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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 11:49
A Kessariani, ville de 26.450 habitants dans l'Attique, les élections municipales ont tourné à l'affrontement entre SYRIZA et le Parti communiste grec (KKE). Malgré l'abstention massive (67%), le KKE remporte la mairie avec 51,34% des voix.

La fin de la division de la gauche grec n'est toujours pas à l'ordre du jour à Kessariani comme le reste du pays. Le second tour des municipales anticipées dans cette ville voyait un affrontement entre le maire sortant (SYRIZA) George Kondostavlos et le communiste Elias Stamelos. 

Le candidat du Rassemblement démocratique (KKE), Elias Stamelos, a défait le maire sortant George Kondostavlos (SYRIZA). Le candidat communiste recueille 51,34% des voix (3933 suffrages) et devance de 205 voix le maire sortant (48,66%). Pour les communistes l'enjeu était important, l'ancien maire était un membre fondateur du SYNASPISMOS, cette scission de l'aile droite du KKE qui a donnée naissance à SYRIZA. 

Lors du premier tour le maire sortant George Kondostavlos (SYRIZA) est arrivé en tête de la municipale avec 26,26% des voix suivit par la liste communiste 22,36% et celle du PASOK (une voix de retard sur le KKE). Avec cette victoire à Kessariani, le KKE gère désormais 5 villes dans le pays.

 

article et traduction Nicolas Maury

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 10:41

Vu sur El Diablo

 

prcfbandeau2008

Remaniant la junte gouvernementale en Ukraine, le pseudo-président Porochenko, oligarque de son état, n’a pas trouvé parmi les 40 millions d’Ukrainiens des femmes et des hommes capables de gouverner le pays…. Les trois étrangers nommés ministres ont été naturalisés Ukrainiens à peine  quelques heures avant leur nomination.


Le ministère des finances est attribué à Natalia Iaresko, ressortissante américaine d’origine ukrainienne, qui a fait une partie de sa carrière au département d’État, le ministère des affaires étrangères américain, et pour un fonds d’investissement ukrainien financé par le Congrès des États-Unis.


Un Lituanien, Aïvaras Arbomavitchous, ancien champion de basket mais surtout dirigeant d’un fonds d’investissement suédois East Capital  est nommé à l’économie.


Enfin Sandro Kvitachvili, ancien ministre géorgien de la santé et du travail, prend le ministère de la santé.

 

Incroyable arrogance des impérialistes américains et européens qui se livrent ainsi à une triple démonstration :

 

1] ces nominations sont l’affirmation assumée par les impérialistes US et UE de la colonisation totale de l’Ukraine,


2] ces nominations d’agents américains au pouvoir à Kiev sont une grave et dangereuse provocation à l’égard de la Russie,


3] ces nominations sont une insulte aux populations d’Ukraine.


Après les déclarations du président-comprador Piotr Porochenko prétendant que la question de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN sera résolue par le peuple lors d’un référendum, tout comme les propos de Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’ Organisation du Traité de l’Atlantique Nord , affirmant que le pays pourrait devenir membre de l’OTAN, on peut constater la volonté de l’impérialisme de jeter de l’huile sur le feux en Ukraine, prenant ainsi un risque réel de guerre et multipliant les provocations grossières comme les manœuvres militaires dans les Pays Baltes.


 

Un véritable nouvel Axe se constitue contre la Russie et la nomination comme président du Conseil européen du Polonais Donald Tusk, hystériquement anti-Russe ne doit rien au hasard.


 

Milices fascistes en armes, gouvernement compradore, avec du personnel politique ramassé volontairement à l’étranger et s’identifiant tant sur le plan politique qu’économique à l’impérialisme, OTAN provocateur et UE belliciste, États-Unis prédateur et incendiaire, les ingrédients de l’explosion s’accumulent en Europe.


 

La riposte et l’union des forces anti-impérialistes et de paix doit être à la hauteur de la situation.

 

La PRCF prendra des initiatives dans les jours qui viennent.

 

Commission Internationale du PRCF  

Le 3 décembre 2014

 

source : initiative communiste

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 11:32

Un article mis en ligne il y a quelque temps sur le site du PRCF "Initiative communiste" et tout à fait d'actualité en ces jours de vote aux élections professionnelles de la Fonction publique.  En outre ce rappel  du Traité transatlantique dont les négociations continuent dans le plus grand silence médiatique et politique est tout à fait nécessaire au moment où les salariés du public vont choisir leurs représentants professionnels. 

