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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 13:54

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Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Qui l'eût cru? En cette rentrée, c'est la Belgique qui est à l'avant-garde des luttes, la France à la traîne. Ce jeudi, à Bruxelles, on a pu assister à la plus grande manifestation syndicale en Belgique de ces 20 dernières années.

 

Pour beaucoup de travailleurs belges, c'était la toute première fois. Une première manifestation pour dire Stop à une politique d'austérité qui n'en finit plus en Belgique, venus de Gand, Bruxelles, Liège ou Anvers, de Wallonie comme de Flandre, enseignants, infirmiers, cheminots ou ouvriers.

Ils étaient entre 100 et 150 000 à protester contre le plan du gouvernement Michel-De Wever, un véritable plan de guerre contre le monde du travail.

 

Retraite à 67 ans, désindexation des salaires, casse de la SNCB : stop !

 

La mesure-phare qui cristallise toutes les colères, c'est premièrement le recul de l'âge de la retraite de 65 à 67 ans, d'ici 2030. Les retraites anticipées – jadis possibles dès 56 ans – ne seront possibles qu'à partir de 56 ans. 

Rappelons que début XX ème siècle, Jules Guesde dénonçait le plan du gouvernement d'une retraite à 65 ans comme « la retraite pour les morts ». En 2014, on la recule plus seulement à 65 ans mais 67. Pour les Belges, à qui on avait promis de ne pas aller plus loin, c'est une trahison. 

 

Mais ce n'est pas tout. Deuxièmement, le gouvernement envisage en 2015 un « saut d'index ». En Belgique, les salaires sont encore indexés sur le niveau de l'inflation, ce qui évite toute perte sèche de salaire. Le patronat veut s'en débarrasser comme l'a fait la France de Mauroy en 1982.

Un « saut d'index », c'est le gel de l'indice, soit concrètement une baisse de salaires nette.

 

Troisièmement, l'éducation et le rail se sont mobilisés massivement contre les coupes budgétaires.

La région Flandre envisage des coupes de 80 millions d'€ dans l'éducation supérieure, la Wallonie de 300 millions dans l'éducation primaire et secondaire, le gouvernement fédéral de supprimer 600 millions d'€ dans les subventions à la SNCB (Société nationale des chemins de fer belge).

Les principales centrales syndicales du pays avaient mobilisé pour cette manifestation, d'abord la FGTB (Fédération générale des travailleurs de Belgique) et la CSC (Confédération syndicale chrétienne).

 

Etudiants dans la rue, grèves spontanées dans le rail : la Belgique sous tension

 

La mobilisation a dépassé les espérances des leaders syndicaux, elle montre l'existence d'un rapport de force dans le pays.

 

Ce rapport de force s'est exprimé dans la manifestation étudiante du 2 octobre qui a mobilisé plusieurs milliers d'étudiants contre les coupes budgétaires, la hausse des frais d'inscription (le « minerval » en Belgique). 

Une colère explosive comme dans les « grèves spontanées » qui se sont exprimées dans le rail à la mi-octobre en Wallonie : à Charleroi, Liège, la Louvière les bases syndicales ont débordé leurs directions pour exprimer leur colère face à la casse de la SNCB. 

 

Ce jeudi, les principaux dirigeants syndicaux ont exprimé leur surprise et leur satisfaction face à l'ampleur de la plus grande manif syndicale depuis deux décennies : 

« Dans beaucoup de secteurs, comme le transport et la logistique, les dockers, etc. nous n’avons eu aucun problème pour mobiliser nos affiliés. Aujourd’hui, les cheminots doivent travailler mais ils sont en colère : en plus des mesures du gouvernement fédéral qui vont les toucher de plein fouet, leur patron, Jo Cornu, n’arrête pas de faire des provocations dans la presse », confiait Katrien Verwimp, Présidente de la CSC-Transcom. 

Marc Goblet, secrétaire national de la FGTB appelait à rester vigilants, et prêt à la lutte, en fin de manifestation : « Il faut supprimer le saut d’index. Tant qu’ils ne l’auront pas entendu, il n’y a aura pas d’autres réponses que la mobilisation. »

 

Le PTB au cœur de la lutte, dans la rue et au Parlement !

 

Le Parti du Travail de Belgique (PTB), marxiste – tout juste entré au Parlement avec deux députés –a soutenu la mobilisation, contribué à son échelle à son succès.

