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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 15:03

Publié le 29 Décembre 2014

Jeter un oeil

sur

le dessous des cartes

Grèce : à la fois respect de sa souveraineté et mise en garde sur les illusions

L’école d’Athènes, Raphaël, 1512

"SYRIZA ayant toutes les chances de les remporter, nous assisterons à la première victoire d'un parti de la Révolution citoyenne en Europe".

 

C'est une phrase comme celle-ci, qui se balade sur les réseaux sociaux, qui conduit Canaille le Rouge à avancer ce qui suit pour tenter de donner un point de vue communiste.

Depuis que ce dimanche le candidat de la BCE n'a pas réussi à tricher suffisamment pour se faire élire, tous les yeux se tournent vers Syriza et les déclarations d'Alexis Tsipras son premier responsable et président du groupe GUE dans les instances de l'UE.

Pas question de rejeter d'un revers de main les espoirs qui ici ou là peuvent tenter de se hisser au-dessus de la palissade pour voir ce qui se passe de l'autre côté, mais besoin de ne pas prendre les vessies pour des lanternes sinon on se brûle douloureusement et la cicatrisation est aussi aléatoire que porteuse de séquelles.

Ce n'est pas depuis Paris qu'il faut caler le débat mais bien depuis ce que le peuple grec peut attendre, espérer, construire et rejeter.

Il y a la droite grecque extrême comprise, qui commence au même point géodésique que chez nous; l'équivalent PS et ce qui se trouve hors champ : le peuple grec et ses doutes, certitudes recherches et rejets.

Il y a historiquement un débat rude entre Syriza qui accepte l'UE et les communistes grecs qui au nom de leur souveraineté nationale et populaire la rejette.

Si les militants du KKE sont taxés de rigueur idéologique excessive d'abord par ceux qui ici en la matière ont acquis une flexibilité qui les a conduit depuis longtemps à abandonner l'idée de faire respecter le vote souverain du peuple français en 2005, reconnaissons que les propos de Tsipras ont pour mérite de pointer les limites d'un anticapitalisme, limites qui sont au veau d'or ce que le ministre des Finances du Luxembourg est à la traque de la fraude fiscale.

Plutôt que des analyses ou des anathèmes, privilégions quelques propos de Tsipras qui montrent en quoi les marchés financiers qui jouent les vierges effarouchées n'auront pas d'état d'âme pour ouvrir leur couche au jeune premier du GUE.

Il y a quelques mois à l'occasion d'une tournée aux USA Tsipras rencontre Obama et lui déclare : "je pense que nous pouvons avoir un débat constructif avec Washington sur la question de la crise de la zone euro. C'est une des raisons pour lesquelles je suis heureux d'être ici aujourd'hui ".

Ce n'est pas accident de parcours, mais plutôt une confirmation de ligne politique.

A l'occasion d'un hommage au social-démocrate autrichien Bruno Kreisky (c'est en soit, par choix, révélateur). Alexis Tsipras avance entre autre point de cadrage de ses choix « Un gouvernement de gauche en Grèce tendra la main aux sociaux-démocrates européens, aux libéraux d'Europe à la pensée libre ». Quand on tend la main aux libéraux, c'est qu'on accepte le libéralisme.

Le plan de SYRIZA propose « la stabilisation de la zone euro –première étape vers une Europe ouverte, démocratique et cohésive ».
Stabiliser la zone euro c'est admette son principe "stabilisé" et donc actuel.
Quant à l'Europe "cohésive", le dictionnaire des synonymes nous donne : "fédératif, intégrateur, rassembleur, unificateur". Faut-il détailler ?

Or ce dont souffrent les peuples c'est justement de la zone euro ses principes fondateurs et ses objectifs au service du capital.
Un tel gouvernement, précise SYRIZA poursuivra « un plan Marshall européen », qui comprendra « une union bancaire correcte, une dette publique gérée de manière centralisée par la BCE et un programme massif d'investissements publics »

Ces objectifs, affirme catégoriquement Tsipras, peuvent être achevés sans aucune « modification des traités » de l'UE. Ce quoi réjouir les Banksters en place à Bruxelles Strasbourg et Luxembourg, la BCE est gardée, on ne changera que le nom de la Troïka pour faire croire qu'on change. 
Lampedusa aura juste traversé l'Adriatique.

Alors finalement que faut-il penser de cette nouvelle donne possible en Grèce ?

Si comme le prévoie la presse de déférences Syriza arrive en tête, il devra composer une majorité. Il sera au pied du mur. Avec qui ?

Avec les ectoplasmes du Pasok qui est encore plus à droite que le PS de France ? 

Avec les autres formations de même nature que le Pasok seul des variantes infimes de dosage modifiant la nature de l'alliage ?

Pour autant L'Union Européenne n'a pas renoncé à faire pression sur le peuple grec :
C'est en son nom le commissaire français à l'économie, Pierre Moscovici, qui s'est chargé de réagir. « Avec ce processus démocratique [les élections législatives anticipées], le peuple grec va à nouveau décider de son futur. Un engagement fort pour l'Europe et un support large des électeurs et des leaders politiques grecs pour des réformes en faveur de la croissance sera essentiel pour prospérer à nouveau au sein de la zone euro », a-t-il dit dans un communiqué aussi bref que menaçant.

C'est un appel du cacique du PS à voter pour la droite grecque dont le Pasok fait partie.

Le Monde tente de brouiller les cartes :
"Ce que redoutent surtout les Européens, c'est qu'en cas de victoire, Syriza veuille sortir définitivement de la « tutelle » financière de Bruxelles, sans conclure « proprement » le deuxième plan d'aide financière de 130 milliards d'euros de la fameuse « troïka » (FMI, BCE, Union européenne), toujours en cours. Cette décision pourrait affoler les investisseurs et provoquer une onde de choc sur les marchés, notamment des emprunts souverains européens." On est loin de la prise en compte des intérêts d'un peuple que BCE et FMI assassinent à petit feu avec de violentes crises de fournaises imposées par la Troïka."

Le journal migrateur au gré des spéculations* précisant :

"Un premier plan d'aide, d'un montant total de 110 milliards d'euros, avait été accordé entre 2010 et 2012. Le prix pour casser le principe des lois sociales appelées réformes structurelles et privatisations, Pour le deuxième, accordé pour la période 2012-2014, les sommes étaient versées progressivement, en fonction de la mise en place des réformes structurelles exigées par les créanciers".

C'est dans ce cadre que Syriza veut maintenir la Grèce. On mesure combien le Capital est effarouché  de façade, ennamouré de fond..

Le Monde de préciser :

"Une dernière tranche de 1,8 milliard d'euros restait à verser, d'ici au 31 décembre. Mais voyant que les parties n'arrivaient pas à s'entendre sur le projet de budget 2015 de la Grèce –Bruxelles reprochant à Athènes son optimisme et exigeant d'autres coupes budgétaires – deux mois supplémentaires ont été accordés début décembre par les Européens", le temps de magouiller pour quand même garder la main sur la Grèce.

Vous seriez Grec, vous voteriez Syriza ?

La Canaille n'est pas certain que ces éléments de réflexions cavalent librement sur les réseaux sociaux. Si vous le pensez utile ils sont à votre dispositions.

 

*Il semblerait que le titre ait projet de s'installer face à Bercy les pieds entre seine et voies ferrés d'Austerlitz.

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 14:55

 

Ainsi le veut la Constitution : il y aura des élections anticipées en Grèce, qui devraient se tenir le 25 janvier. L’incapacité du Premier-Ministre Samaras à faire élire son candidat à la Présidence de la République (qui se fait en Grèce à une majorité qualifiée de 180 députés au parlement) a sonné l’heure des comptes. Elle vient aussi solder une politique inhumaine imposé par ce même Samaras aux ordres de la « Troïka », soit, rappelons le la Banque Centrale européenne, la Commission Européenne et le FMI. Elle solde de plus une politique des faux-semblants de ce gouvernement aux ordres, qui n’a ni rétabli les finances publiques (une partie des ressources fiscales sont « fictives » car la population n’a plus les moyens de les payer) ni provoqué un retour de la croissance. Il annonçait un « glorieux » 0,7% alors que le pays a connu une récession de près de -25% depuis 2009.

Ces élections sont un cas d’école de l’ingérence toujours plus pesante de l’Union européenne dans la vie démocratique des peuples. Diverses voix autorisées ont déjà menacé les électeurs grecs des pires maux s’ils votaient « mal ». Et, on le sait, SYRIZA, le parti de la gauche radicale, est en tête à ces élections. On a même vu, oh honte faite à tous les français, Pierre Moscovici, qui fut un déplorable ministre des finances se muer en un exécrable représentant de la Commission Européenne et aller à Athènes pour expliquer aux Grecs comment ils devaient voter. Il est vrai que c’est une habitude chez ce triste sire que de mentir sur commande ; il nous en avait donné la preuve déjà en 2012. Le FMI, par ailleurs a immédiatement suspendu son programme d’aide à la Grèce. Que l’on ne vienne plus nous parler de « démocratie » de la part des grandes organisations, soit européennes, soit internationales.