 

 

TISA TTIP le grand marché transatlantique menace les services publics

 

traité transatlantiqueLe site d’information en ligne Basta mag publie l’article suivant au sujet du TISA dont nous nous faisons l’écho. L’UE mène dans le plus grand secret des négociations avec les USA pour créer un grand marché transatlantique (GMT / TTIP ) menaçant l’ensemble des conquêtes sociales et démocratiques. Droit des travailleurs, protection de l’environnement, services publics. Tout cela est menacé, alors qu’il semble que les traités prévoient même le recours à une justice privée ! Bien sûr jamais les peuples n’ont été consultés. Pire, les négociations sont secrètes reposant sur un mandat opaque de la Commission Européenne. Preuve s’il en est du caractère anti démocratique de l’UE construite par l’oligarchie capitaliste pour défendre uniquement ses intérêts et écraser la classe des travailleurs. Preuve s’il en est du ridicule de ceux qui défendaient cette UE « contrepoids » aux USA, de ceux qui s’illusionnent en croyant que l’UE peut être réformée, comme si on pouvait rendre un crocodile végétarien ! Non l’UE est une arme de destruction massive de la classe capitaliste.
l'humanité TISAC’est wikikeaks qui avait révélé une partie des documents de négociations de cet accord de libre échange. L’Humanité le 25 juin dernier en faisant sa une, titrant un on ne peut plus claire : L’accord top secret qui doit dépecer les services publics

L’accord top secret qui doit dépecer les services publics – See more at: http://www.humanite.fr/laccord-top-secret-qui-doit-depecer-les-services-publics-545491#sthash.zGVbwBW6.dpuf
L’accord top secret qui doit dépecer les services publics – See more at: http://www.humanite.fr/laccord-top-secret-qui-doit-depecer-les-services-publics-545491#sthash.zGVbwBW6.dpuf

Les réactions se multiplient du côté des syndicats depuis quelques jours pour dénoncer l’Accord sur le commerce des services (ACS, ou Tisa). Un traité en cours de négociation entre une cinquantaine de pays (lire notre enquête Tisa, ces négociations commerciales secrètes qui visent à accélérer privatisations et dérégulations). En France, le syndicat Force ouvrière (FO) déplore le silence du gouvernement concernant ces négociations, qui visent à ouvrir le « marché des services » à la concurrence internationale. Lors d’une rencontre le 1er juillet avec la secrétaire d’État chargée du Commerce extérieur, Fleur Pellerin, le syndicat lui a demandé des clarifications. FO interpellera aussi le gouvernement lors de la conférence sociale, la semaine prochaine.

Le 27 juin, le Comité syndical européen de l’éducation (CSEE), qui représente 132 syndicats d’enseignants en Europe et 11 millions de salariés du secteur éducatif, a exprimé « ses plus vives inquiétudes face à l’intention de l’Union européenne d’inclure les services d’éducation dans le cadre des négociations en cours sur l’accord de libre-échange pour le commerce des services ». Pour son directeur, Martin Rømer, il y a dans ces négociations le risque « d’intensifier les pressions visant à commercialiser et privatiser le secteur de l’éducation » et « de restreindre drastiquement la possibilité pour les États (…) de limiter l’entrée des institutions et établissement scolaires privés ou lucratifs sur leur territoire et de réglementer leurs activités ».

 

Un traité qui « dépasse l’entendement »

La fédération syndicale s’inquiète notamment de l’inclusion de la « clause de statu quo », dans cet accord (selon un document dévoilé par Wikileaks) : « Les gouvernements seront contraints de maintenir toutes leurs réglementations en vigueur en matière de libéralisation, si bien que leurs successeurs n’auront plus aucune possibilité d’introduire de nouvelles mesures permettant de limiter le commerce des services, analyse Martin Rømer. Cette situation est fondamentalement contraire à tout processus décisionnel démocratique »

Pour la Confédération syndicale internationale (CSI), « le projet d’accord dont débattent des représentants de gouvernements vise à affaiblir la réglementation des services financiers et à octroyer aux fonds spéculatifs, aux banques, aux compagnies d’assurance et autres prestataires financiers de nouveaux accès sur les marchés financiers » (communiqué du 27 juin). « Les gouvernements sont en train de négocier dans le plus grand secret des réglementations financières à la baisse », dénonce Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI. « Qu’ils veuillent aider les banques « trop grosses pour faire faillite » et conglomérats financiers à poursuivre leur expansion, cela dépasse l’entendement. »


L’offre de la Commission européenne

Plusieurs fédérations syndicales internationales ont appelé à cesser les négociations de l’accord Tisa : l’Internationale des services publics (qui représente 669 syndicats du secteur des services publics), UNI Global Union (900 organisations syndicales et 20 millions d’adhérents dans le monde, dans les secteurs de la santé, des médias, des télécommunications ou des finances), IndustriALL (50 millions de travailleurs de l’industrie, des mines et de l’énergie) et l’UITA (Union internationale des travailleurs de l’alimentation et de l’agriculture, 383 organisations membres). En 2013, elles avaient déjà, avec plusieurs centaines d’organisations, affirmé leur ferme opposition aux négociations, dans une lettre adressée aux ministres du Commerce des pays concernés.

