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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 18:31

Sur le blog de l'UL CGT Dieppe Salaire  04 janv. 2016, une excellente explication qui montre que c'est avec une partie des cotisations sociales ( celles versées à la CAF en l'occurrence ) que le gouvernement compense la faiblesse du SMIC.  En effet le SMIC ne permet même plus aux salariés payés au SMIC de renouveler leur force de travail.

Prime d'activité et Smic
Le SMIC

Le SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) devrait, d'après sa définition, "assurer aux salariés dont les rémunérations sont les plus faibles, la garantie de leur pouvoir d'achat". Cela s'entend, bien évidemment pour un emploi à temps plein.

C'est à dire que le SMIC devrait assurer à un salarié sans qualifications, le minimum vital pour renouveler leur force de travail, c'est à dire subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, à savoir: manger correctement, se loger dignement, s'habiller correctement, se déplacer, avoir des loisirs, accéder aux vacances, etc. Tout cela, rappelons-le, pour un salairé  sans qualification, ce qui veut dire que dès que les salariés ont des qualifications ils devraient être payés au dessus du SMIC.

Dès le début, les patrons ont contourné le SMIC en créant le temps partiel, qui lui permet déjà de payer de payer des salairiés en dessous du SMIC

Depuis sa création, l'indice des prix ne reflétant pas réellement l'évolution des prix, et surtout n'étant pas un indice reflétant l'évolution du pouvoir d'achat des salaires, le gouvernement décidait de "coups de pouces" au Smic pour le réévaluer un peu plus que l'indice des prix. Depuis quelques années le gouvernement ne le fait plus.

En 2016, le SMIC ne permet plus de subvenir à ses besoins

Le patronat et les libéraux tirent à boulet rouge sur le SMIC qui serait trop élevé à leur goût. Ils voudraient le supprimer, pour payer les salariés encore moins cher.

Or, à l'évidence, le SMIC ne permet pas à un salairé à temps plein de subvenir à ses besoins. Le nombre de SDF explose, or de nombreux SDF sont des salariés payés au SMIC, preuve qu'un smicard ne peut plus accéder au logement. Le nombre de logements indécents augmente. Les critères d'accession ne permettent plus à un Smicard sans enfant d'accéder à un logement dit "social", qui n'est d'ailleurs plus une "Habitation à Loyer Modéré" (d'où son changement de nom). 

La prime d'activité:

La loi du 17 août 2015 relative au dialogue social et à l'emploi, dite loi Rebsamen, a mis en place une prime d'activité qui remplace le RSA activité et la prime pour l'emploi.

Prétendument créée pour inciter les travailleurs aux ressources modestes — qu'ils soient salariés ou travailleurs indépendants — à l'exercice ou à la reprise d'une activité professionnelle, elle devrait être servie à environ 5 millions de personnes.

C'est le faux nez d'une politique antisociale, même si elle va être très utile à ses bénéficiaires.

La prime d'activité sera de 132 €.
Cette prime confirme qu'un emploi payé au SMIC ne suffit pas à subvenir aux besoins d'une seule personne.
Le premier scandale c'est que cette prime d'activité soit versée par la CAF.

Car les CAF ne devraient servir qu'aux enfants. Elles ont été créées pour financer allocations familiales qui sont beaucoup trop faibles aujourd'hui. A leur création, en 1945, celles-ci correspondaient au versement de quasiment un salaire minimum supplémentaire aux familles de 3 enfants; on en est très loin  aujourd'hui !

Ce faisant le gouvernement détourne de l'argent qui aurait dû revenir aux familles, pour remplacer le patronat dans le financement des salaires.

Or depuis le 1er janvier 2015, le gouvernement a supprimé l'ensemble des cotisations patronales sur les salaires au SMIC.

Précédemment la principale ressource de la branche famille était constituée (en 2011):
  • > De la part patronale des cotisations sociales, qui représentait encore 56,3 % de ses recettes en 2011.

Les 43,7 % restants provennaient en 2011.

  • > de la CSG (20,9 %) ainsi que....
> ... des impôts et taxes affectées (7,1 %), qui comprenaient la compensation d’exonérations de cotisations employeurs inférieures à 1,6 Smic.

En quelque sorte, le gouvernement restitue à une partie seulement des salariés les plus pauvres, des sommes qui auraient dû leur revenir par une augmentation correcte du SMIC, tout en permettant aux patrons de contraindre les salaires.

Ajoutons que le gouvernement refuse systématiquement de décider des coups de pouces au Smic, qui n'augmente ce mois ci que de 0,06%.

Alors, avec la CGT, faisons de 2016 une année de relance des salaires ! C'est urgent !
Prenez une bonne résolution pour 2016: Syndiquez-vous CGT !
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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 15:18

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 15:05
Par Ignacio Ramonet  |  1er janvier 2016  

 


Président de l’association Mémoire des Luttes

 

L’année 2016 pourrait être hautement conflictuelle au Venezuela. A la fois pour des raisons internes et à cause du contexte international qui impacte toute la région.

 

Au plan intérieur, la large victoire de la coalition d’opposition Mesa de la Unidad Democrática (MUD) aux élections législatives du 6 décembre dernier [1], configure une Assemblée nationale contrôlée – pour la première fois depuis 1999 – par des forces hostiles à la révolution bolivarienne [2]. La MUD a remporté 112 sièges (sur 167), ce qui est exactement le nombre de députés nécessaires pour détenir une majorité qualifiée des deux tiers [3]. Cependant, au sein de cette Assemblée, si l’on tient compte de la représentativité de chaque parti et non pas des grandes coalitions, le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV), au pouvoir, reste le groupe parlementaire le plus fort, avec 52 députés [4]. Tout est donc en place pour un affrontement dialectique de très grande intensité à partir du 5 janvier, date du démarrage de la nouvelle législature [5].

En contrôlant l’Assemblée, l’opposition croit sans doute venue l’heure de la revanche ; elle rêve de « déconstruire » pierre à pierre l’édifice de la révolution bolivarienne. Théoriquement, elle pourrait le faire [6]. La Constitution le permet, à condition toutefois de compter également sur le consentement du Tribunal suprême de justice (TSJ) [7], et sur l’accord du Pouvoir citoyen (constitué par trois entités : le Défenseur du peuple, le Procureur général de la République et la Cour des comptes [8]). En l’état actuel des choses, étant donné que le gouvernement s’est assuré la fidélité du TSJ et du Pouvoir citoyen, la MUD aura sans doute beaucoup de mal à conduire une contre-révolution institutionnelle [9].

En tout état de cause, l’opposition ne doit pas s’égarer. Car il est clair – l’analyse des résultats le montre [10] – que les électeurs ne l’ont pas mandatée pour mettre à bas la révolution bolivarienne. Et ils n’ont pas voulu non plus d’un affrontement institutionnel brutal. Sociologiquement, le chavisme reste majoritaire. Au cours des seize dernières années, il a apporté plus d’avancées sociales et de progrès que n’importe quel autre gouvernement au cours des deux derniers siècles. On peut parier qu’un éventuel référendum pour ou contre la révolution bolivarienne, se conclurait par une majorité en faveur de la continuité du processus.

Le 6 décembre dernier, il ne s’agissait que d’élections législatives, de désigner des députés. On ne votait pas pour changer de République, ni pour remplacer le président. Intelligemment, les citoyens en ont profité pour adresser un signal fort de protestation aux autorités. La plupart d’entre eux n’imaginaient pas qu’ils allaient accorder à l’opposition une victoire aussi large. Autre évidence : ce vote n’a pas été une adhésion à un programme de la MUD (que d’ailleurs celle-ci avait soigneusement dissimulé), mais – répétons-le – un avertissement très clair lancé au gouvernement actuel.

