces réformes qui ont mis leur pays à genoux et qui ont provoqué une forte hausse de la mortalité. En réalité, ces réformes n’ont pas eu le résultat escompté, ce qui est tout à fait normal au regard des réalités de l’économie. La faible croissance enregistrée par la Grèce (+0,7% après une chute vertigineuse les années précédentes) ne s’explique que par une bonne saison touristique[1]. Les exportations ont continué de décliner en 2014, un processus accéléré par l’embargo décrété par la Russie sur les produits agricoles à la suite des sanctions décidées par l’Union européenne. Mais, Madame Merkel pourrait aussi commettre une « gröss » erreur en supposant que la population grecque est toujours attachée à l’Euro. En fait, un sondage réalisé par Gallup International et datant de décembre 2014 donne des résultats intéressants, et nullement surprenant :


Table 1

Résultats du sondage (décembre 2014)

 

De l’Union européenne

 

Par rapport à l’Euro

Vous sentez vous plus proches

10%

Souhaitez vous conserver l’Euro

32%

Vous sentez vous plus éloignés

52%

Souhaitez vous retrouver la monnaie nationale

52%

Pas de changement

35%

Aucune opinion

11%

Pas de réponse

3%

Pas de réponse

5%

Fieldwork conducted by WIN/Gallup International - www.Gallup-international.com"


Il n’est donc absolument pas prouvé que la « menace » agité par Mme Merkel, qui incidemment démontre sa « haute » conception de la démocratie, ait l’effet espéré sur l’électeur grec.

Une seconde manière d’analyser cette déclaration consiste à y voir la rupture d’un tabou absolu : on ne sort pas de la zone Euro ! Que n’a-t-on pas dit à ce sujet et quelles imbécillités n’ont été proférées en diverses occasions. A défaut d’un florilège exhaustif nous avons eu droit à « une sortie de l’Euro doublerait le poids de la dette française » (Nicolas Sakozy qui visiblement, tout avocat qu’il est, ignore le droit international et le fait qu’un titre émis en France est remboursable dans la monnaie de la France) ou encore « une dévaluation du Franc de 20% signifierait une hausse de 20% du prix du carburant à la pompe » (le prix mondial du pétrole à baissé de 50%, avez vous remarqué une baisse équivalente lors de vos arrêts à une station service ?) et enfin « une sortie de l’Euro provoquerait une hausse du chômage de 1,5 millions » (Institut Montaigne) alors que tout les calculs économiques montrent au contraire une forte amélioration de l’emploi dans les trois ans après une dissolution de la zone Euro et une dépréciation de 20% du Franc retrouvé[2]. La rupture de ce tabou par Mme Merkel elle-même a dû constituer un véritable choc pour les eurolâtres de tout poil, que ce soit à droite (Fillon) ou à « gauche ». On imagine les mines déconfites, les airs catastrophés, la panique rampante. On entend déjà les commentaires lumineux d’intelligence, comme ceux que produisaient l’inessorable Pierre Moscovici : « mais cela va donner raison au Front National »…Horresco referens. Bien sûr, il ne viendra à aucun de ces « grands esprits » l’idée que, justement, en dissolvant l’Euro dès aujourd’hui, à froid, on retirerait au Front National l’un de ses meilleurs arguments. Il est vrai que Jupiter, que les Grecs appellent Zeus, rend fou ceux qu’il veut perdre…Et Pierre Moscovici pourra revenir à sa cuvette (à 25 000 euros par mois néanmoins, elle est plaquée or) pour s’allonger sous le balai de Mme Merkel.

Il n’en reste pas moins qu’il faut comprendre les raisons qui ont pu conduire la Chancelière (qui contrairement à ce que l’on croit n’est pas la femme du Bougeoir) à rompre ce tabou. Est-ce parce qu’elle a compris que la zone Euro est morte en réalité ? Il n’y a plus d’intégration bancaire, contrairement à ce que l’on affirme, comme le démontrent deux auteurs, Anne-Laure Delatte et Vincent Bouvatier dans un papier installé sur le site VOX du CEPR[3]. Ou bien Mme Merkel sait-elle que derrière la Grèce se profile une crise d’une autre importance en Italie, qui pourrait être rapidement suivie de l’Espagne et de la France ? En bref, cette déclaration est-elle le produit d’une « fatigue » de l’assistance, et l’on sait que le problème grec est condamné à ressurgir de manière régulière au menu des Conseils Européens, ou d’une prise de conscience de l’accumulation des problèmes tant économiques que politiques qui vont rendre rapidement la zone Euro ingérable ? Il n’est pas impossible, en ce cas, que Mme Merkel, qui voudra éviter que le poids politique d’une rupture de la zone Euro ne retombe sur les épaules de l’Allemagne cherche dans une crise préparée l’occasion de procéder à une dissolution qu’elle pressent inévitable.

Il faut aussi évaluer l’impact d’une telle déclaration sur le gouvernement français. Comprend-il seulement qu’il a entre ses mains la dernière, la toute dernière, chance de reprendre la main ? Si dans notre gouvernement il y avait la lucidité et le courage qu’imposent les événements, il prendrait les devants et, au lieu de se condamner à une posture réactive il saisirait au bond l’opportunité que lui offre Mme Merkel et il proposerait une dissolution concertée de l’Euro. On doit craindre qu’enfermé dans un autisme tant politique qu’économique il n’en soit rien et que nous continuions à nous diriger vers la crise tels des aveugles dans un monde en plein tumulte.