Malgré les demandes répétées des syndicats et ONG pour une plus grande transparence, voire pour l’arrêt des discussions, le mandat de négociation donné à la Commission européenne n’a toujours pas été rendu public. Pour le commissaire au Commerce, Karel de Gucht, le secret sur les négociations est un choix « stratégique ». La Suisse, la Norvège et l’Islande ont pourtant publié leurs offres initiales de négociation (lire ici). Dans ces conditions, comment savoir quels seront les secteurs qui pourront être soumis aux privatisations et à la concurrence internationale ? « Dans son offre, l’UE a introduit une série d’exceptions qui lui permettent de prendre toute mesure qu’elle juge utile dans un certain nombre de secteurs, notamment l’audiovisuel, l’éducation publique, la santé publique ou l’eau », assure, dans son langage bien à elle, la Commission, interrogée par FO Hebdo. Impossible à vérifier, tant que l’offre initiale de l’Union européenne ne sera pas rendue publique.

Les services publics seront-ils protégés de toute menace de privatisation ? Là encore, réponse sibylline de la Commission : « L’UE a introduit une réserve horizontale lui permettant de sauvegarder des monopoles et des droits exclusifs d’exploitation dans le secteur public. La réserve est libellée comme suit : « les services reconnus d’utilité publique au niveau national ou local peuvent être soumis à des monopoles publics ou à des droits exclusifs octroyés à des opérateurs privés » » [1]. La transparence, c’est aussi une question de vocabulaire…

@AgnesRousseaux

Notes

[1] Source : FO Hebdo.

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 10:24
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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 06:45

Grèce : la Troïka a tué le système de santé

 

En Grèce le taux de chômage est de 27% ( pour rappel, il était de 7,2% en 2008, avant les remèdes de la Troïka).  Un des résultats est l'exclusion de l'assurance maladie de près de deux millions de Grecs.   Les dépenses publiques de santé ont été plafonnées.  Le budget  des hôpitaux a reculé de 25% entre 2009 et 2011.  La mortalité infantile a progressé de 48% entre 2008 et 2011.  Les suicides ont augmenté de 45% entre 2007 et 2011.  La consommation et le nombre de consommateurs de drogue ont augmenté.  Les infections au virus du sida chez les toxicomanes ont décuplé.  Sous la pression de la Troïka encore, la prise en charge publique des achats de médicamments est passée de 5,6 milliards d'euros en 2009 à 2,3 milliards en 2013 ... ( d'après Alternatives économiques, Octobre 2014).

 

Ces chiffres sont confirmés par d'autres recherches.

 

Dans le Monde du 19 04 2013, il est fait état du résultat d'une étude faite par des chercheurs grecs et américains.

"Nous nous attendions à ce que les mesures d'austérité aient des effets négatifs sur les services de santé et la santé publique mais l'impact a été beaucoup plus sévère que nous ne l'avions imaginé", a expliqué le principal auteur de cette étude, Elias Kondilis, chercheur à l'université Aristote.

Citant la situation grecque, ces chercheurs mettent en garde contre des effets néfastes similaires sur la santé publique dans d'autres pays européens confrontés à une situation économique difficile et même aux Etats-Unis où on évoque des coupes dans les programmes de couverture médicale des retraités et plus largement de santé publique.

 

Et d'après une étude universitaire britannique les mesures d'austérité du gouvernement grec ont un lien direct avec l'augmentation des suicides.(euractiv.fr)

L'organisation caritative The Samaritans a indiqué dans un communiqué que le lien entre le chômage et le suicide était évident ; une tendance qui se renforce durant les périodes de récession.

« Les personnes les plus démunies ont une espérance de vie plus courte, ont des problèmes d’ordre physique et psychique et présentent également le taux de décès par suicide le plus élevé. Ces inégalités nécessitent une réponse de la part de services comme The Samaritans », peut-on lire dans le communiqué.

Environ 508 suicides se sont produits en 2012, selon les données publiées le mois dernier par l'autorité statistique hellénique (ELSTAT). Il s'agit d'une augmentation de 36 % par rapport à 2008, avant que la crise économique ait commencé.