Les pancartes du PTB « Travailler jusqu'à 67 ans ? Pas question ! » se sont arrachées comme des petits pains, les militants du PTB ont fait signer 12 000 personnes de plus pour leur pétition contre le recul de l'âge de la retraite à 67 ans.

Le député PTB de Liège, Raoul Houdebouw était à la manifestation. Au podium du PTB, il a affirmé : « Nous écrivons ici dans la rue l’histoire sociale de notre pays. Nous allons faire plier ce gouvernement ».

 

Le député marxiste a porté la voix des travailleurs, en fin de journée, au Parlement :

« Monsieur le Premier ministre, vous revenez régulièrement sur le fait que les gens ne comprennent pas vos mesures. Je pense que c’est en fait juste le contraire : les gens comprennent très bien vos mesures. Ils comprennent très bien qu’il est illogique qu’on leur demande de travailler plus longtemps alors qu’il y a autant de jeunes qui n’attendent rien d’autre que de pouvoir enfin commencer à travailler.

Les gens comprennent très bien qu’un saut d’index ne va pas créer d’emplois parce que, dans notre pays, ce ne sont pas les salaires qui sont le problème, ils sont justement une partie de la solution. La Banque nationale dit clairement que le problème, en Belgique, c’est la baisse du pouvoir d’achat, et que l’économie est donc à l’arrêt ».

Voilà à quoi servent des députés au Parlement. Les deux députés du PTB utilisent le Parlement comme une tribune, comme le faisaient ces deux députés marxistes allemands en 1871 (Wilhelm Liebknecht et August Bebel) qui dénonçaient les forces réactionnaires, le capital monopoliste allemand au Reichstag.

 

Que l'on aimerait en France avoir de telles mobilisations, des députés aussi offensifs au Parlement. Pourtant, le potentiel existe, les bases syndicales sont combatives autant voire plus qu'en Belgique. Qu'est-ce qu'on attend pour monter au front … des luttes !

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 13:36

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La Transdev, principal actionnaire de la société nationale Corse Méditerranée (SNCM) détenue à 50 % par la Caisse des dépôts et consignation vient d’exiger le remboursement immédiat de 103 millions d’euros qu’elle lui avait avancés. La direction de la SNCM s’est alors déclarée mardi 7 novembre 2014 en cessation de paiement, ce qui devrait entraîner sa mise en redressement judiciaire. La Transdev espérait ainsi pouvoir «identifier une solution pérenne permettant de lever l’hypothèque des demandes de remboursement de l’Union européenne».

 
La réaction de Bruxelles ne s’est pas fait attendre : une «source proche» de la Cour de justice européenne a immédiatement fait savoir que «la France est tenue de se conformer à la décision de la Commission ». Les recours que la France pourrait introduire pour annuler les amendes infligées par l’Europe à la SNCM n’auront «pas d’effet suspensif».


Un arrêt de la Cour en date du 4 septembre 2014 a déjà définitivement validé un premier remboursement de 220 millions d’euros correspondant à des aides d’Etat attribuées à la SNCM lors de sa privatisation.


Un deuxième jugement a condamné la compagnie a remboursé 220 millions de compensations financières versées à la SNCM pour la desserte de la Corse. La France et la SNCM ont déposé un recours qui, au mieux, ne sera examiné par la Cour qu’au début 2016. Ces 220 millions doivent être versés à la Commission qui devra les conserver jusqu’à la clôture du dossier.


Aucun investiteur n’acceptera de prendre en charge, même temporairement, le remboursement de ces 440 millions d’euros. En jeu, les 2 000 emplois dont 1508 CDI.

 

 

source: POI

 

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 13:13

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Jean-Claude Juncker, ex-premier ministre du grand duché du Luxembourg, est le chef de la Commission européenne que les chefs d'état et de gouvernement de l'Europe capitaliste se sont donnés.

Et pour la France, le PS, la droite et le patronat ont validé Pierre Moscovici, ex-ministre des Finances, comme commissaire européen chargé justement des finances. Comme ça, la boucle est bouclée.


Mais revenons au grand duché du Luxembourg, un des états fondateurs de l'UE: c'est un paradis fiscal. Même Emmanuel Macron, le ministre de la banque Rothschild, le dit.

