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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 09:35

 |  sur La Tribune - Extraits.

Mariano Rajoy embarassé par une lettre envoyé à Bruxelles.

Mariano Rajoy embarassé par une lettre envoyé à Bruxelles. (Crédits : JUAN MEDINA)

En pleine campagne électorale, la presse espagnole publie une lettre du chef de gouvernement à Jean-Claude Juncker qui promet de nouvelles coupes budgétaires. Des révélations gênantes.

C'est un coup de tonnerre dans la nouvelle campagne électorale espagnole. Ce mardi 24 mai,  le quotidien madrilène El País a rendu public une lettre de l'actuel président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Dans cette lettre, datée du 5 mai dernier, le locataire de la Moncloa se dit « disposé, une fois qu'il y aura un nouveau gouvernement, à prendre de nouvelles mesures budgétaires dans la seconde moitié de l'année. »

Levée de bouclier

Cette lettre a déclenché une levée de bouclier de la plupart des partis qui s'opposent dans la campagne au Parti populaire (PP), du chef du gouvernement sortant. Le secrétaire général du parti socialiste (PSOE), Pedro Sánchez, a accusé Mariano Rajoy de « mentir sans pudeur ». A Ciudadanos, parti de centre-droit, on lui reproche de « s'engager vis-à-vis de Bruxelles sans savoir s'il gouvernera ». Enfin, Unidos Podemos, l'alliance de la gauche radicale regroupant Podemos, ses alliés régionaux, les Communistes et les Verts, évoque, par la voix de la députée européenne Marina Albiol un « programme occulte du PP ».

Mise en danger du programme du PP

Il est vrai que la publication de cette lettre met en danger l'essentiel du programme économique du PP et de Mariano Rajoy. Ce dernier promet en effet certes de respecter la trajectoire fixée par la Commission, mais il promet de se limiter aux 4 milliards d'euros d'économies prévues cette année et de baisser les impôts ensuite pour dynamiser la croissance. Compte tenu du niveau du déficit public en Espagne, 5,1 % du PIB à la fin de l'année 2015, beaucoup d'observateurs se sont inquiétés des incohérences de ce programme, mais le PP a toujours rétorqué que ce programme était réaliste. Avec cette carte, il semble que Mariano Rajoy soit d'ores et déjà prêts à écorner ces promesses au nom de la trajectoire budgétaire et du respect des engagements européens.

Bienveillance ciblée ?

Faut-il voir un lien entre cette missive et la décision de la Commission européenne, mercredi 18 mai, de ne pas engager de procédure de sanctions à l'égard de Madrid et de Lisbonne ?  Selon le quotidien El Mundo du 20 mai, citant des sources gouvernementales espagnoles, l'Allemagne, Jean-Claude Juncker et les Conservateurs européens auraient été des partisans déterminants de la mansuétude de Bruxelles.

[...]

Un problème de méthode

Reste que la publication de la lettre pose un problème également. Sur la méthode, d'abord. Cette « lettre secrète » sur des mesures supplémentaires qui pourraient s'élever à 12 milliards d'euros n'est pas un détail. Tout se passe comme si, avec la bénédiction de la Commission - habituellement si prompte à dénoncer le procédé - le chef du gouvernement voulait se dissimuler derrière le prétexte d'une décision « d'en haut », autrement dit de Bruxelles, s'imposant à l'Espagne et le forçant à imposer une nouvelle cure d'austérité, une fois le scrutin passé.

Pourquoi Mariano Rajoy est-il si sûr de lui ?

Cette lettre pose un autre problème : celui d'un Mariano Rajoy sûr de rester au pouvoir, lui ou un membre du PP pour lequel il peut s'engager, après les élections du 26 juin. L'explication en est simple : comme Pedro Sánchez a échoué à allier autour du PSOE Ciudadanos et Podemos, le PP se considère, dans le cas d'une stabilisation des forces politiques, incontournable pour constituer un futur gouvernement. Dans le cadre des négociations, il suffira de faire du respect de la trajectoire dressée par Bruxelles une condition de l'alliance pour, in fine, après la revue de la Commission en juillet, imposer aux alliés, sans doute Ciudadanos, voire le PSOE, les « nouvelles mesures ». Dans ce cas, Mariano Rajoy ne s'est pas engagé que pour le PP mais pour ses futurs alliés...

Blocage politique

Cette publication peut profiter in fine à Unidos Podemos ... [...]

Lire l'intégralité sur http://Espagne – En pleine campagne électorale : «Lettre secrète » de Mariano Rajoy à Bruxelles – Le candidat du PP promet 12 milliards d'euros d'économies supplémentaires– Or ces économies ne se trouvent nullement dans son programme ...

