Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 08:57

Cet article est reposté depuis CGT Dieppe.

Partager cet article
Repost0
13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 22:27

Le camp des migrants à Paris © Benoit Tessier Source: Reuters
Le camp des migrants à Paris
 

Le journaliste du mensuel progressiste Ruptures, Laurent Dauré, a déclaré dans une interview avec RT France que les migrations sont très liées à la politique étrangère des puissances occidentales.

RT France :  Que passe-t-il à Paris avec ces camps de migrants dans le quartier de la Chapelle ?

Laurent Dauré (L.D.) : C’est un nouvel épisode des drames de l’émigration. On en a vu récemment l’ampleur avec les naufrages en Méditerranée qui ont fait de très nombreuses victimes, environ 800 en un seul jour le 19 avril dernier.

Ici, à Paris, il s’agit majoritairement de Soudanais qui fuient leur pays pour échapper aux conséquences de la partition du Soudan voulue et encouragée par l’Occident, principalement les États-Unis. Ils cherchent simplement à trouver des moyens de subsistance et surtout à garder la vie sauve. Les migrations sont très connectées à la géopolitique et aux choix géostratégiques de l’Occident. Pourquoi ces gens décident de quitter leur pays ? Ce n’est pas par plaisir, ils ne partent pas en vacances, ils y sont contraints et forcés par la misère, par la guerre et il faut examiner les causes de celles-ci pour comprendre la situation.

RT France :  Ces migrants ne sont pas pris en charge, ils sont juste là, au cœur de Paris. Pourquoi les autorités ne font-elles rien ?

L.D. : J’espère que les autorités vont réagir parce qu'il n’est évidemment pas acceptable d’entasser des gens dans ces conditions. La situation ne peut que se dégrader et de façon très prévisible, cela accroît les tensions au sein de la société française ; ces événements cristallisent les passions et les partis politiques utilisent cela pour monter les Français les uns contre les autres et les détourner d'une compréhension globale de ces phénomènes.

RT France : La France a décidé de renforcer les moyens et des dispositifs pour sauver les migrants en mer mais semble ne pas faire grand-chose pour améliorer leurs conditions de vie sur le continent. Qu’en pensez-vous ?

Des migrants clandestins à Paris © Benoit Tessier Source: Reuters
Des migrants clandestins à Paris
 

L.D. : C’est l’hypocrisie habituelle de la classe politique qui s'indigne et proclame de belles intentions quand il y a des drames comme on l’a vu en Méditerranée en avril mais qui se garde bien de faire quoi que ce soit de concret quand il y a des situations d’urgence moins médiatisées. On laisse pourrir la situation sans agir sur les causes, en exposant les migrants au mécontentement des habitants. C’est irresponsable et très hypocrite parce qu’on s’en remet en fait aux associations humanitaires, aux associations qui viennent en aide aux migrants, en se disant qu’elles vont effectuer le travail de première nécessité.

RT France : La majorité des migrants vient du Soudan comme vous l’avez indiqué. Il y a quand même beaucoup d’autres migrants qui viennent d’autres pays, notamment de la Libye, de la Syrie, du Mali. Est-ce que la France est partiellement responsable de la situation actuelle ?

L.D. : Bien sûr, puisque nous avons, non seulement approuvé mais participé à la déstabilisation, voire à la destruction, des pays que vous avez mentionnés. Nous sommes à l’origine du chaos que connaissent ces pays, nous sommes donc responsables des conséquences de celui-ci, en l'occurrence les déplacements de population. Les gens fuient les catastrophes que les puissances occidentales ont provoquées. Donc, oui, le pouvoir français a une énorme responsabilité dans cette situation puisque la politique d’ingérence et de guerre produit nécessairement de tels effets. On le sait à l’avance. Quand on entame une opération militaire, quand on déstabilise un régime en utilisant au passage des groupes terroristes, on connaît les conséquences. Il est complètement cynique et hypocrite de prétendre se soucier des répercussions prévisibles de notre politique étrangère.

