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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 15:19
30 avril 2015

Par

(Ce texte est destiné à être publié en russe dans une revue de sciences politiques)

La souveraineté est aujourd’hui une question centrale. Elle est la question décisive du moment historique que nous vivons. Elle détermine ainsi les choix politiques, mais aussi la compréhension des crises que nous vivons. Elle occupe cette place centrale pour deux raisons convergentes. D’une part, la souveraineté est nécessaire à l’action politique, à ce passage du « je » au « nous » de l’action collective, et cette dernière est une impérieuse nécessité face aux crises, tant économiques et sociales que politiques et culturelles que nous traversons. Mais, la souveraineté est aussi fondamentale à la distinction entre le légitime et le légal. Or, cette distinction est constamment remise en cause par la logique des institutions qui régissent notre système politique.

Nous vivons dans des régimes et des systèmes politiques où le « comment » a pris la place du « pourquoi ». Cela correspond à une prise de pouvoir du « technique » sur le « politique ». Une partie des crises dont il été fait mention en découle. Si nous voulons pouvoir reposer la question du « pourquoi », et par cela comprendre qu’il y a une multiplicité de « comment » possibles, alors la souveraineté est indispensable. Mais, si légitimité et légalité ne se comprennent qu’à l’aune de la souveraineté, il faut alors admettre que la laïcité, au sens du renvoi des croyances non testables à la sphère du privé, s’avère tout autant nécessaire pour la construction du Bien Commun, ce « Res Publica » dont le mot République est issu.

 

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 14:39

Cet article est reposté depuis CGT Dieppe.

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 12:42
L’initiative populaire peut poser les bases pour cela, si les citoyens et citoyennes prennent les choses en main

Nombreux sont ceux qui, en dehors de toute appartenance politique, ont pris conscience du problème depuis l’acceptation par le ministère de l’Intérieur le 7 janvier 2015 de l’initiative populaire [«Volksbegehren»] optant pour la sortie de l’UE. Ils veulent maintenant – et c’est louable – participer eux-mêmes à la diffusion des arguments en faveur de ce retrait du pays en vue d’une reconquête d’une Autriche libre, indépendante et neutre.

Il s’agit d’un phénomène unique dans l’histoire

Notre petite équipe s’est battue pendant cinq ans pour faire accepter officiellement cette initiative orientée vers l’avenir. En un premier temps, le ministère et la Cour constitutionnelle refusèrent les presque dix mille signatures d’introduction dûment validées. En un deuxième temps (nous dûmes à nouveau récolter dix mille signatures validées par les communes ou des notaires, donc en tout vingt mille signatures) cela ne fut plus possible de refuser. L’initiative populaire, le moyen le plus puissant de la démocratie directe encore aux mains de la population autrichienne, a dû être approuvée par la ministre de l’Intérieur – donc par un membre du gouvernement. Ce même ministère a décidé de fixer la période d’enregistrement publique de l’initiative elle-même entre le 24 juin et le 1er juillet 2015, soit d’un mercredi à l’autre. Pendant huit jours, tous les Autrichiens et les Autrichiennes pourront s’inscrire sur des listes officielles dans leur commune ou mairie, pour exprimer officiellement, par leur signature, leur volonté de quitter l’UE, ceci également le samedi et le dimanche. De nombreux citoyens d’autres Etats ne jouissent pas d’un tel droit, par exemple nos voisins allemands. Au niveau fédéral, cet instrument de l’initiative populaire n’existe pas.

Justification officielle de l’initiative en faveur de la sortie de l’UE (extrait)