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 17:09
Mais où est passée la CES ?
samedi 28 mai 2016
par  Charles Hoareau sur Rouge Midi
 

 

L’avez-vous vue ?
Existe-t-elle toujours ?
A-t-elle été dissoute à l’insu de notre plein gré ?
La grande Confédération Européenne des Syndicats est tellement muette sur le mouvement social en France qui dure depuis le mois de mars qu’on avait fini par croire qu’elle avait disparu.
Mais non !

Elle existe bien toujours et renseignements pris en allant sur son site on apprend qu’elle se préoccupe en ce moment du travail non déclaré qui est « est une initiative attendue depuis longtemps par les employeurs respectueux de la loi » évidemment si des employeurs sont respectueux de la loi il est urgent d’agir avec eux…

En parcourant le site on apprend pêle-mêle qu’elle se préoccupe en ce moment des nanomatériaux, qu’elle demande à l’UE plus de « compassion » (sic !) sur la question des réfugiés, que sur la question des travailleurs détachés elle soutient « les employeurs honnêtes » et qu’enfin elle s’oppose (avec le syndicat américain AFL-CIO et la CTC canadienne) à ce que la Chine puisse intégrer le marché mondial « tant que celle-ci maintient le niveau actuel d’intervention de l’état dans son économie et de soutien étatique à ses entreprises globales »….

Mais sur la loi travail rien…ce doit être cela la modernité syndicale, ne pas s’attarder sur des mouvements « minoritaires » et se préoccuper des grandes questions entre gens responsables.

Rien à voir avec la « ringarde » FSM (Fédération Syndicale Mondiale), comme disent certains, qui depuis son site exprime sa « pleine solidarité avec tous les travailleurs en France, qui se battent contre la loi « travail » du gouvernement social-démocrate de F. Hollande », relaie les messages de soutien du monde entier qu’elle suscite (les derniers en provenance des travailleurs du pétrole de Petrobras au Brésil et du PAME de Grèce) et pire soutient les blocages ce qui est pourtant illégal puisque Valls le dit !

Je ne sais pas vous mais tout compte fait j’ai choisi mon camp syndical…

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 13:27

Publié le 23 mai 2016 sur le blog d'Action Communiste

Les salariés belges sont opprimés par les mêmes exploiteurs que le peuple français : le patronat européen et le capitalisme mondialisé

Les salariés français et belges sont sous la coupe de la même tyrannie : celle de l'Union Européenne et de sa politique en faveur de la "concurrence libre et non faussée" ...

 

Pour les salariés Belges voici aussi, une "réforme structurelle du marché du travail", connue maintenant sous le nom de "Loi Peeters".  Elle répond exactement aux recommandations de la commission européenne et à ses injonctions très libérales en faveur du tout profit et du capitalisme mondialisé et spéculatif.

Pourtant le Parti du Travail de Belgique, dont nous saluons la combativité,  ne mentionne à aucun moment la Commission européenne.

 

Retraites, code du travail, sécurité sociale, transports et énergie, santé, ils veulent tout nous prendre !

En France, en Belgique, dans tous les pays de l'UE, les peuples  sont soumis aux réformes libérales pour le tout profit, voulues par le patronat européen avec l'appui des gouvernements sociaux-démocrates et conservateurs.  Il est temps que les salariés, les ouvriers, le prolétariat moderne, renouent avec les luttes solidaires et internationalistes désignant les ennemis communs : le capitalisme mondialisé et la dictature supranationale de l'Union Européenne.  Et s'opposent ensemble aux recommandations européennes qui, entre autres, renforcent la précarité, la baisse du pouvoir d'achat, remettent en cause le droit à la retraite et à la sécurité sociale, mettent à bas les services publics ...

Les salariés des transports et de l'énergie ont eux aussi leurs revendications spécifiques communes : notamment, l'arrêt des privatisations et des investissements spéculatifs au détriment des intérêts des salariés et des usagers.

 

TAFTA, CETA, TISA, APE ... ces accords de libre échange sont négociés dans notre dos et sur notre dos par la Commission. 

Si ces traités sont signés, la Commission nous demandera pire encore que la Loi Travail !

Chacun, dans notre pays, combattons les lois imposées par nos ennemis communs et dénonçons la politique de l'Union Européenne.  Proposons d'en sortir en construisant des politiques de coopération et d'échanges équitables, avantageuses pour les peuples et non pour les multinationales.  Si nous ne le faisons pas, l'Union Européenne continuera ses méfaits année après année et ouvrira un boulevard aux partis d'extrême-droite en Europe.

