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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 05:11

Publié par Michel El Diablo

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

Comme on le sait, l’Europe sociale avance (presque) à grands pas :

Depuis 35 ans donc (en fait 60 ans, mais bon, ok, commençons avec les 1ères élections de 1979), les choses ont bien progressé, vu qu’on est passé de ça :

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

à ça :

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

Et donc, on a eu une convergence évidente au niveau du salaire minimal :

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

(j’ai rajouté quelques pays hors UE pour comparer…)

Bien entendu, des salaires qui vont de 1 à 5 dans une même zone monétaire, c’est du jamais vu, hein, cela relève de la psychiatrie lourde (simple, imaginez ce qui va se passer si vous mettez le SMIC à 300 € en Alsace… C’est sûr que le chômage va bien y baisser, mais ailleurs, ça ne va pas être rose…)

 

Mais comme il fallait aller encore plus loin dans l’Europe sociale, l’UE s’étend encore à l’Est avec le “partenariat oriental” (j’imagine que l’étape suivante c’est la partenariat grand-oriental avec l’Afghanistan, puis, enfin, le Japon):

 

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

Et nous avons donc signé un accord de libre échange avec l’Ukraine appliqué depuis le 01/01/2016…

Et donc, l’Europe sociale des salaires avance encore plus !

 

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

Donc nous voilà dans une zone de libre-échange avec des salaires de 1 à 30, (contre 1 à 8 avant l’arrivée de l’Ukraine) pas de souci. Cela semble certes totalement délirant de prime abord, mais grâce à l’UE, on en aura ainsi la preuve par l’exemple – ça manquait…

On déplorera au passage, par esprit de solidarité, la concurrence salariale déloyale que l’Ukraine réalise au détriment du Bangladesh… (mais soyons honnêtes, le salaire minimal ukrainien devrait monter vers 50 € en 2016…)

 

Voici la situation des salaires médians :

 

« L’EUROPE sociale » des SALAIRES…

(hélas Eurostat n’a pas refait d’étude depuis 2010, sujet annexe pour eux, les salaires, j’imagine… Les chiffres Chine, Turquie et Ukraine sont bien de 2015 eux)

L’Europe sociale est donc en marche – mais prévoir un délai, hein…

P.S. Comme on a étudié la semaine passée les débats des élus qui ont voté ça, n’hésitez pas à les contacter pour leur demander des explications…

 

SOURCE:

 

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 14:01
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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 10:20
Une synthèse éclairante sur les débats et les positions des uns et des autres sur l'accord "d'association" Ukraine-UE.  Cet accord est largement débattu au Pays-Bas puisqu'un referendum ( non contraignant ...) est prévu.  Dans ces débats, les parlementaires socialistes sont complètement alignés sur les positions américaines et celles de la commission.  Le medef se frotte les mains, les yeux fixés sur les dividendes ... AC
 
29 jan 2016 sur Les Crises.fr
 

Et je ne parle même pas des relations avec la Russie pour récupérer le pays quasiment le plus pauvre d’Europe…

Je fais allusion à l’accord d’association UE-Ukraine, qui contient principalement un accord de libre-échange au niveau économique.

Et cet accord a été ratifié cet été.

[...]

Les débats au Sénat

Les débats sont consultables ici. Mais comme ils sont long, voici la synthèse :

Débat au Sénat préalable à la ratification des accords avec l’Ukraine et la Géorgie.

Séance du 7 mai 2015    Florilège

La grande majorité des sénateurs avait voté pour l'accord Ukraine-UE.  Au Pays-Bas, un référendum est organisé.

