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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 14:53
mercredi 25 novembre 2015 

Lu sur le site de Reuters

ATHENES, 25 novembre (Reuters) - Le principal syndicat grec du secteur privé, GSEE, a lancé mercredi un appel à la grève le 3 décembre, le deuxième en moins d'un mois, pour protester contre un projet de réforme du système des retraites.

Le gouvernement d'Alexis Tsipras a fait adopter une loi relevant l'âge de départ à la retraite, augmentant le montant des contributions à l'assurance santé et supprimant la plupart des régimes de préretraite.

Il prévoit également de fusionner une série de fonds de pension en une seule entité et de réduire le montant des retraites complémentaires.

Le GSEE et son homologue Adedy, qui représente le secteur public, ont fait défiler le 12 novembre des milliers de personnes contre les mesures d'austérité.

Cette première grève générale en un an dans les secteurs public et privé était le plus gros défi lancé au gouvernement d'Alexis Tsipras depuis qu'il a remporté les élections législatives anticipées de septembre en promettant d'atténuer l'impact d'années de récession et d'austérité. (Karolina Tagaris,; Nicolas Delame pour le service français)

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 14:26

Cette semaine, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a profité de sa première réunion privée avec Barack Obama depuis treize mois pour évoquer la possibilité de morceler la Syrie.

 

Jonathan Cook, Middle East Eye, samedi 21 novembre 2015

 

NAZARETH, Israël

Selon des représentants israéliens, Benyamin Netanyahou a déclaré que Washington devait donner sa bénédiction à posteriori pour l’annexion illégale par Israël du plateau du Golan, ravi à la Syrie durant la guerre de 1967.

Des sources proches des discussions ont indiqué à Haaretz que Benyamin Netanyahou avait prétendu que la Syrie n’était plus un État opérationnel, ce qui permettait de « voir les choses différemment ». Depuis 2011, le gouvernement de Bachar al-Assad fait face à des factions rebelles parmi lesquelles figurent des groupes affiliés à al-Qaïda et l’État islamique (EI).

Mercredi, un représentant anonyme de la Maison-Blanche a confirmé que Benyamin Netanyahou avait abordé le sujet. Il a précisé : « Je pense que le président a estimé que cette question n’appelait pas de réponse. Il était difficile de déterminer s’il [B. Netanyahou] parlait sérieusement ».

Il semble toutefois que les commentaires dont Benyamin Netanyahou a fait part à Barack Obama font partie d’une action coordonnée entreprise il y plusieurs mois par les représentants israéliens afin de faire changer Washington d’opinion.

La veille de la réunion de Benyamin Netanyahou à la Maison-Blanche, Michael Oren, ancien ambassadeur d’Israël aux États-Unis, a publié un article exhortant Barack Obama à considérer la souveraineté d’Israël sur le Golan sur le site Web de CNN.

Il écrit que si Israël avait restitué ce territoire à la Syrie au cours des précédentes négociations de paix, cela « aurait aujourd’hui placé [les miliciens libanais du] Hezbollah juste au-dessus des villes et villages israéliens du nord de la Galilée » et que l’EI « serait retranché sur la rive orientale du lac de Tibériade ».

Michael Oren et Benyamin Netanyahou n’ont vraisemblablement pas avancé d’autre raison susceptible d’expliquer pourquoi Israël se soucierait d’obtenir l’approbation des États-Unis quant à l’annexion du Golan qu’il a imposée en 1981 en violation du droit international.

 

[...]

 

Lire la suite de l'article sur le site de l'Association France Palestine Solidarité

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 14:11
Ruptures n°4 arrive bientôt chez les abonnés

Le n°4 de Ruptures est en passe d’être « bouclé »…

Cette édition doit arriver le 30 novembre chez les abonnés. Son menu a naturellement évolué pour prendre en compte l’actualité : les attentats du 13 novembre et leurs suites, notamment européennes.

Rendez-vous sur le site de Ruptures pour en connaître le sommaire.

 

Pour ne pas manquer l’édition à paraître, abonnez-vous vite, si ce n’est déjà fait…

D’ores et déjà, la bande-annonce du reportage à Barcelone est disponible ci-dessous. N’hésitez pas à la faire connaître !

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 10:15

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 09:52
Lu sur Investig'action

L'écrivain Michel Collon se penche sur la création de Daesh et l'opération Cyclone menée par la CIA dans les années 1980.



« Opération Cyclone » fut une des plus longues et coûteuses opérations de la CIA. De 20 à 30 millions $ par an au début des années 80 pour culminer à 630 millions $ en 1987. Lancée par Brzezinski sous la présidence Carter, « Opération Cyclone » devint un projet central sous la présidence Reagan et continua jusqu’en 1992.

Ainsi, pendant de longues années, Washington finance des groupes terroristes. Dans quel but ? Renverser le gouvernement socialiste Taraki venu au pouvoir en Afghanistan. Pourtant, il fait du bon boulot : un Etat laïc est instauré, rompant avec le féodalisme et l’intolérance religieuse ; les femmes acquièrent l’égalité des droits, les mariages d’enfants et les dots féodales sont supprimés, les syndicats sont légalisés, on construit des routes, des centaines d’écoles et des hôpitaux. Le gouvernement lance un programme d’alphabétisation et aide les petits paysans.

Mais c’est insupportable pour Washington car l’Afghanistan est soutenu par l’Union soviétique. Problème : sortant d’une défaite honteuse au Vietnam (1961-1975), les Etats-Unis ne peuvent plus se permettre d’entrer eux-mêmes en guerre de façon ouverte. Alors, ils s’associent à l’Arabie saoudite et au Pakistan pour armer, entraîner et financer des terroristes : les moudjahidines. Trente-cinq mille combattants venus individuellement de quarante pays différents sont entraînés dans des camps de la CIA et du MI6 britannique au Pakistan. Parmi eux, un certain Ben Laden joue un rôle de plus en plus important. C’est donc Washington et Riyad qui ont permis à ceux ce qu’on appellera plus tard, d’un nom impropre, « les islamistes » de devenir une force politique et militaire importante.

A l’époque, les moudjahidines afghans sont appelés « combattants de la liberté » par les Etats-Unis et les médias. Curieuse conception de la liberté et des droits de l’homme. « Une de leurs méthodes favorites est de torturer leurs victimes, de leur couper le nez et les oreilles, ainsi que les parties génitales, et ensuite d’enlever une fine couche de peau, l’une après l’autre pour provoquer une mort très lente. Malgré des rapports très documentés sur ces atrocités, le président US Ronald Reagan invita un de ces groupes à la Maison-Blanche en 1985 et les présenta ainsi aux médias : « Ces gentlemen sont les équivalents moraux des pères fondateurs de l’Amérique »*.

Du moment qu’ils étaient anticommunistes, Washington se fichait de savoir ce qu’ils faisaient sur le terrain. D’ailleurs, à la même époque, les Etats-Unis utilisaient des terroristes et des escadrons de la mort aussi en Amérique latine, notamment au Salvador.

Comme nous l’avons indiqué dans le livre ici mentionné, l’Opération ben Laden s’est prolongée dans d’autres pays. Washington a utilisé, plus ou moins discrètement, les mêmes terroristes comme armée de subtitution pour renverser ou tenter de renverser des gouvernements qui lui déplaisaient : Yougoslavie, Tchétchénie, Libye, Syrie et d’autres encore. La Syrie représente en fait une « Opération ben Laden bis ».

Pourtant, en 1989, la première ministre du Pakistan, Benazir Bhutto, avait mis en garde George H.W. Bush (ex-directeur de la CIA) qui venait de succéder à Ronald Reagan : « Les extrémistes qui ont tant été encouragés par les Etats-Unis sont en train d’exporter leur terrorisme dans d’autres parties du monde. Vous êtes en train de créer un véritable Frankenstein. »** En 2007, Bhutto sera assassinée par Al-Qaïda qui revendiquera l’opération.

Le 11 septembre n’est donc pas tombé du ciel, c’est un enfant, non reconnu, de la CIA. Malgré cette catastrophe, les Etats-Unis ne renoncèrent pas à utiliser des terroristes, qu’ils envoyèrent en Syrie pour renverser Bachar. Avec des retombées un peu partout qu’on découvre à présent. Cette « Opération Cyclone » vient de frapper à Paris. Et demain ? A Bruxelles, à Londres, à Madrid ?

Aujourd’hui, à la télévision française ou belge, il n’y a plus aucun espace où on peut parler de ces choses-là, simplement sur base des propres documents des Etats-Unis. On n’a pas le droit de dire que Frankenstein a été créé par l’Occident. Et peu importe si, en ne s’attaquant pas aux causes profondes, on va permettre au terrorisme de frapper encore.

Pour s’informer et comprendre, il va falloir créer autre chose.

Notes : *Michel Collon, Je suis ou je ne suis pas Charlie ? Investig’Action, 2017, p. 39-41.

** "The Road to September 11". Evan Thomas. Newsweek. 1er octobre 2001. Mathieu Auzanneau, Or Noir, La Découverte, 2015, p. 467.

Source :francais.rt.com

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 22:40

Cet article est reposté depuis Analyse communiste internationale.

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 19:30

Lu sur Infirmiers.com

Le 19 novembre dernier, Marisol Touraine a annoncé l'attribution de trois millions d'euros à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Une somme destinée à gratifier les personnels qui ont participé à la prise en charge des victimes des attentats de Paris. Toutefois, si l'intention de la ministre lui a semblé louable, ce n'est pas de cette manière que son geste est accueilli par les infirmiers et aides-soignants.

infirmier mécontent

A l'annonce de la mobilisation de 3M€ pour gratifier les personnels de l'AP-HP, infirmiers et aides-soignants s'insurgent !

Au vu des événements tragiques qui sont survenus à Paris le 13 novembre 2015, le plan blanc a été déclenché afin de mettre en œuvre toutes les moyens nécessaires à la prise en charge des victimes. Toutefois, les professionnels n'avaient nullement attendu cette mesure pour faire preuve de réactivité. Dans un élan de solidarité, tous se sont mobilisés immédiatement pour soigner, secourir ou aider comme ils pouvaient. Très largement salué par les politiques, le « professionnalisme extraordinaire » des soignants sera gratifié, a annoncé Marisol Touraine la semaine dernière. En effet, une enveloppe de  trois millions d'euros a été accordée à l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) afin de primer « les personnels ayant participé à la prise en charge des victimes ». La mobilisation des médecins, personnels soignants et administratifs, a été exceptionnelle. La prise en charge des victimes a été parfaite. Tous les personnels de santé peuvent être fiers d’eux et font la fierté de la France, a-t-elle déclaré. Pourtant, ces derniers, offensés par le geste, considèrent avoir fait tout simplement leur travail… leur devoir.

On trime pour un salaire de misère afin de prendre soin de nos patients et il faut qu'il y ait un carnage pour que notre métier soit reconnu… C'est petit Madame !

« Il aura fallu des attentats pour être un peu plus considérés... »

Sur les réseaux sociaux, les réactions à cette annonce ont été immédiates et unanimes. Tous considèrent en effet la mesure de Marisol Touraine comme un geste déplacé, hypocrite et insultant. Elle va donner une prime de dix balles ? À vomir ! Dans notre métier, c'est tous les jours que l'on donne de nous, que l'on ravale nos affects, que personne ne s'occupe de nos traumatismes lorsque nos patients décèdent, s'insurge une infirmière. Car en effet, ce que les soignants ont fait la nuit du 13 novembre, ils le font tous les jours. De fait, ils se désolent qu'il ait fallu des attentats meurtriers pour que leur métier soit regardé d'un nouvel œil et valorisé. Il faut un drame, des morts pour avoir une prime ben merde alors ! Mais où on va là ? Le reste de l'année, c'est aucune reconnaissance. Ne l'oublions pas ! C' est [presqu'une insulte] envers tous les soignants cette fausse reconnaissance, je crois qu'il n'y a pas pire comme foutage de gueule !

Si vous en avez les moyens, augmentez le nombre de postes de soignants Madame la Ministre. On ne choisit pas ce métier pour une reconnaissance, mais tout simplement parce qu'on aime son prochain !!!

Quid de votre loi de santé Madame Touraine ?

Au-delà de ce qu'inspirent ces trois millions d'euros de prime, infirmiers et aides-soignants déplorent une réponse inadaptée d'une ministre qui, depuis toujours, ignore les requêtes et revendications de l'ensemble de la communauté soignante. Lamentable... On ne demande pas l'aumône. Juste une reconnaissance de notre diplôme, une augmentation de personnel afin de mener à bien nos missions auprès du service public dans de bonnes conditions... Et pourquoi pas une réévaluation de notre salaire...!!!! Améliorer nos conditions de travail serait plus gratifiant qu'une piécette pour nous remercier de sauver des vies, le truc qu'on fait tous les jours ... parce que c'est notre métier.... Outre cette gratification, les professionnels de santé attendent donc beaucoup plus de la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Un ou deux collègue(s) IDE et/ou AS en plus dans chaque service en France, ça serait pas du luxe au lieu d'une prime à la c.. Cela peut nous permettre de ralentir le vieillissement prématuré du personnel soignant dû à un manque de main d'œuvre... Par ailleurs, pour une aide-soignante, cette prime n'est ni plus ni moins qu'une petite carotte destinée à [les gruger] avant le vote de la loi santé prévu dans les prochains jours. Un point de vue pouvant être considéré plus que pertinent...

[Notre ministre] trouve de l'argent pour [récompenser] un travail qu'on fait avec honneur. Mais le reste de l'année cela ne la dérange pas de supprimer des postes, au détriment des patients, [alors que nous souffrons] à la limite du burn-out.

Et la réforme de Martin Hirsch dans tout ça ?

L'indignation générale des soignants s'exprime bien au-delà puisque la réforme sur le temps de travail est elle aussi pointée du doigt. Les infirmiers auraient préféré davantage d'écoute à ce sujet aux trois millions d'euros jugés dérisoires. Quelle démagogie, alors que les postes ne sont pas remplacés, que les RTT sont sur la sellette, que l'augmentation des salaires est bloquée (depuis quand déjà ?) et qu'au bout du compte les patients finiront par trinquer avec une médecine à deux vitesses déjà en place. Elle est à vomir cette enveloppe ! Comme quoi, il y a de l'argent ! Dégoûtée !. Une consternation partagée par le Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI) qui considère que Marisol Touraine fait l’aumône [aux personnels de l'AP-HP] pendant que [Martin] Hirsch [leur] fait les poches. Et d'ajouter : Les 3 millions aux soignants de Marisol Touraine, une insulte à l’intelligence, alors que le projet Hirsch sur l’organisation du travail c’est 30 millions d’économies sur le dos du personnel en 2016 (...). Sans parler du plan d’économies de 143 millions pour l’AP-HP imposé par le ministère !

Enfin, une autre question se pose : celle de la reconnaissance des autres professionnels hors AP-HP, des policiers, pompiers et militaires présents cette nuit là et qui, sans nul doute, ont été autant touchés par ces événements tragiques. Pensez à leur envoyer des chocolats pour Noël Madame la Ministre, suggère une infirmière. Et là encore, rien n'est moins sûr...

Vulgarité ! Sortez de votre bureau et mettez une blouse Madame Touraine !

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 18:41
Les salariés de Sidel ont débarqué à Barentin

Vu sur le blog de l'UL CGT Dieppe

25 nov. 2015

photo Paris-Normandie

photo Paris-Normandie

 

Après avoir multiplié les actions dans les points de vente proches du Havre, les Sidel sont allés porter leurs revendications  près de Rouen, avec le soutien de l'Union départementale CGT et des Unions locales, dont celle de Dieppe.

Une centaine de salariés, des dizaines de chariots de supermarché : action médiatique, hier, au sein du plus grand hypermarché de la région, avec les salariés de Sidel, à l'initiative de la CGT.

Sidel, entreprise havraise, fabrique des machines permettant l’élaboration de bouteilles en plastique (notamment pour les sodas) et d’emballages en carton (pour les packs de jus de fruit ou de lait par exemple). La direction annonce la suppression de près de 300 emplois, un tiers des effectifs, pour rehausser les dividendes des actionnaires.

« On estime à plus d’un millier le nombre de familles potentiellement touchées par cette restructuration dans le bassin d’emploi du Havre », rajoute un salarié tandis que, dans une ambiance bon enfant, des syndiqués avec leurs drapeaux défilent dans les rayons de la grande surface.

« Sidel, c’est Tetra Pak », résume Raynald Kubecki, porte-parole CGT des Sidel tandis qu’il passait hier après-midi les caisses du Carrefour de Barentin, mégaphone à la main. « C’est la majorité des emballages en carton dans le monde. Si nous venons à Barentin, c’est pour faire parler de ce plan social qui nous est annoncé et pour dire qu’il sera dramatique s’il voit le jour. Nous avons construit des propositions alternatives ».

Une centaine de salariés qui ont, hier, pacifiquement déambulé dans l’hypermarché. Ils ont rassemblé un échantillonnage des produits que leur entreprise emballe, avant de symboliquement les abandonner devant les caisses. Ces clients, de Sidel c'est : Coca, Evian, Nestlé, Danone, Pepsi... ce sont les boissons qu’ils conditionnent grâce à leurs machines : de l’eau de source ou minérale, des jus de fruit, des nectars, des sodas, des boissons énergisantes, etc. Dans le monde entier…

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 18:30

Publié par Jean Lévy

Le procureur d'Amiens a requis deux ans de prison contre les salariés de l'usine Goodyear, qui avaient séquestré deux cadres pendant 30 h en 2014. Eux nient la préméditation.

Etat d'urgence

pour les huit de Goodyear

menacés de deux ans de prison !

Ouest-France, toute l’actualité locale et internationale

Le procureur d'Amiens a requis deux ans de prison contre les salariés de l'usine Goodyear, qui avaient séquestré deux cadres pendant 30 h en 2014.

Eux nient la préméditation.

Deux ans d'emprisonnement ont été requis ce mardi contre huit anciens salariés de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord pour la séquestration durant 30 heures en 2014 de deux cadres, réfutant toute préméditation de leur geste. 

Poursuivis devant le tribunal correctionnel d'Amiens pour « séquestration et violences en réunion », le procureur a requis contre chacun d'entre eux une peine de deux ans d'emprisonnement : un an « ferme aménageable » et un an de sursis. « On ne peut pas tolérer dans un État de droit, même dans un tel contexte social difficile, que vous vous rendiez justice vous-même », a expliqué le procureur d'Amiens Nicolas Souffrin. 

Retenus par des dizaines de salariés

Entre le 6 et le 7 janvier 2014, le directeur des ressources humaines ainsi que le directeur de la production avaient été retenus dans les locaux de l'usine de pneumatiques que plusieurs dizaines de salariés avaient occupée avant de les laisser partir, sans violence.

À la barre, tous les prévenus ont évoqué « un coup de colère » face à une direction qui« n'apportait aucune réponse » à la « détresse sociale » dans laquelle se trouvaient les salariés de cette entreprise de 1 143 salariés, fermée quelques jours après.

« Si des gens étaient préparés à une telle action, les deux cadres de Goodyear n'auraient pas donné un rendez-vous dans une salle bondée de salariés déjà très remontés », a estimé l'avocat des prévenus, Fiodor Rilov. Dans sa longue plaidoirie, il a estimé qu'aucune charge n'était suffisante « pour accuser de manière nominative de sa participation active chacun des prévenus ».

Un « management pathogène »

Au contraire même, selon lui, parmi les huit poursuivis, les sept salariés encartés à la CGT - dont cinq occupaient une fonction d'élu dans l'entreprise - ont permis « d'éviter une tragédie » : « leur présence avait pour objectif d'arriver à un résultat totalement contraire en empêchant toute violence, forcément contreproductive ».

« Si c'était à refaire, je n'hésiterai pas car mon rôle d'élu syndical était d'assurer du mieux possible la sécurité de ces deux personnes (de la direction) », a estimé Mickaël Wamen, l'ancien leader de la CGT à Goodyear, précisant que « ce jour-là, il n'y avait personne pour négocier avec nous, à part une foule en colère, en détresse ».

Parmi les nombreux témoins qui se succédaient à la barre, une inspectrice du travail est venue expliquer le « management pathogène » de la direction de Goodyear qui, selon elle, n'avait pas suffisamment prévu un éventuel débordement, pourtant « prévisible ».

14 suicides en moins de 2 ans

« Nous avions alerté la direction après un rapport sur l'état de santé moral et physique des salariés lié à leur sous-occupation délibérée sur la chaîne de travail », a avancé Martine Devillers, selon laquelle « l'entreprise n'a pas su prendre les mesures pour éviter les risques constatés »« Le CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, ndlr) a comptabilisé 14 suicides en moins de deux ans », a également souligné Me Rilov.

Le procès s'est déroulé sans plaignant : Goodyear avait en effet retiré sa plainte en application de l'accord de fin de conflit signé avec les syndicats fin janvier 2014, tout comme les deux cadres concernés, qui se sont désistés après avoir déposé plainte à titre individuel dans un premier temps.

 

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 18:22

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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