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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 17:30

Fralib, élections, évènements de grande portée !


Michel Peyret, 29 mai 2014


« Il faudrait inventer des mots... », dit Charles Hoareau.


Il a raison.

A situation nouvelle, nouvelles idées, nouveaux mots pour les exprimer !

Décidément des choses bougent dans notre société …

La victoire des Fralib en est une illustration nouvelle .

Elle vient, et c'est révélateur, juste après les élections de dimanche et leurs résultats, prévisibles bien sûr.

C'est un immense mouvement populaire qui a accompagné, sinon précédé, la victoire.

Une double victoire ? Ou deux victoires dans le même mouvement populaire ?

En tout cas, des victoires qui viennent de loin.

1336 jours de luttes chez Fralib, rappelle Charles Hoareau.

Et le résultat des élections européennes, en France, n'est-il pas la copie conforme des précédents, où un pourcentage quasi-identique de boycott des urnes s'était déjà manifesté !

Il est ainsi, dans le mouvement populaire, des courants qui cheminent en profondeur, inexistants en apparence, mais qui finissent par se manifester au grand jour avec une force quelque peu étonnante pour qui n'a pas voulu en voir certaines manifestations...

Je répète, inlassablement, les résultats de cette enquête SOFRES qui mettaient en évidence les 72% de salariés qui considéraient le capitalisme comme négatif.

Quelle confirmation publique aujourd'hui de ces 72% !

Et pourtant ? N'étaient-ils pas là, déjà, dans les consciences, comme une anticipation d'autres réalités, mais aussi comme une réalité qui avait mûri lors des luttes passées.

Parce que la lutte des classes, même avec ses avatars, ne commence pas d'aujourd'hui en France.

Mais à chaque jour suffit sa peine ! Et là nous sommes gâtés !

Le capitalisme, et ses gestionnaires de tous bords, leur Etat, viennent, d'un seul moment, d'en percevoir la profondeur, la permanence, et toute la nouveauté dans l'expression récente et quasi-simultanée.

Il fallait bien que cela s'exprime enfin, haut et fort, face aux larbins du capital, les larbins aux ordres des « maîtres du monde » !

Et qu 'enfin cela s'exprime aussi en France, même si c'est d'une façon différente de celle qu'elle prend dans d'autres pays...

Le moment électoral a exprimé la rupture du peuple avec les forces politiques gestionnaires du capital !

Et la victoire des Fralib a, en quelque sorte, confirmé le chemin à prendre pour sortir du capitalisme des « maîtres du monde », « l'appropriation publique », c'est le terme qu'ils emploient, notamment des terrains et bâtiments, des intallations administratives et industrielles, et le soutien financier au démarrage, entre autres dispositions...

Bien sûr, tout le monde sait qu'une hirondelle, et même deux, cela ne fait pas le printemps...

Mais n'empêche, il me semble qu'il y a des annonces significatives...

Michel Peyret

 

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 17:17
Européennes : tout sauf une surprise

par  Charles Hoareau


On ne peut vraiment pas dire que le résultat d’hier soit une surprise. A écouter les gens autour de soi mais aussi les médias qui ont largement joué leur (néfaste) rôle dans la période, ce vote est même l’histoire d’un séisme annoncé voire préparé y compris par le parti au pouvoir puisque le 1er ministre a confirmé dimanche soir : puisque cette politique est largement désapprouvée, on la continue ! Chez les partisans acharnés de cette UE ils n’ont pourtant pas lésiné sur les moyens allant jusqu’à la farce de l’attribution du prix Nobel de la paix, attribution qui n’aura donc pas suffi

Que les électeurs aient voté ou qu’ils aient boycotté le scrutin, une première analyse des motivations de vote montre qu’ils ne se sont trompés ni d’élection ni d’enjeu. Selon une enquête Ipsos Steria [1], 61 % des électeurs se sont déterminés sur les questions européennes. Et les résultats sont sans appel : il y a une forte progression du rejet de l’union européenne. Celui-ci s’exprime soit par le refus de vote soit, quand il y a vote, majoritairement par un vote nationaliste et non par l’exigence d’un internationalisme de classe qui respecte les souverainetés populaires.

Les premiers éléments, en attendant une analyse plus fine et plus complète, indiquent qu’en France cela est particulièrement visible. Le plus marquant c’est que ce rejet touche en premier le monde du travail. 69% des chômeurs, 68% des employés et 65% des ouvriers n’ont pas voté. De même 73% des moins de 35 ans.

Autres éléments inquiétants, c’est dans ces mêmes catégories que le FN réalise ses meilleurs scores.

Ainsi, toujours selon la même étude, les listes du FN ont attiré 43 % des ouvriers qui se sont déplacés aux urnes, 38 % des employés et 37 % des chômeurs. Chez les moins de 35 ans, le parti de Marine Le Pen obtient 30 % des voix sur les 27% qui se sont déplacés…

Si le rejet de cette alliance européenne est si fort, on peut se demander pourquoi ce n’est pas en France vers la « gauche de gauche » que les voix se sont portées. Dimanche soir un journaliste posait cette question pertinente au secrétaire national du PCF Pierre Laurent en ajoutant en gros : c’est peut-être une question de forme du message voire de pédagogie, ce que son interlocuteur n’a pas contredit tout en soulignant les progrès du groupe européen auquel le PCF est affilié, le GUE. Une observation juste qui doit cependant être tempérée.

Si le GUE gagne des sièges sur les dernières élections de 2009 (7 selon les dernières estimations), il faut observer qu’il est stable depuis 1979 année de la première élection puisque le GUE avait obtenu cette année-là 44 sièges contre 42 députés aujourd’hui [2] pendant que, dans la même période, ceux que la presse nomme les « eurosceptiques » triplaient leur score pour atteindre les plus de 100 députés. De ce point de vue la stagnation des forces qui prônent une « autre Europe » ou d’une « Europe refondée » n’est pas un phénomène strictement français et les progrès enregistrés apparaissent plus comme des phénomènes nationaux isolés que comme une vague progressiste qui déferlerait sur le continent [3].

La question reste donc entière. Pourquoi le FDG (et ne parlons pas du NPA complètement disparu de ces élections) ne progresse-t-il pas dans le monde du travail qu’il affirme pourtant qu’il veut le défendre et dont il soutient régulièrement les luttes syndicales ? Sans doute que des éléments de réponses sont-ils dans deux articles déjà publiés

- La gauche de gauche va-t-elle enfin sortir du conformisme ?