 

Y.G.

Voici ci-dessous un extrait des  dernières recommandations  de Mai 2016 de la commission européenne au gouvernement belge  :

 

 

Extraits

 

Par ailleurs, la Commission recommande que la Belgique au cours de la période 2016-2017,

1. réalise un ajustement budgétaire d’au moins 0,6 % du PIB vers l'objectif budgétaire à moyen terme en 2016 et en 2017 ; utilise les recettes exceptionnelles pour accélérer la réduction du ratio de la dette publique ; s’accorde sur des objectifs budgétaires contraignants parmi tous les niveaux de pouvoir ; simplifie le régime fiscal et supprime les distorsions en matière de dépenses fiscales.

2. procède à la révision de la « Loi de 1996 » sur la compétitivité et l’emploi, en concertation avec les partenaires sociaux ; s’assure que les salaires puissent évoluer en ligne avec la productivité ; assure l’efficacité des politiques d’activation du marché du travail ; avance en matière de réforme de l’éducation et de la formation professionnelle, et fournisse des aides à la formation, notamment pour les personnes issues de l’immigration.

3.renforce la capacité à innover, notamment en favorisant l’investissement en capital des connaissances; renforcer la concurrence dans le secteur des services aux entreprises comme dans celui du commerce en supprimant les restrictions d’exploitation et d’établissement. Combler les lacunes en matière d’investissement dans les infrastructures de transport et de capacité de production énergétique. 

Ci-dessous un lien vers le document de la Commission

Les recommandations de la Commission à la Belgique ( 2016-2017)

Lu sur le site du PTB ( Parti du Travail de Belgique)

Photo Solidaire, Salim Hellalet
5 raisons pour dire non à la Loi Peeters
17 Mai 2016
auteur: 

La fin de la semaine des 38 heures, des semaines hyper-flexibles ou l’intérim à vie. Voilà quelques exemples de ce qui se cache derrière le projet de réforme du marché du travail voulu par le ministre de l’Emploi Kris Peeters (CD&V). Résumé des cinq mesures principales de la loi Peeters, qui sont autant de raisons de la rejeter.

1. 100 nouvelles heures supplémentaires qui mettent fin à la semaine des 38 heures

La loi Peeters va permettre à tous les employeurs de négocier 100 nouvelles heures supplémentaires avec chacun de leurs employés. 100 heures supplémentaires par an, ça fait deux heures supplémentaires par semaine. C’est donc clairement la fin de la semaine de 38 heures, qui passera en moyenne à 40 heures. 100 heures, c’est aussi 12 journées de travail en plus par an.

Ce paquet de 100 heures constitue un tout nouveau système d’heures supplémentaires qui s’ajoute au système déjà existant. Il peut même être étendu à 360 heures si un accord sectoriel le prévoit. Il existe en dehors de toutes les conventions collectives existantes, il s’applique de manière individuelle, sans motivation, sans contrôle des syndicats et sans récupération.

Les seules limites ? La journée de travail ne peut dépasser 11 heures et la semaine 50 heures.

Cette mesure est mauvaise :

  • pour la santé des travailleurs : toutes les études montrent le risque accru d’accidents de travail dans la période d’heures supplémentaires. Sans parler de l’impact sur la santé à long terme des heures supplémentaires comme le risque de burn-out.
  • pour l’emploi : chaque fois que 19 travailleurs font 100 heures supplémentaires, c’est un chômeur en plus.
  • pour la démocratie sociale : il met complètement à l’écart la voix des travailleurs en mettant de côté les organisations syndicales.
2. Des travailleurs élastiques avec l’annualisation du temps de travail

Le temps de travail ne serait plus calculé par semaine mais bien par année (c’est l’annualisation du temps de travail). Cela signifie que vous pouvez travailler plus à certains moments et moins à d’autres, tant que vous prestez 38 heures par semaine en moyenne sur l’année, sans dépasser 9 heures par jour et 45 heures par semaine. Aujourd’hui, certains secteurs et entreprises ont un régime d’annualisation du temps de travail.

Il serait aussi possible, selon les secteurs, de faire des écarts jusqu’à 143 heures par rapport à l’horaire normal, soit 17 journées de travail, avant de devoir bénéficier d’un repos compensatoire (en plus du pot de 100 heures supplémentaires).