En réalité, presque toutes les promesses faites avant l’adhésion à l’UE il y a 20 ans et ayant mené au «oui» à l’adhésion, n’ont pas été tenues. Au lieu de la croissance, nous avons assisté à une détérioration de la situation dans presque tous les domaines, qu’il s’agisse du chômage, du surendettement, du pouvoir d’achat pour la grande majorité de la population, du taux de criminalité, de la disparition continue des petites exploitations agricoles et de la détérioration de l’environnement. Selon l’avis d’une grande partie de la population, les décisions prises au niveau de l’UE sont très souvent dictées par les entreprises internationales de la pharmaceutique, de l’énergie nucléaire et du génie génétique, ainsi que des multinationales agroalimentaires ne laissant aucune chance à un approvisionnement local et régional favorable aux classes moyennes.
La politique de paix est particulièrement mise en danger suite à notre appartenance à l’UE. Cette dernière contredit de plus en plus le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, fondement de la paix et la liberté. La participation aux sanctions économiques contre la Russie est incompatible avec
la neutralité perpétuelle ancrée dans la législation autrichienne. Nous voulons de nouveau vivre dans un pays libre et neutre sans être une «colonie» de Bruxelles et de Washington. Nous ne voulons surtout pas être entraînés dans des conflits à l’étranger qui ne nous regardent en rien et représentent un réel danger pour la paix. Stoppons de telles exigences dès le début, sinon il sera trop tard.
Seul le fait de quitter l’UE, nous permettra d’échapper aux fameux accords transatlantiques de libre échange entre l’UE et les Etats-Unis (TTIP) et le Canada (CETA) ainsi qu’aux paiements annuels dus à l’UE du fait que nous sommes un contributeur net depuis 20 ans. L’Autriche ne récupère qu’une petite part des milliards d’euros annuels, servant à la «promotion» de l’UE. En outre, l’Autriche n’a même pas le «droit» de codécision pour l’utilisation de cet argent. En fin de compte, le fait d’être membre de l’UE est depuis 20 ans une affaire à perte pour l’Autriche pour avoir entraîné la diminution des prestations sociales et des investissements étatiques en faveur de la population.
En cas de sortie de l’UE, il n’est nulle part question d’obligations de paiement, tout au contraire. L’Autriche n’économiserait pas seulement ses paiements annuels en tant que contributeur net mais également les paiements pour les divers «fonds de sauvetage pour l’euro». Les obligations de dépôts à hauteur de milliards pour le Mécanisme européen de stabilité (MES) et les énormes garanties pour le Fonds européen de stabilité financière (FESF) seraient supprimées. L’Autriche pourrait réintroduire sa propre monnaie et mener une politique monétaire servant tout d’abord son économie nationale.
Le Conseil national a absolument le droit de décider du retrait de l’Autriche de l’UE! En outre, une telle décision doit être soumise à l’aval du peuple par référendum obligatoire afin que celui-ci ait le dernier mot – tant les partisans que les adversaires de l’UE. L’objectif de cette initiative populaire est donc parfaitement démocratique et personne n’a de raisons de s’y soustraire.
Dans l’ensemble, le retrait de la République autrichienne de l’Union européenne évitera davantage de dommage à la population. Celle-ci la ressent comme un instrument centralisé, paralysant, mettant le pays sous tutelle, présentant des aspects toujours plus dictatoriaux, et nullement prometteur. Les petits pays indépendants offrent beaucoup plus de chances pour une économie et une vie respectueuse de la nature et durable qui profitera aux générations futures.

Remis personnellement au ministère de l’Intérieur à Vienne le 17 décembre 2014 (extrait)

Source: WEGWARTE, 25e année, no 2, avril 2015, Mitteilungen der Initiative Heimat & Umwelt (extrait)

Initiative Heimat & Umwelt, 3424 Zeiselmauer, Hagengasse 5, Tel. +43-2242 70?516, ihu@a1.net
Dons: IBAN: AT366000000007483053 –
BIC: OPSKATWW

Retrait de l’Union européenne juridiquement garanti

Le retrait de l’Union européenne est juridiquement garanti suite à un article spécifique du Traité sur l’Union européenne

Art. 50 TUE
§?1: Tout Etat membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.
§?2: L’Etat membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet Etat un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.
§?3: Les traités cessent d’être applicables à l’Etat concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l’Etat membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai.

Source: www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/swf/carte.swf  

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 12:28

Mission impossible pour l’Ue, pas pour l’Otan

Par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, 24 avril 2015
Région :
 
PSDC 2

« Identification, capture et destruction systématique des embarcations utilisées par les trafiquants d’être humains, démantèlement de leur réseau, séquestration de leurs biens » : voilà la tâche de la mission Pesd (Politique européenne de sécurité et défense) que la Haute représentante Ue Federica Mogherini est chargée de mettre au point. Tâche très claire, reste seulement à voir comment la réaliser. La comparaison avec d’autres missions, comme celle d’Atalanta formellement dirigée contre la piraterie dans l’aire de la Corne d’Afrique, à laquelle participe la marine militaire italienne, est inconsistante : dans l’Océan Indien il s’agit d’empêcher que des embarcations agiles, avec peu de personnes armées à bord, n’abordent les navires marchands ; en Méditerranée il s’agit de repérer et détruire les embarcations, dans les ports libyens avant qu’elles soient utilisées par les trafiquants, ou de les capturer si elles ont déjà pris la mer.

