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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 13:30
Goldman Sachs conseille à la France de baisser les salaires de 30%

   

Tout juste lauréate du «prix de la honte» 2013, décerné par Greenpeace Suisse, la banque américaine Goldman Sachs a jugé bon de donner des «conseils» à la France pour enrayer la crise. Notamment baisser tous les salaires de l'Hexagone de 30%. Une «solution» qui ne fait pas l'unanimité.

Interviewé vendredi par le Huffington Post, l'économiste en chef de la banque, Huw Pill, a généreusement confié son analyse de la situation française.

Le «Monsieur Europe» de la banque internationale d'investissement s'est ainsi penché sur son «manque de compétitivité» et nombre de «déséquilibres dans ses comptes». Interrogé sur un solution miracle à proposer au président de la République François Hollande, l'expert assure qu'«il faudrait s'appuyer sur une baisse des salaires générale, afin de regagner de la compétitivité. On estime que la France devrait réduire sa moyenne salariale d'environ un tiers…» Soit 33% de moins en moyenne. Mais c'est «politiquement impossible à imposer», convient-il.

Un secteur public trop important


Autre problème «chronique» de la France selon le cadre de cette grande banque surnommée «le diable de la finance», «un secteur public bien trop important». Ainsi, «il faudrait déplacer l'emprise de l'Etat vers le secteur privé», poursuit Huw Pill. D'ailleurs, toute «la zone euro a surtout besoin de réduire sa dette publique». Et l'expert de vouloir rassurer : «si on la compare à la Grèce, la France a tout pour elle. Mieux placée géographiquement, plus importante économiquement…» Il lui suffit donc de «pratiquer des ajustements d'elle-même». L'expert est en outre confiant sur l'avenir de la France qui «aura entrepris ces changements d'ici trois à cinq ans. Elle devrait donc prendre la bonne direction, qui rendra la zone euro plus puissante et plus résistante».

En recevant le «prix de la honte», symbole des mauvaises pratiques de la finance, Goldman Sachs a reçu une volée de bois vert. Selon Michael Baumgartner, membre du jury, la banque est «l'un des principaux gagnants de la crise financière». Elle «occupe une place prépondérante dans le casino des matières premières [...] Elle a commencé à déstabiliser les prix, et si les prix des denrées alimentaires battent à nouveau tous les records, comme en 2008, de millions de personnes vont tomber dans la famine et la misère».

En janvier 2011, la banque d'affaires américaine annonçait que le salaire annuel de son PDG Lloyd Blankfein était augmenté de 600 000 dollars à... deux millions de dollars. Et ce, malgré le recul de 37% du chiffre d'affaires de la banque. La banque Goldman Sachs avait en effet été l'une de celle touchée par la crise de 2008 : elle avait du coup bénéficié de plusieurs milliards de dollars d'aides de la part du Trésor américain.

 

 

Source: Le Parisien: http://www.leparisien.fr/economie/goldman-sachs-conseille-a-la-france-de-baisser-les-salaires-de-30-30-01-2013-2525317.php

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 10:23


CGT : L'Institut d'Histoire Sociale de la Seine-Maritime vient de publier
un livre
qui retrace un siècle de luttes (1913-2013).