 

Le gouvernement français veut achever la destruction de la sécurité sociale.  Pour livrer notre santé aux assurances privées, aux cliniques privées. Comme le veut Bruxelles, avec l'accord du gouvernement Valls-Hollande,  exécuteur des désirs du capitalisme, de ses multinationales et des organisations patronales.  Les contre-réformes successives de la sécurité sociale vise à démanteler et à détruire le plan de sécurité sociale voulu par le Conseil National de la Résistance, mis en oeuvre par le ministre communiste Ambroise Croizat dès 1945.  L'ordonnance de 1945 précise que "la sécurité sociale  est financée par les cotisations des employeurs et des salariés et est gérée paritairement par l'ensemble des partenaires sociaux représentés par les syndicats de travailleurs et les organismes patronaux".

 

La sécurité sociale, comme les retraites est la propriété de tous les salariés.  Il s'agit aujourd'hui de la sauver et de la reconquérir.  Sinon, nous risquerions fort de connaître le sort des Grecs.  La santé seulement pour ceux qui peuvent payer.

 


 


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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 10:48
Lu sur "Faire vivre le PCF"
La ministre de la santé de Lituanie a proposé l’euthanasie pour les pauvres !

« L’euthanasie peut être un bon choix pour les pauvres, qui en raison de leur pauvreté n’ont pas accès à l’aide médicale », telle est la "solution" du problème des patients démunis proposée par le nouveau Ministre de la Santé de Lituanie Rimante Šalaševičiūtė, entrée en fonctions début juin. Elle a immédiatement engagé une discussion sur la légalisation de l’euthanasie en Lituanie, et a déclaré dans une interview que la Lituanie n’étant pas un État social, les soins palliatifs n’étaient pas accessibles à tous. C’est pourquoi l’euthanasie peut être un bon choix pour des gens qui « ne veulent pas infliger à leurs proches le spectacle de leurs souffrances ».

Source : http://www.novorosinform.org/news/id/15424

Traduction D. Bleitrach

 

Commentaire : Se retrouver dans une Union Européenne où une telle idéologie peut être développée et de telles décisions prises par des politiques qui concourrent aux décisions européennes fait froid dans le dos.  Vite, il faut sortir de cette Union Européenne qui devient de plus en plus nauséeuse!

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 08:01

Commentaires : Le modèle allemand en matière d'énergie pose problème à l'Allemagne.  Abandonner le nucléaire et moins polluer avec le CO2 semble difficile pour les décennies à venir.  Le ministre de l'économie et de l'énergie demande aux industriels de l'énergie de s'organiser pour réduire la production de CO2.  Pour la Fédération allemande des industries énergétiques, continuer à soutenir les industries et réduire et les centrales à charbon et les centrales nucléaires est mission impossible pour le proche avenir.  Les patrons allemands de l'industrie plaident pour que l'émission des gaz à effets de serre soit gérée au niveau européen et non plus nationalement.  Façon de se défausser sur les pays voisins qui pourraient prendre une part de la pollution allemande ?  Pendant que l'Allemagne jouerait les écolos en réduisant le nucléaire et le charbon ?   Qui a dit "Europe allemande" ?  AC

 

Lu sur Duclair environnement

L’Allemagne s’impose  …une diète de charbon 

par Duclair environnement.

Le Monde.fr |  le 26.11.2014 | Par Frédéric Lemaître   (Berlin, correspondant)

Pour respecter ses engagements de réduction d’émission de gaz à effet de serre, l’Allemagne n’a d’autre choix que de réduire l’utilisation des centrales au charbon, très polluantes. Lundi 24 novembre, Sigmar Gabriel, ministre de l’économie et de l’énergie (et président du parti social-démocrate), a convoqué les quatre grands producteurs d’énergie allemands, RWE, E. ON, Vattenfall et EnBW, pour leur indiquer les grandes lignes du projet de loi qu’il compte faire adopter par le conseil des ministres,le 3 décembre. Selon sa collègue du ministère de l’environnement, si l’Allemagne veut réduire de 40 % ses émissions de CO2 en 2020 par rapport à leur niveau de 1990, elle doit faire un effort supplémentaire compris entre 5 % et 8 % des émissions actuelles.

Une mine de l'industriel VattenfallA à Spremberg, dans l'est de l'Allemagne.

 

Retenant le scénario de 5 %, le gouvernement veut parvenir à une réduction de 62 millions de tonnes de CO2 d’ici à 2020. Sur ces 62 millions de tonnes, 22 millions doivent provenir des centrales au charbon. Actuellement, l’Allemagne dispose de 500 centrales qui, en 2013, ont émis 316 millions de tonnes de CO2. La grande majorité de ces émissions provient des centrales au charbon. Le charbon et la houille génèrent 46 % de la capacité électrique du pays, bien plus que les énergies renouvelables (27 %). Selon le projet de loi, qui devrait être débattu en 2015, les réductions projetées seraient de 4,4 millions de tonnes par an entre 2016 et 2020.

