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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 22:07

Cet article est reposté depuis Front Syndical de Classe.

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 15:07

Au Havre, mais aussi, nationalement, le mouvement, ne s'essouffle pas, malgré l'omission des médias ! Ce matin, plus de 500 manifestants ont envahi la gare du Havre, avant une nouvelle manifestation qui a rassemblé 30.000 personnes du public comme du privé, avec en fin de soirée, un meeting regroupant, les différentes OS et secteurs en lutte avec Ruffin, Filoche, Podemos avec Fakir, devant une salle comble dans une ambiance chaleureuse plein de combat pour la suite, la lutte continue, des actions sont prévues la semaine prochaine pour aller vers le 14 juin à Paris. TOUS ENSEMBLE, on va gagner...

Sur le site de l'UL-CGT du Havre

Le Havre, capitale de la lutte contre la Loi Travail

2 juin 2016 : après une manifestation dans les rues du Havre avec plusieurs dizaines de milliers de personnes, les syndicats organisaient un grand meeting à la salle Franklin. Parmi les orateurs : le socialiste Gérard Filoche

  • Par Richard Plumet
  • Publié le sur FR3 Normandie

Voir la VIDEO sur le site de FR3 : Gérard Filoche, membre du bureau exécutif du Parti Socialiste en direct du Havre dans le JT 19/20 de France 3 Normandie du jeudi 2 juin 2016 présenté par Emilie Leconte
 

Un meeting unitaire

Militants politiques et syndicaux, mais aussi salariés et retraités : tous étaient réunis hier soir (jeudi 2 juin 2016) à salle Franklin du Havre avec en commun l'opposition au projet de la Loi Travail et de la modification du code du travail.

"Une loi scélérate, une loi qui est une trahison du socialisme, une loi qui est une trahison des espoirs des salariés" a martelé Gérard Filoche en direct sur France 3 avant d'entrer dans une salle pleine à craquer pour rejoindre ceux qui, comme lui, ont affirmé et défendu à la tribune que "cela ne peut se terminer que par le retrait" :  François Ruffin (réalisateur du film "Merci Patron !" et fondateur du journal Fakir)  Isabelle Attard, Serge Halimi et Miguel Urbán (cofondateur du mouvement espagnol Podemos).

Voir la video de Fr3 VIDEO : le reportage France 3 Le Havre-Baie de Seine d'Emmanuelle Darcel et Hervé Guiraudou

Publié 02/06/2016 á 22H09 sur Paris-Normandie.  Extraits. Lire l'intégralité ici.

 

 
 
Le cortège s’est dispersé après un rassemblement, place de l’Hôtel-de-Ville (photos Boris Maslard)
Le cortège s’est dispersé après un rassemblement, place de l’Hôtel-de-Ville (photos Boris Maslard)
Place Général-de-Gaulle, les tambours des dockers
Place Général-de-Gaulle, les tambours des dockers
Hier soir, au meeting de la salle Franklin <br />avec Gérard Filoche
Hier soir, au meeting de la salle Franklin
avec Gérard Filoche
[...]

À l’envi, les leaders syndicaux répètent qu’ils veillent au comportement de leurs troupes : « Pour que l’image de notre lutte contre la loi Travail ne soit pas ternie. » Puisque contrairement à Paris et dans une moindre mesure Rouen, Le Havre n’est pas le théâtre d’affrontements ou d’actes de vandalisme à répétition, les projecteurs sont uniquement braqués sur la fréquentation, véritable baromètre de la mobilisation, alors qu’à l’échelle hexagonale, le face-à-face entre l’intersyndicale et le gouvernement joue les prolongations. « On a fait la même que la semaine dernière : 30 000 et cela va continuer », haranguait au pied de l’hôtel de ville, Jacques Richer, l’autre coresponsable de l’union locale CGT. « C’est bien la preuve que l’adoption en première lecture de ce texte n’a pas eu l’effet « coup de massue » escompté par Valls et Hollande. Voir les forces casser des piquets de grève [ce qui pour l’heure n’est pas arrivé au Havre, en particulier à la CIM bloquée depuis le 24 mai, ndlr], renforce notre conviction qu’il ne faut en aucun cas céder. »

Le 9 juin, toute la région au Havre ?

Selon Stéphanie Rio, pour la FSU et le SNUIPP (syndicat majoritaire des professeurs des écoles) : « Le gouvernement tente de convaincre que le pays est bloqué par des excités minoritaires. Il réprime justement parce que nous sommes la majorité. »

Pour Alain Guillemet de l’union locale Force ouvrière du Havre « le gouvernement joue la montre, comptant bel et bien appliquer les injonctions de Bruxelles. Jean-Claude Juncker [président de la commission européenne, ndlr] n’a-t-il pas déclaré que la réforme du droit du travail voulue et imposée par le gouvernement Valls était le minimum de ce qu’il fallait faire ? »

Après des représentants de « nuit debout » de la place de la République ainsi que du collectif Interfacs de Paris, le cortège accueillait ce jeudi Éric Beynel. Le porte-parole national de l’union syndicale Solidaires s’est révélé « admiratif devant le cortège du Havre, devant votre détermination. Déterminée comme l’est l’intersyndicale qui ne souhaite toujours qu’une chose : le retrait de la loi ».

« Le jeudi, c’est manif ! » comme il se dit désormais en centre-ville du Havre, pour l’heure toujours sur le ton de la plaisanterie. Le rituel perdure et risque de prendre de l’ampleur. Ainsi, hier après-midi, en assemblée générale, les syndicats représentés ont convenu de solliciter leurs unions départementales afin de mettre sur pied, le 9 juin prochain, un onzième rassemblement, cette fois, d’ordre régional. Le 26 mai, les jeunes Parisiens avaient baptisé Le Havre, « capitale de la grève ». Il pourrait bien l’être à l’échelle de la Normandie.

Christophe Frebou

Les actions à venir

Mardi : « hôpital debout » à Pierre Janet

Mercredi : action « surprise »

Jeudi : appel à la grève et manifestation à partir de 10 h 30

À noter que l’union locale d’Harfleur définira lundi également
des actions

Les forces de l’ordre chargent à la gare
Avec un rendez-vous fixé par l’union locale CGT dès 7 h 15 à la gare, l’action « surprise » avait été soigneusement préparée. Quelques centaines de manifestants CGT, rejoints par d’autres organisations syndicales ont répondu à l’appel.
[...]
 
ST. R.
 
 
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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 14:28
Publié le 03/06/2016 sur Solidarité internationale

Le 27 mai, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées au centre de Stuttgart (Allemagne) sous le mot d’ordre « Solidarité avec les grévistes en France contre le nouveau code du travail ». Après des prises de paroles, le rassemblement s’est terminée par un placardage d’affiches sur l’institut français et le consulat français de Stuttgart.

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 14:03

La lutte contre le terrorisme a bon dos!

Publié le par FSC

La lutte contre le terrorisme a bon dos!

Manuel Valls veut permettre au gouvernement d’interner n’importe qui sans procès

Le gouvernement français a demandé au Conseil d’Etat de valider l’arrestation et l’internement de personnes fichées par ses soins comme “menaçant la sûreté de l’état”.

 

Le journal 20 minutes rapporte  :

Au-delà du détail des futurs articles, déjà publiés dans la presse, le texte interroge sur la légalité de trois mesures : le placement en centre de rétention « à titre préventif, de personnes radicalisées, présentant des indices de dangerosité et connues comme telle par les services de police » et de « personnes ayant déjà fait l’objet d’une condamnation à une peine d’emprisonnement pour des actes de terrorisme » et à défaut, le placement des « personnes radicalisées (…) sous surveillance électronique ».

Ce fichier permet au gouvernement français de suivre les individus considérés comme potentiellement dangereux et violents.

Le Huffington Post  :

Le fichier S comprend 16 niveaux de classification qui, plus que la dangerosité des individus, visent à indiquer la marche suivre pour les forces de l’ordre lorsqu’elles entrent en contact avec la personne fichées (ne rien faire, relever l’identité des accompagnants, etc…). Selon Le Parisien, les fiches S14 correspondent aux combattants partis mener le jihad à l’étranger et qui en sont revenus. Au mois d’août, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve annonçait que 840 fiches S avaient été émises concernant ces combattants étrangers, dont 140 ayant résidé ou résidant encoren en France.Les islamistes radicalisés ne sont toutefois pas les seuls à figurer dans ce fichier. On y dénombre également des hooligans, des activistes d’extrême gauche ou d’extrême droite, des zadistes, des personnes liées aux mouvances altermondialistes violentes (Black blocks)…

 

Le problème soulevé par la proposition de Manuel Valls réside dans le fait que l’intégration dans ce fichier relève d’un processus déterminé par le seul ministère de la Police, donc du gouvernement. Virtuellement, n’importe quel individu peut y être intégré, sans qu’il le sache.

Dans la mesure où le gouvernement déciderait, de façon discrétionnaire, qui peut être placé dans ce fichier, le même se retrouverait en position de décider de l’emprisonnement de tout individu. Et donc de traiter en “terroristes” n’importe qui, selon sa convenance.

Le principe même du droit à être jugé équitablement disparaîtrait, la suspicion valant crime.

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 13:59

Sanofi : victoire des salariés, victoire du syndicalisme de lutte

Publié le par FSC

2 ans de lutte!

2 ans de lutte!

Rappels :

Le "plan social" (c'est comme ça qu'ils disent pour travestir leurs licenciements et que les perroquets médiatiques répétent!)  prévoyait donc 186 licenciements et 400 transferts.

Que la CFDT et la CFTC avaient approuvé.

Et L. Berger ose appeler ces renoncements un syndicalisme efficace.

On comprend pourquoi le MEDEF et le PS le soutiennent!

C'est la lutte des travailleurs depuis 2 ans appuyés par leurs organisations syndicales de réelle défense des travailleurs, et la demande d'invalidation du plan de licenciement par la Fédération nationale des industries chimiques CGT et SUD Chimie qui ont permis d'aboutir à ce résultat;

Un encouragement pour tous les salariés à renforcer les organisations de lutte et à fuir les organisations jaunes au service du patronat!

Car rappelons que l'approbation de cette politique a permis la fermeture du centre de recherche Sanofi de Toulouse et livrés la plupart des salariés concernés à la précarité!

____________________

 

Le Conseil d'État a invalidé l'homologation d'un plan social de 2014 concernant plusieurs centaines d'employés du département Recherche etDéveloppement (R&D) de Sanofi-Aventis.
Dans une telle situation, la loi prévoit la "réintégration" des salariés concernés, "sous réserve de l'accord des parties". A défaut, ils peuvent se tourner vers les prud'hommes et obtenir de l'employeur une indemnité au moins égale "aux salaires des six derniers mois".

L'entreprise pharmaceutique avait conclu en janvier 2014 avec la CFDT et la CFTC, majoritaires, un accord sur le projet de restructuration prévoyant environ 400 transferts de postes et la suppression nette de 186 autres d'ici 2015.
Les sites de Toulouse et Montpellier étaient particulièrement touchés par le plan de départs volontaires et les mutations géographiques.

 

VALÉRIE SITNIKOW

______________

France Bleu

Plus d 'une centaine de personnes concernées à Toulouse

Le plan prévoyait des départs volontaires et des mutations pour près de 400 personnes des sites "recherche et développement" de Toulouse et Montpellier. La décision du Conseil d'Etat a pour conséquence soit la réintégration des salariés concernés soit que ceux-ci puissent se tourner vers les prud'hommes pour obtenir des indemnités  plus importantes. A Toulouse, plus d'une centaine de salariés seraient concernés selon la CGT et SUD.

La direction du groupe pharmaceutique affirme "étudier le dossier" d'éventuelles réintégrations mais toutes activités liées à la recherche et au développement de Sanofi ont aujourd'hui disparu à Toulouse.

________________________

Article de la Dépêche du Midi

Le Conseil d'État vient d'invalider l'homologation du plan social de Sanofi, signé en 2014. Quelles conséquences cela aura-t-il pour les ex-salariés du site toulousain, deux ans après la restructuration qui a vidé de ses chercheurs du site historique de la route d'Espagne ?

Plusieurs questions restent en suspens. Parmi les quelque 240 salariés partis soit en «préretraite», soit en formation, soit pour créer leur entreprise, ceux qui le souhaitent peuvent-ils demander leur réintégration dans l'entreprise ? «Oui, un salarié l'a déjà fait cette semaine», répond la direction, sans en dire plus. «En théorie oui, répond Aline Eysseric, déléguée centrale CFDT de l'entreprise. Mais le site de recherche de Sanofi à Toulouse n'existe plus...» Désormais, pour réintégrer un poste, ce sera soit en région parisienne, soit sur Lyon. Laurent Besson-Imbert, délégué de Sud chimie, syndicat à l'initiative de la procédure devant le Conseil d'État avec la CGT, se satisfait de la décision. Mais ne jubile pas outre mesure. «Les effets seront limités. Cette annulation sera peut-être bénéfique pour quelques-uns, qui sont vraiment dans une situation difficile. Mais cela ne fera pas revivre la recherche sur le site de Toulouse.»

Autre question : avec cette invalidation du plan social, les salariés vont-ils pouvoir demander davantage d'indemnités de licenciement ?

«Il est possible que certains se groupent pour une procédure devant les prud'hommes. Mais il est trop tôt pour le dire», répond la CFDT. La CGT, elle, se dit prête à «encourager» et à «accompagner» une telle procédure.

Enfin, question importante également : les primes de départ, non soumises à l'impôt sur le revenu car issues d'un plan social, deviendront-elles imposables ? «Cela fait partie des questions que les ex-Sanofi nous posent depuis mardi dernier, réagit Aline Eysseric. Pour ceux qui ont créé leur société avec l'argent des primes, les rendre imposables pourrait constituer une catastrophe». Les primes de départ étaient plafonnées à 260 000 €. Elles ont varié en fonction du salaire et de l'ancienneté du salarié, et de la nature de son projet (préretraite, création d'entreprise, mobilité, nouveau travail, formation). Les primes ont été «confortables», selon la CFDT, «l'entreprise Sanofi pouvant se le permettre». La direction de l'entreprise, elle, nous indiquait hier qu'elle «évaluait les implications de la décision rendue par le Conseil d'État». Le site Sanofi de Toulouse continue à vivre, à travers 35 salariés «support» toujours employés par Sanofi, 210 ex-Sanofi repris par la société Evotec, et une dizaine de petites entreprises qui louent les locaux. Un moindre mal.


Où sont partis les ex-Sanofi ?

Sur les 685 personnes présentes en 2012, environ 440 salariés ont quitté le site Sanofi de la route d'Espagne : 360 suite au plan social de 2014, puis 80 lors d'un second plan social, en 2015. Selon les chiffres de la CFDT, le syndicat majoritaire, 75 salariés ont bénéficié d'une transition de fin de carrière («préretraite») ; 165 sont partis en mobilité externe (reprise d'études, création d'entreprise, changement d'entreprise) ; 120 personnes ont été mutées sur d'autres sites de recherche et développement de Sanofi : 20 personnes à Chilly-Mazarin (Essonne), 15 à Montpellier ; 55 à Marcy L'Étoile près de Lyon ; 10 à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) ; une vingtaine dans d'autres sites du groupe.

Rappelons que 210 ex-Sanofi ont été repris par l'entreprise Evotec et travaillent toujours sur le site de la route d'Espagne, qui fait partie intégrante du projet Oncopole. Le site est géré par 35 employés de Sanofi (administratifs, techniciens), qui gèrent la location des immenses locaux à une dizaine de structures de tailles diverses.

Cyril Doumergue

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 13:34
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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 13:26
Les cheminots de Caen votent la reconduction de la grève pour 24 heures

Alors que la direction de la SNCF enregistre un taux de gréviste de 10,5% ce vendredi, les cheminots de Caen ont décidé de reconduire leur mouvement de 24 heures.

 

photo archive - l&#039;assemblée générale des cheminots de Caen ce jeudi

photo archive - l'assemblée générale des cheminots de Caen ce jeudi

 

Lancée ce mardi soir par trois des quatres syndicats représentatifs de la SNCF, la grève se poursuit ce vendredi pour une troisième journée mais n'est plus portée que par deux organisations, la CGT et Sud-rail. Selon la direction de l'entreprise, le taux de gréviste est de 10,5% aujourd'hui contre 15,2% ce jeudi. Le mouvement risque de perdurer au moins jusqu'à lundi, jour où doit avoir lieu l'ultime réunion de négociation sur le temps de travail des cheminots. Ce vendredi matin, lors d'une assemblée générale, les cheminots de Caen ont voté la reconduction de la grève pour 24 heurs par 130 voix pour et 7 abstentions. Ils se sont ensuite rendues sur le pont de Vaucelles pour bloquer un train, comme ils l'avaient fait la veille.

Pour appel, les prévisions de trafic ce vendredi 3 juin:

  • le TGV LeHavre-Marseille assurera uniquement la liaison Rouen-Marseille
  • 5 trains sur 10 pour le Paris-Rouen-Le Havre
  • 5 trains sur 10 pour le Paris-Caen-Cherbourg
  • 5 trains sur 10 pour le Paris-Granville mais aucune liaison directe: en raison des intempéries, il faut passer par Dreux
  • Aucun train Caen-Le Mans-Tours

1 TER sur 2

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 13:18

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 13:15
Le 4 juin : Fête de Rouge Midi !  Bonne fête, camarades !

Le 4 juin à SCOP-TI (tout un symbole) aura lieu la fête des 11 ans de Rouge Midi.
Evidemment cette année cette fête s’inscrit dans un contexte particulier.
Non seulement elle se déroulera entre deux journées d’action nationales, mais aussi en pleine montée du mouvement de grèves qui touche tout le pays et que les syndicats, CGT en tête, s’appliquent à développer.

Ce gouvernement qui a 75% de l’opinion publique contre lui, qui a l’assemblée nationale contre lui et qui veut passer en force ne s’y est pas trompé qui tous les jours n’a pas de mots assez durs contre la première centrale syndicale du pays qui se serait « radicalisée » (pour un peu ils vont nous traiter de talibans comme l’avait fait UNILEVER pour les fralibs), une CGT qui pratiquerait le « chantage » parce qu’elle refuse la dictature du 49 3. Une parfaite inversion des rôles pour un gouvernement qui n’a plus de légitimité.

La fête de Rouge Midi sera donc en plein au coeur de la mêlée.

Aperçu de la journée
A partir de 10h
Stands d’entreprises en luttes et d’associations de solidarité.
Stand librairie où on pourra, entre autres, commander le livre Fralibres
Musique
Apéro
Restauration
Espace enfants avec en particulier le groupe les Crapules ils ne seront surtout pas les oubliés de la fête, bien au contraire.

Georges Ibrahim Abdallah étant notre président d’honneur, il sera bien évidemment au coeur de notre fête.

Deux débats sont au programme :

14h Comment être solidaire aujourd’hui du peuple palestinien ? Comment amplifier la campagne BDS quand le gouvernement veut la criminaliser ? Avec la participation d’associations de solidarité internationales

16h Convergence des luttes et perspectives politiques . Avec des interventions de syndicalistes disant ce qu’ils attendent du politique au regard des enjeux de leur profession et de leur combat et les prises de paroles de Kamel BEN AZOUZ, (PCF 62 et vice-président de l’ANC) et Charles HOAREAU (Rouge Vif 13 et président de l’ANC).

Bien sûr pour celles et ceux qui n’auraient pas encore pu le faire une visite de l’usine est prévue ainsi que pour toutes et tous une diffusion sur grand écran du 2e film de Claude Hirsh sur la lutte des FRALIB.

Sur le plan musical deux concerts (et quels concerts !) sont prévus et nous y reviendrons.

A noter qu’un covoiturage sera organisé pour se rendre à Gémenos.

Bref nous vous attendons encore plus nombreuses et nombreux que l’an passé
Un dernier élément et ce n’est pas qu’un détail, l’entrée est à prix libre à partir de 2€ : en ces temps de lutte où nos porte-monnaie sont soumis à rude épreuve cela nous semble important

En attendant continuons à pousser au coeur de la mêlée, aidons aux blocages là où nous sommes, à la généralisation de la grève, à la mobilisation pour les manifestations et actions en cours, n’en déplaise à Valls, Macron et ce gouvernement de valets du capital qui ne connaissent rien au monde du travail...

A ces jours-ci dans la rue, sur les piquets et au 4 juin à SCOP-TI !

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 13:07
L’Europe façon Wall Sreet exige la "Loi Travail" : corrosif rappel d’une historienne.
sur le Grand soir

L'historienne Annie Lacroix-Riz consacre toute sa carrière à mettre au jour les actions de ce que l'on n'appelle plus "le grand capital"... Dommage car il demeure tout puissant. Voulue telle qu'elle est aujourd'hui par les Etats-Unis ( un marché qui obéit et une puissance supplétive au plan militaire), l'Europe, dopée par Washington à partir de 1945, vit maintenant son apothéose ultra libérale. Son dernier avatar : écrire puis imposer la "Loi Travail".

C’est sûrement faire injure au lecteur que d’étaler sous ses yeux une vérité trop première. Si le terrible virus social qu’est la « Loi Travail » nous tombe dessus, ce n’est pas pour, comme le bégaie Valls, « réformer la France en la modernisant ». Bien sûr que non. Ou alors expliquez-nous par quel miracle un gouvernement de droite en Belgique et un supposé de gauche en France, promulguent en même temps des règles identiques qui étranglent au mieux les travailleurs ? C’est tout simple, la consigne unique et mortifère vient de la Commission européenne, un machin livré à tous les lobbies. A Bruxelles, 40 000 personnes sont employées par ces officines « d’influence » qui soumettent au Parlement européen la version des lois qui convient le mieux à Wall Sreet. Ainsi soulagés d’une assommante besogne, avant de foncer à la buvette, les députés européens n’ont plus qu’à dire oui à ces lobbies qui s’activent à notre bonheur. Pendant ce temps, alors qu’ils devraient faire du tapage, peu de ceux dont le métier est de penser et de dire viennent nous mettre sous le nez l’extrait de naissance d’une Europe naguère fécondée par les Etats-Unis.

Pourtant, alors que les bataillons intellectuels sont aux arrêts de rigueur, Annie Lacroix-Riz, inoxydable sentinelle du temps, s’en vient par un livre, Les élites françaises entre 1940 et 1944, jeter boules puantes et verre pilé dans le lit de l’Europe. Cette chercheuse pour laquelle les archives ne sont pas des continents oubliés, nous rappelle, en plein blocages et fumées de lacrymos, l’origine de notre mal, pourquoi nous toussons. Ce catarrhe vient de ce que les « élites » du capitalisme français (banquiers ou élus) et nombre de leurs compères d’états voisins, ont la nécessité d’appuyer leur politique sur un pays qui joue pour eux le rôle de modèle. A partir de 1934 ce fut l’Allemagne nazie, projection d’un mode d’exploitation idéal. Plus tard, Hitler ayant hélas échoué dans la construction de sa nouvelle Europe, les trusts et les banques ont tourné leur veste pour courir au plus vite derrière le nouvel ami étasunien. Ouf. Depuis, le fleuve continue de couler tranquille, Juncker et autres perroquets de Goldman Sachs peuvent lancer leur fatwa de l’ultra libéralisme sur les travailleurs : « il n’y a pas d’alternative ». Voilà pourquoi une Loi Travail nous est tombée dessus, réclamée par ces fonds de pension étatsuniens qui sont à la justice sociale ce que Dracula est à la transfusion sanguine.

Lacroix-Riz, qui laboure le champ de ses connaissances avec une totale obstination, nous a déjà régalés d’un petit livre, Aux origines du carcan européen chez Delga. Belle Europe que cette construction confiée à deux « pères », Robert Schuman (ministre de Pétain) et Jean Monnet (agent de Washington). Cette fois l’historienne nous décrit les douloureux balancements, pour les maîtres de l’économie, entre le prodigieux Adolf Hitler et les plis de la bannière étoilée à mesure que, Staline broyant SS et Wehrmacht dans l’hiver soviétique, les « boys » pouvaient avancer vers La Manche. On plaint presque ces pauvres industriels et banquiers et leurs poulains politique d’avoir à affronter tant d’incertitude, faisant pivoter, comme les spectateurs du tennis, leurs têtes entre Washington et Berlin.

Dans L’Etrange défaite Marc Bloch qui analyse à chaud la déroute française de 40, classe les responsables de cette tragédie en cinq catégories : armée, politiques, presse, affaires et hommes de main. Annie Lacroix-Riz, spécialiste de la Cagoule, ne revient pas sur ces « hommes de main » qu’elle connait trop et qui ne sont que des exécutants (c’est le cas de le dire). Mais elle ajoute le clergé catholique accusé d’avoir été un truchement, un liant entre Vichy ou l’occupant et de trop nombreux français. D’emblée elle piétine le postulat de ces historiens bien-pensants qui écrivent que la collaboration a été essentiellement une affaire de petites gens dévoyés. Pas du tout, au-dessus de la pyramide brune, Lacroix-Riz distingue sans contestation les « élites » et autres puissants, les donneurs d’ordres.

Egale à elle-même, à ce qu’est son livre « culte » Le Choix de la défaite, la chercheuse avec son nouvel ouvrage en béton, nous démontre que plus qu’une affaire de miliciens en manteaux de cuir ou de diatribes de journalistes crapules, la collaboration fut massivement le choix des industriels et banquiers qui préféraient Hitler au Front populaire. Le verdict de l’historienne est tranchant : toute collaboration est létale, ce qui emporte le mythe des « résistants » de Vichy dont Mitterrand est la tête de gondole. Collaborer, même de façon « éloignée », c’est plonger les mains dans le sang nous montre Lacroix-Riz.

« Les élites françaises de 1940 à 1944 » porte un sous-titre qui dit tout « De la collaboration avec l’Allemagne à l’alliance américaine » et, dans cette mutation qui porte d’un amour l’autre, certaines « élites » seront plus perspicaces que d’autres. Ce n’est pas par haine du nazisme ou par désespoir de vivre dans un pays occupé que certains dirigeants ont très vite pris le parti des Etats-Unis. Ni patriotes ni démocrates, ces pragmatiques se sont appuyés sur le rapport du général Doyen en date du 16 juillet 1941, un officier qui a participé à la Commission d’armistice, ou sur de semblables analyses. Pour Doyen, étant donné son degré de culture, sa puissance économique, sa population importante, son obligation de défendre la Grande Bretagne, les Etats-Unis étaient à long terme certains de gagner la guerre. Jouant cette carte, ces « élites » qui collaboraient avec l’Allemagne depuis le Plan Dawes en 1924, et encore mieux à partir de 1933, ont donc sauvé leur réputation à défaut de leur honneur. Et les américains peu regardants n’ont pas hésité à discuter et échanger avec Vichy : il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier et garder une matraque fasciste capable, le moment venu, de lutter contre le communisme. D’autres « élites » moins avisées, ont poursuivi un peu plus leur chemin commun avec les nazis. Pas très grave puisqu’après 1944 les tribunaux d’épuration ont eu pour mot d’ordre de ne pas casser l’outil industriel restant debout, ni le reste d’une économie asthénique. Quelques malchanceux, comme Renault qui ne l’avait pas volé, ont payé pour le compte de tous, histoire de faire symbole.

Il est passionnant de suivre, au travers de ses envoyés spéciaux, de ses « pions », l’action des amis de l’Amérique choisis par Washington dans l’entourage de Pétain. Alger va devenir un roman de Le Carré où les intrigues pour imposer les hommes de demain sont parfois mortelles.

Au-dessus de tout cela il y a un homme détesté des yankees et peu aimé par Churchill, il s’appelle De Gaulle. Il va surfer, jouer sa carte avec pugnacité et l’aide de quelques héros.

En fin de compte Wall Sreet et nos « élites » ne pouvant se mettre en travers, vont laisser le grand général gouverner la France. Mais l’idée de construire cette Europe américaine, un marché aux ordres, demeure. Petit à petit, lui-même entouré de quelques « Atlantistes », De Gaulle va lâcher sa position de « non aligné ». Il ne reste plus qu’à être patient, Bruxelles va être le relais qui commande aux anciennes nations. Par exemple de promulguer des lois « modernes » comme cette monstruosité française sur le droit du travail.

Jacques-Marie BOURGET

PS. Sur Internet un entretien donné par Annie Lacroix-Riz est un élément très convainquant, il permet de saisir parfaitement les recherches de l’historienne.

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