histoirecgt
SAVOIR D'OÙ L'ON VIENT POUR SAVOIR OÙ ALLER



Nous vivons une période politiquement et syndicalement difficile. Ce n'est pas manquer de détermination que d'en être conscient.  Mais c'est aussi pourquoi ce livre est particulièrement bienvenu : les luttes syndicales n'ont jamais été faciles où que ce soit et, au fond, il est bon de s'en souvenir, ou simplement de l'apprendre.  C'est le premier mérite* de ce livre présenté dans un élégant format à l'italienne : les luttes d'aujourd'hui ne viennent pas de nulle part. Les centaines de documents photographiques et les textes qui les accompagnent nous l'enseignent (le document le plus ancien date, semble-t-il, de 1869 !).  Des « premiers pas vers le syndicalisme » aux relations entre travail, loisirs et culture et à la constante modernisation de l'UD-CGT, en passsant par l'affaire Jules Durand, les grèves de 36, la CGT dans la Résistance, la radio CGT-76, la bataille du France, les Renault en lutte, ce livre nous présente l'extraordinaire foisonnement des luttes syndicales en Normandie, des débuts en « Seine-Inférieure » aux dernières grandes manifestations en date, dont celles des lycéens en 2010.
Ce livre est évidemment collectif. Beaucoup de ses auteurs en furent aussi les acteurs. Ainsi, la coordination générale a été assurée par Serge Laloyer, qui fut longtemps membre du secrétariat de l'UD et aujourd'hui président de l'Institut d'Histoire Sociale de la Seine-Maritime, et Jacques Defortescu, secrétaire de ce même Institut. Pierre Largesse, militant syndical et docteur en histoire de l'Université de Rouen – ce qui n'est pas fréquent - a également participé à la réalisation de l'ouvrage.
La richesse et la diversité des photographies jouent un rôle essentiel dans le plaisir de lire ce livre. Beaucoup d'acteurs des combats syndicaux des dernières décennies s'y retrouveront. Belle occasion de méditer le passé,tant syndical que politique ou simplement personnel. Occasion aussi de saluer la mémoire de ceux qui ne sont plus là, mais sont quand même toujours présents. Tout dans cet ouvrage invite le lecteur à ne rien lâcher !
Décidément, la mémoire des luttes est à la fois un instrument de connaissance et une arme de combat.

 

* IHS CGT 76, Un siècle de luttes pour le progrès social en Seine-Maritime, 1913-2003 10 euros.

 

Pascal Acot


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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 15:27

Nous reprenons ci-dessous un article paru dans l'Humanité.

 

Document l'Humanité: la manipulation médiatique de Mory Ducros pour contraindre les syndicats à signer.

 

mory fotor


L'Humanité dévoile un document interne à Mory Ducros qui trahit un vaste plan d'intox pour faire pression sur les médias et obliger les syndicats, notamment la CFDT, à accepter le plan de reprise de l'actionnaire principal du transporteur, Arcole industries.

L'opération a fonctionné à merveille. Ce mardi après-midi, la CFDT Transport a fini par signer l'accord de reprise de Mory Ducros proposé par son actionnaire principal Arcole industries, après avoir dessaisi le négociateur délégué syndical du groupe transporteur. Le syndicat majoritaire a été mis sous pression par la direction du transporteur afin qu'il accepte ce plan de reprise dans lequel 2210 salariés seront repris et les 3000 autres licenciés.

Avec une prime supralégale de 9000 euros pour les licenciés et une convention collective au rabais pour les 2210 repris.

Manipulation des médias

Pour ce faire et comme le révèle le document que nous publions, la direction d’Arcole Industries, repreneur annoncé, a constitué un groupement de «Mory», dit «Collectif 2.210», du nombre des salariés théoriquement repris à l’issue de ces négociations imposées. Ce collectif serait né spontanément d’une volonté majoritaire dans l’entreprise d’arriver à une signature rapide de l’accord. Le document que s’est procuré L’Humanité montre, bien au contraire, une véritable manipulation de l’information.

Un cadre supérieur de l’entreprise édicte, dans un mail envoyé à d’autres collègues, les règles à suivre face aux médias: «Dans les agences où vous le pouvez, vous devez nommer un interlocuteur », conseille-t-il. « Son rôle sera (…) d’être disponible pour les journalistes qui pourraient et voudraient relayer notre message. Ce correspondant devra être ferme sur le fait qu’il n’y a aucune instrumentalisation de la part des directeurs régionaux et que ce sont des âmes de bonne volonté qui se sont concertés pour rédiger le document » (sic). Ces gentils cadres sup, qui eux vont garder leur emploi, poussent jusqu’à indiquer des expressions à utiliser, comme l’éculée «nous en avons assez d’être pris en otage». Et, naturellement, «cette communication doit arroser l’ensemble des médias locaux de vos régions et agences». Imparable.