La situation de la Grèce peut se résumer en deux graphiques. Le premier indique l’évolution du PIB, comparé à 2007. L’effondrement du PIB est réellement spectaculaire et implique un appauvrissement d’une grande part de la population.

Graphique 1

 A - PIB

Source : Base de données du FMI

Mais il y a pire. Si l’on regarde l’investissement, que ce soit calculé en pourcentage du PIB ou calculé en euros constants, on constate un effondrement spectaculaire. En valeur, nous sommes en 2014 à 64% de la valeur des investissements de 1999. Cet effondrement, qui va bien au-delà d’une correction par rapport aux années 2000, marquée par les dépenses liées aux Jeux Olympiques, a plusieurs implications. Tout d’abord une destruction du capital par non-renouvellement, qui va poser un problème redoutable à la Grèce dans les années à venir. Faute d’entretien les infrastructures, qu’elles soient privées ou publiques, vont se dégrader ce qui va entraîner une montée des coûts d’entretien d’ici la fin de la décennie. Par ailleurs, la productivité du travail, non soutenue par un investissement qui fait défaut, va continuer à baisser, rendant plus que problématique le retour à une compétitivité de l’économie grecque. Seule, une baisse des salaires ou une dévaluation permettrait de maintenir les gains de productivité qui ont été payés aux prix fort par la population grecque.

Graphique 2

 A - Invest

Source : banse de données du FMI

On voit qu’à l’évidence ce n’est pas d’un prolongement de la politique d’austérité meurtrière (ou, l’austérité tue, le taux de mortalité a fortement augmenté en Grèce ces dernières années) dont le pays a besoin. Il lui faut d’urgence une politique de relance par l’engagement massifs de dépenses publiques. Mais, c’est ici que se noue le conflit entre un possible gouvernement de SYRIZA et les autorités de la Troïka. Le programme de SYRIZA, que les sondages donnent actuellement largement en tête, prévoit entre autres les mesures suivantes :

  • Moratoire sur les dettes des ménages et des petits entrepreneurs aux banques ;
  • Hausse du salaire minimum ;
  • Annulation de près des deux tiers de la dette publique considérée comme « injuste ».
  • Instauration d'une « clause de développement » garantissant que les sommes dépensées pour une relance de l’économie ne seront pas comptabilisées dans le budget.
  • Recapitalisation des banques (dont la solvabilité est problématique), sans que les sommes en question soient comptabilisées dans la dette publique du pays.

Ce programme est contradictoire avec les règles européennes. Il ne faut pas s’en étonner. Aujourd’hui, 52% des grecs interrogés considèrent qu’ils se sentent plutôt étrangers aux idéaux européens[1]. Dans ce sondage, réalisé par l’institut Gallup International, 52% des personnes interrogées considèrent qu’il serait préférable de retourner à la monnaie nationale (la Drachme) et seulement 32% considèrent qu’il faudrait conserver l’Euro. C’est un point important, et il est clair que les résultats de ce sondage sont intégrés par les diverses forces politiques grecques. Il entrainera une dynamique tant économique que politique mettant à mal les structures européennes qui imposent aux peuples cette politique d’austérité, et en premier lieu, l’Euro. Car, si l’on va à la crise entre la Grèce et les institutions européennes, les taux d’intérêts monteront immédiatement, provoquant une nouvelle crise en Italie. Or, dans ce pays, trois partis, le Movimente Cinque Stelle, Forza Italia et la Ligue du Nord ont pris leur distance, et parfois de très grandes distances, avec le dogme de l’Euro. SYRIZA le sait qui, tenant compte des pressions scandaleuses sur la vie politique grecque par les institutions européennes, ruse avec ce programme. Mais, si Tsypras est élu, fort de la légitimité d’une élection, seule légitimité qui compte et qui soit, il fera entendre sa voix.

Tous les européens qui sont aujourd’hui révoltés à juste titre, tant économiquement que politiquement, par les agissements anti-démocratiques de la Commission et par les politiques d’austérité doivent se réjouir de cette élection. La chouette, animal emblématique d’Athéna, la déesse de la ruse et de la sagesse, doit manger le serpent Euro. Mais ils doivent, en même temps, envoyer un message clair à Tsypras et à SYRIZA : vous devez appliquer votre programme si vous êtes élus. Une trahison de plus serait une trahison de trop. Nous comprenons que vous rusiez jusqu’à l’élection. Mais après, il faudra appliquer votre programme, et tout votre programme. Ce qui se joue en Grèce aura des répercussions dans toute l’Europe, et en France en particulier. Elles peuvent être positives, si la lutte s’engage entre les peuples et les institutions européennes. Elles peuvent être aussi négatives dans le cas d’une nouvelle trahison. Car, ce qui se profile derrière la Grèce, c’est le problème de l’Italie et de l’Espagne. Oui, l’avenir de l’Europe et de la démocratie se jouera à Athènes, ce qui sera hautement symbolique.


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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 14:39

Lu sur El Diablo

grece-carte

 

Dans un entretien du samedi 27 décembre 2014, accordé au quotidien Bild, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a déclaré à propos de la Grèce « De nouvelles élections ne changeront rien à la dette grecque. Chaque nouveau gouvernement doit respecter les accords pris par ses prédécesseurs »

Cette déclaration à l'intention de Syriza, l’un des deux partis anti-austérité avec le KKE (PC), en passe de prendre le pouvoir, sonne comme une déclaration de guerre contre un peuple étouffé par une dette de 175% de son PIB et qui souhaite une annulation d’une partie de cette dette crée par l’Euro, l’Europe et la firme financière Goldman-Sachs.

De son côté, le ministre des Finances Guikas Hardouvelis a tenté de rassurer la Troïka (EU-BCE-FMI) chargée de faire rembourser aux grecs, les 240 milliards de dette, en s’adressant le dimanche 28 décembre aux petits épargnants « le gouvernement se prépare à affronter tous les remous, mais il est bien armé grâce à ses lois sauvegardant l'épargne des Grecs, ses relations constantes avec les autres états membres de l'UE, et sa manière de rester en alerte et vigilant ».

Ce lundi 29 décembre 2014 sera crucial quant à l’avenir de la Grèce dans la zone euro et des grecs fracassés par la misère et l’austérité. Les députés grecs vont aujourd’hui se prononcer sur le candidat à la présidence de la République, proposé par le gouvernement qui mène la politique d’austérité… s’ils refusent et c’est bien cette perspective qui inquiète les créanciers du pays, le parti anti-austérité Syriza et son allié le KKE seront à même de prendre le pouvoir lors des prochaines élections anticipées en janvier/février.

À midi, un à un, les 300 députés se lèveront à l'appel de leur nom, pour dire « Stavros Dimas » et ainsi accorder la confiance à un ancien commissaire européen pour accéder au poste de président de la République, ou « présent », c’est-à-dire qu’ils se prononceront pour la tenue de nouvelles élections qui mèneront inéluctablement au pouvoir les partis de la gauche anti-austérité et anti-européen… à moins d’un nouveau coup de théâtre qui peut être un coup d’Etat militaire pour ramener les « colonels » au pouvoir ou à la chilienne dans le cadre de la stratégie du choc inspirée par Friedman, Goldman-Sachs et JP-Morgan.

Chacun aura pu remarquer que la presse bourgeoise feint d’ignorer cette situation qui préoccupe les places financières et qui risque de plonger d’autres pays dans une nouvelle crise, comme la France et l’Allemagne, dont les grandes banques ont fait partie de ceux qui ont plongé la Grèce dans la pire des situations. Mais c’est aussi un grand risque pour le grand capital, car l’Europe et l’Euro sont menacés d’implosion dans une situation internationale confuse où les USA, le banquier du monde va perdre sa place de numéro 1 face à une Chine conquérante dans tous les domaines.

Imaginons que Syriza et le KKE prennent le pouvoir et prennent au mot la déclaration de Wolfgang Schäuble « Chaque nouveau gouvernement doit respecter les accords pris par ses prédécesseurs » pour rappeler aux allemands et au gouvernement fédéral allemand qu’ils ont une dette envers la Grèce de 81 milliards d’euros qui équivalent à un emprunt contracté auprès de la banque centrale grecque en 1941 par la banque centrale allemande et garanti par le gouvernement allemand dirigé par les nationaux-socialistes.

81 milliards d’euros, c’est un tiers de la dette grecque estimée à 240 milliards d’euro auxquels il faut ajouter les 180 milliards d’euros d’évasion fiscale… des milliards rapidement sortis du pays par les financiers et les milliardaires grecs, juste avant les révélations qui ont amené la Grèce dans la faillite et dans la pire des austérités qui se détaille dans la casse des services publics, la casse des retraites, la casse du droit du travail et la vente du patrimoine à des investisseurs peu scrupuleux.

Voilà donc quelques centaines de milliards qui peuvent faire tourner la roue de l’infortune pour les bandits qui ont tenté de sacrifier la Grèce, et redonner confiance à des grecs désabusés mais qui n’ont pas cédé dans la résistance.

