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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 08:43

Publié par Jean Lévy

Il peut avoir la tête tranchée dans les heures qui viennent...

Il peut avoir la tête tranchée dans les heures qui viennent...

Collectif Communiste Polex 

La hache saoudienne ne doit pas s’abattre sur le jeune saoudien, coupable d’avoir manifesté contre le régime…

 

Les heures, les minutes comptent pour empêcher l’exécution barbare de Ali Al-Nimr, condamné à avoir la gorge tranchée par le bourreau du royaume saoudien.

La grâce demandée par le président de la République en faveur du jeune saoudien – il avait 17 ans à l’époque de la manifestation – ne suffit pas : il faudrait que la France annonce des mesures de rétorsion à l’encontre du régime du roi Salmane,   en cas d’exécution de la sentence. Or, ce même gouvernement français  se réjouit d’avoir vendu à l’Egypte  les deux frégates refusées à la Russie, alors que cette opération  est financée par l’Arabie saoudite !

Les 900 millions d’euros ainsi récupérés par la France, risquent d’avoir le goût du sang des égorgés de Ryad : en effet,  depuis le début de l'année, 133 personnes ont été exécutées dans le royaume, contre 87 sur l'ensemble de 2014, selon un décompte de l'AFP établi sur la base de communiqués officiels.

L’exécution de Ali Al-Nimr  serait une tache de sang sur le contrat signé par la France.

Il faut empêcher ce crime !

Si, dans les heures qui viennent,  des milliers et des milliers de personnes reprenaient cet appel et le relayaient  sur les réseaux sociaux, le mouvement d’opinion serait plus efficace que les suppliques officielles.

 

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 16:45

150 à ROUEN pour les libertés syndicales

 

Les militants CGT s'étaient rassemblés devant le palais de Justice dans le cadre de la journée d'action nationale de la CGT pour défendre les libertés syndicales. Pascal Morel, secrétaire de l'UD-CGT 76 a pris la parole, suivi par une représentante de Solidaires qui s'était joint à la manifestation. 

 

Pas de conquêtes sociales sans conquête et défense des libertés syndicales

Dans son intervention P. Morel rappela l'importance des libertés syndicales et d'une organisation collective des salariés à l'entreprise pour les conquêtes sociales.  Aujourd'hui rappela-t-il, "le patronat, le gouvernement, l'Union européenne, veulent institutionnaliser les syndicats pour qu'ils deviennent des outils d'accompagnement" de la politique de  la régression sociale.

Devant le palais de justice à Rouen

Devant le palais de justice à Rouen

 

 

Faire peur pour faire taire : Partout en France, en Seine-Maritime, les atteintes aux libertés syndicales se multiplient.

"Faire peur pour faire taire", et donc criminaliser toute action syndicale, c'est le but du patronat, encouragé par le gouvernement.

"Aujourd'hui, 23 septembre sont convoqués au tribunal correctionnel de Paris cinq militants du syndicat CGT Energie Paris pour atteinte à la liberté du travail alors qu’ils défendaient avec 200 agents le droit au travail d’une collègue licenciée arbitrairement."

"En Seine-Maritime de nombreux militants sont menacés pour leur action syndicale.  A Setin, à Martot, un jeune militant est menacé pour avoir voulu créé une section syndicale.  A Mac Do à Barentin, les salariés qui voulaient créer une section syndicale sont licenciés.  Au Havre cet été la police convoque des militants pour une action insignifiante lors du passage du Tour."

A cela s'ajoute les menaces d'expulsion des locaux syndicaux.