Et bien dans ce grand duché, des milliards d’euros de recettes fiscales s'évaporent grâce à des accords fiscaux secrets. Plus de 300 multinationales concernées, parmi lesquelles des stars de l’économie comme Apple, Amazon, Heinz, Pepsi, Ikea, Deutsche Bank, mais aussi pour la France de François Hollande et du CAC 40 Axa ou le Crédit agricole. C'est une enquête de ICIJ qui le révèle.


Ces groupes réalisent des milliards d’euros d’économie chaque année grâce à la création d’une holding ou d’une filiale au Luxembourg avec très peu d’activités et de salariés. Ils lèsent donc les Etats où ces profits sont effectivement réalisés.

"Ces accords fiscaux recouvrent des opérations d’ampleurs et de natures très différentes. Ces dernières vont du déplacement d’un siège social au Luxembourg à la création d’entités ad hoc destinées à porter des actifs ou à réaliser des acquisitions. Toujours stratégiques, ces opérations visent un but unique : acquitter l’impôt le plus faible possible, sinon obtenir une exonération totale," dixit Rue89.

 

Bon, on peut pas déclarer la guerre au Luxembourg et à sa finance. C'est un état démocratique de chez démocratique. Et puis ça ne plairait pas à Jean-Claude Juncker, le grand boss de la Commission européenne... Mais ça je l'ai déjà dit.


source: le blog de roger colombier 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 09:00
GRÈVE AU PORTUGAL
PERTURBATIONS À LA TAP

Les vols de la TAP

AERIEN - Suite à une grève du personnel naviguant, les vols de la TAP sont perturbés. La moitié de ses 320 vols quotidiens ont été annulés jeudi 30 octobre. Nous vous conseillons de vous renseigner sur l'état de votre vol avant votre départ.

La grève perturbe les vols de la compagnie aérienne portugaise.

Ses hôtesses et stewards font quatre jours de grève.  

Jeudi dernier, 90% du personnel naviguant participait au mouvement, selon le syndicat national du personnel de l'aviation civile (SNPVAC).

La grève sera de retour le 30 novembre et le 2 décembre.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 18:55

 

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Depuis 1997, l’usage de l’eau est gratuit en Irlande. Le gouvernement de l’époque avait estimé que la pause de compteurs était «peu rentable au regard des revenus générés». Le coût de la distribution et du traitement de l’eau potable était pris en charge par les impôts.


La fin de la gratuité de l’eau fait partie d’une série de réformes demandées par la troïka (Commission européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne) en 2010 en échange « du programme de sauvetage du pays« .

Selon "Courrier International", le ministre du budget et des réformes, Brendan Howlin a déclaré « Nous n’avions pas le choix. Il nous était impossible de dire non à la troïka ».

Cette décision a soulevé l’indignation de la population  qui craint la privatisation du service de l’eau et qui aurait comme conséquence une hausse de prix et une érosion des aides pour les plus démunis.


Le 11 octobre 2014 ,80.000 personnes ont manifesté à Dublin. Samedi 1er novembre plus de 120.000 manifestants ont défilé dans plusieurs villes à l’appel de syndicats et partis politiques comme People Before Profit et le Sinn Féin.

La colère est d’autant plus importante que la société semi-publique chargée de mettre en place les compteurs, Irish Water est fustigée pour les bonus qu’elle entend payer à ses responsables. Ceux-ci pourront toucher un supplément allant jusqu’à 19% de leur salaire fixe si leurs performances sont très bonnes. Dans un contexte d’austérité imposée à la population, le ministre du budget a été contraint de déclarer au Irish Times qu’il ne devait pas y avoir de bonus.


Lors d’une législative partielle organisée en septembre, 57 % des électeurs ont voté pour des candidats hostiles à la mesure de facturer l’eau et seulement 17 % pour des partis de la coalition gouvernementale.

« Il ne s’agit pas que de l’eau, mais de ce qui s’est passé ces cinq dernières années» déclare un manifestant  (propos rapporté par "Le Monde").

 

source: POI

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 18:21

BRN-titre

Nous y sommes. Pour établir le budget de la France, le gouvernement négocie, non plus guère avec le Parlement – dont c’était pourtant la raison d’être historique : lever l’impôt – mais avec Bruxelles, officiellement ; et avec Berlin, plus officieusement. Certes, ce n’est pas la première fois que les décisions budgétaires se trouvent sous la pression de l’Union européenne.