Cette mesure est mauvaise :

  • pour les travailleurs qui travaillent déjà dans ce système : dans les secteurs et entreprises qui connaissent déjà un régime d’annualisation du temps de travail, celui-ci a été négocié pour en atténuer les conséquences. Ici, il deviendrait la norme, et les aménagements négociés n’auraient plus de raisons d’exister.
  • pour les travailleurs qui connaîtront ce système : aujourd’hui, les travailleurs qui connaissent ces régimes en souffrent. En effet, cela peut vouloir dire travailler cinq mois avec des semaines de 45 heures, cinq mois avec des semaines de 31 heures et deux mois à 38 heures. En moyenne, vous aurez bien fait 38 heures sur l’année. Avec tous les problèmes que cela peut causer en termes de santé, de vie sociale et familiale, etc.
3. Flexibiliser encore plus les horaires des travailleuses à temps partiel

Les horaires possibles ne seront par exemple plus mentionnés dans le règlement de travail. On mettra seulement l’heure potentielle de début et celle de fin. Même chose pour les jours de la semaine.

La loi ouvre la porte à ce que les horaires ne soient communiqués que 24 heures à l’avance.

Le sursalaire des heures complémentaires (= les heures faites en plus de l’horaire fixé dans son contrat à temps partiel et en-dessous d’un horaire temps plein) sera beaucoup plus limité. Et, si c’est le travailleur qui a fait la « demande » pour des heures complémentaires, il n’aura plus droit à aucun sursalaire.

Cette mesure est mauvaise :

  • pour la vie sociale et de famille : comment s’organiser pour aller chercher les enfants à l’école, prévoir un rendez-vous chez le dentiste, s’inscrire à une activité ou faire du bénévolat, si l’on ne connaît son horaire que 24 heures à l’avance ?
  • pour les salaires : de nombreux travailleurs à temps partiel veulent pouvoir travailler plus, car leur salaire est souvent trop petit pour vivre et le temps partiel n’est pas un choix. Ils sont donc « demandeurs » de faire des heures complémentaires, ce qui ne sera plus compensé par un sursalaire. La Loi Peeters diminuera ainsi le salaire et encouragera encore plus les employeurs à embaucher à temps partiel plutôt qu’à temps plein.
  • pour les femmes particulièrement : le travail à temps partiel concerne surtout des femmes, et notamment des mères célibataires. De très nombreuses femmes seront donc appauvries et vivront l’enfer pour organiser leur vie.
4. Compte-carrière : un système à l’américaine pour casser la sécurité sociale

La Loi Peeters veut mettre en place un compte-carrière. On pourra y stocker des heures supplémentaires non payées, des congés pas pris, etc.

Cette mesure est mauvaise :

  • pour la sécurité sociale : si l’on écoute le gouvernement, le but est d’avoir un complément au chômage quand on perd ses allocations, un complément à sa pension, un complément quand on prend un crédit-temps... Et ce, au moment où on démantèle de plus en plus les mécanismes de la sécurité sociale (chômage, pensions…). Ce système détourne les travailleurs de la sécurité sociale comme outil d’assurance collective. On enferme en réalité les gens dans un système à l’américaine où chacun est responsable individuellement de construire sa propre protection sociale, sa propre assurance.
  • pour les congés des travailleurs : ce système donne aussi l’apparence d’une liberté de gestion de ses congés. Pourtant rien n’est moins vrai. La seule liberté qu’il y aura sera celle de stocker rémunération et temps. La manière de le récupérer dépendra du bon vouloir de l’employeur, avec qui il faudra négocier individuellement.
  • pour la santé des travailleurs : cela risque aussi de mettre une pression « à faire des heures », à pousser les gens à bout pour « mettre de côté pour plus tard ». Une telle pression sera rapidement nuisible à la santé.
5. L’intérim à vie

La loi Peeters c’est l’instauration d’un contrat intérimaire à durée indéterminée. Les travailleurs seraient donc liés à une agence d’intérim, et chaque entreprise pourrait directement faire appel à eux.

Cette mesure est mauvaise :

  • pour les intérimaires : le travailleur intérimaire qui signera un tel contrat sera dans une situation d’esclavage moderne. En cas de creux et pour éviter de devoir payer une inactivité coûteuse, les agences d’intérim pousseront ces travailleurs à accepter des missions qui seront peut-être très éloignées des compétences et attentes du travailleur. Il pourra difficilement refuser une mission sous peine de rupture de contrat (qui lui ferait perdre tous ses droits au chômage).
  • pour les conditions de travail des intérimaires : ce contrat serait une source de stress pour des travailleurs changeant en permanence de mission, de collègues. Une situation où il est très difficile de construire des relations sociales fortes. Et sans relations sociales, pas de protections sociales. En d’autres mots, une manière de mettre les syndicats de côté.
  • pour les salaires : ce contrat intérimaire pourrait avoir ses rémunérations propres qui pourraient être inférieures aux rémunérations des travailleurs réguliers. Il s’agirait alors d’une nouvelle forme de dumping salarial.
  • pour les contrats stables : ce système pourrait servir de cheval de Troie pour casser le contrat de travail normal. rché du travailPlus besoin de répondre à des conditions strictes ou plus besoin d’avoir l’accord des syndicats pour introduire l’intérim dans l’entreprise.
  • pour le droit de grève : ces contrats constituent une menace pour l’action sociale. Les patrons et le gouvernement réclament en effet que les intérimaires puissent travailler en cas de grève.
Pourquoi cette réforme ? « La marge bénéficiaire doit être accrue »