- La déclaration de 32 partis communistes et ouvriers d’Europe (mais pas un parti du Front de gauche)

Bien sûr concernant cette dernière on peut rétorquer que les partis signataires n’ont pas tous montré une grande progression eux aussi dans leurs pays respectifs [4]. Il n’y a pas automaticité entre position juste et résultat électoral. Des éléments locaux pèsent aussi.

Pour autant, en ce qui concerne notre pays, il y a des raisons spécifiques, sauf à nier l’existence de questions nationales propres. Dans la campagne, Rouges Vifs 13 a pour sa part diffusé le document /argumentaire ci-joint.

Deux mois à peine après une élection municipale dont le résultat a largement motivé notre appel du 25 mars, celui-ci est plus que jamais d’actualité : il y a urgence à ce que se rassemblent, au moins dans un appel, celles et ceux qui partagent ce que nous écrivions alors et que plus de 300 signataires ont déjà approuvé :

« (…) Plus que jamais une organisation révolutionnaire en prise avec les luttes dans les entreprises et les quartiers populaires et détachée de tout électoralisme doit émerger. C’est de notre responsabilité à chacun de nous,
Nous qui ne croyons pas que le capitalisme soit aménageable,
Nous qui ne voulons pas de compromission avec la social-démocratie
Nous qui ne confondons pas mondialisme et internationalisme
Nous qui ne voulons pas de cette alliance ouest-européenne nouvelle puissance impérialiste.
Nous qui voulons que les plus exploités, les plus précaires, les chômeurs, les discriminé-e-s, ne laissent à personne d’autres qu’à eux-mêmes la prise en main de la lutte pour leur émancipation.

Nous affirmons qu’à l’image de ce qu’essaient de construire les peuples d’Amérique du Sud nous pouvons nous aussi sortir de l’Union Européenne et de l’euro pour construire d’autres coopérations internationales.

Nous affirmons qu’il est temps que celles ceux qui veulent inventer le socialisme du 21ème siècle se rassemblent quelques soient par ailleurs les engagements qu’ils peuvent avoir.

Si nous laissons faire c’est l’obscurantisme, la réaction et même le fascisme qui gagneront.

La transformation de la société passera par chacun de nous ou ne sera pas. Nous ne pouvons pas nous défiler, remettre au lendemain ou nous décourager devant l’ampleur de la tâche.

Assumons nos responsabilités, dans toute la France, prenons notre place dans la (re)construction de l’organisation révolutionnaire dont le pays a besoin.

Rassemblons-nous ! »

Pour celles et ceux qui ne l’ont pas encore fait : signez et faites signer l’appel !*


* en cas de difficulté pour signer renvoyer par courriel à rougemidi@rougemidi.org vos nom, prénom, code postal, qualités et commentaires éventuels


[1] http://www.ipsos.fr/ipsos-public-af...

[2] 48 en 1981, 41 en 1984, 42 en 1989, 43 en 1994, 42 en 1999, 41 en 2004

[3] A ce sujet présenter, comme l’ont fait les médias, Syriza, l’organisation grecque, qui n’a pas dans ses rangs les communistes grecs et qui a fait allégeance à Washington suite aux dernières législatives grecques, comme une organisation d’extrême gauche est un peu fort de café

[4] A l’exception notable du parti communiste portugais sur laquelle nous reviendrons

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 13:23
Une fois n'est pas coutume, nous mettons en ligne un article lu sur le blog du Parti de gauche.  Il montre comment les médias, réputés "de gauche" ( en l'occurence le Nouvel Obs) , mènent campagne pour l'intégration capitaliste européenne et mondialisée.
Enquête américaine : la France anti-capitaliste, populaire dans un monde demandeur de régulation publique
dimanche 4 mai 2014.

 

Les abonnés du Nouvel Obs, ont été surpris de découvrir cette semaine (15 au 21 juin 2006) un dossier intitulé " C’est le nouveau Satan Pourquoi la France refuse le capitalisme". Il s’agit d’une attaque en règle contre les traditions progressistes françaises, utilisant toutes les armes intellectuelles possibles : moquerie, culpabilisation des "mauvais Français" schizophrènes et incultes, accusation des enseignants, appel aux bien-pensants, références historiques sans cohérence et surtout mauvaise foi.


Quelle raison donne le Nouvel Observateur à son dossier, dès le chapeau de celui-ci :

"Enquête sur un divorce inquiétant qui fait de la France une exception parmi les pays développés". "C’est un sondage qui en dit beaucoup sur notre pays. L’institut américain Globe Scan et l’université du Maryland ont posé dans 20 pays cette question apparemment anodine : le système de l’économie de marché et de la libre entreprise est-il le meilleur mode de fonctionnement pour le monde ? Pour la grande majorité des sondés, 61% en moyenne, la réponse était oui. La seule surprise provenait de... la France, qui, en queue de peloton, était la seule à ne pas être d’accord, avec seulement 36% des français adhérant à l’économie de marché".


Le Nouvel OBS déforme la réalité dès le postulat de sa démonstration. La question posée par les enquêteurs était " Le système de l’économie de marché et de la libre entreprise est le meilleur système sur lequel baser l’avenir du monde. D’accord ? Pas d’accord ?" et non "le système de l’économie de marché et de la libre entreprise est-il le meilleur mode de fonctionnement pour le monde ?" Il est vrai que ces sondages ont pour but d’amener à la conclusion désirée par les enquêteurs et non de savoir ce que pensent les sondés.

Autre déformation de la réalité par l’analyse qu’en fait le Nouvel Observateur. Son journaliste insiste sur le mot "exception" française et l’adjectif "seule" : "la seule surprise provenait de la France qui... était la seule à ne pas être d’accord". Or, les Argentins (42% d’accord), les Russes (45%), les Turcs (47%) ne donnent pas non plus de réponse majoritairement positive. L’ensemble des résultats de l’enquête prouve, non l’isolement, mais la popularité de la France dans le monde ; nous y reviendrons.