[1] J. Bastian, « Is there (sustainable) growth in Greece? », publié le 19 novembre sur le Blog Macropolis, 14 novembre 2014, http://www.macropolis.gr/?i=portal.en.the-agora.1720

[2] On renvoie le lecteur à la brochure rédigée par Sapir J., Murer P. et Durand C., Les Scénarii d’une dissolution de l’Euro, Fondation ResPublica, Paris, septembre 2013.

[3] Vincent Bouvatier, Anne-Laure Delatte, Eurozone bank integration: EU versus non-EU banks,  14 décembre 2014, http://www.voxeu.org/article/eurozone-bank-integration-eu-versus-non-eu-banks


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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 14:49

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AUTRICHE
Initiative populaire pour le retrait de l’Union Européenne

Le 17 décembre 2014, l’«Initiative populaire pour le retrait de l’UE» a été déposée auprès des autorités compétentes autrichienne afin de demander une votation populaire pour le retrait de l’Autriche de l’Union européenne. Ci-dessous, nous vous transmettons les informations concernant les arguments officiels de cette initiative déposés auprès du Ministère autrichien de l’Intérieur, représentant une partie importante de la documentation exigée.

Exposé des motifs du dépôt :

En réalité, presque toutes les promesses faites avant l’adhésion à l’UE il y a 20 ans, ayant mené à son acceptation par les votants, ont été bafouées. Au lieu d’avoir favorisé une progression, on a assisté à une débâcle de l’Autriche dans presque tous les domaines: augmentation du chômage, accroissement des dettes de l’Etat, baisse du pouvoir d’achat pour la grande majorité des gens, hausse de la criminalité, disparition presque totale de la petite paysannerie et détérioration de l’environnement. Les décisions de l’UE sont dictées, selon l’avis de larges franges de la population, par les multinationales du nucléaire, de la technique génétique et de la chimie ainsi que par des chaînes commerciales internationales ne laissant aucune chance à un approvisionnement de proximité respectueux de la nature et garanti également en cas de crise.

 

La politique de paix est particulièrement menacée par notre adhésion à l’UE. Cette dernière bafoue systématiquement le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes représentant le fondement de la liberté et de la paix. La participation de l’Autriche aux sanctions contre la Russie est incompatible avec sa neutralité perpétuelle inscrite dans sa Constitution. Nous voulons une Autriche libre et neutre, qui ne soit pas une «colonie» de Bruxelles ou de Washington. Nous ne voulons en aucun cas être entraînés dans des conflits internationaux dont nous n’avons que faire et qui sont, militairement parlant, particulièrement dangereux pour la paix. Combattons le mal dès le début, sinon il pourrait être trop tard!


Les négociations secrètes menées depuis plusieurs années entre l’UE et les Etats-Unis/Canada pour créer un traité de libre-échange transatlantique (appelé TAFTA ou TTIP en anglais et PTCI en français) ne seraient pas valables pour nous si nous n’étions plus membres de l’UE. Il en irait de même pour les contributions nettes que l’Autriche doit payer en tant que membre de l’UE depuis 20 ans. L’Autriche ne reçoit en retour qu’une faible partie de ces 30 milliards de Schilling autrichiens qu’elle doit verser annuellement, ce retour étant taxé faussement d’«aides financières» part l’UE. En outre, l’Autriche n’est pas même autorisée à utiliser cet argent selon son bon vouloir. Il s’agit, en fait, d’une perte nette depuis 20 ans pour l’Autriche, contribuant ainsi à la réduction de la politique sociale et des prestations sociales de l’Etat en faveur de la population en général.


Le retrait de l’UE est garanti juridiquement par l’article 50 du «Traité sur l’Union européenne», précisant:


–    au § 1: «Tout Etat membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.»


–    au § 2: «L’Etat membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. A la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet Etat un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.»


–    au § 3: «Les traités cessent d’être applicables à l’Etat concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l’Etat membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai.»


Cet article de retrait de l’Union est expliqué en détail sur 13 pages dans le manuel juridique standard intitulé «Das Recht der Europäischen Union» rédigée par Grabitz/Hilf/Nettesheim (paru en 2014 aux Editions C.H.Beck oHG) dans le volume des commentaires no I rédigé par Dörr.


On y trouve entre autre ceci: «La fonction essentielle du nouvel article 50 est d’établir la clarté juridique. L’article 50, paragraphe 1, définit le droit au retrait en tant que droit d’option unilatéral de chaque Etat membre. L’analyse de cet article dans son intégralité, justifie le fait qu’il s’agit d’un droit formateur unilatéral. Il en apparaît clairement que l’accord de retrait à négocier n’a pas d’importance pour la validité du retrait, c’est-à-dire que le fondement juridique pour sortir de l’UE repose uniquement sur la déclaration de volonté unilatérale de l’Etat désirant se retirer. Cela correspond à la situation juridique selon le droit international (Rdnr. 13). Le texte du paragraphe 1 permet au membre désirant se retirer non seulement de ‹décider›, mais aussi d’agir en conséquence.»


Et le commentaire de Dörr de compléter: «L’exercice du droit de retrait ne dépend selon l’article 50 d’aucune condition préalable matérielle, il s’agit donc d’un droit de libre résiliation. L’Etat souhaitant le retrait n’est tenu en aucune façon de justifier sa décision, ni envers les organes de l’UE ni envers les autres Etats membres, aucune directive ne l’y contraint.»