Eh oui, seuls 10 % des présents ont voté contre (ce n’est pas très grave qu’ils n’étaient que 18, ça marche comme ça, ils se spécialisent. Ils auraient été 1 800, il y aurait eu 1 600 oui et 200 non, ça ne changeait rien. On a d’ailleurs vu avec les débats que la fine fleur intellectuelle du Parlement s’était mobilisée… heum heum)

Merci pour nos emplois en tous cas…

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 22:11

Mis en ligne le 29 janvier sur ce blog

L'Union Européenne au coeur du problème

Les agriculteurs contrôlent les camions.  Cela veut dire qu'ils veulent que les règles changent.  Ils veulent, de fait, que la règle de la "concurrence libre et non faussée" ne s'applique pas à l'agriculture.  Mais ils ne le disent pas et leur syndicat majoritaite, la FNSEA, ne le dit pas non plus.  Un syndicat d'agriculteurs le proclame : le MODEF1.  Le président du MODEF a déclaré : "L'agriculture est porteuse de valeurs et de missions qui ne sont pas compatibles avec une économie de marché mondialisée où la concurrence est libre et non faussée"2.  Ce syndicat agricole minoritaire énonce clairement ce que réclament, sur le fond les agriculteurs qui contrôlent les camions.  Il faut aussi changer les règles dans les cantines des services publics, des entreprises pour qu'elles se fournissent auprès des producteurs locaux.  Bruno Lemaire qui le réclamait ce matin sur BFMTV a oublié qu'il fut ministre de l'agriculture sous Sarkozy, que le problème des prix se posait déjà et qu'aucune mesure sérieuse n'avait été prise à l'époque.  Car cela contrevenait aux règles européennes.  Rappelons que suite aux actions de cet été, Bruxelles a ouvert une enquête pour pratique anti-concurrentielle contre des entreprises et des syndicats agricoles qui avaient conclu des accords sur les prix ...

Si les agriculteurs ne prennent  pas conscience de cela et se laissent berner par les syndicats européistes gagnés aux idées de la "concurrence libre et non faussée", ils auront beau manifester, rien ne sera résolu et les petits disparaîtront au profit des gros, comme Xavier Beulin ... 

Pour résoudre leurs problèmes, il faut rompre avec les règles européennes et les traités européens.  Commençons donc par les règles européennes qui les étranglent.  C'est ce que doit réclamer un syndicat agricole digne de ce nom.

AC

1.  Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux

2. Publié sur ce blog le 27/01/2016

Après la journée de manifestation d'hier (jeudi 28 janvier) des agriculteurs en colère ont installé dans la nuit un barrage près du lycée agricole d'Yvetot

  • Par Richard Plumet
  • Publié le 29/01/2016 | 10:55, mis à jour le 29/01/2016
 

© Marc MOIROUD-MUSILO / France 3 Normandie

© Marc MOIROUD-MUSILO / France 3 Normandie

 

Les camions de passage près du lycée agricole d'Yvetot (au centre du département de Seine-Maritime) sont arrêtés et contrôlés par une dizaine d'agriculteurs.*
 

"Travailler à perte, ce n'est plus possible"

Comme hier, les agriculteurs ne décolèrent pas et estiment que les décideurs, élus et dirigeants politiques font la sourde oreille face à la situation catastrophique que vivent de nombreux éleveurs et producteurs de lait qui travaillent à perte... 

VIDEO : le reportage France 3 Normandie de Marc Moiroud-Musilo et J.M. Pitte avec l'interview de :

  • Guillaume Hauchard, producteur de lait
  • Voir la video sur le site de FR3 Normandie
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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 14:37

Publié sur le blog d'Action Communiste le 11 Janvier 2016

Les éleveurs français soupçonnés de pratiques anti-concurrentielles par Bruxelles

 | 

La Commission européenne a demandé aux participants à ces réunions - exploitants, transformateurs et distributeurs - de lui apporter d'ici la mi-février tous les éléments disponibles concernant ces rencontres.

La Commission européenne a demandé aux participants à ces réunions - exploitants, transformateurs et distributeurs - de lui apporter d'ici la mi-février tous les éléments disponibles concernant ces rencontres. (Crédits : Reuters)

Bruxelles soupçonne nombre d'acteurs des filières porcine, bovine et laitière françaises de s'être entendus sur les prix, et a ouvert une enquête pour pratiques anti-concurrentielles, révèle le journal "Les Echos" ce vendredi.