...

_______________

Notre commentaire 

Pour parvenir à cet « accord » la fédération CFDT des transports a donc dessaisi le délégué syndical négociateur, opposé à la signature de  l'accord, Rudy Parent et a validé l'accord sans tenir compte de ses représentants locaux et des travailleurs de l'entreprise.  Un accord arraché aux travailleurs par les actions jumelées de la fédération CFDT, d'Arnaud Montebourg et de la direction d'Arcole Industries qui a orchestré une manipulation médiatique.

C'est ce que le patronat, le gouvernement et la CFDT appelle "dialogue social".  Méfions-nous.  Quand le patronat brandit le "dialogue social" c'est qu'il exige des travailleurs de nouveaux reculs sociaux.  Là il s'agit de plus de 3000 licenciements !!!

Et quand c'est un syndicat - la CFDT - qui le prône et le pratique ça s'appelle "compromission" et "collaboration de classe".

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 22:41

Nous reproduisons ci-dessous le tract de la CGT informant les salariés du suicide de leur collègue et les appelant à un arrêt de travail pour se rassembler en sa mémoire.  C'est le deuxième suicide en     9 mois.  D'emblée la direction nie qu'il y ait un quelconque rapport avec le travail.  Mais après le premier suicide et suite aux rapports du CHSCT, de l'inspecteur du travail, et du cabinet Technologia, elle  n'a encore mis en place aucune mesure de précaution. Ce qui est certain c'est que l'organisation du travail est une question très sensible dans l'entreprise. 

 

suicide fev 2014

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 22:28

 Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe

 

Désert postal = désert territorial

La-Poste-s-en-va.jpg Le nouveau contrat de présence postale territoriale pour 2014-2016 confirme le désengagement financier de l’État.

Déjà la moitié des bureaux de Poste n’en sont plus et les partenariats représentent 42% du réseau.
La règle sur l’accessibilité fixée par la loi n’est plus respectée.

Alors que l’ARCEP a chiffré le coût réel annuel de la contri-bution de La Poste à l’aménagement du territoire à 252 Millions €, le montant prévisionnel des ressources se limitent à 170 millions qui proviennent des abattements de fiscalité locale dont bénéficie La Poste.

Tous ces éléments ont conduit les administrateurs CGT (Ndlr: élus par les salariés de la Poste), à voter contre la signature de ce contrat.

Pour la CGT, La Poste a, au contraire, besoin d’un renforcement de la présence territoriale, mais la rentabilité financière prime désormais sur les besoins humains

La CGT propose, au contraire, d’améliorer le service public postal en développant la complémentarité de ses activités principales. Mais seules les mobilisations des usagers-citoyens, avec les salariés, feront bouger les choses.

La CGT a appelé les salariés de la Poste à être dans l'action le 6 février 2014, avec les autres salariés


Notre commentaire :

A la poste les usagers sont devenus des clients.  Les clients paient beaucoup plus et sont beaucoup plus mal servis que les usagers d'il y a vingt ans.  Ainsi à Doudeville, la mairie - suppléant ainsi aux carences de l'Etat - a financé en 2004 un tout nouveau centre de distribution. La direction départementale  décide aujourd'hui de le fermer.  Qui va rembourser la mairie et les contribuables qui ont payé 675000 euros pour ce nouveau centre ?   Cette politique contribue à désertifier un peu plus les zones rurales.  Les salariés pauvres qui fuient les banlieues urbaines trop difficiles à vivre ou les centres-villes trop coûteux seront encore les victimes de la suppression d'un service public.     
Jeudi 6 Février les usagers, salariés ou travailleurs indépendants, ont tout intérêt à manifester avec les salariés du public et du privé contre l'austérité et la destruction du service public, organisée à Bruxelles par tous les chefs d’Etat européens.  Cette politique  est un  grand danger pour la société.  C'est elle qui détruit les jeunes, les vies et les famillesMais la droite et l'extrême-droite préfèrent combattre des dangers imaginaires pour occuper la rue, les télés et les journalistes  car ils sont d'accord sur les pactes de compétitivité et de responsabilité de François Hollande et du Medef !
Les salariés ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour résister avec énergie aux politiques austéritaires mises en oeuvre aujourd'hui par le PS et hier par la droite.
 