"Avec les lois Rebsamen, Macron, le pouvoir et le patronat entend précariser de plus en plus les salariés pour mieux les mater. "

Rouen, Dieppe : Pour défendre les libertés syndicales Rouen, Dieppe : Pour défendre les libertés syndicales
Rouen, Dieppe : Pour défendre les libertés syndicales

Des droits nouveaux pour protéger les militants syndicaux et associatifs

La CGT réclame "une loi portant sur des droits nouveaux protégeant les militants syndicalistes et progressistes qui, dans le cadre de leur mandat, agissent dans une action collective" et que des "locaux soient mis à disposition des organisations syndicales à titre gracieux par les collectivités locales" pour que les libertés syndicales puissent s'exercer pleinement.  Enfin que la loi d'amnistie portant sur « des délits commis lors des mouvements sociaux » soit définitivement votée par l'Assemblée Nationale.

Libertés syndicales: rassemblement devant le tribunal de Dieppe

Lu sur le blog de l'UL CGT Dieppe Droits et libertés 

23 sept. 2015

Libertés syndicales: rassemblement devant le tribunal de Dieppe

Mercredi 23 septembre 2015, une cinquantaine de militants de la CGT se sont réunis symboliquement devant le tribunal de Dieppe, dans le cadre de la journée d'action nationale pour défendre les libertés syndicales.

Jean-Henri Dufils a pris la parole pour rappeler l'importance, pour les salariés, des libertés syndicales.

Le rapport présenté au premier ministre VALLS par l'ancien directeur général du travail, Jean-Denis COMBREXELLE, a donc pour objectif de ramener les salariés au 19ème siècle. La loi du patron prévaut sur l'intérêt général alors que le Code du travail avait été conçu pour rééquilibrer le rapport dans l'entreprise entre les salariés et le patronat. Il protégeait le salarié.

Par ce sabotage, le gouvernement s'est fixé l'objectif de sécuriser davantage l'employeur. Une fois de plus, le patron est gagnant.

Pour les salariés, une seule voie possible: s'organiser dans le syndicalisme combatif, résister et se mobiliser !

Libertés syndicales: rassemblement devant le tribunal de DieppeLibertés syndicales: rassemblement devant le tribunal de Dieppe
Libertés syndicales: rassemblement devant le tribunal de Dieppe
Libertés syndicales: rassemblement devant le tribunal de DieppeLibertés syndicales: rassemblement devant le tribunal de Dieppe
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 14:17

VERS UNE SOCIETE DU TRAVAIL SANS STATUT … grâce à Macron, Valls et compagnie, le rêve du Medef va devenir réalité !

Posté par 2ccr le 24 septembre 2015

 

« Le Capital a horreur de l’absence de profit. Quand il flaire un bénéfice raisonnable, le Capital devient hardi. A 20%, il devient enthousiaste. A 50%, il est téméraire ; à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines et à 300%, il ne recule devant aucun crime »…Karl Marx, Le Capital, chapitre 22

 

LIBYA-CONFLICT-KADHAFI-TRIALMacron vient de s’en prendre spectaculairement au statut des fonctionnaires. Il s’en était déjà, pris au statut des salariés du privé. Valls a épousé sa cause en présentant le rapport Combrexelle et le rapport Mettling. Tout cela est tellement extraordinaire et violent comme attaque contre les droits élémentaires de 24 millions de salariés, publics et privés, que bien des commentateurs le mesurent et le croient. Mais ceux qui étudient, voient parfaitement la logique délibérée, destructrice de tous nos droits telle qu’elle est à l’oeuvre.

Les rapports COMBREXELLE et METTLING pourraient s’intituler : comment faire le (con)tour des droits des travailleurs en 80 « bonnes pratiques » patronales. En fait,  ces rapports sont déjà écrits depuis plusieurs dizaines d’années. Ils  attendaient juste le moment où l’affaiblissement des forces du camp d’en face en permettrait la parution au grand jour sans risques. Il est cependant utile au vu du grand brouillard organisé autour de leur contenu réel de dénoncer clairement l’arnaque vers lequel ils nous entrainent, permettre la mise en œuvre d’une législation du non droit du  travail. L’unique objectif de ces deux rapports et de leurs 80 « propositions » pour l’un, « préconisations » pour l’autre est le suivant : en finir avec les contraintes légales et règlementaires sur la durée du travail, ainsi qu’avec le SMIC horaire et les salaires minima conventionnels.