Il n’est nulle part question d’obligation de paiement en cas de retrait, bien au contraire. L’Autriche aurait non seulement la possibilité d’économiser ses cotisations annuelles en tant que contributeur net, mais aussi toutes les contributions aux prétendus «plans de sauvetage de l’euro». L’Autriche économiserait donc les milliards de contribution pour le Mécanisme européen de stabilité (MES) ainsi que l’obligation de garantie exorbitante pour le Fonds européen de stabilité financière (FESF). L’Autriche pourrait de nouveau émettre sa propre monnaie, le Schilling, et mener une politique monétaire orientée en premier lieu vers le bien-être de l’économie nationale autrichienne.


Le Conseil national autrichien a absolument le droit de décider du retrait du pays de l’UE! Mais bien sûr qu’une telle décision doit être soumise au peuple ayant le dernier mot. Ainsi personne ne sera «écarté», car autant les partisans que les adversaires de l’UE pourront s’exprimer. Le motif de cette initiative populaire correspond donc à une volonté sincèrement démocratique à laquelle personne ne devrait faire barrage.


Dans l’ensemble, on cherche par ce retrait de la République autrichienne de l’Union européenne à éviter de plus amples dommages à la population. Une grande partie de la population considère l’UE comme un instrument de mise sous tutelle centraliste provoquant une paralysie liée à sa tendance dictatoriale n’offrant guère de perspective pour l’avenir. Des Etats indépendants de petite taille offrent de meilleures chances pour une économie durable et une manière de vie respectueuse de l’environnement, offrant également dans tous les domaines un avenir et de l’«air pour respirer» aux générations futures!


Inge Rauscher, responsable de l’initiative populaire pour le retrait de l’UE (EU-Austritts-Volksbegehrens)


(Traduction Horizons et débats)

repris par el diablo

le site de l'initiative [en allemand]

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 15:53

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Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Qui a confiance aujourd'hui en l'euro, en l'Union européenne ? Même les pays auxquels a été vendu le rêve européen n'y croient plus. Les pays baltes entrent dans l'Euro contre la volonté de leur population. Après la Lettonie en 2014, la Lituanie en 2015.

 

Ce 1er janvier 2015, la Lituanie est le 19ème pays à entrer dans l'euro. L'heure n'est plus à l'euphorie européenne mais au désenchantement de l'Europe. Les derniers sondages européens montrent que l'adhésion à l'euro ne cessent de reculer dans toute la zone euro.

 

Même la Lituanie n'y échappe pas. Selon un sondage réalisé conjointement par l'organisme de sondage américain Gallup et son partenaire local Baltijos Tyrimai (« Enquêtes baltes »), 49 % des Lituaniens désapprouvent l'entrée dans l'Euro alors que seuls 26 % l'approuvent.

Dans le détail, seuls 5 % des Lituaniens approuvent complètement la décision d'adopter l'euro et 21 % « tendent à l'approuver ». 25 % sont en total désaccord avec ce choix et 24 % « tendent à être en désaccord ». Enfin, 22 % ne semblent ni approuver ni désapprouver la décision.

Une majorité se dessine aussi dans la condamnation de la décision du gouvernement de ne pas organiser de référendum sur la question : 57 % pensent que le gouvernement a eu tort de ne pas en organiser un, alors que 32 % pensent que c'était la bonne décision.

Enfin, les chiffres sont encore plus tranchés quand on demande les Lituaniens si ils ont confiance dans les bénéfices de la transition de la monnaie nationale (litas) à l'euro. 64 % ne sont pas confiants (dont 27 % « pas du tout confiants »), 4 % sont très confiants, 23 % « plutôt confiants ».

 

L'analyse sociologique des résultats concernant le « Non » à l'entrée dans l'euro révèlent que le « Non » est majoritaire chez le tiers des ménages les plus pauvres qui vit avec moins de 400 € par mois : c'est le cas de 63 % de ses ménages tandis qu'ils ne sont que 14 % à l'approuver.

Rappelons qu'en Lituanie, le salaire moyen est à peu près à 500 € par mois et que le salaire minimum est fixé à 290 € par mois.

Le désenchantement domine depuis que les « Tigres baltiques » se sont révélés des tigres de papier, l'entrée dans l'Europe et le mirage de l'adhésion à l'euro un prétexte à l'adoption de mesures d'austérité parmi les plus drastiques du continent.

Saignée par une perte démographique de 700 000 habitants depuis la chute de l'URSS (1/5 ème de sa population!), minée par la gangrène de la fraude fiscale et du marché parallèle, la Lituanie reste un paradis fiscal légal pour les entreprises avec un taux d'impôt sur les sociétés de 15 %. C'est le double en France.

Dans le même temps, après la récession record de 15 % en 2009, c'est aux Lituaniens qu'on a demandé de faire des sacrifices : baisse des salaires des fonctionnaires (entre 5 et 50 %), dégraissage des effectifs de la fonction publique (jusqu'à 20 % dans certains ministères), une baisse des pensions de 5 à 10 % ainsi qu'une baisse moyenne des salaires de 20 % dans le secteur privé.

 

Bienvenue aux Lituaniens sans illusions dans l'Euro, ce second cercle de l'enfer européen. Ils ont déjà abandonné toute espérance à leur entrée dans le premier. A eux de trouver la force de se joindre à la lutte de leurs frères européens pour sortir de cette machine infernale.