 

Il convient cependant de ne pas banaliser cette rupture historique : la subordination des décisions les plus politiques à des instances extérieures au peuple est aujourd’hui avouée et assumée. Le renforcement de la « gouvernance économique européenne », à la faveur de la crise de l’euro, est passé par là. Lorsqu’en 2010, Edouard Balladur, le premier, proposa de confier à l’UE les doubles commandes budgétaires des Etats ayant adopté la monnaie unique, même certains partisans de l’Europe jugèrent cette idée « excessive ». Quatre ans plus tard, la mainmise est devenue très concrète. Paris est sous pression pour aller au-delà des 21 milliards de coupes prévues dans les dépenses publiques – un montant déjà sans précédent – et pour mettre en œuvre fissa lesdites réformes structurelles.

 

Parmi celles-ci, le projet de loi visant à « libérer l’activité » – un intitulé délicieusement orwellien – présenté par le sémillant ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. Le texte repose sur l’hypothèse aussi classique que douteuse, selon laquelle plus de concurrence entrainerait automatiquement une baisse des prix, et donc une relance de l’économie. Passons sur le paradoxe de la démarche au moment où l’on redoute le spectre… de la déflation, pour constater ceci : renforcer la concurrence entre pharmacies, ouvrir la vente de certains médicaments aux grandes surfaces, voire encourager leur distribution par Internet, tout cela risque d’entraîner des licenciements dans les officines ; favoriser le transport de voyageurs par autocar, évidemment au détriment du rail, voilà qui ne cadre guère avec les tirades sur la protection de l’environnement ; quant à la baisse espérée des tarifs des huissiers, elle réjouira surtout les bailleurs pressés de faire décamper leurs locataires en difficulté. En outre, prétendre lutter ainsi contre le chômage, au moment même où une usine disparait tous les deux jours dans l’Hexagone, apparaît comme dérisoire, grotesque, voire provocateur.

 

La France joue la musique européenne également dans un autre domaine, celui de la « transition énergétique ». Dans ce cas, elle entend même faire figure de « bon élève ». Au programme notamment, tant dans la loi présentée par Ségolène Royal que dans le « paquet énergie-climat » arrêté lors du sommet européen du 23 octobre, une réduction drastique de la consommation énergétique d’ici 2030 puis 2050. Sur la forme, on touche à l’absurde : alors même que les simples prévisions de croissance se révèlent fausses six mois après leur publication, on fixe sans rire des objectifs valant pour dans… quarante ans, comme si des dizaines de bouleversements géopolitiques et de percées technologiques aujourd’hui inimaginables ne devaient pas se produire d’ici là. Sur le fond, projeter de telles restrictions de consommation énergétique suppose qu’on a définitivement renoncé à renouer avec une croissance vigoureuse.

 

Tel apparait le tableau enthousiasmant dessiné aujourd’hui par l’état d’esprit bruxellois : stagnation (au mieux) de l’activité économique, concurrence et déréglementation accrues, « assouplissement » du Code du travail – M. Macron propose par exemple de libéraliser le travail du dimanche et en soirée. Et, pour tenter de faire accepter tout cela, des négociations se sont ouvertes le 9 octobre sur la… « modernisation du dialogue social ».

 

Devenu l’autre attribution du Commissaire européen chargé de l’euro, ledit dialogue social n’est peut-être que l’antidote rêvé par les puissants face au spectre qui les hante secrètement : celui de la révolte sociale.

 

Un spectre qui pourrait bien finir par devenir réalité.

 

PIERRE LÉVY

Octobre 2014


source: BRN

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 11:21

Le nouveau BRN est arrivé !

 

Achetez le ! ou abonnez-vous!  Pour cela rendez vous sur le site de BRN

 

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 10:35

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Les gouvernements au service du grand capital en Europe,  l'Union Européenne elle même,   détruisent les acquis sociaux des salariés. Faire  baisser ce qu'ils appellent le coût du travail est leur grand objectif car cette baisse doit permettre d'augmenter les profits capitalistes. Il n'est pas étonnant dans ces conditions que la lutte des classes dans les pays européens présente des caractéristiques communes.

