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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 12:41

Lu sur le blog de l'UL CGT de Dieppe

 

Loco-fret-pantograpjhe -cassé-02

Lieu : PRCI de Nevers.

Un cadre non-gréviste de la SNCF remplaçait un conducteur de train gréviste à Nevers. Il n’avait aucune — ou si peu — de notions de sécurité, ni aucune connaissance de l’outil de travail, mais la direction l'avait désigné pour conduire une locomotive. Il pilota donc un train Fret électrique.

Le problème est que "conduire un train" c'est un métier, comme "aiguiller un train" l'est aussi.
Oubliant que le train était électrique, et pas diesel, il le conduisit sur une voie non électrifiée — à moins que ce soit le cadre remplaçant l'aiguilleur gréviste qui ne le fit (Car, ne l'oublions pas, une locomotive n'a pas de volant comme dans une automobile).

Pantographe-de-locomotive.jpg

A l'origine il y avait cela: cela s'appelle un pantographe

Patatras… le pantographe d’alimentation de la locomotive électrique fut arraché au passage d'un pont,.... et le train s'arrêta, faute d'alimentation ! 


Loco-fret-pantograpjhe--casse-08.jpg

 

Le résultat : arrêt définitif, et blocage des circulations sur la voie de chemin de fer pour plusieurs heures ! Belle réussite ! Le couple aiguilleur et conducteur a été plus efficace que les grévistes (Par contre, ça na pas été efficace coté "coût"!).

Conducteur de locomotive, comme aiguilleur, ce sont "des métiers" ! ça s'apprend !

Mais attention, on aurait tort d'en rire ! cet incident ferroviaire aurait pu avoir des grosses conséquences humaines .... Avec la réforme ferroviaire, cet exemple n'augure rien de bon pour la sécurité des usagers dans l'avenir.

Faire conduire de trains par des « rigolos » non formés, cela a déjà été essayé: par exemple, en Angleterre, en Belgique et et au Canada ! Avec à la clé, des millions d’euros de dégâts, et surtout des vies perdues.

A noter que la CGT revendique l'électrification de cette voie de chemin-de-fer depuis de très nombreuses années, comme elle revndique aussi l'électrification de la ligne de Dieppe.... Mais il parait qu'il ne faudrait pas écouter les syndicalistes !
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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 15:27

strekj-vakt.jpg 

 

 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Face au désastre de la privatisation sauvage du rail en Grande-Bretagne, la Suède est montrée en modèle au sein de l'Union européenne d'une « libéralisation contrôlée ». La grève actuelle montre bien qu'on a affaire à un mythe, éclairant en ces temps de « réforme ferroviaire » en France.

 

On va avoir droit dans la presse aux poncifs sur la « culture du conflit » en France, idéologique et particulariste, face aux mythifiés pays nordiques où règne une « culture du compromis », empreinte de pragmatisme et d'intérêt général.

Manque de chance, au moment où le mouvement se construit en France contre la réforme ferroviaire, la Suède connaît une grève dans le secteur du rail qui paralyse déjà depuis deux semaines toute la partie méridionale du réseau et menace désormais de s'étendre à tout le pays.

 

De la casse des Chemins de fer suédois, à l'ouverture à la concurrence puis la privatisation : un avertissement

Le système ferroviaire suédois est semi-privatisé. 

Tout a commencé en 1988 par la séparation de l'infrastructure confiée à BV (Rail national suédois) et maintenu dans le giron public, et un opérateur SJ (Chemins de fer suédois) public, fragmenté en 2001 en sept entreprises, une partie d'entre elles privatisées depuis.

 

Il a fallu néanmoins attendre 2010 pour que le gouvernement décide de mettre fin au monopole public de SJ sur le transfert de passagers intérieur.

Depuis 2010 : une série d'opérateurs privés ont fait leur apparition, comme la Deutsche Bahn allemande dans les lignes du nord ou le luxembourgeois CFL pour le fret à partir du Goteborg.

Toutefois, le principal investisseur reste le français Veolia qui s'est emparé en quelques années de plusieurs lignes de trains inter-régionaux (ex : Stockholm-Goteborg), des lignes trans-frontalières avec la Norvège ainsi que la majeure partie du réseau méridional suédois.

 

Véolia, enfer des cheminots suédois : le règne du contrat « zéro heure »

 

Quelle conséquence de cette introduction de la concurrence pour les salariés ?

La réponse vient du mouvement de grève lancé ce lundi 2 juin sur la « ligne sud » (Södra Stambanan) reliant Malmo à Linkoping, la 4 ème plus importante en taille du pays, paralysant le trafic pour 75 000 passagers.

 

veolia-rail.jpgLa mobilisation est partie de 250 travailleurs, allant des contrôleurs aux conducteurs de train : ce qu'ils reprochaient à Veolia, d'avoir résilié leur contrat à temps plein, avec droits garantis pour les ré-embaucher par la suite en contrat « zéro heure ».

Des contrats « zéro heure » qui, rappelons-le, permet à l'employeur de confier des tâches à la mission à un salarié, payé à la tâche … et bien sûr non-payé entre-temps, soumis à la volonté despotique de son patron. La précarité ultime.

