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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 17:00

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Article de Phil McGarry, cadre syndicaliste écossais du RMT (Syndicat des cheminots britanniques)



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le « livre blanc » du gouvernement écossais publié le 26 novembre suggère que les intérêts de l’Écosse seraient les mieux garantis par le maintien dans l'Union européenne, et que les négociations commenceraient immédiatement après un vote « Oui » et seraient achevés par la date proposé pour l'indépendance : mars 2016.



Arrêtons-nous un moment, et rappelons-nous que le gouvernement de John Major a privatisé la British Rail sur le modèle de la directive européenne 91/440/EC.



Son gouvernement a introduit les Réglementations sur les chemins de fer de 1992 qui a lancé le processus de privatisation sous la section 2 de l'Acte sur les Communautés européennes de 1972, afin de se mettre en conformité avec la directive européenne 91/440/EC.

 

Ce fut le premier schéma de privatisation dans l'Europe, et l'acte de 1972 consiste en quatre axes majeurs :

 

(a) – autonomie opérationnelle pour les opérateurs des chemins de fer, tels que les compagnies prêtant le matériel ou celles assurant les opérations de transport ;

(b) – séparation de l'infrastructure des opérations ;

(c) – accès ouvert aux investissements internationaux ;

(d) – introduction de péages pour assurer une base financière viable aux opérateurs ;

 

Ces critères ont ouvert la voie à sa Stratégie de libéralisation du rail au sein de tous les Etats-membres, en usant comme instrument les réglementations et directives de l'UE.



Pour agir dans cette voie, la Commission européenne devait aller plus loin, ce qu'elle fit avec les trois paquets ferroviaires en 2001, 2004 et 2007.

 

En mai 2008, la Commission européenne a lancé de sérieuses mises en garde aux gouvernements élus afin de mettre un terme aux aides publiques « dissimulées » aux chemins de fer, confirmant que les objectifs à long-terme de la Commission sont de transférer des ressources d'un chemin de fer public à un secteur du rail guidé par le profit, œuvrant pour le fret et le transport d'hommes d'affaires.

 

L'agenda de libéralisation du rail de la commission en 2010 vise à empêcher les Etats-membres de se servir des services de fret profitables pour subventionner les services de passagers déficitaires.

 

Nous apprenons désormais que la commission propose de nous rejouer le coup du 1 er paquet ferroviaire, appelé maintenant 4 ème paquet ferroviaire, pour déstructurer tout le secteur public, les chemins de fer contrôlés par l’État et d'utiliser le marché et les réglementations de l'UE sur la concurrence pour créer un transport international sous la coupe des grandes entreprises, des monopoles logistiques afin de créer un « marché unifié du chemin de fer européen » qui serait exploité par le secteur financier dans leur course aux « profits à tout prix ».

 

Le 4 ème paquet ferroviaire spécifie que tous les services devront être soumis à des appels d'offre concurrentiels obligatoires, s'accompagnant de la libéralisation de tous les services de passagers ferroviaires intérieurs.

 

Non content de cela, l'UE et les États-Unis sont actuellement en train de négocier un traité pour ouvrir tous les secteurs, y compris à la santé, à la « concurrence ».

 

Le Partenariat trans-atlantique pour le commerce et l'investissement actuellement en négociation pose une sérieuse menace à tous les services publics, en particulier la santé et l'éducation.

 

Ce projet ouvrira en réalité tous les services publics à la concurrence et ce sera la même chose pour le bâtiment, les transports et la collecte des déchets.

 

Ce traité secret s'appuie sur les droits des investisseurs, non sur les standards du service public, et donne aux entreprises le droit de poursuivre les gouvernements qui restreindraient l'accès à toute forme de prestation de service potentiellement marchandisable.

 

Sa clause sur le règlement des querelles entre investisseurs et États permettrait aux avocats d'imposer des amendes draconiennes permettant de compenser les pertes potentielles de l'entreprise sur le marché, lui permettant également de passer outre toutes les procédures démocratiques, au niveau national.

 

La levée de boucliers contre cela a contraint la commission européenne à annoncer « une consultation publique de 90 jours à la lumière de ces représentations erronées ».

 

En fait, la commission va juste revenir avec un nouveau texte disant la même chose en utilisant des mots différents. On se rappelle de l' « Europe sociale » promise par le commissaire européen Jacques Delors il y a 25 ans au Congrès du Trade Union Congress, à Bournemouth.

