Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
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L'UNASUR exige des Etats-Unis qu'ils retirent leurs bases militaires d'Amérique
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Claude Mazauric Mercredi, 3 Octobre, 2012 Humanite.fr Chronique de L’histoire contemporaine toujours sous influence, d' Annie Lacroix-Riz, Paris. En 2004, parut au Temps des cerises sous le titre prosaïque L’histoire contemporaine sous influence la première édition du présent essai : sa réédition entièrement refondée, élargie, corrigée et complétée, s’insère désormais dans le d
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP)
Le 5 avril 2015
Dans la déclaration des organisations syndicales CGT, FO et Solidaires signée le 17 février, le mot d’ordre pour le 9 avril est de « lutter contre l’austérité ». Mais malgré le rôle prépondérant joué par l'Union européenne dans les politiques nationales, le nom de cette dernière n'est évoqué nulle-part. L’air de « l’Europe sociale » que les organisations syndicales françaises ont joué pendant si longtemps serait-il devenu inaudible au point qu'elles renoncent à le jouer ?
(…)
Pour lire la suite cliquez ci-dessous
http://www.m-pep.org/spip.php?article3944
Un peuple a-t-il encore le droit de choisir sa politique souverainement en Europe?
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La gauche conquérante doit affronter l’Union européenne
par Cédric Durand économiste à l’université Paris-XIII (*)
Longtemps, la gauche considéra l’Europe comme un élargissement de l’espace. Notre maison commune, plus vaste et plus ouverte. Bien sûr, le raidissement néolibéral impulsé de Bruxelles était combattu. Nous luttions pied à pied contre les traités sanctifiant la concurrence et les libertés du capital. L’Union européenne (UE) n’en incarnait pas moins notre destinée politique. Il fallait changer l’Europe.
Les réponses à la crise coordonnées depuis Bruxelles imposent une sérieuse révision de doctrine. Les pouvoirs des institutions démocratiquement déficientes de l’UE, et en particulier ceux de la BCE, se sont considérablement renforcés. L’agenda de la stabilité financière a ouvert grand les vannes des financements publics aux banques et aux investisseurs. Avec l’affirmation du césarisme bureaucratique européen, la souveraineté des marchés prend le pas sur celle des peuples. On réserve à ceux-ci l’austérité à perpétuité et une charge sabre au clair contre les droits sociaux.
Violemment antipopulaire, l’Union européenne est un dispositif de domination qui détruit l’idée même d’Europe. Loin de rapprocher les populations du continent, elle les dresse les unes contre les autres dans d’absurdes comptes d’apothicaire. Que des hommes politiques et des commentateurs en viennent à agiter le chiffre de 750 euros que les Hellènes doivent prétendument à chaque Français est tristement révélateur… Flatter les égoïsmes nationaux n’a rien de glorieux. Mais pour sauver l’Europe de la finance et des multinationales, il est impératif de marginaliser la première rupture avec le néolibéralisme apparue sur le Vieux Continent.
La victoire électorale de Syriza est l’occasion d’une clarification essentielle. Est-il possible pour des forces de gauche de mettre en œuvre le mandat démocratique qui les a portées au pouvoir tout en restant dans l’euro ? La réponse est non, sans ambiguïté. Le panache et la détermination de la nouvelle équipe dirigeante grecque se sont heurtés à un mur du refus. Sous la menace d’un étranglement financier immédiat, le gouvernement a été acculé le 23 février à un accord intérimaire qui tourne le dos au programme qui a fait le succès de la coalition de la gauche radicale : non à la restructuration de la dette, retour de la troïka, réponse à l’urgence humanitaire à coût budgétaire nul, report des augmentations salariales sine die, poursuite des privatisations...
Ceux qui espéraient faire bouger les lignes de la gouvernance européenne en sont pour leurs frais. Pour Syriza, la leçon est rude. Au bout de la confrontation engagée, il n’y a que deux options : soit la déroute politique, soit la sortie de l’euro. Un plan B préparé de longue date par une partie de la gauche grecque et qui a désormais toutes les chances de se réaliser à brève échéance.