Les filières porcine, bovine, laitière sont dans le viseur de Bruxelles. La Commission européenne a ouvert une enquête sur "des comportements anti-concurrentiels allégués" des acteurs des filières porcine, bovine et laitière françaises, rapporte Les Echos dans son édition du vendredi 8 janvier.

"La Commission a reçu des plaintes concernant les marchés du lait et de la viande en France et mène actuellement une enquête", a déclaré vendredi un porte-parole de la Commission.

Entente sur les prix en pleine crise

Bruxelles pense que les entreprises du secteur et les organisations professionnelles se sont entendues, en pleine crise de la filière, sur les prix au cours des multiples tables rondes organisées au ministère de l'Agriculture en 2015.

"Selon les informations dont elle dispose, les comportements des organisations professionnelles telles que la FNSEA, JA ou Coop de France, ainsi que toutes les autres entreprises du secteur pourraient constituer des infractions à l'article 101 du TFUE [Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, Ndlr], du fait de la conclusion d'un ou de plusieurs accords sur les prix et restrictions sur les importations", indique la Commission dans sa notification.

Pour rappel, l'article 101 du TFUE interdit "tous accords entre entreprises (...) qui sont susceptibles d'affecter le commerce entre Etats membres". Cet article proscrit notamment de "fixer de façon directe ou indirecte les prix d'achat ou de vente ou d'autres conditions de transaction", ou encore "limiter ou contrôler la production, les débouchés, le développement technique ou les investissements".

Sanctions très lourdes, si l'entente est avérée

Les entreprises et syndicats doivent répondre à la Commission d'ici mi-février et fournir "les agendas des rencontres, le nom des participants aux discussions, les documents soumis lors des réunions, les notes prises, les comptes rendus", détaille Les Echos.

Si l'enquête - qui pourrait durer deux ans- conclut qu'un accord a bien été passé entre les protagonistes du secteur, les sanctions pourraient être très lourdes. Elles sont calculées en fonction du chiffre d'affaires. Pour la FNSEA, c'est donc l'addition des chiffres d'affaires des agriculteurs adhérents à la Fédération qui sert de base pour le calcul.

La FNSEA se dit "prête à coopérer", mais se défend -par la voix de son président Xavier Beulin- d'avoir jamais "annoncé un prix sur lequel les entreprises ou la distribution se seraient engagées".

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 11:46

Publié par Jean Lévy le 27 juillet 2015

La colère paysanne se manifeste aux frontières

francetvinfo.fr

Les agriculteurs refoulent les camions étrangers aux frontières allemande et espagnole

Ils empêchent les camions étrangers de passer en France. Des agriculteurs ont érigé des barrages aux frontières allemande et espagnole, dans la soirée du dimanche 26 juillet. Ils entendent dénoncer les "distorsions de concurrence"favorisant selon eux leurs homologues étrangers, après les accords intervenus cette semaine pour relever le prix du bœuf, du porc et du lait.

En Alsace, six barrages routiers

En Alsace, les agriculteurs ont disposé leurs tracteurs à partir de 22 heures sur six passages routiers entre la France et l'Allemagne, dont cinq ponts. L'action, à l'initiative de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, devrait se prolonger au moins jusqu'à lundi après-midi. "Nous laissons passer toutes les voitures et tout ce qui vient de France", assure Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin. Les camions étrangers arrivant d'Allemagne et transportant des matières premières agricoles ou des produits agroalimentaires sont en revanche "bloqués", explique-t-il.

"Nous avons déjà refoulé entre deux cents et trois cents camions, qui transportaient des produits qui nous font des distorsions de concurrence,affirme Franck Sander. "On a par exemple fait faire demi-tour à un camion transportant du Babybel. Les consommateurs pensent que c'est français, mais ce fromage venait de Slovaquie."

A l'issue d'une réunion avec les pouvoirs publics, prévue lundi à la préfecture à Strasbourg, les représentants des agriculteurs décideront s'ils poursuivent ou non les blocages.