 

Ici, en Écosse, notre gouvernement continue de nous dire qu'il n'y a pas d'autre alternative si ce n'est d'obéir à la politique de l'UE, en cela il s'est déjà soumis à l'idée de diviser le réseau ferré écossais en services « de jour » avec une franchise séparée pour les « services de nuit », et de les soumettre à appel d'offres – cinq entreprises se sont engouffrées dans ce contrat lucratif.

 

De la même façon, il a séparé et privatisé le secteur du ferry, livrant le contrat à Serco pour gérer les services Northlink.

 

Un document de consultation ultérieur, dans le cadre de l' « analyse des ferry » propose de fragmenter les routes et de les vendre selon les réglementations sur la concurrence de l'UE.

 

Nous, au RMT, croyons que la privatisation ouvrira la porte à l'exploitation de travailleurs étrangers.

 

Actuellement, des compagnies maritimes utilisent des failles légales pour exploiter des travailleurs étrangers moins chers sur des navires britanniques.

 

Ces questions nous préoccupent grandement, tout comme la situation en Grèce, Espagne, Italie, Irlande et désormais Chypre. Des mesures d'austérité sont imposées à ces pays.

 

La privatisation généralisée, le haut niveau de chômage, les attaques contre les droits à la retraite des travailleurs, la réduction du salaire minimum – quand il existe – le gel des salaires du public, la suppression des conventions collectives, et les contrats zéro heure, tout cela au nom de la « FLEXSECURITE ».

 

Ces mesures vont dans le sens des arrêts de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), l'affaire Viking sur la liberté d'installation, et l'arrêt Laval sur la libre circulation des services.

 

La CJUE est un tribunal patronal qui garantit la mise en œuvre de directives européennes pour libéraliser et privatiser nos services publics.

 

Elle remet en cause les accords, les salaires, retraites et contrats de travail qui rentrent en contradiction avec les « quatre libertés de circulation » de l'UE – travail, capital, biens et services.

 

Les dernières informations laissent présager que le gouvernement grec imagine une « nouvelle législation » qui reviendra sur la capacité des syndicats à s'organiser et rendra plus difficile la possibilité de faire grève.

 

Premièrement, il y aura une réduction des détachements syndicaux dans le service public.

 

Deuxièmement, les règles sur les actions de grève seront durcies. A l'avenir, les grèves ne seront légales que si elles sont soutenues par une majorité de syndicalistes qui ont été appelés à l'action, alors que les syndicats devront poser un pré-avis précoce sur leurs intentions.

 

Troisièmement, les patrons auront à nouveau le droit de mettre les travailleurs en « lock out » en cas de luttes sociales.

 

Enfin, le gouvernement prévoit de revoir le financement des syndicats qui, en Grèce, comprend une partie importante de soutiens de la part de l'Etat, avec un système de cotisations obligatoires qui font partie du système de sécurité sociale.

 

Tout cela nous semble bien familier, et cela aura un impact majeur.

 

Ces exigences sont celles imposées par l'UE en échange des « plans de renflouement » orchestrés par la Troika : la BCE, le FMI et la Commission européenne.

 

Ces États-membres, au sein de la zone euro, avaient reçu l'injonction en des termes ne souffrant d'aucune équivoque qu' « ils ont besoin de contrôler les dépenses en s'assurant que leurs déficits annuels n'excéderont pas 0,3 % du PIB d'ici 2013 ».

 

Si c'est le cas, ils seront placés au sein du programme sur le dépassement du déficit et seront pénalisés en conséquence.

 

Les travailleurs à travers tout le continent on rejeté ces propositions. Des grèves générales répétées ont eu lieu au Portugal, en Grèce, en Espagne et en Irlande.

 

Les partis communistes et de gauche – d'Espagne, de France, du Portugal, de Chypre, d'Italie, d'Allemagne et de Grande-Bretagne – ont tous signé une déclaration affirmant que « la crise de l'Union européenne montre que l'UE n'est pas réformable et est, dans le fond, une structure néo-libérale et militariste ».

