Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 22:00
CGT-23 Septembre-Pour le respect des libertés syndicales : A Rouen devant le palais de justice, rassemblement et conférence de presse

 

A ROUEN, RASSEMBLEMENT

ET CONFERENCE DE PRESSE DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE

A 16 heures 30

 

CGT - 23 septembre 2015 : journée nationale pour le RESPECT des libertés SYNDICALES

Le 23 septembre 2015 la CGT organise une journée nationale

pour le respect des libertés syndicales.

 

« Casser du militant », briser des élans sociaux, créer des peurs, menacer les Bourses du travail… la répression syndicale reste un des moyens patronal pour freiner le développement du syndicalisme. Ainsi, certains militantes et militants de la CGT, de par leur engagement, sont traités comme des délinquants. Ils sont trainés devant les tribunaux, dans des procédures de plusieurs années. Leur carrière est souvent brisée, leur vie bouleversée, leur famille affectée…

Les affaires judiciaires de Roanne, des « 5 d’EDF-GDF », l’inspectrice du travail à Annecy poursuivie par Tefal, de la Bourse du travail du Blanc-Mesnil, de Chartres, du Havre, de Villefranche-sur-Saône, de la Caisse d’Epargne de l’Ile de France… sont autant de preuves d’une volonté patronale et d’une partie du pouvoir judiciaire, de criminaliser l’action syndicale dans un contexte d’action collective (Grève, manifestation…).

Les sanctions en droit pénal, qui pèsent contre les militants syndicaux, traités comme des « voyous » par le patronat et certains procureurs, sont inadmissibles et n’ont rien à voir avec la réalité du fait syndical !

Pour la CGT, porter atteinte à un militant syndical, c’est porter atteinte à toute la CGT ! La lutte contre la criminalisation de l’action syndicale, s’inscrit dans la démarche générale de la CGT de lutte contre toutes les formes de discrimination.

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 21:50

de : Alain CHANCOGNE relayant info sur Bellaciao
dimanche 20 septembre 2015 - 11h34 -

22 septembre 2015 : A Marseille,

l’Affaire Maurice AUDIN vient à la barre.

Le Général Maurice Schmitt poursuit en diffamation Henri POUILLOT Celui-ci avait remis le 5 septembre 2014 une lettre (voir http://www.henri-pouillot.fr/spip.p...), en main propre, au Général Pierre De Villiers, Chef d’Etat Major des Armées, lettre dans laquelle était dit : " Le Général Maurice Schmitt (qui occupa les mêmes fonctions que vous actuellement, il y a quelques années) était capitaine à l’époque des faits, dans les fonctions d’officier de renseignements. Il rencontrait donc quotidiennement au QG de l’Etat Major d’Alger tous les autres officiers de renseignements du secteur ? Ils se retrouvaient pour faire le point sur leurs "résultats". Le cas de Maurice Audin (comme celui de Henri Aleg) a donc été obligatoirement commenté très largement étant donné l’importance de tels "détenus". "

Cette démarche faisait suite au Communiqué de l’Elysée du 18 juin 2014 déclarant : " Mais les documents et les témoignages dont nous disposons aujourd’hui sont suffisamment nombreux et concordants pour infirmer la thèse de l’évasion qui avait été avancée à l’époque. M. AUDIN ne s’est pas évadé. Il est mort durant sa détention."

Cette audience sera l’occasion de mettre en lumière cette affaire et peut-être faire avancer la vérité sur cet assassinat, savoir ce qu’est devenu son corps et permettre ainsi à sa femme Josette, ses enfants Pierre et Michèle de faire leur deuil, de pouvoir se recueillir sur sa sépulture.

C’est l’Avocat Pierre MAIRAT du Barreau de Paris qui assurera la défense de Henri POUILLOT lors de cette audience au TGI de Marseille à 14 heures.

Pour tout renseignement vous pouvez contacter Henri POUILLOT au 0686.400.201 ou de préférence par

Henri POUILLOT

Tél : 0130.501.523 / 0686.400.201

Site http://www.henri-pouillot.fr

Je pense que quelques coups de fil à Henri, le relais de l’info sur nos blogs et autres sites, c’est une façon de montrer que nous n’oublierons JAMAIS qu’il y eut des français qui s’appelaint AUDIN, ALLEG ..et d’autres, AUSSARESSES, BIGEARD ou LE PEN

En Algérie, on apprend , à lécole, aux jeunes cette diversité..