Cette séquence est riche d’enseignement pour la gauche européenne dans son ensemble. L’UE est le fruit d’un internationalisme du capital. La montée en puissance d’institutions supranationales a permis de contourner les acquis des luttes ouvrières du passé sédimentés dans les vieilles structures étatiques. L’ordre juridique européen cristallise et nourrit la dégradation des rapports de force qui s’est produite depuis les années 1980. En mettant à son sommet le principe de concurrence et la stabilité financière, l’UE cantonne les droits sociaux et les services publics au rang de variables d’ajustement. Si la gauche relève la tête dans tel ou tel pays, renverser la hiérarchie des priorités n’est malheureusement pas possible au niveau européen. La désynchronisation des rythmes politiques et sociaux et la fragmentation des arènes politiques nationales interdisent d’envisager à court terme une confrontation politique d’ampleur directement européenne. Pour le camp de l’émancipation, retrouver le chemin des victoires et des conquêtes signifie ainsi affronter l’UE. C’est en soutenant les peuples les plus avancés dans ce combat que se construit l’internationalisme du XXIe siècle sur notre continent.
(*) auteur du Capital fictif. Comme la finance s’approprie notre avenir. Les Prairies ordinaires, 2014.
Blog d'information et d'analyse des mouvements politiques
Jonathan LefèvreNick Dobbelaere
Ils étaient rouges ou verts. Ils étaient ils ou elles. Ils étaient Gantois ou Liégeois. Ils étaient à Bruxelles dimanche ou à Courtrai mardi. Ils étaient du service public ou de secteur privé. Ils étaient les bourgeons et ils sont les fleurs du printemps social. Des dizaines de milliers de fleurs contre ce gouvernement des 1 %. Petit tour de Belgique à l’occasion de cette journée d’action syndicale de ce 1er avril.
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20 000 personnes à la Grande Parade organisée par les mouvements citoyens Tout autre Chose et Hart boven Hard à Bruxelles ce dimanche. 7 000 à la manifestation en front commun syndical à Bruxelles le lendemain. 600 à Courtrai le mardi, 2 500 à Malines, 800 à Hasselt, 2 000 à Namur, 1 500 à Gand, 8 000 à Liège et 12 000 à Charleroi ce mercredi. Avec 35 000 participants, la semaine de la résistance sociale est une réussite pour les travailleurs et une mauvaise nouvelle pour le gouvernement. Solidaire est parti aux quatre coins du pays à la recherche de ce printemps si ardemment désiré et que les nuages ne pourront occulter.
Le monde syndical de toute la province d’Anvers s’était donné rendez-vous à Malines. 2 500 manifestants ont marché de la gare à la Grand-place. Une importante délégation (300 personnes) du fabriquant d’autocars Van Hool s’est jointe au cortège.
Les manifestants voulaient prouver que la protestation ne s’arrêterait pas tant que le gouvernement ne cédait pas.
La CSC et la FGTB lançaient un message que tout le monde pouvait comprendre : ce ne sont pas aux travailleurs à payer la crise mais bien aux plus riches. Message porté aussi par la délégation du FAN (Financieel actie netwerk, réseau pour la justice fiscale).
Ilse Dielen, secrétaire provinciale de la CSC Anvers : « Nous devons encore nous voir plusieurs fois, car ce gouvernement reste complètement sourd à nos revendications. »
Le secrétaire régional de la FGTB, Joeri Hens, insistait encore une fois sur l’importance du front commun syndical : « Ils essaient depuis des mois de briser le front commun. Ici, à Malines, nous leur faisons bien comprendre que le front commun ne cède pas. »
Malgré le mauvais temps, 12 000 Hennuyers ont participé à la journée d’action en front commun syndical. « Nous sommes révoltés par les mesures du gouvernement fédéral qui ne veut rien entendre malgré le large mouvement social de novembre et décembre dernier », selon un délégué CSC.
Ici, c’est la remise au travail des prépensionnés qui fâche particulièrement. Toute une série d’entreprises sont concernées, comme Caterpillar. « C’est ici, dans la rue, qu’on fera reculer le gouvernement ».
Une forte mobilisation est venue du Hainaut occidental (Tournai) et des syndicalistes du Brabant wallon sont venus en renfort.