 

Au Portugal, en Grèce, en Italie et à Chypre, ces partis appellent à un retrait de la zone euro comme prélude à un démantèlement de l'Union européenne, et c'est pourquoi le RMT est fier de soutenir et parrainer notre mouvement « No2EU (Non à l'Union européenne) : oui aux candidats des droits des travailleurs pour les élections européennes du 22 mai ». Notre manifeste est simple et juste :



Oui aux droits des travailleurs

Sortie de l'UE sur la base de politiques socialistes.

Maintien de l'UE hors de la zone euro

Non à l'austérité d'où qu'elle vienne, de Bruxelles ou de Londres

Rejet des traités et des directives de l'UE qui remettent en cause la démocratie et encouragent le dumping social et la privatisation

Non aux accords commerciaux de l'UE, comme le Traité trans-atlantique avec les Etats-unis

Abandon des règlements de l'UE empêchant les Etats-membres de contrôler leurs politiques économiques

Développer une industrie, une agriculture et une pêche durables en Grande-Bretagne

Repousser les arrêts de l'UE contraires au monde du travail

Non au racisme et au fascisme, et oui à la solidarité internationale et aux travailleurs

Non à la militarisation de l'UE et à une armée européenne

Restaurer les pouvoirs démocratiques des Etats-membres de l'UE



Finalement, 4,1 millions d’Écossais pourront voter le 18 septembre, et nous aurons notre mot à dire sur notre sort futur.

 

Cependant, notre avenir réside-t-il dans l'Europe ou non ? Pouvons-nous vraiment avoir notre mot à dire sur notre propre sort ?

 

Les réponses à ces questions incombent à notre gouvernement en Écosse.

 

La motion 93 de mon syndicat au congrès cherche à obtenir du soutien pour un référendum sur l'Europe, si l’Écosse venait à voter pour l'indépendance.

 

Un référendum ultérieur sur l'Europe doit être vivement considéré pendant la période de transition. Laissons les Écossais avoir un mot à dire sur notre avenir, qu'il soit dans ou hors de l'Europe.

 

L'avenir est entre nos mains, et nous devons demander aux Écossais de tirer leurs propres conclusions raisonnables.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 17:47

Tous-syndicats-FP.jpg

Fonction publique :
journée nationale d'action le 15 mai 2014
 
Les organisations syndicales CFDT - CFTC – CGT – FA-FP - FSU - SOLIDAIRES - UNSA, dénoncent une nouvelle fois, l'absence de négociations salariales dans la Fonction publique et la dégradation de la qualité de l'emploi public. 
La politique d’austérité salariale menée par le gouvernement à l’égard des agents publics aboutit à une baisse incessante de leur pouvoir d'achat. Pourtant son amélioration est un objectif affiché du nouveau gouvernement. 
 
Le contentieux salarial s’accumule et la poursuite du gel du point d’indice est inacceptable ! 
Les agents de la fonction publique jouent un rôle déterminant dans notre société. 
La qualité des services rendus aux usagers est leur préoccupation majeure. 
La reconnaissance de leur travail ne peut donc plus attendre. 
Le gouvernement doit ouvrir sans délai de réelles négociations sur les rémunérations et garantir des emplois publics de qualité correspondant aux besoins. 
Les organisations syndicales exigent une revalorisation immédiate du point d'indice, la refonte de la grille indiciaire permettant la revalorisation de tous les métiers et des mesures de rattrapage. 
Elles appellent les agents des trois versants de la Fonction publique à une journée nationale d'action et de mobilisation le 15 mai prochain, journée qui pourra prendre des formes diversifiées (rassemblements, manifestations, grèves, arrêts de travail...). 
 
Paris le 8 avril 2014
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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 17:44

15 mai cgt

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 17:37

 

 

 Idées

 

Alstom : l’Etat ne peut pas tout

LE MONDE | 29.04.2014 

 

Qu'il en déplaise ou non à Arnaud Montebourg, ce sont les actionnaires d'Alstom qui décideront de la réponse à donner à l'offre de General Electric.

 

 

« Les entreprises françaises ne sont pas des proies. » Martial, le propos du ministre de l’économie, Arnaud Montebourg, rappelle celui de son prédécesseur Thierry Breton, qui voulait apprendre « la grammaire des affaires » à l’Indien Lakshmi Mittal.

Aujourd’hui comme hier, la mondialisation balaie ces fanfaronnades.