En Seine-Maritime voici les lieux et heures de manifestations le Jeudi 6 Février :

  •     Rouen  : 10h30, cours Clémenceau.
  •     Le Havre10h, Franklin.
  •     Dieppe10h30, place Louis Vitet.

 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 09:58

Nous publions ci-dessous un extrait d'une analyse du projet de traité transatlantique ( Traité Etats-Unis-Europe) parue sur Agoravox.  Vous trouverez d'ailleurs beaucoup d'articles à ce sujet sur ce site.  Eclairant. 

 

Et pour imaginer ce que seraient les conséquences de ce traité, nous joignons le communiqué de la CGT (Métallurgie)  protestant contre l'interdiction faite aux salariés de l'entreprise Vallourec aux Etats-Unis ( Youngstown) de créer un syndicat sur le site.  Le patron de Titan n'est pas une exception aux Etats-Unis.  Et les patrons français de Vallourec sont ravis de pouvoir interdire un syndicat aux Etats-Unis puisque la loi et le rapport de forces le leur permettent.  On n'ose imaginer ce qu'ils feraient si le traité transatlantique était signé ...


 

    Extraits de "Comment le traité transatlantique menace l’emploi et les droits sociaux   (AGORAVOX)"

« - La course au moins-disant social : moins de droits, plus d’obligations pour les travailleurs

A travers l’harmonisation des normes et règles entre les deux puissances transatlantiques, il se pourrait que le droit du travail soit lui aussi remis en cause. Les Etats-Unis ont catégoriquement refusé de ratifier certaines des normes les plus élémentaires en matière de droit du travail, dans le cadre de l’organisation internationale du travail (OIT), y compris les conventions sur la liberté d’association et de pratiques syndicales. Dans le même temps, les récentes attaques de la commission européenne sur les salaires, dans le cadre de la crise de l’euro, démontrent les dispositions particulièrement menaçantes de l’UE à l’égard des normes en matière de travail [20]. Le PTCI pourrait servir d’instrument pour réformer la législation du travail en Europe, et l’« harmoniser » avec celle des Etats-Unis. Celle-ci comprend par exemple une disposition anti-syndicale tristement célèbre, sous une dénomination trompeuse (The Right To Work), qui restreint systématiquement la liberté des employés de s’associer – avec des conséquences désastreuses pour leurs droits [21].

Selon la fédération syndicale AFL-CIO, la législation étatsunienne a contribué à une course au moins-disant social en termes de salaires, de normes de santé et de sécurité, à mesure que les états étaient mis en compétition pour attirer les capitaux [22]. Lorsque la commission européenne annonce qu’elle souhaite faire l’inventaire de la législation du travail de sorte à « réduire le risque de voir l’investissement étatsunien diminuer en Europe au bénéfice d’autres régions du monde [23] », il y a fort à craindre que la compétition entre les Etats membres de l’Union européenne soit exacerbée par la signature d’un accord transatlantique. Après tout, la législation du travail européenne n’a-t-elle pas été identifiée comme « mesure non-tarifaire » qui ferait obstacle au commerce transatlantique [24] ?

Ainsi, ce ne sont pas seulement des centaines de milliers d’emplois qui sont menacés dans les nombreux secteurs qui seront affectés par la baisse des tarifs douaniers entre l’Union européenne et les Etats-Unis ; mais aussi le droit des européens à travailler dans des conditions dignes, à s’organiser et à se défendre dans une Europe frappée de plein fouet par l’austérité et le chômage.
Traduit par Frédéric Lemaire pour les Dessous de Bruxelles »

 

Ci-dessous un communiqué de presse de la fédération des travailleurs de la métallurgie CGT : éclairant sur l'absence de  libertés syndicales aux Etats-Unis

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 18:29

Nous publions un communiqué de l'UD CGT de Seine-Maritime

 

COMMUNIQUE DE L’UNION DEPARTEMENTALE CGT
DE SEINE MARITIME


D’autres choix sont possibles pour sauver l’emploi chez Mory-Ducros.

Le 30 janvier 2014, à la demande de l’UD CGT, une délégation des salariés de Mory-Ducros était reçue en Préfecture (M. Eric Maire Secrétaire Général de la Préfecture, M. Christian Cauvet Commissaire au redressement productif, M. Jaunet pour la Direccte), pour l’union départementale Régis Gasse, Handy Barre, pour l’UL de Sotteville : Gérard Paimpare, Nicolas Larose pour le syndicat CGT Mory Ducros avec 4 salariés), la CFDT a décliné l’invitation.

D’entrée la CGT a exigé le maintien du site Mory-Ducros de Saint Etienne du Rouvray sachant qu’il est à proximité du centre Rouen multi-marchandises et du triage SNCF de Sotteville-les-Rouen qui sont deux outils pouvant permettre d’assurer le transport de marchandises dans les meilleures conditions. Cela permettrait de préserver les emplois existants, tout cela dans le cadre du développement durable et environnemental,.

Or, au lieu de s’appuyer sur ces outils et ainsi de créer un pôle public de transports comme le réclame la CGT, le gouvernement préfère subventionner les plans sociaux. Chez Mory-Ducros c’est 17,5 millions d’€.

Voilà le pacte de responsabilité au gouvernement que propose la CGT pour éviter des licenciements  chez Mory-Ducros, avec un pôle public de transports. En effet, avec le dossier Mory-Ducros, l’Union Départementale CGT réaffirme sa proposition de création d’un pôle public du transport au niveau national.

La situation que vivent les salariés de Mory-Ducros risque de se prolonger vers d’autres entreprises du transport. Le patronat , malgré les aides de l’Etat se réorganise pour augmenter ses profits.

Les dirigeants du secteur du transport routier réorganisent l’outil de travail non pas face à la concurrence qu’ils ont eux-mêmes organisé  dans le but d’augmenter leurs marges et de verser le maximum de dividendes à leurs actionnaires.

La CGT, au moment de la fusion de Mory-Ducros avait déjà dénoncé les manœuvres du patronat. Un certain nombre de salariés ont confirmé par la suite l’incompétence de leur direction et les avaient alerté sur le fait que les orientations mises en œuvre allaient conduire aux résultats que l’on connait aujourd’hui.

Va-t-on continuer à satisfaire les demandes du patronat à coup de subventions ou mettre en place de véritables mesures comme le propose la CGT, qui permettraient d’assurer le transport de marchandises avec la création d’un pôle public de transports ?  A nous de l‘imposer.

Rouen, le 31 janvier 2014

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 14:52

usa-15dollars.jpg

OBAMA militerait pour un salaire minimum horaire américain à 10 dollars ? Mais combien ça fait en euros ?

*****

On ne peut pas vivre avec 7,5 dollars de l'heure, pas même avec 10 dollars ! un minimum correct serait à 15 euros !

 

Voici qu’Obama milite pour la revalorisation du Smic américain ! A première vue on dit "Bravo" ! Mais, combien cela fait en Euros: une misère !

7,25 dollars de l'heure, aux USA ? Cela ne fait que 5,29 euros de l'heure !

Imaginez la pauvreté dans laquelle le pays le plus riche du monde fait vivre des millions d’êtres humains ! 

Et avec cela il faut, sur ce salaire, se payer une assurance santé, et économiser pour la retraite ? C’est pour ainsi dire, impossible !

Certes on nous dit que, de ce total, moins de 4 millions ne percevraient encore le salaire horaire de 7, 25 dollars, soit 5,29 euros ! Mais tout de même ils sont encore 4 millions ! Il s'agit souvent de débutants sans qualification ou d'employés à temps partiel peu qualifiés. A 20 heures la semaine, cela fait mois de 500 euros le mois !