 

En Italie des centaines de milliers de salariés ont répondu à l'appel de la CGIL pour dénoncer les projets du social-démocrate Renzi de réformer le marché du travail. On connaît la chanson : « il faut plus de souplesse pour créer des emplois », en réalité, il faut donner au patronat plus de moyens pour contrôler les salariés et les mettre en position de faiblesse.

 

En Grande Bretagne, ces mesures « d'assouplissement » ont conduit à ce que l'on appelle les contrats zéro heure.  Un salarié soumis à cette règle doit attendre le bon vouloir de son patron pour venir travailler. Il peut être utilisé à tout moment et s'il refuse, il est mis hors course. C'est la logique de « l'assouplissement » menée à son terme ultime. Des manifestations récentes dans ce pays montrent que la pression monte pour dénoncer ces conditions d'emploi. De nombreuses catégories salariales sont en lutte et manifestent pour les salaires et les conditions de travail.

 

En Allemagne pays tant vanté pour son « modèle social » et sa réussite économique, la crise fait aussi des ravages. On y trouve de très bas salaires : à prendre ou à laisser ! Pourtant malgré la pression des syndicats de collaboration de classe, le mécontentement s'exprime. On l'a vu avec la grève des cheminots pour les salaires et la diminution du temps de travail et celle des pilotes pour les retraites.

 

Ces grèves menées par des syndicats catégoriels inquiètent le pouvoir qui y voit la préfiguration de mouvements plus importants. Avec la complicité des syndicats inféodés au patronat et au pouvoir, le gouvernement envisage d'interdire les actions dites catégorielles. Parce que le capital n'a pas d'autre choix que celui d'accroître l'exploitation du travail, les conditions de l'affrontement de classe vont se développer partout dans le Monde et en Europe.

 

Une perspective existe, elle ne peut être que celle de la lutte résolue contre la politique du capital pour obtenir tout de suite satisfaction aux revendications et construire une alternative à la société dominée par le capitalisme. Alternative que nourrissent les luttes et qui doit passer par la destruction du système capitaliste et la construction d'une société socialiste de la propriété collective basée sur la coopération des salariés.

 

 

source:

www.sitecommunistes.org

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 14:54

Lu sur le blog de Jean Gadrey ( Alternatives économiques)

Traité transatlantique : c’est plus grave encore que ce qu’on pensait

 

Secrets and lies, c’est le titre d’un admirable film de Mike Leigh. Secrets et mensonges, c’est aussi la pratique constante des responsables européens et de la plupart de nos dirigeants en France lorsqu’ils évoquent leur projet de Traité transatlantique ou Tafta. 

On savait déjà bien des choses sur les méga-risques liés à ce méga-traité négocié dans l’opacité la plus totale. Je les avais explicitées notamment dans ce billet d’avril dernier : Le grand marché transatlantique en deux pages.

Le secret favorise le mensonge et le mensonge a besoin du secret. Mais peu à peu, nous aussi nous découvrons le pot aux roses. Et il s’avère pire que ce que j’écrivais il y a six mois. Je m’appuie en partie sur un texte de Raoul-Marc Jennar de septembre 2014 dont le titre est : « Le GMT/TAFTA : pas amendable ! ». Je commence par quelques-uns des mensonges, avant d’en venir au pire.


MENSONGES : DES EXEMPLES PARMI D’AUTRES

On nous a dit par exemple que, grâce à l’intervention française, la défense et la culture ont été exclues du champ de la négociation. Pour la défense, l’argument est stupide : en vertu de l’article 20 du GATT, les industries d’armement et les questions de défense sont exclues du champ d’application de TOUT TRAITE DE CE TYPE, ce qui est rappelé à l’article 12 du mandat de négociation. La France n’y est pour rien.
S’agissant de « la culture », seul l’audiovisuel (art. 21 du mandat) est exclu, et seulement provisoirement car l’article 42 permet à la Commission D’INTRODUIRE ULTERIEUREMENT DEVANT LE CONSEIL DES MINISTRES TOUT SUJET N’AYANT PAS FAIT L’OBJET DU MANDAT ! Quant aux théâtres, opéras, bibliothèques, musées, archives… ils tombent bien sous le coup du mandat actuel.