C’est, en effet, la fin d’une époque : l’Etat n’a plus les moyens de protéger des entreprises faibles sur des secteurs fragiles. En moins d’un mois, deux fleurons du capitalisme français du XXsiècle ont été, ou sont en passe d’être, démantelés. Le groupe Vivendi, héritier de la Compagnie générale des eaux, a vendu son activité de téléphonie mobile pour se recentrer sur la télévision et la musique ; en 2000, il s’était déjà délesté de son activité historique dans le secteur de l’eau.

Alsthom, lui, était l’héritier de la Compagnie générale d’électricité. Lui aussi a éclaté il y a une quinzaine d’années, donnant naissance à Alcatel (télécoms), à Nexans (câbles) et à Alstom (plus diversifié dans l’énergie, les transports et les chantiers navals).

Mais trop petit ici ou trop dépendant là, il n’a pas résisté aux bourrasques économiques et aux mutations technologiques. Sauvée in extremis par l’Etat en 2004, l’entreprise se trouve à nouveau en situation financière périlleuse.

C’est justement pour se protéger de ce genre d’aléas que les grands conglomérats technologiques multiplient les activités, diversifient les localisations géographiques et amassent une trésorerie de précaution. Ainsi Alstom est quatre fois moins puissant que l’allemand Siemens et six fois moins que l’américain General Electric, ses deux prétendants actuels. Ce n’est pas une exception. De tous les pays développés, seuls l’Allemagne, les Etats-Unis et le Japon disposent encore de telles entreprises diversifiées.

La France n’a plus les moyens de lutter sur ce terrain. Cela fait longtemps qu’elle s’épanouit beaucoup plus sûrement sur les marchés de consommation et de niche. Les stars du CAC 40 s’appellent LVMH, L’Oréal, Air Liquide, Essilor, Pernod Ricard, Legrand, Gemalto et un certain Schneider Electric, lointain héritier d’un conglomérat sidérurgique, Creusot-Loire, qui a su sortir à temps du piège mortel qui emporte Alstom.

En son temps, Lionel Jospin avait fait le constat lucide – même s’il lui fut beaucoup reproché – que l’Etat ne peut pas tout. Mais les gouvernants aimeraient encore le faire croire, surtout quand il s’agit de secteurs- clés, comme l’énergie, et d’entreprises qui, comme Alstom, sont l’un de ses principaux fournisseurs.

 

 

Qu'il en déplaise ou non à Arnaud Montebourg, ce sont les actionnaires d'Alstom qui décideront de la réponse à donner à l'offre de General Electric. | AFP/

 

"CANEMPECHEPASNICOLAS" :

Pour mettre fin à ce bradage, à ce brigandage,

seule le retour à la nation de ses secteurs stratégiques

pourra redonner à  la France son indépendance

et à son peuple sa souveraineté pour décider de son avenir.

Ce qui suppose de sortir de l'Union européenne, de l'Euro,

les instruments de domination du Capital 

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 07:36

Sur lepcf.fr. A propos d’un débat ouvert dans l’Humanité sur la séquence électorale écoulée.


Première remarque, pour l’essentiel ceux qui produisent des contributions aux débats, limitent leur champ de réflexions au seul champ institutionnel. Il y a là, le résultat d’une lente, mais certaine, dérive du PCF en parti d’élus. Pour ceux-ci, la place dans l’institution prend inévitablement le dessus sur les enjeux des affrontements de classes. Ce qui conduit très vite à limiter son champ d’interrogations aux seuls paramètres d’un rassemblement politicard, préoccupé par les seules constructions d’appareils, de prébendes, de sommets où ne peuvent que s’affronter les "egos" où le seul enjeu est la place dans le système institutionnel existant, donc de fait sans véritable volonté de le mettre en cause.

Et si notre dérive en dégénérescence n’était pas à rechercher ailleurs que dans le système des alliances, mais bien plutôt, dans notre incapacité ou absence de véritable volonté de prendre en compte les attentes sociales des classes populaires ?

Et arrêtons de dire que ce divorce n’est que le résultat d’une incompréhension de leur part, et de la nôtre un manque de pédagogie. Arrêtons de prendre les classes populaires pour des demeurées auxquelles nous devons apporter la lumière. Et mettons-nous plutôt à leurs écoutent. Ce n’est évidemment pas la bouillie à chats servi par la tribu Boccarra qui nous aidera à avancer ; Tribu, mais pas qu’elle, qui est dans une recherche effrénée d’une réponse technocratique à un problème fondamentalement politique.