En Haute-Garonne, un barrage sur l'A64

Dans le Sud-Ouest, cultivateurs et éleveurs ont établi dimanche soir un barrage sur l'A64, après le péage de Montrejeau, entre Saint-Gaudens et Lannemezan. Ils ont fouillé des dizaines de camions venant d'Espagne, menaçant de décharger la viande ou les fruits destinés au marché français s'ils en trouvaient. "On contrôle tous les camions provenant d'Espagne. On regarde la provenance des denrées alimentaires", explique Guillaume Darrouy, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs de Haute-Garonne.

De son côté, le président de la FNSEA, Xavier Beulin, estime dans Le Parisien/Aujourd'hui en France que "dans les jours qui viennent, suite à l'accord tout juste conclu avec le gouvernement, les prix doivent remonter". Selon le responsable du principal syndical agricole, "les Français sont prêts à payer plus, c'est encourageant""L'accord sur la hausse du prix du lait va soulager les éleveurs jusqu'en décembre. Pour le bœuf, distribution et industriels sont à la moitié du chemin par rapport aux engagements de juin", estime Xavier Beulin.

 
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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 08:12

07b49713-2f4b-45a4-972f-42703d80e4f5Découvrez ici le sommaire, dont un reportage exclusif à Berlin (photo ci-dessus : le siège du syndicat des services Verdi)

 Lire la suite ici sur le site de Ruptures.

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 15:53
Lu sur le site du Parti de l'Emancipation Populaire.  Pour info.
Communiqué de la coordination européenne anti-euro – Paris, le 22 janvier 2016
 
vendredi 22 janvier 2016

Les Plans B fleurissent de Paris à Madrid en passant par Berlin. Mais A, B ou C qu’en est-il vraiment des intentions politiques des organisateurs de ces débats ? La coordination européenne anti euro qui s’est réunie à Paris le 22 janvier a adopté la déclaration suivante.

 

Communiqué de la coordination européenne anti-euro – Paris, le 22 janvier 2016

La coordination européenne anti-euro rassemble des représentants d’Allemagne, d’Autriche, d’Espagne, de France (le Parti de l’émancipation du peuple), de Grèce, d’Italie.

Les Plans B fleurissent de Paris à Madrid en passant par Berlin. Mais A, B ou C qu’en est-il vraiment des intentions politiques des organisateurs de ces débats ?

A. Les organisateurs du débat Pour un plan B en Europe qui se tient à Paris le 23 janvier ont réuni un panel d’intervenants dont les positions sont loin d’être communes. Ceux comme Oscar Lafontaine, isolé au sein de Die Linke - qui prône la sortie de l’euro depuis plusieurs mois au moins – ou comme Frédéric Lordon ou encore Emiliano Brancaccio, Costas Lapavitsas, auront-ils des points de vue convergents avec les altereuropéistes qui y prennent largement la parole et semblent vouloir d’abord « sauver l’Europe ? »

Ces derniers, comme les organisateurs de cette rencontre, revendiquent une renégociation des traités : « Notre plan A : travailler dans chacun de nos pays, et ensemble à travers l’Europe, à une renégociation complète des traités européens. » C’est une dangereuse illusion de faire croire que c’est possible. Comment envisager une renégociation des traités au bénéfice des classes dominées sans annulation des traités et sans retour à la souveraineté nationale de chacun des pays de l’Union ? Car pour les organisateurs, en effet, « Aucune nation européenne ne peut avancer vers sa libération dans l’isolement. » On ne peut que craindre que le plan B de Paris ne se transforme en plan C de Berlin ou de Madrid…

B. Les plans B font des petits

Le 9 février prochain à Berlin, l’ancien ministre de l’économie grec, Yanis Varoufakis, député, ancien ministre des Finances (Grèce), qui a disparu du plan B de Paris, et Arnaud Montebourg, ancien député, ancien ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique de Manuel Valls, vice-président du conseil de surveillance de la chaîne d’ameublement Habitat, membre du comité d’orientation stratégique de la société Talan (France ), lanceront leur « Mouvement pour la démocratie en Europe 2025 » (DiEM 2025). Puis, les 19, 20 et 21 février 2016, à Madrid, des membres de différentes forces de la gauche espagnole associés à Yanis Varoufakis organisent un événement similaire en faveur d’un plan B ! L’ambition de Varoufakis serait-elle d’enseigner aux Espagnols comment prendre exemple sur la capitulation du gouvernement de Tzipras ? Ne serait-il pas plus judicieux de construire les conditions de résistance et de rupture aux diktats de Berlin et de Bruxelles ?