, C’’est pourquoi quand vous traversez la Casbah, on ne vous assimile pas à ces salauds qui terrorisaient Alger en 1956...

  • JPEG - 49.4 ko
Partager cet article
Repost0
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 21:30

Par · 22 septembre 2015

 

Les élections de dimanche 20 septembre en Grèce ont vu un nouveau succès de SYRISA et d’Alexis Tsipras. Mais ce succès laisse un arrière-goût amer. Certes, en pourcentage des voix, Tsipras semble avoir remporté son pari. La gauche de SYRIZA, qui avait quitté le parti à la suite de la capitulation du 13 juillet 2015 ne sera pas présente au Parlement. Pourtant, les résultats sont inquiétants à plus d’un égard. Ainsi, l’abstention a progressé de 7% par rapport aux élections de janvier 2015. La fuite des électeurs hors des partis ayant accepté les conditions iniques de Bruxelles est impressionnante. Syriza perd 14% de ses électeurs, la Nouvelle Démocratie en perd 11% et To Potami près de 50%[1]. Seul la parti d’extrême-droite « Aube Dorée » maintien à peu de choses près son nombre de voix (et donc progresse par rapport à l’élection du 25 janvier).

Les votes « blancs » et « nuls » augmentent aussi de manière considérable. Tout indique que la méfiance de l’électorat envers ses institutions a fait un bond considérable entre janvier et septembre ?

Graphique 1

Régions ou SYRIZA et Nouvelle Démocratie sont arrivées en tête.

A - ElecGrèce

Rouge: SYRIZA

Bleu: Nouvelle Démocratie

L’analyse que l’on peut faire de ce scrutin montre que les électeurs de gauche ont considéré qu’il valait mieux donner leur voix (pour ceux qui l’ont fait) à SYRIZA et ainsi éviter le retour aux affaires du parti de droite oligarchique « Nouvelle Démocratie ». Le népotisme de ce parti (comme d’ailleurs celui du PASOK) a laissé de très mauvais souvenirs.

Mais, cela ne peut constituer qu’un moindre mal. Il est évident que le 3ème mémorandum sera appliqué dans toute sa dureté et que Tsipras, ayant accepté les conditions qui lui ont été imposées, n’aura guère de marge de manœuvre. L’idée d’une résistance passive, si elle peut avoir un certain crédit dans l’opinion, ne tient pas devant les faits[2]. La gauche de refus n’a pu ni su concrétiser la désaffection sensible pour Syriza tant en raison de ses divisions (trois partis se disputaient les votes des déçus de SYRIZA) qu’en raison de son sectarisme (pour le KKE).

C’est du côté de la situation économique que les événements vont se précipiter dans les prochaines semaines. La situation de la Grèce ne saurait s’améliorer de par l’application du 3ème mémorandum, qui d’ailleurs n’a pas été fait pour cela, et elle est d’ores et déjà considérée comme étant désespérée[3]. Les premières indications sur le 3ème trimestre laissent à penser que la contraction de l’activité économique en juillet et août 2015 a été très violente. La production industrielle pourrait baisser de -8% à -10% et le PIB de -3% à -5%. Bien entendu, de telles baisses de production vont entraîner un recul des recettes fiscales et dès la fin octobre le gouvernement grec devra demander de nouvelles sommes à ses créditeurs.

Il est clair aujourd’hui qu’il n’y a pas d’avenir pour la Grèce tant qu’elle reste dans la zone Euro et tant qu’elle ne fait pas défaut sur une part importante de sa dette. Ceci commence à se dire tant aux FMI que dans les couloirs de l’Union européenne. Le dossier grec est donc toujours sur la table. Même si, aujourd’hui, d’autres problèmes sont en train de focaliser l’attention, comme la crise des réfugiés, il sera de retour dans les problèmes politiques d’ici la fin du mois d’octobre.

[1] http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/resultats-des-elections-en-grece-les-chiffres/

[2] Godin R., « La Grèce entre en résistance », La Tribune, 21 septembre 2015, http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-grece-entre-en-resistance-506776.html

[3] Bootle R., Greece’s new government and the Troika have to face the awful truth, The Independant, 20 septembre 2015, http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/11878690/Greeces-new-government-and-the-Troika-have-to-face-the-awful-truth.html


Partager cet article
Repost0
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 21:28

Cet article est reposté depuis Réveil Communiste.