 Le camp des migrants à Paris © Benoit Tessier Source: Reuters
Le camp des migrants à Paris

RT France :  En quoi la présence de ces migrants, sous le pont de la Chapelle, dérange, en quoi est-elle gênante tant pour les habitants que pour les autorités parisiennes ou françaises ?

L.D. : Il est bien sûr révoltant que des personnes vivent dans de telles conditions. Personne ne devrait avoir à habiter dans une tente sous un métro parisien. Les autorités doivent donc trouver des solutions rapidement. Après, les habitants qui y voient des désagréments… On peut comprendre ce point de vue, mais là encore il ne faut pas regarder les choses par le petit bout de la lorgnette, il faut toujours considérer la situation dans son ensemble et voir quelles sont les causes de tout cela. Il serait injuste de s’en prendre aux migrants qui n’ont pas choisi d’être là, qui préféreraient être ailleurs dans une situation plus favorable. Il ne faut pas jeter la culpabilité et l’opprobre sur des gens qui sont les jouets des événements et qui sont ballotés ici et là en fonction des conflits, de la misère, des politiques migratoires, des choix politiques. Il peut y avoir des désagréments pour les gens qui habitent là, sans doute, mais ils auraient tort de considérer que les gens qu’ils ont sous leurs yeux en sont directement responsables.

RT France :  Vous dites qu’il faut régler la situation. Mais comment peut-on régler cette situation ?

L.D. : Ce que l’on peut faire, c’est cesser la politique d’ingérence dans les pays du Sud, c'est cesser d’imposer des conditions économiques et commerciales aux pays du Sud (via notamment les organismes internationaux comme le FMI, la Banque mondiale et l'OMC) qui sont telles que de nombreux membres des populations concernées n’ont pas d’autre choix pour survivre que de se lancer sur les routes de l’émigration. C’est cela que les pays occidentaux peuvent changer. En cessant de s'ingérer et d'imposer le libre-échange partout (sans parler du système de la dette), ils peuvent faire en sorte que de telles situations se raréfient, que moins de personnes se retrouvent contraintes à prendre des embarcations de fortune…

RT France :  Beaucoup de migrants veulent rejoindre l’Angleterre, cela peut-il dire que la France n’est plus attirante pour les migrants ?

L.D. : Le fait que la situation économique et sociale en France se dégrade sans cesse doit compter. Après, les migrant ne se font pas toujours une représentation correcte des conditions de vie qu’ils trouveront dans le pays qu’ils ont choisi. Mais dans leur esprit, il est préférable d’aller en Angleterre (dont ils sont plus nombreux à parler la langue) où ils ont plus de chances de trouver un travail et actuellement, c’est sans doute vrai.

RT France : Cela veut dire que non seulement  la France n’a pas les moyens pour aider les migrants qui sont déjà sur le sol français mais aussi la France n’a pas les moyens pour les accueillir ?

L.D. : Les moyens, on les a quand il s'agit de faire la guerre ou de renflouer des banques... Donc l’argument des moyens ne tient pas. Cela dit, il faut ajouter un point important : la France, comme vous le savez, appartient à l’Union européenne, elle est liée par des traités européens qui ont un impact très négatif sur l'économie, l'emploi et la protection sociale. Et donc, des moyens, nous pourrions en retrouver en sortant de l’UE, en sortant de l’euro, en renonçant à l'austérité et à cette folle politique de désindustrialisation qui évidemment nous condamne à avoir moins de ressources, moins de rentrées fiscales pour l’État, moins de moyens d’action publique.

 

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Partager cet article
Repost0
13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 22:18

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

Partager cet article
Repost0
13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 17:24

Mis en ligne le 4 avril

Avec la loi sur la "modernisation du dialogue social", Valls offre au MEDEF plus de pouvoirs encore contre ceux qui osent résister !