La coordination européenne pour la sortie de l’euro, qui a organisé des initiatives en Grèce, en Italie, en Espagne – et qui n’a été invitée à aucun de ces débats à Paris, Berlin ou Madrid - dénonce tout nouveau leurre qui serait orchestré par des responsables de partis, d’organisations et de personnalités attachés avant tout à un « projet européen », qui refuseraient de s’affronter à l’Union européenne et à l’euro pour ce qu’ils sont – des instruments de domination et de mise sous tutelle des peuples.

La Coordination européenne pour la sortie de l’euro se déclare disponible pour travailler avec tous ceux qui veulent la sortie de l’euro et qui sont prêts à débattre pour construire les conditions d’y parvenir.

Elle dénonce vigoureusement les opérations qui maintiennent les classes dominées dans l’impasse que constituent l’euro, l’Union européenne et l’OTAN. Car les peuples et chacun de nos pays ont un besoin vital de recouvrer leur souveraineté pour sortir de l’austérité et reconquérir la liberté de définir des politiques de justice sociale.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 00:07
Grèce : nouvelle offensive des créanciers contre le gouvernement

dans La Tribune| 

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, s'émeut des "nominations politiques" dans les banques grecques.

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, s'émeut des "nominations politiques" dans les banques grecques. (Crédits : Reuters)

La démission du dirigeant de la Banque du Pirée a provoqué une offensive des créanciers contre la gestion "politisée" des banques. Son objet est cependant d'affaiblir encore le gouvernement grec, sur fond de discussions sur la réforme des retraites.

La lutte entre le gouvernement grec et ses créanciers est décidément rouverte. Alors qu'Athènes présente une réforme des retraites qui risque de fortement déplaire à ses bailleurs de fonds en ce qu'elle tente de protéger le montant actuel des pensions, un nouveau front vient de s'ouvrir. L'annonce du départ du patron de la Banque du Pirée, Anthimos Thomopoulos, a donné, en effet, un nouvel axe d'attaque de la part des créanciers.

Colère d'un fonds spéculatif

Le coup d'envoi de la polémique est donc la démission, le 14 janvier dernier, du patron de la Banque du Pirée. Cette démission a provoqué l'ire d'un des actionnaires de la banque, le fonds spéculatif étatsunien Paulson & Co. Ce dernier avait participé à l'automne dernier à la levée de fonds de la banque, prenant 9% du capital. Selon le fonds, il aurait été entendu, lors des négociations, qu'Anthimos Thomopoulos demeurerait président de l'établissement.

Paulson & Co crie alors aux « pressions politiques » qui auraient contraint le président à partir. Le premier actionnaire de la Banque du Pirée, avec 26% des droits de vote, est le Fonds de stabilité financière hellénique (HFSF), un fonds indépendant chargé de gérer l'argent de « l'aide internationale » destinée aux banques.

Les attaques de Jeroen Dijsselbloem

Pourtant, le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a décidé vendredi, de relayer les plaintes de Paulson & Co. Lors de sa conférence de presse, il a dénoncé « l'influence de la politique dans les nominations des dirigeants de banques » - alors que la nomination du successeur d'Anthimos Thomopoulos n'est pas encore connue. Il s'est aussi dit « inquiet qu'il puisse y avoir une influence négative [de ces événements] dans les perceptions de marché et, ainsi, dans le retour de la Grèce sur les marchés, et donc aussi un impact sur la revue » du programme qui commence ce lundi 18 janvier. Pour enfoncer le clou, le quotidien conservateur Kathimerini publie ce même lundi, de la plume d'un des plus farouches adversaires de Syriza, le journaliste britannique Hugo Dixon, un article faisant le parallèle entre cette affaire en Grèce et la situation en Pologne en évoquant dans les deux cas une « atteinte à l'Etat de droit. » L'offensive est donc lancée.