Aujourd’hui 75 millions de salariés Américains sont payés à l'heure, c'est-à-dire qu’ils ne sont pas mensualisés et subissent des temps partiels imposés.

 

Ils sont des dizaines de millions ceux qui, comme en France, voudraient travailler un minimum de 35 heures,… mais ils sont des millions à ne travailler que 15 à 20 heures la semaine ! C’est dans la restauration, l'hôtellerie, le commerce de détail et l'agriculture, que le salaire minimum est encore pratiqué, c'est-à-dire là où les syndicats ne sont pas implantés.

 

Et voici que le Figaro se félicite que Wal-Mart, premier employeur privé des États-Unis, leader de la distribution à bas prix, n'applique plus les 7,25 dollars et a porté son salaire horaire minimum à 8,81 dollars en moyenne son personnel !... Fichtre ! Mais cela ne fait encore que 6,44 euros de l'heure ! Et le Figaro d'en regretter (presque !) que les syndicats soient interdits chez Wall-Mart, car "là où les syndicats existent les salaires sont plus hauts" ! Vérité aux USA, erreur en France ?

Les syndicats américains militent pour un salaire minimum à 15 dollars de l'heure ! Cela ne ferait qu'un salaire horaire juste un peu dessous de 11 euros de l'heure ! Excessif ? Démagogique ? N'oublions pas qu'avec ce salaire, il n'y a pas de sécurité sociale, ni de retraite, ne d'allocations familiales !

 

On comprend mieux la raison pour laquelle le Medef milite pour la suppression du Smic, et que les leaders de la droite et de l'extrême droite veulent allonger la durée du travail en france de 35 à 39 heures sans augmentation de salaires ! Ils lorgnent avec envie sur de tels bas salaires dans le paradis du capitalisme !

 

source: UL CGT Dieppe

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 14:38

LES ALLOCATIONS FAMILIALES EN DANGER

Ambroise-Croizat.jpg

 

C'EST LE COUT DU TRAVAIL QUI EST VISE

« Dans le flot des nouvelles lancées chaque jour par les médias il en est qui sont étonnamment discrètes ainsi celles qui reflètent l'état de santé du capital :

 

En 2012 une augmentation moyenne de 18% contre 1,5% pour les salariés en activité, 12 fois moins. On comprend cette discrétion, ces chiffres sont à l'inverse de la fable du pauvre patron que les « coûts salariaux trop élevés empêchent d'embaucher »; et encore il convient de tenir compte de l'énorme différence de revenus entre les entreprises du CAC 40 et les PME ! Car ce qui capte l'attirance du pouvoir Hollandais comme celui de Sarkozy avant lui, ce sont les grandes, très grandes entreprises et leurs riches dirigeants : c'est à eux qu'ira l'essentiel des 30 milliards prévus pour « encourager » l'embauche; c'est aux 770 familles les plus riches que les impôts vont rembourser 184 millions de « trop perçu » du fait qu'ils sont calculés sur le revenu de l'année précédente, c'est-à-dire la dernière année Sarkozy !!!!

 

LA SECU, UN INVESTISSEMENT PRODUCTIF

 

Dès sa publication en 1945 de la loi de Sécurité Sociale et de son principe d'organisation, elle souleva une hostilité farouche du patronat et notamment des assurances et des fonds de pension : rappelons que son principe est foncièrement anti libéral : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins,

 

Non ce n'est pas l'entreprise qui paie, c'est le salarié; c'est une partie du pouvoir d'achat des salaires : du reste le salarié licencié représente une baisse de charge.


Qu’est-ce que le salaire différé ? Observons une Fiche de paie

salaire-differe.jpg

Ainsi, pour un salaire net de 2026 euros, la Sécurité sociale perçoit aujourd’hui 1102 euros. C’est cela le salaire différé.

 

Ces 1102 euros sont immédiatement reversés en pensions de retraite, allocations familiales, remboursements de soins, verse­ments aux établissements de santé.

C’est le système par répartition.