 

Le patronat, les directions d’entreprises dépensent des fortunes à payer des armées de juristes, de financiers, d’avocats pour défendre leurs profits, leur argent caché dans les paradis fiscaux et plaider les attaques contre les droits des salariés. 
Le gouvernement de surcroît leur a offert une législation qui réduit les droits des salariés : l’ANI, la contre-réforme des conseils de prud’hommes : réduction du nombre de ces conseils opérés par Sarkozy, suppression des élections prud’homales par Hollande, loi Macron … En outre, dès le début de la mandature le gouvernement Hollande-Ayrault  avait  refusé l’amnistie pour les condamnations intervenues pour des faits intervenus lors d’actions syndicales.

C’est déjà beaucoup pour faire pencher le rapport de forces en faveur des patrons.


Ça ne leur suffit pas.  Non seulement les patrons pourchassent les militants syndicaux, cherchent par tous les moyens à les licencier et les traînent devant les tribunaux, mais ils réclament encore davantage.  Ils veulent écraser les salariés et leurs organisations syndicales.

Des militants syndicaux, des militants CGT, expulsés de leurs locaux

Pour cela, les maires de droite s’en prennent aujourd’hui aux locaux syndicaux.
Déjà en 2009 à Vigneux, les élus autour de Serge Poinsot, le maire UMP, ont adopté le permis de démolir de la Bourse du travail à Vigneux. Ce local avait été prêté gracieusement en 1993 aux syndicats pour 99 ans par le maire communiste d’alors.  La Bourse du travail rayonnait sur Vigneux, Draveil, Montgeron, Crosne, Yerres, Varennes-Jarcy, Boussy, Epinay et Quincy-sous-Sénart. Le maire UMP de Vigneux voulait récupérer les locaux pour les détruire et construire à la place une salle boxe …

Depuis les municipales de 2012, le mouvement s’accélère.  Plusieurs édiles de droite, chassent les militants CGT de leur local.

A Nice, en Mai 2012, le député-maire de Nice, Christian Estrosi, a annoncé ce jeudi qu'il ne souhaitait plus que l'union départementale de la CGT réintègre la Bourse du travail de la place Saint-François, dans le Vieux-Nice.  La CGT était dans ces bâtiments depuis 1896 !
A Duclair en Seine-Maritime, la nouvelle municipalité de droite dénonce la convention qui la lie à l’UL-CGT et expulse la CGT de ses locaux.  L’union locale CGT utilisait le local en question depuis 1976, ayant donc eu à faire à plusieurs municipalités de sensibilités différentes, sans jamais rencontrer de difficultés.
A Toulouse, c’est à l’UD-CGT que s’attaque la municipalité.  La CGT de la Haute-Garonne pourrait se retrouver à la rue le 30 Juin 2015. La nouvelle municipalité de Toulouse lui demande de quitter la Bourse du Travail. Un bâtiment où le syndicat est hébergé gratuitement depuis plus d'un siècle. La CGT 31 refuse de quitter les lieux.
Au Blanc-Mesnil, même opération.  Le maire (UMP) Thierry Meignen et sa majorité ont  voté la fin de la mise à disposition, au 1er janvier 2015, des locaux de la ville à la bourse du travail.  La Bourse du travail occupait les locaux depuis 1967.
A Aubagne,  la Mairie, prenant prétexte du bail de la Bourse du travail qui se termine en octobre 2015, vient d’en signifier la fin. Après avoir supprimé les subventions, c'est désormais l'ensemble des moyens de fonctionnement de la Bourse du travail que la droite veut remettre en cause.  Ces locaux étaient mis  à disposition de l'organisation syndicale depuis des décennies .
Visiblement, le nouveau maire d’Aubagne a du mal à digérer l’opposition constante de la CGT et de la FSU à sa politique d’austérité et le  résultat des élections professionnelles à la Ville d’Aubagne qui donnait plus de 75% des suffrages à ces deux organisations syndicales (CGT 57,83% et FSU 18,51%).
Enfin à Villejuif, après avoir débaptisé le parvis Georges Marchais, la municipalité s’en prend maintenant à la Bourse du travail.  Les militants CGT appellent à un rassemblement le vendredi 6 mars 2015 à 18h 30.  