Un problème d'Etat de droit ?

La comparaison avec la Pologne semble assez peu pertinente. Le gouvernement grec n'a pas - pour l'instant - manipulé les institutions. Certes, Hugo Dixon évoque le renvoi par le gouvernement grec du patron de l'autorité fiscale indépendante. Mais la procédure était légale et, depuis, les rentrées fiscales se sont améliorées. En réalité, le gouvernement Tsipras est si scrupuleux qu'il a maintenu, à la tête de la banque centrale Yannis Stournaras, opposant ouvert au gouvernement actuel et ancien ministre des Finances du précédent gouvernement, nommé par son Premier ministre. D'autres gouvernements n'ont pas eu cette patience et ce respect. L'actuel gouvernement conservateur chypriote, par exemple, a fini par chasser Panikos Demetriadis, le gouverneur de la banque centrale nommé par l'exécutif précédent en mars 2014, sans que cette décision ne provoque, étrangement, l'émotion des créanciers de Chypre et de la presse financière internationale (qui alors soutenait le limogeage du banquier central nommé par la gauche).

Un respect de l'Etat de droit en Grèce ?

Cette comparaison peut même apparaître étrange de la part de créanciers qui se sont donnés, dans le dernier mémorandum, la capacité d'approuver les projets de loi déposés par le gouvernement avant même l'approbation par le parlement. Elle l'est aussi de la part de créanciers qui ont refusé d'entendre le résultat du référendum du 5 juillet et qui ont clairement demandé au gouvernement de « contourner » la décision du Conseil d'État hellénique sur les retraites qui annulait les coupes décidées précédemment sous la pression de la troïka. Les créanciers de la Grèce n'ont, en réalité, pas eu beaucoup de respect au cours des six dernières années pour l'Etat de droit dans ce pays.

Le HFSF est-il indépendant ?

La question centrale est celle du HFSF. Ce Fonds est-il indépendant ou dépend-il du gouvernement grec ? En réalité, l'indépendance de ce fonds n'a pas vraiment été remise en question par les créanciers lorsque les gouvernements grecs leur « convenaient. » L'idée d'une pression politique est assez peu probable. Les trois membres du directoire du HFSF sont certes nommés par le ministère des Finances, mais son choix est examiné par un comité formé pour moitié de représentants de ce ministère et de celui de la Banque de Grèce. Le président du HFSF a été nommé le 16 juillet dernier, époque à laquelle le gouvernement ne cherchait pas réellement à irriter les créanciers.

Fable des "pressions politiques"

De plus, comme l'a prévu le mémorandum, le parlement a approuvé en octobre la constitution d'un « comité de sélection » chargé d'examiner les trois directeurs du fonds. Établi voici quelques jours, il devrait commencer ses travaux dans une semaine. Ce comité est constitué de trois représentants des institutions, de deux du ministère des Finances et d'un de la Banque de Grèce. Autrement dit, le gouvernement grec y est minoritaire ! La direction du HFSF, qui est constitué de banquiers et non de militants de Syriza, n'aurait donc eu aucun intérêt à céder à des pressions politiques d'un gouvernement qui, dans les prochains jours, ne pourra les sauver d'une éventuelle destitution. Du reste, la procédure de recrutement lancé par la Banque du Pirée a fait appel au cabinet de recrutement d'origine suisse EgonZehnder, une référence dans le domaine. Il y a donc volonté de trouver un dirigeant compétent et non un membre de Syriza pour remplacer Anthimos Thomopoulos. Il y a donc à parier que cette idée de « pressions politiques » relève de la fable.