Mauriac déclarait au lendemain à la libération "Seule dans sa masse, la classe ouvrière est restée fidèle à la France profanée". Ce constat reste plus que jamais d’actualité, car c’est bien la question de la souveraineté qui est au cœur des interrogations et la trahison des "élites" sur cette question, y compris dans son versus dit "communiste" est évidente.

Le refus des dirigeants actuels du PCF de répondre à cette attente, fait UN, le jeu inespéré du FN, pour ne pas dire, ses alliés de fait, pour cause de désertion. DEUX nous conduit à l’inutilité pour le monde du travail qui préfère se réfugier dans l’abstention. Abstention qui est un fait politique majeur.

Ce qui dans un scénario à l’italienne ne peut que conduire le PCF à sa disparition justifiée pour cause d’inutilité pour les classes populaires. Les stratégies dite de Front, d’états généraux de la gauche ne sont que des raccourcis. Rassembler, en bas, et d’abord sur les lieux de travail, ouvrir une véritable perspective de sortie du capitalisme, être porteur d’un projet, d’une véritable visée, voilà autant de moyens de produire du rassemblement.

Il est à remarquer que dans cette phase nous voyons proliférer ce que Paul-Vaillant Couturier appelait à son époque les jeteurs de mots, où l’incantatoire tient lieu de ligne politique substitut à l’absence de véritable visée stratégique.

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 13:31

affiche wachill2008 0001

C’est désormais habituel, le PCF n’a pas signé, comme celle récente sur l’Ukraine, cette déclaration de partis communistes et ouvriers européens...

Renforçons la lutte contre l’exploitation capitaliste et l’Union Européenne - Pour une Europe des peuples, pour le socialisme !

Ouvriers, employés personnels, artisans, petits paysans, jeunes, pensionnés, personnes ayant des besoins spéciaux. Nous, partis communistes et ouvriers qui signons cette déclaration, nous nous adressons à vous à l’occasion de l’élection parlementaire à l’UE de 2014.

 

La réalité démontre que l’UE, le centre impérialiste européen, n’a jamais été au service du bien-être des travailleurs. Elle a toujours été un instrument du grand capital européen pour accroître ses profits et assurer sa domination.

 

Elle ne peut pas être radicalement transformée et elle ne deviendra pas "favorable au peuple. Les espérances qui ont été placées dans une transformation en faveur des peuples au moyen d’un changement du président de la commission sont frauduleuses.

 

C’est l’intérêt des peuples de lutter pour changer la situation, pour changer le rapport des forces, pour l’Europe du socialisme, qui sauvegardera le droit au travail, les droits sociaux et à la sécurité sociale, les revenus, l’avenir des travailleurs.

 

Nos partis défendent vos intérêts, les intérêts de la classe ouvrière, des couches populaires, les droits de la jeunesse.

 

Nous luttons contre le chômage, les mesures anti-peuple qui sont imposées par les gouvernements et l’Union européenne pour la diminution des salaires et pensions, l’abrogation du travail, des droits à la sécurité sociale, la commercialisation de la santé, de l’éducation, du bien-être, la destruction de l’environnement, l’abrogation des droits et libertés démocratiques. Nous luttons contre l’UE, qui tente de surmonter la crise aux dépens des peuples. Nous condamnons l’anticommunisme, la répression, la limitation des droits souverains.

 

Nos partis soutiennent 
- La lutte des travailleurs et des sans emplois pour un travail stable et à temps complet. 
 

- La défense des revenus du peuple et l’augmentation des salaires et pensions. 
 

- Pour la santé publique, l’éducation et le bien-être. 
 

- Les droits démocratiques sur les lieux de travail, les droits au travail et à la sécurité sociale. 
 

- Les droits des travailleurs immigrés. 
 

- Le soutien aux petits et moyens paysans. 
 

-La protection indispensable de l’environnement qui est sacrifiée pour les profits du grand capital. 
 

 

-Nous dénonçons l’agressivité impérialiste contre les peuples, les guerres et interventions impérialistes. Nous luttons pour la paix, pour le retrait de toutes bases militaires US-OTAN, contre l’OTAN, contre le "Partenariat pour la paix" et l’armée européenne, contre la participation aux guerres et aux interventions. 
 