C’est lors du conclave budgétaire de début avril que le ministre de l’emploi Kris Peeters a fait adopter par le gouvernement une note de « réforme structurelle du marché du travail », maintenant connue sous le nom de Loi Peeters. L’objectif de la réforme est clair : « La production, le chiffre d’affaires et la marge bénéficiaire doivent être accrus, tandis que les coûts doivent être réduits ». En résumé, la réforme doit permettre d’augmenter les profits des entreprises (la marge bénéficiaire) et baisser les coûts (nous, les travailleurs).

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 10:34

Vendredi 20 mai 2016, les salariés de la raffinerie Total de Normandie, à Gonfreville-l'Orcher, près du Havre (Seine-Maritime), ont voté en faveur de l'arrêt de la raffinerie.

Publié le par FSC

Vendredi 20 mai 2016, les salariés de la raffinerie Total de Normandie, à Gonfreville-l'Orcher, près du Havre (Seine-Maritime), ont voté en faveur de l'arrêt de la raffinerie.

Normandie-actu

 

Dernière minute. Les CRS sont intervenus, vendredi 20 mai 2016, pour déloger les manifestants qui bloquaient les dépôts de carburant Rubisau Grand-Quevilly, près de Rouen (Seine-Maritime).

Ils peuvent déloger nos barrages, ils peuvent réprimer nos manifestations, mais ils ne pourront jamais nous remplacer dans nos usines, bref, "ils peuvent empêcher les fleurs de pousser, ils n'empêcheront jamais le printemps d'arriver."

La raffinerie Total de Normandie, à Gonfreville-l’Orcher, près du Havre (Seine-Maritime), devrait s’arrêter. Vendredi 20 mai 2016, en début d’après-midi, les salariés ont voté en faveur de l’arrêt de l’usine. Ils devraient « procéder de fait à l’arrêt des unités en diminuant progressivement les débits et toutes les productions », de raffinerie et de pétrochimie, indique à Normandie-actu Alexis Antonioli, secrétaire général adjoint de laCGT-Total.

L’essentiel. Les salariés de la raffinerie Total de Gonfreville l’Orcher, enSeine-Maritime, ont voté vendredi 20 mai 2016 l’arrêt du site, en protestation contre la loi Travail. 
56% des salariés ont voté pour l’arrêt de la raffinerie, alors qu’Emmanuel Lépine, responsable de la CGT-Pétrole, a appelé dans la matinée sur France Info « à ce que les raffineries arrêtent leurs installations de production de produits pétroliers » pour « obtenir le retrait de la loi travail ».

Cinq jours de manœuvre sont nécessaires avant l’arrêt total. La direction de Totalest en train de dresser le planning des arrêts », poursuit le responsable syndical.

Les assemblées générales sur les quatre autres raffineries Total en France sont en cours, vendredi 20 mai 2016, pour décider d’un éventuel arrêt. Cela pourrait avoir de sérieuses conséquences sur le réapprovisionnement des stations-service de Normandie.

Blocage des raffineries

Jeudi 19 mai 2016, les syndicats FO et CGT avaient décidé de poursuivre leur mouvement de grève et le blocage des entrées de la raffinerie Total Normandie. Près de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), les salariés de la raffinerie Total de Donges ont également voté un arrêt de la production de leur entreprise et ce jusqu’au vendredi 27 mai 2016. Idem, à Feyzin, près de Lyon (Rhône), où les salariés ont également voté l’arrêt de la raffinerie. Cela signifie que trois des raffineries Total de France, sur quatre, seront à l’arrêt. La dernière, celle de Grandpuits-Bailly-Carrois, près de Melun (Seine-et-Marne), est pour sa part bloquée par des manifestants, au moins jusqu’à lundi 23 mai.

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 09:32

reçu par courriel

Le PC d’Espagne vient de dire NON à l’euro et à l'UE ! -  Ou de l'isolement croissant du PCF-PGE sur les scènes européenne et nationale.