Une fois posé un postulat non fondé, le dossier du Nouvel Obs déploie sa démonstration sur un ton d’ironie narquoise désagréable : "A bas le capitalisme ! Voilà la rumeur qui semble enfler et gronder au sein de notre pays. Les Français ont trouvé leur nouveau Satan. Il s’appelle Libéralisme, Mondialisation, Economie de marché... C’est un démon qu’ils ont voulu conjurer en votant non au référendum l’année dernière. Lui encore dont le spectre planait au printemps pendant la grande révolte du CPE. Face à cet épouvantail sans visage, les Don Quichotte de tout poil sont devenus de nouveaux héros : c’est Michael Moore... c’est José Bové, désormais icône indéboulonnable grâce au démontage d’un McDonalds, ou encore le député UDF Jean Lassalle, avec ses 31 jours de grève de la faim pour empêcher la délocalisation d’une entreprise à 50 kilomètres de sa circonscription".


Ce ton d’ironie envahit tout le dossier, en particulier les deux grands dessins d’illustration dont les légendes sont les suivantes :

- "Il ne faut jamais dire qu’on est un gros capitaliste. Il faut dire qu’on a gagné au loto. Tout le monde trouve ça vachement sympa".

- "Mes deux enfants ont mal tourné. Y en a un qui flambe les voitures et l’autre c’est pire, qui flambe à la Bourse".

Sans cesse, l’article en appelle à des bien-pensants censés avoir toujours raison :

- " Cela montre vraiment notre rapport schizophrène par rapport à la mondialisation. En France, on préfère les postures rebelles et héroïques, au détriment du réformisme" ( Zaki Laidi, politologue)

- " La raison du malentendu viendrait de "l’inculture économique importante de notre pays" selon les termes mêmes de Thierry Breton".


Qui est à l’origine de cette inculture ? les enseignants. "L’anticapitalisme commence-t-il dès l’école ? Dans un manuel de SES, on pouvait lire, il y a cinq ans, que "la croissance génératrice de pauvreté et de chômage" est un moyen " pour que les plus riches puissent s’inventer de nouveaux luxes..." Radical !... Les professeurs allergiques aux entreprises ? Au MEDEF, qui organise des semaines de découverte des entreprises, on avoue avoir du mal à impliquer les enseignants du secondaire, comme si fricoter avec l’univers du capitalisme c’était déjà signer un pacte avec le diable".


Le dossier du Nouvel Obs s’en prend de façon systématique à tous le socle de la tradition politique et culturelle française, dans l’interview de Daniel Cohen, comme dans l’article central :

- "La France est possédée par la question de l’Etat... Du coup, on observe une prééminence du politique sur l’économique".

- " En France, on fait la révolution, mais c’est pour installer un autre absolutisme. Celui de Robespierre ou celui de Napoléon".

- "L’argent reste chez nous encore tabou. Héritage de notre culture catholique ?"...


L’arme principale de la démonstration du nouvel Obs, c’est la mauvaise foi. En effet, son dossier fait dire à l’enquête américaine, l’inverse des conclusions tirées par les enquêteurs américains eux-mêmes.


1) La France progressiste plébiscitée dans le monde

Le Centre d’Etudes de l’Université américaine du Maryland ainsi que l’Institut Globe Scan ont cherché à connaître le degré de popularité dans le monde de 23 pays dont les Etats Unis et la France. Voici quelques extraits des conclusions :

"Le pays bénéficiant de la meilleure réputation est la France, perçue comme exerçant une influence positive dans 21 pays sur 23, avec une majorité de 58% d’opinions positives en moyenne contre 20% d’opinions négatives". Il n’y a qu’aux Etats Unis qu’une majorité de l’opinion a une perception négative de la France.

Les soutiens les plus nombreux à la France se rencontrent en Allemagne (77% d’opinions positives), en Italie (73%), en Chine (72%), en Corée du sud ( 72%), en Afrique du Sud et au Liban (69%).

Les peuples les plus hostiles aux Etats Unis seraient les Argentins ( 65%), les Allemands (64%), les Russes (62%), les Turcs (62%), les Canadiens (60%), les Mexicains (57%) et les Français (54%). Un seul peuple "sondé" soutient les Etats Unis : les Philippins. J’aimerais bien connaître le détail de ce "sondage" aux Philippines. En moyenne, au niveau mondial, les Etats Unis recueillent 47% d’opinions négatives et seulement 38% d’opinions positives.

Steven Kull, directeur du PIPA (Program on International Policy Attitudes), initiateur de l’enquête, commente : "Certains ont fait valoir que la puissance militaire américaine mérite gratitude pour avoir rendu possible l’ordre économique mondial, mais avec le souvenir de la guerre froide qui s’efface, ce point de vue semble aussi s’effacer".

" Notre enquête montre que la réputation de l’Europe s’est améliorée et celle de l’Amérique a décliné sous l’administration Bush" ajoute le président de Globe Scan Doug Miller.

En effet, une grosse majorité de l’opinion mondiale souhaite que l’Europe joue un plus grand rôle que les Etats Unis dans les affaires du monde. Ce sont les deux peuples limitrophes de l’hyperpuissance américaine qui appellent le plus de leurs voeux un rôle majeur de l’Europe au détriment des Etats Unis ( 66% des Mexicains et 63% des Canadiens).


2) les peuples du monde veulent plus de régulation publique

75% des humains jugent nécessaire d’imposer plus de règles de respect de l’environnement aux grandes entreprises.

74% jugent nécessaire l’établissement de nouvelles règles de droit pour protéger les travailleurs.

73% jugent nécessaire d’imposer le respect des droits du consommateur.

Nous allons détailler les réponses à la question : "Les grandes entreprises ont une trop grande influence sur leur gouvernement. D’accord ? Pas d’accord ?"


Répondent d’accord :

88% des Mexicains

86% des Français

85% des Américains

84% des Espagnols

82% des Canadiens

80% des Britanniques

80 % des Brésiliens

80% des Coréens du Sud

77% des Allemands

76% des Argentins

76% des Italiens

74% des Indonésiens

74% des Polonais

73% des Hindoux

72% des Philippins

66% des Russes

64% des Kényans

59% des Turcs

47% des Chinois

41% des Nigérians


Merci à l’outil Internet grâce auquel nous nous sommes procuré les résultats de cette enquête, au lieu de nous suffire des éléments partiels, partialement exploités par le Nouvel Obs.

Notons pour finir que d’autres sondages ont donné les mêmes résultats concernant le rapport des Français au capitalisme.