 

-Nous luttons contre l’offensive de grande envergure qui s’intensifie davantage dans les conditions de la crise de surproduction capitaliste et de sur-accumulation du capital. 
 

 

-Nous nous rassemblons ensemble avec la classe ouvrière et les familles populaires qui connaissent les conséquences douloureuses de la crise capitaliste qui aggravent dramatiquement les conditions de la classe ouvrière et des couches populaires. 
 

 

-Nous soutenons la lutte des peuples des Etats membres de l’Est européen, qui sont l’objet des douloureuses conséquences de l’accession de leurs pays à l’UE.

Nous appelons la classe ouvrière, les peuples : 
 

 

-A développer leur lutte qui a trait à chaque problème populaire, à renforcer leur résistance contre l’offensive du capital, et contre les gouvernements et les partis qui servent leurs intérêts. 
 

 

-A renforcer leur lutte contre l’Union Européenne, l’Union du capital qui attaque les droits des peuples 
 

 

-A soutenir de chaque manière disponible les partis communistes et ouvriers qui dénoncent l’UE et sa stratégie dans la bataille à l’élection parlementaire de l’UE du 25 mai 2014, d’affaiblir les partis qui soutiennent les USA et leur ligne politique, qui défendent " la voie unique de l’UE" du capital.

 

Cette attitude apportera une force à la lutte du peuple dans toute l’Europe, les travailleurs lutteront à partir d’une position plus avantageuse.

 

L’UE ne sert pas le peuple, l’UE sert les millionnaires, les super riches, les intérêts des monopoles, la concentration et la centralisation du capital, pour renforcer ses caractéristiques en tant que bloc économique, politique et militaire des Etats impérialistes opposé aux intérêts de la classe ouvrière et des couches populaires.

 

C’est l’intérêt des peuples de s’opposer à la tentative de les manipuler qui est organisée par l’UE, ses mécanismes , les gouvernements et les partis qui soutiennent l’union impérialiste. Ils promettent que l’UE peut sauvegarder notre droit au travail, garantir les droits au travail et à la sécurité sociale. Ils veulent que les peuples croient qu’ils peuvent leur donner un meilleur niveau de vie, c’est un grossier mensonge.

 

Souvenez-vous des faits ! le nombre des chômeurs en UE est de 30 millions , le sous-emploi et la pauvreté sont constamment en extension, l’avenir de la jeunesse est miné.

 

Les droits fondamentaux des travailleurs et des couches populaires sont abrogés. Les paysans pauvres dont décimés, les employés individuels sont étouffés par la compétition entre les monopoles, l’inégalité et la discrimination envers les femmes s’intensifie. Les immigrés sont persécutés.

 

L’arsenal anti-peuple de l’UE est renforcé par de nouvelles mesures. Le "Pacte de stabilité", la "gouvernance économique renforcée" et les autres instruments qui sont utilisés créent une situation pénible pour les peuples.

 

"La Politique de la Sécurité et de la Défense commune" constitue un dangereux moyen pour les guerres et les interventions, au service de l’agressivité impérialiste.

 

La force motrice de l’unification capitaliste est les intérêts des monopoles européens. L’UE se développe constamment dans une direction réactionnaire aux dépens des peuples.

 

En conséquence, il est évident que ni l’union impérialiste, ni la Banque centrale européenne ne peuvent devenir favorables au peuple, comme le proclament les partis européens qui soutiennent la stratégie de l’UE.

 

De plus, l’UE ne peut être promue comme un " contre-poids" à l’OTAN et aux USA, comme le proclament divers soutiens de l’alliance prédatrice. Elle coopère étroitement avec l’OTAN et les USA contre les peuples, alors que la compétition entre impérialistes s’intensifie et est liée au contrôle des marchés, à la répartition du pillage.

 

Les Partis communistes et ouvriers qui signent cette déclaration  :

 

Notent que l’offensive du capital est unifiée et concerne tous les Etats-membres de l’UE, comme également tout le reste des Etats capitalistes européens dans leur ensemble et sur cette base il est nécessaire de renforcer la lutte commune des Partis communistes et des peuples, pour développer la solidarité avec la lutte des travailleurs à travers l’Europe, à travers le monde entier.