Premier problème : comment distinguer, quand elles sont au port, les embarcations des trafiquants de celles commerciales pour le transport et la pêche ?

Second problème : en admettant que par un drone ou un satellite on identifie une embarcation des trafiquants pendant qu’elle est au port, comment peut-on la détruire ? Avec un drone armé de missiles (comme celui USA qui a tué un coopérant italien au Pakistan) ou avec un chasseur bombardier Eurofighter Typhoon, qui provoquera un massacre de civils ? Ou bien avec des forces spéciales débarquées de nuit par un sous-marin, qui devront se battre dans un affrontement armé avec quelque milice ? Et si l’embarcation prend la mer chargée de réfugiés, comment peut-on la bloquer avec un navire de guerre sans provoquer de massacre ?

Troisième problème : comment démanteler le réseau des trafiquants sans envoyer de forces militaires sur le territoire libyen ? Faute d’avoir clarifié ces questions, la mission Pesd, qui part de façon retentissante, se transformera en une « Armée Brancaleone » vouée à l’échec.

A moins que ce ne soit justement pour ça qu’elle est lancée. Si la mission Pesd s’embourbe, l’Otan est prête à «courir à l’aide » de l’Ue. En février dernier à Rome le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a prévenu que « la détérioration de la situation en Libye pourrait déterminer de nouvelles menaces contre la sécurité européenne » et que « l’Otan doit être prête à défendre tout allié de ces menaces ». Il a donc annoncé qu’à partir de 2016 entrera en fonction à Sigonella le nouveau système Ags (Alliance Ground Surveillance) qui, avec des drones Global Hawk et d’autres instruments, permettra de surveiller une vaste zone, de l’Afrique du Nord au Moyen-Orient, en appui des opérations Otan, notamment celles de sa « Force de riposte ». Le premier banc d’essai sera la Libye où, a dit Stoltenberg, « la situation est hors de contrôle » (en oubliant la guerre par laquelle l’Otan a démoli l’Etat libyen), mais où « l’Otan est prête à soutenir les autorités libyennes ».

La mission Pesd constitue donc le passe-partout d’une autre opération sous direction Otan, qu’on prépare en instrumentalisant l’hécatombe de réfugiés en Méditerranée pour créer une opinion publique favorable à une intervention militaire directe en Libye. Pourquoi pas sous forme d’un débarquement, en mondovision, de coopérants et humanitaires pour une « initiative humanitaire extraordinaire » qui, étant donné le chaos régnant dans le pays, devra se dérouler sous la « protection » des militaires. Avec comme but réel de constituer une tête de pont en Libye, en occupant les zones côtières les plus importantes non seulement pour leurs ressources énergétiques, mais pour leur position géographique à l’intersection entre Méditerranée, Afrique et Moyen-Orient.

Manlio Dinucci

Edition de vendredi 25 avril 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/in-libia-missione-impossibile-per-lue-non-per-la-nato/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Manlio Dinucci est géographe et journaliste. Il a une chronique hebdomadaire “L’art de la guerre” au quotidien italien il manifesto. Parmi ses derniers livres:  Geocommunity (en trois tomes) Ed. Zanichelli 2013; Geolaboratorio, Ed. Zanichelli 2014;Se dici guerra…, Ed. Kappa Vu 2014.

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 11:53

Mais lui, il trouve cela bien

Canaille le Rouge ne sait pas si vous aimez

Une délégation CGT perturbe le conseil municipal de Saint-Pierre-lès-Elbeuf.

«Dialogue social, Dialogue social ! » La séance du conseil municipal venait à peine de commencer, jeudi dernier, que la salle des actes de la mairie était envahie par une quarantaine de syndicalistes de la CGT d’Elbeuf martelant ce slogan et déployant leurs drapeaux.

Après avoir interrompu la séance, le maire (PS), tout en félicitant les syndicalistes d’être venus « prendre le bon air de la campagne à Saint-Pierre », fait part de sa vive contrariété de ne pas en avoir été informé au préalable et regrette ce manque de courtoisie.

Les promesses non tenues de l'ex-premier secrétaire du parti du maire, les licenciements de syndicalistes, les fermetures d'entreprises subventionnées à coup de milliards, les travailleurs avaient été informé au préalable ?  C'est de la courtoisie ?

Aller demander des comptes à ceux qui structurent la solférinocratie justifient sa politique ou l'accompagne, ici au coeur du Fabiusland, est une idée qui devrait inspirer le monde du travail.

Valls, macron & Cie ne peuvent poursuivre que par leur éloignement du peuple, protégés par les forces de répression pendant leurs déplacements et leur appareil politique le reste du temps les hors sols ou revant de décoller qui acceptent de cautionner et servir d'écran. Subvertir les seconds pour secouer les premier va devenir une phase indispensable du combat social. Il y aura ceux qui entendront la colère et ceux qui persisteront à rester en travers de son expression. A eux de choisir.

Rappelons-le encore, cela vaut aussi pour les solidarité politique, les barricades n'ont que deux côtés. 

Rédigé par Canaille Lerouge

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 21:59
Appel intersyndical en Seine-Maritime
Appel intersyndical en Seine-Maritime

Appel intersyndical en Seine-Maritime

Dieppe à la manifestation du 17 Février 2015

Dieppe à la manifestation du 17 Février 2015

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 21:18
Elbeuf : Appel de la CGT à manifester le 1er Mai 2015
Elbeuf : Appel de la CGT à manifester le 1er Mai 2015
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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 15:12

Depuis trente ans nos acquis sociaux disparaissent les uns après les autres.  Depuis trente ans, les intérêts des salariés sont bradés au patronat par les gouvernements successifs avec l’aide et l’accompagnement de Bruxelles.
A chaque fois le pouvoir, quel qu’il soit, et le patronat, ont nommé « réformes » ce qui était en réalité des « contre-réformes » sociales. A chaque fois le « dialogue social » a porté sur des reculs sociaux.


Le gouvernement Valls-Hollande, solidaire de l'UE : Dialogue social, régression sociale et répression
Valls pratique le dialogue social musclé pour obtenir un « nouvel ordre social »
Pour le dialogue social, M. Valls prévient : «  avec tous les moyens que donne la Constitution, nous continuerons sans relâche à réformer"… Il veut une « loi travail » pour réduire l’assurance chômage.  Il s’attaque aux retraites complémentaires, aux comités d’entreprises, aux CHSCT… Conforté par l’appui de l’électorat de, il poursuit sa politique anti-sociale.
Avec le 49-3 ? Manuel Valls ne l’exclut pas.
Pour “défendre les libertés”, Valls et Hollande promeuvent, comme ailleurs en Europe et comme aux Etats-Unis,  une “loi sur le renseignement” qui autorise sans contrôle la surveillance de chaque citoyen.  Et ils laissent les patrons licencier les militants syndicaux et les municipalités de droite tenter de fermer les Bourses du travail.

L’internationalisme, c’est d’abord de développer les luttes des salariés de chaque nation contre l’ennemi commun: le capitalisme mondialisé et son instrument en Europe : l’UE
En Belgique, au Portugal, en Italie, en Espagne et dans d’autres pays européens, des luttes se développent contre l’austérité et des politiques semblables. L’ennemi commun sont les actionnaires, les multinationales et les banques, bref le Capital et ses intérêts financiers.  Et ce sont aussi les gouvernements qui leur obéissent, la commission de Bruxelles et ses institutions.
Et pourtant les salariés, à l’appel de leurs syndicats, se battent quasi uniquement  contre leur propre gouvernement.  En France contre un gouvernement social-libéral, en Espagne et au Portugal contre un gouvernement de droite, en Belgique contre un gouvernement de droite extrême, raciste et xénophobe.  L’UE et l’euro sont rarement désignés comme responsable…  Ces gouvernements ont néanmoins un point commun : ils valident et appliquent tous l’austérité européenne qu’ils ont accepté conjointement au nom de l’euro.