Comment y parvenir ? Le projet de loi ne le précisera pas. Aux producteurs de s’organiser. Libre à eux de fermer certaines centrales ou de réduire la production de tout ou partie du parc, sans fermer de centrale. Une liberté apparente qui pourrait rendre plus difficile une éventuelle plainte des quatre groupes contre le gouvernement. Ceux-ci ont refusé de commenter le projet du ministre. La Fédération des industries énergétiques a indiqué « soutenir » les objectifs de limitation du réchauffement climatique, mais a appelé le gouvernement à « prendre en considération (…) la sécurité de l’approvisionnement énergétique, l’emploi et la santé globale de l’économie ».

« Pas réaliste »

Mardi, le président des Fédérations de l’industrie, Ulrich Grillo, a mis le gouvernement en garde contre des mesures qui renchériraient le coût de l’énergie. Il a aussi plaidé pour que la réduction des émissions de CO2 soit gérée non plus par pays, mais au niveau européen. Une étude commandée par le patronat indique que la fermeture de centrales au charbon pourrait avoir un coût important pour l’ensemble de l’économie, mais une autre étude, commandée par la Fondation Heinrich Böll, proche des écologistes, juge que l’impact est marginal, car de telles fermetures rendraient les centrales au gaz plus compétitives.

L’influent syndicat IG BCE (mines, chimie, énergie) soutient l’initiative de Sigmar Gabriel, mais indique que « la politique énergétique, les prix de l’énergie et la sécurité des approvisionnements doivent être mis sur le même plan que les objectifs liés à la protection du climat ». Michael Vassiliadis, président de l’IG BCE précise, un brin perfide, que « le ministre de l’économie a, à juste titre, récemment indiqué qu’une double sortie, de l’atome et du charbon, n’était pas réaliste ».

Il y a deux semaines en effet, Sigmar Gabriel était régulièrement pris à partie par Greenpeace qui jugeait le ministre trop favorable aux industriels. Aujourd’hui, ses propositions sont critiquées par la CDU, qui a apparemment été prise de court par ce revirement. Les décisions de Sigmar Gabriel ne devraient pas arranger les affaires des quatre producteurs d’électricité, déjà durement touchés par la sortie du nucléaire civil d’ici à 2022.

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 07:55

UE-NON-01

Union Européenne : vers la cessation de paiements.

Mardi 18 novembre 2014 :


Les impayés mettent l’UE au bord de la crise.


Le Parlement européen a sommé mardi les gouvernements de l’UE de consacrer le montant des amendes perçues en 2014 au règlement des factures impayées pour éviter la cessation de paiements en 2015.

http://www.lessentiel.lu/fr/news/europe/story/Les-impayes-mettent-l-UE-au-bord-de-la-crise-29857719


L’Union Européenne est au bord de la cessation de paiements.


De même, neuf pays européens sont en faillite.


Les 28 pays membres de l’Union Européenne ont une dette publique de 11930,266 milliards d’euros. Je dis bien : dette publique de 11930,266 milliards d’euros.


Mais comme cette situation de faillite généralisée n’est pas encore suffisante ( !), l’Union Européenne va maintenant lancer un plan de relance de 300 milliards d’euros.


Avec quel argent ?


Réponse : avec 300 milliards d’euros de nouvelles dettes, bien sûr !


C’est ça, la magie de l’Union Européenne !


Plus c’est la faillite, plus il y a de dettes, … plus on emprunte !


L’Union Européenne, c’est un mécanisme qui ne fonctionne pas.


L’Union Européenne, c’est des pays hyper-endettés, qui s’endettent encore plus pour améliorer une situation qui ne pourra JAMAIS s’améliorer.


L’Union Européenne, c’est des pays hyper-endettés, qui s’endettent encore plus pour prêter de l’argent à des pays en faillite qui ne les rembourseront jamais.


L’Union Européenne, c’est un suicide collectif.


source: PCF Bassin

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 04:21
Lu sur Initiative communiste ( le site du PRCF)
l’Union Européenne le Vatican et la laïcité : à propos de l’invitation du Pape au Parlement Européen et de la lettre ouverte de Jean-Luc Mélenchon

europe religion laicitéJean-Luc Mélenchon vient de publier une lettre ouverte dans laquelle il s’insurge de la présence du pape au parlement européen, dénonçant une atteinte au principe de laïcité.
Bien sûr, nous saluons d’abord son souhait de défendre la laïcité , dans la ligne de mire de l’oligarchie capitaliste, qui souhaite la faire reculer afin de mieux diviser les travailleurs. Ce qui est au cœur des propositions défendues par le PRCF.