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 21:27

Cet article est reposté depuis Réveil Communiste.

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 16:37

Le KKE utilisera ses forces pour rassembler le mouvement populaire, pour une alliance populaire – déclaration du KKE 21 sept 2015

 

Déclaration du Secrétaire général du comité central du , Dimítris Koutsoúmbas – 21 septembre 2015

 

Discours de Dimitri Koutsoubas Secrétaire National du KKE (parti communiste grec)Discours de Dimitri  Secrétaire National du KKE ()

 

Selon les résultats définitifs, le KKE a reçu 5,55% des voix.

 

Dimítris Koutsoúmbas:

 

« Le KKE salue les centaines de milliers de personnes qui ont lui ont fait confiance avec leurs votes. Tous ces hommes et femmes qui ont ignoré le chantage et les manipulations, ont surmonté les hésitations et les diverses réserves afin d’unir leurs forces avec le KKE.

  Le KKE utilisera sa force politique, électorale et parlementaire à travailler au rassemblement général globale et au renforcement du mouvement des travailleurs, pour la construction d’une grande alliance sociale du peuple.

  Le KKE est la seule force dont la lutte contre le mémorandums est en même temps une lutte conséquente contre le système capitaliste lui-même, le système qui crée également les alliances prédateurs qui n’apportent que de nouveaux tourments pour le peuple, le pays et la jeunesse.

  Le KKE, comme toujours, se tiendra au coté de notre peuple, systématiquement contre tout gouvernement qui est prêt à mettre en œuvre le mémorandum barbare.

 

  Les rapports de force au parlement ne peuvent conduire qu’à un gouvernement de coalition. Ses déclarations programmatiques sont déjà écrites, il s’agit de la mise en œuvre du 3e mémorandum. La classe capitaliste, son personnel politiques et gouvernementale, avec la troïka, veulent gagner le consentement des personnes afin de mettre en œuvre les mesures barbares sans résistance. Ils veulent une inoffensive et fausse opposition de façade afin q d’avoir les mains libres pour mener l’offensive anti-populaire.

  Les résultats des  dans leur ensemble sont négatifs pour les ouvriers, les artisans et petit paysans des villes et des campagnes, les jeunes, les retraités.

 

  Le KKE mènera systématiquement et continuellement la lutte au sein du Parlement et au sein du mouvement populaire afin d’isoler la monstruosité nazie, Golden Dawn ».

 

  Il y a besoin de renforcer le KKE partout, dans les lieux de travail, dans les lieux d’éducation, les quartiers populaires, dans les endroits où le cœur de notre lutte et de notre peuple cruellement affecté bat vraiment.

 

http://fr.kke.gr/en/articles/The-KKE-will-utilize-its-forces-for-the-regroupment-of-the-movement-for-the-peoples-alliance/

 

traduction www.initiative-communiste.fr site web du PRCF

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 16:28

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 16:16

Stupeur et tremblements. Si l’on s’en tient aux réactions sur les réseaux sociaux, l’annonce par la médiation de la CEDEAO (dirigée par les présidents sénégalais Macky Sall et béninois Yayi Boni) des points forts du projet d’accord de sortie de crise au Burkina Faso a indigné une partie importante de l’opinion africaine.



Certes, les « putschistes foireux » qui ont pris en otage – au sens propre du terme – le gouvernement du pays de Thomas Sankara sont priés de quitter un pouvoir qu’ils auraient été bien en peine d’exercer et de laisser se réinstaller sur son fauteuil le président de transition Michel Kafando. Mais ils ont finalement obtenu, en dépit des arrêts du Conseil constitutionnel, ce pourquoi ils ont mis leur pays sens dessus dessous : la remise dans le jeu électoral des caciques du parti de l’ancien président Blaise Compaoré, chassé par une insurrection populaire en octobre 2014, alors qu’il tentait à toute force de tripatouiller la Constitution pour s’éterniser au pouvoir. Les putschistes voulaient la peau du Premier ministre Isaac Zida, ancien numéro deux de leur Régiment de sécurité présidentielle (RSP) passé à l’ennemi. Ils l’ont eu, le projet d’accord lui indiquant très clairement la porte de sortie.

