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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 10:28

Vote du 25 février 2015

assemblee-nationale1 

Groupe de la gauche démocrate et républicaine (15 membres)

Pour: 4

Bruno Nestor Azérot

Gaby Charroux PCF

Jacqueline Fraysse

Gabriel Serville

 

Contre: 2

Patrice Carvalho PCF

Alfred Marie-Jeanne

 

Abstention: 7

François Asensi

Alain Bocquet PCF

Marie-George Buffet PCF

Jean-Jacques Candelier PCF

André Chassaigne PCF

Marc Dolez

Nicolas Sansu PCF

 

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 15:17

melenchon-copie-1

 

Invité au micro de RTL le 24 février 2014, le co-président du Parti de Gauche affirme que des "groupes nazis" font partie des opposants au régime ukrainien.

 

"On joue avec le feu et on a allumé l'incendie". L'intervention européenne en Ukraine déplaît fortement à Jean-Luc Mélenchon, qui craint que l'on reproduise dans ce pays les mêmes erreurs qu'en Syrie "où nous avons fait l'apologie d'épouvantables islamistes". Le co-président du Parti de Gauche prévient : "N'idéalisons pas les opposants parce que l'on n'aimerait pas les Russes".

 

Selon lui, "des groupes nazis" font partie des manifestants et des "actions anti-juifs" auraient été menées dans Kiev. "Un rabbin a demandé aux juifs de quitter Kiev", raconte-t-il. "Ces manifestations ont été armées et financées par des gens qui n'ont rien à voir avec l'euro-béatitude", estime-t-il.

 

La venue de Laurent Fabius en Ukraine ne traduit, selon lui, que la volonté des États-Unis d'"enfermer la Russie" en faisant entrer "l'Ukraine dans l'OTAN". L'eurodéputé s'offusque également de l'attitude des dirigeants européens vis-à-vis du renversement du gouvernement ukrainien. "Toute l'Europe applaudit donc ça veut dire que nous sommes d'accord pour renverser par des putschs des gouvernements élus (...) Dans combien de pays trouverons-nous ça normal ?"

*****

"Il y a des groupes nazis au sein des opposants"

Jean-Luc Mélenchon

*****

"Toute l'Europe applaudit donc ça veut dire que nous sommes d'accord pour renverser par des putschs des gouvernements élus"

Jean-Luc Mélenchon


source

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 15:12

Petro-Simonenko-PCUkraine.jpg

 

Chers camarades communistes,

Je vous écris pendant l’un des moments les plus dramatiques de l’histoire de notre pays. Pendant les événements tragiques des trois derniers mois, du sang a coulé, et il y a eu des morts. L’intégrité territoriale de l’Ukraine est menacée, son existence en tant qu’Etat souverain, indépendant et uni aussi.

 

Ces événements ont un caractère ambigu. La participation d’un grand nombre de personnes reflète le profond mécontentement dans la société à l’encontre de la politique de M. Ianoukovitch et de son régime, ils ont montré leur incapacité à gouverner le pays, a tromper le peuple, a violer toutes leurs promesses pré-électorales et ils ont abandonné leurs postes au moment le plus difficile.

 

L’impudeur avec laquelle c’est enrichi le clan formé autour de Ianoukovitch, appelé "la famille", montre l’importance des détournements contre la plupart de leurs partisans et de leurs électeurs.

 

Mais les protestations massives n’ont pas acquis un caractère de confrontation de classe. Cette lutte sanglante est celle d’un affrontement entre les deux groupes de la même catégorie d’exploitants, la bourgeoisie oligarchique, c’est le groupe prêt qui a rejoint les forces pro-occidentales, les nationalistes, la droite qui ont triomphé. Ces forces ont habilement utilisé le mécontentement du peuple et avec leur aide ont mené un coup d’état.

 

 

Dans le même temps, l’Occident a ouvertement, sans ménagement, interféré dans les affaires intérieures de notre pays, en soutenant l’action des forces de droite, ils visent à une transformation profonde de la situation géopolitique de Europe dans le monde, ils veulent détruire les liens vieux de plusieurs siècles entres les peuples russes, ukrainiens et des peuples frères de l’ex-Union soviétique. Ils veulent faire de l’Ukraine un protectorat des États-Unis, de l’UE, de l’OTAN, du FMI et des multinationales, économiques, culturelles et spirituelles.

 

Les groupes d’ultras, dirigés par des forces ouvertement néo-nazis, ont émergé avec l’agrément du régime Ianoukovitch, et les héritiers idéologiques d’Hitler accompagnés par un nouveau régime mènent une résurgence de l’hystérie anti-communiste, qui se manifeste dans la destruction massive monuments à Lénine, aux héros de la Grande guerre patriotique, par attaques criminelles contre nos sièges à Kiev et dans d’autres villes du pays, ils appliquent une terreur morale et physique contre les communistes et tentent d’interdire les activités du Parti communiste par des agressions importantes.

 

 

Tout cela montre très clairement que les forces qui ont pris le pouvoir peuvent recourir à illégalité, et mener des représailles, non seulement contre les chefs du parti, mais contre la base communiste.

 

Soyez prêts pour cela.

Dans la situation actuelle, la tâche la plus importante est de maintenir la structure du parti, ses couleurs, être vigilant et ne pas répondre aux provocations.

 

 

Il est essentiel d’utiliser chaque occasion pour expliquer aux travailleurs le sens réel du coup d’État, les dangers, les conséquences qui en résulteront pour les gens ordinaires: Une aggravation de la situation économique, la hausse dramatique du chômage, les salaires impayés et la hausse des prix et des tarifs, la débauche et le crime, l’appauvrissement de la population.

 

La direction du parti, notre groupe parlementaire à la Rada, fera tout son possible, dans ces conditions difficiles, pour défendre les intérêts des travailleurs, la préservation du parti et pour la défense l’unité du pays.

 

Chers camarades,

Avec cette situation nouvelle, chacun de nous doit relever de nouveaux et difficiles défis. Rejoignez nos rangs, il faut multiplier les efforts pour promouvoir la lutte pour une juste cause, celle du socialisme.