Et c’est normal. Parce que, depuis de long mois, la vie quotidienne au Venezuela est devenue très difficile. En partie comme conséquence d’une « guerre sale économique » promue et cautionnée par des officines anti-bolivariennes internes et externes. Mais aussi – comme l’a dénoncé le président Nicolás Maduro – à cause des « étranglements provoqués par la bureaucratie et la corruption ». La raréfaction de biens de première nécessité – alimentaires, d’hygiène personnelle et d’entretien du foyer – et la disparition des médicaments courants transforment le quotidien des Vénézuéliens en une recherche incessante pour pallier des pénuries qu’ils n’ont jamais connues à un tel degré.

Les autorités ont fait d’énormes efforts pour combattre ces fléaux. Sans succès. Et cet échec a été durement sanctionné par les électeurs. On estime qu’environ deux millions d’entre eux ont tourné le dos, à cette occasion, au chavisme. Il ne faut pas chercher ailleurs les raisons de la défaite : ce sont les pénuries et les interminables files d’attente qui en sont les causes centrales.

Si l’on y ajoute d’autres très graves problèmes, demeurés sans solution au fil des ans, comme la question de l’inflation [11], celle de l’insécurité [12] et le fléau de la corruption [13], qui polluent fortement, depuis longtemps, l’image de la révolution bolivarienne, on dresse un diagnostic qui se traduit par un sentiment populaire de ras-le-bol critique à l’égard de l’équipe gouvernementale.

 

[...] La suite sur le site "Mémoire des luttes" :    http://www.medelu.org/Le-Venezuela-en-incandescence

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 15:01

Cet article est reposté depuis Le blog de Roger Colombier.

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 14:58

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 12:03

Le 10 novembre dernier, Fabrice Drouel – dans une émission se voulant violemment anticommuniste – s’est interessé pour la case de l’après midi de à la pour « Affaire Sensible ». A cette occasion, il a rediffusé deux de deux berlinois, l’une de l’Ouest, l’autre de l’est, les interrogeant sur le 20 ans après la . Malgré le choix très orienté d’une allemande de l’Ouest et – quel heureux hasard d’un activiste anti-communiste de l’allemagne de l’Est – il est frappant de constater l’Ostalgie de ces deux allemands 20 ans après.

Allemand de l’Est : « On les a trompés »

Le sentiment général étant résumé par cette phrase qui veut tous dire, à propos des allemands de l’est : « on les a trompés ». Le bilan de la chute du mur est « globalement négatif ».

Et expliquant qu’une majorité d’allemand de l’est regrettent aujourd’hui la RDA, et ce en dépit des intenses campagnes de propagande anticommuniste. Il est d’ailleurs assez comique – au moment ou la RFA est éclabousée chaque jours un peu plus par les scandales d’espionages, elle qui est le porte avion de la NSA en europe, de voir ces chiens de garde médiatiques essayer sans succès de vouloir faire célébrer l’annexion de la RDA. Un spectre hante la RFA, le communisme !

L’interview en vidéo : les allemands font le bilan de l’annexion de la RDA

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 06:56

Publié par Michel El Diablo

Stéphanie Roza et Jean-Numa Ducange

Stéphanie Roza et Jean-Numa Ducange

 

par Stéphanie Roza, professeure de philosophie et Jean-Numa Ducange, maître de conférences en histoire à l’université de Rouen

 

Au lendemain des élections régionales, le Front de gauche n’est même pas en mesure de compter ses électeurs, parce que la division a conduit à un éclatement des listes et des sigles. Pour convaincre, encore faut-il exister ! Pendant ce temps, et quels qu’aient été les effets dudit « front républicain », le FN a encore gagné des électeurs entre les deux tours. Lui, du moins, est en mesure de les compter : 6,8 millions. Un record historique.

Une partie de la gauche de la gauche, pas plus qu’au premier tour, n’a pas su faire la différence et se poser en alternative à la gauche gouvernementale. Elle a emboîté le pas à la direction nationale du PS pour crier, une fois de plus, à la menace fasciste. Elle a été, pour certains de ses représentants, jusqu’à prétendre qu’un Christian Estrosi, notoirement connu pour ses positions grossièrement hostiles aux musulmans et ses appels du pied à l’électorat raciste, était un « rempart »… contre l’extrême droite. Donc jusqu’au point de défendre l’idée que la gauche avait raison de disparaître de certains conseils régionaux, de se priver de toute possibilité d’intervention dans ce cadre pendant toute une mandature, laissant le champ libre au FN et à une droite qui s’aligne de plus en plus sur ses thèmes et son message identitaire.

On ne peut prétendre incarner l’alternative sans analyse rationnelle des réalités politiques auxquelles le présent nous confronte. Par le passé, les adversaires les plus intelligents du PCF avaient su cesser de l’appeler « le parti de Moscou » une fois le temps du stalinisme passé. Pourquoi persister, contre l’évolution de la réalité elle-même, à miser sur la peur plutôt que sur l’intelligence collective en continuant de prétendre que le FN est un parti fasciste ou fascisant comme s’il était une pure réplique des partis des années 1930 ? Pourquoi continuer d’agiter un épouvantail qui ne convainc que les convaincus, et qui n’a jamais empêché l’extrême droite d’engranger toujours plus de succès ? Pourquoi contribuer à redorer le blason de partis discrédités aux yeux d’une partie croissante de l’électorat populaire, en leur prêtant des allures de résistants alors que la distance entre le populisme réactionnaire d’une Marine Le Pen et les discours sécuritaires de la droite sarkozyste se réduit un peu plus à chaque élection ? Plutôt que de postures moralisantes, la gauche radicale a besoin… de radicalité. Elle doit cesser d’être l’appendice politique désolant d’une gauche socialiste à qui les scores du FN servent à faire oublier ses propres renoncements. Elle doit commencer par l’exemple de l’indépendance politique, du courage, et pour cela, aussi, rompre avec les travers que les salariés de ce pays, son public privilégié, honnissent de plus en plus largement : le cumul des mandats, les arrangements politiciens, les compromissions de toutes sortes, la lutte des places. Elle doit miser sur les mouvements sociaux plutôt que sur les coalitions. S’attaquer à ces problèmes est la seule manière vraiment efficace de lutter contre la montée inexorable du FN. Il y a urgence.

SOURCE : L'Humanité.fr

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 14:34

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 10:14

Les vœux du Parti de l’émancipation du peuple

Le 2 janvier 2016.

2015 s’est achevée sous le règne de la peur. Pris dans les nasses de la mondialisation et des politiques néolibérales d’austérité et de chômage qu’elle instaure, soumis au harcèlement médiatique et institutionnel de la menace de la dette publique, des réformes qui démantèlent le droit du travail, la Nation et la République, de l’irrépressible décomposition des repères gauche-droite, le peuple français se heurte au vide d’avenir, toutes générations confondues. L’absence de perspectives d’un retournement des prophéties des chantres néolibéraux et de leurs serviteurs zélés plonge chacun dans la tentation du repli sur soi. Comme si, tel l’orage, la mondialisation qui frappe les peuples pouvait cesser d’elle-même. Comme si la mémoire collective des combats, qui ont permis les grandes conquêtes sociales, avait été effacée. Comme si chacun, camisolé par la peur et terrorisé par le vide, avait perdu la raison. Le peuple, en plein désarroi, éperdu de défiance, est d’humeur noire. Chacun, livré à lui-même, tente de chasser l’angoisse qui le tenaille comme il le peut. Quitte à se jeter dans le vide car désormais enfle le discours du Front national, martelé et relayé sans vergogne, tellement utile pour entretenir la peur et la fascination du vide et du pire.

Certes, ce phénomène ne date pas d’aujourd’hui. Mais la violence sociale, économique, antidémocratique, qui s’accentue, sans résistance politique, démultiplie le mal qui ronge, lui confère un caractère apparaissant irréversible et indépassable. La couardise des partis politiques, de droite comme de gauche, leur servitude à l’Union européenne et à la mondialisation, est en ligne de mire.

2015 s’est achevée comme elle avait tragiquement commencé. Par la terreur. Celle des assassins de la liberté d’expression, fous de Dieu, antisémites, ennemis de la fraternité, de la liberté et de l’égalité. Et la terreur engendrée par les mots du gouvernement a pris le relai. La guerre. L’État d’urgence. Une réforme constitutionnelle pour y inscrire comme dans le marbre l’État d’urgence. Fiches S. Perquisitions. Assignations à résidence, y compris pour des militants de causes justes et pacifiques.

D’abord sous l’emprise de l’émotion, pris en tenaille entre la peur institutionnalisée et les actes meurtriers, dépourvu de perspectives éclairantes, condamné à subir, le peuple ne mesure plus sa capacité potentielle de résistance collective. Certes, ici et là s’allument des feux qui couvent, ceux de salariés refusant la liquidation de l’entreprise qui les employaient, de fonctionnaires acharnés à défendre le service public. Mais ces feux s’éteignent aussitôt, privé du relais populaire et syndical qui pourrait embraser la France et créer les conditions d’un changement radical de système politique.

2016. Que faire de ce temps qui advient et précède les élections présidentielle et législatives ? La campagne des classes dominantes a déjà commencé. Le tripartisme s’est installé, un nouveau bipartisme se prépare. Les candidats putatifs fourbissent leurs armes, fomentent des coups tordus, organisent de petits meurtres entre amis. La gauche de gauche liquéfiée prépare la cérémonie de son suicide. Les partis politiques d’hier, d’abord préoccupés par leur propre devenir, vivent dans un monde clos. Loin, tellement loin des solutions à mettre en œuvre pour résoudre les grandes questions sociales, économiques, démocratiques qui hantent la société française. Le dégoût qu’ils inspirent emporte avec lui tout espoir de faire de la politique un levier de libération.

Le temps presse. D’autant que l’effort à accomplir et les actions à mener sont colossaux. Il n’est plus l’heure de palabrer, de se morfondre, de pleurer au chevet de la gauche décomposée, d’invoquer les esprits pour conjurer le mal personnifié par le Front national – idiot utile du nouveau bipartisme et du système - mais de transformer l’humeur noire en conscience active et en résistance collective. Pour se débarrasser de la carapace de dégoût qui contraint les mouvements et anesthésie la raison, empêche de s’engager et d’agir, nous avons besoin de perspectives et d’armes de combat. Emparez-vous du programme de libération nationale et de justice sociale que le Parti de l’émancipation du peuple propose. Parlez-en. Participez à ses améliorations. Complétez-le. Pensons ensemble. Ce programme est un trousseau de clés destiné à déverrouiller le piège mortifère de la mondialisation cadenassé par les institutions supranationales qui ont confisqué la souveraineté nationale et populaire, la mémoire des luttes, la force révolutionnaire d’un peuple en mouvement, l’attachement historique à la devise républicaine. C’est par l’action collective que peut renaître le goût du printemps et le temps des cerises.

2017 : c’est demain. Soyons des conquérants ! Nous avons tout à gagner !

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 23:55

Pour la cinquième année consécutive, les entreprises du CAC40 voient la valeur de leurs actions augmenter !

 

Les multinationales européennes, allemandes, britanniques, finlandaises ... se portent bien elles aussi !

 

Vive la crise disent les capitalistes !  Vive l'Union Européenne disent les capitalistes !

 

Vivent les profits de 2015 !

"Joyeuse année 2016! Puissent les profits augmenter encore ! " disent ces capitalistes à leurs actionnaires.

Et ils peuvent présenter ces voeux car Hollande leur a promis :

la réforme du code du travail - c'est-à-dire sa disparition - et moins d'inspecteurs du travail,

l'allongement du temps de travail, le travail le dimanche, le recul de l'âge de la retraite,

un pouvoir d'achat en baisse pour les salariés,

des procès contre les militants syndicaux et contre les inspecteurs du travail qui font leur travail,

des cadeaux fiscaux encore,

la libéralisation et la privatisation sans fin de l'économie,

des assurances privées pour les salariés et moins de sécurité sociale ...

des travailleurs indépendants à leur merci, encore plus de ruptures conventionnelles forcées, et des millions de chômeurs,

et toujours des profits pour les actionnaires ...

C'est ce que découvrirons les salariés en 2016 ...

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