 

Nous insistons sur le fait qu’il existe un autre chemin de développement pour les peuples. La perspective d’une autre Europe, la prospérité des peuples, le progrès social, les droits démocratiques, la coopération égale, la paix et le socialisme sont mis en évidence à travers les luttes des travailleurs.

 

Nous croyons au droit de chaque peuple de choisir d’une manière souveraine sa voie de développement, y compris le droit de se désengager de la dépendance de l’UE et de l’OTAN et de tout autre organisation impérialiste, de lutter pour la voie du développement socialiste.

 

C’est la véritable réponse à la tentative de tromper les peuples.

 

C’est la véritable réponse favorable au peuple au dénommé "euro-scepticisme" et également aux partis nationalistes et fascistes-Nazis qui cherchent à exploiter les problèmes du peuple dans le but de renforcer leurs forces, en qualité de fer de lance de la dictature des monopoles. 
C’est la véritable réponse aux théories réactionnaires et anti-historiques qui égalisent le communisme avec le Nazisme et à l’anticommunisme qu’elles répandent et au système qui les nourrit.

 

Nous appelons la classe ouvrière, les peuples d’Europe à répondre à cet appel responsable des Partis communistes et ouvriers :

 

Affaiblir les forces qui soutiennent l’UE - Soutenir les partis communistes et ouvriers en les renforçant.

 

Non à l’UE des monopoles, du capital et de la guerre !

 

Pour une Europe de la prospérité des peuples, de la paix, de la justice sociale et des droits démocratiques, du socialisme !

 1. Parti du Travail d’Autriche 
 2. Parti communiste des ouvriers de Biélorussie 
 3. Nouveau parti communiste de Grande-Bretagne 
 4. Union des communistes de Bulgarie 
 5. Parti des communistes Bulgares 
 6. Parti des travailleurs socialistes de Croatie 
 7. Parti communiste au Danemark 
 8. Parti communiste du Danemark 
 9. Pôle de la renaissance communiste en France 
 10.Union des communistes révolutionnaires de France 
 11.Parti communiste de Macédoine 
 12.Parti communiste allemand 
 13.Parti communiste unifiée de Géorgie 
 14.Parti communiste de Grèce 
 15. Parti des travailleurs Hongrois 
 16. Parti des travailleurs d’Irlande 
 17.Parti communiste d’Italie 
 18.Parti socialiste de Lettonie 
 19.Front socialiste du peuple de Lituanie 
 20. Parti communiste de Malte 
 21.Résistance du peuple de Moldavie 
 22.Nouveau Parti communiste des Pays-Bas 
 23.Parti communiste de Norvège 
 24.Parti communiste de Pologne 
 25.Parti des ouvriers communistes de Russie 
 26.Parti communiste de l’Union Soviétique 
 27.Nouveau Parti communiste de Yougoslavie 
 28.Parti communiste de Slovaquie 
 29. Parti communiste des Peuples d’Espagne 
 30.Parti communiste de Suède 
 31.Parti communiste de Turquie 
 32. Union des communistes d’Ukraine

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 02:09

FSM-1mai2014

Arrêter  le chômage !
S’organiser et  lutter pour un travail et une vie décents!

La Fédération Syndicale Mondiale (FSM)transmet des salutations internationalistes, et militantes de classe à ses presque  90 millions d’affiliés dans plus de 120 pays du monde, au mouvement syndical de classe orientée, à tous les travailleurs du monde entier et les appelle à honorer cette journée avec des grèves, des évènements militants  et  des manifestations.

 

Le Premier Mai de cette année trouve la classe ouvrière mondiale dans des conditions dangereuses. La recette de tous les gouvernements capitalistes et desmécanismes impérialistes (FMI, Banque Mondiale, Union Européenne, etc.) pour une ” sortie de crise ” est la même dans tous les pays : la coupe sur salaire ,la coupe sur les pensions, l’autoritarisme, l’austérité, l’élimination des droits sociaux,le chômage. Dans le même temps, les contradictions au sein du système impérialiste, comme ceux que nous assistons ces jours en Ukraine rendent la situation de la classe ouvrière encore plus dangereuse et conduit à des situations encore plus dangereuses.