 

Par Antoine Manessis, au nom du secrétariat national du PRCF

 

            « S'il n'en reste qu'un, je serai celui-là », semble se dire Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et président du Parti de la Gauche Européenne. En effet il ne restera bientôt plus guère que les occupants de la Place du Colonel Fabien pour continuer, contre toute évidence, à vouloir défendre l'euro et l'UE dans leur principe. En effet, le PGE vient d’être répudié tout récemment par le PC allemand (DKP)…

·         Faisant suite au combat du PCPE et d’autres groupes marxistes espagnols contre l’UE et l’euro, la décision prise au récent congrès du PC d’Espagne (PCE) d'enfin abandonner les sornettes sur la « réorientation progressiste de la construction européenne » devrait sonner le glas des illusions euro-constructives de la direction du PCF et du président du PGE, ou du moins, des capacités de cette direction euro-complaisante à « vendre » sa politique absurde à tant de militants communistes sincères… et désorientés !

            La Grèce et sa terrible leçon aurait dû suffire. La fidélité au PCF de combat des années 60-70 aurait dû suffire. L'évolution de tous les PC d'Europe (DKP, KKE, PCP...) aurait dû suffire. Mais il n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Et la direction de la section hexagonale du PGE, ce « parti européen » grassement subventionné par Bruxelles, ne veut voir: ni la vraie nature de classe de l'euro et de l'UE, ni les résultats catastrophiques de l'UE pour les ouvriers et pour la souveraineté des peuples d'Europe.

            L’arrimage rémunérateur du PCF au PGE, et à travers lui, à la construction de l’Empire euro-atlantique, est analogue à l’arrimage du PCF à l’union de la gauche derrière le PS, comme en témoigne l’entêtement de Pierre Laurent à inscrire son parti dans des « primaires » de la « gauche » qui n’ont d’autre sens que de sur-américaniser la vie politique française tout en dissolvant d’avance ce qui subsiste du PCF dans le vote « socialiste ». En échange de quelques strapontins parlementaires opportunément concédés par le PS au moment des législatives ? Et cela au moment même où la mobilisation des travailleurs et des jeunes contre la loi El Khomri, cette transposition hexagonale d’une sommation de l’UE visant à déréguler le « marché du travail » en France à l’image du « Job Act » italien, force les « socialistes » au pouvoir à sortir leur 49-3 pour museler la contestation !

            L'opportunisme, l'abandon des principes du marxisme-léninisme a privé de boussole cette direction impotente. On peut ainsi se réjouir que P. Laurent et ses suiveurs n’aient obtenu que 51% des voix des votes dans la consultation interne sur le « base commune » à amender au prochain congrès du PCF. Même si hélas, le premier « texte alternatif » à s’opposer à Laurent est celui de francs liquidateurs conduits par M.-G. Buffet et P. Cohen-Séat, le texte du réseau marxiste Faire vivre et développer le PCF obtenant un résultat honorable de 13%.

            Les communistes, y compris ceux qui sont encore au sein de l'ectoplasme, auront-ils du moins la force, sinon de « remettre le PCF sur la voie du marxisme » (dont sa dérive « eurocommuniste » pluri-décennale l’a éloigné de plusieurs années-lumière), du moins d’exiger que le PCF-PGE cesse ce scandale qui va faire de lui le dernier parti franchement européiste en France aux côté des Verts, des LR et du PS, avec d’énormes nuisances pour l’orientation des luttes en France ?

            Être à la remorque du PS « euro-constructif », certes le groupe Laurent l'est depuis des années. Être à la ramasse sur l'UE peut-être peut-il l'éviter ? Pas sûr du tout, mais que du moins, en condamnant le dispositif mortifère de l’euro et en appelant à en sortir par la gauche, il cesse de nuire gravement à la prise de conscience et à la mobilisation franchement euro-critique des mobilisations populaires.

           En tout cas, puisque près de 20% des adhérents du PCF, dont la Fédération du Pas-de-Calais, se prononcent désormais pour la sortie de l’UE, pourquoi pas une grande manifestation communiste et progressiste à Paris, à Lille ou à Lens (pour commencer) pour les « quatre sorties », de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme, comme le PRCF le propose fraternellement ? Ce serait là un bon moyen, non dans les mots mais dans l’action commune, d’éclairer les millions de travailleurs et de jeunes qui cherchent la voie d’une alternative progressiste à l’euro-casse de notre pays et à la paralysie du mouvement populaire par ces VERROUS redoutables que sont le PGE, la Confédération européenne des syndicats et la prétendue – et de plus en plus INTENABLE - « réorientation progressiste de l’euro » défendue jusqu’ici par P. Laurent.