120 ans après la naissance de la CGT …la chasse aux sorcières est ouverte

Ainsi la chasse aux sorcières est ouverte.  Et les maires de droite qui accomplissent ces forfaitures donnent ainsi des gages au FN qui partout réclame la suppression des subventions aux syndicats et l’expulsion des organisations syndicales des locaux qu’ils occupent.  Ils servent aussi le patronat qui se venge ainsi d’une vieille conquête sociale du XIXème siècle et du début du XXème siècle : la création des Bourses du travail et la conquête des droits syndicaux.

On note le silence du gouvernement devant ces atteintes aux libertés syndicales. Pour Valls et Hollande, « Je suis Charlie » et l’ « esprit du 11 janvier » ne valent pas pour les organisations syndicales et pour la CGT. 
Valls présentera son projet de loi sur la « modernisation du dialogue social » fin mars, début avril au conseil des ministres avant adoption par l'assemblée nationale avant les congés d'été.
  Le premier ministre a repris l’essentiel des exigences du Medef concernant les droits syndicaux à l'entreprise déjà très réduits depuis des décennies.

Côte à côte, le patronat, la droite et le gouvernement frappent donc ensemble.
Ils craignent donc bien les mouvements sociaux en ces temps d’austérité pour mener une telle bataille contre les syndicats, notamment la CGT, qui aujourd’hui combattent la politique austéritaire mortifère de l’UE et du gouvernement français.  Ils les craignent car ils savent que si les grèves et les actions syndicales ne rassemblent pas, aujourd'hui, les salariés en nombre suffisant, et ne sont pas à la hauteur des attaques contre le monde du travail, la colère est grande et pourrait bien un jour prochain, se traduire par des mouvements de plus grande ampleur. 

C'est d'ailleurs la seule force des salariés et des citoyens : leur nombre, leur détermination. 

C'est pour cela qu'il faut se saisir de toutes les occasions de crier sa colère et son opposition à cette politique austéritaire mortifère qui affecte l'ensemble des salariés et de leur vie.  Le 9 avril : soyons nombreux, très nombreux dans les grèves, dans la rue ... Nous avons suffisamment de raisons pour cela.  Une seule suffit.

 

YG
 

Partager cet article
Repost0
13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 17:04

 

la guerre idéologique

a ses théoriciens

et

ses praticiens.

Ils sont costauds

Emblématique, comment la droite (Barouin) a volé la Bourse du Travail  de Troyes aux travailleurs

Emblématique, comment la droite (Barouin) a volé la Bourse du Travail de Troyes aux travailleurs

Titre du Parisien du 11 mai signé Dominici, le missi de service du Medef :

 

"A Châteauroux, la CGT et la CFDT sonnent la charge contre la ville"

Bigre, de quoi s'agit-il donc?

Quelle brigade légère déferle sur la capitale de l'Indre comme le d(r)isait Pierre D(r)ac ?

De quoi s'agit-il ?

"Rompant avec un usage ancien mais jamais clarifié sur le plan juridique, la municipalité de Châteauroux (Indre), elle, demande aux syndicats, CGT et CFDT, d'assumer les charges de la Maison des syndicats qu'elle met gratuitement à leur disposition.

 

Dernier épisode : voilà un mois, l'électricité a été coupée par EDF"

 

Remettons le débat en français clair et sur ses pieds.

La CGT est à l'origine de la création des Bourses du travail en France. Lieux d'organisation de la solidarité ouvrière, point de convergences des expériences de luttes et de création du rapport de force, elles sont la bête noire des patronat locaux et de leurs relais politiques. Chateauroux est un cas d'école.