On nous dit : « il n’est pas question d’appliquer les normes environnementales ou agricoles américaines en France ». Mais le mandat de négociation exige (art. 25) que « les mesures de chaque côté se fondent sur la science et sur les normes internationales d’évaluation scientifique des risques ». C’est précisément l’argument américain : il faut des preuves scientifiques (et surtout pas cet horrible principe de précaution) pour imposer des interdictions en matière sanitaire ou phytosanitaire. Or, les dirigeants américains considèrent qu’il n’y a pas de justification scientifique pour interdire les OGM, le bœuf aux hormones, le poulet chloré, le porc à la ractopamine…

Nos élus nous ont dit : « nous exercerons notre devoir de vigilance et notre pouvoir d’influence tout au long des négociations ». Or, les Parlements nationaux sont exclus de toute information ou association à la négociation ! Et la Commission européenne informe avec réticence et parcimonie un nombre limité de parlementaires européens.


C’EST PIRE QUE CE QU’ON CROYAIT

On observe à gauche la tendance suivante : si nous parvenons à bloquer ce qu’il y a de plus indéfendable, nous pourrions signer un accord amendé, réduit et acceptable. Ils pensent principalement à cet abcès de fixation en effet purulent qu’est le mécanisme privé de « règlement des différends », lequel, selon le mandat de négociation, se substituerait aux juridictions officielles pour juger d’un conflit entre firmes privées et pouvoirs publics. Ils pensent aussi aux services publics ou à la préservation de certaines normes sociales, environnementales, sanitaires et techniques en vigueur en France ou en Europe. Ils constatent que, déjà, la question du règlement des différends semble devoir être refusée par l’Allemagne voire par de nombreux élus étatsuniens et qu’elle a donc du plomb dans l’aile.

 

Pourtant, je crois sincèrement, comme Raoul-Marc Jennar, que, s’agissant de ce traité, entrer dans la voie des amendements, c’est tomber dans un piège. Un piège fort bien représenté par les articles 43 et 45 du mandat européen de négociation (j’y ajoute l’article 42, que j’ai cité plus haut).

Car avant le mécanisme de règlement des différends figurant à l’article 45, les rédacteurs ont prévu le piège de l’article 43 que voici : « L’Accord mettra en place UNE STRUCTURE INSTITUTIONNELLE en vue de garantir un suivi efficace des engagements découlant de l’Accord ainsi que pour promouvoir la réalisation progressive de la compatibilité des régimes réglementaires ». Jennar en propose l’interprétation suivante, que je crois réaliste dans l’état actuel des informations disponibles :


« Cette « structure institutionnelle » qui chapeautera donc les deux entités (UE et Etats-Unis) pour veiller au respect du traité, aura également pour tâche de « promouvoir la réalisation progressive de la compatibilité des régimes réglementaires ». En clair, et cette interprétation est confirmée par la Commission européenne, cette « structure institutionnelle » (dont on ignore qui la composera et qui la contrôlera) POURSUIVRA LES NEGOCIATIONS EN MATIERE DE COMPATIBILITE DES REGLEMENTATIONS SUR LES SUJETS QUI N’AURONT PAS FAIT L’OBJET D’UN ACCORD AU TERME DE LA NEGOCIATION ACTUELLEMENT EN COURS…. Les négociateurs européens ont donné un nom à cette structure : un « conseil de coopération réglementaire »… [Ah, la « coopération » mise au service du dumping concurrentiel, quelle belle chose !]


Si on ajoute le fait que LA COMMISSION EUROPEENNE PROPOSE QUE LES RESULTATS DE CES NEGOCIATIONS ULTERIEURES NE SOIENT PLUS SOUMIS AUX ETATS MEMBRES, on peut en conclure deux choses :
- ce « conseil de coopération réglementaire » est en fait une institution supranationale dotée de pouvoirs législatifs contraignants ;
- aucune garantie qu’on ne touchera pas à tel secteur ou à telle matière n’aura de caractère durable et ne peut donc être prise au sérieux. » Fin de citation (extraits)


Je commente à titre personnel : rien ne dit que cette proposition passera la barre du Parlement européen ou des Parlements nationaux (s’ils sont consultés, ce qui est loin d’être acquis, c’est un autre enjeu). Mais il est clair que les risques de contournement des instances élues liés à cet article dont presque personne ne parle (cela va venir) ne sont pas moindres que ceux qui concernent l’arbitrage privé des différends, la mise à bas de normes de qualité sociale et environnementales, la suppression ou la forte baisse des droits de douane pour l’agriculture et divers autres secteurs menacés.