C’est aussi la démonstration que cette Europe est un monstre contre les peuples, et l’Euro une arme contre la souveraineté des peuples : ils sont une négation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

N’attendons pas que notre nation, notre peuple, nos droits et notre histoire… soient sacrifiés par l’Europe et ses voyous… manifestons notre hostilité en préparant un 30 mai 2015 massif et déterminé, pour en finir.
Le 29 décembre 2014 
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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 11:52

Tsipras-USA.jpg

Elisseos Vagenas

Membre du CC du KKE

Responsable de la Section des Relations Internationales du CC du KKE


Après le déclenchement de la crise capitaliste en Grèce, la classe bourgeoise a cherché de manière intensive à désarmer idéologiquement le peuple en masquant les causes de la crise et des problèmes vécus par les travailleurs, afin de les conduire à des choix politiques qui ne remettent pas en question le système d'exploitation. Ainsi, les partis politiques bourgeois, les anciens ainsi que ceux qui ont émergé récemment, ont commencé à se concentrer sur des phénomènes isolés, par exemple les scandales économiques, en les présentant comme étant la cause de la crise. "Il y avait de l'argent. Certaines personnes (les politiciens) en ont gaspillé et maintenant le peuple paie" est un des points de vue largement répandus. Le soi-disant "mouvement des citoyens indignés", qui a favorisé l'aversion pour le mouvement ouvrier organisé de classe et ses objectifs, a été utilisé dans ces plans. Ce mouvement se focalise sur les slogans "voleurs! voleurs!" et "traîtres", s'adressant aux politiciens. De cette façon, il a préparé le terrain idéologique pour les "graines" des vues racistes et criminelles de la fasciste "Aube Dorée".

Dans ces conditions, le KKE a déclaré de manière décisive que nous sommes face à une crise du système lui-même, ce qui exige la rupture, le désengagement des unions impérialistes de l'UE et de l'OTAN avec la socialisation des moyens de production et la construction d'une autre économie et d'une autre société qui se concentrera sur la satisfaction des besoins du peuple et non sur le profit. Au contraire, la Coalition de la Gauche Radicale (Syriza) s'est livrée à toutes sortes de goûts idéologico-politiques afin de devenir le principal parti d'opposition. Il convient de mentionner quelques éléments concernant la position de ce parti, en particulier dans la période actuelle où il est promu par le "Parti de la Gauche européenne" comme "une force de renversement" et les forces du PGE sont représentées par son président Alexis Tsipras en tant que candidat pour le poste de président de la Commission européenne.



Lorsque la "gauche radicale" rencontre l'extrême droite

Le 7 février 2014, le Secrétariat politique de SYRIZA a décidé de retirer la candidature du journaliste T. Karipidis pour le poste de préfet de région en Macédoine occidentale dans les prochaines élections locales qui auront lieu dans la période des élections européennes (mai 2014). La Grèce est divisée en 13 régions. Donc SYRIZA a été amené à retirer son candidat dans une vaste zone géographique, celle de la Macédoine occidentale (pas immédiatement mais après 5 jours d’ "introspection" dans le parti). Pourquoi? La raison en est les points de vue de ce journaliste qui ont été rendus publics, car il est un partisan d'une théorie du complot concernant les souffrances subies par les travailleurs dans notre pays. Selon sa théorie, le Premier ministre A. Samaras est en train de détruire la Grèce conformément à un plan des Juifs!

Cette théorie de la conspiration extrême qui concorde avec les vues correspondantes des milieux fascistes a été accueillie par la "gauche radicale" de Syriza. Voilà le... "radicalisme"...

La vérité indéniable, c'est que ce n'est que la "pointe de l'iceberg", comme au cours des trois dernières années SYRIZA a absorbé des sections entières du parti social-démocrate PASOK qui est dans le processus de désintégration.

Même si nous ne nous concentrons pas sur cet épisode, nous verrons que pendant ces dernières années SYRIZA a fait un effort systématique pour sauver le capitalisme devant les yeux des travailleurs. Comment est-il fait cela? Examinons brièvement ce fait-là.

Faisant l'éloge du capitalisme "sain", comme celui d'Obama

SYRIZA prétend que le néolibéralisme et le capitalisme néolibéral sont à blâmer pour la crise et les problèmes des travailleurs. Il vante la politique d'Obama en tant que néo-keynésianisme et la caractérise comme «progressiste» ! À la fin de l'année dernière, le président de SYRIZA, Alexis Tsipras a fait l'éloge du président américain Barack Obama dans un discours au Texas, aux États-Unis, indiquant que "je pense que nous pouvons avoir un débat constructif avec Washington sur la question de la crise de la zone euro. C'est une des raisons pour lesquelles je suis heureux d'être ici aujourd'hui ".

De cette façon, la direction de SYRIZA et le PGE sont impliqués dans la concurrence féroce entre les puissances impérialistes. Il est bien connu que le gouvernement des États-Unis, de la France, de l'Italie font pression sur l’Allemagne afin qu’elle assume une plus grande partie des pertes quant à la gestion de la dette des États endettés de la zone euro et qu’elle limite son excédent commercial. Les forces du PGE se sont mises du côté des États-Unis. Néanmoins, cette confrontation n'est pas liée aux intérêts des forces populaires. Elle ne concerne pas les intérêts des peuples dans les économies capitalistes le plus puissantes ou les plus faibles. Quelle que soit la formule suivie pour la gestion de la crise, les travailleurs ne se dépêtreront pas de l'exploitation capitaliste, la pauvreté, la misère, les nouvelles mesures anti-populaires. Ceci est illustré par les problèmes sociaux et économiques immenses vécus par des dizaines de millions de travailleurs aux États-Unis. Même si certaines données statistiques indiquent que la croissance capitaliste apparaît sur le terrain de la destruction des acquis sociaux, cette croissance sera au détriment des peuples, les travailleurs subiront les conséquences de la prochaine crise de suraccumulation du capital, qui sera encore plus profonde.

En limitant sa critique aux soi-disant "capitalisme néolibéral", SYRIZA encourage la création des illusions parmi les travailleurs qu'il peut y avoir un autre "bon" capitalisme.

En anticipant le changement de l'alliance prédatrice

Gardons à l'esprit que dans les années 60 le KKE avait caractérisé la CEE comme "la fosse aux lions". En 1980, il a dit NON à l'adhésion de la Grèce à la CEE et en 1991 il a dit NON au traité de Maastricht qui a transformé la CEE en l'UE.

En revanche, tous les autres partis, y compris les partis dont SYRIZA a émergé, ont soutenu ces choix de la classe bourgeoise pour l’intégration de la Grèce à la CEE et l'UE.

Aujourd'hui SYRIZA réclame que l'UE "viole ses principes et ses objectifs fondateurs". La vérité est que, de 1957 jusqu'à aujourd'hui, et aussi longtemps que l'UE existe, même si elle se divise en une union du sud ou du nord, si elle devient une fédération ou une confédération, elle sera une union impérialiste, dirigée contre les peuples et les jeunes.

Il est évident que l'UE ne change pas, que ce soit avec le changement de président de la Commission européenne, qui est un appareil pour l'élaboration et la mise en œuvre des mesures anti-populaires les plus rigoureux, ou avec des réformes politiques, parce que l'exploitation de l’homme par l'homme, c'est-à-dire l'exploitation de classe, la contradiction principale de la société capitaliste, en est inhérente.

La question principale est quels intérêts cette fondation de cette union interétatique a servi. Elle a été fondée dans le but d'aider les capitalistes à exploiter plus efficacement les travailleurs dans ses États membres, de leur permettre de fortifier leur pouvoir avec le soutien des classes bourgeoises des autres pays de l'union. Elle a été créée afin d'aider les monopoles européens dans leur conflit féroce avec les monopoles des autres pays et des unions régionales.

L'UE, avec la plupart de ses États membres étant aussi membres de l'OTAN, organise la guerre avec des moyens financiers, politiques et militaires. Elle a mené une guerre sur le territoire européen, elle participe à des plans d'intervention en Asie, en Afrique, aujourd'hui à la République centrafricaine, elle accompagne les États-Unis dans son anti-communisme et l'affrontement du mouvement en utilisant la législation anti-terroriste.

Puisque SYRIZA est le principal parti d'opposition, il porte une grande part de responsabilité pour la tromperie consciente des travailleurs, puisque il prétend que l'UE peut être démocratisée et humanisée.

Récemment,  avec les événements sanglants en Ukraine, SYRIZA a encore une fois découvert le "manque d'une politique étrangère indépendante" concernant l'intervention flagrante de l'UE dans les affaires intérieures de l'Ukraine, qui a été réalisée en collaboration avec les États-Unis et en conflit avec la Russie pour le contrôle des marchés, des matières premières et des réseaux de transport du pays. SYRIZA a prétendu que l'UE pourrait avoir un "rôle plus important" en faveur du peuple de l'Ukraine si elle ne s'était pas alignée avec les États-Unis. Ensuite, selon ce point de vue, l'UE deviendrait une "force pour la stabilité et la paix". Cependant, il n'y a pas de plus grande fraude de quelqu'un qui prétend que l'UE impérialiste peut devenir un "facteur de paix", en favorisant des illusions pour un impérialisme en faveur de la paix! Les "prédateurs" impérialistes, l'Union européenne étant parmi eux, au cours de la "division du butin" peuvent entrer en conflit, mais ils restent toujours hostiles et des "prédateurs" quant aux intérêts des peuples.