Mais cette intervention du Pape au sein du parlement européen – au-delà de la légitime indignation- devrait conduire à poser vraiment la question de la nature de cette institution supranationale qu’est l’Union Européenne et devrait à l’évidence ouvrir les yeux de tous. Comment se fait il que l’UE invite à la tribune de ses institutions le Pape? et en particulier,  l’Union Européenne a-t-elle jamais eu vocation à être laïque et démocratique?

Jean-Luc Mélenchon – aujourd’hui député au parlement européen – a toute sa carrière défendu l’inclusion de la France dans cette construction « européenne », pourtant initié et conduite par le grand Capital. Il semble malheureusement ignorer le rôle crucial que joue le Vatican dans cette funeste construction. Construction qui est à l’opposé du nécessaire combat pour la laïcité qui doit être celui de tout les progressistes – qu’ils soient croyants ou non. Et découvrir avec cette venue du Pape que l’UE ne respecte pas le principe de laïcité.

N’était-il pas au courant que le drapeau européen représentait les étoiles dont est faite la couronne mariale dans l’iconographie catholique; comme le créateur du drapeau Arsène Heitz l’affirmait haut et fort [1]? Que le bleu du drapeau européen est le bleu marial? Que dans l’après guerre, les plus influents cercles fédéralistes avaient leur origine dans la très peu laïque Action Française [2]? Que de tout temps, le Vatican joua de son influence et de ses réseaux pour encourager et accélérer la construction européenne [3][4]? N’était-il pas au courant des précédentes visites pleines de louanges du pape Jean-Paul II  au parlement européen ainsi qu’aux autres institutions européennes [3][4]?

Le Pape est donc bel et bien chez les siens quand il visite les institutions européennes. Cela ne fait pas de doute.

Jean Luc Mélenchon a bien raison de défendre la laïcité, mais pourquoi encore une fois s’arrêter en chemin, en ignorant ce qu’est factuellement l’UE?

De la même manière, lors de l’émission mots croisés, Jean-Luc Mélenchon déclare: « si un grand pays se retire de l’euro, ce sera un cataclysme » [5]. Il reprend là la rhétorique de la peur clamée en permanence par les « belles personnes » qu’il dénonce par ailleurs, et propage de nouveau l’illusion d’une harmonisation sociale au sein de l’UE, alors que le seul chemin c’est de retrouver la souveraineté nationale, nécessaire à la souveraineté populaire. En effet, les divergences politiques, économiques, et démographiques entre pays de l’UE, inhérentes à cette construction, font que tout mouvement social à l’échelle de toute l’UE est impossible. Or les traités européens ne peuvent être modifiés qu’à l’unanimité des 27 pays. De plus, de nombreux économistes – citons par exemple Jacques Sapir – ont de très solides arguments qui démontrent que ces craintes de cataclysme suite à une sortie de l’euro sont totalement infondées. [6] Le cataclysme ne serait donc certainement pas pour les travailleurs mais plutôt pour le grand capital, l’UE et l’euro étant des piliers institutionnels du système capitaliste. Alors que la crise du capitalisme s’aggrave, que l’axe euro-atlantique Washington-Bruxelles/Francfort allume partout les foyers de nouvelles guerres impérialistes et de la fascisation, rester dans l’UE dans l’euro dans l’OTAN, pour le camps des travailleurs c’est y rester, En sortir c’est s’en sortir !

On ne peut à la fois vouloir défendre les intérêts des travailleurs et refuser de priver les patrons, les financiers – en clair la classe capitaliste – de leurs armes d’exploitations massives des travailleurs que sont l’UE et l’Euro.

Doit on sacrifier la laïcité, la République, la diversité linguistique, nos salaires et nos conquêtes sociales etc… fruits des dures luttes de la classe des travailleurs pour ne pas mettre en cause l’Union Européenne du Capital? Au non de quelle raison d’ailleurs?

« Ça suffit comme ça ! Je dis adieu à mon fédéralisme puisqu’il est sans objet. (…) Je ne m’engage plus que sur des objectifs concrets, immédiats, liés à la refondation républicaine et sociale de mon pays. » écrivait Jean Luc Mélenchon dans son livre Qu’ils s’en aillent tous.

En 2013 lors du discours de clôture de l’université d’été du PG, JL Mélenchon déclarait :

« Il n’y a pas de souveraineté politique du peuple s’il n’y a pas indépendance du cadre dans lequel il fournit ses propres décisions. L’Europe n’est pas une structure indépendante. L’UE, enfermée dans sa logique austéritaire, est une structure vassale des USA. C’est la raison pour laquelle le peuple français fidèle à ses engagements à l’égard du monde (…) C’est pourquoi la France n’a pas à se soumettre aux USA, même sous le prétexte de l’UE.