Ils « uberisent » comme le dit Attali, mentor de Macron, qui décrit un monde où « le salariat sera réservé à l’élite ». Ils organisent le retour au XIXème siècle avec des loueurs de bras, des journaliers, sans droit, sans loi, sans horaires, sans salaires. Comme l’a dit Macron, l’avenir est à une société non statutaire, une société sans statuts. Ni droit du travail, ni statut de la fonction publique, l’avenir est aux indépendants, aux prétendus « autoentrepreneurs »,  à « l’entreprise étendue », un noyau avec une nébuleuse d’intérimaires et précaires gravitant autour, payés de gré à gré, pour des  « tâches », des « missions » des « chantiers » et ce, sans convention ni code.

Evidemment, vu que le salariat représente 93 % des actifs ce n’est pas demain qu’ils vont y arriver, mais ils s’y acharnent déjà systématiquement ! Depuis la « recodification » du code du travail et les coups de griffes aux garanties de l’emploi des fonctionnaires, l’embauche accélérée de « contractuels », ils n’ont de cesse de batailler opiniâtrement pour changer les principes fondamentaux du droit en faveur de leur projet. C’est la caractéristique dominante de tout ce qui a été introduit par l’A.N.I du 11 janvier 2013 puis la loi Sapin du 14 juin 2013, puis la loi Macron du 8 août 2015. Et qui poursuit et aggrave la loi Fillon du 4 mai 2004, la « recodification », les lois Bertrand de 2008 : ils sont obstinés, opiniâtres, férocement pervers, ils avancent pas à pas, mais savamment selon la même méthode et vers le même objectif.

Cet objectif est celui du Medef : remplacer « le lien de subordination juridique permanent » du contrat de travail avec contrepartie, par une « soumission librement consentie » sans droit ni loi. A la fin ce sera clair : plus de code du travail, plus de statut de fonctionnaire, tout au contrat individuel selon l’objectif central affiché de Valls « le compte personnel  d’activité » (prévu le 1er janvier 2017… avec sa carte à puce ou toute votre carrière individuelle figurera).

Pour apporter sa pierre à cet objectif, le D.R.H d’Orange, Mettling, a donc mené à bien la mission qui lui avait été confiée par le Ministre du travail, (« examiner la question de l’effet de la transformation numérique sur le travail »). Son rapport peut être simplement résumé : adapter l’homme à la machinerie numérique, dont il est indispensable et bon de développer le marché, et non l’inverse.

Après la lecture des 69 pages et 36 « préconisations » du rapport, empreint d’un catéchisme managérial anglo-saxon, il est temps de dire : « Trop c’est trop ! ». De déclarations en déclarations, Emmanuel Macron s’en est pris en quelques semaines aux 35 h de tous les salariés, a permis la multiplication des CDD pour les jeunes, et le voilà qui propose de mettre fin aux statuts des salariés du privé comme du public.

Il trace, en fait, la voie d’une « société sans statut » : alignement vers le bas pour tous, flexibilité généralisée, société « ubérisée », avec « entreprises étendues » entourée de nébuleuses « d’indépendants » ramenés au stade de journaliers et de loueurs de bras du 19° siècle. Faut-il énumérer, outre les 308 articles de sa loi de déréglementation libérale tout azimut :

  •   appelant les « jeunes à avoir envie de devenir milliardaires »
  •   expliquant que « son job n’est pas de défendre les emplois existants »
  •   affirmant que « les britanniques ont eu la chance d’avoir eu Margaret Thatcher »
  •   « le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés » dit-il en Allemagne en vantant les  lois Schröder-Hartz
  •   « la France est en manque d’un roi », écrit-il en philosophant dans la revue des « Deux mondes »
  •    il qualifie ceux qui s’opposent à sa loi au sein du PS de « foyer infectieux »
  •    ses sorties contre le CDI, contre le droit protecteur des licenciements …
  •    enfin sa dernière sortie brutale contre le statut de la Fonction publique.

 Stop, stop, stop ! Macron démission ! … Mais l’on peut se demander pourquoi Macron a été recruté par un gouvernement socialiste, alors qu’il est complètement inféodé au capitalisme et au Medef ! Peut-être que le fruit est plus pourri qu’il n’y parait ! Car peut-on  imaginer qu’il fait ses sorties tout seul… ou alors est-ce un poisson pilote qui agit sur ordre ? Dans ce cas, c’est tout le gouvernement, tout le PS qui est pourri, ultralibéral atlantiste et quant aux frondeurs ils ne sont là que pour donner le change, car au moindre coup de sifflet ils rentrent aussitôt dans le rang craignant pour leur future éventuelle réélection !

 D’après un article de Gérard Filoche et de commentaires parus sur son site

 

Warren Buffett, homme d'affaires et investisseur américain est un des hommes les plus riches du monde :  sa fortune est estimée en 2015  à 74 milliards de dollars.
Voici ce qu'il a déclaré:

«  Il y a une lutte des classes, évidemment, mais c'est ma classe, la classe des riches qui a mené la lutte. Et nous sommes en train de gagner. » ( New York Times, le 26 novembre 2006, citant une interview de CNN en 2005 ).
 

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 14:10

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 14:06

Publié par Michel El Diablo

Plan d’austérité en FINLANDE, Bruxelles se réjouit

Le Premier ministre finlandais, Juha Sipila, a annoncé le 8 septembre un plan d’austérité pour son pays, qui suscite un fort mécontentement. Les fonctionnaires verront le nombre de leurs jours de congés réduit de 20%. Pour l’ensemble des salariés, deux jours fériés – l’Ascension et l’Epiphanie – ne seront plus rémunérés. La protection sociale est également touchée, puisque le premier jour d’arrêt-maladie ne sera plus indemnisé. Quant aux heures supplémentaires, les majorations seront fortement réduites. Les mesures devraient entrer en vigueur aux échéances des différentes conventions collectives de branche.

La situation économique du pays, jadis cité en exemple, n’est guère brillante. Le taux de chômage officiel ne cesse de grimper, et atteint aujourd’hui 9,7%. Outre les problèmes qui touchent deux secteurs importants pour l’économie nationale – la filière bois-papier, et l’électronique – le blocage des importations russes en provenance de l’UE (une décision de Moscou en rétorsion aux sanctions prises à son égard) touche rudement la Finlande, qui a d’importantes relations commerciales avec son voisin oriental.

Mais M. Sipila affirme avoir trouvé la vraie cause des malheurs finlandais : le « coût du travail » unitaire est aujourd’hui 20 % supérieur à la moyenne européenne, selon Eurostat. Or, le pays ayant adopté l’euro, une dévaluation n’est pas possible. Le chef du gouvernement entend donc baisser de 5% ledit « coût du travail » en quatre ans à travers le plan annoncé.

Avant les élections de 2015, le précédent gouvernement finlandais s’était déjà illustré par son attitude particulièrement intransigeante dans les négociations avec la Grèce. Il était dirigé par Jyrki Katainen, qui est brièvement devenu, en 2014, Commissaire européen aux Affaires économiques, en remplacement d’un compatriote et camarade de parti, Olli Rehn, lui aussi considéré comme un faucon.

Inutile de préciser qu’Helsinki n’a donc rien à refuser à Bruxelles.

Le 21 septembre 2015

 

SOURCE: Ruptures

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 10:38
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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 22:16

Cet article est reposté depuis Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges..

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 22:12

Par · 22 septembre 2015

Les élections de dimanche 20 septembre en Grèce ont vu un nouveau succès de SYRISA et d’Alexis Tsipras. Mais ce succès laisse un arrière-goût amer. Certes, en pourcentage des voix, Tsipras semble avoir remporté son pari. La gauche de SYRIZA, qui avait quitté le parti à la suite de la capitulation du 13 juillet 2015 ne sera pas présente au Parlement. Pourtant, les résultats sont inquiétants à plus d’un égard. Ainsi, l’abstention a progressé de 7% par rapport aux élections de janvier 2015. La fuite des électeurs hors des partis ayant accepté les conditions iniques de Bruxelles est impressionnante. Syriza perd 14% de ses électeurs, la Nouvelle Démocratie en perd 11% et To Potami près de 50%[1]. Seul la parti d’extrême-droite « Aube Dorée » maintien à peu de choses près son nombre de voix (et donc progresse par rapport à l’élection du 25 janvier).

Les votes « blancs » et « nuls » augmentent aussi de manière considérable. Tout indique que la méfiance de l’électorat envers ses institutions a fait un bond considérable entre janvier et septembre ?

Graphique 1

Régions ou SYRIZA et Nouvelle Démocratie sont arrivées en tête.

A - ElecGrèce

Rouge: SYRIZA

Bleu: Nouvelle Démocratie

L’analyse que l’on peut faire de ce scrutin montre que les électeurs de gauche ont considéré qu’il valait mieux donner leur voix (pour ceux qui l’ont fait) à SYRIZA et ainsi éviter le retour aux affaires du parti de droite oligarchique « Nouvelle Démocratie ». Le népotisme de ce parti (comme d’ailleurs celui du PASOK) a laissé de très mauvais souvenirs.

Mais, cela ne peut constituer qu’un moindre mal. Il est évident que le 3ème mémorandum sera appliqué dans toute sa dureté et que Tsipras, ayant accepté les conditions qui lui ont été imposées, n’aura guère de marge de manœuvre. L’idée d’une résistance passive, si elle peut avoir un certain crédit dans l’opinion, ne tient pas devant les faits[2]. La gauche de refus n’a pu ni su concrétiser la désaffection sensible pour Syriza tant en raison de ses divisions (trois partis se disputaient les votes des déçus de SYRIZA) qu’en raison de son sectarisme (pour le KKE).

C’est du côté de la situation économique que les événements vont se précipiter dans les prochaines semaines. La situation de la Grèce ne saurait s’améliorer de par l’application du 3ème mémorandum, qui d’ailleurs n’a pas été fait pour cela, et elle est d’ores et déjà considérée comme étant désespérée[3]. Les premières indications sur le 3ème trimestre laissent à penser que la contraction de l’activité économique en juillet et août 2015 a été très violente. La production industrielle pourrait baisser de -8% à -10% et le PIB de -3% à -5%. Bien entendu, de telles baisses de production vont entraîner un recul des recettes fiscales et dès la fin octobre le gouvernement grec devra demander de nouvelles sommes à ses créditeurs.

Il est clair aujourd’hui qu’il n’y a pas d’avenir pour la Grèce tant qu’elle reste dans la zone Euro et tant qu’elle ne fait pas défaut sur une part importante de sa dette. Ceci commence à se dire tant aux FMI que dans les couloirs de l’Union européenne. Le dossier grec est donc toujours sur la table. Même si, aujourd’hui, d’autres problèmes sont en train de focaliser l’attention, comme la crise des réfugiés, il sera de retour dans les problèmes politiques d’ici la fin du mois d’octobre.

[1] http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/resultats-des-elections-en-grece-les-chiffres/

[2] Godin R., « La Grèce entre en résistance », La Tribune, 21 septembre 2015, http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-grece-entre-en-resistance-506776.html

[3] Bootle R., Greece’s new government and the Troika have to face the awful truth, The Independant, 20 septembre 2015, http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/11878690/Greeces-new-government-and-the-Troika-have-to-face-the-awful-truth.html

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 22:11

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 09:58

Comment l’histoire répète-t-elle les arguments contre la réduction du temps de travail ?

Lu sur Bellaciao
de : Michel ETIEVENT
samedi 19 septembre 2015 - 16h21 - 

A l’heure des lois Macron, de l’offensive du patronat contre le code du travail et la bienveillance du gouvernement envers le Medef ... voici quelques exemples historique pour comprendre que le discours de la classe dirigeante n’a pas pris une ride, il s’agit toujours de la même rengaine ...

Juin 1936. La semaine tombe à quarante heures. Les maîtres de forges en Lorraine tonnent contre ce qu’ils baptisent « la loi de fainéantise sociale »  : « Nos entreprises sont perdues. Comment relever le pays si nos ouvriers habitués à la tâche et fiers de l’accomplir travaillent deux fois moins  ? La France va à sa ruine. Et tous, nous pâtiront de ce luxe de paresse  ! » La chanson contre la réduction du temps de travail est une vieille rengaine. Au fil des siècles, les archives déclinent les mêmes arguments.

Nous sommes en 1848. La journée de travail du textile lyonnais vient de passer de quatorze à douze heures. Pour la chambre patronale des soieries, c’est la catastrophe. Elle adresse au préfet une supplique pour dénoncer la dangerosité et l’amoralisme de la nouvelle loi  : « Nous attirons votre attention sur les graves conséquences qu’auraient à subir nos industries au cas où la loi venait à être appliquée. Vous le savez, la main-d’œuvre ici est exigeante et hors de prix. Avec quatorze heures, nous tenions à peine. Douze heures précipiteraient les faillites. Le travail, dans nos entreprises, a toujours commencé à quatre heures du matin, repos d’un quart d’heure à midi, repos final à dix-huit heures Les filles employées s’y livrent sans que leur santé n’en ait jamais été altérée et sans qu’elles ne se plaignent de leur sort par ailleurs envieux quand on songe à tous les “sans-travail” qui écument les rues. Ici, la main-d’œuvre est plus coûteuse qu’à l’étranger. Si nous maintenions le même salaire pour la journée réduite à douze heures, la partie ne serait plus tenable. Nous serions dans l’obligation de fermer nos manufactures et de les transporter là où l’ouvrière est la moins dispendieuse. Et puis, que l’on ne se trompe pas, l’ouvrière ramenée à douze heures continuerait à se lever à l’aurore pour n’arriver à la manufacture qu’à la minute obligatoire, plus disposée à se reposer des occupations auxquelles elle aurait vaqué dehors qu’à attaquer avec ferveur le travail de nos fabriques. Redevenue plus tôt libre le soir, elle n’en profiterait pas dans l’intérêt de son sommeil. Il y aurait à craindre pour la moralité de celles qui, étant sans famille, se verraient affranchies de toute surveillance pendant deux longues heures de la soirée. » Le texte est éloquent.

On entendra la même remarque pour réprouver la loi qui interdit aux enfants le travail dans les mines  : « Loi qui porte atteinte au droit du travail et à la liberté individuelle », 1919. La loi des huit heures suscite les mêmes réactions. Voici ce qu’écrit un entrepreneur de la métallurgie  : « On en veut à ceux qui font la richesse du pays. Il est sûr que nos industries péricliteront, et puis que feront nos ouvriers de tout ce temps vacant  ? Désœuvrement, fréquentation plus assidue des estaminets. Décidément, la morale n’est plus du côté du gouvernement. Faudra-t-il bientôt que nous transportions nos industries dans les colonies  ? »

Un dernier exemple. 12 novembre 1938. Par une série de décrets, baptisés « décrets misère », le gouvernement Daladier supprime les acquis du Front populaire. Entre autres, la semaine de quarante heures. L’argument mérite citation  : « Cette loi de paresse et de trahison nationale est la cause de tous les maux de notre économie. Elle va précipiter la chute de la France. On ne peut pas avoir une classe ouvrière avec une “semaine de deux dimanches” et un patronat qui s’étrangle pour faire vivre le pays  ! » Deux ans plus tard, reprenant les mêmes arguments, Pétain, à la une ces jours-ci pour son antisémitisme exacerbé, balayera les dernières lois sociales et les syndicats qui en étaient à l’origine.

D’après un article de Michel ETIEVENT

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