Plus choquant : le texte propose que Gilbert Diendéré et ses hommes bénéficient de mesures d’amnistie immédiates. Et pourtant : les corps des manifestants aux mains nues qu’ils ont abattu parce qu’ils protestaient contre leur imposture sont encore chauds. Le bilan de leur rodéo sanglant n’est même pas encore établi ! Faut-il être surpris ? Cette impunité proposée sans le moindre état d’âme aux « Compaoré boys » fait partie de la logique de la « communauté internationale » depuis 28 ans. Il faut admettre (ou oser affirmer) qu’ils jouissent des dividendes de leur position géopolitique : d’une manière ou d’une autre, ils sont des « supplétifs » ou des « mercenaires » au service d’intérêts bien plus puissants qu’eux-mêmes.

 

Lire la suite sur Investig'action.

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 15:40
Diana Johnstone : «La campagne américaine de dénigrement de la France semble avoir terrifié Paris»

Le président français François Hollande et la secrétaire d'Etat américain Hillary Clinton Source: Reuters
Le président français François Hollande et la secrétaire d'Etat américain Hillary Clinton

Universitaire, journaliste et écrivaine américaine Diana Johnstone vient de publier le livre Hillary Clinton : la reine du chaos. RT France s’est entretenu avec l’auteur au sujet du dossier syrien et le rôle que peuvent y jouer la Russie et les USA.

 

RT France : Dans votre livre, vous étudiez plusieurs interventions américaines dont les guerres en Irak et en Libye. A quel point le scénario syrien ressemble-t-il aux autres guerres menées par les Etats-Unis ?

Diana Johnstone : Depuis la guerre du Kosovo contre la Serbie en 1999, on voit des variations du même scénario : en Irak, en Libye et maintenant en Syrie. Sous un prétexte ou un autre, les faiseurs d’opinion occidentaux proclament un état d’urgence dans le pays ciblé, dû aux agissements d’un «dictateur» qui «doit partir». En Syrie, comme en Libye et au Kosovo, l’OTAN soutient militairement un groupe de rebelles sans trop se préoccuper de ses antécédents criminels ou de ses objectifs réels, en présentant ses membres comme des «victimes» qui souhaitent installer «la démocratie». Après des bombardements humanitaires, le pays ainsi «sauvé» sombre dans le chaos.

RT France : Est-ce une guerre gagnée pour les Etats-Unis ?

D.J. : La caractéristique principale de ces guerres menées par les Etats-Unis est qu’elles ne sont ni gagnées ni perdues, dans le sens que l’on atteint jamais «la démocratie» proclamée comme objectif. On casse une société, produisant un désordre ingérable dont l’un des résultats est de provoquer des flots de réfugiés qui déferlent aujourd’hui sur l’Europe. C’est vrai, même pour la première guerre de la série. Sait-on que le deuxième plus grand nombre de demandeurs d’asile en Europe depuis des mois sont les Albanais du Kosovo, qui fuient leur pays «libéré» par l’OTAN ?

RT France : Quel est donc l’objectif de ces guerres ?

D.J. : Le véritable objectif de ces guerres n’est que négatif. Il ne s’agit pas de créer des démocraties et de défendre les droits de l’homme, mais de détruire un pays qui ne correspondrait pas aux impératifs de l’hégémonie américaine.

En 2003, la France a eu le courage, applaudie par la plupart des pays du monde, de refuser la guerre américaine qui a détruit l’Irak, guerre qui a fait le lit du soi-disant «Etat Islamique». Malheureusement, la campagne américaine de dénigrement de la France semble avoir terrifié Paris et incité les dirigeants qui ont succédé à Chirac à rentrer dans le rang.  

RT France : Le désaccord entre la Russie et les Etats-Unis sur le dossier syrien dure depuis déjà plus de trois ans. Pourquoi est-ce que la position russe de soutenir el-Assad au nom de la lutte contre l’EI n’est pas prise en considération par l’Occident ? Est-ce que les Etats-Unis et la Russie peuvent trouver à un consensus ?