 

 

Traduction Nicolas Maury

source: 

http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Message-de-Petro-Simonenko-aux-adherents-du-Parti-Communiste-d-Ukraine_a7482.html

 

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 14:53

Nous publions une analyse parue sur le Solidarité internationale en Octobre 2012, à propos des législatives en Ukraine et des progrès du KPU, aujourd'hui interdit dans certaines régions d'Ukraine.

 

cp ukr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Après la Russie et la République tchèque, c'est désormais en Ukraine que les communistes réalisent une progression historique, s'imposant après les élections législatives du 28 octobre comme la troisième force du pays, après le décompte de 85% des bulletins.



Le duel entre les deux partis représentant les deux fractions de la classe dominante ukrainienne a bien eu lieu.

 

D'un côté, le « Parti des régions » de Viktor Yanukovitch, représentant l'aile pro-russe et une base électorale orientale trans-classiste mais plutôt populaire, sort vainqueur avec 31,9% des voix.

Il devance le « Parti de la Patrie » de Yulia Timoschenko, pro-occidental, dont le programme libéral représente pour l'essentiel les intérêts des couches moyennes occidentales de l'Ouest et des grandes villes. Un bloc occidental qui obtient 24,1% des voix.


La surprise est venue de la troisième force qui arbitrera ce duel. Défiant tous les sondages, le Parti communiste d'Ukraine (KPU) obtient 14% des voix, réalisant son meilleur score depuis plus de dix ans.

Dans un contexte de crise, la personnalisation extrême mais aussi le flou idéologique et le vide programmatique des deux grands blocs a laissé un espace aux communistes. Ils sont apparus à beaucoup comme la seule alternative au consensus libéral dominant et au jeu des grandes puissances dont l'Ukraine est captive.

Le KPU devance ainsi le parti qui était annoncé comme la « troisième force », le parti de droite UDAR, fondé par le boxeur Vitali Klitschko sur une base pro-européenne, libérale-conservatrice, compatible avec le bloc de Timoschenko. Le parti de Klitschko obtient 13,5% des voix.



Les communistes mettent surtout à distance le parti d'extrême-droite fascisant « Svoboda » (Liberté), alors que la complaisance médiatique avec les 'nationalistes' de Svoboda avait conduit à forger l'idée d'un duel entre communistes et néo-fascistes. Svoboda obtient tout de même 9,5% des voix.

Les communistes ukrainiens ont analysé avec beaucoup d'inquiétude cette percée : « C'est un choc. Le néo-fascisme est aux portes de l'Ukraine », a déclaré le député communiste Piotr Tsybenko. Le secrétaire-général du KPU Piotr Simonenko a rappelé que « ce sont de grands groupes qui financent Svoboda. N'oublions pas que c'est en période de crise, avec le soutien du grand capital, qu'Hitler a accédé au pouvoir dans les années 1930 ».



Les communistes triplent leurs scores avec un ancrage à l'Est et une progression à l'Ouest



Le résultat des communistes constitue une percée spectaculaire par rapport aux scrutins précédents. En 2007, les communistes ukrainiens n'avaient obtenu que 5,39% des voix tandis que Piotr Simonenko était tombé 3,5% des voix aux dernières présidentielles de 2010.

Déjouant le discours dominant sur l'inexorable déclin des communistes ukrainiens, le KPU obtient son meilleur score depuis 2002, ralliant sur le programme des communistes plus de 2,5 millions d'électeurs.


L'analyse de la carte électorale du Parti révèle un ancrage du vote communiste traditionnel, celui des ouvriers et des retraités des couches populaires du l'Est du pays : Donetsk (18,8%), Kharkov (20,8%), Zaporozhje (21,1%), Luhansk (24,9%) ; mais aussi du Sud rouge : Odessa (18,1%), la Crimée (19,5%), Kherson (23,1%) le maximum étant atteint à Sebastopol (29,4%).

La faiblesse relative des communistes chez les jeunes, les autres couches salariés et dans l'Ouest du pays est toujours réelle, mais elle est compensée par une nette progression, en particulier dans les régions de l'Ouest et du Centre. Ainsi, le KPU passe à Vinnitsa de 5 à 9%, à Zhitomir de 5,8 à 13,7%, à Poltava de 6,5 à 13,5% ou encore de 3 à 7% à Kiev.

 

 

« Les régions occidentales de l'Ukraine sont confrontées à de nouveaux problèmes. Chaque famille a un enfant travaillant à l'étranger, les enfants sont dans la rue au lieu d'aller à l’école, le chômage et les bas salaires touchent tout le monde », explique le secrétaire-général du KPU.

« Les travailleurs n'hésitent plus, même à l'Ouest, à dire qu'il vivait mieux sous le régime soviétique. Quant aux jeunes, ils sont de moins sous l'emprise des dogmes et des mythes nationalistes », ajoute Petro Simonenko.



Le succès du Parti communiste s'explique par la large diffusion et la réception positive du « Programme anti-crise » du KPU, tranchant avec le consensus ultra-libéral dominant la vie politique du pays.

 

Parmi les propositions mises en avant : le retrait de la réforme des retraites, la nationalisation des grandes entreprises ou encore un plafond pour les prix des services publics de base.



Les communistes dénoncent les fraudes et marquent leur indépendance politique



L'analyse du scrutin réalisée par les directions nationales et locales du KPU ne se limite pas à une auto-congrulation. Au contraire, c'est la colère qui l'emporte devant les fraudes massives auquel le gouvernement a eu recours.

« Il y a toutes les raisons d'affirmer que ces élections législatives n'étaient ni démocratiques, ni justes » et la conséquence « de la fraude et de la manipulation éleccotrale, c'est que le grand capital sera sur-représenté au Parlement », a déclaré après le scrutin le secrétaire-général du Parti.



La liste des cas de fraudes déclarés s'allonge d'heure en heure : achat des votes à Odessa, « tour de manège » (transport des électeurs en car pour voter plusieurs fois) à Zhitomir, pannes inopinées de courant à Donetsk pendant le décompte des voix, caméras de surveillance laissant des angles morts aux dépouilleurs ou encore les « âmes mortes » (le vote de personnes décédées présentes encore sur les listes) à Vinnitsa

Le pouvoir a eu recours à toute la panoplie des fraudes et manipulations pour emporter le scrutin. Des pratiques dénoncées haut et fort par le KPU :



« Nous ne pouvons que reconnaître ces violations, et exiger qu'elles soient condamnées (…) Le Parti communiste ne peut pas se taire devant de tels faits », a déclaré le député Sergey Gordenko.

Mais si le KPU a exprimé sa colère vis-à-vis des méthodes du gouvernement, relayé la lassitude du peuple vis-à-vis de tels procédés récurrents depuis une vingtaine d'années, la question des alliances est restée ouverte après le scrutin.

Le KPU a d'ores et déjà exclu l'éventualité d'une alliance avec les partis d' « opposition » de droite : UDAR, bloc Timoschenko, Svoboda : « nous ne conclurons aucune alliance avec l'opposition », a précisé Igor Alexeev, responsable élections du KPU.



Le Parti communiste n'a à l'heure actuelle pas exprimé son souhait de nouer une alliance gouvernementale avec le « Parti des régions » de Janukovitch, il a par contre exprimé son désir de rester une force politique indépendante :

« Nous traiterons chaque projet de loi au cas par cas. Seul le temps nous prouvera quelles sont les dispositions des différentes forces politiques par rapport à la défense des droits et libertés de nos concitoyens. Le Parti communiste agira au Parlement comme une force indépendante. Il n'y a pas d'autre choix », a ainsi clarifié Petro Simonenko.



En tout cas, en Ukraine, comme en République tchèque, en Russie, ou encore en Lettonie et en Moldavie, vingt après la contre-révolution capitaliste en Europe de l'Est, les communistes qui ont fait le choix de le rester n'ont jamais été aussi populaires.

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 09:51

bonhomme-rouge

Jusqu’ici, quand un million de personnes manifestait à Paris pour défendre les retraites, notre libre presse déclarait le lendemain : « mobilisation en demi-teinte »


C’est fini, désormais, de TF1 à France Inter et de Libé au Figaro, on nous explique que 50 000 personnes à Kiev, encadrées par des paramilitaires, arborant les drapeaux européens et chantant des chants nazis, cela représente l’ « espoir de tout un peuple ». Bon à rappeler en temps utiles quand nous tenterons ici de manifester sur les Champs-Elysées, interdits depuis toujours aux manifs de prolos (faut pas rire, quand même !)…



Jusqu’ici, quand vous étiez chargés par les CRS à l’issue d’une manif de défense de l’emploi ou de la Sécu, ou quand vous affrontiez les flics dans les rues de Nantes parce que vous contestez l’Ayrault-port, vous étiez de la graine d’émeutier pratiquant la « violence urbaine ». C’est fini. Désormais, pourvu que votre but soit de frapper des communistes ou de réclamer – en anglais comme il se doit – « plus d’Europe ! », vous aurez le droit d’occuper des préfectures, de tirer sur les policiers, de renverser le gouvernement légal, d’incendier le mobilier urbain, d’abattre les statues qui vous déplaisent, d’interdire les partis que vous désapprouvez (en Ukraine, les « démocrates européens » ont interdit le PC ukrainien et le « parti des régions »). Si vous procédez ainsi, non seulement vous serez encensés par nos médias rose pâle et bleu-marial, mais vous recevrez la visite de Kerry, le soutien enthousiaste de Fabius, les déclarations urbi et orbi de BHL, l’homme qui à lui seul (ou presque…) a semé le chaos en Libye et en Afrique occidentale ; et tous ces hérauts de la Liberté trouveront tout naturel que vous disposiez de kalachs et que vous pilliez des dépôts d’armes puisque vous agissez « pour l’Europe » et pour l’ « Union transatlantique ». « Lebensraum », disait quelqu’un dans les années 30, « besoin d’aire » répond en écho le MEDEF, « élargissement de l’UE », pense en sourdine la Commission de Bruxelles... Car, voyez-vous, quand le sang coule pour l’U.E. atlantique, que ce soit à Belgrade, à Tbilissi ou à Kiev, demain à Minsk, cela s’appelle la  PAIX.



Les militants franchement communistes que nous sommes appelleront-ils pour autant à l’insurrection populaire immédiate en France contre cette « construction » européenne qui tue notre pays à petit feu avec la Kollaboration zélée du Parti Maastrichtien Unique ? Certes non ! car nous irions aussitôt en taule : l’appel à l’insurrection est en effet interdit par notre belle loi « républicaine » qui a oublié l’article 35 de la Constitution française de l’An I, inspirée par le « tyran » Robespierre : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour toute portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».



Pour nos médias, cette phrase ne vaut que si on peut s’y référer pour faire tomber le Venezuela bolivarien, renforcer la tenaille militaro-politique contre la Russie, créer des troubles à Cuba, déstabiliser la Syrie, diviser la Bolivie et, prochainement sans doute, s’attaquer à la Biélorussie : qu’importent alors les « formes » démocratiques, on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs, que diable !


En réalité, s’agissant de la Franceurope, vous l’aurez compris, il faut inverser la phrase de Robespierre et la réécrire ainsi :

« quand le peuple conteste le gouvernement, la censure la plus totale et la répression la plus brutale sont, pour les euro-gouvernants, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs »…

 

 

Floréal


source: http://www.initiative-communiste.fr/

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 09:47

 

ON NOUS COMMUNIQUE:

 PRCF-FVRPCF-RM-GC

 

L’Ukraine est aux portes de la guerre civile sous influence étrangère, selon un schéma que les conjurés de l’ALLIANCE ATLANTIQUE ont déjà expérimenté tragiquement en Syrie.

 

Le conflit qui ensanglante Kiev a été sciemment allumé par les partisans d’un projet qui vise à annexer l’Ukraine à l’UE et à l’OTAN, comme l’ont déjà été, depuis l’éclatement de l’URSS et du camp socialiste, les pays de l’Est et une partie de l’ex-Union soviétique (les pays baltes) ; les impérialistes occidentaux savent bien évidemment qu’un tel projet est inacceptable pour la Russie dont le territoire est de plus en plus encerclé par l’OTAN et par les bases américaines, de la Baltique à l’Asie centrale.

Malgré la présentation scandaleusement partiale qui en est faite par les médias occidentaux, les forces qui attisent le conflit ukrainien à coups d’ingérence (présence permanente et propos incendiaires des représentants de l’UE et des Etats-Unis d’Amérique aux mobilisations factieuses de l’ « opposition ») n’ont rien à voir avec la démocratie ; il s’agit notamment :

  • En Ukraine, des fascistes et des antisémites patentés du parti national-socialiste ukrainien rebaptisés « Liberté » (Svoboda) ; ces nostalgiques du Reich, qui veulent régler leur compte aux communistes ukrainiens, en découdre avec la Russie, réduire à l’esclavage la classe ouvrière minière russophone de l’Est, amener de force l’Ukraine dans le giron de l’Europe impériale, comme l’avaient fait leurs précurseurs « collaborateurs » des années 40/45 ;
  • Les vrais chefs de file de l’insurrection réactionnaire sont en fait l’UNION EUROPEENNE impérialiste, l’OTAN et l’UNION TRANSATLANTIQUE en construction derrière l’AXE WASHINGTON-BERLIN. La classe dominante « française », MEDEF en tête, est partie prenante de ce projet impérialiste global, comme le montre en filigranes le manifeste « BESOIN D’AIRE » adopté par le MEDEF fin 2011.

 

Déjà, les factieux ont tenté de s’emparer des monuments publics, ils ont détruit les statues de Lénine et tout ce qui rappelle la victoire de l’Armée rouge sur Hitler, ils ont engagé l’épreuve de force avec les institutions du pays et attaqué les forces de l’ordre, pourtant mille fois plus patientes jusqu’ici que ne le sont en général chez nous les forces de répression en cas de manifestation populaire un peu offensive. Tout montre que ces fascistes même pas déguisés, et que nos médias présentent comme des combattants de la liberté, veulent désormais engager la lutte armée et la guerre civile en provoquant l’internationalisation du conflit et en attisant la tension, en pleins JO d’hiver, entre l’UE et la Russie. Les dangers sont immenses pour la paix et pour la démocratie.

 

L’UE fait aujourd’hui semblant de vouloir « apaiser » la situation. La réalité est que ce pompier est un pyromane international dont les peuples doivent voir à temps la nature de classe réactionnaire, impérialiste, contre-révolutionnaire et fascisante de l’EMPIRE EURO-ATLANTIQUE en construction.

 

On savait déjà, par les politiques d’austérité et de délocalisation industrielle, que l’UE, ce n’est pas la prospérité mais la misère de masse, le chômage, les inégalités explosives. On savait aussi, par le  viol systématique de la volonté populaire exprimée par référendum, que l’UE est le contraire d’un espace démocratique. On voit maintenant, après le tragique épisode des Balkans, avec l’exemple ukrainien que l’UE n’est pas l’espace de paix que ses promoteurs ont vanté, mais peut être un appui de la guerre civile et soutenir des forces fascistes. Déjà, dans le silence de nos médias « démocratiques », des BHL et autres pseudo-philosophes, les forces soutenues par l’UE en Ukraine persécutent et interdisent le parti communiste ukrainien et le parti des régions qui s’opposent aux putschistes.

 

Cela ne signifie en rien qu’il faille soutenir politiquement le régime de Poutine en Russie. Nous sommes naturellement solidaires des communistes russes qui restent les défenseurs les plus conséquents de la paix et de l’indépendance nationale dans leur pays. Il ne s’agit pas de soutien politique mais de lutte anti-impérialiste et de défense du droit de tous les peuples d’Europe et du monde au droit élémentaire à disposer d’eux-mêmes. Il s’agit d’empêcher l’étranglement programmé des peuples ukrainien, biélorusse et russe auxquels les Français doivent tant (« les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération », De Gaulle, 1966). Il s’agit de contrer la marche à la guerre mondiale. Il s’agit de faire échec à la fascisation rampante ou galopante du sous-continent européen.

C’est pourquoi les mouvements communistes signataires déclarent :

  • Leur solidarité totale avec les communistes ukrainiens dans leur lutte pour la démocratie, la paix civile, l’entente entre les peuples de l’est et de l’ouest du sous-continent européen.
  • Leur condamnation totale de l’intervention impérialiste de l’UE, des Etats-Unis, et du gouvernement « socialiste » de France dans les affaires intérieures de l’Ukraine.

Alors qu’en France le pouvoir d’achat populaire s’effondre, que les services publics souffrent, que la protection sociale est attaquée, que les licenciements se succèdent, le peuple de France n’a que faire de s’embarquer derrière Hollande dans une nouvelle croisade extrêmement dangereuse venant s’ajouter aux interventions ouvertes ou non déclarées en Afrique ou au Proche-Orient.

Les communistes seront au premier plan de la lutte pour la paix et la solidarité internationale et ils lieront, plus que jamais, ce positionnement à la dénonciation radicale de l’UE et de l’OTAN dans l’esprit du texte produit par lesAssises du communisme et publié en septembre 2013.

 

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 09:43

PC-Ukraine-KPU.jpg

Solidarité avec le Parti communiste d'Ukraine interdit 
dans trois régions, semi-clandestin dans l'ouest du pays !
L'Ukraine est dans une guerre civile, alimentée par des ingérences étrangères, d'abord européennes, c'est un fait. Dans ce conflit des partis fascistes comme Svoboda et même des groupuscules encore plus radicaux font la loi : leur première cible, le Parti communiste.



Visiblement, l'Union européenne a la « démocratie sélective ».

 

Elle qui s'indigne du rétablissement de l'ordre de la part d'un gouvernement démocratiquement élu, respectueux du multi-partisme, elle ne trouve rien à redire quand des bandes armées fascistes prennent d'assaut les sièges des gouvernement régionaux et interdisent plusieurs partis.

Peut-être que l'accord de sortie de crise négocié à partir de vendredi * changera la donne, à l'heure où nous écrivons le Parti communiste vit toujours dans un état de semi-clandestinité à l'ouest du pays, victime des agressions des milices fascistes.



Le Parti communiste interdit dans 3 régions contrôlées par les fascistes !

ukraine-regions-.jpg

 

Ainsi dans au moins deux régions, comme le rapport le Kyiv Post, il est déjà avéré queles Conseils régionaux – pris d'assaut par les forces fascistes liées à Svoboda et autres groupuscules néo-nazis – ont interdit non le « Parti des régions » et le « Parti communiste ».

 

 

Ces régions sont situées à l'ouest, à la frontière entre Ukraine et Pologne : Ivano-Frankovsk et Ternopol. Le Parti communiste a également été interdit dans la région de Poltava, au centre du pays, par ces mêmes groupes qui se sont emparés du Conseil régional.

 

On parle quand même du troisième parti du pays, qui avait recueilli 13,5 % en 2012, soit 2,6 millions de voix, qui compte 32 députés, le seul à incarner l'unité du pays, fort à l'Est, présent à l'ouest, refusant les ingérences étrangères, les fausses divisions entre oligarques !



L'Union européenne « démocratique » soutient des forces …

qui prônent le renversement de la démocratie !

 

N'oublions pas que la très « démocratique » Union européenne tolère en son sein des Etats qui interdisent les Partis communistes comme la Lettonie, la Lituanie ou la Hongrie, des Etats qui réhabilitent lourdement leur passé collaborationniste et pro-nazi.

Peut-être est-ce perçu comme un signe d'intégration à l'Union européenne que d'interdire le Parti communiste et de glorifier des collaborateurs comme le font les « manifestants pro-européens » à commémorant la figure de Stepan Bandera, collaborateur pendant la Seconde guerre mondiale ?



« Svoboda », ce parti fasciste qui anime les protestations pro-européennes a inscrit dans son programme l' « interdiction de l'idéologie communiste » et le « renversement de la démocratie libérale » : il met son programme en action. Rassurez-vous, c'est un parti pro-européen !

Les forces communistes sont contraintes à agir dans la semi-clandestinité dans d'autres régions où les bandes fascistes font la loi, notamment à Rovno, en Volhynie ou à Lvov, toujours à l'ouest du pays. Les nouvelles de sièges locaux du Parti communiste se multiplient.



L'exigence d'une solidarité avec le PC ukrainien monte !

 

Pourtant, dans la tempête, le Parti communiste d'Ukraine (KPU) maintient une position juste : refus des ingérences extérieures, en particulier européennes ; résistance aux tentatives de coup d'Etat fasciste ; prédilection pour la solution politique négociée, avec proposition d'un État fédéral.

On ne peut que regretter l'absence de solidarité en Europe avec le KPU.

Le PGE prétend partager les positions du Parti communiste … mais défend en fait la position de l'Union européenne, souhaitant même donner un « contenu politique » à l'Accord d'association avec l'UE … exactement ce que va faire le Premier ministre polonais pour financer l'opposition !



Heureusement, certains partis en Europe, on pense au Parti communiste grec (KKE), le Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF) ou au Parti des communistes italiens (PdCI) ont exprimé leur solidarité avec le Parti communiste d'Ukraine, refusé les ingérences extérieures.

 

 

A nous, en France, d'exprimer aussi notre solidarité avec nos camarades ukrainiens : l'interdiction qui pèse sur le Parti communiste doit être levée et cessons d'apporter une « caution de gauche » aux dirigeants de l'Union européenne qui soutiennent cette pseudo-opposition noyautée par des groupes fascistes !

 

* cet article ayant été écrit dans la journée du vendredi 21 février, il se peut que les événements aient évolué d'ici-là


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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 09:15

 

Qu’est-ce que l’opposition ukrainienne et pourquoi Svoboda ? par Danielle Bleitrac, le 21 Février


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Le parti Svoboda a une histoire assez comparable à celle du Front National en France. Jusqu’aux élections législatives d’octobre 2002, Svoboda n’atteignait pas les 1%, mais à cette occasion cette formation a fait une percée remarquée, réunissant 10,5% des voix (2 millions de votes). Elle est devenue la quatrième formation politique du pays avec 37 sièges sur les 450 que compte la Verkhovna Rada (Parlement). Svoboda a réalisé des scores de 30 à 40% dans l’Ouest ukrainophone et agricole tandis qu’elle a peiné à dépasser les 1% de l’Est russophone et industriel.


Svoboda a un lourd passif. Jusqu’en 2004, Svoboda s’appelait "Parti national-socialiste d’Ukraine". Ce parti se réclame historiquement de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), dont la branche armée (UPA) collabora activement avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale et massacra les juifs de Galicie (ouest de l’Ukraine). Donc comme le Front National qui fut conduit sur les fonds baptismaux par des déchets des guerres coloniales et de la collaboration de la deuxième guerre mondiale, Svoboda est né sur ces restes nauséabonds et ne les a jamais désavoués. Son assise géographique est caractéristique :Qui connaît la Galicie, dont ma famille paternelle est originaire, sait ce qu’est l’antisémitisme dans cette région. Traditionnellement partagée entre l’influence polonaise et ukrainienne où les pogroms furent particulièrement violents. Les massacres de juifs combiné avec ceux des "commissaires politiques" par l’armée nazi très "efficaces". Comme dans les pays baltes et en Pologne, avec parfois l’aide active d’une partie de la population fut pratiquée la Shoah par balles. Celle où l’on tuait les enfants dans les bras de leurs mères pour mieux les coucher dans des fossés recouverts de terre et de chaux où les cadavres bougeaient et dont on sait qu’Himmler confronté au spectacle s’évanouit et mit en œuvre le gazage pour épargner les SS chargés de cette abominable besogne… . Je vous conseille de lire ce que furent les massacres dans cette région et comment y fut expérimenté le début des chambres à gaz avec ces camions dans lesquels on entassait une vingtaine de femmes et d’enfants et dont le pot d’échappement se retournait en marchant. Imaginez les chemins cahotiques de l’Ukraine avec ces camions que l’on conduisait à la décharge où étaient jetés les cadavres, les soldats allemands, des SS, chargés de les jeter dans la fosse se plaignant de l’odeur du gaz et celui des excréments de ces pauvres gens. La consigne était de tuer les juifs et les commissaires politiques bolcheviques(1). Goebbels dans ses écrits vante l’aide d’une partie de la population qui réclamerait ces exécutions mais se plaint qu’une autre partie s’en détourne et dit que le judéobolchevisme a émoussé l’esprit antisémite de ces populations. Voilà ceux dont se réclament le parti Svoboda. Cette formation a conservé tout au long de son histoire une dimension antisémite et farouchement anticommuniste, les juifs étaient non seulement haïs à cause de l’influence des églises mais parce qu’ils étaient considérés, comme en Pologne comme communistes et donc proches des soviétiques.

Il ne faut pas se faire d’illusion l’Ukraine dans sa masse est encore plus antisémite que la Pologne et si Svoboda ne se cache pas de l’être, la revendication pro-européenne et surtout anti-russe en Ukraine de l’ouest a ce relent d’antisémitisme confondu avec le judéobolchevisme. Ce dont nos médias ne parlent jamais est la manière dont dans les ex-pays socialistes la lutte menée contre le communisme s’est souvent accompagné d’une résurgence de l’idéologie national socialiste, c’est vrai en Ukraine, ça l’est en Hongrie et dans les pays baltes. Et l’UE a toujours fermé les yeux sur ce qui se passait dans les pays intégrés dans lesquels l’Allemagne puisait une main d’oeuvre qui a contribué à sa domination. Parfois on se dit que l’Europe, malgré l’idéal de certains intellectuels allemands qui en faisaient le rempart contre le nazisme pangermanique, est en train de réaliser en sous main le cauchemar nazi.


Ce parti Svoboda est devenu le socle aujourd’hui d’une contestation post-soviétique aux élections de 2002, alors qu’elle était jusqu’alors microscopique, est alors devenue la troisième composante de l’opposition, derrière le bloc de l’oligarque Ioulia Timochenko (103 sièges) et le parti libéral Oudar du boxeur Vitali Klitchko (40).

Aujourd’hui encore le leader de Svoboda, Oleg Tiagnibok, un urologue charismatique, tout en rejetant toute accusation d’antisémitisme, s’est fait exclure en 2004 de son groupe parlementaire pour avoir affirmé à la télévision que le pays était dirigé par une "mafia judéo-moscovite". Il avait alors aussi fait l’éloge d’un ancien dirigeant d’un mouvement de résistance clandestin de la Seconde Guerre mondiale qui avait eu le mérite de combattre "les Russes, les Allemands, les Juifs et tous les autres ennemis qui voulaient nous confisquer notre Etat ukrainien".


Mais pourquoi l’Europe et les Etats-Unis ont-ils besoin de Svoboda ?


Les commentateurs qui expliquent que Svoboda est minoritaire au sein des forces d’opposition disent à la fois la vérité et nous trompent. Il est vrai que Svoboda en Galicie est dominant (jusqu’à 40% des votes), il l’est de plus en plus dans l’ouest et à Kiev, mais qu’il ne représente pas toute l’Ukraine… Il n’existe pas à l’Est russophone, ce qui fait que cette partie de l’Ukraine et l’URSS y voient l’essentiel de la contestation. Ce qu’il faut bien mesurer c’est que la lutte pro-ukrainienne s’est faite sur la base de l’anticommunisme parce que ukrainien et russes sont des slaves parlant des langues proches, la distinction nationaliste a donc un fondement antibolchevique et antisémite quel que soit le parti d’opposition. Mais les partis d’opposition traditionnels, dits modérés sont déconsidérés et seul Svoboda paraît avoir les mains propres autant qu’être antisystème.

Svoboda n’a supprimé le symbole en forme de croix gammée qui lui tenait lieu de logo qu’en 2003. De nombreux membres de Svoboda sont des anciens du groupe paramilitaire "Patriotes ukrainiens", ouvertement pronazi, qui appelait à purger le pays de ses Juifs et de ses autres minorités. Les deux organisations se sont aujourd’hui séparées, "officiellement", mais en fait on retrouve les alliances en sous mains que l’on peut constater en France entre les fascistes identitaires et autres skinheads et le Front national. Des responsables de Svoboda se sont aussi illustrés par des remarques homophobes, racistes et antisémites et sur la place ukrainienne on a vu récemment un individu déguisé en rabbin venir avouer comment les juifs tenaient l’Ukraine avec l’applaudissement de la foule.

Les Européens, les Américains, ont fait pression sur Svoboda avec l’aide de leurs alliés "démocrates" ukrainiens pour que Svoboda dont ils avaient besoin présente un visage plus respectable, et depuis cette formation comme le Front National et d’autres partis européens tente de présenter un visage post-fasciste plus présentable. L’opposition, dite pro-européenne, a besoin de Svoboda parce que dans la corruption généralisée de tous les partis, Svoboda qui n’a jamais été au pouvoir jouit d’une réputation d’honneteté et les déclare "tous pourris". Son idéologie crypto-nazie devrait l’éloigner de l’Europe, c’est oublier les liens anciens avec l’Allemagne pour se dégager de l’emprise russe, là encore il y a l’influence de la seconde guerre mondiale. Svoboda a donc choisi d’être plus présentable et a adopter une stratégie d’union avec les forces d’opposition déconsidérées mais en entraînant leur radicalité au-delà de ce qu’espéraient les Etats-Unis et l’Europe qui commencent à être sérieusement embarrassés par cette situation.


Le degré de corruption atteint par les partis politiques post-soviétiques est considérable. L’exemple decette corruption est Ioula Timochenko qui a fait fortune en vandant le gaz russe à son profit et à celle de son parti "Patria" et qui à ce titre a été emprisonnée. Il était difficile de soulever derrière une pareille opposition les Ukrainiens, Svoboda est là pour lui donner un nouveau visage. L’opposition dont une bonne partie est complétement décrédibilisée a donc été flanquée d’une extrême-droite que l’on a tenté de rendre plus présentable, mais qui étant ce qu’elle est a mené une stratégie de terrorisme, tout en bénéficiant de l’appui de l’Europe et des Etats-Unis pour mener une action violente et fasciste faisant régner la terreur et ralliant une jeunesse déboussolée et une population désespérée. Le vote Svoboda se présente comme antisystème, le système étant le judéobolchevisme, corrupteur et le sauveteur un ultranationalisme antisémite, homophobe et anticommuniste prêts à mener un putsch fasciste.


Il n’est même pas sûr que ce crime politique auquel participe l’Europe, avec en tête la France, l’Allemagne et la Pologne renouvelant des opérations de dépeçages bien connues, profite aux occidentaux, et hier Fabius et ses homologues polonais et allemands ne savaient plus très bien que faire, l’opposition dite "modérée" n’a plus aucun pouvoir et actuellement Fabius va en Chine pour tenter de trouver une médiation à l’ONU, dans son opération d’arroseur arrosé. c’est une telle catastrophe que celui qui pourrait ultérieurement en bénéficier est Poutine qui mène de son côté une stratégie d’apaisement et cherche un leader qui ferait preuve de détermination pour empêcher la violence de s’étendre. Surtout qu’au même moment partout la stratégie des Etats-Unis et de l’Europe, stratégie du chaos, apparaît pour ce qu’elle est: une volonté d’utiliser la guerre civile quelles qu’en soient les conséquences pour renforcer une hégémonie menacée, ce qui se passe au Venezuela, en Afrique, au Moyen orient, en Asie centrale témoigne de la même situation. Mais l’Europe affaiblie, de plus en plus vassalisée et travaillée par des forces mauvaises risque d’en faire les frais.


Danielle Bleitrach


(1) particulièrement saisissantes sont les descriptions avec les noms et qualités des responsables sorties des archives allemandes de la seconde guerre mondiale que l’on trouve dans Jacques Delarue Histoire de la gestapo nouveau monde poche. 2011.

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 09:07

Merci à La Canaille pour cet article

Affiche rouge et ballon rond

 

ou quand les sportifs

étaient aussi des citoyens, 

pas des coffres forts.

Affiche rouge et ballon rond

Red Star, l'étoile rouge si bien nommée.

Une équipe de foot de haut niveau 

pas que pour les résultats 

des joueurs, dont un :

Rino Della Negra.

Affiche rouge et ballon rond
LA MÉMOIRE DE RINO HONORÉE
HOMMAGE DU COLLECTIF RED STAR BAUER À RINO DELLA NEGRA
Samedi 22 février, le collectif Red Star Bauer organise une journée hommage à l’ancien joueur et résistant audonien, Rino Della Negra, fusillé il y a soixante-dix ans.

Vendredi 21 février 2014, il y a soixante-dix ans, Rino Della Negra était fusillé par les Nazis sur le Mont-Valérien à Suresnes (Hauts-de-Seine), seulement âgé de vingt et un ans. Son œuvre résonne encore du côté du Stade Bauer. Natif de Vimy dans le Pas-de-Calais et de parents immigrés italiens, Rino arrive en région parisienne en 1926 à Argenteuil. Grand espoir du football, le jeune Rino débarque à Saint-Ouen en 1942 au Red Star, tout juste auréolé d’une cinquième couronne en Coupe de France. Discret dans le vestiaire, mais si doué techniquement, Rino dévoile l’ensemble de son talent au sein de la formation audonienne au cours d’une seule saison (1942-1943). Mais très vite, ses priorités changent et sa lutte devenir armée. Un engagement discret, comme il l’a été au cours de sa trop courte existence. Rino ignore alors sa réquisition pour le STO en Allemagne. Le jeune immigré italien s’engage dans la résistance aux côtés des Francs-Tireurs partisans (FTP). Déroutant sur un terrain, Rino l’est tout autant pour l’occupant allemand. Après avoir rejoint le détachement italien des FTP-MOI, commandé par Missak Manouchian, Rino participe à plusieurs manœuvres comme l’exécution du général Von Apt le 7 juin 1943 ou l’attaque du siège central du parti fasciste italien le 10 juin 1943.
Mais la partie touche à sa fin. Rino ainsi que les vingt-trois membres du groupe Manouchian, dont les dix de la tristement célèbre « affiche rouge », sont tous arrêtés le 23 novembre 1943. La suite est malheureusement connue. Son court passage au Red Star ne le laisse pas insensible. Dans une lettre posthume, Rino écrit ses mots : "Envoie le bonjour et l’adieu à tout le Red Star"

Samedi 22 février et à l’initiative du collectif Red Star Bauer, la mémoire de Rino Della Negra sera honorée. Trop souvent, les histoires tombent dans l’oubli. Celle de cet immigré italien ne doit en aucun cas l’être. Ainsi, pour commémorer les soixante-dix ans de son exécution, le collectif Red Star Bauer organise un hommage au Stade Bauer. Une journée qui débutera par les interventions de M. Enrico Persico (président de l’Association nationale des partisans italiens), de Nicolas Ksiss-Martiv (membre de la Fédération gymnique et sportive du travail) et de Roger Guerin (conseiller municipal en charge de l’histoire locale, la mémoire et la culture de paix). Après un fleurissement de la plaque de Rino Della Negra, la journée se terminera par un match amical sur le terrain de Bauer. Cette initiative du collectif permet de ne jamais éteindre l’esprit de ce héros du club et du pays. Et de la transmettre à travers les générations.

Toutes les informations sur la journée de samedi 22 février sur le site du collectif Red Star Bauer.

Loïc Revol

Parmi les p@ges toutes dignes d'un grand intérêt autour de Rino, celle ci sélectionnée arbitrairement (que les autres acceptent les excuses de La Canaille):

http://collectifredstar.over-blog.com/article-les-subversifs-de-mazagran-a-argenteuil-67386201.html

Allez aussi fêter un oeil sur le site de la FSGT qui lui rend aussi hommage :

http://www.fsgt.org/spip.php?article1776

 

On est loin de clother, des ferraris et de ce mercato qui mesure les joueurs à la manière de la dentition des yearlings..

D'un seul coup l'image des sportifs de haut niveau reprend pieds sur le Sol.

De Delaune à  Della Negra, Canaille le Rouge voudrait bien savoir combien de comités directeurs de fédérations sportives se soucient de leur propre histoire et de leur lien avec les mouvements d'éducation populaire qui ont permis le rédémarage de leurs structures malgré des comportements plus que discutables de nombre de leur dirigeants d'alors.

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 08:38

Lu sur le blog de Thierry Deronne "Venezuela infos"
La dérive des continents… vue de notre Amérique

Dans les années trente certaines bombes larguées sur la République d’Espagne n’explosèrent pas. Des ouvriers allemands de l’armement, solidaires, les avaient désamorcées parce qu’ils savaient à qui elles étaient destinées. Quel journaliste des télévisions, radios ou journaux occidentaux qui diffusent “la bonne parole” sur le Venezuela sait-il que les morts provoquées par les violences de la droite locale et des paramilitaires infiltrés sont le produit d’une commande médiatique ?


T.D. Caracas, 21 février 2014

Les leaders de la droite vénézuélienne : Leopoldo Lopez et son principal soutien (politique et financier) régional : l’ex-président colombien Alvaro Uribe, impliqué dans le paramilitarisme et dans des crimes contre l’humanité. Bogota, décembre 2011.

Le leader de la droite vénézuélienne Leopoldo Lopez avec son principal soutien (politique et financier) régional : l’ex-président colombien Alvaro Uribe, impliqué dans le paramilitarisme et dans de nombreux crimes contre l’humanité. Bogota, décembre 2011.

Le leader de la droite vénézuéliene Henrique Capriles Radonski (à gauche) réuni avec l'ex-secrétaire de gouvernement de Pinochet (à droite) Jovino Novoa, à Santiago le 19 juillet 2013. Capriles Radonski est impliqué dans la violence et les assassinats de militants bolivariens le 15 avril 2013 et dans le coup d’État meurtrier contre le président Chavez en avril 2002.
Autre leader de la droite vénézuélienne Henrique Capriles Radonski (à gauche) réuni à Santiago le 19 juillet 2013 avec Jovino Novoa, sous-secrétaire de gouvernement de Pinochet. Capriles Radonski est impliqué dans la violence et les assassinats de militants bolivariens le 15 avril 2013 et dans le coup d’État meurtrier contre le président Chavez en avril 2002.  

  Cet enregistrement téléphonique de juin 2013 révèle les contacts de la députée de droite María Corina Machado avec les États-Unis. On l’entend insister sur la nécessité d’organiser un nouveau coup d’État précédé de "confrontations non-dialogantes" (sic). Machado participa au coup d’État sanglant d’avril 2002 contre Chavez et cosigna le décret putschiste qui dissolvait toutes les institutions démocratiques. 

Aujourd’hui, la droite donne des versions contradictoires de sa violence : alors que les cagoulés armés de pierres ou d’armes à feu, d’émetteurs radio et des équipements propres à ceux qui s’apprêtent à “tuer ou être tués” affirment que le motif de leurs “protestations pacifiques” est la “pénurie”, les leaders autoproclamés Ledezma, López et Machado affirment que ces marches ont pour objectif la démission du président Maduro.

Il est risible de parler de pénurie dans l’Est de Caracas, foyer de cette bourgeoisie : ses supermarchés de luxe sont pleins à craquer, et pas précisément de produits “locaux”, non. Les délicats palais des habitants des “villas”, “cumbres”, “colinas” et “altos” où résident les riches demandent constamment des produits et des delicatessen d’importation.


Par contre, les efforts du gouvernement Maduro pour surmonter le modèle improductif du rentisme pétrolier rencontrent des obstacles, évidemment, puisque de nombreuses décisions peuvent affecter certains secteurs économiques. Il n’y a guère d’autre moyen si on veut réellement changer la vie.

Ce sont les classes populaires qui sont en partie touchées par l’absence plus ou moins temporaire de certains produits, mais ce ne sont pas elles qui sèment aujourd’hui le chaos, la destruction et la mort dans les rues du Venezuela. Le plus souvent cette rareté est organisée, comme au Chili en 1973, par la bourgeoisie improductive. Non seulement en stockant massivement des produits mais – en association avec les mafias de la contrebande – en déviant une grande quantité de produits alimentaires, de médicaments et de carburant vers la Colombie, les îles hollandaises des Caraïbes (Curaçao, Aruba et Bonaire) ou Trinidad et Tobago. Business is business, aiment répéter les grands importateurs.

Contrairement à d’autres classes de ce type en Amérique Latine, la bourgeoisie vénézuélienne a cette particularité de n’avoir jamais contribué au trésor national mais d’avoir toujours su comment dévier des fonds et des bourses d’État pour que ses enfants étudient le cinéma ou le commerce à Paris ou à New York, loin de cette majorité de couleur qu’elle traite aujourd’hui de “chavistes idiots”, “va-nu-pieds”, “culs-terreux”, “hordes édentées” (la liste est longue)..


La FAO a primé en 2013 l’effort de l’État vénézuélien pour implanter un modèle alimentaire. En 40 ans de non-gouvernements néo-conservateurs, les vénézuéliens avaient à peine augmenté en moyenne d’1 centimètre de stature. Les plans développés par Chavez en 13 ans ont porté cet indicateur à 1,98 centimètres. Le chancelier et ex-ministre de l’Agriculture Elías Jaua rappelait qu’au début de la révolution, en 1999, les vénézuéliens ne consommaient que 15 kilos de viande par an contre plus de 35 aujourd’hui. Le défi est donc de renforcer la production nationale et de mieux contrôler sa distribution pour répondre à ce boom de consommation lié à l’augmentation du pouvoir d’achat.


Ce peu de données sociales et économiques explique déjà pourquoi les vénézuéliens ont infligé 18 défaites en 19 scrutins à une droite qui cherche aujourd’hui son appui aux États-Unis, dans ses médias privés (hégémoniques au Venezuela) et internationaux.

Si des opérations semblables – guerre économique, violences – sont fréquemment lancées contre l’Argentine, la Bolivie ou l’Équateur, les coups principaux ont été portés à la patrie de Bolivar. Non seulement parce qu’elle possède les plus grandes réserves d’hydrocarbures de la planète mais parce qu’elle est le fer de lance stratégique de l’unité latino-caraïbe exprimée dans des organisations indépendantes de Washington et qui regroupent  les gouvernements de toute la región : Alba, Unasur, le nouveau Mercosur, Petrocaribe, la Celac.. Le récent sommet des 33 chefs d’État latino-américains à la Havane, ou la création d’une École de Défense au sein de l’UNASUR, ne font que décupler la rage des États-Unis face à la construction accélérée de “Notre Amérique”.


clausura02-580x342Avec Arévalo Enrique Méndez Romero, Angel Guerra Cabrera

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2014/02/21/la-derive-des-continents-vue-de-notre-amerique/

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