Le "front" et le "ventdu Sud

SYRIZA pêche dans les "eaux boueuses" des partis du soi-disant "arc contre le mémorandum", de "l'anti-Merkelisme", de la version "anti-bancaire" de l'UE et la zone euro, des partis qui simplement condamnent la troïka et en particulier l'Allemagne.

Néanmoins, il cache le fait que le déclenchement de la crise capitaliste a précédé le mémorandum. Il néglige le fait que l'UE fait partie de la Troïka. Le mémorandum que le gouvernement grec a signé avec la Troïka des prêteurs, n'est rien d'autre que la spécialisation de la ligne politique générale de l'UE dans les conditions de la crise en Grèce. Par conséquent, l’opposition de SYRIZA au mémorandum constitue de la poussière aux yeux du peuple, étant donné que ce parti ne s'oppose pas à l'UE, mais il la soutient.

Mais pourquoi SYRIZA s’en prend à la Troïka ou seulement à l’Allemagne?  Tout simplement parce qu’il couvre ainsi son soutien substantif à l’UE du capital, des monopoles. Il berce les travailleurs avec des illusions que l’UE peut changer par un « front des pays du Sud ». Pourtant, les alliés internationaux et les appuis que ce parti invoque, les gouvernements des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Nord Méditerranéen, ils sont tous des ennemis du peuple, ils nivellent les droits populaires dans leurs pays, comme le gouvernement allemand le fait.


L’UE c’est l’enfer pour tous ses peuples! La vérité c’est que les mesures anti-populaires concernent la classe ouvrière et les couches populaires de tous les pays, indépendamment des memoranda et dettes.

Dans quelques pays ces mesures ont été prises pendant les années 1990, et dans des autres pendant les années 2000, dans les uns elles ont été lancées toutes ensemble sous forme de « choque », dans les autres cela s’est passé peu à peu, comme en Allemagne.

Certes, il y a des différences d’un pays à l’autre par rapport aux conquêtes ouvrières, aux besoins sociaux, à l’hauteur du chômage.  Cela arrive non parce que en Grèce une politique pas très bien choisie a été pratiquée, un « mauvais médicament », mais parce que son départ était en pire position dans l’Eurozone.

Par exemple, la Politique Agricole Commune (PAC) c’est la politique générale qui cible à réunir la production agricole et la terre en moins de mains. Elle est cependant devenue plus douloureuse dans les pays où les petits producteurs sont plus nombreux, comme la Grèce.   

Le « nouveau vent du Sud » qui emportera la « mauvaise » UE et laissera une meilleure à sa place, n’est qu’un conte pour que les peuples s’endorment. Le 12/6/12 on pouvait lire dans le journal de SYRIZA: «Une nouvelle page s’est ouverte hier en France. Victoire de la gauche ». En ce temps-là le SYRISA et sa direction ont cultivé plein d’illusions qu’avec l’élection d’ Hollande l’UE commence à changer. Aujourd’hui nous connaissons tous le développement…

Aux antipodes de ces illusions le KKE, comme les autres partis participants à « l’Initiative » Communiste Européenne, estiment que l’UE ne change pas, qu’elle est une organisation réactionnaire au sein de laquelle  se trouvent les intérêts   des monopoles.

 

La dette onéreuse et non viable

Le KKE a révélé avec des éléments de preuve que les travailleurs n’ont aucune responsabilité et qu’ils ne doivent pas payer la dette publique. La propagande du pouvoir capitaliste essaye d’obscurcir les vraies raisons du grossissement de la dette publique. En réalité les années précédentes l’État a emprunté pour servir les besoins de la profitabilité du grand capital et maintenant il appelle les travailleurs à payer. En plus, la dette a été augmentée par les dépenses immenses des programmes d’armement pour les besoins de l’OTAN et par la participation aux missions impérialistes. Même par les conséquences de l’intégration de l’économie grecque à l’UE et à l’UEM. Le cours de diminution des secteurs importants de la transformation qui ont subi une pression dure par l’antagonisme et qui se sont diminués (p.ex. l’industrie textile, l’habillement, la métallurgie, la construction navale, les moyens de transport) est caractéristique. L’amplification du déficit commercial et l’augmentation des importations par l’UE avaient un impact respectif au grossissement de la dette publique.

SYRIZA, pour une grande période de temps, et particulièrement avant les élections précédentes, prétendait qu’un « gouvernement de gauche » de SYRIZA séparerait la dette en juste (qui doit être payée) et en « onéreuse », « injuste », qui ne sera pas payée. Ils laissaient même entendre que la plus grande partie de la dette est « onéreuse » et foudroyaient le KKE pour ne pas suivre cette logique « réaliste ». Néanmoins, le plus la possibilité que SYRIZA se charge de la gestion bourgeoise approche, le plus sa position se modifie graduellement. L’économiste de SYRIZA G. Stathakis a déclaré en Février 2014 que selon ses observations la dette « onéreuse » c’était à peine 5%. C’est-à-dire qu’il a admis que le peuple doit payer pour le reste 95% de la dette. Dans le même mois, le chef de SYRIZA, en se trouvant en Italie, a soutenu que la crise en Grèce est un résultat « d’un modèle du développement incorrect de surconsommation avec de l’argent emprunté ».  C’est-à-dire, il reproduit les idéologies bourgeoises fondamentales, en Grèce et en dehors d’elle sur la cause de la dette et appelle le peuple à payer la dette, à condition qu’elle devienne viable, qu’encore une décote ait lieu, par opposition au gouvernement ND-PASOK qui demande un allongement du paiement. Toutes ces deux solutions de gestion ne sont pas « radicales », et « en faveur du peuple » mais bien au contraire elles entraînent de nouvelles mesures antipopulaires pour les travailleurs.

La seule solution en faveur du peuple c’est celle que le KKE propose : annulation unilatérale de la dette pour laquelle le peuple n’est pas responsable. Socialisation des moyens de production, désengagement de l’UE, pouvoir ouvrier-populaire.


« Radicalisme » entre « les murs » du système      

SYRIZA, un parti opportuniste qui évolue très rapidement en social-démocratie contemporaine, cultive des illusions au peuple que malgré la dominance des monopoles une meilleure manière de gestion soit réaliste. Il joue avec l’angoisse du peuple,  la pression des changements immédiats sans des changements radicaux.

Le discours d’Al. Tsipras  dans une manifestation consacrée à l’Autrichien social-démocrate  Bruno Kreisky est révélateur. Al. Tsipras a précisé que « Un gouvernement de gauche en Grèce tendra la main aux sociaux-démocrates européens, aux libéraux d’Europe à la pensée libre » ayant comme plan « la stabilisation de la zone euro  –première étape vers une Europe ouverte, démocratique et cohésive ». Un tel gouvernement poursuivra « un plan Marshall européen », qui comprendra « une union bancaire correcte, une dette publique gérée de manière centralisée par la BCE et un programme massif d’investissements publics ». Ces objectifs, affirme catégoriquement Al. Tsipras, peuvent être achevés sans aucune « modification des traités » de l’UE.

Mais en affirmant que « l’état a de la continuité », c’est-à-dire en déclarant clairement qu’il continuera l’œuvre des gouvernements précédents, sur le terrain de la politique antipopulaire, sur les débris des droits ouvriers et populaires, SYRIZA révèle le sens du dite « gauche gouvernante ». La candidature de Tsipras pour président de la Commission montre l’attachement de SYRIZA à l’UE, cette union des monopoles. De l’autre coté, la présentation par SYRIZA du gouvernement d’Obama comme exemplaire assure que son gouvernement gérera le capitalisme. Il s’agit des affirmations que la Fédération Héllenique des Entreprises a très précisément évaluées, en prônant « le radicalisme utile du SYRIZA ».


Sur « la démocratie » et « la souveraineté »

SYRIZA essaye avec sa propagande d’obscurcir le fait que la participation d’un état capitaliste à une union interétatique, comme l’UE, signifie objectivement la cession des droits souverains. Certes, cela ne s’arrive pas à cause de « l’occupation allemande » comme des groupes nationalistes divers du « courant anti-mémorandum » bourgeois prétendent en désorientant le peuple. Cette phraséologie est aussi adoptée de temps en temps par les forces de SYRIZA. Mais comme un choix conscient, un choix stratégique du capital de chaque état, et de Grèce aussi, pour le renforcement de sa position économique et politique. Des unions interétatiques sont formées dans le cadre d’internationalisation capitaliste continuellement intensifiée, qui entraîne un entrecroisement de plus en  plus grand des sections du capital des états différents, développement des relations entre eux, interdépendance des économies capitalistes et, par conséquence, des états capitalistes. Des relations d’interdépendances inégales, qui sont inégales parce qu’elles sont formées sur la base du développement inégal, au critère de la puissance économique et politique. C’est cela le facteur caractéristique des unions capitalistes interétatiques, ainsi que ce du réseau des relations interétatiques en général, qui est formé dans le cadre du système impérialiste mondial. Le KKE soutient que ces relations peuvent être rompues, renversées seulement par le désengagement du pays des unions capitalistes interétatiques et de la voie du développement capitaliste, et pas par leur fardage, comme SYRIZA le poursuit.  