Ce que je viens de dire n’a rien à voir avec le nationalisme ou avec le chauvinisme…
Gloire à la république française Vive la fraternité universelle! »

Alors, Citoyen Mélenchon, encore un petit effort pour tirer toutes les conséquences de vos propos. Et profiter ainsi des quelques tribunes médiatiques qui s’ouvrent à vous pour faire vraiment avancer l’éducation populaire.

Par exemple, en constatant le caractère de classe de l’UE capitaliste et le potentiel profondément révolutionnaire dun front populaire progressiste et patriotique appelant à la sortie par la voie progressiste de l’UE et de l’euro, à la sortie de l’Otan et à la sortie du capitalisme.

Sources:
[1] [Danièle Sallenave, dieu.com, Gallimard, 2004] …ses 12 étoiles ne désignent nullement l’Europe des 12, elle s’inspire directement du symbole marial tel que représenté dans l’imagerie pieuse du XIXe siècle.
[2] http://www.lecanardrépublicain.net/spip.php?article614
[3] http://www.studiatheologica.cnet.ro/pdf/200804art3.pdf
[4] http://radionotredame.net/2014/vie-de-leglise/visite-pape-strasbourg-histoire-32168/
[5] http://www.dailymotion.com/video/x2ahaji_debat-melenchon-guaino-a-mots-croises_news
[6] http://russeurope.hypotheses.org/3006 (*)

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 16:26

En rappel, un article publié le 8 juillet 2014 repris sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe à propos des responsabilités de l'Etat dans la catastrophe de Brétigny.

 

Un an après la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, qui avait fait sept morts et des dizaines de blessés, les experts judiciaires ont rendu aujourd’hui des conclusions sévères à l'encontre de la SNCF, diagnostiquant pour cette portion du réseau ferré un "état de délabrement jamais vu par ailleurs". - See more at: http://humanite.fr/la-catastrophe-ferroviaire-de-bretigny-due-principalement-un-deficit-dans-la-qualite-de-la-546759?IdTis=XTC-FT08-AHVX0D-DD-HUJF-YR5#sthash.C03SQTeW.dpuf
Un an après la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, qui avait fait sept morts et des dizaines de blessés, les experts judiciaires ont rendu aujourd’hui des conclusions sévères à l'encontre de la SNCF, diagnostiquant pour cette portion du réseau ferré un "état de délabrement jamais vu par ailleurs". - See more at: http://humanite.fr/la-catastrophe-ferroviaire-de-bretigny-due-principalement-un-deficit-dans-la-qualite-de-la-546759?IdTis=XTC-FT08-AHVX0D-DD-HUJF-YR5#sthash.C03SQTeW.dpuf

 

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Un an après la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, qui avait fait sept morts et des dizaines de blessés, les experts judiciaires ont rendu aujourd’hui des conclusions sévères à l'encontre de la SNCF, diagnostiquant pour cette portion du réseau ferré un "état de délabrement jamais vu par ailleurs".

Accident de Brétigny: des rapports accablants !

Le procureur de la République d'Évry doit rendre publiques cet après midi les conclusions des deux rapports d’expertise ferroviaire et métallurgique commandés par le juge chargé de l’instruction du dossier concernant l’accident ferroviaire survenu le 12 juillet 2013 en gare de Brétigny-sur-Orge. Comme à chaque fois dans ce genre de circonstances, la prudence est de rigueur quant au contenu exact des documents. II l n’en demeure pas moins que la presse juge accablants les premiers éléments mis en exergue.

En effet, le constat des experts évoque un « état de délabrement jamais vu par ailleurs ».

Si les termes paraissent excessifs et tendent à généraliser un état de dégradation de l’infrastructure ferroviaire, nous sommes bien face à la réalité de certains choix exercés par les gouvernements successifs et relayés par la direction de la SNCF. Celle-ci vise une recherche effrénée d’économies à réaliser, au détriment du service public, de la sécurité des circulations des biens et des personnes.

Cette logique d’abaissement des coûts, se traduit par plus de productivité, des suppressions d’emplois, un abaissement de la qualité des formations dispensées et plus globalement une réduction des moyens financiers et matériels qui dégradent les conditions de travail des cheminots et la qualité du service public SNCF rendue aux usagers et à la Nation.

A contrario, la direction de la SNCF développe la sous-traitance pour réaliser la maintenance, multiplie les filiales ce qui génère une perte de savoir-faire des gestes métiers.