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 15:01

BRN-titre

« Fermez votre gueule, Mme Merkel ! ». On ne chipotera pas Jean-Luc Mélenchon sur l’élégance de son « gazouilli », en allemand dans le texte, émis le 7 décembre sur le réseau Twitter. Pas plus qu’on ne rappellera quelle fut son indignation lorsqu’en novembre 2011, Arnaud Montebourg accusa la chancelière de mener « une politique à la Bismarck ». Le dirigeant du Front de gauche s’indigna alors de ce propos, arguant que « l’amitié franco-allemande est un devoir pour la paix et pour la construction européenne ».

 

Quoiqu’il en soit, on lui donnera volontiers acte du rôle particulier d’Angela Merkel en faveur de l’austérité bruxelloise. Mais l’eurodéputé a éprouvé le besoin d’ajouter : « la France est libre ! ». Hélas non, Jean-Luc, la France n’est pas libre : elle est membre de l’Union européenne. Elle est engagée par des traités juridiquement contraignants, signés par les gouvernements successifs, aux termes desquels elle s’interdit explicitement de mener une politique indépendante, et accepte de se soumettre au verdict des décisions communautaires. Ce carcan s’est encore resserré avec la mise en place de la gouvernance économique définie par des textes poétiquement dénommés 2-Pack, 6-Pack, TSCG, et quelques autres.

 

La Commission européenne, dans son rapport sur les « déséquilibres économiques » publié le 11 décembre, a enjoint à la France de diminuer sa dette et sa « pression fiscale », de restaurer l’équilibre de sa balance commerciale et sa « compétitivité », et d’accélérer les « réformes structurelles » (c’est l’objet du projet Macron). En outre, le nouvel exécutif européen, sous la houlette de Jean-Claude Juncker, projette, dans son programme de travail pour 2015, de renforcer la pression sur les Etats à travers « de nouvelles étapes de souveraineté partagée vers un gouvernement économique ».

 

Car à Bruxelles, on entend bien surveiller les politiques économiques et sociales dans leur ensemble, et pas seulement les déficits budgétaires. Ceux-ci restent cependant au cœur de la répression européenne, comme en témoigne le nouveau cycle de « négociations » entre la Commission et Bercy. Déjà, en octobre, Paris n’avait échappé à un veto préliminaire sur le budget 2015 qu’en affichant in extremis 3,6 milliards d’« économies » supplémentaires. Rebelote fin novembre, où les ministres de la zone euro ont octroyé un sursis de trois mois à la France pour trouver en urgence des coupes « additionnelles ». Un pays libre ?

 

La France n’est pas libre, pas plus que l’Italie, dont le premier ministre (social-démocrate) accélère les réformes structurelles, par exemple celle généralisant les contrats de travail à droits variables, au point de provoquer une grève générale le 12 décembre. La France n’est pas libre, pas plus que l’Irlande, dont le gouvernement (libéral) tente de revenir sur la gratuité de l’eau, provoquant d’importantes manifestations de la part d’un peuple qui sait ce qu’austérité européenne veut dire. La France n’est pas libre, pas plus que la Belgique, dont le cabinet (de droite) entend accélérer les « économies », ce qui a entraîné une mobilisation historique du monde du travail le 15 décembre, probablement pas sans lendemains.

   

La France n’est pas libre, pas plus que la Grèce, dont le chef du gouvernement a avancé la date de l’élection du chef de l’Etat, espérant ainsi négocier plus à l’aise avec Bruxelles pendant les deux mois qui viennent de lui être accordés par l’UE pour « adapter » le budget voté par le Parlement. Et la président de la Commission européenne n’a pas hésité à prendre parti, en cas d’élections législatives anticipées, pour les forces politiques « qui comprennent la nécessité du processus d’intégration européenne ».

 

Bref, aucun pays n’est plus libre depuis que leurs dirigeants respectifs se sont en quelque sorte ligués contre leurs propres peuples afin de retirer à ceux-ci, étape après étape, la liberté de décider de leur avenir hors d’un cadre contraint.

 

La France n’est plus libre. Ou plutôt : elle ne l’est pas encore.

 

Pierre LÉVY


source: BRN

repris par EL DIABLO

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 14:55

Par Jacques Cotta, journaliste et réalisateur de documentaires, texte diffusé par le M’PEP avec l’autorisation de l’auteur.

Le 2 janvier 2015.

Gauche et gauche de la gauche dans une impasse mortifère.

Deux évènements qui viennent de se dérouler ces derniers jours ne seraient qu’anecdotiques s’ils n’annonçaient une année 2015 d’enfer pour les peuples d’Europe, et singulièrement pour le peuple français. Le premier est la mise en garde menaçante à l’encontre des Etats du Sud, l’Espagne, l’Italie, la Grèce, le Portugal notamment, et la France, de la part de Pierre Moscovici, l’ex-ministre de François Hollande recasé à la Commission européenne. Endossant le costume de socialiste père fouettard qui décidément sied si bien à la fonction de commissaire européen, l’ancien ministre hollandien a stigmatisé tout retard dans la mise en musique de la politique préconisée par Bruxelles, et menacé les Etats de « lourdes sanctions financières (…) si au mois de mars 2015 les objectifs n’étaient pas atteints ». Le second s’est déroulé sur un plateau de télévision. Face aux représentants de ceux qui se définissent comme « la gauche de la gauche »- Jean-Luc Mélenchon, Cécile Duflot, et Benoit Hamon dont l’attelage est pour le moins étrange - c’est une député européenne allemande, véritable clone d’Angela Merkel, qui est venue « rappeler les Français à leurs responsabilités » et indiquer en substance que « l’Allemagne ne tolérerait pas de nouveaux retards dans la chasse aux déficits et la mise en application d’une politique d’austérité rigoureuse ». Le tout appuyé sur un programme établi à l’écart des regards encombrants.

« Oui mais… » Ont répondu chacun à leur manière les trois invités sur le plateau.

« Vous avez signé les traités, maintenant il faut les appliquer ! Ce sont les exigences de l’Union européenne… » a conclu madame Merkel-bis.

Les exigences de l’Union européenne

Ce tir tendu aurait bien peu d’importance s’il ne venait appuyer des décisions qui ont été prises à Bruxelles sans aucune publicité. Les intitulés font figure de tarte à la crème, mais leur rappel donne une idée de l’ampleur du chantier auquel le gouvernement de François Hollande et Manuel Valls compte s’attaquer en obtempérant aux desiderata allemands et bruxellois.

Le coût du travail d’abord. Malgré « le pacte de stabilité » et les dizaines de milliards d’euros accordés au patronat en échange de création d’emplois que tous s’accordent aujourd’hui à reconnaître bien illusoires, il faut plus. Sentant la période de Noël propice aux cadeaux redoublés, Pierre Gattaz et le Medef ont d’ailleurs décidé de mettre leurs pas dans ceux de l’Union européenne qui demande à nouveau de « réduire les cotisations sociales patronales en allant au-delà du CICE », notamment pour ce qui concerne « les plus bas salaires ».

Les allocations chômage ensuite. Il s’agit de revoir les accords de maintien dans l’emploi en vue « d’accroître leur utilisation par les entreprises en difficulté ». La chanson est la même que celle qui depuis des mois est fredonnée sur « la baisse des charges ». Il s’agirait de « réformer le système d’assurance-chômage afin qu’il encourage le retour à l’emploi ».

Les dépenses de santé aussi. Il faudrait « diminuer » les dépenses publiques dans le secteur des « soins de santé, y compris dans le domaine pharmaceutique ».

Les retraites également. Là encore même chanson, même refrain. Il s’agirait de « prendre les mesures nécessaires » pour « ramener durablement le système des retraites à l’équilibre d’ici 2020 », cela « dans tous les régimes, en se concentrant notamment sur les régimes spéciaux et complémentaires existants  ».

Les collectivités locales ne sont pas oubliées. Au nom des « doublons administratifs », aller vers « une fusion de collectivités » et « rationaliser les dépenses tout en réduisant les dotations octroyées par l’Etat  ».

Les professions réglementées enfin. Il faudrait ainsi « supprimer les restrictions à l’accès aux professions réglementées » et « réduire les contraintes réglementaires dans le secteur du commerce » ce qui donne un certain relief au débat sur l’ouverture des boutiques le dimanche notamment…

Et la concurrence évidemment. Les tarifs réglementés du gaz et de l’électricité sont l’objet de toutes les inquiétudes au nom « d’une concurrence libre et non faussée ». De même le transport intérieur des passagers dont « le marché devrait être ouvert  ».

En un mot, l’Union européenne rappelle les Etats à l’ordre pour la mise en œuvre de la politique de déréglementation généralisée qui doit mettre à bas ce qui reste des acquis sociaux obtenus dans des mouvements historiques, les grandes grèves de 1936 ou la situation de double pouvoir installée dans le pays au sortir de la guerre en 1945-1947. L’obstination de l’U.E. est totale dans cette volonté de faire payer aux peuples la dette et les déficits organisés par le capitalisme dont les dernières crises – celle des subprimes en 2008 - sont le point de départ des problèmes actuels. En France comme dans les autres pays, le bond du déficit vient en effet des années 2008 et 2009 avec les centaines de milliards injectés dans le système bancaire, les plans de relance et la baisse des recettes fiscales consécutives à la crise. Ainsi, pour la zone euro dans son ensemble, le déficit qui n’était que de -0,7% du PIB en 2007 est passé à -6,3% en 2009. Pour les pays de l’OCDE, de -1,3% en 2007, le déficit est de -8,2% en 2009. Mais il y a plus. Certains pays saignés par des plans de rigueurs tels l’Irlande ou l’Espagne étaient en 2007 en excédent. Pour la France, les déficits s’élevaient à -2,3% en 2007 pour passer à -7,1 en 2010 (1).

Les conséquences

Ces recommandations impératives de l’Union européenne à tous les Etats ont déjà été partiellement mises en œuvre dans un pays test de l’Union, la Grèce, qui a joué malgré elle le rôle de cobaye permettant de déterminer le seuil de tolérance du peuple à des mesures qui mettent directement sa survie en danger.

Sur toutes les questions la Troïka – c’est-à-dire l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international - a œuvré au nom de la dette et des déficits, dès le lendemain de la crise des subprimes. Les conséquences ont été radicales dans tous les secteurs vitaux pour la population. Pour les salaires et l’emploi, la précarisation est devenue un luxe tellement les emplois ont été par centaines de milliers supprimés. Pour les jeunes le taux de chômage a explosé. Pour les vieux, les retraites ont été amputées au point de jeter dans la mendicité et dans l’indigence des centaines de milliers de Grecs qui jusque-là étaient épargnés. Les suicides à répétition sont venus rappeler cette terrible réalité. Pour les chômeurs les allocations ont été supprimées. Pour la santé, ce sont des associations caritatives ou Médecins du Monde qui ont été contraintes de venir prendre la place de services qui ont été fermés. Les collectivités ont vu leur budget réduits, certaines étant contraintes de se déclarer en faillite, c’est-à-dire de tout arrêter, du jour au lendemain, se trouvant dans l’incapacité d’honorer le moindre engagement financier.

Ce sont les peuples qui paient, pendant qu’à l’autre bout de la société l’enrichissement se poursuit, la richesse étant captée par une petite minorité. La Grèce encore et toujours avec l’arrogance des grands armateurs (dont l’exonération d’impôt est inscrite dans la constitution, comme l’est d’ailleurs celle dont jouit l’Eglise orthodoxe) qui ont accumulé leur richesse dans la dernière période comme jamais ils n’avaient pu le réaliser, proportionnellement à la pauvreté qui s’est répandue dans toute la société.

Sur toutes ces questions vitales, l’Europe sous le coup de l’Union européenne doit devenir la Grèce. C’est une véritable déclaration de guerre contre notre pacte social qui est ainsi proclamée. Quelques piliers permettent encore de limiter les dégâts du capitalisme intégral qui est en train de poser ses exigences. Mais c’est au détriment des profits qui peuvent encore être tirés, et c’est précisément cela que le système et l’oligarchie qui est à la tête des institutions ne tolèrent pas. Sécurité sociale, enseignement, retraites, santé, services publics dans leur ensemble, collectivités, communes et départements, démocratie, république, voilà les enjeux essentiels de la période qui est devant nous.

De la gauche…

C’est dans ce contexte que les positions méritent d’être appréciées. La gauche poursuit dans une voie suicidaire pour elle-même – ce qui en soi n’est pas d’une grande gravité - mais surtout pour le pays et le peuple.

Le gouvernement qui représente une part importante de la gauche - avec le Parti socialiste et jusqu’à il y a peu les Verts - se révèle être le premier parti en France à défendre les intérêts du capital financier contre ceux du travail. Les discours passés ne peuvent en effet faire oublier la réalité. François Hollande qui déclarait pour se faire élire « mon ennemi est la finance » dans son meeting du Bourget a promu « le socialisme de l’offre » au nom du réalisme, lorsque son Premier ministre Manuel Valls s’est fait l’adepte numéro 1 de l’entreprise dans le pays. Le « pacte de stabilité » élaboré par Emmanuel Macron lorsqu’il était un des conseillers de François Hollande à l’Elysée est aujourd’hui mis en œuvre par Emmanuel Macron devenu ministre. Les critiques médiatiques faites au MEDEF qui « ne respecte pas ses engagements en terme de création d’emplois » ne peuvent donner le change. D’ailleurs au gouvernement chacun dissipe vite le doute. Le pacte de stabilité a été voté, et il sera appliqué ! Pierre Gattaz est rassuré, au point d’ailleurs d’en demander toujours plus…

A première vue, il est étonnant de voir le Parti socialiste continuer dans une voie qui le mène sur les traces du Pasok en Grèce, ou encore de la gauche italienne. Les prochaines élections risquent bien d’être absolument impitoyables pour un parti et un gouvernement qui fait des directives de l’Union européennes l’alpha et l’oméga de sa politique. Le Parti socialiste voit le nombre de ses adhérents fondre au fur et à mesure de ses défaites électorales. Les projections qui doivent certes être prises avec précaution mais qui méritent une certaine considération donnent en cas d’élections législatives une cinquantaine de sièges à la gauche, soit une perte de plus de 200 circonscriptions. Un rejet à la hauteur de celui qui frappe la politique de l’UE et les institutions européennes.

Au sein du Parti socialiste, les « frondeurs » veulent faire acte de résistance. Mais pour cela ils se contentent de s’abstenir sur les textes-clés au prétexte qu’il ne faudrait pas permettre le renversement du gouvernement… de gauche. Débat fou enfermé dans la camisole des sigles. Car que signifie « gouvernement de gauche » lorsque le gouvernement concerné mène à vitesse accélérée la politique la plus réactionnaire qui soit, celle dont rêvait Nicolas Sarkozy lorsqu’il était au pouvoir et qu’il était incapable d’appliquer. On voudrait nous faire croire que la question est tactique. En réalité elle est politique. C’est le refus de rompre avec l’Union européenne, cette construction politique qui n’a rien à voir avec l’Europe mais qui est au service exclusif du capital intégral contre les peuples et les nations, qui explique cette position absurde des « frondeurs » qui restent à la remorque d’un gouvernement et d’une politique qu’ils ont beau jeu de critiquer. Certains vont même jusqu’à s’assigner l’objectif de « sauver le quinquennat ». Absurdité, quand tu nous tiens…

Leur sort aussi est noué car qui peut croire que l’électorat demain fera la différence entre le socialiste actif qui revendique le pacte Macron et le socialiste « critique » qui aura dans la douleur permis la mise en pratique de la politique gouvernementale. A tergiverser, ceux-là aussi seront balayés, comme les autres…

… A la gauche de la gauche, quelle réalité ?

La gauche de la gauche se présente comme une alternative mais qu’en est-il en réalité ? France 2 (2) nous a présenté un curieux attelage. Quoi de commun en effet entre Jean-Luc Mélenchon du « Front de gauche » qui se veut « eurosceptique », Cécile Duflot des « Verts » qui se revendique « europhile » et Benoit Hamon des « frondeurs socialistes » ou encore « eurocritique » ? Différence de forme indiscutablement. Différence de fond aussi sur les mois qui viennent, le troisième à l’inverse des deux autres conditionnant toute initiative à une fidélité réaffirmée au Parti socialiste, au gouvernement et au Premier ministre. Ainsi les deux premiers semblent se distinguer du troisième par un discours « plus à gauche ». Mais que valent les apparences ?

Au risque de choquer, ne faut-il pas reconnaître que des trois, celui qui exprime une logique certes mortifère, mais implacable, est bien le troisième. Car ils ont ensemble un point commun. Aucun ne tire le bilan collectif qui d’ailleurs mettrait en cause son propre bilan personnel au point de conclure à la nécessité de rompre avec l’Union européenne, la Banque centrale et l’euro. Dès lors au risque de déplaire, ne faut-il pas reconnaître que mise à part la forme, tous demeurent dans le cadre politique qui est celui du pacte de stabilité, d’Emmanuel Macron, de Valls et Hollande, le cadre que fixe l’U.E. au nom de laquelle le « socialiste » Pierre Moscovici nous rappelle à l’ordre. La réalité politique nous indique qu’il n’y a pas d’espace pour une Union européenne différente. L’amalgame entre Union européenne et Europe relève être une escroquerie. La première est une construction au service du capital financier, la seconde est faite de Nations que l’U.E. veut détruire et de peuples qu’elle désire assujettir. L’acceptation de l’U.E. ne peut donner aucune crédibilité aux propositions qu’il est même dès lors difficile d’entendre. La « révolution écologique », la réorganisation de notre avenir autour de « l’économie marine » apparaissent comme des gadgets dès lors que le discours n’est pas préfacé par les conditions politiques nécessaires à toute autre orientation, c’est-à-dire à la sortie de l’U.E. et de l’euro.

Ce cadre commun que constituent l’UE et l’euro à la gauche et la gauche de la gauche, qu’elle soit plus ou moins critique, ouvre un boulevard au discours radical et démagogique de Marine Le Pen. En ne se réappropriant pas la Nation, la Patrie, le Peuple, la gauche sous toutes ses variantes déroule un véritable tapis sous les pieds de l’extrême droite qui sait se saisir des vraies questions pour apporter ses réponses xénophobes et dévoyer les couches sociales les plus faibles du combat uni pour la défense des intérêts du travail contre le capital.

La période est à une remise en cause généralisée qui passe par la destruction des Nations et des Etats. Avec l’U.E. se prépare dans les discussions secrètes engagées avec les Etats-Unis le traité transatlantique qui devrait généraliser à tous les secteurs la domination du privé, la liquidation des Nations et des Etats, la liquidation du public. Privatisations dans tous les domaines, négation de la démocratie, liquidation des droits sociaux, militarisation de la répression sociale… L’issue peut-elle faire l’économie de la reconquête de notre quintuple souveraineté, la monétaire confisquée par la BCE et l’euro, la politique interdite par l’UE, la militaire entravée par l’OTAN, l’économique qui passe par l’établissement de barrières douanières lorsque nécessaire, la financière enfin qui nécessite l’abrogation de la loi Pompidou-Rothschild de 1973 qui livre l’Etat français aux marchés privés…

Que vaut alors toute proposition qui fait l’économie des conditions préalables à une politique différente ? Qui ne pose pas comme point de départ la nécessaire rupture avec l’UE, la BCE, l’OTAN et l’ensemble des structures supranationales qui interdisent aux peuples d’exercer leur droit à disposer d’eux-mêmes et qui nous mènent collectivement à la catastrophe annoncée…

(1)- Ces chiffres sont issus d’études de l’OCDE et pour la France des comptes nationaux et de l’INSEE.
(2)- Des paroles et des actes du jeudi 4 décembre 2014.

Jacques Cotta
Le 7 décembre 2014

Texte initialement publié par La Sociale :

http://la-sociale.viabloga.com/news/l-union-europeenne-plus-que-jamais-en-sortir-ou-en-mourir

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 09:19

 

Quand le nouvel Obs découvre l'existence d'une extrême-droite ukrainienne très active et belliciste, menée par Pravy Sector et Svoboda, mais ne prend pas position ... ( à propos de Bandera :" personnage controversé", "héros national", " alors que d'autres l'accusent d'avoir collaboré avec les nazis"...).  On attend les reportages sur les victimes des néo-nazis ukrainiens.

 

Des milliers de supporters de l'extrême droite ukrainienne défilent avec des flambeaux à Kiev le 1er janvier 2015 pour commémorer un chef de file des nationalistes Stepan Bandera (c) Afp Des milliers de supporters de l'extrême droite ukrainienne défilent avec des flambeaux à Kiev le 1er janvier 2015 pour commémorer un chef de file des nationalistes Stepan Bandera (c) Afp

 


 

Kiev (AFP) - Plusieurs milliers de supporters de l'extrême droite ukrainienne ont défilé avec des flambeaux jeudi soir à Kiev pour commémorer un chef de file des nationalistes ukrainiens Stepan Bandera, dénoncé comme collaborateur nazi par Moscou et les rebelles prorusses de l'est de l'Ukraine.