D.J. : L’accord sur les armes chimiques syriennes a donné la preuve que la coopération entre les Etats-Unis et la Russie pourrait bien fonctionner, et qu’elle pourrait être la base d’un accord pour sauver la Syrie du chaos qui la détruit. C’est pour cela que le «Parti de la Guerre» à Washington a tout de suite mis le paquet pour diaboliser Vladimir Poutine et bloquer le chemin de la paix. Si j’ai écrit un livre sur Hillary Clinton, c’est parce qu’elle est la candidate préférée de ce Parti de la Guerre qui traverse les partis politiques Démocrate et Républicain et qui dirige en coulisses la politique étrangère américaine. Là où le Président Obama hésite parfois, Hillary Clinton se montre empressée, par exemple pour armer les rebelles syriens soi-disant «modérés» contre el-Assad. Aux Etats-Unis, on commence à reconnaître à quel point cette femme est dangereuse, mais en France, on ne le comprend pas du tout. Mon livre l’explique.

RT France : Vous avez également écrit que les Etats-Unis exploitent la nostalgie anti-communiste et antirusse présentant Vladimir Poutine comme la «dernière incarnation du mal». Est-ce que cela fonctionne toujours ?

D.J. : C’est moins une nostalgie qu’une habitude. On voit maintenant que le communisme a largement servi de prétexte pour être hostile à Moscou durant la Guerre froide. Le complexe militaro-industriel, dont je décris le rôle fondamental, a besoin d’ennemis pour se justifier. Il ne suffit pas de détruire de temps à autre un petit pays, il faut un adversaire de taille pour justifier les budgets faramineux du Pentagone. Puis, il y a l’objectif stratégique défini par Zbigniew Brzezinski, de tenir séparées la Russie et l’Europe occidentale, pour mieux dominer les deux.

RT France : Est-ce que cela profite aux Etats-Unis ?

D.J. : Demander si cela profite aux Etats-Unis suppose que la politique étrangère soit plus rationnelle qu’elle ne l’est. Regardez un peu le Congrès des Etats-Unis, où l’ignorance dispute la mauvaise foi. Le pouvoir de l’argent a corrompu le système politique américain, et notamment sa capacité à penser. Malheureusement, les Européens semblent toujours croire qu’il y a un bon pilote dans l’avion. 

RT France : Selon vous Hilary Clinton personnifie «l’orgueil et l’exceptionnalisme américains». En quoi est-ce que c’est mal ?

D.J. :  Tous les pays sont exceptionnels, et je voudrais qu’ils le restent dans un monde riche de diversité, au lieu d’être obligés de se calquer sur un seul modèle, tel que l’impose la globalisation à l’américaine. Mais l’exceptionnalisme américain est très spécial, car il ne se borne pas à la célébration des qualités du pays, qui sont réelles, mais aspire à faire la loi dans le monde entier. Il s’agit de l’idée selon laquelle les Etats-Unis sont le centre de vertu dans le monde, d’origine peut-être divine, et qui sont donc appelés à répandre cette vertu sur la planète, non pas par l’exemple, ce qui serait intéressant, mais par les armes. Cette conviction leur permet de ne voir les millions de morts, de blessés, de vies ruinées résultant de leurs guerres que comme des accidents regrettables d’une entreprise innocente et bien intentionnée. Et cet orgueil est accompagné par une peur maladive de «l’autre», que ce soient les «communistes», ou les «terroristes», vus comme les forces du Mal vouées à la destruction du centre du Bien. En cela, les Etats-Unis ressemblent beaucoup à leur protégé Israël. En passant, la candidature de Hillary Clinton est soutenue par le milliardaire israélien Haim Saban qui déclare sans gêne qu’il mettra autant de dollars qu’il le faut pour la faire élire à la présidence.

RT France : Est-elle capable de remporter l’élection présidentielle ?

D.J. : Elle est non seulement capable de remporter l’élection présidentielle de 2016, mais, depuis des mois elle est donnée comme la gagnante sûre et certaine. Sa campagne est très bien financée, ce qui compte avant tout dans les élections américaines. Le parti républicain en face n’offre qu’un spectacle pathétique de clowns minables. Son seul challenger démocrate jusqu’à présent, le vieux Sénateur du Vermont, Bernie Sanders, était peu connu et est considéré comme trop à gauche pour être pris au sérieux. Mais on vit dans un monde changeant et tout peut changer.