Il faut oser affronter l’Union Européenne
Les Grecs affrontent Bruxelles et ses institutions depuis de longues années. Ils rejettent la politique austéritaire de la Troïka. La commission de Bruxelles soutenue par les chefs d’état européens avec pour tête de file l’Allemagne combat le gouvernement qu’ils se sont donné. En France Valls-Hollande participent à l’élaboration de toutes les décisions européennes austéritaires qu’ils appliquent ensuite.   Qu’ils se soient abstenus ou qu’ils aient voté Front de gauche, la majorité des Français ont rejeté cette politique. Y compris ceux qui ont voté FN sur fond de désespérance sociale et qui ont ainsi voté pour des partisans de la même austérité : les mairies du FN taillent allègrement dans les budgets sociaux au nom de la « crise » …

Les luttes se heurtent aux diktats de Bruxelles et de ses relais nationaux
Contre cette politique la mobilisation des salariés est essentielle.  Mais aussi, la prise de conscience pour les composantes de la gauche radicale que les institutions européennes et leur modèle économique sont mortifères pour les progrès sociaux et pour les droits de la grande majorité.  Vouloir à tout prix rester dans l’Union européenne, c’est se condamner à négocier sans cesse en recul et à désespérer les classes populaires.

Les syndicats, quasiment tous affiliés à la CES – Confédération syndicale européenne qui soutint le traité constitutionnel européen– réclament une “Europe sociale”.  Ainsi le tract intersyndical pour le 1er Mai  réclame “ une construction européenne fondée sur le progrès social, s’appuyant sur le renforcement du dialogue social et des droits sociaux" sans dénoncer ni les traités à l’origine de ces politiques ni l’absence totale de démocratie dans les prises de décisions européennes : les votes souverains des peuples y sont méprisés.

Or les luttes se heurtent aux diktats européens et au dogme de la “concurrence libre et non faussée”. 

C’est le cas des papeteries Chapelle Darblay en Seine-Maritime, propriété d’une multinationale d’Europe du Nord.  C’est à l’Etat d’intervenir, de proposer des solutions ( études de la filière bois et papier, recyclage…) et d’empêcher que l’importation remplace les productions nationales. Les nationalisations permettraient de faire obstacle à la fuite des productions, des emplois industriels et empêcher la spéculation financière et bancaire. 

C’est le cas de la SNCF qui envisage, en Normandie et dans toute la France, au nom de la rentabilité, de supprimer des dizaines de trains essentiels pour les usagers, notamment les salariés.  Sauver les services publics impliquerait de renationaliser tous les services publics livrés au privé et bradés au nom de la rentabilité : SNCF, Hôpitaux, assurances santé, énergie, eau …

Si nous voulons vraiment avancer dans cette voie, cela  implique une bataille féroce contre l'Union européenne, une bataille que l'Union européenne ne peut accepter de perdre.  Il est donc nécessaire d'en sortir.

Les salariés, la classe ouvrière ne croient plus à l’Europe sociale.
Envisageons donc ensemble qu’il est possible de sortir de l’euro et de l’Union Européenne.  L’austérité en Grèce est plus violente que le serait la sortie de l’euro.  En France le maintien de l’euro à tout prix, la politique austéritaire et l’absence de contrôle de notre monnaie, des importations, des investissement et des ventes d’entreprises industrielles sont dévastatrices pour l’emploi et les salaires. Soyons donc prêts à une sortie de l’euro.  Ne disons pas : c’est impossible. C’est parce que la majorité des partis politiques de la gauche radicale, notamment le Front de gauche, mais aussi les syndicats ( adhérents tous de la très européenne CES) n’envisagent pas cette rupture que l'UE et les gouvernements européens soutien de Bruxelles  se sentent forts et utilisent tous les moyens contre les salariés et les peuples.

Il faut en finir avec la dictature de l’Union européenne.
Osons la confrontation et disons le haut et fort dans les assemblées d’élus, dans les partis politiques, dans les syndicats : nous sommes prêts à nous battre contre l’Union européenne et à la quitter pour construire une autre société.
Vouloir à tout prix s’accrocher à cette Union européenne, c’est se condamner aux reculs sociaux sans fin, à la disparition de nos services publics et au contrôle sans limite de nos productions, de notre économie par le capitalisme mondialisé.
Ayons pour objectif de reconquérir notre souveraineté contre l’Union européenne.   Exigeons, avec les Belges, avec les Grecs, les Espagnols, les Portugais … que nos gouvernements fassent passer les droits et exigences de leurs propres peuples avant les décisions bruxelloises.
C’est de cette perspective politique qu’ont besoin les salariés pour se battre.  Pour faire grève, pour se mobiliser, il faut une perspective politique, il faut espérer gagner.

C’est pour cela qu’Action communiste appelle à participer le 30 Mai 2015, à Paris, à la manifestation pour le 10ème anniversaire du NON au traité constitutionnel pour réclamer la sortie de l’euro, de l’UE et de l’OTAN pour construire, si le peuple français en décide ainsi, et en solidarité avec les autres peuples européens, une société débarrassée des diktats du capitalisme et de l’impérialisme.
Avec pour objectif de construire un front populaire, patriotique et antifasciste, pour la reconquête de la souveraineté nationale.