Les manifestants, réunis à l'appel des partis d'extrême droite Svoboda et Pravy Sektor, mais aussi des combattants du régiment Azov composé de volontaires nationalistes, ont marché dans le centre-ville jusqu'au Maïdan, la place centrale de Kiev et haut lieu des protestations qui ont conduit au renversement en février 2014 du président prorusse Viktor Ianoukovitch.

"Gloire à l'Ukraine! Gloire aux héros! Gloire à la Nation! Mort aux ennemis! La Russie est la prison des peuples", scandaient les manifestants brandissant des drapeaux nationaux bleu et jaune, nationalistes rouge et noir et un grand portrait de Stepan Bandera, né il y a 106 ans.

Bandera, un des dirigeants nationalistes ukrainiens dans les années 1930-1950, reste un personnage controversé en Ukraine où beaucoup le considèrent comme un héros national et symbole de la lutte pour l'indépendance de cette ex-république soviétique et partie de l'Empire russe alors que d'autres l'accusent d'avoir collaboré avec les nazis.

"Bandera a donné sa vie pour l'Ukraine (...) On essaie de dénigrer son nom en l'accusant d'avoir collaboré avec les nazis", a déclaré à l'AFP Kvazar, un des manifestants et combattant volontaire se présentant par son nom de guerre.

"Le Kremlin a peur de Bandera car il symbolise l'idée d'une indépendance totale de l'Ukraine" vis-à-vis de la Russie, a renchéri Lidia Ouchiï.

Stepan Bandera était le chef idéologique des combattants antisoviétiques, qui ont affronté l'Armée rouge et massacré des Polonais dans l'ouest de l'Ukraine. Une partie du mouvement nationaliste ukrainien avait collaboré avec les nazis avant de combattre contre eux.

Bandera, dont deux frères ont été tués à Auschwitz en 1942, avait lui-même été emprisonné de 1941 à 1944 dans un camp de concentration nazi après avoir tenté de mettre en place un gouvernement ukrainien indépendant lors de l'occupation nazie de l'Ukraine, alors partie de l'URSS.

Empoisonné par un agent du KGB en 1959 à Munich, il est abhorré en Russie. Le président Vladimir Poutine avait d'ailleurs désigné en mars le gouvernement ukrainien ayant succédé au régime de Ianoukovitch comme "des héritiers idéologiques de Bandera, le complice d'Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale".

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 08:57

Lu sur El Diablo

grece-soldats.jpg

Communiqué d'ATTAC France  le 29 décembre 2014

Suite à l’échec de l’élection présidentielle grecque, des législatives anticipées se tiendront le 25 janvier. Au moment où la Belgique se rebelle et où la Grèce se rapproche d’une rupture avec les politiques d’austérité imposées par l’Union européenne, cette dernière doit immédiatement cesser toute pression et toute intervention dans le débat politique grec. Les dirigeants français, allemands et européens doivent laisser le peuple grec libre de voter et de choisir d’autres voies.

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Alors que va s’ouvrir la campagne des élections législatives anticipées en Grèce, les marchés financiers et les dirigeants politiques européens, inquiets d’une possible victoire de Syriza, commencent à intensifier leur chantage sur le peuple grec.


Les taux d’intérêt sur la dette grecque grimpent à nouveau, manifestant la défiance des banquiers face au programme anti-austérité de Syriza. Jean-Claude Juncker, président de la Commission, a déclaré sa « préférence de voir des visages familiers » après les élections, soutenant ouvertement Antonis Samaras, actuel premier ministre, co-auteur avec la Troïka d’une politique de dévastation de la Grèce. Le commissaire européen Pierre Moscovici a lui aussi été dépêché à Athènes pour soutenir les « réformes structurelles » qui ont appauvri le peuple et détruit ses droits sociaux fondamentaux. Il s’est permis d’intervenir dans le débat électoral grec en avertissant que « l’idée d’envisager de ne pas rembourser une dette énorme est suicidaire ». Déjà lors des élections législatives grecques en 2012, François Hollande avait pesé en faveur de la droite par une intervention très remarquée à la télévision grecque.


Depuis 2010, le peuple grec a résisté aux cruelles politiques d’austérité en organisant des mobilisations sociales de très grande ampleur et en s’engageant dans des pratiques démocratiques nouvelles face à la crise d’un système politique corrompu. « Ne laisser personne seul face à la crise ! », tel est le slogan des mouvements de solidarité en Grèce.


MM. Juncker et Moscovici, vous ne pouvez pas continuer à imposer vos politiques qui détruisent la société. L’espoir d’une Europe sociale, solidaire et démocratique peut naître et se développer dans le pays qui a inventé la démocratie il y a vingt six siècles. Les Grecs ont le droit de décider eux-mêmes de leur avenir, sans menace ou pression de quiconque. Ils ont le droit de proposer de nouvelles expériences politiques aux autres peuples de l’Union européenne, pour enfin envisager une réelle union des peuples européens. Nous ne laisserons pas le peuple grec seul face au chantage de la finance et de ses serviteurs politiques, de la Commission européenne ou de notre gouvernement. Les mobilisations sociales qui se développent en Belgique, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Slovénie et ailleurs, montrent que le peuple grec n’est pas seul en Europe à vouloir prendre un autre chemin. Soyons tous et toutes solidaires du peuple grec !

 

source : FRANCE ATTAC

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