          Un premier pas pour appeler à rompre par la gauche avec l’UE avait été fait, sur proposition du PRCF et d’autres communistes (membres ou pas du PCF), le 30 mai 2015 à Paris. Et si l’heure était venue de récidiver sur des bases encore plus larges ?

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 15:23
La Commission de Bruxelles affirme fortement qu'il existe bien une politique économique dans la zone euro, que cette politique est l'austérité, que c'est elle qui la dirige et qu'elle n'entend pas en dévier, malgré les peuples, en dépit des souverainetés nationales.

 |   |sur La Tribune 

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, avait promis de ne pas recourir à "l'austérité stupide". Vraiment ?

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, avait promis de ne pas recourir à "l'austérité stupide". Vraiment ? (Crédits : FRANCOIS LENOIR)

La Commission européenne envisage de sanctionner le Portugal et l'Espagne pour leurs politiques budgétaires. Une double décision risquée.

Le 2 février, devant le parlement européen, Jean-Claude Juncker affirmait que la Commission européenne ne « conduirait pas des politiques stupides d'austérité. » Mais, trois mois plus tard, il est bien difficile de croire à une telle promesse.  On l'a vu avec la Grèce. Lundi, l'Eurogroupe a demandé officiellement la mise en place d'un mécanisme d'austérité « automatique » pour atteindre l'objectif très ambitieux d'un excédent primaire de 3,5 % du PIB en 2018, le tout étant accompagné d'une nouvelle série de mesures de réductions de dépenses et de hausse d'impôt pour un montant global de 5,5 % du PIB hellénique.

Ce que Bruxelles compte faire

Mais les autorités européennes ne s'en tiennent pas à la seule Grèce. Selon les informations publiées sur les sites bruxellois Euractiv et Politico et dans le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, l'Espagne et le Portugal devraient faire face à de nouvelles exigences de Bruxelles sur le plan budgétaire. Le collège des commissaires mardi 10 mai se serait mis d'accord sur ce principe. Les budgets espagnols et portugais avaient été validés avec des réserves lors du semestre européen et la Commission estime désormais que les deux pays n'ont pas fait suffisamment d'efforts pour réduire leur déficit et le ramener dans les clous du « pacte de croissance et de stabilité » qui prévoit un déficit public inférieur à 3 % du PIB.

En théorie, Bruxelles pourrait proposer d'infliger aux deux pays des sanctions pécuniaires allant jusqu'à 0,2 % du PIB. Mais elle pourrait aussi décider de nouvelles mesures de correction, en donnant « une dernière chance » aux États concernés. Apparemment, la Commission n'a pas encore décidé de la voie à suivre. Mais une chose est certaine : selon les nouvelles règles européennes, le Conseil européen doit, pour « casser » la décision de la Commission disposer d'une majorité qualifiée deux deux tiers, ce qui donne beaucoup de poids à Bruxelles.

[...]

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 16:38

  Publié par Jean Lévy

A quoi sert la Confédération Européenne des Syndicats?

Alors qu'en France nous sommes engagés depuis plusieurs semaines dans un conflit majeur pour la défense des garanties couvrant les salariés issues de luttes séculaires que dit et que fait la CES pour soutenir notre combat?

Sur son site si on s'en tient à la période fin avril début mai on peut trouver les articles suivants :

"La CES condamne le manque de solidarité et de compassion du paquet Asile de la Commission"

"Syndicats européen et canadien sont d'accord : « L'AECG exige davantage de travail »

"Réduire les inégalités pour favoriser la reprise"

"Nanomatériaux : la Commission ne tient aucun compte des souhaits du Parlement, du Conseil et des syndicats"

...

Mais sur notre lutte en France?

RIEN ! NADA! SILENCE!

Pas le plus petit communiqué de solidarité, pas le moindre encouragement, pas la moindre mise en garde en direction du gouvernement français livrant pourtant les travailleurs à l'arbitraire patronal!

Après avoir poignardé les travailleurs grecs la CES par son silence complice poignarde notre lutte.

Pur hasard?