Les positions de SYRIZA démontrent que ce parti est tout simplement contre la « guidance allemande de l'UE et de l'Eurozone » et point contre les contrôles budgétaires s’ils sont effectués par des "institutions légalisées".    Pas de problème, par exemple, si ces contrôles s'effectuaient sous l'égide du Parlement Européen, puisque cette institution est la seule démocratiquement élue de l’UE.

Néanmoins, le sens social de notions comme « la démocratie » et « la souveraineté » change selon le contexte de la classe dominante.  La démocratie bourgeoise n’est rien d’autre qu'une dominance, une dictature même, de la classe bourgeoise dissimulée par le parlementarisme. De plus, le droit soutenant cette démocratie n’est rien d’autre que le droit de la classe bourgeoise.  SYRIZA est porteur d’une perception petite bourgeoise et ataxique de la liberté et de la démocratie.  Son discours de ces notions est caractérisé par un « pluralisme petit bourgeois ». Ce parti méconnaît et dissimule le fait que les conquêtes démocratiques au capitalisme sont des conquêtes de classe, et de ce fait, limitées. En plus, il cache le fait que la source de l'autoritarisme est la politique en faveur du capital, étroitement liée avec l'application des décisions de l'UE.  Sa position générale sur l’UE et les politiques communes soutient l'établissement de mécanismes transnationaux répressifs au niveau européen ayant pour but de tenir sous contrôle les mouvements anti-impérialistes.  Son discours politique dissimule le rôle de ces mécanismes (Europol, Eurojust, Frontex, Sengen, etc.) à fin de protéger l’UE. 

 

Un « référendum »: pourquoi et pour qui ?

SYRIZA, conscient de la perte de popularité de l'UE à cause du mécontentement et du dédain de la part de vastes couches de travailleurs, vise à présent à créer de faux dilemmes additionnels en vue des élections locales et européens qui devraient, selon ce parti, fonctionner comme un referendum sur les politiques et les partis qui seraient, soit disant, responsables pour l’état actuel de notre pays.  « Légaliser » ou pas la politique du gouvernement actuel.

Selon SYRIZA, les couches saines du capital mériteraient d’être soutenues. Ainsi, le vrai but du référendum qu’il réclame est de décider quelles parties du capital devraient être soutenues quant le pays entre dans la phase de redressement.  En d’autres mots, quels secteurs seraient il financés?  La vraie question, bien sur, est "par qui"?

Le référendum de SYRIZA déciderait comment les travailleurs et les familles populaires devraient, de tout façon, serrer encore plus la ceinture. Les alternatives sont soit la prolongation du délai de paiement (demande actuellement présentée auprès de nos créditeurs étrangers par le gouvernement grec) soit  une nouvelle décote selon la politique de SYRIZA.

SYRIZA déclare son adhérence à l’UE dont la politique de "gouvernance économique" impose aux peuples des "memoranda permanents".  Ainsi, le référendum réclamé par ce parti n’est autre qu'une tentative de forcer le peuple de l'accepter comme seul garant de "l'Europe sens unique" et gardien de l'application  des "memoranda permanents" imposés par l'UE.  Autrement dit, accepter SYRIZA comme le meilleur gestionnaire de la pauvreté et de la misère actuelles.   Le vrai but de SYRIZA est de tromper les travailleurs, les persuadant que ses positions assureraient le bien-être populaire. 

SYRIZA réclame un référendum en faveur d’un, soit disant, gouvernement de la gauche.  Les évolutions récentes en France, en Italie, en Chypre et ailleurs, démontrent néanmoins que les gouvernements de gauche et de centre-gauche ne sont que des "alternatives gauchistes de la voie capitaliste de développement". 

 

Le parti communiste grec déclare, sur ce point, que les travailleurs ne devraient pas aller aux urnes au mois de Mai ayant ces idées dans la tête. 

Le critère décisif doit, au contraire, être la condamnation de tous ceux qui ayant menti, terrorisé et leurré le peuple dans le passé, essaient encore aujourd’hui de persuader le peuple grec ainsi que les autres peuples européens que le développement en faveur du peuple serrait possible dans le contexte de développement capitaliste de l'Union Européenne.  

Un autre critère décisif doit être l'établissement d’une opposition ouvrière populaire forte, le ralliement indispensable du mouvement ouvrier populaire, la création d’une alliance populaire pour lutter contre la politique antipopulaire, l’UE et les partis de « l’Europe sens unique".

Renforcer la lutte pour que notre pays, la Grèce, devienne un havre de bien-être populaire, de valorisation de tous les forces productrices du pays, de solidarité et de coopération avec tous les peuples du monde, libéré du joug de l'Union Européenne; de l'exploitation capitaliste et de l'injustice.

Enfin, préparer la voie pour la socialisation des monopôles, l'abandon unilatéral de la dette nationale et le dégagement de notre pays de l'UE. Pour que le peuple prenne le pouvoir, guide les développements et les utilise pour ses propres buts.


Ayant ces critères en tête, les travailleurs doivent valoriser les élections du moi de mai 2014 rejetant les faux dilemmes et les faux referenda et renforçant le parti communiste grec à fin de contribuer à faire basculer la balance des forces en faveur du peuple.


SOURCE: KKE

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 14:40
Lu sur El Diablo
Le 27 décembre 2014
Ils sont une trentaine, militants ou sympathisants du Front de gauche, à signer cet appel lancé par le club de réflexion La Gauche d’opposition réclamant "la tenue de rencontres pour la rupture avec l'euro-libéralisme" car, expliquent-ils, "la gauche non-libérale doit clarifier sa position sur l'ordre juridique européen, sur l'euro et sur un protectionnisme visant à protéger les acquis sociaux et à insuffler une transition écologique de l'appareil productif".
Aujourd'hui, l'Europe est au bord du gouffre. Malgré le recul des conditions de vie et le blocage de l’économie, c’est l’extrême droite et non la gauche qui progresse en Europe. Nous pensons qu’elle réussit, en ne fuyant pas le sujet de la souveraineté nationale, à incarner une forme de résistance à la mondialisation libérale auprès des classes populaires. 
  
Pour l’essentiel, la gauche lui a abandonné ce terrain, soit en sacralisant l’Europe des marchés et du libre-échange, soit en refusant de reconnaître la dimension fondatrice de la souveraineté nationale. 
  
En France, le référendum de 2005 a apporté la preuve que le peuple entend la gauche quand elle lutte contre la mondialisation. Le peuple a donc montré à la gauche qu’il sait répondre présent lorsque cette dernière porte l’exigence de rupture avec la mondialisation et l’eurolibéralisme. 

Une réforme « de l'intérieur » de l'Union Européenne impossible 

Pour être en mesure d'en finir avec l'austérité, il faut être prêt à affronter l'Union européenne qui empêche toute alternative. Le peuple a compris que l’UE n’était qu’un outil de confiscation démocratique pour imposer l’austérité à vie. Aucune politique vraiment de gauche ne peut se concevoir dans son cadre légal. Les débats sur la désobéissance européenne, sur le protectionnisme, sur la sortie de l'euro se sont démultipliés ces dernières années. Nous devons les affronter pour incarner une alternative crédible. 

Mais, reconnaissons-le, ces sujets divisent la gauche. La rupture avec l’UE ou l’euro fait surgir des craintes de « repli national » car le FN a repris ces idées. Dès lors, certains refusent d'évoquer la souveraineté nationale, comme si cette notion était souillée par l'extrême droite. Ils n'envisagent qu'une réforme impossible « de l'intérieur » de l'UE. 
  
La gauche doit changer ! Si elle veut convaincre, la gauche non-libérale doit clarifier sa position sur l'ordre juridique européen, sur l'euro et sur un protectionnisme visant à protéger les acquis sociaux et à insuffler une transition écologique de l'appareil productif. 
  
Nous, militants, citoyens, intellectuels, appelons donc à la tenue de rencontres pour la rupture avec l'euro-libéralisme. Les questions européennes devront être débattues sans tabous, avec sincérité, dans un esprit constructif afin d'acter une stratégie nouvelle et commune à vocation majoritaire. 
  
Signataires : 
Aurélien Bernier, essayiste | Thierry Blin, maître de conférences en sociologie, président de La gauche d'opposition | Derek Carvalho, élu local PCF, trésorier de La Gauche d’opposition | Hélène Caprani, ex-militante M’Pep | Denis Collin, philosophe, professeur en classes préparatoires | Benjamin Espuna, étudiant, sympathisant Front de gauche | Romain Etienne, élève avocat, sympathisant Front de gauche | Bernard Foucher, ex-militant M'PEP | Michèle Fraize, ex-militante M'Pep | Aurélien Gack, citoyen | Kevin Galet, étudiant en sociologie, militant PG | Laura Garnier, étudiante, sympathisante Front de gauche, vice-présidente de La Gauche d’opposition | Danièle Guéry, ex-militant M’pep | Gilles Lassalle,cadre retraité du secteur privé, membre du PG (Comité  94/5) | Jérôme Leroy,écrivain | Pierre Lepère, étudiant, sympathisant Front de gauche | Serge Lesou, ex-militant PG, militant du CNR 06 | Serge Marquis, militant PG, animateur de l'assemblée citoyenne du Front de gauche de Charenton-le-Pont/St-Maurice (Val-de-Marne, 94) | Thomas Milan,ingénieur, sympathisant Front de gauche | Waldeck-Moreau, ex-militant M'Pep | Sylvie Pillé,militante assemblée citoyenne, sympathisante Front de gauche d'Aubagne, M'pep (13)  | Pierre Poy, technicien aéronautique, ex-PG. | Sylvie Quéré, militante syndicale | Claude Règle,Attac Cévennes Sud | Niurka Règle, ex-militante M’Pep | Marie-Paule Seite, ex-militante M’Pep | Charles Seite, ex-militant M’Pep | Dimitri Sikiotakis-Fonteix, sympathisant Front de gauche | Dounia Soussane, étudiante, co-créatrice et secrétaire générale adjointe de La Gauche d’opposition | Simon Ulrich, sympathisant Front de gauche, co-créateur et secrétaire générale de La Gauche d'opposition | Bruno Valentin, militant syndical, ex-secrétaire national de République et Socialisme | Kevin Victoire, militant PCF | Galaad Wilgos, étudiant, membre du PG, vice-président du Cercle du libre examen de l'ULB.

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 08:30
Lu sur El Diablo

UE-drapeau-plis.jpg

Le chancelier autrichien Werner Faymann a déclaré hier que les pays européens n'avaient aucun intérêt à voir s'effondrer l'économie russe et qu'il ne partageait pas, à titre personnel, cette "euphorie du succès des sanctions contre la Russie", écrit lundi le quotidien Kommersant. D'autres hommes politiques européens ont récemment soutenu cette position au sujet des sanctions, qui divisent toujours l'Union européenne (UE). Les pays-membres devront trouver un consensus d'ici mars 2015, date à laquelle un éventuel prolongement des mesures sera décidé.

Le chancelier autrichien Werner Faymann a sévèrement critiqué ce renforcement potentiel des sanctions contre la Russie dans une interview publiée dimanche dans le quotidien Osterreich:

"Je ne peux pas partager cette euphorie du succès des sanctions contre la Russie, qui touche de nombreux Européens. Je ne vois aucune raison de s'enthousiasmer et ne comprends pas pourquoi un effondrement de l'économie russe devrait nous réjouir". Et d'ajouter: "Quand on construit un nouveau mur isolant l'économie russe, on scie la branche sur laquelle on est assis". Par ailleurs, il affirme avoir récemment évoqué les perspectives de résolution de la crise avec le président russe Vladimir Poutine. Malgré ces retenues, il considère que les sanctions déjà en vigueur sont justes, rappelant qu'elles ont été prises en tant que mesure de riposte.


D'autres hommes politiques européens ont récemment partagé des opinions similaires: les ministres des Affaires étrangères allemand et danois, Frank-Walter Steinmeier et Martin Lidegaard, s'inquiètent également d'une déstabilisation de la Russie. "L'Europe doit répondre sévèrement aux événements inacceptables, comme ceux qui se déroulent en Ukraine, a déclaré le premier ministre italien Matteo Renzi. Mais la Russie a une importance stratégique pour l'Italie et toute l'Europe. Il nous faut trouver des points communs car mettre ce pays à genoux ne bénéficie, aujourd'hui, à personne".

 

Quoi qu'il en soit, cette question divise toujours les pays-membres. "Des partisans de mesures radicales - pas seulement aux États-Unis - exigent même l'entrée de l'Ukraine à l'Otan", a indiqué hier au Tagesspiegel Sigmar Gabriel, vice-chancelier allemand et chef du Parti social-démocrate. Lors du sommet de l'UE en fin de semaine dernière, l'adoption de nouvelles sanctions contre la Crimée - que les Européens considèrent comme une partie du territoire ukrainien - a illustré parfaitement ces propos. L'ordre du jour de cette rencontre n'a même pas prévu une révision des sanctions contre la Russie. "Nous devons conserver les mesures actuelles jusqu'au changement d'attitude de la Russie et l'arrêt de son agression en Ukraine", a fait remarquer le premier ministre britannique David Cameron.


"Les propos des leaders italien et autrichien constituent non seulement une partie de leur rhétorique traditionnelle prorusse ou antirusse, mais aussi une conséquence rationnelle de leurs intérêts économiques à long terme, estime Sergueï Outkine, chef du département d'évaluations stratégiques du Centre d'analyse des situations auprès de l'Académie russe des sciences. Limiter l'activité des acteurs économiques du pays est une chose, mais laisser s'effondrer l'économie et le marché russes - bien que les sanctions ne soient pas la seul raison de cette situation - est tout à fait différent."

 

Les premiers résultats de ce litige devraient être connus en mars prochain, quand les pays-membres de l'UE décideront d'une prolongation éventuelle des sanctions. Selon Sergueï Outkine, il ne s'agirait pas d'une scission au sein de l'UE mais "d'un avantage en faveur des partisans d'une réponse plus dure ou plus souple envers la Russie".


"La pression des sanctions dépend des événements à l'est de l'Ukraine, rappelle l'expert. Et bien que certains pays montrent depuis longtemps une approche plus nuancée, toutes les sanctions ont été adoptées par consensus". Une source européenne explique que les pays-membres ont déjà un plan d'action pour le scénario négatif, mais le renforcement des sanctions économiques n'est à l'ordre du jour qu'en cas "d'aggravation de la situation ou de changement de frontières géographiques".

MOSCOU, 22 décembre 2014 - RIA Novosti
L'infographie sur les sanctions adoptées contre la Russie et mesures de rétorsion
Lu sur la Tribune.fr
Poutine "surpris" que le commerce russe profite aux Etats-Unis et non à l'Europe
(Crédits : Reuters) latribune.fr  |  22/12/2014, 18:23  - 

Le président russe a fait part de son "étonnement" après avoir divulgué les chiffres du commerce avec l'Union européenne et les Etats-Unis. Le président russe semble insinuer que les Américains profiteraient des sanctions infligées contre la Russie au détriment des Européens...

Vladimir Poutine n'a pas boudé son plaisir ce lundi en envoyant une nouvelle "pique" aux Européens. Le président russe a ainsi feint l'étonnement en annonçant que si le commerce entre la Russie et l'Union Européenne avait bien baissé sous l'effet des sanctions, celui avec les Etats-Unis avait au contraire augmenté.

 

"Lorsque j'ai regardé les statistiques aujourd'hui, certaines choses m'ont surpris", a déclaré l'homme fort de la Russie avant de préciser: "Les échanges commerciaux avec l'Union européenne ont chuté de 4,3% et les importations ont aussi diminué de l'ordre de 7-8-10 % selon les pays".

Les importations en provenance des Etats-Unis: +23%

Vladimir Poutine a indiqué que la situation continuait à se "dégrader" avec l'Allemagne, l'un de ses principaux partenaires en Europe. A l'inverse, les échanges commerciaux auraient augmenté de 7% entre la Russie et les Etats-Unis, selon le président russe. Les importations en provenance des Etats-Unis auraient même augmenté de 23%.

Le Kremlin semble insinuer que les Européens sont les grands perdants de la crise ukrainienne et des sanctions qui frappent la Russie, et ce au profit des États-Unis. Ceux-là même qui ont soutenu Bruxelles, d'après les Russes, dans la surenchère des sanctions commerciales à l'encontre de Moscou...

 

Commentaires : Nous avons cherché ces infos sur nos médias nationaux.  Nous n'avons pas trouvé.  Autocensure ou censure ?  Les esprits bien-pensants diront que c'est de la propagande russe.  Qu'ils nous donnent donc les informations.  Nous sommes abreuvés d'images, de faits divers, mais fort peu d'analyses ou de reportages de fond sur des sujets qui nous concernent pourtant.  Qui sont les partisans de la tension et des sanctions en Europe ? Guerre ou paix ?  La question mérite que les citoyens y réfléchissent.  Ce sont eux qui subissent la politique imposée par les Etats-Unis et à laquelle se soumettent les responsables politiques européens.  D'autant que Poutine a récemment fait observer que pendant que les échanges avec l'UE diminuaient, ceux avec les Etats-Unis augmentaient...

 

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 17:32

Vu sur El Diablo

 

lautre-europe.jpg

cliquez pour agrandir

 

source : UPR

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 15:09

 

tsipras-europa.jpg

 

Introduction et traduction JC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Alexis Tsipras règnera-t-il sur la Grèce ? Assurément. Changera-t-il la face de la Grèce ? Sûrement pas, nous le craignons.


 Les articles se multiplient dans la presse française pour faire avancer l’idée que la finance internationale craindrait l’arrivée du leader d’une formation issue de la gauche radicale. Une vision plutôt déformée de la réalité.

Non que certaines fractions du capital financier – celles craignant le plus une inévitable restructuration de la dette grecque – n’aient de réelles craintes sur Tsipras, mais l’ensemble du capital européen ne semble pas hostile à l’arrivée d’un leader dont ses solutions impliquent toutes un bond fédéraliste européen, le maintien de l’euro et le paiement de la dette (restructurée).

Pour donner une idée du programme d’Alexis Tsipras, nous publions ici un document que nous avions en réserve, la traduction de l’intervention de M.Tsipras à une rencontre organisée le 5 septembre 2014, au Forum Ambrosetti, sur le lac de Come.

Le Forum Ambrosetti est moins connu que le Club Bildeberg, mais il participe de la même logique : réunir les leaders politiques dominants, l’élite des grands groupes capitalistes et des économistes libéraux pour dessiner les contours du maintien du système capitaliste italien et européen.

L’invitation lancée par le Forum et acceptée par Tsipras est significative. Il y côtoyait des hommes politiques clés de l’UE : Joaquin Almunia, Michel Barnier, José Barroso, Enrico Letta, Mario Monti, Romano Prodi, Jean-Claude Trichet.

Des ministres clés de l’économie et des finances ou des affaires sociale d’Espagne, d’Allemagne, d’Italie, des Pays-Bas, d’Autriche étaient présents. On y trouvait aussi les PDG de JP Morgan, Fiat, Goldman Sachs pour ne citer que les cas les plus célèbres.

Laissons la parole à Tsipras, présenté aux grands d’Europe comme « président de SYRIZA. Leader de l’opposition en Grèce. Vice-président du PGE ». Nous publions le texte en intégral, nous nous contenterons de souligner et commenter certains passages.

Eloges pour la politique de Mario Draghi à la tête de la BCE, celle de Monti précédemment (pour une recapitalisation européenne des banques). Nécessité des réformes structurelles, d’un plan de privatisation efficace. Identification de l’ennemi euro-sceptique, urgence de penser une alternative à la crise renforçant l’intégration européenne. A méditer.


Intervention d’Alexis Tsipras au 40 ° Forum de la fondation Forum Ambrosetti


« Mes chers amis,


Je voudrais commencer mon intervention, en reconnaissant que l’invitation qui m’a été envoyée repose sur deux raisons.

La première raison, c’est que vous savez que je vous présenterai une vision différente, peut-être hérétique diront certains, une analyse critique de la politique actuelle, de la politique dominante dans l’UE.

La deuxième raison, c’est que je représente un parti en Grèce, le pays où, par le biais la troïka, on a appliqué le programme d’ajustement le plus violent jamais réalisé en Europe.

 

J’ai entendu il y a peu M.Barroso, presqu’en excusant, dire qu’il n’y avait pas à avoir honte des résultats de nos efforts pour sortir de la crise. Je ne sais pas si quelqu’un aurait en réalité à avoir honte, mais on ne peut certainement ni célébrer ni être fiers de ces résultats.


Je veux ainsi commencer par une introduction. La crise est encore ici. Et ce n’est pas juste que la crise est encore là, mais c’est qu’elle n’en finit pas de résister, qu’elle crée des métastases. Nous luttons depuis cinq ans contre la crise, mais nous ne sommes pas parvenus à en réchapper. La crise est partie des banques, elle est passée à l’économie réelle, et de l’économie réelle elle est passée désormais dans la société, menace la cohésion sociale, et l’Europe se trouve face à une triple crise. Crise politique, économique, mais aussi crise du système politique, crise de confiance. Cela est révélé par les résultats des élections européens, cela démontre le fait qu’une immense majorité des citoyens européens ne croit pas que, nous ( !) qui discutons ici, nous pouvons apporter une solution efficace aux problèmes qu’ils doivent affronter, et ils tournent le dos à la politique. Cela se manifeste par la percée inquiétante de l’extrême-droite populiste, mais aussi par la montée inquiétante de l’anti-européisme.


Si aujourd’hui « un spectre hante l’Europe », ce n’est pas celui du communisme ( !), comme disait Marx dans le Manifeste du Parti communiste, mais le populisme de l’extrême-droite anti-européiste, c’est le spectre de l’euro-scepticisme et de l’anti-européisme ( !!).


Permettez-moi d’apporter brièvement quelques chiffres pour vous prouvez la faillite du programme en Grèce. En seulement quatre années, le PIB a reculé d’un quart, une chose sans précédent pour un pays en temps de paix. Le taux de chômage officiel est arrivé à 28 %, ce qui est inacceptable pour un pays au cœur de l’Europe, et nous avons une dette publique qui de 126 % du PIB se chiffre aujourd’hui à 175 % et augmente encore. Et nous avons également toute une série de dés-investissements. Je pense ensuite que, partant du présupposé que le traitement qui a été donné au patient a aggravé la maladie, nous devons tous nous mettre d’accord sur le fait que ce traitement doit être interrompu. Et je pense que la majorité des citoyens en Europe pense justement que la troika, comme institution qui a été imposée dans le schéma institutionnel européen, doit être abolie.


Je pense donc que nous avons besoins de changer de stratégie, personne ne dit – au moins, nous, nous le disons pas – qu’il faut revenir à l’époque des déficits. Mais la persévérance dans cette voie, avec un dévouement dogmatique et religieux, ne mène nulle part.


En premier lieu, tout simplement, parce qu’aucun pays dans l’histoire économique moderne ne peut faire face à une dette qui s’élève à près du double de son PIB, un PIB qui ne cesse de se contracter, du moment que ce pays doit payer chaque année plus de 10 milliards d’€ d’intérêts, et il doit émettre un excédent de 4,5 % qui ira intégralement au paiement de la dette. Tout simplement, de façon mathématique, le développement est impossible dans un tel cadre. Et sans croissance, on ne sortira pas de la crise. Même si nous croyons qu’il y a des richesses, surtout en Grèce, qui ces dernières années restent intactes, ces richesses doivent être taxées, et nous sommes en mesure de trouver ainsi des ressources mais nous devons avoir la perception que nous avons besoin de créer de nouvelles richesses pour sortir de la crise. Et sans croissance, on ne produit pas de richesses.

En second lieu, le programme de privatisations, qui était censé être un instrument pour sortir de la crise, ne peut pas fonctionner dans un contexte de désinvestissements et dévaluation des valeurs. Ils pensaient récupérer 50 milliards par les privatisations, nous en avons trouvé 2,9 milliards et dans le meilleur des cas, si le programme continue, nous trouverons 9 milliards.

En troisième lieu, les réformes structurelles. Les réformes structurelles vont dans la direction opposée des nécessaires réformes structurelles. Nous n’affrontons pas les grandes pathologies de l’économie grecque : l’évasion fiscale, l’Etat clientélaire. Avec une application dogmatique, ils promeuvent des réformes qui n’ont plus rien d’autre à proposer que la libéralisation des licenciements dans une économie qui compte près de 30 % de chômeurs. Je crois qu’il y a de nombreuses opportunités dans le cadre européen, mais pas dans l’adhésion dogmatique à la logique de l’austérité, pas dans le contexte de la troïka.


La troïka a failli, elle doit être arrêtée. Il existe d’autres solutions. Ici je veux rappeler cela, en juin 2012, M.Monti avait proposé que la re-capitalisation des banques soit réalisée directement par le MES (Mécanisme euroépen de stabilité), sans plomber les dettes publiques. Cette proposition, si elle avait été suivie, nous aurait permis d’aller beaucoup mieux à l’heure qu’il est.


Ainsi, aujourd’hui, nous sommes confrontés à une réalité qui est caractérisée par la stagnation, le risque de déflation, le creusement des dettes publiques et privées. Pour faire face à cette réalité, nous avons besoin :


  • -         En premier lieu, d’une politique courageuse de la BCE, un « quantitative easing ». Les propositions de Draghi vont pour nous dans une direction positive, mais il faut des mesures encore plus radicales pour traiter le problème ; 
  • -         En second lieu, nous avons besoin d’initiatives pour le développement, à l’échelle européenne pour affronter la récession, en étendant le rôle de la Banque européenne pour les investissements ;
  • -         En dernier lieu, nous devons résoudre – nous aurions déjà du le faire, il y a des années, quand a commencé la crise – le problème de la dette. Nous proposons une solution européenne, pour trouver une base durable, dans une logique de solidarité, dans la logique de la Conférence de 1953 qui a traité la dette de l’Allemagne. Ce fut un grand moment de solidarité pour l’Europe. Nous devons redécouvrir ces valeurs fondatrices de l’Europe. Solidarité, démocratie, cohésion sociale. »
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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 23:51

Des nouvelles réjouissantes nous parviennent de Belgique ces temps-ci.  Lundi dernier une grève massive contre la politique d'ausérité et qui faisait suite à d'autres mouvements.  Et ce vendredi cette manifestation contre le traité transatlantique et l'austérité. L'Alliance D19-20 se présente ainsi sur son site : "l’Alliance D19-20 se mobilise contre l’Austérité et les Traités de Libre-échanges et Pour une souveraineté alimentaire et démocratique".  L'AD19-20 annonçait ainsi la manifestation du vendredi 19 : "De 7h à 10h, une tribune sera dressée pour y énoncer des messages politiques dénonçant l’austérité et le libre-échange. Nous serons également présent/es dans des rues qui mènent au Sommet. A 10h, les groupes se rejoindront pour marcher ensemble autour du Sommet européen.".  Les manifestants ne réclament certes pas la sortie de l'UE, mais avec leurs pieds, ils en dénoncent la politique et la logique fondamentale : "la concurrence libre et non faussée" du capitalisme mondialisé.