Le syndicat réputé combatif SEKO (Syndicat des services et communications) dénonce cette situation et pose deux revendications :

  • limiter le nombre de travailleurs temporaires autorisés à être utilisés dans l'année (maximum de 40 000 h ) ,
  • qu'une année d'emploi temporaire conduise à un recrutement en contrat stable.

 

Vers un élargissement de la mobilisation

 

Ces revendications, pourtant modestes, ont pour l'instant reçu une fin de non-recevoir de la part de la confédération patronale ALMEGA et de l'entreprise française Veolia.

Le mouvement va entrer désormais dans sa deuxième semaine de grève, il devrait s'étendre : « Nos négociateurs n'ont pas avancé, donc nous devons étendre l'action et faire monter la mobilisation » a confié le dirigeant syndical Erik Sandberg au journal suédois The Local.

Des trains ont déjà cessé de circuler sur la ligne Malmo-Stockholm, le syndicat a annoncé son intention de lancer un mouvement de grève à Stockholm à partir du 20 juin, si il n'obtenait pas satisfaction, en pleine période de vacances estivales.

Le mouvement de grève qui impliquait à l'origine 250 salariés en touche à présent plus de 1 260.

 

70 % des Suédois favorables au retour au monopole public !

 

Certes, le patronat, la presse locale essaient de monter les usagers contre les cheminots utilisant l'argument économique (« 2 millions de pertes par jour ») … et celui éculé de l'écologie (la pollution causée par la hausse du trafic sur le port d'Oresund, si!).

Toutefois, cette campagne médiatique que nous connaissons si bien en France ne semble pas marcher en Suède. Car, bien que l'expérience soit courte, la dégradation du service est déjà sensible depuis l'ouverture à la concurrence.

Le système ferroviaire suédois, réputé pour être un des plus efficaces, fiables, égalitaires d'Europe, semble se déliter dangereusement : retards de plus en plus fréquents, hausse des tarifs, sous-investissement, inégalités entre régions.

Ainsi, les compte-rendus mettent en avant le soutien apporté par les usagers de Malmo, principale ville du sud du pays frappée par la grève, aux travailleurs en lutte

Un sondage récent dans le quotidien suédois Dagens Nyheter montre même le haut niveau de conscience de la population suédoise, dépassant les mots d'ordre du syndicat des transports.

En effet, 70 % des Suédois se déclarent favorables à la ré-introduction du monopole public sur les chemins de fer.Un camouflet pour les partisans zélés de la privatisation du rail !

 

Serait-ce tabou de dire que les « réformes ferroviaires » de libéralisation-privatisation ont conduit à des échecs, qu'elles unissent cheminots et usagers dans la volonté de retour au monopole public ?  

 

Vive la lutte des cheminots suédois !

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 08:50

Un article très bien fait sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe à propos du déferlement médiatique dominant concernant la grève des cheminots.

 

Depuis le début du conflit des cheminots, les médias jouent un rôle particulièrement pourri, et partial, contre les cheminots.

Si pour les taxis, ils ont honnêtement donné les raisons de fonds de leur mouvement, dans le cas des cheminots, seuls les usagers prétendument mécontents sont mis en avant:

Personne n'informe honnêtement le citoyen sur les raisons de la grève, et l'enjeu de sécurité pour l'usager du chemin de fer !
Et pourtant, la série d'accidents qui a eu lieu l'an dernier, et notamment celui de Brétigny, devrait conduire les radios, télévisions et journaux, à plus de retenue, et à plus d'objectivité.

Sauf à ce que les pilotes des rédactions espèrent d'autres accidents ferroviaires pour vendre plus leurs papiers, la sécurité des usagers devrait les conduire à informer réellement sur les enjeux du conflit, tant en matière de sécurité et que qualité de service.

Depuis hier nous assistons à une aggravation du mensonge: diviser les cheminots pour les affaiblir, telle est la ligne de la "main invisible" qui pilote les médias.

Quel est le message distillé par ces manipulateurs ? "Parce que la CGT a rencontré le ministre, elle se préparerait à lâcher le mouvement". Après le "tous pourris" des politiques, aujourd'hui ce serait le "tous pourris" chez les syndicats, en écho avec la campagne des patrons et de leur syndicat, le Medef — toujours plus et mieux au service des actionnaires cupides et des spéculateurs — qui prétend que le syndicalisme des salariés serait dépassé.

Pour la CGT il est hors de question d’appeler à la reprise du travail, tant qu'elle n’aura pas eu, de la part du gouvernement des engagements concrets sur l’abandon de son projet de réforme, ni marqué une volonté de prendre en considérations les revendications des cheminots.
Depuis le début du conflit, la mobilisation des cheminots est immense, et ne faiblit pas !

Si elle est de haut niveau c’est bien par ce que les cheminots  sont dans une démarche revendicative unitaire, et que lme mouvement est placé sous le contrôle des salariés par les syndicats, dont proncipalement la CGT.

Plus de 1 cheminots sur 2 est en grève; plus de 230 Assemblées Générales ont lieu chaque par jour sur le territoire national.

La grève est tellement puissant que le "service minimum" annoncé a du mal a se mettre en place, au point que dans de nombreux endroits, la direction en est à remplacer les trains par des bus.

Les annonces du ministre sont loin de satisfaire les cheminots. Elles ne répondent pas aux revendications portées par les organisations syndicales CGT, SUD-rail et UNSA.

Certes — pour la première fois — le Gouvernement "évoque" la question du financement, et du traitement de la dette, à travers d’éventuelles nouvelles sources de financement…

Parce que la dette des chemins de fer provient d'un transfert de charges de l'État vers RFF pour l'aménagement du territoire, pour la CGT ces sources de financements doivent passer:

  • => par le rétablissement de la taxe carbone (barrières écotaxes),
  • => par l’arrêt des cadeaux au patronat,

C'est à dire :

  • => tout le contraire d’une aggravation/accroissement de la productivité des cheminots,
  • =>tout le contraire de l’austérité prônée par le Gouvernement…

Du côté des « non-avancées »:

  • => rien sur le Fret !
  • => rien sur l’EPIC unique
  • => rien sur le volet social !
Voilà ce que les citoyens ne connaîtront pas, parce que les médias sont tout aux ordres du patronat, des banquiers, des spéculateurs, et de l'État !

La CGT rejette le projet de loi que veut imposer le Gouvernement, et qu'il veut mettre en débat à partir du 16 juin, en discussion accélérée.

La CGT et les autes syndicats de cheminots insistent sur la nécessité d'une autre réforme ferroviaire:
  • => qui réponde efficacement aux besoins de transport des usagers voyageurs et Fret, ainsi qu’aux cheminots,
  • =>qui assure la santé et la sécurité des usagers,
  • =>qui vise à faire disparaître les retards systématiques et quotidiens, conséquence de la baisse de l'entretien des machines et des rails, du développement de la soutraitance, et des réductions d'emplois.

Lire aussi sur notre blog: Ligne SNCF Dieppe-Rouen: le sabotage patronal continue !

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 08:41

Lu sur El Diablo

 

Cliquez sur l'image 

 

 

greve-sncf-12juin2014-21h

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 11:24

405104 rail300

 

 

 


 

Le mouvement de grève des cheminots, massivement suivi ce 11 juin, contre la « réforme ferroviaire » suscite une vague de désinformation sur les ondes, dans nos écrans, à la une de nos journaux.

 

Nous republions ici un article originairement publié en juin 2013 sur les conséquences catastrophiques de la privatisation du rail entamée au début des années 1990 en Grande-Bretagne.

 

Eclairant pour comprendre le bien-fondé de la lutte de nos camarades cheminots, les implications ultimes de cette « réforme ferroviaire » qui vise au démantèlement de la SNCF publique.

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

 

« The great train robbery : les conséquences économiques et politiques de la privatisation du rail » : voilà le titre du rapport réalisé par le Centre de recherche sur le changement socio-culturel de Manchester, commandité par le Congrès des syndicats britanniques (TUC).

 

Le rapport a fait la une de la presse britannique. Il est dans notre intérêt en France, au moment où le gouvernement socialiste prépare une « réforme ferroviaire » qui irait dans le sens de la mise en concurrence, d'apprendre les leçons de la privatisation britannique.

 

Tout d'abord, rappelons que la privatisation du rail avait été préparé dans les années 1980, sous Thatcher, avec l'éclatement de l'unicité du British Rail en entités autonomes par secteurs géographiques (Network SouthEast) ou secteur d'activité (fret).

 

En application de la directive européenne 91/440, la Grande-Bretagne divise en 1993 gestion du réseau confiée à RailTrack, et exploitants mis en concurrence, à l'origine une vingtaine d'entités publiques sectorisées.

 

En 1996, avant les élections législatives, le Parti conservateur privatise l'ensemble des opérateurs, gestionnaires du réseau, fret comme exploitants voyageurs.

 

Reniant ses promesses, le gouvernement de Tony Blair va achever la privatisation de ce qu'il restait à vendre … avant de re-nationaliser le gestionnaire du réseau car c'est un poste structurellement déficitaire et donc non-rentable. Il faut bien socialiser les pertes !

 

Vingt ans après, le bilan de la libéralisation-privatisation du rail est édifiant, un véritable « pillage » des usagers et des fonds publics, siphonnés par une poignée de monopoles privés. Reprenons l'argumentaire des privatiseurs, point par point :

 

 

  1. Les tarifs les plus élevés au monde : l'argument de la « baisse des tarifs » ne tient pas en Grande-Bretagne. Les tarifs du rail sont désormais, en moyenne, deux fois plus élevés qu'en France, dans le secteur nationalisé. Depuis 1996, l'augmentation des tarifs du train a été trois fois supérieure à celle de l'augmentation moyenne des salaires. La Grande-Bretagne dispose des tarifs les plus élevés du monde : une conséquence de la privatisation ;

 

  1. Des trains qui arrivent de moins en moins à l'heure : les trains qui n'arrivent pas à l'heure, c'est aussi cela l'efficacité du privé. Un train sur six circule avec plus de 10 minutes en Grande-Bretagne (15%), contre un train sur dix en France (10%). La faute est rejetée sur « Network Rail », le gestionnaire du réseau, condamné ainsi à une amende de 90 millions d'euros la semaine dernière ;

     

  2. Un matériel roulant de plus en plus vieux : la modernisation conséquence de la privatisation, rien n'est plus faux. Depuis la privatisation, l'âge moyen du matériel roulant a augmenté, il était de 16 ans en 1996, il est de 18 ans aujourd'hui. L'investissement dans le renouvellement du matériel roulant a chuté de moitié entre 1993 et 2013 ;

     

  3. Un système excessivement coûteux : comme pour la Santé ou l'Education, contrairement aux idées reçues, le rail public coûte excessivement moins cher que le rail privé. Déjà le rapport McNulty publié en 2011 rappelait que les coûts du système fragmenté britannique étaient 40% supérieurs à ceux du système nationalisé français ;

     

  4. L'ouverture à la concurrence … c'est la domination des monopoles étrangers !: dans un secteur où un seul réseau existe, la « libre concurrence » est encore plus qu'ailleurs un leurre. De fait, le système privatisé britannique a conduit rapidement à l'émergence de monopoles nationaux, comme le britannique FirstGroup qui contrôle 7 des 23 « opérateurs privés » et surtout à la main basse des grands monopoles européens : l'Allemand Deutsche Bahn, l'Hollandais NS et enfin la SNCF (via Keolis) ont pris possession de 11 des 23 opérateurs du chemin de fer britannique. Quatre entreprises contrôlent donc 80% du rail britannique !

     

  5. Des investissements publics et une dette publique ! : la privatisation n'a pas conduit à la baisse des investissements publics mais au contraire à leur augmentation : 6 milliards d'euros de subventions par an pour financer les projets d'infrastructures, c'est deux fois plus qu'avant la privatisation. Ces projets d'infrastructures plombent les comptes du « Network Rail », sciemment re-nationalisée en 2001 : le gestionnaire public accumule désormais une dette de 40 milliards d'euros ;

     

  6. Mais des profits privés !: Si les pertes sont socialisées, les profits, eux, sont bien privatisés : en 2012, la seule Deutsche Bahn a réalisé 1 milliard d'euros de profit sur le réseau anglais. Les opérateurs privés bénéficient des investissements publics dans le réseau puisque 90% des profits sont ensuite directement reversés aux actionnaires. En outre, le gestionnaire public du réseau, malgré son endettement, continue à pratiquer des tarifs préférentiels pour l'usage du réseau : les droits de péage ont baissé de moitié depuis dix ans ;

 

La libéralisation puis la privatisation du rail, suivant les directives européennes mais en fonction d'un choix délibéré du grand capital britannique : un désastre patent pour les usagers, les contribuables et les travailleurs mais une opportunité pour les monopoles.

 

Un désastre qui a coûté la vie à plusieurs centaines d'usagers et de travailleurs britanniques, il suffit de se rappeler de la catastrophe de Landgrove-Broke qui a coûté la vie à 31 usagers et blessé 500 autres : les opérateurs privés ne voulaient pas à l'époque investir dans des dispositifs de sécurité.

 

Le désastre est tel que certaines fractions du capital britannique commencent désormais à reconsidérer l' (in-)efficacité d'un système ferroviaire privatisé : le Parti travailliste se déchire désormais sur la re-nationalisation potentielle du rail.

 

Dans le même temps, les syndicats du rail défendent ardemment la nationalisation du rail. Certains liés aux calculs d'une fraction du camp travailliste. D'autres, comme le syndicat de classe RMT, dans une perspective véritable de refondation d'un service public national.

 

Pour nous français, ces débats nous ramènent un siècle en arrière, avant la nationalisation de la SNCF : la défense du monopole public est plus que jamais une nécessité !

 

 

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 08:39

SNCF évolution (communiqué n°2) suivi d'un avis de La Canaille

Publié le 12 Juin 2014

 

A l'issue

de la rencontre

du

11juin

au soir

 

SNCF évolution (communiqué n°2) suivi d'un avis de La Canaille

Reprise par la Fédération des cheminots d'une pratique qui depuis 1995, puis les luttes de la première décénnie 2000, a fait ses preuves.

Des informations et avis à reprendre et faire rebondir pour participer à la diffusion.

Bonne lecture 

 

 

Juste une information : le palefrenier de Ségolène a cru bon de dire que sa réforme était "la seule solution pour sauver le rail".

Le Sauver de quoi ? 

Uniquement de la situation où il a été poussé par ses naufrageurs. Ceux ci comme ceux qui arment la flibuste sont connus.

Le but de sa loi, Libération le rappelle ce matin : 

Destinée à stabiliser la dette du secteur ferroviaire (44 milliards d’euros) et à préparer son ouverture totale à la concurrence, la réforme contestée par les syndicats prévoit de regrouper la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau.

Depuis 1991 derrière la façade de la CEE, de la CE puis de L'UE, ce sont l'accumulation de mesures conconctés par les gouvernements successifs (tous) pour permettre au capital de s'approprier un outil efficace financé par l'argent public, pensé et réalisé par les cheminots qui a mis la SNCF en situation de précarite financière, poussé à éclater sa cohérence industrielle.

Ces choix politique lui font supporter les coûts de décisions prises par d'aucuns qui n'en assument pas le poids financier.

Alors que le système ferroviaire est poussé vers la faillite avec la complicité active d'un état major interne. Celui ci au travers de l'organisation de l'obligation d'emprunter aux banques pour financer les choix que cette grivèlerie publique impose offre à ces même banques (directement ou par les redevance versée à RFF) qui ainsi se gavent par des remboursements d' emprunts qui conduisent maintenant à ce qu'un cheminot sur trois travaille pour les banques.

Pendant ce temps, ces mêmes banques ont droit à des centaines de milliards d'€uros de soutien par les finances publiques (crise des sub'primes et autres créées par elles), sans même avoir à les rembourser.

La SNCF ne tire aucune dotation financière publique pour réaliser les chantiers que sa tutelle lui impose autre que le branchement des finances régionales pour la partie TER, pire celle-ci maintenant l'engage dans des financements PPP pour brancher directement la trésorerie de l'entreprise pour gonfler les profits des banques.

C'est cela l'ouverture à la concurence libre et non faussée portée par l'UE et défendue pour TOUS les groupes du parlement européen qui TOUS ont accepté les traités pour pouvoir se constituer et son en train de renouveler et confirmer leur choix.

La réforme "Hollande Valls Royal Cuviller" synthèse agravante des précédentes propose de donner directement aux banques la maitrise de la SNCF. C'est la méthode Thatcher reconditionnée en rose.

Ce ne sont pas seulement les cheminots, leur outil de travail, les conditions sociales de son fonctionement porté par le statut de la SNCF qui seraient spoliés par ces choix, mais le pays tout entier.

La SNCF appartient à la Nation, rétablissons lui son unité et développons le service public, tous NOS services publics. 

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 17:48

vole-le-football.jpg

Ils ont marqué l’histoire du football, et pas seulement par leur jeu. Socrates au Brésil, Carlos Caszely au Chili, Robbie Fowler au Royaume-Uni : ces joueurs se sont engagés à leur manière en faveur des opprimés. Les deux premiers contre les dictatures latino-américaines, le troisième en faveur des dockers en grève de Liverpool. A l’heure où le foot est totalement dominé par l’argent et une logique économique malsaine, ces trois portraits nous rappellent qu’une autre conception du football est possible. En partenariat avec Fakir Éditions à l’occasion de la sortie du livre « Comment ils nous ont volé le football ».

Chili : un footballeur contre Pinochet

« Très peu de sportifs se sont fait connaître pour des prises de positions politiques ou sociales. Par peur. Parce qu’ils ont peur qu’on leur fasse payer. C’est d’ailleurs ce qui m’est arrivé. Je continue de payer la note aujourd’hui car j’ai cru à la valeur de la démocratie. » Chili, 11 septembre 1973. La junte militaire renverse par un coup d’État le socialiste Salvador Allende, élu démocratiquement. Durant les dix-sept années de dictature qui vont suivre, un joueur de football s’oppose au régime : le buteur vedette de l’équipe chilienne, Carlos Caszely. Sa notoriété devient une arme politique, d’autant qu’il dispose d’un avantage : il joue en Espagne, lorsqu’il revient au Chili les micros lui sont tendus et il critique ouvertement le régime. « Je n’ai pas hésité un instant à quitter le Chili. Je n’aurais pas pu alors dire tout ce que j’ai dit à l’époque, explique-t-il. J’étais la voix du peuple qui souffrait. »Car les Chiliens manquaient bel et bien de soutien. Même dans le football.


Le Stade de la Mort


En novembre 1973, juste après le coup d’Etat, l’Union Soviétique doit se rendre au Chili pour un match de barrage. Qui devrait se tenir à l’Estadio Nacional, rebaptisé « le Stade de la Mort » : y sont détenus, et torturés, les prisonniers politiques. Impossible de jouer dans ces conditions, estime la fédération russe.


Le journaliste chilien Vladimir Mimica, alors emprisonné, se souvient : « Nous on dormait juste au-dessous de ces tribunes. C’était la grande incertitude, on ne savait pas ce qu’allait être notre avenir, notre destinée. Plusieurs compagnons qui étaient partis à l’interrogatoire ne sont jamais revenus. Beaucoup d’entre nous ne s’étaient jamais vus, mais nous avions tous un dénominateur commun : nous avions soutenu Salvador Allende. »


Gênée, la Fifa tergiverse puis, après une rapide visite, décrète qu’au Chili « le cours de la vie est normal, il y a beaucoup de voitures et de piétons, les gens ont l’air heureux et les magasins sont ouverts ». Quant à « l’Estadio Nacional », la délégation n’y voit qu’ « un simple camp d’orientation ».


L’URSS refuse, néanmoins, de se déplacer. S’ensuit alors le match le plus ridicule de l’histoire : devant quarante mille spectateurs, l’équipe chilienne entre seule sur la pelouse et entame un match sans adversaires ! Au bout d’un moment, Francisco Chamaco Valdes pousse la balle dans le but vide. La Fifa avalisa le score de 1-0 et la qualification du Chili. Carlos Caselzy en garde un goût amer : « Ça a été le show le plus débile qui ait eu lieu. Et j’ai été acteur de ce show. »



Refus de serrer la main de Pinochet


Qualifiée pour le Mondial de 1974 en Allemagne, la sélection chilienne est reçue par le général Pinochet en personne avant son envol pour l’Europe. Carlos Caslezy décide de frapper fort : « D’un coup les portes s’ouvraient et il y avait ce type avec une cape, des lunettes noires et une casquette. Avec une figure aigre. Sévère. Il commence à marcher… Et à saluer les joueurs qualifiés pour le Mondial en Allemagne. Et quand il arrive très près, très près, je mets mes mains derrière moi. Et quand il me tend la main, je ne lui serre pas. Et il y a eu un silence qui pour moi a duré mille heures. Ça a dû être une seconde ? Et il a continué. Moi, comme être humain, j’avais cette obligation parce que j’avais un peuple entier derrière moi en train de souffrir, et que personne ne faisait rien pour eux. Jusqu’à arriver à un moment où j’ai dit stop… Non à la dictature ! Au moins, laissez-moi protester. Au minimum, laissez-moi le dire. Au minimum, laissez-moi dire ce que je ressens. »

Carlos-Caslezy-.jpg

Son geste, l’attaquant le paiera très cher. À son retour d’Europe, sa mère lui confie, en larmes, qu’elle a été arrêtée et torturée. Le joueur ne peut y croire : « Je lui ai dit "arrête maman il ne faut pas plaisanter avec ce genre de choses". Elle m’a montré sa poitrine avec ses brûlures et j’ai pleuré comme un enfant. Ils m’ont fait payer ça sur ce que j’avais de plus cher. Ma mère. »

Le clip thérapie

En 1988, Pinochet organise un référendum pour sa réélection. Carlos Caszely enregistre un clip de campagne, avec sa mère qui témoigne, pour que le peuple vote « non », contre le général.« Ce clip fut une libération pour ma mère. Elle a pu dire les choses publiquement et j’ai senti que ce fut une forme de thérapie », confie-t-il. Cette prise de position, d’une icône nationale, a un grand impact sur les Chiliens. Selon les analystes, elle aurait convaincu près de 7% des indécis à voter « non ». Le 6 octobre, les résultats tombent : 44,01 % des voix aux partisans de Pinochet, contre 55,99 % à ses adversaires victorieux. Caszely l’emporte après les prolongations… [1]

Brésil : Socrates et la démocratie maintenant !

« Au départ, nous voulions changer nos conditions de travail, puis la politique sportive du pays, et enfin la politique tout court. » Ainsi parlait Socrates. C’est que sous la dictature militaire, il a vite compris vite le sens du mot « engagement » : « Quand je suis rentré au lycée à 16 ans, j’ai vraiment ressenti la répression. Il y avait des camarades de classe qu’il fallait cacher, d’autres qui s’enfuyaient. » Diplômé de médecine, il poursuit en parallèle une carrière de footballeur aux Corinthians de Sao Paulo.


Un coach élu par les joueurs


Alors que le club végète, sa présidence échoit, en 1981, à un jeune sociologue, Adilson Monteiro Alves, déjà passé par la case prison. Sa technique surprend : il redistribue les bénéfices et surtout, il demande l’avis des joueurs, les fait choisir eux-mêmes leur coach ! « Dès le début, il nous a expliqué qu’il serait toujours à notre écoute, se souvient Wladimir. Avec Socrates, nous y avons vu l’occasion d’exprimer nos sentiments. Entre nous, on ne parlait pas forcément de politique, mais plutôt de la structure du foot brésilien, qui était très archaïque, avec les pouvoirs très concentrés au niveau de la fédération. Alors, de fil en aiguille, nous avons établi un système dans lequel chaque décision serait soumise au vote et où les simples employés du club auraient le même poids que les dirigeants. On organisait des réunions au siège du club à chaque fois qu’une décision importante devait être prise. »

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Ces assemblées réunissent les joueurs, les dirigeants, jusqu’aux chauffeurs de bus.« Nous voulions dépasser notre condition de simples joueurs travailleurs pour participer pleinement à la stratégie d’ensemble du club, raconte Socrates. Cela nous a amenés à revoir les rapports joueurs-dirigeants. Les points d’intérêt collectif étaient soumis à la délibération. »


« Gagner ou perdre, mais toujours en démocratie »


Les résultats suivent. L’équipe remporte deux championnats de suite, en 1982 et 1983. Dès lors, d’autres clubs cherchent à appliquer cette recette magique : Palmeiras et le FC Sao Paulo d’abord. Puis le mouvement gagne Rio et le plus grand club du pays, Flamengo. Mais surtout, le phénomène se propage hors du football. Alors que la publicité apparaît sur les maillots de foot, les Corinthians floquent les leurs d’un simple mot : « Democracia ». Et en 1983, à l’occasion de la finale du championnat opposant les Corinthians à Sao Paulo, l’équipe se présente sur le terrain avec une banderole : « Gagner ou perdre, mais toujours en démocratie. »

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« Socrates faisait tout pour qu’on cite notre mouvement en exemple et qu’il s’étende à d’autres sphères de la société brésilienne, rapporte Zenon. Il donnait sans arrêt des interviews et expliquait notre fonctionnement pour que les gens comprennent qu’il était possible d’avoir une vision collective et démocratique des choses, qui allait à l’encontre du système de la dictature militaire, où c’était chacun pour sa gueule. »C’est une émancipation que décrit le capitaine, les joueurs s’exprimant « avec plus de liberté, de joie et de responsabilité. Nous étions une grande famille, avec les épouses et les enfants des joueurs. Chaque match se disputait dans un climat de fête. Sur le terrain, ils luttaient pour la liberté, pour changer le pays. Le climat qui s’est créé leur a donné plus de confiance pour exprimer leur art. »


Poings dressés


Socrates prend directement part au mouvement « Diretas Ja », pour « élections directes maintenant ». Le député Dante de Oliveira a, en janvier 1983, déposé un amendement, afin de permettre l’élection du président de la République au suffrage direct, et s’en est suivie une vague contestataire, des manifestants, par centaines de milliers, défilent dans les principales villes du Brésil. Le régime militaire déclare l’état d’urgence pendant soixante jours.

Socrates et ses compagnons des Corinthians deviennent des figures phares. « Il n’était pas là lors de la confection des panneaux pour les manifestations, mais il donnait de sa personne en assistant à toutes les réunions, en donnant des dizaines d’interviews pour inciter les gens au changement. Durant tout le temps qu’a duré le mouvement, il ne s’est pas entraîné normalement une seule fois. Il se sentait investi d’une mission ». Lors de sa mort, sur tous les stades du Brésil, une minute de silence a précédé les matches. Les spectateurs ont dressé le poing en l’air, comme le faisait le joueur quand il marquait un but. [2]

Royaume-Uni : pour les dockers de Liverpool

« Votre réaction lors du penalty sifflé vous fait honneur. C’est ce genre de réactions qui permettent de maintenir la dignité du jeu. » Le 20 mars 1997, l’avant-centre de Liverpool, Robbie Fowler est félicité par Sepp Blatter en personne. Lors d’un match contre Arsenal, il file seul et semble faucher par le gardien. L’arbitre siffle, mais l’attaquant conteste alors le penalty… en sa faveur ! « Non non non, proteste-t-il de la voix et des mains, le goal n’a pas commis de faute. » Mais l’homme en noir ne revient pas sur sa décision. Fowler frappe alors, mollement, le tir au but, le gardien le repousse, mais un partenaire met la balle au fond des filets. Pour ce geste, il recevra le trophée du fair-play de l’UEFA.

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Cinq jours plus tard, en revanche, le 25 mars, le même est blâmé par la Fifa : « C’est une règle stricte qu’un terrain de football n’est pas le bon endroit pour des démonstrations de nature politique. » Son tort ? Au printemps 1997, les dockers de Liverpool sont en grève, depuis près de deux ans. Robbie Fowler est un enfant du pays, pas un transfert. En quart de finale de la coupe des coupes, son équipe est opposée au modeste club norvégien de Brann. Le jeune attaquant marque et exhibe un T-Shirt rouge : « 500 dockers de Liverpool congédiés depuis 1995. » Son partenaire, Steve McManaman, lui aussi né à Liverpool, dans le quartier popu de Bootle, affiche le même maillot à la fin du match, et le défend : « Tout ce qu’on voulait, c’était donner un coup de main aux personnes qu’on connaît et qui ne reçoivent aucune paie. Robbie et moi avons offert notre soutien aux dockers, mais nous ne sommes pas assez arrogants pour croire que porter un T-Shirt ferait la différence. »


Réuni en urgence, le comité de discipline condamne Fowler à une amende de 2 000 francs suisses, et le club de Liverpool rappelle ses joueurs à l’ordre : « Les commentaires sur des questions extérieures au football sont inacceptables sur le terrain de jeu. » C’est qu’il y avait plus grave que la politique, dans cette affaire : le droit des marques était en cause. Les joueurs avaient, en effet, sur leur maillot, détourné le logo de Calvin Klein, « cK », avec « docKers », et le sponsor menaçait de porter plainte. Impardonnable. [3]

 

Extraits du livre Comment ils nous ont volé le football édité par Fakir Editions. Vous pouvez commander le livre (130 p, 6 euros) sur la boutique en ligne de Fakir.

 

Notes

[1] Sources : Les rebelles du foot, documentaire de Gilles Rof et Gilles Perez, 2012. « Chili-URSS 73, les fantômes du Nacional », Alexandros Kottis, les cahiers du football, 2006.

[2] Source : « Socrates larme à gauche », So Foot n°93, Février 2012.

[3] Sources : Libre-arbitre : onze histoires loyales ou déloyales du football mondial, Dominique Paganelli, Actes Sud, 2006. No Logo, Naomi Klein, Actes Sud, 2001




Lu sur le site BASTAMAG

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 13:04
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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 07:55

Pourquoi CHARLES DE GAULLE refusa-t-il toujours de commémorer le débarquement du 6 JUIN ?

Lu sur le site "les-crises.fr" : « Le débarquement du 6 juin, ç’a été l’affaire des Anglo-Saxons, d’où la France a été exclue. Ils étaient bien décidés à s’installer en France comme en territoire ennemi ! ..." De Gaulle dans un entretien rapporté par A.Peyrefitte.

Lisez.  C'est éclairant sur la réécriture de l'histoire faite aujourd'hui par la presse, les médias et les politiques quelque peu révisionnistes ...  La rédaction.


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C’était de Gaulle, Tome 2 (Édition de Fallois Fayard 1997), pages 84 à 87

- Palais de l’Élysée, 30 octobre 1963

En nommant Jean Sainteny ministre des Anciens combattants en décembre 1962, le Général lui avait demandé de consacrer son énergie à l’année 1964. Elle était propice à raviver le souvenir de deux des années glorieuses : cinquantenaire de 1914 et vingtième anniversaire de 1944.

 

À la fin du Conseil du 30 octobre 1963 , Jean Sainteny a évoqué les cérémonies prévues pour la commémoration de la libération, Pompidou me prend à part : « Tâchez de faire revenir le Général sur son refus d’aller sur les plages de Normandie… » Je suis stupéfait et de l’information et de la demande. « Enfin, reprend Pompidou, prenez des précautions… Je m’y suis cassé les dents. »

 

Sainteny m’apprend ensuite qu’il se les était déjà lui-même cassées. Naturellement, je vais me les casser aussi.

 

LIRE LA SUITE ICI SUR LE SITE LES CRISES.FR

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 22:35

Lu sur El Diablo

SNCF

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Réforme ferroviaire : la provocation de trop qui met la grève reconductible à l'ordre du jour !

Après la manifestation massive des cheminots à Paris, qui a rassemblée plus de 22 000 cheminots contre la réforme ferroviaire, le gouvernement devait recevoir les 3 organisations syndicales CGT-Sud-UNSA pour écouter leurs propositions le 4 juin 2014.

 

Il est évident que le projet de loi Cuvillier/Pépy est totalement inacceptable, car il porte en lui la destruction de la SNCF, entreprise publique historique et structurante, et la casse des droits sociaux des cheminots, le tout pour préparer une privatisation généralisée du réseau ferré national à moyen terme.

 

Or, bien loin d'annoncer le retrait de ce projet de loi massivement rejeté par les cheminots, voir même son report, le gouvernement a affiché son mépris le plus total pour le corps cheminot en annulant purement et simplement le rendez-vous !

 

Cette nouvelle provocation du pouvoir est décidément celle de trop.

 

Voilà pourquoi, relayant les aspirations combatives de leurs bases, la fédération CGT des cheminots et Sud Rail ont déposé un préavis de grève nationale reconductible par tranche de 24h, à compter du mardi 10 juin prochain à 19h.

 

Après l'ANI, la hausse de la TVA, le "pacte de responsabilité", les attaques contre les intermittents, les hôpitaux, le gel du traitement des fonctionnaires et maintenant ce passage en force sur la réforme ferroviaire, il est clair que le gouvernement PS, a fait le choix définitif de se suicider politiquement pour satisfaire les intérêts de classe du patronat.

 

Face à cette attaque de classe, nous n'avons donc rien à attendre de négociations à froid, rien à attendre d'amendements parlementaires, nous ne devons compter que sur nous-même, que sur nos propres forces pour les mettre genoux à terre et défendre nos intérêts de classe.

 

La grève reconductible est notre arme, pas pour peser sur des débats parlementaires, mais pour paralyser l'économie du pays, pour contraindre ce gouvernement au service de la finance de retirer son projet de loi mortifère et anti-social, et imposer une autre réforme.

 

Une réforme tenant dans la réintégration de RFF au sein de l'EPIC SNCF et dans l'unification de toute la famille cheminote sous un même statut de haut niveau, au sein d'un grand monopole public, au service des intérêts populaires en matière de transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises.

 

En nous plaçant ainsi en état de légitime défense sociale, en nous poussant ainsi à la lutte à mort contre cette attaque sans précédent de nos droits sociaux, le gouvernement joue un jeu dangereux : il prend le risque de fédérer autour de cette locomotive cheminote en colère, un train des luttes fédérant tous les travailleurs sur qui les coups pleuvent depuis trop longtemps...

 

A NOUS DE TRANSFORMER CETTE ATTAQUE HISTORIQUE CONTRE LES CHEMINOTS, EN DÉFAITE HISTORIQUE DE CE GOUVERNEMENT AUX ORDRES DE LA FINANCE !

 

 

 

SOURCE

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