Reçu par courriel
Extraits de la déclaration du KKE à la 17éme conférence des Partis Communistes et Ouvriers
Cela fait 7 ans que la Grèce traverse une crise économique profonde, qui a pour cause le capitalisme lui-même et non la façon dont les partis politiques le gèrent. Durant toute cette période bien des partis politiques ont exercé le pouvoir: les libéraux, les sociaux-démocrates et "la gauche" mais à chaque fois les résultats ont été douloureux pour le peuple et profitables pour les grandes sociétés.
Depuis 2008, en Grèce, pays de 11 millions d'habitants, le produit intérieur brut (PIB) a diminué de 25% et le taux de chômage a dépassé les 25% (...)
Flexibilité, absence de couverture sociale, travail gratuit sont en train de se généraliser. On coupe toujours plus dans les pensions et on retarde le départ à la retraite. Pour une bonne part la santé et l'éducation sont confiées au secteur privé qui en tire d'énormes profits. 36% de la population vit sous le seuil (officiel) de pauvreté et, si on y ajoute ceux qui vivent des maigres aides sociales, on atteint 52% de la population. Dans le même temps les sociétés grecques cotées en bourse ont annoncé une augmentation de 291% de leurs bénéfices au premier semestre 2015. (...)
Durant les 7 derniers mois, le gouvernement SYRIZA-ANEL a mis en application le troisième mémorandum signé avec les institutions impérialistes. Il impose notamment de nouvelles et terribles mesures antisociales ainsi que le maintien de toutes celles qui avaient été prises précédemment.
Aux élections législatives du 20 septembre, des travailleurs et des forces populaires, qui avaient ces dernières années combattu cette politique antisociale et les précédents mémorandums les ont cette fois-ci soutenus, pensant que leur application serait plus "intelligente" et plus "douce" que par le passé.
Par ailleurs, une large fraction de la population a choisi de s'abstenir; ce phénomène traduit un mécontentement envers le système politique bourgeois, un sentiment d'indignation et de désillusion d'une partie des travailleurs et des jeunes ainsi que de la passivité vis-à-vis de cette politique antipopulaire. (..)
Les illusions créées par SYRIZA et ses alliés nationalistes de l'ANEL ont largement contribué à cette situation.
Dans ce contexte de recul généralisé du mouvement populaire et dans cette crise grave de l'économie capitaliste, le KKE a obtenu 5,55% des voix (contre 5,47% aux législatives précédentes) et a gardé ses 15 députés.
Le vote des mesures antisociales par SYRIZA-ANAEL légitime la position des autres partis bourgeois: ND, PASOK, POTAMI qui les ont toujours promues et soutenues. Elle légitime aussi leur obstination à affirmer qu'il n'y a pas d'alternative à la politique d'austérité des monopoles.
Autre point négatif: les criminels nazis du GOLDEN DAWN ont maintenant une influence électorale confirmée et le grand capital fait la promotion de ce parti (...)
Dans la période à venir, le KKE continuera à mener la bataille sur les problèmes graves que rencontrent les travailleurs et les couches populaires, il le fera de toutes ses forces de façon à ce que la contre-attaque du peuple s'organise sur des bases antimonopolistes et anticapitalistes
Source site du KKE
Traduction libre de l'anglais par Enver
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IMAGES DE RESISTANCE
Fête de la jeunesse communiste grecque
De milliers de jeunes ont participé aux manifestations de la 41ème Fête de la KNE et de Odigitis (8-10 octobre) au parc “Tritsi”, à Athènes. La fête du KNE est devenue le plus important événement politique et culturel du pays.
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