Ci-dessous un article rendant compte de la manifestation lu sur  un journal en ligne belge, 7 sur 7.

 

Plus de 2.000 personnes ont manifesté contre le TTIP

19/12/14 - 15h54  Source: Belga © photo news.

Bruxelles A l'appel de l'alliance D19-20, une manifestation de plus de 3.000 personnes selon les organisateurs et 2.000 selon la police a eu lieu, vendredi entre 09h30 et 12h30, dans le quartier européen, contre les politiques d'austérité et le Traité de libre-échange transatlantique TTIP. Aucun incident n'a été signalé. La circulation a été perturbée autour du rond-point Schuman et sur le trajet de la manifestation. Les tracteurs ont été reconduits vers le ring sous l'escorte des motards de la police fédérale.


© epa. © epa. © epa.

Dès 09h30, le groupe principal situé avenue de la Joyeuse entrée est parti rejoindre les manifestants du barrage installé avenue de Cortenbergh. Ils ont ensuite rallié ensemble la rue d'Archimède, où les tracteurs bloquaient la circulation. Le cortège unifié a démarré vers 10h00. Il est passé à hauteur de la station de métro Maelbeek et par la rue Belliard, avant de retourner avenue de la Joyeuse entrée. Trois tracteurs se sont garés, en soutien, devant l'occupation de Food Drink Europe, avenue des Nerviens.

"Bien que le sommet européen était déjà fini, la mobilisation a été très forte", estime Sébastien, un des organisateurs. "Cela montre que la lutte contre le TTIP s'enracine chez les citoyens. On appelle les gens à se mobiliser pour la journée mondiale contre le TTIP qui aura lieu le 18 avril prochain."

Un des agriculteurs à l'initiative de l'Alliance D19-20, Luc Hollands, venu en tracteur de Fourons, dénonce l'ouverture du marché aux Etats-Unis au travers du TTIP. "Pour les agriculteurs, cela signifie que l'on va vers un nivellement par le bas, sous peine de ne plus être concurrentiels. Les prix chutent. Le jour où les multinationales auront le monopole, elles gèreront les prix comme bon leur semble. En Wallonie, il ne reste déjà presque plus de laiteries indépendantes."

© epa. © epa. © epa.
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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 21:58

stop-tafta

Article MA pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Le 4 décembre 2014, le collectif européen « Stop TAFTA » annonce fièrement qu'il a mobilisé 1 million de signatures. En vain, la Commission ne reconnaît pas cette « Initiative citoyenne européenne ». Les dernières illusions sur la démocratisation de l'Europe volent en éclats.

 

Il faut lire la presse belge, le Soir, pour avoir des nouvelles d'une pétition signée par 1 million de citoyens, de 21 pays différents, contre le Traité de libre-échange trans-atlantique (le TAFTA en anglais), qui devrait ouvrir une nouvelle phase de libéralisation des marchés intérieurs.

 

Cette pétition devait être livrée au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, pour ses 60 ans. Elle ne l'empêchera pas de dormir.

 


L'ICE, le cache-sexe démocratique du Traité Constitutionnel de 2005


314 organisations issues pour l'essentiel de la gauche alter-mondialiste européenne se sont mobilisés depuis septembre pour obtenir les signatures. ATTAC est au coeur du projet, mais on y retrouve aussi les Verts, le PGE (Parti de la gauche européenne) et Die Linke.

Ces organisations alter-européistes ont voulu jouer la carte légale, utiliser l'outil démocratique de l' « Initiative citoyenne européenne » (ICE) tant vantée par les partisans du « Oui » lors du débat sur le Traité constitutionnel de 2005, intégrée finalement au Traité de Lisbonne.

Selon l'ICE, une pétition signée par 1 million de citoyens, venant d'1/4 des pays membres peut être déposée à la Commission européenne. Libre à elle de l'accepter d'abord, de le ré-élaborer éventuellement, et le cas échéant de le transposer en législation. Cela fait beaucoup de « si ».

 


Une initiative populaire bafouée par une institution anti-démocratique :

quel crédit démocratique y donner ?

 

C'est un paradoxe qu'on puisse trouver dans un article de Bernard Cassen (« Un déficit démocratique persistant » – figure tutélaire d'ATTAC – les raisons qui expliquaient en 2005 pourquoi l'ICE était un leurre, apportant une légitimité démocratique à une UE anti-démocratique. Le meilleur argumentaire à opposer à l'erreur politique de ses amis d'ATTAC, dix ans après. 

 

L'acceptation de ces pétitions étant soumis au bon vouloir de sa Majesté Commission européenne, elle apporte des conditions de recevabilité d'une rigueur relative : 

(1) que la proposition ne soit pas en dehors des attributions de la Commission ; 

(2) qu'elle ne soit pas « manifestement abusive, fantaisiste, vexatoire » ; 

(3) qu'elle ne soit pas contraire aux valeurs de l'Union européenne.

 

La Commission a combiné ces motifs pour refuser dès le 11 septembre d'apporter le moindre crédit cette « Initiative citoyenne européenne », sous prétexte officiel que cette pétition est légalement irrecevable car ne concernant pas un acte légal mais un processus de négociation interne à l'UE.

Une justification peut-être foireuse, qui a emmené les organisateurs à s'entêter. D'une part, en apportant du crédit à la Cour de justice européenne pour déjuger la Commission. D'autre part, en persistant par une « Initiative citoyenne européenne » auto-organisée !

Les institutions de l'Union européenne affichent leur mépris pour la démocratie, leur hypocrisie. Ces organisations de gauche ne trouvent rien de mieux qu'à tenter de leur repeindre à tout prix son vernis démocratique craquelé, sur une UE de plus en plus nue.

 


Ce n'est pas la première pétition que la Commission jette à la poubelle


Peine perdue, selon le Soirla Commission a confirmé qu'elle ne recevait pas l'Initiative citoyenne européenne. Frustrant.

 

Mais le résultat des premières ICE ne laissait pourtant aucune illusion, outre le fait qu'elle ouvre la voie, vu le rapport de forces idéologique actuel, aux propositions les plus réactionnaires. Comme le modèle suisse nous l'apprend.

Ainsi, la pétition contre la recherche sur les embryons humains (« Un de nous ») avait mobilisé près de 2 million de citoyens. Elle a été purement et simplement rejetée en mai 2014.

La pétition pour un « droit à l'eau » a connu un sort différent, elle aussi paraphée par 2 million de citoyens. La Commission l'a reçue, et y a répondu en mars 2014, en noyant le poisson.

Elle partage les préoccupations des pétitionnaires, rappelle l'importance de l'eau (sic) mais ne propose aucun enregistrement juridique du « droit à l'eau », ni aucun engagement sur une future libéralisation des services de l'eau, ni son exclusion du TAFTA. Une farce.

 


Porter une analyse critique sur le TAFTA et sur l'UE

 

On ne peut pas dire que les partis de gauche, y compris certains partis communistes dont le PCF, n'aient pas nourri de graves illusions à ce sujet. 

Sous l'égide du PGE, une pétition avait été lancée à l'été 2012 pour une « banque publique européenne axée sur le développement social, écologique et solidaire ». La Commission l'avait tout bonnement refusée. Une fois c'est une erreur, la deuxième fois c'est un choix. 

La question même de l'analyse politique juste que nous devons avoir du TAFTA reste ouverte. On ne peut que s'y opposer, comme instrument de concentration monopolistique privée, de libéralisation-privatisation des marchés, de constitution d'un bloc impérialiste occidental unifié.

Mais on sent le prétexte utilisé par nos propres dirigeants, français et européens, pour justifier de nouvelles directives de libéralisation cassant les monopoles publics, d'extorsion de fonds publics par les entreprises privées, de poursuite d'une politique de casse sociale au nom de la compétitivité.

 

En cela, le TAFTA représente une nouvelle phase de ce processus capitalistique, de privatisation, paupérisation, exploitation, dont le coeur reste l'Union européenne du Capital qui depuis six décennies a déjà fait l'essentiel de la politique qui bride toute alternative.

 

Le marché commun libéralisé, politique commune de casse de l'agriculture (PAC) et de l'industrie lourde (CECA), directives de libéralisation, monnaie unique permettant d'imposer la même politique d'austérité partout : Voilà l'ennemi.

Un traité de libre-échange peut accentuer un processus de libéralisation de marchés, de paupérisation d'un territoire, de mise sous (inter-)dépendance d'une région. Seule une construction politique comme l'UE peut poser les bases d'une structure capable d'imposer une politique commune du capital financier européen contre les peuples.

Il n'y a plus le moindre crédit à apporter à cette Union européenne, en particulier dans son volet démocratique et social, tant vanté dans ses textes de référence, brandi par les illusionnistes de l'européisme de gauche, qu'on retrouve jusque dans le PGE et la CES.

 

Si on veut rejetter le Traité de libre-écchange trans-atlantique, il faut rejeter cette gigantesque zone de libre-échange – nous imposant d'autres contraintes politiques, économiques plus drastiques – qu'est l'UE. Stop TAFTA, c'est donc d'abord STOP UE !

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