Partout, la CGT a toujours travaillé pour que les commissions administratives des BdT mettent aussi, dans le respect  des règlements intérieurs, les locaux à disposition du mouvement associatif et citoyen. A Châteauroux comme ailleurs, elle est en cela depuis sa création un vecteur du développement des valeurs républicaines.

Les Bourses du Travail, lieux publics gérés par les travailleurs au travers de leurs organisations syndicales, ouvert à la population participent à cimenter le vivre ensemble et l'esprit laique et républicain.

Rien que pour cela il est normal que les moyens publiques soit mobilisés pour leurs activités et leur entretien.

Le maire de Chateauroux après avoir été mis en échec dans sa volonté de faire disparaitre la BdT tente de l'asphyxier en tapant à la caisse.

Où cela se corse, c'est qu'à Chateauroux comme partout où les municipalités s'attaquent aux Bourses du Travail, c'est que le maire de droite fait partie de ceux qui ont porté et fait perdurer le financement et le fonctionnement des chambres de commerces et d'industrie (CCI) par des fonds prélevés sur des recettes fiscales (produites pour l'essentiel par le travail des salariés).

mbre de commerce et d'industrie

Chacun peut mesurer la duplicité du langage des édiles qui s'attaquent aux Bourses du travail et structurent la fiscalité pour que l'argent public organisent les conditions de réalisation du profit.

Vous noterez que vu le spectre fiscal concerné par ces fiancement publics au service du patronat, les élus s'ils sont principalement identifiés à droite ne monopolise pas la totalité de l'espace. les lois Macron en toile de fond structurent ce paysage...et déplace le centre de gravité des forces de droite vers une ex gauche qui ainsi grossi les rangs des précédents

CQFD 

Mais cela, le Parisien n'en souffle mot.

Qui a dit guerre idéologique, lutte de classe ?  Canaille le Rouge, c'est certain.

Autant appeler un chat un chat.

Cela permet de clarifier les enjeux

Rédigé par Canaille Lerouge

Partager cet article
Repost0
12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 21:48

Michel El Diablo

2005-2015 Traité Constitutionnel Européen : C’est toujours NON !

Il y a 10 ans, le peuple français disait NON à la Constitution européenne, affirmant son refus d’une Europe supranationale et sa volonté de conserver sa souveraineté dans le cadre national.

 

Les gouvernements successifs ont bafoué le suffrage universel, Nicolas Sarkozy a volé leur NON aux français, et fait adopter au parlement le Traité malgré la volonté populaire.

 

Euro, Traité constitutionnel, la voie était libre pour le patronat. Il se sert de l’Union européenne qu’il avait initiée dès les années 30, construite à partir du marché commun, pour aller au bout de leur projet : imposer la concurrence totale entre les salariés, marchandiser tous les aspects de la vie humaine, faire exploser les cadres nationaux construits par les peuples pour imposer reculs sociaux et démocratiques quitte à semer la guerre comme aujourd’hui en Ukraine. Les conséquences sont là :La situation politique nationale et internationale est de jour en jour plus inquiétante.


Partout sur la planète, les impérialistes US et UE portent la guerre. Ils soutiennent les forces fascistes en Ukraine, les crimes colonialistes en Palestine, utilisent les terroristes en Syrie, en Irak, en Afrique et imposent une logique d’affrontement contre la Chine, la Russie, l’Amérique Latine.

 

Des milliers de migrants fuient la misère et la guerre au péril de leur vie, se heurtant à une Europe forteresse sans pitié qui laisse mourir des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants près de ses côtes.

En France, l’offensive patronale est encouragée par le gouvernement Valls (loi Macron...), tandis que la droite avec Sarkozy, Juppé et Fillon renchérit contre ce qui reste des conquêtes sociales et des services publics, contre la souveraineté nationale, les communes, l’égalité des droits, la laïcité.