Selon un sondage pour le Figaro : 59 % des Français estiment qu’« il faut changer profondément le système capitaliste » (commentaire de Claude Cabanes dans L’Humanité)

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 21:23

Lu sur le site de Rouge-Midi

 

Fralib : il faudrait inventer des mots…
mercredi 28 mai 2014
par  Charles Hoareau


 

Tous les dictionnaires du monde ne peuvent contenir les mots que l’on ne dit pas en arrivant ce matin à l’usine avec un véhicule qui connait par cœur le chemin…

A peine arrivé les…(comment dire ?) camarades ? frères et sœurs de combat ? compagnons de colère et d’espoir ? nous accueillent. Les mots ne sortent pas, seuls les yeux parlent, et encore ils se détournent vite pour ne pas s’emplir. Les étreintes sont plus fortes simplement et alors les bras parlent aussi…

Nous n’arrivons pas à « atterrir » comme dit Bernard. Et pourtant depuis plusieurs jours l’attente et l’espoir grandissaient.
On savait que « normalement » le PSE, le plan de sabotage de l’emploi d’UNILEVER qui avait déjà (fait unique) été cassé 3 fois, ne pouvait une fois de plus pas passer et que « normalement » la direction du travail le casserait lundi soir 26 mai avant minuit si aucun accord n’était trouvé. On savait que la lutte et l’opiniâtreté qui ne s’étaient pas démenties depuis 1336 jours, la force des arguments économiques déployés par les camarades de PROGEXA [1], l’extraordinaire et constant combat de l’ami Amine, l’avocat de tous les instants, l’immense popularité de ce conflit due tout à la fois aux 2220 (si ! si !) courriels envoyés par Olivier depuis le 8 mars 2010, qu’au soutien grandissant des organisations au premier rang desquelles se trouvent évidemment les organisations CGT (union locale, départementale et fédération de l’agroalimentaire).
On savait qu’avec tous ces éléments, « normalement » UNILEVER était coincé et que depuis 6 mois, sentant arriver l’échéance, il manœuvrait pour mettre en œuvre des négociations qui n’en seraient pas mais en seraient quand même, tenues dans le « plus grand secret » à sa demande et dévoilées ensuite par lui à la presse. On savait tout cela mais dans ces cas-là, jusqu’au bout on a du mal à dormir…et même de plus en plus de mal.

Dimanche soir, avant l’ultime séance de négociations, les salariés avaient voté à l’unanimité et depuis chacun retenait son souffle. Lundi soir Omar a appelé et Olivier a envoyé son 2219ème courriel. Ce matin on s’est donc tous retrouvés à l’usine. Presque sans bruit. Sans grandes démonstrations. On a attendu dans la cour puis nous sommes rentrés dans l’atelier et l’assemblée a démarré.


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Les fralibiens avaient préparé une surprise : des tee-shirts tout neufs à l’effigie de leur victoire.

Avant même qu’un délégué puisse prendre la parole une ouvrière de Fralib s’est levée et a dit « avant tout il faut remercier nos délégués » : tonnerre d’applaudissements tous debout.


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Quand cela s’arrête Gérard commence à parler des acquis, de l’accord, puis il s’étrangle et la tête dans ses mains ne peut continuer quand il parle de la solidarité sans laquelle ils n’auraient pas pu gagner. A ses côtés, comme il l’est depuis tant d’années, Olivier n’en mène pas large. Il a ce visage crispé qu’on lui a connu dans d’autres moments d’émotion forte….


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Thierry (UD), Cynthia (UL), Jean Luc ((fédé), Jean louis (PROGEXA) les interventions se succèdent et les ovations aussi. Quand ça vient à Amine on se lève à nouveau pour l’acclamer et il aura cette phrase toute empreinte de modestie mais si juste « aucun combat juridique ne peut être gagné sans la mobilisation militante ». Au milieu des applaudissements un micro se tend vers Florence : « alors vous êtes heureuse ? Oh oui je suis heureuse » et le visage entier dit le reste à sa place…


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Viennent ensuite les questions des journalistes qui reviendront à plusieurs reprises sur ce qui leur parait sans doute le plus important : les chiffres. Les sommes. L’argent.

Gérard aura cette réponse : « on ne s’est jamais battu pour l’argent mais pour l’emploi. Ce qu’on a obtenu en fin de compte c’est juste notre dû. On l’a obtenu non pas en allant signer seul en catimini un papier au coin d’un bureau, mais par la lutte collective en toute dignité ». Et il aurait pu rajouter cet épisode du combat quand la direction est venue proposer un par un à chacun des 76 un chèque de 90 000€ et qu’ils ont tous refusé.

Et puisqu’il faut parler chiffres juste quelques éléments : La lutte a arraché à UNILEVER 20 millions d’euros !
Dans cette somme on peut citer entre autres :
- 500 000€ pour la formation des ouvriers
- 150 000€ pour la commercialisation
- 1,5 million€ pour le fonds de roulement
- 100 000€ chacun en plus des indemnités légales…


JPEG - 149.6 ko Et bien sûr la reconnaissance que l’usine leur appartient ce que rappelle la déclaration des FRALIB

… Le bilan de cette phase du combat de plus de 3 ans et demi confirme que seule l’action paie. Pour rappel :
- Appropriation publique des terrains et bâtiments,
- Appropriation publique à l’euro symbolique des installations administratives et industrielles du site pour transfert à la SCOP des salariés,
- Soutien financier au démarrage et au développement du plan alternatif des salariés en sécurisant les acquis obtenus et en ouvrant des perspectives sérieuses notamment par :
- Diverses mesures contribuant au développement commercial. Il s’agit notamment de la recherche de débouchés de production, la construction d’une marque, le renforcement de l’appareil commercial et administratif, une étude de marché.
- Une contribution conséquente au fonds de roulement
- Le financement d’une formation pour les salariés de la SCOP
- La participation à la remise en état, au développement, à la modernisation et à la diversification de l’outil de travail.
- Maintien des institutions représentatives du personnel pendant une période suffisante permettant la maîtrise du dossier jusqu’à la création officielle de la SCOP,
- Obtention d’une prime substantielle de préjudice pour chaque salarié en lutte venant s’ajouter aux indemnités légales,

 

On est bien devant une Fasinpat à la française.

Publiquement il n’y a pas eu de questions sur la dimension humaine de ce conflit. Seul Olivier a tenu en début d’assemblée à saluer les familles des occupantes et occupants, familles sans lesquelles il n’aurait pas été possible de tenir 1336 jours et 1336 nuits. Pas de question sur les moments de doute, les insomnies, la lassitude, les grandes joies, la solidarité, l’expérience du combat, en quoi tous ces jours les ont transformés…Et pourtant ils et elles auraient tous beaucoup à dire sur ce sujet…

Souvent les questions les plus pertinentes sont posées en cercle réduit. A l’une d’elles Olivier répondra « c’est notre réponse au FN qui a été le seul parti ici à s’opposer aux ouvriers et au démarrage de la SCOP ».

A la sortie de l’atelier des fumigènes attendaient les délégués et leurs plus proches soutiens.

Rim, Henri et Yves disaient qu’il fallait changer la fin de la pièce qu’ils ont faite sur le conflit, pièce qu’ils vont jouer à La Penne sur Huveaune et au festival de Jolie Môme, La Belle Rouge cet été à Saint-Amand-Roche-Savine.

Jean et François disaient que le combat allait continuer sous d’autres formes.

Tous disaient qu’ils seraient présents dans les prochaines manifs…

En repartant on repensait à cette phrase prononcée le 28 septembre 2010, comme un coup de colère à la face du « directeur mercenaire » Llovera, un éclat de rage, une phrase qui était devenue un slogan qui résonnait dans nos têtes, scandait le combat, était le fil rouge de toute action et que la lutte a transformé en réalité tranquille : pas un boulon ne sortira d’ici…


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[1] le cabinet d’expert qui a travaillé tout au long du conflit au côté des FRALIB

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 08:31


Quel plaisir, quelle joie que de mettre sur le site d’Action communiste ce communiqué annonçant la victoire des Fralibs !    Les Fralibs ont tenu bon.  Ils n’ont pas cédé.  Ils réclamaient juste de pouvoir travailler.  Ils ont gagné contre la puissante multinationale UNILEVER qui voulait fermer leur site de Gemenos.  Ils ont refusé la délocalisation à l'étranger parce que les consommateurs des produits Lipton en France étaient suffisamment nombreux pour que ça justifie le maintien de la production en Provence.    Ils ont gagné leur droit au travail, droit si malmené, pourtant inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme, mais droit pour lequel le capitalisme mondialisé ne tolère pas le droit d’ingérence.

Je les salue au nom de tous les camarades d’Action communiste Haute-Normandie avec une tendresse fraternelle particulière parce que j’avais rencontré, l’an dernier à Gemenos, lors de la réunion des « Assises du communisme »  un certain nombre d’entre eux, venus du Havre, expatriés après la liquidation de l’usine havraise, et parmi eux Olivier Leberquier, un des dirigeants de la CGT-Fralib, très actif dans la lutte.  Qu'ils soient assurés de tout notre soutien dans cette nouvelle lutte qui commence avec la SCOP.

 

Ce sont des victoires comme celle-ci qui font reculer le FN.  Là où les ouvriers, les employés, mènent la lutte de classe et gagnent, il n'y a plus de place pour la collaboration de classe et le FN.

 

Yvette Genestal

 

COMMUNIQUE des SALARIES

1336 jours de lutte

SCOP T.I C’EST PARTI

UNE VICTOIRE SYNDICALE DE GRANDE PORTÉE

 

Dans notre assemblée générale du dimanche 25 mai, les Fralibs ont décidé à l’unanimité d’approuver la signature d’un protocole d’accord avec le groupe UNILEVER.

Cet accord a été signé hier en fin d’après-midi à l’issu d’une ultime réunion de négociation à Paris.

Il permet d’ouvrir de réelles perspectives de construction de notre SCOP.

Le ministère du Travail et la Présidence de la République se sont investis dans la dernière ligne droite et ont participé à la réalisation de ce protocole d’accord par leur engagement.

Cet accord s’inscrit dans un processus de lutte puissant et organisé par les salariés et l’ensemble de la CGT qui a recueilli une solidarité populaire massive développée par leur Comité national de soutien.

Solidarité dans laquelle de nombreuses personnalités, organisations politiques et associatives se sont retrouvées.

Cet accord consolide les acquis arrachés au cours des 1 336 jours de lutte et en engrange de nouveaux.

Les trop nombreuses tergiversations et l’acceptation explicite de quelques dogmes patronaux affichée par certains, n’ont pas toujours contribué à faire avancer nos revendications et nos propositions.

Il aura fallu de la persévérance et de l’opiniâtreté de la part des salariés en lutte pour agir pour le maintien de l’emploi, le maintien et le développement de l’outil industriel et de l’économie de nos territoires.

Le bilan de cette phase du combat de plus de 3 ans et demi confirme que seule l’action paie.

 

Pour rappel :

Ø Appropriation publique des terrains et bâtiments,

Ø Appropriation publique à l’euro symbolique des installations administratives et industrielles du site pour transfert à la SCOP des salariés,

Ø Soutien financier au démarrage et au développement du plan alternatif des salariés en sécurisant les acquis obtenus et en ouvrant des perspectives sérieuses notamment par :

 Diverses mesures contribuant au développement commercial. Il s’agit notamment de la recherche de débouchés de production, la construction d’une marque, le renforcement de l’appareil commercial et administratif, une étude de marché.

 Une contribution conséquente au fonds de roulement

 Le financement d’une formation pour les salariés de la SCOP

 La participation à la remise en état, au développement, à la modernisation et à la diversification de l’outil de travail.

 Maintien des institutions représentatives du personnel pendant une période suffisante permettant la maîtrise du dossier jusqu’à la création officielle de la SCOP,

Ø Obtention d’une prime substantielle de préjudice pour chaque salarié en lutte venant s’ajouter aux indemnités légales,

Ces acquis ont été obtenus par une lutte efficace et courageuse des Fralibs, un soutien sans faille de toute la CGT et une solidarité populaire et militante large.

Les résultats concrets de cette victoire syndicale sont des points d’appui solides et encourageants à la constitution et au développement de notre SCOP.

Une nouvelle étape de la bataille s’ouvre. Nous nous y engageons avec détermination, comme nous l’avons fait depuis le début du conflit pour gagner les moyens nécessaires au démarrage, au développement et à la pérennité de SCOP TI.

Les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, les structures de l’économie sociale et solidaire ont des moyens conséquents.