Enormément de secteurs étaient représentés : métallos, enseignants, nettoyage, personnel de la ville, éducateurs, cheminots, TEC, poste et même des… policiers, qui n’étaient pas là que pour assurer la sécurité du cortège.
L’ampleur de la mobilisation en a surpris plus d’un. Par exemple, sur les 40 travailleurs de l’entreprise CG Holding, seulement… 5 étaient au travail.
1 500 personnes se sont réunies devant la gare Saint-Pierre de Gand avant de rejoindre la Vrijdagmarkt. Dans le viseur des manifestants, le saut d’index, l’allongement de l’âge de départ à la retraite, le démantèlement des services publics et le gouvernement des 1 %.
Katrien Neyt de la FGTB Flandre-orientale : « Personne n’a voté pour un plan d’austérité où ce sont les travailleurs qui doivent en supporter la charge. » C’est pourquoi elle a déclaré que la résistance allait continuer. Le 22 avril avec la grève des services publics et les futures actions de la police. « Nous courrons un marathon de la résistance sociale. C’est pourquoi nous devons doser nos efforts. »
L’action n’entrait pas uniquement dans la lutte syndicale mais faisait le lien avec le mouvement citoyen Hart boven Hard (bien présent avec une délégation) et la lutte des étudiants pour une éducation accessible et de qualité. « Le printemps social fleurit dans notre pays », a déclaré la représentante étudiante Nele Van Parys. Même si cela ne se voyait pas dans la météo.
A Hasselt, environ 800 personnes se sont rassemblées devant l’Onem pour aller vers le CPAS. Un trajet que beaucoup de demandeurs d’emplois doivent emprunter à cause des mesures du gouvernement.
Depuis la fermeture de Ford-Genk, il n’y a pas d’alternative pour les milliers de familles touchées.
« Les salaires à la hausse, les fortunes à la baisse », était un slogan largement repris. Les manifestants étaient présents pour dire non à la fin des prépensions et pour un impôt sur les grosses fortunes. Beaucoup de personnes présentes disaient aussi qu’il est temps de retourner manifester à Bruxelles avec au moins 100 000 personnes.
« Tant que le gouvernement prend des mesures de droite, la résistance sociale doit continuer », a déclaré le président de la FGTB-Limbourg, Pierre Vrancken.
Il y avait des délégations de, entre autres, Ineos, Vecoplast, ALZ, De lijn, gardiens de prison, du rail, de la chimie…
8 000 personnes sont venues de Liège, évidemment, mais aussi de Verviers, Huy ou Waremme. Verts et rouges entendaient dénoncer les mesures d’austérité en général.
Les manifestants étaient issus tant du secteur privé que public. Une grosse délégation de TNT était de la partie (200 personnes), aux côtés des travailleurs de Techspace Aero, des TEC. D’ailleurs, tous les bus étaient à l’arrêt.
« On ne se laissera pas amener à l’abattoir », ont prévenu les participants.
Francis Gomez, président de la FGTB Liège-Huy-Waremme : « Il faut un impôt sur la fortune et la suppression des intérêts notionnels. (…) Il faut élargir le mouvement. La prochaine étape, c’est faire 24h de grève. »
2 000 manifestants venus des provinces de Namur et du Luxembourg ont répondu à l’appel du front commun syndical.
Comme le déclare Thomas, délégué syndical, « les conditions de fin de carrière sont de plus en plus difficiles et les travailleurs ne voient pas comment continuer alors qu’ils connaissent des problèmes de santé.
Le projet d’étendre les horaires de travail dans le commerce, par exemple, ne passe pas du tout. C’est encourageant de voir que nous avons des relais politiques, mais aussi que des mouvements comme Tout Autre Chose se mettent en place. Ça bouge, ça prend. Il y a toujours une bonne énergie de gauche dans la société, et c’est un message qu’il faut vraiment faire passer, parce qu’on ne l’entend pas dans les médias. »
Pour Justine, stagiaire à Vie Féminine, il était très important d’être là : « En tant que femme, étudiante, future travailleuse sociale, je ne pouvais pas ne pas venir. Je serai lésée de toute part. Les jeunes doivent se mobiliser pour ne pas accepter des choses qui vont nous faire du tort. »
Dans le quartier le long du canal, à Louvain, des militants de la CSC ont débarqué en vêtements de pêcheurs, sur un petit bateau, pour y pêcher des poissons. Message : le gouvernement vise uniquement les petits poissons avec ses mesures d’austérité, alors que les gros poissons peuvent s’échapper. Les militants ont ensuite manifesté jusqu’au bâtiment des services publics Finances pour y déposer des poissons sûrs (bonbons).