Une affaire privée

En fait, la Banque du Pirée n'est pas une institution de l'État. Et du reste, si l'actionnaire principal de cette banque a souhaité faire partir le président de cette banque, selon la presse financière grecque pour des raisons de divergences sur les stratégies de recapitalisation, il n'y a là rien qui sorte de l'Etat de droit. N'en déplaise à Paulson & Co, on ne fait pas la loi au sein d'une entreprise privée avec 9% du capital, lorsqu'un actionnaire en détient 26%. Depuis quand, les intérêts ou plutôt les vœux d'un fonds spéculatif déterminent ou non le respect de l'Etat de droit dans un pays ?

Une entrave au retour sur les marchés ?

Quant au retour sur les marchés invoqué par Jeroen Dijsselbloem,  c'est une raison qui n'est guère plus valable. Chacun sait que la Grèce aujourd'hui ne peut revenir sur les marchés, avec ou sans Anthimos Thomopoulos à la tête de la Banque du Pirée. Le dernier mémorandum est sans doute une raison beaucoup plus valable que la direction de cette banque pour détourner les investisseurs d'Athènes.

En comprimant encore la demande intérieure, en réduisant encore les perspectives de croissance, en rajoutant encore de la dette à la dette (l'endettement public pourrait atteindre 200% du PIB), c'est bien plutôt les choix de l'Eurogroupe qui détournent les investisseurs de la Grèce. Et seule une intégration de la Grèce dans le programme de rachat de la BCE serait capable de faire revenir les acheteurs, précisément parce que cet achat sera en quelque sorte « garanti » par l'action de Francfort.

L'idée d'un rétablissement de la confiance permettant le retour sur les marchés est parfaitement un mythe dans le cas grec. D'ailleurs, l'intervention de l'État dans une banque n'est pas synonyme de rejet pour les marchés. Lorsque Jeroen Dijsselbloem en février 2013 a nationalisé la banque en faillite SNS Reaal et a exproprié les actionnaires et les détenteurs de dette junior, il n'a pas contribué à faire des Pays-Bas un enfer pour les investisseurs...

Affaiblir le gouvernement grec

Cette polémique a donc été volontairement grossie pour affaiblir un peu plus le gouvernement grec. Le but est évident : montrer que le gouvernement actuel pratique le même clientélisme que ses prédécesseurs et qu'il ne dispose pas de la confiance des créanciers. C'est donc un appel assez ouvert aux citoyens grecs à soutenir l'opposition conservatrice.

 Il s'agit aussi d'exercer davantage de pression sur Alexis Tsipras, pour lui faire accepter une réforme des retraites qui engagerait des baisses de pension, ce qu'il continue de refuser. En agitant la menace de la « revue », Jeroen Dijsselbloem a touché le point sensible : sans une revue positive, Athènes ne perdrait pas seulement le déblocage de la seconde tranche de « l'aide », elle perdrait aussi la possibilité de voir la BCE accepter à nouveau la dette grecque comme collatéral (garantie) pour le refinancement des banques grecques. Autrement dit, le gouvernement grec pourrait ne pas voir la situation de son secteur bancaire se normaliser. De plus, sans une revue positive, il n'y aura pas de renégociation de la dette.

Alexis Tsipras de moins en moins soutenu

Le moment est bien choisi pour les créanciers. Car le gouvernement d'Alexis Tsipras commence à perdre le soutien populaire : la « narration » du gouvernement cherchant à atténuer les demandes de la troïka s'affaiblit au fur et à mesure que le mémorandum est déployé.  Le parti de droite Nouvelle Démocratie (ND) est donc passé, dans un sondage publié par Alco le 15 janvier devant Syriza. Le Premier ministre ne peut donc pas réellement engager un bras de fer avec les créanciers, comme l'an dernier. Quant à sa majorité, elle risque de tout accepter pour éviter de nouvelles élections qui chasseraient Syriza du pouvoir. Les créanciers sont donc en situation de force. Et ils comptent en profiter pour réduire encore toute volonté de résistance en provenance d'Athènes.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 10:35

PRCF MS21Déclaration commune du  Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) et du Mouvement pour un Socialisme du XXIe siècle (MS21)

 

Lire le communiqué sur le site d'Initiative communiste

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