 

Le Front National veut profiter de cette situation pour récupérer et détourner la colère populaire en se faisant passer pour « antisystéme ». Mais le FN n’est pas anticapitaliste. C’est un parti fasciste qui prône la loi du plus fort et la concurrence entre les salariés comme entre les peuples. C’est le parti du colonialisme, de la répression contre les travailleurs, du refus de la solidarité envers les plus fragilisés par le chômage et l’exclusion. Les Le Pen, propriétaires du FN, sont de grands possédants et appartiennent aux plus grandes fortunes de France. Ils ne se privent pas au parlement européen de voter les pires mesures de déréglementation contre les travailleurs.

 

Dans les entreprises, les salariés sont confrontés à la casse de leur emploi et de leur savoir-faire, tandis que les services publics sont affaiblis pour mieux leur substituer le privé chaque fois qu’il y a de l’argent à faire. Mais dans leur lutte, les travailleurs posent la question d’une autre société. Ainsi les marins de la SNCM s’opposent à la circulaire sur les travailleurs détachés, les ouvriers de Fralib disent haut et fort que l’entreprise leur appartient, les salariés du commerce, de la SNCF, d’Air France s’opposent à la déréglementation et la libéralisation imposée par cette union du capitalisme européen.

 

Il y a urgence à résister à cette logique de guerre et de régression des salaires, pensions et revenus de solidarité !

 

Si le 9 mai est la journée de l’Europe du patronat, c’est aussi les 8 et 9 mai que se célèbre dans de très nombreux pays la victoire des peuples contre le fascisme et la guerre en 1945.

 

Il y a 10 ans, le peuple de France avait bousculé tous les pronostics avec la victoire du NON au traité constitutionnel européen. UMP, PS et UDI ont refusé de respecter ce vote, et veulent nous enfermer dans une fausse alternative : soit le soutien aux politiques pro-européennes, soit l’extrême droite bleu marine et sa face cachée néo-nazie des identitaires et autres amis de Dieudonné et Soral.

 

Notre peuple a la force de refuser de nouveau cette impasse, de construire pas à pas un rassemblement populaire de résistance à l’austérité, aux guerres coloniales, au racisme, au fascisme, aux délocalisations, aux privatisations, au traité transatlantique.


En nous appuyant sur les luttes en cours et celles en devenir, nous proposons aux militants et aux organisations communistes, aux syndicats, aux progressistes et patriotes antiracistes et antifascistes, à tous ceux qui s’opposent à cette guerre de classe européenne, qui ont milité pour la victoire du NON au TCE, de faire de ce mois de mai un moment de mobilisation pour la sortie du carcan de l’UE, de l’euro et de l’OTAN jusqu’à un rassemblement national le 30 mai 2015 à Paris.

 

C’est la meilleure réponse à la crise de ce gouvernement "de gauche" dont le peuple ne veut plus, pour ne pas laisser la place à cette Marine Le Pen qui non seulement ne combat pas le capitalisme mais amène le pire.

 

Ainsi nous rendrons visible la capacité populaire de résistance et clamerons qu’il faut briser ce carcan des peuples qu’est l’UE pour une perspective progressiste de souveraineté nationale et populaire, de coopération internationale, de progrès social et d’émancipation populaire, dans l’esprit du programme du Conseil National de la Résistance « Les Jours heureux ».

LE TRACT en PDF:

SOURCE:

Partager cet article
Repost0
12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 10:01

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

Partager cet article
Repost0
12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 09:31
 

En ce 9 mai 2015, nous commémorions le 70ème anniversaire de la victoire contre l’Allemagne nazie. Cette date restera dans les livres d’histoires comme celle ou ce que l’on appelle « l’occident », et qui n’est en réalité que le cercle des alliés européens des Etats-Unis à commis une faute politique majeure. Dans cette faute, la responsabilité du Président François Hollande est importante, et pourrait avoir des conséquences profondes.

2.5.1945 Berlin Reichstag Armbanduhren wegretuschiert.

2.5.1945 Berlin Reichstag
Armbanduhren wegretuschiert.

Poutine isolé ?

Sous les pressions des Etats-Unis, une majorité des pays européens ont renoncé à envoyer un Président ou un Premier ministre à Moscou pour la grande parade commémorant la Victoire. Mais, et ceci est extrêmement important, la Chine, l’Inde et de nombreux pays d’Amérique Latine ont fait le déplacement. Si l’on mesure démographiquement le poids de ces représentants, ils pèsent plus de 50% de la population terrestre. Si l’on mesure économiquement leur contribution, elle est élevée, autour de 40%. Parler dans ces conditions d’un « isolement » de Vladimir Poutine est une absurdité.

Mais, la symbolique politique est encore plus importante. Ont fait le déplacement à Moscou les chefs d’Etat ou les chefs de gouvernement des pays des « BRICS » et des pays de l’OSC, l’organisation de Sécurité et de Coopération. Plus encore, la présence des chinois et des indiens acquière une signification particulière. La population de la Chine a payé d’un prix humain extrêmement lourd un conflit qui, pour elle, a commencé non en 1939 mais en 1937. En fait, elle est – derrière l’URSS – le deuxième pays à avoir le plus souffert. Les atrocités commises par l’armée japonaise ont été abominables. Les troupes indiennes se sont battues, tant contre l’Allemagne et l’Italie que contre le Japon. La participation de contingents des armées chinoises et indiennes au défilé de Moscou a, à l’évidence, une portée qui dépasse la simple commémoration.

Il était donc clair que ce 9 mai allait revêtir une importance particulière. Du fait de l’attitude des Etats-Unis, mais aussi du fait de la couardise, pour ne pas utiliser de mots plus blessants, de dirigeants européens, ce 9 mai 2015 a entériné la coupure du monde en 2. Il a symbolisé l’opposition d’un « ancien monde », celui du bassin atlantique à ce nouveau monde en train d’émerger autour de l’Asie, et qui attire à lui sans cesse de nouveaux pays. On ne peut, à cet égard, que constater que les initiatives chinoises, ou Sino-Russes[1], de la Banque Asiatique d’Investissement dans les Infrastructures[2] (BAII/AIIB) jusqu’au projet d’union eurasienne ne cessent de prendre de l’ampleur. Ces initiatives auraient pu être conçues dans un cadre ouvert sur « l’ancien monde ». C’est la responsabilité des Etats-Unis, mais aussi de ceux qui par suivisme à courte vue ou par peur leur ont emboité le pas que d’avoir provoqué cette rupture symbolique entre ces deux mondes que l’on a vérifiée avec le défilé du 9 mai.

 

La responsabilité de François Hollande.

Traditionnellement, c’est la France qui cherche à rétablir le dialogue et qui se bat, parce qu’elle a une conception universaliste de certains principes, pour faire tomber les préventions et réduire les hostilités entre blocs. Le Général de Gaulle a prononcé de nombreux discours contre la « politique des blocs », dont celui de Phnom Penh, en 1966, est le plus fameux. En décidant, à la dernière minute, d’envoyer Laurent Fabius, notre Ministre des Affaires Etrangères, non seulement François Hollande a commis une faute lourde, mais il s’est discrédité durablement sur la scène internationale. L’envoi du Ministre des Affaires Etrangères représente clairement un indigne « entre deux ». Si l’on voulait être présent à Moscou, c’était au Président de se déplacer, voire à son Premier ministre (Manuel Valls) qui, rappelons le, dans la Constitution, « dirige la politique du pays ». Mais, François Hollande a préféré aller se mettre au chaud dans les Caraïbes, et Manuel Valls se complaire dans une polémique indigne contre Emmanuel Todd. L’Histoire retiendra cette désertion, à la fois physique et morale, des deux autorités les plus importantes de notre pays.

Mais, le plus grave, est que si, dans le futur, la France s’émeut – à juste titre – de cette résurgence de la « politique des blocs » elle n’aura plus aucune légitimité pour parler contre. François Mitterrand, qui avait un sens de l’Histoire, et de la formule, avait utilisé l’expression de « petit télégraphiste » pour dénoncer la visite de Valery Giscard d’Estaing à Moscou au début (1979) de la guerre d’Afghanistan. Mais aujourd’hui, au moment où il eut été important d’être à Moscou ne serait-ce que pour témoigner par sa présence de l’unité du monde et pour reprendre langue avec ces dirigeants du « nouveau monde », le Président français a préféré jouer les abonnés absents. Son absence est certainement une honte, mais elle est aussi – politiquement – une démission.

 

Les conséquences.

Cette démission aura, n’en doutons pas, des conséquences profondes et durables, du moins tant que ce personnel politique là restera au pouvoir. On oublie, ou bien l’on feint d’ignorer que Vladimir Poutine est, au sein du gouvernement et de la classe politique au pouvoir en Russie, l’un des plus pro-occidentaux[3]. En un sens, il a pris acte des principes de la politique internationale qui fondaient les relations internationales depuis les années 1980, au moment où ces derniers étaient de plus en plus abandonnés par les Etats-Unis et leurs alliés.

La question des principes et des règles qui doivent régir les relations internationales est au cœur de la problématique défendue par Vladimir Poutine depuis le discours qu’il prononça à Munich en 2007[4]. Il est revenu à de nombreuses reprises sur ce thème, et en particulier en 2012[5]. Cette dernière déclaration est particulièrement importante car elle date de bien avant la crise ukrainienne. L’un des points sur lesquels Poutine se prononce est : «La récente série des conflits armés démarrés sous le prétexte d’objectifs humanitaires est en train d’affaiblir le vieux principe de la souveraineté des Etats, créant ainsi un vide légal et moral dans la pratique des relations internationales. Il est souvent dit que les droits de l’homme sont supérieurs à la souveraineté des Etats. Ceci est incontestablement vrai – les crimes contre l’humanité doivent être punis par la Cour International. Mais, quand la souveraineté des Etats est trop aisément violée au nom de ce principe, quand les doits de l’homme sont protégés de l’extérieur sur une base sélective, et quand les mêmes droits d’une population sont piétinés dans le processus d’une telle protection, incluant le droit primordial et le plus sacré – le droit à sa propre vie – ces actions ne peuvent être considérées comme une noble mission mais plutôt comme une totale démagogie »[6] .

Cette question était déjà pendante en 2007 quand Vladimir Poutine avait réclamé la clarification des règles du Droit international. Dès 2003, à propos de l’intervention américaine en Irak, on pouvait voir que cette tendance à interpréter les règles à leur seul profit était une tendance de la politique des Etats-Unis[7]. On sait que cette dérive de la politique américaine vers un « interventionnisme » de plus en plus important n’a fait que se renforcer.

De même, il fait, en 2012, cette réflexion quand à la volonté des Etats-Unis de se constituer en bastion invulnérable : « Par définition l’invulnérabilité absolue pour un pays requiert en théorie que tous les autres pays soient vulnérables. Ceci ne peut être accepté »[8]. On voit bien ici toute la responsabilité de la politique américaine dans le raidissement progressif de la position russe. L’incapacité des Etats-Unis d’admettre que le XXIème siècle ne sera pas le siècle américain est grosse de conflits.

regards_1945_05_15Db

[...]  Cliquez sur le titre pour voir l'intégralité de l'article.

Partager cet article
Repost0
12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 09:20

Cet article est reposté depuis CGT Dieppe.

Partager cet article
Repost0
12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 09:18

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents