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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 22:52
31 mars 2015

Par

On connaît le parti euro-sceptique AfD en Allemagne, qui est entré dans les assemblées de certains lander lors des dernières élections. Ce dernier vient de rédiger un mémorandum sur la question de la Grèce, qui est particulièrement intéressant par les points sur lesquels il insiste. Ainsi, AfD, qui se prononce à la fois pour une sortie de la Grèce de la zone Euro, mais aussi pour une dissolution générale de cette dernière est particulièrement sensible aux réactions anti-allemandes qui sont en train de se développer en Europe. C’est un thème que j’avais développé dans une note intitulée « Haïr l’Allemagne ? » publiée le 20 février 2015 sur ce carnet[1]. Ce texte insiste ensuite sur les problèmes insolubles posés à la compétitivité des pays membres de la zone Euro s’ils ne peuvent déprécier leur monnaie face à des économies qui sont de loin bien plus compétitive en raison d’une accumulation de facteurs (tant le capital que la formation de la main d’œuvre ). Il souligne enfin que les stratégies dites de « dévaluation interne » se sont révélées à la fois très coûteuses d’un point de vue social en Europe, et largement inefficace d’un point de vue économique. Elles ont plongé une partie de l’Europe dans la trappe de « l’Euro-Austérité » comme je l’indique depuis plus de deux ans.

Un débat européen.

Le débat à désormais lieu dans de nombreux pays de la zone Euro, en Allemagne (où il est porté tant par AfD que par une partie de Die Linke autour d’Oskar Lafontaine) qu’en Italie. Dans ce dernier pays, les prises de position de Stefano Fassina (ancien ministre et député du Parti Démocrate de centre gauche)[2], mais aussi celle d’hommes politiques de tout bord (de Forza Italia au Movimente 5 stelle) indique que la situation est en train de devenir critique. Ce débat a lieu au Pays-Bas, et aussi en Espagne. La France reste le seul pays où l’omerta de l’UMP et du PS a étranglé ce débat, qui est pourtant fondamental tant pour l’avenir de notre pays que pour l’avenir de l’Europe qui se dessine sous des couleurs de plus en plus sombres du fait de l’existence de l’Euro.

De fait, la question de l’Euro n’est pas seulement économique et financière. Elle l’est, à l’évidence, et l’on dit les conditions exigeantes, et jamais remplies, telle qu’une large Union de transferts, une union budgétaire et une union sociale, qu’il aurait fallu réunir si l’on avait voulu faire de l’Euro une réussite. Cela ne fut pas fait, et c’est l’ensemble des peuples des pays de l’Union Economique et Monétaire qui en paye la facture. Mais, la question de l’Euro est aussi, et désormais avant tout, une question politique. Ayant prétendu – certainement à tort – que l’Euro serait l’achèvement de l’Union européenne, les dirigeants des pays membres sont désormais terrifiés par la perspective de l’échec, que même les plus bornés d’entre eux aperçoivent, et par les conséquences politiques qu’ils en pressentent. Ils croient, et cela bien à tort, que la fin de l’Euro sonnerait le glas de l’Europe. Ils ne se rendent pas compte que c’est l’existence même de l’Europe qui dresse les peuples les uns contre les autres, qui ravive de vieux antagonismes, qui fait aujourd’hui de la guerre économique entre les pays membres le quotidien en attendant que l’affrontement militaire, il faut aujourd’hui le craindre, ne vienne se substituer à cette guerre économique. L’Euro détruit aussi chacun des pays membres en dressant les travailleurs contre les travailleurs, en inventant de nouveaux clivages selon que l’on profite de l’Euro (en réalité une petite minorité) ou que l’on voit son cadre de vie et de travail détruit par l’Euro, ce qui est désormais le quotidien d’une majorité. La réalité, et il faut en avoir conscience, est que l’Euro détruit l’Europe, non seulement dans ses structures institutionnelles, ce qui n’est après tout qu’un moindre mal, mais dans ses tréfonds politiques et culturels. L’Euro, c’est la guerre. Et c’est pourquoi la dissolution de la zone Euro n’est pas seulement un objectif économique souhaitable, c’est aussi une urgence politique de notre temps.

 

Alternative für Deutschland (AfD):

Manifeste pour le rétablissement économique de la Grèce

Alternative für Deutschland (Une alternative pour l’Allemagne) est un parti pro-européen qui souscrit fondamentalement aux principes de compétitivité, de subsidiarité et de bonne entente entre les nations européennes, persuadé que chaque nation européenne doit avoir la maîtrise de son destin économique. Dans ce but, AfD :

  •  Constate avec inquiétude que la politique qui consiste à sauver l’euro à tout prix (politique soutenue par le gouvernement Allemand) a conduit à une forte réaction anti-Allemande en Grèce.
  •  Souligne qu’une monnaie surévaluée a détérioré sans espoir d’amélioration la compétitivité de l’économie grecque, a contribué à y développer un chômage de masse et a enfermé une « génération perdue » dans une situation sans issue,
  •  Estime que le maintien de l’union monétaire sous sa forme actuelle est contraire aux intérêts de la société et de l’économie grecques, économie qui a besoin d’une forte dévaluation pour retrouver la voie de la reprise,
  •  Condamne la situation actuelle qui contraint les contribuables européens à porter à bout de bras une union monétaire qui a fait faillite et qui prolonge les souffrances de la population grecque, cette politique n’ayant aucune sorte de justification, ni économique, ni morale,
  •  Souligne que l’on ne peut attendre de l’Allemagne qu’elle réduise son niveau de compétitivité pour résoudre la crise de l’eurozone, tandis que la « dévaluation interne » ne peut réussir à améliorer la compétitivité de la Grèce,
  •  Soutient fermement que l’Europe dans son ensemble devrait se consacrer à améliorer sa compétitivité pour s’assurer une position de leadership sur la scène mondiale,
  •  Insiste sur le fait qu’il est de l’intérêt commun des contribuables européens et de la population grecque de mettre un terme à l’Union monétaire sous sa forme actuelle. Plus on la prolonge, plus lourdes seront les pertes que subiront à la fois les contribuables européens et la population grecque qui a déjà subi les effets destructeurs de la politique d’austérité,
  •  Affirme que tout projet de restructuration de la dette grecque doit être assorti d’un dispositif négocié de sortie de Grèce en dehors de la zone euro,
  •  Réaffirme qu’une telle sortie ne doit pas signifier une sortie de l’Union Européenne, ce que démontrent les exemples de plusieurs pays de l’Union qui ont à la fois une économie prospère tout en ne faisant pas partie de la zone euro,
  •  Soutient qu’au vu des dommages durables que la participation de la Grèce à l’union monétaire a infligé à ce pays il est essentiel de favoriser un retour de l’économie grecque à la croissance,
  •  Appelle les dirigeants européens à préparer l’ensemble des mesures juridiques et économiques qui pourront réduire le coût de la sortie de l’euro, à la fois pour la Grèce et pour l’ensemble des pays de la zone,
  •  Appelle les partis centristes européens, à collaborer à la mise en œuvre d’une procédure de sortie négociée pour les pays qui sont actuellement confrontés à de sérieuses crises économiques ; faute de quoi les partis extrémistes, de gauche et de droite, vont continuer à renforcer leur emprise sur la scène européenne.

 

[1] http://russeurope.hypotheses.org/3462

[2] Voir son interview du 26 mars 2015 sur http://www.liberoquotidiano.it/news/politica/11762844/Stefano-Fassina—L-euro.html#.VPcHBDnMRAo.twitter

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 22:40
Grèce : pourquoi le blocage semble indépassable

Par Romaric Godin

 

La troisième liste de réformes du gouvernement grec ne semble pas convenir aux Européens. La question de la nature des réformes et l’enjeu politique rendent un accord improbable.


30 mars 2015

Article initialement publié sur La Tribune.

Alexis Tsipras a déposé une nouvelle liste de réformes à Bruxelles. (Crédits : reuters.com)

Alexis Tsipras a déposé une nouvelle liste de réformes à Bruxelles. (Crédits : reuters.com)

Encore une fois, la Grèce a présenté ce week-end une liste de réformes au « groupe de Bruxelles » (nouveau nom trouvé à la troïka qui regroupe les représentants du FMI, de la Commission européenne et du FMI). Et encore une fois, la situation semble bloquée. Le jeu du chat et de la souris continue, pendant que la situation de l'économie grecque se détériore à vue d'œil.

La troisième liste de réformes grecques

Le vendredi 27 mars, Athènes a donc envoyé à Bruxelles une nouvelle - la troisième - liste de réformes. D'après ce qu'on en sait, les autorités grecques prévoient de dégager avec ces réformes 3 milliards d'euros et un excédent primaire de 1,5 % du PIB en 2015 - cet objectif a toujours été celui visé par Syriza. Le tout avec une croissance estimée à 1,4 % qui semble optimiste, mais rappelons que le 20 février, l'Eurogroupe avait promis de définir l'objectif d'excédent primaire « en relation avec les circonstances économiques. »

Que prévoit exactement cette « liste de réformes » qu'Alexis Tsipras avait promise à ses partenaires européens à l'issue du mini-sommet du 19 mars ? Il s'agirait d'abord largement d'améliorer les rentrées fiscales du pays, notamment par une modernisation de la collecte d'impôts, et sur le combat contre l'évasion fiscale. Le gouvernement grec entend aussi vendre des licences de jeux en ligne et de radiodiffusion (les licences de télévision n'ont jamais été officiellement attribuées) et prend en considération certaines privatisations. Un relèvement progressif de 42 % à 45 % du taux supérieur d'imposition sur le revenu (un des plus aisés à collecter, car prélevé à la source) est également au menu.

Globalement, cette liste ressemble aux deux précédentes envoyés les 23 février et 6 mars. Athènes serait cependant prête à relever certains taux de TVA sur les produits de luxe et sur les boissons alcoolisées pour satisfaire ses partenaires européens, mais on est loin du programme qui avait « fuité » dans la presse allemande lundi 23 mars et qui prévoyait un relèvement de la TVA sur les séjours dans les îles égéennes et un relèvement de l'âge légal de départ à la retraite. Cette « fuite » apparaît désormais plus comme un message envoyé aux autorités grecques que comme une « information » issue de ces dernières.

Blocage entre Bruxelles et Athènes

Au regard de ce programme, il semble évident qu'Alexis Tsipras n'a pas cédé aux vœux des Européens. Il a repris et développé ses « réformes » précédentes. Déjà, ce lundi 30 mars, les informations qui transpiraient dans le Wall Street Journal laissaient entendre que le « groupe de Bruxelles » n'était guère satisfait de cette liste qui était jugée « incomplète et trop imprécise. » Du reste, il semble improbable qu'un accord soit trouvé cette semaine, notamment après l'Eurogroupe téléphonique prévue ce mercredi. On n'a donc en réalité guère avancé.

Pourquoi ? Là encore, les informations parues dans la presse financières anglo-saxonnes ne laissent aucun doute. Le refus de cette liste de réformes repose sur l'absence de deux réformes : celle des retraites et celle du marché du travail. Il semble désormais évident que le « groupe de Bruxelles » ne donnera son feu vert au financement grec que si et seulement si le gouvernement d'Athènes accepte de mettre en place ces deux réformes. On conçoit donc dans ces conditions la réalité de l'initiative théoriquement laissée au gouvernement grec pour réaliser sa liste de réformes.

Les deux raisons de la position des créanciers

Pourquoi les créanciers insistent-ils sur ces deux réformes ? Pour deux raisons. La première est financière. Les dirigeants européens et leurs administrations sont persuadés que ces réformes « structurelles » sont des leviers de croissance potentielle qui, en favorisant la compétitivité coût du pays, lui permettront de mieux rembourser ses dettes. Mais au-delà de cette position, il existe évidemment aussi une raison politique (car rappelons que c'est là le seul véritable objectif de ce groupe de créanciers). Mais il serait naïf de ne pas non plus y voir un but politique : en faisant accepter ces mesures par un gouvernement « de la gauche radicale », on fait évidemment perdre toute radicalité à ladite gauche, on fait plier Syriza et on le ramène dans la logique économique qui est celle de la zone euro : seules les « réformes » qui visent à réduire le coût du travail sont d'authentiques réformes. La victoire que visent les créanciers est aussi idéologique. Il s'agit de détruire toute alternative.

On voit donc mal les Européens céder sur ces principes. Du reste, leur attitude prouve qu'ils n'y sont pas prêts. Depuis le 20 février, ils rejettent systématiquement les propositions de réformes venant d'Athènes afin d'imposer - sous la pression d'une situation financière et bancaire de plus en plus tendue - « leurs » réformes. Alexis Tsipras peut-il alors céder ? En réalité, le contenu de cette troisième liste montre aussi que le gouvernement grec est arrivé au bout de ses concessions. Contrairement à ce qu'on pouvait attendre la semaine passée, il n'y a pas eu de reddition de l'exécutif hellénique. Il y a eu quelques concessions supplémentaires, par exemple, sur des mesures ciblées de TVA et sur les privatisations, mais l'essentiel, le rejet de la logique austéritaire est conservé.

La réhabilitation de la parole politique en Grèce

Surtout, là aussi, il semble peu probable qu'Athènes cède sur les deux « réformes » exigées par les Européens. D'abord, parce qu'elles seraient en contradiction totale avec les engagements de Syriza et ses alliés. Certes, les promesses, peut-on dire, sont faites pour être oubliées. Sauf que Syriza a déjà oublié plusieurs de ses promesses : le gouvernement a ainsi convenu qu'il fallait relever progressivement le salaire minimum. On peut imaginer qu'il puisse renoncer à la réévaluation des retraites. Mais ce que demandent les européens est différent : c'est un oubli total des engagements par l'adoption d'une politique opposée à celle visée par Syriza. Or, les Européens oublient ce que peut valoir le respect de la parole politique dans un pays où elle a tant été dévaluée. La popularité d'Alexis Tsipras tient à ce respect de ses engagements et c'est une popularité qui dépasse les seuls rangs de Syriza. Quiconque s'est rendu en Grèce pendant la campagne électorale a pu mesurer les attentes de ce point de vue. Trahir cette attente serait mettre en danger rien moins que la démocratie hellénique. Alexis Tsipras n'est pas prêt à prendre ce risque.

Le refus de la logique économique des créanciers

Mais ce refus se base aussi sur une logique économique qui dénote un fossé immense sur la vision économique. Pour le gouvernement grec, ces réformes désirées par les Européens sont des mesures austéritaires. Elles ne permettront pas le redressement du pays. Du reste, n'oublions pas que le gouvernement précédent, pourtant « pro-européen », n'en voulait pas. Du point de vue grec, en effet, ces réformes représentent un « toujours plus » difficilement acceptable dans un pays qui a perdu plus de 24 % de son PIB et pour une population qui a vu son patrimoine fondre d'un tiers. Sur le marché du travail, ce que veulent les Européens, c'est réduire encore la capacité de négociations collectives salariales des syndicats (on notera que l'on est, ici, assez loin de la fameuse « économie sociale de marché » présentée souvent pourtant comme un modèle pour l'Europe). Or, cette capacité a déjà été largement amputée depuis 2010 et les salaires ont beaucoup baissé en Grèce, sans que pour autant, ni la croissance, ni les exportations n'en profitent réellement.

Quant au système des retraites, demander de nouvelles coupes ou un allongement du report du départ à la retraite, c'est refuser de voir l'envers de la médaille, notamment le développement de la pauvreté dans le pays et l'importance qu'ont ces retraites pour soutenir le niveau de vie des plus jeunes. C'est aussi refuser de reconnaître que dans un pays où le taux de chômage est de 26 %, il n'y a pas de sens à reporter l'âge légal de départ à la retraite à 67 ans (date totémique qui fait référence à la réforme allemande de 2007 qui prévoit, rappelons-le, l'application de cette réforme en... 2030 et qui a déjà été écornée par le gouvernement d'Angela Merkel qui a permis des départs à 63 ans).

Sacrifier le « court terme », encore une fois ?

Chacun sait que le problème du budget grec, c'est d'abord l'efficacité de la récolte des impôts - le gouvernement grec veut précisément s'y attaquer - et l'absence de vraie croissance dans le pays. Athènes demande que l'on enlève l'épée de Damoclès de ces « réformes » négatives pour l'emploi et la consommation au-dessus du pays afin, précisément, de favoriser la croissance. Face à lui, les Européens reprennent leur vieille chanson des « sacrifices d'aujourd'hui pour le bonheur futur. » Dans un pays dévasté depuis 5 ans par la crise et l'austérité, cette chanson n'est plus à la mode. Non seulement le « court terme » s'est mué en « long terme », mais il semble désormais vain de croire encore que la confiance des investisseurs renaîtra par ce type de « réformes. » Ce qu'il faut à la Grèce, c'est un soutien à sa demande intérieur et un plan de reconstruction industrielle. En théorie, l'intérêt des créanciers serait de participer à cette tâche. Mais la dimension politique de l'affaire leur ôte apparemment le sens de leurs intérêts.

La rupture inévitable ?

Bref, le blocage est total. Alexis Tsipras, par cette troisième liste de réformes a confirmé qu'il ne veut pas des deux « réformes » des retraites et du marché du travail que les Européens placent comme conditions absolues à leur soutien à la Grèce. Comme les créanciers ont tout intérêt à jouer la montre pour que le « nœud coulant » financier se resserre, un compromis est peu probable. La perspective d'une rupture semble désormais de plus en plus proche et il semble que chacun s'y prépare. Lors du défilé de la fête nationale du 25 mars, une femme a lancé un message d'encouragement à Yanis Varoufakis, le ministre hellénique des Finances. Ce dernier a répondu : « il faudra nous soutenir aussi après la rupture. » Faut-il y voir la preuve que cette rupture est acquise ? L'accord avec les créanciers semble en tout cas désormais très difficile.

Source : latribune.fr

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 22:20
Le 29 mai prochain naîtra un mensuel hors du commun

le ,

Un Conseil des ministres commun franco-allemand se tient aujourd’hui (31 mars) dans la capitale allemande. François Hollande et ses ministres – à l’exception du premier d’entre eux, resté in extremis à Paris pour consoler les députés socialistes de l’amère défaite électorale – font donc le voyage de Berlin.

Parmi les sujets au menu figurent divers projets bilatéraux en matière d’industrie militaire : la réalisation d’un satellite de surveillance de nouvelle génération, ainsi que le développement de drones (aéronefs sans pilote) de moyenne altitude à l’horizon 2025. Les projets d’armement semblent être décidément l’un des seuls domaines où l’industrie continue de raisonner à long terme… Ces discussions interviennent au lendemain d’une rencontre des ministres de la Défense allemand, polonais et français (« groupe de Weimar »). Elles prennent place dans la perspective du Conseil européen prévu les 25 et 26 juin, qui traitera en particulier de la « politique de sécurité et de défense » européenne commune.

Mais les observateurs qui suivent le président français au jour le jour notent que ce dernier compte d’abord et avant tout « rassurer » la chancelière allemande sur la poursuite des « réformes » engagées par son gouvernement, tant en matière de restrictions budgétaires que de « flexibilisation » du marché du travail. Le cap sera maintenu malgré la débâcle subie par la gauche lors des scrutins départementaux des 22 et 29 mars – tel est le message que le maître de l’Elysée veut faire passer.

Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, sera naturellement du voyage. Un de ses proches indiquait ainsi : « il y a une vraie conviction en Allemagne que la France fait des réformes (…) Il faut montrer que ce processus avance quelles que soient les échéances électorales, que cela ne change pas les projets de réformes, au contraire ». On notera le « au contraire », qui, si les mots ont un sens, laisse entendre que plus le désaveu populaire est fort, plus les dirigeants se sentent poussés à poursuivre dans la voie engagée.

M. Macron en profitera pour donner une conférence devant des étudiants d’une école de commerce – dans la langue du business. Un ministre français s’adressant sur le sol allemand à des étudiants allemands… en anglais, voilà qui donne la mesure du rapport qu’entretiennent les gouvernants tricolores aux dogmes dominants de la mondialisation. Et ce, dans le cadre d’un déplacement que le chef de l’Etat entend mettre à profit pour « rassurer » les dirigeants d’outre-Rhin quant à l’application zélée des règles et disciplines mises en musique par Bruxelles.

Non sans candeur, plusieurs gazettes ont annoncé le voyage présidentiel en titrant : « Hollande se rend à Berlin ». Ils ne pouvaient mieux dire.

D’ici la parution du premier numéro de Ruptures, le 29 mai, ce site vous propose chaque jour – gratuitement ! – une info commentée (souvent au second degré).
Mais pour assurer son lancement, Ruptures a besoin de
votre participation financière, et vous propose en échange un préabonnement.
Ne remettez surtout pas à demain ce que vous pouvez faire aujourd’hui !

 

 
 
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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 22:11

Bulgarie : manifestation contre l’Otan

Bulgarie : manifestation contre l’Otan

Manifestation en Bulgarie contre l’OTAN

Manifestation en Bulgarie contre l’OTAN (source : blog de Danielle Bleitrach)

Cinq navires de patrouille de l’OTAN sont arrivés au port de Varna dans le cadre des exercices militaires commune Bulgarie/Turquie/Roumanie. 

Un rassemblement sous le slogan « L’OTAN dehors! » a eu lieu dans la capitale de la Bulgarie. 

À Sofia, le 29 mars, devant l’immeuble de la présidence bulgare s’est tenue une manifestation pour exiger le renoncement au déploiement du centre de commandement de l’OTAN dans le pays et l’installation des bases militaires pro-américains, enfin réclamant de mettre fin à l’adhésion à l’Alliance Atlantique et de mettre fin à la politique de sanctions contre la Russie. « Non à la guerre ! Oui à la paix! "  , scandaient les manifestants. Les participants au rassemblement arboraient des pancartes avec des slogans: « avec l’Europe, mais jamais contre la Russie », « OTAN, hors de la Bulgarie. »

La Bulgarie est le pays qui a toujours manifesté une véritable amitié pour la Russie et aujourd’hui il y a un rejet massif de l’UE, des illusions sur l’adhésion et un refus de l’OTAN. La nation bulgare est historiquement liée à la Russie, en raison du rôle décisif qu’Alexandre III, le « Tsar libérateur », a joué dans l’affranchissement d’un peuple qui vivait depuis plusieurs siècles sous la tutelle ottomane et par une grande proximité culturelle : les chrétiens sont de religion orthodoxe, la langue bulgare, proche du russe, s’écrit également en lettres cyrilliques et beaucoup de Bulgares sont russophones.

[...] Lire la suite de l'article ici
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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 22:03
Lu sur "canempechepasnicolas"
"L'Otan hors de la République tchèque ! "

Manifestation contre l’OTAN A PRAGUE,

le convoi militaire US

doit être protégé par l’armée tchèque…

30MAR

Le deuxième régiment de blindé des Etats-Unis qui se rend aux limites orientales de l’OTAN a organisé trois colonnes en une marche de propagande qui traverse les pays Baltes, la Pologne et la république tchèque. Les militaires étatsuniens expliquent qu’il ne s’agit pas d’une manifestation de force.

Pourtant normalement les véhicules blindés sont transportés d’un pays à un autre dans des convois couverts en chemin de fer. Mais cette fois, l’Etat major a décidé de réaliser la manœuvre ayant pour destination la cité allemande de Viselck de la manière la plus ouverte et la plus provocatrice possible. Le convoi s’est heurté à la mobilisation tchèque, celle des militants de la paix mais aussi celle des communistes tchèques.

 
Photo de Луганск Обком КПУ.
Photo de Луганск Обком КПУ.
Photo de Луганск Обком КПУ.
Photo de Луганск Обком КПУ.
Une d'écran d'une vidéo de RT

EN RÉPUBLIQUE TCHÈQUE, MANIFESTATION  CONTRE LE PASSAGE DES TROUPES AMÉRICAINES À TRAVERS LE PAYS.

Les communistes avaient organisé sur  la  principale place de Prague une manifestation pour protester contre l’OTAN. « Honte de l’OTAN! », ont scandé les manifestants, qui ont tendu des banderoles: « Arrêtez le convoi américain! » et « Nous n’avons pas besoin du Salut américain! ». Quelques manifestants pro-Otan sont venus avec des drapeaux américains, ceux de l’OTAN et ceux de l’Ukraine tenter de perturber la manifestation pragois, mais s’il y a eu quelques échanges vifs, il n’y a pas eu de bagarres.

 

Il paraît évident que les Tchèques n’apprécient pas le passage d’un tel convoi sur leur territoire…

Les motifs de la décision du passage d’un tel convoi dans une marche officielle ont été expliqués par le commandant en chef de l’armée des Etats-Unis en Europe, le lieutenant général Frederick ‘Ben » Hodgez cité par le périodique digital « Army Times ». L’objectif essentiel – a-t-il dit- est d’assurer à certains alliés qui vivent près de ce machin que nous sommes à leurs côtés. Il faisait allusion  à la Russie. Dans le même temps les hélicoptères Pave Hawk des Etats-Unis attérissaient en Lettonie.

Les manifestants anti-OTAN se sont prononcés contre les manœuvres «Operation Dragon Ride» de l’Alliance auxquelles participent plus de 100 Strykers américains qui s’arrêtent dans une nouvelle ville européenne chaque nuit.

La semaine passée, les autorités tchèques ont autorisé l’opération sans qu’il n’y ait eu de débat au parlement, a rapporté l’agence de presse Pressenza.
le passage d’une telle colonne a été perçu de manière différente par les habitants des pays concernés. Ainsi les communistes tchèques ont dénoncé cette manœuvre en affirmant qu’elle perturbait la vie des habitants et qu’ils n’avaient pas besoin d’une telle protection. Le gouvernement tchèque a été obligé d’encadrer le convoi et la machinerie militaires des Etats-Unis avec sa propre armée pour éviter que d’éventuelles manifestations tournent à la provocation dans le cadre de violentes manifestations collectives..

A los checos se les prohibe tirar tomates y huevos al convoy militar de EE.UU.Non seulement l’armée tchèque a dû accompagner le convoi censé être charger de lui assurer la protection des Américains mais elle avait dû légiférer et menacer ses citoyens.

Ainsi la République Tchèque avait très officiellement interdit de jeter des tomates et des œufs contre les convois militaires des Etats-Unis qui passent par là pour se rendre en Europe orientale. Il était prévu que de telles actions seraient sanctionnées par des peines pouvant aller jusqu’à trois ans de prison et dix ans dans un cas grave. . Si quelqu’un s’avisait de jeter des œufs ou des tomates, l’actes devrait être classé comme perturbation de l’ordre public, selon la législation tchèque ou « atteinte à la propriété, la télévison locale TV Nova avait largement diffusé l’interdit Dans le même message il avait été averti que le « sabotage et ou les attaques contre la Constitutionnalité de la République comprenait de mettre en cause sa capacité de défense ce qui relevait la peine à 12 ans d’emprisonnement.

 

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 17:45
Notre ami Canaille le Rouge a écrit ce texte.  Merci à lui.

 

Faut-il pleurer, faut-il en rire ...?

 

Tous ça n'empêche pas Nicolas

qu'la Commune n'est pâs morte...

Paysage après la bataille

La douleur est d'autant plus forte qu'elle s'enroule sur le nerf à vif des illusions.

Depuis Epinay 1972 que le PS travaille à casser les outils de luttes du monde du travail (avec des complicités internes qui ont fait de dirigeants communistes d'hier des socialistes d'aujourd'hui ou des ballons rouges captifs des précédents),  il était temps que le PS s'en prenne une. Il vient de se la prendre, Canaille le Rouge ne pleurera pas.

Certes le paysage n'est pas folichon mais disons le simplement, devant tant de trahisons, tant de mensonges, tant de coups bas, devant tant de répressions dans les entreprises, de conquêtes sociales passées  au broyeur par ses élus, la déculottée que ramasse le PS est une bonne nouvelle.

Une droite et son extrême suffisent sans avoir en plus à continuer de trainer des Ganelon dans le paquetage.

Le débat qui s'ouvre n'est pas de savoir quelles alliances passer. La stratégie des alliances de sommets, les combines de hors sol viennent de produire ce KO debout des forces dites de gauche. 

Y retourner serait une gourmandise suicidaire.

Arrive à maturité la question que se posait les premiers syndicalistes dès 1905, ceux de Tours en 1920 : de quel outil politique a-t-on besoin pour faire que nos luttes quotidiennes participent à tracer le chemin d'une alternative qui fasse réelle rupture au capitalisme et à son système d'exploitation intégré où le niveau et le  taux profit réglent la cadence.

On ne réglera pas cela ce soir, mais dès ce soir la question doit être posée le plus largement possible et  surtout pas seulement à ceux qui se sentiraient dépositaires d'une mission, aux gardiens d'un temple dogmatique lié à sa propre chapelle ; c'est la certitude à terme de renouer à ce qui conduit à la situation de ce 29 mars.

Non, c'est à l'ensemble du monde du travail de la culture de la création de s'en emparer. Aux forces sociales et associatives qui mènent un travail militant quotidien de terrain pour limiter les conséquences de la crise et cherchent des pistes pour en sortir.

C'est, résumé dans une idée claire, remettre sur le métier le choix des Communards, le pari communiste.

Ne pas attendre que les forfaits du jour ne reprennent leur souffle. Le 9 avril, exiger des salaires, des pensions, des services publics, secouer le paletot à tous les Valls Macron et autres Bartolone et leurs écuyers, les obliger à cesser de jouer les chiens de garde du patronat. 

Cela s'appelle la lutte de classe et ce n'est pas une invention du printemps 2015.

 

Les paroles ...à reprendre et à méditer.

 


On l’a tuée à coups de chassepot, 
À coups de mitrailleuse 
Et roulée avec son drapeau 
Dans la terre argileuse. 
Et la tourbe des bourreaux gras 
Se croyait la plus forte.

Refrain
Tout ça n’empêche pas Nicolas 
Qu’ la Commune n’est pas morte. 
Tout ça n’empêche pas Nicolas 
Qu’ la Commune n’est pas morte !

Comme faucheurs rasant un pré, 
Comme on abat des pommes, 
Les Versaillais ont massacré 
Pour le moins cent mille hommes. 
Et les cent mille assassinats, 
Voyez ce que ça rapporte.

On a bien fusillé Varlin, 
Flourens, Duval, Millière, 
Ferré, Rigault, Tony Moilin, 
Gavé le cimetière. 
On croyait lui couper les bras 
Et lui vider l’aorte.

Ils ont fait acte de bandits, 
Comptant sur le silence. 
Achevez les blessés dans leur lit, 
Dans leur lit d’ambulance 
Et le sang inondant les draps 
Ruisselait sous la porte.

Les journalistes policiers, 
Marchands de calomnies, 
Ont répandu sur nos charniers 
Leurs flots d’ignominie. 
Les Maxim’ Ducamp, les Dumas 
Ont vomi leur eau-forte.

C’est la hache de Damoclès 
Qui plane sur leurs têtes. 
À l’enterrement de Vallès, 
Ils en étaient tout bêtes 
Fait est qu’on était un fier tas 
À lui servir d’escorte

C’ qui prouve en tous cas Nicolas, 
Qu’la Commune n’est pas morte. 
C’ qui prouve en tous cas Nicolas, 
Qu’la Commune n’est pas morte !

Bref tout ça prouve au combattant 
Qu’ Marianne a la peau brune, 
Du chien dans l’ ventre et qu’il est temps 
D’crier vive la Commune ! 
Et ça prouve à tous les Judas 
Qu’si ça marche de la sorte

 

Ils sentiront dans peu nom de Dieu, 
Qu’la Commune n’est pas morte. 
Ils sentiront dans peu nom de Dieu, 
Qu’la Commune n’est pas morte !

Rédigé par Canaille Lerouge

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 16:08
Communiqué de l'AFPS
Salah Hamouri, interdit d’étudier, victime de l’arbitraire militaire

http://www.france-palestine.org/Salah-Hamouri-interdit-d-etudier-victime-de-l-arbitraire-militaire

Salah Hamouri, pour qui nous nous sommes battus au long de ses si longues années de détention, vient de recevoir un « ordre militaire » lui interdisant, pour raisons de sécurité et pour une durée de six mois, d’entrer en Cisjordanie. Sans donner le moindre indice, le commandant militaire évoque de « sérieux doutes pour la sécurité de l’Etat et des citoyens » à l’appui de sa décision. Ainsi pour protéger les citoyens israéliens, Salah n’est plus autorisé à se rendre de Jérusalem à Ramallah ! L’arbitraire militaire semble là poussé jusqu’à l’absurde.

Salah est étudiant en droit à Ramallah dans une antenne de l’université d’Al Qods. Cet ordre militaire s’il est appliqué signifie qu’il n’est tout simplement plus autorisé à suivre ses cours et à se présenter à son examen de fin d’année en juillet ce qui le privera de son diplôme.

Salah, qui est résident de Jérusalem, a passé sept années de sa jeunesse dans les prisons de l’occupant. Dès sa libération il a voulu vivre pleinement comme les autres jeunes de son âge et construire sa nouvelle vie pour devenir avocat, sans rien renier de son combat pour la liberté.

Avec cette mesure, il s’agit pour l’autorité militaire israélienne de chercher à le casser. Il n’est pas le seul dans son cas. Cette volonté de briser leurs espoirs personnels s’applique à tous les jeunes qui sortent de prison dès lors qu’ils ne donnent pas l’impression d’avoir renoncé à leur engagement. C’est une entreprise politiquement stupide et vouée à l’échec, mais profondément inhumaine et destructrice.

Salah est Palestinien, il est aussi Français. De ce fait nous demandons aux autorités françaises de mettre tout en œuvre pour qu’il puisse bénéficier des mêmes droits que les autres citoyens français vivant dans le ressort de compétence du Consulat général de France à Jérusalem.

Salah a le droit d’étudier, d’aller et de venir, le droit de vivre, tout simplement ! Les autorités françaises doivent se battre pour que ce droit lui soit reconnu.

Le Bureau national
Paris, le 30 mars 2015
--

Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 15:45

Interview de Valéry Giscard d'Estaing repris sur le blog Les Crises.fr Bien sûr l'UE reste incontournable pour le promoteur du traité constitutionnel européen.  A lire sur les questions internationales.   Cliquez sur le titre ci-dessous pour retrouver l'article entier.

 

“Avec leurs sanctions contre la Russie, les États-Unis ont enfreint le droit international”, par Valéry Giscard d’Estaing

Oubliez le début sur le projet utopique Europa, et appréciez la pertinence de la vision internationale de cet homme de 89 ans…

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 21:53

Les négociations avec la Grèce et les "lignes rouges"

Le nouveau gouvernement grec poursuit ses discussions avec ses créanciers (UE,BCE,FMI), la Troïka bien connue, qui est maintenant étiquetée "les trois institutions". Les médias internationaux, comme le gouvernement lui-même, donnent l'impression qu'ils cherchent une autre sorte de gestion de la crise en Grèce et que les "institutions" exercent en même temps une pression sur elle. Le gouvernement recule constamment et clame en même temps qu'il "manœuvre", selon les paroles du Premier ministre, A.Tsipras parce qu' "ils nous ont mis un piège dans la bataille de l'Europe" (...) avec l'objectif d'étouffer financièrement le gouvernement pour le renverser (...) Ils ont érigé chaque chose pour nous couler ... et le pays."

 

Cependant, au même moment, le Ministre des Finances, Y. Varoufakis, a clarifié que les manœuvres et les reculs du Gouvernement grec ont aussi certaines "lignes rouges", que le gouvernement grec ne doit pas tenter de dépasser. Il est de notre intérêt  d'examiner ce qu’elles sont: 

 

Selon le Ministre, les "lignes rouges" sont basées dans la solution de "trois équations et de trois inconnues". Comme il a expliqué:

 

* Un excédent  principal doit être sécurisé qui "ne doit pas tuer le secteur économique privé",

 

* En rapport à la structure de la dette (ce qui doit être payé, (à qui et quand),

 

* Et cela est aussi lié à l'objectif pour qu'il y ait plus d'investissements que des économies financières, (c'est à dire le capital ne devrait pas stagner mais devrait être investi)

 

Toutefois, ce qui est relaté  ci-dessus démontre que la seule "ligne rouge" de la coalition gouvernementale SYRIZA-ANEL est le soutien pour la récupération capitaliste. Parce que les trois inconnues "x”, que le gouvernement met en trois équations, ont un contenu:

 

En relation à la question des investissements, il nous est dit  que sans la création d'un environnement pour les investissements, il 'y aura pas d'amélioration. Et il n'y aura pas d'investissements à moins qu'il y a un terrain convenable pour les capitalistes, c'est à dire, il n'y aura pas d'investissements si l'argent de l'État n'est pas rendu disponible. S'il n'y pas des exonérations fiscales , si un environnement de l'investissement n'est pas créé qui demande d'être plus "bénéfique" aux partenariats publique privé, si les " coûts du travail" ne sont pas réduits etc..

 

Dans l'équation au sujet de l'excédent l'inconnu "X" signifie, parmi d'autres choses, la promotion des mesures (par le gouvernement SYRIZA-ANEL) qui furent décrites dans le mémorandum signé par le précédent gouvernement de "droite" et qui sont apparentées à la réduction du recrutement dans les municipalités, des réductions sur les fonds annuels pour les hôpitaux, l'engagement dans le cadre de l'accord avec les "institutions" pour de nouvelles réductions des dépenses de l'État  à l'éducation,  la santé,  la défense, aux municipalités, aux acquis sociaux, au transport etc..

 

Dans l'équation au sujet de la dette, le gouvernement demande que le peuple mette la main à la poche pour la dette dont il n’est pas responsable.

 

En même temps, le gouvernement présente ce qui suit comme du "patriotisme": sa détermination de promouvoir ces axes qui ne mentionnent pas les pertes énormes des couches populaires dans la période de crise et il promet un peu de miettes pour soulager ceux qui vivent dans une pauvreté extrême, comme l'a démontré  le projet de loi récemment déposé par le gouvernement. 

 

Le programme du gouvernement ne dit rien au sujet du salaire moyen qui a été réduit de 25% dans les années récentes, l'énorme augmentation des impôts, directs et indirects, que les travailleurs ont déjà payés, au sujet des réductions des salaires et des pensions, au sujet de l'augmentation du coût de la vie. Les niveaux de vie des couches populaires pour la plupart ont reculé de 50% durant la période de la crise. 

 

Ainsi, pendant que la négociation du gouvernement SYRIZA-ANEL avec les créanciers se développe, le programme qui sera appliqué par le gouvernement ne mènera pas à la récupération des énormes pertes  subies  par les couches populaires dans les récentes années.

 

La négociation du gouvernement est liée à comment la classe locale au pouvoir sera financée. La réduction du principal excédent, qui est au centre des discussions, sera traduite en de nouveaux subsides pour le capital, qui seront étiquetés en utilisant le terme à la mode de " reconstruction productive". 

 

A l'opposé, le gouvernement a promu le paiement des impôts comme un devoir patriotique. Ce sont des impôts qui ont été imposés aux travailleurs et autres couches populaires par les précédents gouvernements. Certainement, les grands actionnaires des groupes monopolistes, avec 140 millions d'euros à l'étranger, continuent de demeurer hors des violentes critiques. Les armateurs continueront de payer le minimum d'impôts. Les grands industriels au nom du "renforcement de la compétitivité de l'économie nationale” attendent de nouveaux subsides du gouvernement SYRIZA-ANEL. Le résultat sera qu'encore une fois les couches populaires supporteront le fardeau de la crise capitaliste et le retour de l'économie à la croissance capitaliste. 

 

Le "patriotisme" du gouvernement concerne une fois de plus le renforcement de la classe au pouvoir dans sa guerre contre les autres. Le pauvre peuple, qu'il soit avec les vainqueurs ou les perdants dans cette guerre, continuera à souffrir  de la misère, du chômage, de la pauvreté, de la violation de ses droits sociaux.

 

Un nouvel accord entre le gouvernement et les "trois institutions" n’est pas une solution pour le peuple. Le nouvel accord poursuit l'application des lois anti-ouvrières et antipopulaires, qui ont été déjà passées, et auxquelles s'ajouteront de nouvelles, en liaison avec les engagements faits par le gouvernement de coalition. La solution ne réside pas dans les négociations avec l'UE et le FMI (c'est à dire les États-Unis) qui sont menées prétendument pour la "fin de l'austérité", mais qui en fait visent à assurer de plus grandes marges pour la disposition de fonds de l’État pour le capital local, pour le soutien de l’État de la récupération capitaliste. 

 

La solution est d’intensifier la lutte pour récupérer ce que les travailleurs ont perdu dans les récentes années, pour satisfaire les besoins contemporaines du peuple. C'est la "ligne rouge" pour les ouvriers, qui demande le conflit et la rupture avec les "partenaires", les unions impérialistes, comme l'UE et l'OTAN; et  aussi bien avec ceux qui possèdent le pouvoir et les moyens de production, avec le capital lui-même"

 

Le Parti communiste de Grèce 

 

Le 11 mars 2015

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 09:41

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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