Suite à la décision annoncée par Hollande, la situation serait pour un même salaire brut de 2 400 euros, le salarié paierait toujours 374 euros, mais les cotisations patronales seraient ramenées à 602 euros. Le patron récupérera 126 euros par mois et la Sécurité sociale recevra 976 euros au lieu de 1 102 euros. Et cela à hauteur des 36 milliards d’euros de cotisations patronales d’allocations familiales.

 

Soit 36 000 000 000 / 2026 = soit 17 769 003 /12 soit 1 480 750 emplois pour une année. Alors que le patronat s’évertue à indiquer qu’il va créer un million d’emplois. Où va passer l’argent des 480 750 non crées ? Encore un énorme cadeau social- libéral du Président (des patrons) au MEDEF !

 

Merci à Gérard  D M pour ce dossier


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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 17:09
La CGT manifeste contre la suppression des élections prud'homales

http://img.over-blog.com/356x142/0/24/81/01/Elections-professionnelles/2015-prud-homales-01.jpg

Le ministre du travail veut supprimer les élections prud'homales. Après le travail (surtout le salarié !), c'est maintenant la démocratie coûterait trop cher. Cette nouvelle réforme est une réforme antisociale. L'union locale CGT du Havre, a organisé un rassemblement devant le tribunal de sprud'hommes.

 

 

Le gouvernement a annoncé qu’il reportait la réforme après les élections municipales; il veut supprimer les élections prud’homales sous prétexte que la participation y serait de plus en plus faible.

Ces élections, qui ont lieu tous les cinq ans (les dernières datent de 2008 !), ont pour but d’élire des conseillers prud’homaux. Élus par les salariés et les employeurs, on compte 14 500 conseillers prud’homaux, en France. Les listes de candidatures sont établies pour chaque conseil de prud’hommes, par section et par collège distinct. 

Ces juges sont paritaires et non-professionnels. ils arbitrent des litiges entre salariés et employeurs; si le ministre Sapin allait jusqu'au bout de son projet, ils seraient désignés (mais pour les salariés seulement ! Attention !) sur la base de la "représentativité" (mais calculée nationalement !), et non plus élus directement par les salariés.

On voit ce que cette méthode donne, employée à Dieppe pour désigner les représentants des salariés à la médecine du travail: CGT 1 siège; CFTC 2 sièges ! La majorité devient la minorité ! 

Alors que la CGT, dans la grande région dieppoise, est largement 1ère aux élections, avec 39,6% des voix, et majoritaire absolue en sièges aux prud'hommes, la CGT n'a eu le droit qu'à un seul représentant à la médecine du travail,... alors que la CFTC en a deux: cherchez l'erreur ! Où est la démocratie ! (En fait c'est de la "démocratie" sauce "ancien régime" ! Le pouvoir choisit à la place du citoyen, et transforme le citoyen en "sujet" !)

Car la CFTC n'est même pas représentative localement, car les salariés ne lui accordent que 8% de leurs suffrages et aucun élu aux prud'hommes ! autant dire que les salariés dieppois ne lui font pas confiance !

Comme pour la médecine du travail, les salairés n'auraient plus leur mot à dire: "on" choisira pour eux les juges qui seront dignes de les défendre, alors que c'est leur avenir qui se joue ! Si cela se passait dans un autre pays, les journalistes appelleraient cela de la dictature !

La réforme reportée après les élections municipales.

Cette réforme, que le gouvernement voulait faire voter en même temps que le projet de loi sur la formation professionnelle, a été repoussée de trois mois. Le gouvernement soumettra aux députés un projet, mais seulement après les élections municipales; avant c'était sans doute trop "chaud".

Il demandera, donc, l’autorisation de passer cette réforme par ordonnance (quelle belle démocratie !), c'est à dire qu'elle ne sera pas débattue au Parlement.

Les 14 500 juges prud’homaux devront donc attendre pour savoir à quelle sauce ils vont être mangés.

 

Lu sur le site de l'UL-CGT de Dieppe

Signez la pétition pour les élections prud'homales.  Trouvez le lien sur le site des syndicats CGT du Havre

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