 

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 15:34

Moins-disant social ?

par Olivier Petitjean sur le site "Observatoire des multinationales"

Le groupe aéronautique européen Airbus vient d’inaugurer en grande pompe une nouvelle usine de production d’avions à Mobile, dans l’Alabama. Cette implantation dans le pré carré de son grand concurrent Boeing a plusieurs avantages pour Airbus : la proximité du marché nord-américain, la possibilité de de se protéger des variations de change... et l’absence de syndicats. Fabrice Brégier, directeur exécutif d’Airbus, ne se prive pas de souligner les avantages de cette situation, ajoutant que l’Europe et ses syndicats devraient « prendre garde ».

 

A Mobile nous n'avons pas de syndicats

« À Mobile, nous avons pas de syndicats. Nous avons de bonnes relations avec les syndicats, mais nous pensons qu’à Mobile, c’est mieux sans eux. C’est une autre culture. Je ne pense pas que nos travailleurs aient besoin d’un syndicat pour avoir de bonnes relations avec Airbus. »

C’est dans ces termes que le le directeur exécutif d’Airbus, le français Fabrice Brégier, se félicite de l’inauguration de la nouvelle usine du groupe à Mobile, Alabama, dans un entretien avec le Welt am Sonntag. À l’arrière-plan de cette inauguration en grande pompe d’une usine qui reste encore relativement marginale dans la production globale du groupe, il y a aussi la question des rapports de forces entre Airbus, ses syndicats français et allemands, et les gouvernements concernés.

« Le marché américain a clairement un avantage concurrentiel... L’Europe doit vraiment faire quelque chose pour sa compétitivité... En France, par exemple, les charges sociales sont beaucoup trop élevées. »

Lorsqu’elle atteindra son rythme de croisière, en 2017, la nouvelle usine d’Airbus emploiera environ 1000 personnes et produira quatre A320 par mois (sur environ 50 produits dans le monde par les salariés d’Airbus). Dans un message à peine voilé aux syndicats européens du groupe, Fabrice Brégier envisage même la possibilité que dans l’avenir, l’usine de Mobile exporte sa production non seulement aux États-Unis, mais aussi dans le reste du monde.

Une compétitivité en trompe-l’oeil ?

Les moindres coûts de production affichés par Airbus pour son usine américaine sont peut-être liés en partie à des salaires et une fiscalité plus faibles, mais aussi au fait que Mobile bénéficie de moyens de production dernier cri, ainsi que de coûts de transport plus faibles pour le marché local.

Selon l’AFP, toutefois, l’équation économique globale n’est en fait pas si favorable que cela à la future production aux États-Unis : « Un avion assemblé à Mobile va revenir plus cher qu’un appareil fabriqué en Europe à cause des coûts de transport et de la parité euro-dollar actuelle. Les pièces des avions assemblées à Mobile sont produites en Europe, d’autres (pompes à fioul et valves hydrauliques) aux États-Unis et envoyées sur le Vieux Continent avant d’être réexpédiées. »

On rappellera aussi que pour construire cette usine, Airbus a bénéficié d’aides publiques directes et indirectes de l’État de l’Alabama, du comté et de la municipalité de Mobile, pour un montant total estimé à pas moins 158,5 millions de dollars (lire États-Unis : $456,000 dollars de subvention en moyenne pour créer un emploi et le détail des aides et des conditions qui leur sont assorties ici).

Culture anti-syndicale

Contrairement aux régions industrielles historiques des États-Unis, de Detroit à Seattle, le Sud du pays se caractérise par la faiblesse du salaire minimal (7,25 dollars de l’heure en Alabama) et par une très forte culture anti-syndicale. Les constructeurs automobiles ont commencé à s’implanter dans les États du Sud à partir des années 1980 pour profiter de ces conditions favorables - d’abord les japonais comme Nissan, puis les constructeurs européens comme Volkswagen (lire Volkswagen, Nissan et la lutte pour les droits syndicaux dans le Sud des États-Unis).

Boeing possède déjà plusieurs usines en Alabama et en Caroline du Sud, dont certaines ont des syndicats, d’autres non. Le syndicat américain IAMAW (International Association of Machinists and Aerospace Workers), les Machinists, a déjà annoncé son intention de tenter de créer une section syndicale dans l’usine d’Airbus à Mobile.

Olivier Petitjean

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents