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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 14:49

Reçu par courriel

 
Par le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).
 
Le 15 décembre 2015.
 
Les citoyens qui attendaient des responsables politiques de tous bords qu’ils montrent qu’ils avaient compris le message envoyé par les électeurs auront été déçus. Tout reste comme avant après le deuxième tour des élections régionales : la même langue de bois, les mêmes promesses, les mêmes renoncements. Deux journaux, ce matin, résument bien dans leur Une l’état d’esprit du moment. Aujourd’hui en France s’exclame ainsi « Politiques, avez-vous entendu les Français ? », alors que Le Monde parle d’un « Sursis républicain ». Le Premier ministre Manuel Valls, expert en manipulations et diversions, sait qu’il doit parler de l’emploi, du chômage, de la précarité, car depuis plus de trente ans, c’est le problème principal que les Français veulent voir réglé au plus vite. Mais pour Monsieur Valls, il ne s’agit que de parler, une fois de plus, de ces problèmes cruciaux, pas de les résoudre. Il s’agit pour lui et le gouvernement de donner l’impression qu’il s’attaque vraiment aux problèmes de la majorité de la population : il « promet une réponse sur l’emploi », pour reprendre la Une des Échos.
 
Malheureusement il ne se passera rien. Car pour mettre un terme au chômage il ne s’agit pas de prendre des « mesures » comme toutes celles qui ont échoué ces dernières décennies, mais bien au contraire d’opérer un changement structurel complet. Dans le secteur non-marchand (fonctions publiques d’État, territoriale, hospitalière, associations, certains services publics…) il faut instaurer le droit opposable à l’emploi, l’État doit être l’employeur en dernier ressort, tout le monde doit pouvoir travailler. Dans le secteur marchand (entreprises industrielles et de services, petites et grandes), il faut une politique macroéconomique décidée par l’État, favorable à une activité économique utile à la population. Il faut aussi réindustrialiser notre pays, notamment par une politique de production nationale en substitution aux importations, ce qui nécessite des mesures protectionnistes.
 
Il ne se passera rien de tout cela, car pour résoudre le problème du chômage et de la précarité, en profondeur et durablement, il faut démondialiser, c’est-à-dire abandonner les politiques néolibérales, et notamment sortir de l’Union européenne et de l’euro, ce que ne veut pas le nouveau bloc de gauche organisé autour du PS et intégrant EELV et la gauche « radicale ». Le Parti socialiste a limité la déroute électorale, qu’il méritait pourtant, grâce au Front national d’un côté, à EELV et au Front de gauche d’un autre côté. En divisant la droite par la fabrication d’une extrême-droite chargée de faire peur et de réveiller les électeurs dormants, le PS attend beaucoup du FN pour la présidentielle de 2017, en particulier que Madame Le Pen soit qualifiée au 2e tour face à Monsieur Hollande. Quant à EELV, au Parti communiste français et à Monsieur Mélenchon, leur seule utilité est désormais de servir de force d’appoint au PS en échange de quelques postes ou subsides.
 
Pour supprimer chômage et précarité, voilà les transformations structurelles qu’il faudrait prendre, à débattre !
 

 


POUR DÉBATTRE DE CES QUESTIONS sur le forum internet, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Apres-sa-defaite-electorale-le-gouvernement-ne-veut-toujours-pas-changer-de

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 14:30
par  Charles Hoareau sur Rouge Midi
 

 

Une histoire incroyable et inédite qui se joue en ce moment à Marseille sur la question des libertés.

C’est en 1864, 20 ans avant la loi qui légalisera les syndicats, qu’Emile OLLIVIER fit voter la loi instaurant le droit de grève. Ce droit ne fut plus remis en question sauf par Pétain qui mit en place une charte du travail qui interdisait les syndicats et le droit de grève. A la libération, en 1946, le gouvernement éleva le droit de grève au rang de droit constitutionnel, ce qui en principe le rendait encore moins inviolable.

En principe doit-on dire parce que pour l’entreprise de services SODEXO, à voir ce qui se passe à Marseille, c’est à croire que l’on est encore en 1863 et que les plus de 150 ans qui se sont écoulés depuis n’ont pas existé. Retour sur les faits.

SODEXO se croit en 1863

A Marseille la SODEXO a obtenu le « marché » (comme si nourrir les enfants des écoles pouvait être un marché !) de la confection et de la livraison des repas aux élèves des écoles de la ville. La santé de l’entreprise est florissante, 490 millions d’euros de résultat pour 2014 [1], pourtant les conditions de travail et de salaire des personnels sont loin de refléter cette bonne santé financière. C’est vérifiable pour tous les services et particulièrement pour le service logistique, celui des chauffeurs-livreurs. Ceux-ci se lèvent tous les matins à 4h pour bourrer leur camion jusqu’à la gueule et faire ensuite la tournée des écoles livrant ainsi 45000 repas chaque jour. En retour, ils ne perçoivent que des salaires très bas et sont dans l’obligation, alors que la charge utile maximum de leurs véhicules est de 635 kg, de charger les camions jusqu’à plus de 2 tonnes : 3 fois plus que ce que la loi autorise ! Tout cela pour ne pas faire deux tournées mais une seule.
SODEXO économise sur tout et surtout sur la main d’œuvre.
Pire, certains d’entre eux ont été contraints d’accepter de travailler en CDII (contrat de travail à durée indéterminée intermittent), cette invention diabolique qui fait de vous des précaires à vie. Une sorte de contrat à temps partiel annualisé : le salarié alterne des périodes travaillées et non travaillées, et sa rémunération sera « lissée » sur l’année. Un contrat qui est bien pire qu’un CDD (pour lequel est au moins prévu une prime de précarité) ou qu’un contrat saisonnier qui permet au moins de percevoir des allocations chômage quand on ne travaille pas ce qui n’est pas le cas pour un CDII.
Ces conditions déplorables les salariés de SODEXO Marseille les subissent depuis des années, plus de 20 ans pour nombre d’entre eux. Des années à courber l’échine sans se révolter parce quand on a un emploi on fait tout pour le garder.
On fait tout jusqu’à ce qu’on n’en puisse plus.

  • Le 16 novembre dernier les chauffeurs-livreurs, lancent un avertissement à la direction sous la forme d’une lettre très succincte qui dit simplement : si nous ne sommes pas entendus le 23 novembre prochain nous lancerons la grève. Ils préviennent la direction alors que rien dans la loi ne les y oblige puisque étant dans le privé ils n’ont pas de préavis à donner. Ils le font tout simplement par conscience professionnelle. Aucune réponse de la direction…ce qui montre son niveau de conscience à elle….
  • Le lendemain ils sont imités par des représentants des salariés des autres services : toujours pas de réaction de la direction.
  • Le 23, jour prévu pour le démarrage de la grève, dans une ultime tentative de conciliation, ils acceptent de livrer les écoles et demandent à nouveau que la discussion s’engage : en vain.
  • Le 24 ils sont contraints de démarrer la grève. Le soir la direction réunit enfin les délégués du personnel et signe avec eux un accord qui, s’il peut satisfaire une partie des services, ne répond pas aux demandes du service logistique, celui qui a lancé la grève. Les délégués, tout en prenant acte de ce qui peut être positif, disent clairement à la direction que dans ce service il y a fort à parier que le mouvement va continuer. La direction l’a bien compris.
  • Elle l’a tellement bien compris que le 25, c’est flanqué d’un huissier que M. GARDET, directeur régional se présente devant l’assemblée de grévistes pour leur annoncer la mise à pied de tous les grévistes pour…abandon de poste !! Vous refusez de reprendre le travail ? Alors Moi Employeur je déclare que vous n’êtes pas en grève car Moi Employeur je considère que vous êtes en abandon de poste : et tant pis pour le droit constitutionnel !

Et depuis SODEXO, M. GARDET en tête, n’en démord pas : 23 procédures de licenciement sont déclenchées pour ce même motif. Et la SODEXO de réécrire le code du travail sans doute encouragée par la campagne en cours sur sa « rigidité » et son « obésité ».

  • Le même fait interdire l’entrée de l’entreprise au délégué syndical CGT ce qui est un délit d’entrave caractérisé.
  • Il embauche des intérimaires pour remplacer les grévistes : autre délit.
  • Il fait ceinturer l’entreprise par des vigiles accompagnés de chiens de garde.

Pour l’instant ni l’inspection du travail alertée par la CGT, ni la justice n’ont arrêté l’employeur qui pense pouvoir profiter de la situation.

Les prud’hommes saisis par les salariés n’ont pas réussi à se départager et une nouvelle audience est prévue ce mercredi 16 décembre.
Le tribunal de grande instance (saisi par l’employeur pour « blocage » à cause d’un rassemblement d’une heure devant les grilles) doit lui aussi se prononcer.

Et Sa Suffisance SODEXO d’inventer qu’il ne connaîtrait pas les revendications (qui lui ont été données avant même le début du conflit), que les salariés n’auraient pas le droit de poursuivre la grève si un accord signé ne leur convient pas, qu’il n’aurait pas compris que la grève continuait quand les salariés lui ont dit qu’ils ne bougeaient pas et ne reprenaient pas le travail….bref vous imaginez ce que la mauvaise foi peut inventer dans un cas pareil.

Les salariés qui se seraient bien passés d’un coup pareil à la veille de Noël tiennent bon. La CGT les soutient et tous sont déterminés à faire respecter le droit de grève et enfin avoir la discussion sur leurs revendications.

Prochain rendez-vous mercredi 16 à 11h au conseil de prud’hommes de Marseille.

 

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 14:20

S'il est une idéologie dominante aujourd'hui en France et dans de nombreuses régions du monde, c'est le « confusionnisme ». Les questions majeures qui déterminent l'essentiel des comportements sont noyées dans un fatras de références pseudo-morales, religieuses, instrumentalisées pour gommer les inégalités sociales, la précarité en voie de généralisation dans les pays développés, la fracture nord-sud et l'incapacité du système économique à avoir une quelconque efficacité contre la destruction de l'environnement.



Ce n’est pas encore un monde nouveau qui se profile à l’horizon, c’est le vieux monde poursuivant sa logique qui se dégrade à grande vitesse et accentue toutes ses perversions. La richesse se concentre entre quelques mains de moins en moins nombreuses dans un monde où les difficultés sociales et la crise environnementale s’aggravent, sans que le système dominant n’ouvre aucune issue.

En Amérique du Sud, après une dizaine d’années de victoires progressistes permettant d’affirmer pour la première fois l’indépendance vis-à-vis des États-Unis de plusieurs États et le recul de la pauvreté, la contre-révolution reprend le dessus, grâce à des alliances confuses extrême-droite – conservateurs et social-démocratie ! La Bolivie d’Evo Morales résiste, mais le Venezuela chaviste s’affaiblit tandis que l’Argentine change de camp : le retour des États-Unis et des grandes firmes privées s’annonce !

En Afrique, le désordre et la misère atteignent des sommets particulièrement depuis la destruction de la Libye par la France et les États-Unis qui a déstabilisé une large partie des États africains voisins. Les inégalités, la mal-gouvernance et les interventions extérieures renforcent le chaos qui se répand sous couleur de conflits religieux. Le développement n’a pas de réalité pour le plus grand nombre.

En Asie, la Chine qui a pour priorité l’édification d’une économie nationale puissante, n’a pas encore une stratégie lisible à l’échelle planétaire. Sa tradition exclut toute « précipitation » dans le domaine politique. Il est difficile de savoir ce qu’il en sera demain.

Les États-Unis, divisés entre conservateurs de plus en plus ultras et démocrates très modérés et dont les positions varient d’un État à l’autre au sein de la Fédération, poursuivent cependant quelle que soit le présidence une politique à visée hégémonique, usant du recours à la force ou de l’ingérence « soft » pour pour maintenir des intérêts économiques et stratégiques, sous couvert d’un humanitarisme frelaté. Son « exceptionnalisme » affirmé exclut tout respect de la légalité internationale.

Les États européens qui se sont ligotés dans le cadre de l’Union Européenne, qui n’a créé qu’une structure affairiste au service des lobbies les plus riches, est politiquement malade. Malgré des dispositions « constitutionnelles » pro-démocratiques, l’Union Européenne accepte sans réaction des gouvernements qui associent diverses droites et des mouvements fascisants (comme en Hongrie ou en Lettonie, par exemple). Elle se propose même d’accepter l’adhésion de la Turquie autoritaire, islamiste et opportuniste de l’A.K.P, tandis qu’elle n’a pas hésité à détruire la gauche grecque qui avait remporté les élections, avec un parfait mépris de la démocratie électorale. La social-démocratie qui, dans une période récente, était presque partout au pouvoir en Europe, n’a rien modifié à la situation sociale détériorée. Aujourd’hui, elle est souvent associée à la droite conservatrice, comme en Allemagne qui devient le modèle politique de la France et d’autres pays européens.

La France, quant à elle, a perdu tous ses repères. Il n’y a pas « modernisation » de la vie politique malgré la prétention de certains « socialistes » qui en réalité ne le sont pas. Il y a au contraire pourrissement de toutes les valeurs, effacement de tous les principes, sous l’égide d’un « tripartisme » dont les composantes FN, PS, ex-UMP sont dotées d’un programme quasi identique, chacune ayant fait les poubelles des deux autres. Le PS et l’ex-UMP ont intégré par exemple la ligne anti-immigration et les revendications autoritaristes du FN, tandis que le FN a récupéré des éléments du programme économique et social de la gauche. Au P.S, comme à l’ex-UMP, on ne combat pas le F.N, on l’évite au maximum, dans l’espoir du ralliement de ses électeurs et d’alliances (y compris contre-nature) éventuelles ultérieures. Le fascisme imbécile de Daesh conforte l’influence des pires ennemis de l’Islam en France et en Europe, qui cultivent surtout (c’est plus facile) le racisme anti-arabe, substitut au vieil antisémitisme, sous couleur de laïcité ou de défense de la civilisation.

[...]  Lire la suite sur le site d'Investig'action.

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 13:48

Cet article est reposté depuis Le blog de Lucien PONS.

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 11:11
Commentaires : aux manettes, une fois de plus, Emmanuel Macron.  A croire que c'est le fusible utilisé par Valls et Hollande pour lancer les pires propositions social-libérales. Comme F. Hollande,  Najat Vallaud-Belkacem, Marisol Touraine ou Fleur Pellerin, il est membre des "Young Leaders", organisme franco-américain qui sélectionne de jeunes Français et de jeunes américains qui sont appelés à occuper des postes à responsabilité.  Cette fondation a pour but de resserrer les liens francos-américains.   Des stages qui réunissent des jeunes des deux nationalités sont organisés en France et aux Etats-Unis.  Rien de tel pour s'imprégner du libéralisme américain et de ses lois. Emmanuel Macron qui a été choisi comme "Young Leader" en 2012 brûle évidemment de mettre en oeuvre les préceptes de ses maîtres américains.  Tout comme François Hollande.

La France prépare sa conversion aux fonds de pension

© ERIC PIERMONT / AFP

 

ARGENT - Le ministre Emmanuel Macron prône la mise en place de fonds de pension "à la française". Avec quelques nuances par rapport au modèle américain. 

Emmanuel Macron est un adepte de la transgression. Le ministre de l’Economie l’a montré une nouvelle fois vendredi en proposant d’autoriser la création de fonds de pension en France. Mais que les Français se rassurent : il ne s’agirait pas d’enterrer le système de retraite par répartition, ni de dupliquer le modèle américain mais plutôt de l’adapter aux habitudes françaises. Mais à quoi pourraient bien servir de tels fonds de pension "à la française" ?

Qu’est-ce qu’un fonds de pension ? Un fonds de pension est un outil d’épargne qui sert à financer sa retraite. Chaque mois, le travailleur, mais aussi parfois son employeur, versent une cotisation qui est confiée à un fonds de pension. Charge à ce dernier de placer l’argent récolté, de le faire fructifier pour qu’il soit disponible lorsque le travailleur arrive à la retraite. A partir de ce moment là, les flux financiers s’inversent : le fonds de pension rend chaque mois une partie de l’argent épargné.

Il y a cependant fonds de pension et fonds de pension : en France, ils sont par exemple facultatifs et permettent aux plus précautionneux de toucher de l’argent en plus de leur retraite. Ils constituent en revanche le système de base dans de nombreux pays anglo-saxons : on parle alors de système de retraite par capitalisation, par opposition avec le système de retraite par répartition propre à la France (les travailleurs actuels paient les pensions des retraités actuels).

Que propose Emmanuel Macron ? Conscient que la moindre de ses déclarations est scrutée, le ministre de l’Economie a tenu à préciser ses intentions. "Soyons clairs, notre objectif n'est pas de modifier les équilibres entre la retraite par répartition et par capitalisation en France, ni de bouleverser le marché des produits d'épargne retraite", a assuré Emmanuel Macron, vendredi en clôture d'une journée organisée par la Fédération française des sociétés d'assurances.

Le ministre ne souhaite donc pas toucher au système de base obligatoire, ni aux régimes complémentaires obligatoires (Agirc ou Arrco par exemple) : seuls les régimes supplémentaires seraient concernés par la réforme prônée par Emmanuel Macron. C’est-à-dire les Plans d’épargne retraite populaire (Perp), Plans d’épargne retraite collectif (Perco), ou encore les contrats Madelin. Les assurances vie ne semblent pas en revanche être concernées par la réforme prônée par le ministre.

Quel est l’intérêt d’une telle réforme ? Emmanuel Macron espère résoudre ainsi un double problème. Il y a d’abord les besoins de financement des entreprises : malgré la baisse historiques des taux d’intérêt et l’abondance de liquidités, ces dernières peinent à convaincre les banques de leur prêter des fonds pour se développer. En face, les fonds de pension supplémentaire français disposent de beaucoup d’argent mais peinent à l’investir : ils avaient  l’habitude d’investir cet argent dans des obligations d’Etat, sauf que ces dernières sont de moins en moins rentables.

Avec sa future loi baptisée "Noé" pour "nouvelles opportunités économiques", Emmanuel Macron souhaite donc que cet argent disponible puisse être investi dans les petites et moyennes entreprises qui cherchent à se développer. Or, l’enjeu est de taille : les fonds relevant de régimes supplémentaires collectifs disposeraient de près de 130 milliards d’euros qui "pourraient être mobilisés, au bon niveau, pour le financement de l'économie, notamment de la transition énergétique". Du côté de l’assureur français Axa, on ne cache pas son enthousiasme et on juge le projet d’Emmanuel Macron "formidable".

Un pari audacieux ? Problème : les organismes de gestion des retraites supplémentaires ne peuvent pas utiliser n’importe comment l’argent collecté. Gérant l’épargne sur le long terme, ils se doivent d’être particulièrement prudents. Or, les règles auxquelles ils sont soumis viennent en plus d’être renforcées : pour éviter une nouvelle crise des subprimes, les pays de l’Union européenne ont adopté un ensemble de nouvelles règles prudentielles baptisé Solvabilité 2. L’objectif est d’obliger les banques et  sociétés d’assurance à mettre plus d’argent de côté pour éviter de devoir à nouveau appeler les Etats à l’aide en cas de nouvelle crise.

Le ministre de l’Economie propose donc que les organismes de gestion des retraites supplémentaires soient exemptés de telles règles. "Nous ne devons pas tomber dans les excès de la régulation", a-t-il argumenté, "sans, évidemment, remettre en cause le niveau de prudence vis-à-vis des assurés". Une prudence qui s’impose : suite à la crise des subprimes, de nombreux retraités américains avaient vu leur pension s’évaporer en même temps que les Bourses s’écroulaient.

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 10:56

Publié par Michel El Diablo.  Lire la suite sur communcommune.

ÉLECTIONS RÉGIONALES: Un résultat très préoccupant, un sursaut franchement communiste, antifasciste, patriotique et populaire s’impose ! [Communiqué des communistes du PRCF]ÉLECTIONS RÉGIONALES: Un résultat très préoccupant, un sursaut franchement communiste, antifasciste, patriotique et populaire s’impose ! [Communiqué des communistes du PRCF]

ON NOUS COMMUNIQUE :

 

Une manifestation nationale, des manifestations régionales, départementales anti-FN, anti-UMP, anti-Valls/MEDEF, anti-OTAN, anti-U.E. maastrichtienne, pour la République sociale et souveraine, laïque, une et indivisible, populaire et démocratique, pacifique et fraternelle, sont urgentes.

[...]

Lire la suite ici

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 10:48
15 décembre 2015
« Il y a le feu ! » - Rapport introductif de Patrik Köbele, secrétaire général, au congrès du DKP, 14 novembre 2015

Nous publions la traduction en français du rapport d’introduction, prononcé par Patrik Köbele, secrétaire général du Parti communiste allemand (DKP, en ouverture du congrès du Parti, le 14 novembre 2015. Les analyses et orientations proposées, dans la continuité du congrès précédent, ont été globalement reprises et développées. Köbele a été reconduit. Certaines questions ont été renvoyées à un approfondissement du débat, notamment celle de la rupture complète avec le PGE (où le DKP a un statut d’observateur). Merci à Alexandra Liebig pour la traduction et à Georg Hallenmayer pour la transmission.

 

Introduction de la traductrice:

"Il y a le feu" Ainsi le titre du discours de Patrik Köbele, président du Parti communiste allemande (DKP) au congrès du parti, qui a eu lieu le 14 et 15 novembre 2015 à Francfort /Main.

Au début de leurs discours, Köbele et Richter ont condamné les attentats à Paris, mais en même temps attirée l‘attention sur le fait que les guerres de l’Ouest sont les causes de la terreur dans le monde.

Le samedi soir, la plupart des 171 délègues du 21ème congrès du DKP ont confirmé l’ancienne direction dans ses fonctions dirigeantes: Patrik Köbele (131 voix) les deux vice-présidents Wera Richter (159) et Hans-Peter Brenner (119). A été voté le Leitantrag (41 voix contre). Cette directive, publiée le 02 décembre 2014, porte le titre et les sous-titres suivants :

Le DKP en action – faire le bilan, reconnaître ce qui est nouveau, utiliser les chances données – contre le pouvoir des monopoles, la politique de guerre et le développement de l’extrême droite

Le risque de guerre s’accroit

L’exploitation s’accroit

Le danger venant de l’extrême droite s’accroit

Le rôle et les tâches du DKP

Notre lutte antimilitariste

Notre lutte antimonopoliste

Les combats suivants sont les plus importants :

Notre lutte antifasciste

Renforcer le DKP

Voici la traduction du discours de Patrik Köbele, tenu le 15 novembre 2015 au congrès du DKP, qui reflète et défend les positions du Leitantrag

Les mots [en crochets] ainsi que les notes sont faites par la traductrice pour faire ressortir quelques points.

[ ...]Lire la suite sur le blog de Solidarité internationale PCF

 

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 10:04

Sur le site de Nicolas Maury

25 000 tonnes en quinze jours ! L’organisation Etat islamique n’a jamais autant vendu de coton syrien à la Turquie, selon une source proche du négoce de la fibre
 
La Turquie achète des quantités record de coton syrien au groupe terroriste EI
 
La Turquie achète actuellement des quantités record de coton syrien à l’organisation Etat islamique : 25 000 tonnes ont été écoulées par les jihadistes en quinze jours, de source proche du négoce de la fibre. A raison de 25 tonnes par camion, c'est un défilé impressionnant qui a passé la frontière en deux semaines, au niveau de Kilis, en Turquie, un millier de camions de coton-graine. Seule une petite centaine de camions de coton serait bloquée côté turc, en attente de documents, ou tout simplement en attente de paiement.

La Turquie a la deuxième industrie textile au monde après la Chine, elle consomme 1 million 400 000 tonnes de coton par an, la livraison des jihadistes, qui écoulent en Turquie la récolte du nord de la Syrie, ne représente pas moins de 2% des besoins annuels turcs, assurés en quelques jours.

Le double jeu des autorités d'Ankara

On le voit, les autorités d’Ankara continuent de jouer double jeu. Elles ont beau afficher leur détermination à lutter contre l’organisation EI, elles continuent de fermer totalement les yeux sur cette contrebande transfrontalière, qui finance les jihadistes et qui arrange bien les affaires des industriels turcs, et notamment les entreprises de Gaziantep, l'un des plus grands centre textiles de Turquie.

Située à 50 km à peine de la frontière syrienne, cette région est spécialisée dans la maille, le T-shirt. Le coton brut syrien y a toujours été égrené, filé et tissé. Et cela continue, avec d'autant plus de profit pour les usines de Gaziantep que le groupe EI brade son coton pour avoir du cash, ce qui garantit aux usines turques un prix de revient imbattable.

http://www.rfi.fr/emission/20151214-turquie-etat-islamique-achat-coton-syrien?ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_source=FB&ns_mchannel=social&ns_linkname=emission&aef_campaign_ref=partage_user&aef_campaign_date=2015-12-14
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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 09:21

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 22:25

Publié par Michel El Diablo

Pas de COUP de POUCE au SMIC ! Le gouvernement PS remercie bien sincèrement les salariés modestes qui ont voté pour ses candidats
Pas de COUP de POUCE au SMIC ! Le gouvernement PS remercie bien sincèrement les salariés modestes qui ont voté pour ses candidats

Communiqué de la CGT sur le site confédéral

Cette année, à nouveau « le groupe d’experts » recommande de « s’en tenir à l’indexation légale du SMIC » et, de nouveau, il a été entendu par le gouvernement.

Le SMIC ne sera augmenté que de 6 centimes par heure soit de 9 euros bruts par mois. Cette décision est affligeante et au lendemain d’une séquence électorale lourde elle est une véritable faute politique.

LE MONTANT DU SMIC N’A PAS FAIT L’OBJET D’UN COUP DE POUCE, DEPUIS JUILLET 2012 !

Or le pouvoir d’achat de la majorité des salariés en particulier les 11% (soit 1,7 million de salariés) rémunérés au SMIC se dégrade.

EN REVANCHE, LES MARGES DES ENTREPRISES SE PORTENT BIEN.

Selon l’Insee, leur taux de marge moyen est ainsi remonté à 31,1% de leur valeur ajoutée sur les trois premiers mois de l’année, soit son plus haut niveau depuis quatre ans.

L’Insee précise même qu’« au premier trimestre 2015, la valeur ajoutée des sociétés non financières accélère plus fortement que les rémunérations qu’elles versent (y compris cotisations, impôts et subventions sur la main-d’œuvre) ».

LE MONTANT DU C.I.C.E., QUANT À LUI, EST REVU À LA HAUSSE.

L’État compte verser 13 milliards d’euros au titre du CICE l’an prochain, après 12,5 milliards cette année. Or, les entreprises n’investissement pour autant.

Les baisses de cotisations et autres aides au profit des entreprises, sans contreparties de surcroit et l’austérité pour la population, ne donnent aucun résultat probant en termes d’emploi.

Une fois de plus, les conclusions du rapport du groupe d’experts visent à permettre au gouvernement de justifier la politique d’austérité salariale qu’il poursuit, en ligne avec les demandes patronales et les recommandations libérales de la Commission Européenne.

IL EST AUSSI IMPORTANT DE NOTRE POINT DE VUE DE METTRE EN RELATION:
  • l’actualité électorale, et
  • la précarité sociale que subissent de nombreux salariés.

Le reniement des promesses de l’actuel gouvernement, sa politique libérale et d’austérité qui constitue une impasse, produisent du désarroi et offrent un boulevard au repli nationaliste.

La CGT fera en sorte en consultant les salariés, en continuant à faire signer notre pétition pour une hausse des salaires que la situation se traduise en mouvements revendicatifs gagnants pour les salariés!

PLUS QUE JAMAIS, LA CGT APPELLE LES SALARIÉS À S’ORGANISER ET À SE MOBILISER ENSEMBLE DANS DES SYNDICATS CGT.
LA RÉÉVALUATION DU SMIC À HAUTEUR DE 1700 EUROS BRUTS EST PLUS QUE JAMAIS À L’ORDRE DU JOUR ET REVÊT MÊME UN CARACTÈRE D’URGENCE SOCIALE !

Montreuil le 14 décembre 2015

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