A Vilvoorde, la FGTB a mené une action contre le saut d’index. Les passants pouvaient ainsi grimper en haut d’un monte charge à 10 mètres de hauteur et “sauter” sur un énorme coussin rempli d’air. Les sauteurs ont trouvé la chute plutôt douce. Mais si le saut d’index est effectivement appliqué, alors les salaires chuteront et cette chute sera bien plus dure…
source:http://solidaire.org/articles/le-printemps-social-fleurit-dans-notre-pays
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BLOC-NOTE
des ACTIONS PASSEES ET A VENIR
Jeudi 19 mars. Après les travailleurs du privé mercredi passé, ce sont ceux des services publics qui organisent une « concentration de militants » (une sorte de manif statique, quoi) place de la Monnaie à Bruxelles, ce jeudi à 11h.
Dimanche 29 mars. Deux mouvements citoyens – Tout autre chose et Hart boven hart – organisent une « grande parade » contre les mesures gouvernementales l’après-midi à Bruxelles. Les syndicats ont appelé leurs affiliés à y participer. Cela devrait donc faire du monde, et pas mal de perturbations au centre-ville. Mais comme ça a lieu un dimanche, le fonctionnement du pays n’en sera pas trop affecté.
Mardi 31 mars. C’est la première des deux journées bloquées par le front commun syndical pour organiser des manifestations régionales. Ce mardi-là, tous les affiliés de Bruxelles, du Brabant wallon (et sans doute du Brabant flamand) sont attendus dans les rues de la capitale fédérale.
Mercredi 1 er avril. Deuxième journée de manifestations régionales. Pour la partie francophone du pays, deux grandes manifs sont déjà annoncées. La première aura lieu à Charleroi, la seconde à Liège. Namur et Luxembourg pourraient se regrouper dans la capitale wallonne. Une décision là-dessus est attendue ce mercredi.
Mercredi 22 avril. Là, c’est carrément une grève générale de tous les services publics du pays qui s’annonce. À ce stade, seule la CGSP l’a décrétée. Le SLFP semble en rejeter l’idée. Par contre, la CSC y est plus favorable, même si elle s’est donnée jusqu’à la fin du mois pour décider de s’y joindre ou non.
e sont des militants souvent actifs dans les syndicats, les partis mais aussi les associations. On rencontre également des citoyens non engagés qui comprennent qu'il se passe quelque chose de grave et qui se décident à bouger.Peut-être aussi des syndicalistes qui n'acceptent guère que les directions syndicales aient stoppé les mouvements de l'automne.
17.000 participants à la parade de Tout Autre Chose
29/03/15 - 15h40 Source: Belga
© belga.
Bruxelles Le coup d'envoi de la parade des mouvements citoyens Tout Autre Chose et Hart boven Hard a été lancé vers 14 heures au boulevard Albert II à Bruxelles. Malgré la météo venteuse et plus qu'humide, des milliers de personnes de tous âges se sont rassemblées pour cette manifestation qui veut proposer une alternative aux politiques d'austérité des gouvernements actuels.
© belga.
© belga.
La parade est constituée de dix blocs, qui représentent chacun un "Tout autre horizon" porté par le mouvement. Ces dix thèmes sont "biens communs par et pour tous", "justice fiscale", une place pour chaque génération", "solidarité contre la pauvreté", "un travail digne", "un cadre de vie épanouissant", "valorisons notre diversité", "éco c'est logique", "citoyens sans frontières" et "osons la démocratie!".