Si vous voyez quelque chose à sauver dans ce projet, dites-le. Sinon il faut vraiment qu’il soit rejeté en bloc. Contrairement à ce qu’écrivent certains qui ont tendance à vendre la peau d’un ours dont ils devraient savoir qu’il est agressif et qu’il a plus d’un tour dans son sac, c’est loin d’être gagné, même si cela semble désormais possible. Il va falloir pendant des mois encore faire jouer « l’effet Dracula », comme pour les traités semblables que « nous » avons repoussés : l’AMI, l’ACTA, l’AGCS. Non seulement il ne faut pas relâcher la pression, mais il faut l’accentuer.


Je n’ai parlé dans ce billet que du traité transatlantique, sans doute le plus gros morceau pour les mois à venir. Mais les projet d’accords de « libre-échange » avec le Canada (CETA), ou sur les services (TISA, le retour en force de l’AGCS) doivent être combattus en même temps et avec la même détermination. J’y ajoute les APE (accords dits de partenariat économique entre l’UE et l’Afrique subsaharienne et plus généralement la zone ACP, mais aussi avec d’autres pays du monde). J’ai déjà évoqué ces derniers, qui sont typiquement des projets de domination néocoloniale, mais j’y reviendrai bientôt.

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 10:36

 

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Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Ce 21 octobre, c'était la troisième grève en plus d'un mois dans le métro de Lisbonne, avec des mouvements parallèles à Porto. Menée par une combative CGTP, les salariés des transports sont mobilisés contre la privatisation du service de transports urbains.

 

Mardi dernier, le réseau de métro de Lisbonne - qui transporte 500 000 voyageurs par jour - était entièrement paralysé, tandis que les routes de la capitale étaient perlées d'embouteillages.

 

Le mouvement appelé par la Fectrans (Fedération des syndicats des transports), affiliée à la CGTP, a été massivement suivi, avec une adhésion de près de 100 %. A la hauteur de la colère face à un gouvernement qui prévoit de livrer les lignes de métro, de chemins de fer et de bus mais aussi la compagnie aérienne nationale aux grands groupes privés.

 

Troisième journée de grève en six semaines

 

Le gouvernement prend prétexte d'une dette accumulée de 13 milliards d'€ pour le métro et le chemin de fer, et de pertes de 13 millions d'€ pour le seul métro de Lisbonne.

 En réalité, ce sont les coûts du réseau - dans un secteur structurellement déficitaire - qui grèvent les résultats. Donc, le gouvernement a trouvé la formule idoine : maintenir un réseau sous contrôle public, et ouvrir au secteur privé l'exploitation. Socialiser les pertes et privatiser les profits.

Le gouvernement envisage ainsi d'ici la fin de l'année de livrer les lignes de métro de Lisbonne et Porto à des opérateurs de privé pour une durée de 9 ans. Il fera de même à la CP (SNCF portugaise), en commençant par le fret (CP-Carga).

 La CGTP, et sa fédération des transports, mène une lutte acharnée contre le plan de privatisations. Il s'agit de la trosième journée de grève dans le réseau de Lisbonne depuis moins de six semaines.

 

Un "crime de lèse-patrie" pour le secrétaire de la CGTP

 

Le secrétaire-général de la CGTP, Arménio Carlos a rappelé que cette lutte "est la lutte de tout le monde", au moment où le "gouvernement s'engage à privatiser les entreprises de transports, pour des profits privés".

 Ces derniers temps, il a multiplié les déclarations publiques dénonçant un acte contraire aux intérêts des travailleurs, du peuple, de la nation parlant d'un "crime de lèse-patrie" et d'un "préjudice pour tous les Portugais".

La CGTP reste au Portugal un syndicat de lutte, de classe et de masse. Le syndicat majoritaire qui reste encore organiquement lié au Parti communiste, avec un secrétaire-général qui est même un dirigeant du PCP.

La semaine conduisant à la grève du 21 a été une semaine de lutte pour la CGTP sur les lieux de travail, d'explication des raisons du mouvement, de mobilisation pour la journée. Les cellules du PCP ont joué leur rôle habituel, encore prégnant, dans cette campagne.

 

Ferrys, conducteurs de Porto, chemins de fer : les transports mobilisés !