Les Fralibs et toute la CGT ne manqueront pas de leur rappeler leurs engagements et leurs responsabilités dans le respect des prérogatives de chacun.

Alors que les conflits se multiplient, que les fermetures et les licenciements s’accélèrent, notre lutte exemplaire est un succès pour tous les travailleurs de notre pays et démontre que rien n’est jamais joué d’avance. La lutte continue.

Amicalement les ex-salariés de FRALIB et futur SCOPTISTES

 

Consultez notre site internet : http://youtu.be/A3KqeXcgy4w

http://cgt.fralibvivra.over-blog.com/ http://www.udcgt13.fr/ http://www.fnafcgt.fr/

http://www.cgt-fralibvivra.fr/ http://theelephant.fr http://www.youtube.com/watch?v=BTxw...

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 15:16

Lu sur le blog de Jean Lévy, "çanempechepasnicolas"

Premières constations sur les résultats des élections européennes en France

ELECTIONS EUROPEENNES

25 mai 2014

 

L'Europe et ses partisans

désavoués massivement par les Français

Selon les estimations à 21 heures

et sous réserve des résultats définitifs

25% des suffrages exprimés au Front National

20% à l'UMP

14% au PS

10% au Modem

  8% aux Verts

  6% au Front de Gauche

Ces pourcentages sont calculés sur les votants...

S'ils l'étaient sur les suffrages exprimés

(Inscrits moins total abstentions + bulletins blanc)

cela donnerait :

FN    :                   10% de l'électorat

UMP :                     8%

PS    :                     5,6%

Modem :                 4% 

Verts  :                    3,2%

Front de Gauche :  2,4%

LE PREMIER PARTI DE FRANCE,

CE SONT LES ABSTENTIONNISTES : 60% des électeurs

S'agissant d'un vote "européen"

les Français ont ainsi marqué, en s'abstenant ou en votant "blanc",

leur opposition massive à la construction européenne,

il faudrait aussi ajouter les électeurs FN (4 millions)

car présentés comme hostiles à l'EU

et bien sûr aussi les électeurs de l'UPR

Par contre

le PS + UMP  + Modem + Verts 

totalisent 21 % des électeurs

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 09:49
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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 08:49

Radicalement-antifasciste.jpg

Nous sommes au mois de juin 2013. La mort de Clément Méric, militant d’extrême-gauche antifasciste tué lors d’une rixe avec un groupe de skinheads d’extrême-droite, déclenche une vague d’indignation dans tout le pays. Les partis de gauche descendent dans la rue pour lui rendre hommage et faire barrage au fascisme. Or, près de soixante-dix ans se sont écoulé depuis la disparition des leaders historiques se réclamant de ce dernier. Il nous semble donc opportun de faire le point sur le combat de l’antifascisme et sa réalité d’aujourd’hui.

 

Dans les années trente, Hitler et Mussolini régnaient respectivement sur l’Allemagne et l’Italie. En Espagne, Franco sortait victorieux d’une guerre civile qui fit quelque 300.000 victimes et instaura, avec l’appui de l’Église catholique, une dictature qui dura trente-six ans. La France et l’Europe virent l’apparition de mouvements et organisations se réclamant plus ou moins ouvertement du fascisme. La Révolution de 1789 était ouvertement fustigée et ses acquis honnis. Le 6 février 1934, une manifestation pour protester contre le limogeage du préfet de police Jean Chiappe tourne à l’émeute. Dans la soirée, des milliers de manifestants, dont certains sont armés, tentent de marcher vers le Palais-Bourbon. Le putsch est évité de justesse. La mobilisation républicaine et antifasciste des Français permet à notre pays de faire face à la tentative insurrectionnelle des forces réactionnaires de tous poils.

 

La France est sauvée… mais pour peu de temps. En Allemagne et en Italie, un système implacable se met en place. La politique sociale du gouvernement est naturellement conditionnée par la politique économique. Elle est même complètement assujettie à l’objectif essentiel du régime : servir les intérêts du grand capital. Le fascisme a tenté de voiler son vrai caractère sous la frondaison rhétorique et la démagogie. Il a imposé à la classe ouvrière les plus grands sacrifices, non pas au nom de la bourgeoisie, mais au nom de la Nation… et de la production. Gouvernement anti-ouvrier ? Non, persistent et signent les fascistes : « c’est un gouvernement italien, en marge des classes, subordonnant les intérêts particuliers à l’intérêt supérieur de la l’État », déclarait Mussolini lors de son premier discours au Parlement après son coup d’État, ajoutant même : « aucun privilège aux classes travailleuses, tutelle sur tous les intérêts qui s’harmonisent avec ceux de la production et de la Nation… ».

 

« Dans le système fasciste, les travailleurs ne sont plus exploités ; ils sont collaborateurs de la production », disait le Duce le 22 juin 1926. Mussolini ne peut s’empêcher malgré tout quelques accès de franchise, et déclarait ainsi devant le Sénat le 9 juin 1923 que le régime était un « mouvement antisocialiste et par conséquent anti-ouvrier ». Cette déclaration du dictateur italien n’était pas nécessaire pour que le prolétariat en soit convaincu. Les violences contre le mouvement ouvrier, la destruction de leurs organisations bâties sur des décennies d’efforts et de combats, le régime de terreur instauré à l’usine, les attentats permanents et systématiques à la situation matérielle et juridique de la classe travailleuse ont été pour cette dernière plus éloquents que toute la phraséologie des fascistes.

 

À l’aube du XXIème siècle, l’économie capitaliste et ses conséquences (démembrement des services publics, imposture de la dette, précarité, reculs sociaux, démantèlement du code du travail, etc.) apportent la violence que les antifascistes d’hier dénonçaient mais contre laquelle certains antifascistes d’aujourd’hui sont étrangement silencieux...

 

Leur pseudo-antifascisme joue aujourd’hui le rôle d’une gauche désormais conciliée avec l’ordre néolibéral, qui doit se déclarer antifasciste pour ne pas avouer faire partie du système en place, qui peut s’agiter dans les mouvements de rues mais accepte en silence les tortures imposées par le système : le chômage de masse, la pauvreté rampante et le démantèlement de notre système social hérité du CNR (Conseil National de la Résistance).