La politique irresponsable du tout « business », menée depuis de trop nombreuses années et combattue par la CGT à tous les niveaux de l’entreprise, conduit inéluctablement à des dégradations. Au regard des exigences que requiert le transport ferré de voyageurs et de marchandises cette stratégie remet en cause la sécurité des circulations.

La CGT a maintes fois interpellé les différentes directions sur l’état des infrastructures à Brétigny, d’ailleurs en Mai 2013, elle a fait réaliser par le CHSCT un rapport préventif dans lequel était préconisé de ne pas circuler à plus de 100 Km/h sur ces types d’infrastructures.

Pour rappel, les cheminots ont exigé par la grève pendant plus de 10 jours, une autre réforme ferroviaire. Ils ont dénoncé cette politique de l’emploi, de formation et la mauvaise organisation de la production. Lors d’une rencontre pendant le conflit, la direction leur avait répondu qu’ils étaient « hors sujet » !

La réforme ferroviaire écrite par Guillaume PEPY, portée par le gouvernement ne règle pas la question du financement du système. Le texte voté par une majorité de députés va exacerber le manque de cohésion entre tous les services de la SNCF, ce qui va accentuer les dysfonctionnements qui pourraient impacter la sécurité des usagers.

Montreuil le 7 juillet 2014

Lire sur notre blog les articles publiés cet été sur la série d'accidents ferroviaires :

Accident de train de Brétigny-sur-Orge: Trois syndicats de cheminots dénoncent une logique purement financière

Déraillement de Brétigny: les cheminots ne sont pas responsables

Accident de train en Espagne : le défaut de système de contrôle automatique de la vitesse mis en cause.

Cinq accidents ferroviaires graves en un an, en Belgique : conséquences de la libéralisation du rail

Canada: catastrophe ferroviaire à Lac-Mégantic

La privatisation du rail britannique qualifié de grand entrainement au vol par un rapport officiel

Allemagne: Des gares ne sont plus desservies faute de personnel !

Argentine : Catastrophe ferroviaire à Castelar en juin 2013

Liste non exhaustive d'accidents en France, depuis l'ouverture du fret ferroviaire à la concurrence en 2006 :

  • Le 26 mai 2013, accident à Narbonne: une locomotive d'une entreprise privée, circulant sur voie principale, a franchi une signalisation fermée, a continué sur plus de 670 mètres, provoquant des dégâts considérables, risquant un choc frontal avec une autre circulation. A quelques minutes près, un train de marchandises transportant de l'essence aurait pu rentrer en collision avec cet engin.  
  • Le 17 février 2012, accident à Breteuil (nord de l'Oise). Deux wagons vides avaient été attelés en queue de cette longue rame de 470 mètres alors qu'habituellement, ces véhicules, par nature plus instables, sont positionnés en milieu de train.
  • Le 8 mars 2011, déraillement à Arthenay (Loiret) d'un train ECR (filiale de la Deutsche Bahn), lancé à 100km/h. Gros dégâts, gros retards.

  • Le 9 avril 2011, déraillement à Labouheyre (Landes), d'un train ECR chargé de bois déraille.

  • Le 2 février 2012, collision à Maillé (Indre-et-Loire), entre deux trains de fret des opérateurs ECR et Colas-Rail.

  • Le 20 Mai 2009, un choc survenu dans la nuit entre deux trains de fret au niveau de Charmant (Charente), entre un train de fret SNCF et un train de la compagnie ECR transportant des tractopelles mal arrimés. Enormes retards sur les lignes TGV.
  • Le 26 Avril 2008, incident spectaculaire en gare de Montauban. Un train de Véolia, privé de freins, traversé la gare à 70km/h (L'entretien des freins avait été soustraité à une petite PME). À 5 minutes près, il rencontrait un train de voyageurs.

La liste de ces incidents est tellement longue que la CGT cheminots a tiré à plusieurs reprises le signal d'alarme (voir aussi ici): « Les opérateurs ferroviaires privés rognent sur la sécurité pour gagner en rentabilité. Nous allons au-devant de très gros problèmes ». 

Huit opérateurs ! A la suite de l'accident du 20 mai 2009, Didier le Reste pour la CGT, rappelait «  les catastrophes évitées comme en avril 2008 à Montauban, où un train de Veolia Cargo Rail de fret qui circulait à plus de 60 km/h n'avait plus de freins ». «  On a maintenant huit opérateurs privés, qui ont la possibilité de faire circuler des trains de fret en France, sans aucune structure adaptée de contrôle » , note le secrétaire général de la CGT-cheminots.

La CGT-cheminots demandait alors la création d'un «  gendarme du rail » à l'instar des contrôles effectués sur le fret routier pour vérifier les conditions d'exploitation et le niveau de sécurité.

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