Défis
"Notre société est confrontée à de nombreux défis, sur le plan de l'économie, de l'écologie, de la pauvreté, des inégalités, de la diversité et du développement urbain", explique Wouter Hillaert, de Hart boven Hard. "Si nous voulons y trouver des réponses, nous devons adopter un autre point de vue que les politiques actuelles. Des impôts justes, des chances égales pour tous, des investissements dans des droits fondamentaux comme l'enseignement, la culture et l'écologie."
La Grande Parade relie la Gare du Nord à la place de l'Albertine, près de la Gare Centrale. La manifestation devrait y arriver vers 16 heures. Les organisateurs espèrent 20.000 participants.
Publié par Michel El Diablo
« Nous sommes un gouvernement de gauche. Si nous avons à choisir entre faire défaut au FMI ou faire défaut à notre propre peuple, notre choix est évident », explique un haut-fonctionnaire grec.
La Grèce est en train d'élaborer des plans drastiques pour nationaliser le système bancaire du pays et pour introduire une monnaie parallèle destinée à payer les factures, à moins que la zone euro prenne des mesures pour désamorcer la crise et adoucir ses exigences.
Des sources proches du parti Syriza ont déclaré que le gouvernement est déterminé à maintenir les services publics et à payer les pensions alors que les fonds disponibles sont dans une situation critique. Le gouvernement peut être contraint de prendre la décision sans précédent de manquer un versement au Fonds Monétaire International la semaine prochaine.
La Grèce n'aura plus assez d'argent pour payer 458 millions d'euros au FMI le 9 avril, ni pour couvrir les paiements des salaires de ses fonctionnaires et pour la sécurité sociale le 14 avril, à moins que la zone euro s'engage à verser la prochaine tranche de son renflouement à temps.
« Nous sommes un gouvernement de gauche. Si nous avons à choisir entre faire défaut au FMI ou faire défaut à notre propre peuple, notre choix est évident », a déclaré un haut-fonctionnaire.
« Nous pourrions être amenés à ne pas rembourser le FMI. Cela provoquerait un tollé sur les marchés et cela accélèrerait le cours des évènements », a dit cette source au journal The Telegraph.
Le gouvernement de la gauche radicale Syriza préférerait limiter son litige à ses créanciers de l'Union Européenne, mais les premiers paiements à venir sont dûs au FMI. Alors que le parti Syriza ne souhaite pas déclencher un défaut de paiement vis-à-vis du FMI, il considère de plus en plus un glissement avant défaillance comme une escalade nécessaire dans son bras de fer avec Bruxelles et Francfort.
Vu d'Athènes, les créanciers de l'UE n'ont pas encore compris que le paysage politique a radicalement changé depuis l'élection de Syriza en janvier, et ils devront faire de réelles concessions si ils veulent éviter une rupture désastreuse de l'union monétaire, un résultat que les créanciers ont écarté à plusieurs reprises comme impensable.
« Ils veulent nous humilier et nous forcer à la capitulation. Ils essaient de nous mettre dans une position où soit nous faisons défaut à notre propre peuple, soit nous signons un accord qui est politiquement toxique pour nous. Si c'est leur objectif, ils devront le faire sans nous », a dit la source.
Faire défaut vis-à-vis du FMI - même pour quelques jours - est une stratégie extrêmement risquée. Aucun pays développé n'a jamais fait défaut aux institutions de Bretton Woods. Bien qu'il y aurait une période de grâce de six semaines avant la décision du FMI de déclarer la Grèce en défaut technique, le processus pourrait devenir hors de contrôle.
Les sources proches de Syriza disent qu'ils sont pleinement conscients que la ligne dure avec les créanciers risque de déclencher une réaction en chaîne inévitable. Ils insistent sur le fait qu'ils sont prêts à envisager le pire plutôt que d'abandonner leurs promesses électorales faites au peuple grec. Un plan de repli d'urgence est déjà en œuvre.
« Nous allons fermer les banques et les nationaliser, puis nous allons émettre des reconnaissances de dette si nous y sommes obligés, et nous savons tous ce que cela signifie. Ce que nous ne ferons pas, c'est devenir un protectorat de l'UE », a déclaré cette source. Il est bien entendu à Athènes qu'une telle action équivaudrait à un retour à la drachme, même si Syriza préfèrerait plutôt parvenir à un accord amiable et rester dans l'union économique et monétaire.