 

La matraque a aujourd’hui changé de forme mais les coups portés font toujours aussi mal. Dans un tel état de choses, un véritable pouvoir populaire n’est pas seulement légitime en tant qu’instrument propre au renversement des exploiteurs et à l’écrasement de leur résistance, mais encore absolument indispensable pour toutes celles et tous ceux qui souffrent. Il représente le seul moyen de défense contre la ploutocratie au pouvoir qui a déjà causé la guerre et qui en prépare encore d’autres.

 

Le point le plus important, que ne comprennent pas ces antifascistes de pacotille et qui constitue leur myopie théorique, leur emprisonnement dans leurs préjugés et leur trahison politique avec le monde du travail, c’est que dans la société capitaliste, dès que s’aggrave la lutte de classe qui est à sa base, il n’y a pas de milieu entre la dictature de la bourgeoisie et un pouvoir réellement populaire. Tous les rêves d’une solution intermédiaire ne sont que des lamentations réactionnaires de petits bourgeois.

Capitaine Martin

 

 

SOURCE

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 08:34

 

Le c@rnet de Canaille le RougeLe c@rnet de Canaille le Rouge

 Publié le 24 Mai 2014

 

 

Le 27 mai ?
Ca vous dit quelque chose ?  

Pour Canaille le Rouge,

oui,

et à coup sûr

27 mai ? ça vous dit quelque chose ?
  • Il y aura 71 ans ce 27 mai se réunissaient ceux qui allaient faire décoller le missile du progrès social économique et culturel à partir d'un lanceur nommé lutte armée pour la libération du territoire, châtiment des traitres, réinstallation de la République mis par terre par ceux qui avaient offert les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 40.
  • Pas inutile ici d'en rappeler son article unique :

"L’Assemblée nationale donne tout pouvoir au gouvernement de la République, sous l’autorité et la signature du maréchal Pétain, à l’effet de promulguer par un ou plusieurs actes une nouvelle constitution de l’État français. Cette constitution devra garantir les droits du Travail, de la Famille et de la Patrie."

Aucun député communiste ne se fourvoiera dans cette trahison et pour cause  le PCF est dissout et ses députés emprisonnés par la grâce de ceux qui vont dans leur grande majorité collaboreravec le nazisme.


Depuis la fin de la guerre, les Résistants demandaient que la date du 27 mai, puisque première réunion du CNR, soit celle qui soit dédiée à la Résistance.
Seule promesse du Bourget qui a vu le jour, la loi du 19 juillet 2013 en a décidé ainsi.

On ne peut pas dire que cela se bouscule beaucoup pour en parler dans les média ni que beaucoup d'élus de la république, si prompts à inaugurer les chrysanthèmes se précipitent pour porter cette journée.
Comme si les morts de l'union sacrée de première étaient plus présentables que les fusillés massacrés déportés internés de la seconde. Comme si le refus de la boucherie de cette même première n'avait pas été un des terreaux de la Résistance à la barbarie nazie de la seconde engagée dès 1933 en Allemagne par la répression des communistes des démocrates des syndicalistes, poursuivie par la dimension raciste, anti-juive, anti-tzigane, anti-slave de la machine hitlérienne.

À Paris, la commémoration du 27 mai prend une tournure originale.

Ce sont les associations et organisations qui portent la mémoire du Comité parisien de la Libération (CPL présidé à la Libération par André Tollet secrétaire de l'UD CGT de la Seine Co-signataire de l'accord du Peureux de 1943) qui vont porter l'Histoire et honoreront les Résistantes et Résistants.

Parmi toutes les singularités de la Résistance en particulier parisiennes, notons que le mouvement syndical (seule la CGT a répondu aux organisateurs) et le syndicalisme seront présents dans l'Hôtel de Ville de Paris (une grande première) avec une exposition sur le syndicalisme en Résistance et la présence de plusieurs IHS de la CGT.

En peu de temps, les organisateurs nous disent avoir ouvert les portes de la mairie et du ministère des anciens combattants pour s'assurer de leur présence, obtenir parrainage et locaux.

La canaille ira voir sur place. Si vous en avez le loisir cela vaudra certainement le coup d'être vu.
Cette première célébration et d'ors et déjà, les échos positifs qui reviennent, sera certainement appelée à avoir des suites.

C'est tant mieux.

27 mai ? ça vous dit quelque chose ?
27 mai ? ça vous dit quelque chose ?

Rédigé par Canaille Lerouge

 

 

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 08:12
Le traité transatlantique est une attaque frontale contre la démocratie
samedi 24 mai 2014
par  Linsay


Vous souvenez-vous de l’organisation d’un référendum sur la création d’un marché unique entre l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis ? Mais si, vous savez, celui qui nous demandait si les entreprises multinationales devraient avoir le pouvoir d’invalider nos lois ? Non ? Moi non plus…

Il faut dire que l’autre jour, j’ai cherché ma montre pendant dix minutes avant de me rendre compte qu’elle était à mon poignet. Oublier ce référendum trahit probablement mon avancée en âge... Car il a forcément eu lieu, n’est-ce pas ? Après tant de tergiversations sur l’opportunité de rester membre de l’Union européenne ou pas [1], le gouvernement n’aurait jamais abandonné notre souveraineté à une entité obscure et non élue sans nous consulter ! Je me trompe ?


Le traité transatlantique (ou Trade and Investment Transatlantic Partnership – TTIP – en anglais) vise à supprimer les différences de réglementations entre les Etats-Unis et les pays européens ; je l’ai déjà précisé il y a deux semaines [2]. Mais je n’ai pas évoqué l’aspect le plus important de ce projet, à savoir le fait qu’il attribuerait un pouvoir exorbitant aux multinationales qui auraient ainsi le droit de traîner devant les tribunaux toute nation ayant l’audace de défendre ses citoyens. Ce traité permettrait à un panel secret d’avocats d’affaires de faire fi de la volonté de notre Parlement et de démanteler notre protection sociale. Pourtant, on n’entend guère protester les ardents défenseurs de notre souveraineté.

Ce mécanisme porte un nom : le règlement des différends entre investisseurs et Etats (RDIE). Il est déjà activé un peu partout dans le monde pour rayer de la carte les législations destinées à protéger les personnes et la biodiversité.

Ainsi, à l’issue d’interminables débats au Parlement et dans tout le pays, le gouvernement australien a décidé que seuls pourraient être commercialisés les paquets de cigarettes neutres sur lesquels figurent uniquement des avertissements chocs visant à sensibiliser le public sur les dangers du tabac pour la santé. Cette disposition a été entérinée par la Cour suprême. Mais, s’appuyant sur un accord commercial conclu entre l’Australie et Hong Kong, le géant du tabac Philip Morris a déposé un recours devant un tribunal extraterritorial dans l’espoir de toucher une somme conséquente en compensation de ce qu’il considère être une atteinte à sa propriété intellectuelle. [3]

De même, pendant la crise financière argentine, alors que les impôts grimpaient en flèche, suscitant la colère de la population, le gouvernement a décrété un gel des factures d’eau et d’énergie. Résultat : il a été poursuivi par des transnationales – celles-là même dont les prix abusifs avaient déclenché l’intervention publique – et condamné à verser plus d’un milliard de dollars de dommages et intérêts pour cette outrecuidance et pour d’autres « crimes » de même nature. [4]

Au Salvador, des communautés villageoises ont réussi à convaincre – au prix d’un lourd tribut : l’assassinat de trois paysans – le gouvernement de suspendre un projet de mine d’or qui menaçait de contaminer leurs ressources hydriques. Est-ce une victoire pour la démocratie ? Peut-être pas pour longtemps. La société minière canadienne positionnée sur ce projet réclame en effet 315 millions de dollars de réparations au pays pour la perte de ses futurs profits espérés. [5]

Au Canada, les tribunaux ont invalidé deux brevets détenus par le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly, celui-ci n’ayant pas fourni suffisamment de preuves de leurs effets bénéfiques. Inadmissible pour cette entreprise qui a intenté une action en justice contre le gouvernement canadien dans le but d’obtenir 500 millions de dollars de dédommagements et le changement du système de brevets. [6]

Ces sociétés, comme des centaines d’autres, jouent habilement des règles d’arbitrage des différends entre investisseurs et Etats, lesquelles sont inscrites dans des traités commerciaux signés par les pays qu’elles attaquent. Les instances chargées de faire appliquer ces dispositions ne présentent aucune des garanties que nous considérons comme essentielles dans nos tribunaux [7]  [8] et leurs audiences se tiennent à huis clos. Les juges qui les composent sont des avocats d’affaires dont beaucoup travaillent au service de puissantes sociétés semblables aux entreprises plaignantes. Les citoyens et les communautés directement concernés par leurs décisions n’ont pas la capacité juridique de s’y opposer et il est impossible de faire appel des jugements de ces tribunaux. Pourtant, ce petit groupe de juristes a le pouvoir d’abolir la souveraineté des parlements et de contester la volonté des cours suprêmes.

Vous n’y croyez pas ? Voici ce qu’a déclaré l’un de ces juges en question : « Quand j’y songe, j’ai toujours du mal à comprendre que des Etats souverains aient pu souscrire au principe même d’arbitrage des investissements... Trois individus peuvent remettre en cause, sans restriction ni possibilité de recours, toutes les actions du gouvernement, les décisions des tribunaux et les lois et réglementations émanant du parlement. » [9]

Il n’existe pourtant pas de droits équivalents pour les citoyens. Nous ne sommes pas habilités à saisir ces tribunaux pour réclamer une meilleure protection contre la rapacité des entreprises. Comme l’indique le Democracy Centre, il s’agit d’un « système de justice privatisée au service des multinationales ». [10]

Ces procès n’ont même pas besoin d’aboutir pour avoir un impact fortement dissuasif sur les législations. « Au cours des cinq dernières années, les cabinets juridiques de New-York et de Washington ont fait pression sur le gouvernement canadien à chaque nouvelle disposition ou proposition dans le domaine environnemental. Produits chimiques de nettoyage, produits pharmaceutiques, pesticides, droit des brevets : tout y est passé. L’intégralité des propositions a fait l’objet d’attaques ciblées et la plupart d’entre elles n’ont jamais vu le jour » a ainsi déclaré un haut responsable canadien du gouvernement évoquant les règles découlant de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena). [11] Dans de telles conditions, la démocratie - au sens plein du terme - n’est qu’une illusion.

C’est le système auquel nous serons soumis si le traité transatlantique devait entrer en vigueur. Les Etats-Unis et la Commission européenne, qui sont devenus les serviteurs des entreprises qu’ils étaient censés encadrer, demandent instamment que soit inclus dans l’accord le mécanisme de règlement des différends.

Pour justifier sa position, la Commission soutient que les tribunaux nationaux offrent une protection insuffisante aux entreprises dans la mesure où ils « peuvent faire preuve de partialité ou manquer d’indépendance ». [12] De quels tribunaux parle-t-elle ? Ceux des Etats-Unis ? Des pays membres de l’UE ? Mystère. En réalité, pas un seul exemple concret démontrant la nécessité d’un nouveau système extrajudiciaire n’a jamais été cité. C’est justement parce que nos tribunaux sont la plupart du temps impartiaux et indépendants que les grandes entreprises cherchent à les court-circuiter. La Commission européenne entend donc remplacer des instances transparentes, souveraines et comptables de leurs actes par un système opaque et corrompu gangrené par les conflits d’intérêts et gouverné par l’arbitraire.

Le règlement des différends entre investisseurs et Etats pourrait être utilisé pour faire échec à toute velléité de protection du NHS (National Health Service) face aux appétits du privé, de régulation des banques, de lutte contre la cupidité des entreprises énergétiques, de renationalisation des chemins de fer ou encore d’opposition à l’extraction des combustibles fossiles. Ces règles empêchent les alternatives démocratiques et rendent impossible la mise en œuvre de politiques de gauche.

Voilà pourquoi notre gouvernement s’est bien gardé de mentionner cette monstrueuse offensive contre la démocratie, et a fortiori de nous demander notre avis. Cela n’a rien d’un hasard non plus si les conservateurs, d’ordinaire si prompts à brandir l’étendard de la souveraineté, ne disent mot. Réveillons nous, nous sommes en train de nous faire avoir !


George Monbiot le 23/05/ 2014 Transmis par Linsay



GEORGE MONBIOT
Journaliste et auteur, éditorialiste au Guardian

Source : Blog de George Monbiot : http://www.monbiot.com/2013/11/04/a...

Cet article a également été publié le 5 novembre 2013 dans The Guardian sous le titre « This transatlantic trade deal is a full-frontal assault on democracy » : http://www.theguardian.com/commenti...

Traduction : Frédérique Rey

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