 

Action Communiste
 

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 14:09
Le “conuco” vénézuélien : réinventer le rapport à la terre

manosconuco

Le conuco vénézuélien est une variante du système traditionnel de production d’aliments en Amérique Latine. Basé sur le travail communautaire, la culture rotative et associé au troc. C’est la souveraineté alimentaire avant la lettre. Celle de la “milpa” en Amérique centrale, de la “chacra” au Pérou. C’est le conuco que les propriétaires coloniaux concédaient aux indigènes pour qu’ils puissent reproduire leur force de travail aux marges du “latifundio”.

La décroissance de l’agriculture vénézuélienne commença vers 1914 avec la culture du pétrole, sous la domination des États-Unis, jusqu’à ce que le capitalisme finisse par chasser vers les misérables barrios urbains la plupart des paysans, dépossédés de leurs moyens de subsistance. C’est la naissance d’une structure économique et sociale “rentière” et importatrice, qui se déclinera en populismes et clientélisme politiques, et qui étouffera le projet d’une nation agricole productive productive. Avec le sur-dimensionnement urbain comme centre d’hyper-consommation, la campagne vénézuélienne est devenue dans l’imaginaire le “monte y culebra” archaïque, régressif, méprisable.

Malgré les efforts de redistribution à travers la Loi des Terres que promulgua Hugo Chavez en 2001 (et qui fut une des causes du coup d’État manqué contre lui, en avril 2002), une grande partie de la terre cultivable reste aux mains des terratenientes, les grands propriétaires. La faible productivité de l’immense potentiel s’observe à l’œil nu quand on parcourt le pays. Or, cette Loi des Terres avait également déclaré le conuco comme “patrimoine productif”. “L’exécutif national, dit la loi, promouvra les techniques ancestrales de culture et de contrôle écologique du conuco, reconnu comme source de biodiversité agraire”. C’est dans ce but que le président Chavez signa des accords avec les spécialistes cubains pour qu’ils forment les acteurs locaux de projets d’agriculture urbaine. Comme le répète le Mouvement des Travailleurs Sans Terre dans sa revendication d’une réforme agraire au Brésil, c’est sur l’agriculture familiale que repose la production de 80 % d’une nourriture (saine) et Cuba, avec ses 400 000 exploitations agricoles urbaines qui produisent 1,5 millions de tonnes de légumes, sans pesticides et sans engrais chimiques, a démontré que cette méthode permet de se rapprocher de la souveraineté alimentaire (1).

Dix ans plus tard ce thème devient plus stratégique encore. La déstabilisation contre le gouvernement bolivarien est passée à la phase économique. Le secteur de l’alimentation (de la production à la distribution) étant resté à 80 % aux mains du secteur privé (comme l’économie en général), la solution aux pénuries passe plus que jamais par un retour à des stratégies de souveraineté alimentaire, comme l’intensification du traditionnel conuco.conuco3

Il faut pour surmonter tout cela une transformation culturelle : notamment chez les fonctionnaires d’État qui tendent à préférer les macro-projets d’une agro-industrie associée aux pesticides. Mais le travail de fond commence dans les écoles et dans les médias. Le Président Nicolas Maduro a insisté sur la création dans les écoles de petites unités productives pour que les enfants puissent produire une partie de leur alimentation et surtout, comme l’explique José Roberto Duque, “pour qu’ils apprennent que le lait et les oeufs ne sont pas des choses que produit une machine et dont les propriétaires sont les supermarchés et les petits commerces, et que produire des aliments, soigner des animaux n‘est pas une activité sale ou contraire aux aspirations individuelles, mais quelque chose d’important et de nécessaire. Et que cela peut être une activité saine et récréative. Un travail familial et collectif, pour résoudre ensemble ce qui dans le règne du capital ne peut être résolu qu’individuellement, avec de l’argent.

Thierry Deronne, Caracas, mai 2015

Photo : Gustavo Lagarde

Note : 

(1) Lire « Comment les Cubains ont converti leur île à l’agriculture biologique », par Frédérique Basset, http://www.bastamag.net/Comment-les-cubains-ont-converti-leur-ile-au-bio

URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-1XO

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 13:06

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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