 

Les travailleurs du métro de Lisbonne trouvent une solidarité de fait chez leurs collègues. D'abord, ceux de la Soflusa - responsable des ferrys sur le Tage - qui ont arrêté symboliquement toutes les liaisons entre Lisbonne et Barreiro dans l'après-midi.

A Porto, les conducteurs continuent la lutte. Du 13 au 19, ils ont refusé de réaliser des heures supplémentaires exigées par la direction. Ils réclament le respect des droits sociaux des travailleurs, l'abandon du plan de privaisation et l'embauche des 100 machinistes manquants.

Dans les chemins de fer, le climat est tout aussi tendu. Les travailleurs rejettent le démembrement de la CP (SNCF) - avec la scission accentuée des activités du réseau, fret et transport de passagers.

Il y a semaine, les salariés du réseau (REFER) ont paralysé pendant deux heures le réseau. Ce 15 octobre, les salariés de la CP se réunissaient à Porto, Coimbra, Lisboa et Barreiro à l'appel du Syndicat national des travailleurs du chemin de fer (SNTSF).

 

Ils envisagent de lancer une mobilisation nationale contre le budget d'Etat 2015 qui conduirait les salariés des transports à avoir un salaire inférieur à celui de 2009. Ils dénonçent aussi un "gouvernement de laquais, au service des grands groupes économiques et financiers", avançant dans la privatisation de la CP-Fret.

 

Il est à noter que les usagers ont apporté un soutien au mouvement à travers le Mouvement des usagers des services publics (MUSP). Le 17 octobre, avec le syndicat des transports, ils ont organisé une initiative d'explication sur l'avenue Camoes, à Lisbonne.

En présence du secrétaire-général de la CGTP Arménio Carlos, ils ont dénoncé la "dégradation du service public", la politique de "rapine" et la "pénalisation des usagers et des travailleurs".

Entre 2000 et 2013, la logique de privatisation a conduit à l'augmentation du titre de Métro à Lisbonne de 180 %. Dans le même temps, le service se dégrade et 221 postes ont été supprimés depuis 2009.

 

Le hold-up des privatisations : voilà l'origine de la dette !

 

Le Portugal dispose d'une base industrielle faible mais il possède un réseau d'infrasctures de bon niveau dans l'eau, l'électricité, les postes et les chemins de fer, ainsi que d'un système de santé longtemps réputé pour sa qualité.

 

Ses infrastructures, services nationaux, dernières ressources du pays sont la convoitises des groupes internationaux, qu'ils soient français, allemands, américains, chinois ou brésiliens.

L'électricité (EDP), la Poste (CTT), les aéroports (ANA) ou les assurances (Caixa Seguros) ont récemment été privatisés. Les prochains sur la liste sont les transports (CP, métro, TAP) et les services d'eau (EGF).

Ces entreprises ne sont pas des nains. EDP est l'entreprise la plus rentable du pays, avec 3 milliards d'€ de profits ces trois dernières années. Le montact exact de la concession accordée au groupe chinois qui en a pris possession en 2012.

Air Portugal ou TAP est la première entreprise exportatrice du pays, avec 8 millions de passagers par an, et un rôle de redistributeur européen privilégié vers le Brésil.

Quand on sait que les 10 premiers aéoports portugais gérés par l'ANA ont été bradés à Vinci en 2013 pour 3 milliards d'euros pour les 50 ans à venir, on s'aperçoit de l'ampleur du hold-up.

Un chiffre pour comprendre l'ampleur de l'hypocrisie sur la dette et l'austérité : depuis 1989, 240  entreprises ont été privatisées. Les entreprises privatisées appartenant au PSI 20 (CAC 40 portugais) ont réalisé entre 2004 et 2010 39 milliards d'euros de profits.

 

Cela représente sept milliards d'euros par an de moins de recettes pour l’État. Ces sept milliards, c'est exactement le montant du déficit public portugais en 2011.

De 1989 à 2012, la dette publique portugaise est passée de 54% du PIB à 120%, une dette fabriquée par une politique de casse de l'appareil productif national et de braderie du patrimoine public aux intérêts privés.

   

En France, la CGT appelle à construire un mouvement national dans les transports. C'est déjà le cas au Portugal avec la combative et puissante CGTP : construisons la convergence des luttes, la solidarité internationale en organisant notre mouvement de lutte, ici, en France !

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