Mais nous ne perdons pas de vue que la loi travail n'est au fond que l'application des recommandations de la Commission européenne :

« • Maintenir les réductions du coût du travail découlant du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi et du pacte de responsabilité et de solidarité, notamment en les mettant en œuvre comme prévu en 2016; évaluer l’efficacité de ces dispositifs en tenant compte des rigidités du marché du travail et du marché des produits; réformer, en concertation avec les partenaires sociaux et conformément aux pratiques nationales, le processus de formation des salaires pour que ceux-ci évoluent au même rythme que la productivité; veiller à ce que les évolutions du salaire minimum soient compatibles avec les objectifs de promotion de l’emploi et de la compétitivité ; »

« • Réformer le droit du travail afin d’inciter davantage les employeurs à embaucher en contrats à durée indéterminée ; faciliter, aux niveaux des entreprises et des branches, les dérogations aux dispositions juridiques générales, notamment en ce qui concerne l’organisation du temps de travail ; réformer la loi portant création des accords de maintien de l’emploi d’ici à la fin de 2015 en vue d’accroître leur utilisation par les entreprises ; entreprendre, en concertation avec les partenaires sociaux et conformément aux pratiques nationales, une réforme du système d’assurance chômage afin d’en rétablir la soutenabilité budgétaire et d’encourager davantage le retour au travail (dégressivité des allocations).

Dans un cas comme dans l'autre la CES qui au fond est totalement dépendante des institutions européennes ne peut que s'aligner.

Ce qui explique son silence.

Aux syndicats français et surtout aux militants d'en tirer les conclusions qui s'imposent : en aucun cas la CES n'est une structure apte à assurer une défense conséquente des intérêts des travailleurs!

Et ce n'est pas l'appartenance de la CFDT à la CES qui est de nature à nous rassurer!

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 14:24
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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 01:35
Le n°9 de RUPTURES est paru !

Le n°9 de Ruptures est paru.

La Une ouvre le journal sur le Non néerlandais, après les Non grec et danois…

L’éditorial évoque l’indignation qu’ont suscitée les révélations des « Panama Papers » pour pointer l’aveuglement sur la partie immergée de l’iceberg : la libre circulation des capitaux.

La page 2 est consacrée au rebondissement de la crise des réfugiés, qui permet à certains de prôner une fuite en avant fédérale ; la page 2 évoque également le congrès de la CGT qui vient de se terminer à Marseille.

La page 3 revient largement sur le Non néerlandais lors du référendum du 6 avril, qui portait sur l’accord avec l’Ukraine, mais plus fondamentalement sur le « plus d’Europe » que les peuples refusent désormais systématiquement.

La page 4 analyse le retour de la « crise grecque », alors que les créanciers entendent durcir encore l’austérité, et traitera également des élections en Serbie et en Autriche.

Pour ne pas manquer cette édition, abonnez-vous vite, si ce n’est déjà fait…

Et pour plus d'infos allez sur le site de Ruptures en cliquant sur le lien ci-dessous

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 16:13

Ce vendredi 6 mai, à 23H30, sur France 2, l’émission "Ce soir ou jamais" de Frédéric Taddeï sera consacrée au grand marché transatlantique (Tafta) et à la Cour pénale internationale.

De passage en France, j’ai été invité.

J’ai l’intention de dire ce que Hollande et  le gouvernement français cachent à tout le monde : ils se prétendent hostiles au TAFTA tout en soutenant le CETA, l’accord UE avec le Canada, qui est en tous points l’identique du TAFTA. Et le Canada étant lié aux USA et au Mexique par l’accord de libre-échange de l’Amérique du Nord (ALENA), soutenir le CETA, c’est adhérer à l’ALENA, ce qui revient à nous imposer les dispositions du TAFTA. Ne tombons pas dans le piège. Il faut rejeter le TAFTA et le CETA.

 

Raoul Marc Jennar, sur son blog http://www.jennar.fr

Encore une émission programmée trop tard pour ceux qui se lèvent tôt pour aller travailler.  Pourquoi donc les journalistes vedettes, les politologues, les politiques de droite et du PS, qui pleurnichent les soirs d'élection sur l'abstention font-ils tout pour que les salariés n'aient pas accès à de tels débats ?

Les programmer à une heure aussi tardive n'aide certainement pas à la réflexion politique et à la prise de conscience.

A défaut de trouver des voix pour les soutenir, ces hypocrites veulent fabriquer des citoyens non informés mais assommés de politique spectacle à l'américaine, de faits divers. 
 

Dans ces conditions que 74 % des Français soient opposés à la loi travail est révélateur de l'impuissance des médias à cacher la réalité du projet de loi travail. Quand les faits font ainsi irruption dans un paysage idéologique si contrôlé, c'est que ce que subissent les salariés, les jeunes et les chômeurs est plus fort que tous les boniments serinés sur les ondes et les médias par les experts en travail, économie, sociologie ...

Il se pourrait bien qu'il en soit de même pour TAFTA. Malgré tous les obstacles mis pour que le voile soit posé sur la réalité de ce traité de libre échange. Aux Etats-Unis il semblerait que bon nombre de citoyens rejettent ce traité et la « concurrence libre et non faussée » qui en est le dogme.YG.

 

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