 

Les sonnettes d’alarme doivent sonner ! Ces jours-ci, à l’OIT, les employeurs et les gouvernements capitalistes veulent supprimer le droit de grève. C’est pourquoi ils veulent éliminer la reconnaissance du ” droit de grève ” dans la convention 87 de l’OIT. Le droit de grève n’a pas été donné par un gouvernement ou une organisation internationale. Il a été remporté par des luttes ouvrières dures et il ne continuera d’exister que par des luttes ouvrières ! Les revendications  de la FSM : Ne touchez pas au droit de grève et appelle le mouvement international syndical de classe orientée à organiser des mobilisations massives et militants pour ledéfendre.

 

Le taux de chômage  au niveau international, frappe sans pitié la classe ouvrière et leurs enfants; il devient un levier pour augmenter l’exploitation, en particulier parmi les femmes et les jeunes de la classe ouvrière et les couches populaires. Ce Premier Mai, la FSM appelle le mouvement syndical international de classe orientée pour lutter contre le phénomène du chômage dans son ensemble : la lutte pour la survie des chômeurs, organiser les chômeurs dans les syndicats, la lutte pour les prestations sociales pour les chômeurs et lutter pour le droit à l’emploi stable et permanent pour tout le monde et lutter contre le chômage et les facteurs qui génèrent ce phénomène. Faisons de ce Premier  Mai, un point de départ pour la préparation de la Journée internationale d’actionde la FSMdu 3 Octobre 2014, qui a pour thème central la lutte contre le chômage. Parce que, le chômage est un phénomène inhérent au système capitaliste.
 

 

Travailleurs du monde entier,

 

Il n’y a aucune raison pour que notre classe ouvrière doit vivre dans la pauvreté, le chômage, souffre de la faim, des guerres impérialistes ou manque de soins de santé et d’éducation publics et gratuits. La FSM appelle tous les travailleurs à s’unir sous ses bannières, de faire la  grève, de faire une marche militante, de défendre le droit de grève, la lutte pour le travail stable et constante pour tous, pour les libertés syndicales et des droits sociaux.

 

L’avenir de la classe ouvrière ne peut pas être l’exploitation et la barbarie capitaliste. La FSM pour ce Premier Mai et pour tous les jours fait un appel à tous les travailleurs, sur la base du slogan principal du «Pacte d’Athènes”, notre principal document de politique et syndical,  voté au 16ème Congrès Mondial en 2011:

 

«Que les travailleurs se lèvent!
Contre la barbarie capitaliste, pour la justice sociale,
pour un monde sans exploitation! »

 

LE SECRÉTARIAT de la FSM

Le 23 avril 2014

 

SOURCE

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 07:01

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Le Premier mai ou journée internationale des travailleurs est une fête internationale instaurée à l'origine comme journée annuelle de grève pour la réduction du temps de travail, qui devint rapidement une journée de célébration des combats des travailleurs.

 

La fête internationale tire son origine des combats du mouvement ouvrier pour obtenir la journée de huit heures, à la fin du XIXème siècle.

 

Aux États-Unis, au cours de leur congrès de 1884, les syndicats américains se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisissent de débuter leur action le 1er mai, date du "moving day" parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable, et que les contrats ont leur terme ce jour-là, l'ouvrier devant déménager (d'où le terme de moving day) pour retrouver du travail.

 

La grève générale du 1er mai 1886 est largement suivie. Ils sont environ 340 000 dans tout le pays.

 

À Chicago, la grève se prolonge dans certaines entreprises, et le 3 mai 1886, une manifestation fait 6 morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester.

 

Le lendemain a lieu une marche de protestation.

 

En 1889, la IIe Internationale socialiste se réunit à Paris, à l'occasion du centenaire de la Révolution française et de l’exposition universelle.

 

Sur une proposition de Raymond Lavigne, cette Internationale décide le 20 juillet 1889 de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé).

 

À l'époque, la durée de la journée de travail est de 10 h, voire plus, dans la plupart des pays industrialisés.

 

Le 1er mai 1890, l'événement est ainsi célébré dans la plupart des pays, avec des participations diverses.

 

Le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord, en France, la manifestation tourne au drame : la police tire sur les ouvriers et fait neuf morts (voir la Fusillade de Fourmies et affaire de Clichy). Avec ce nouveau drame, le 1er mai s’enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens. Les militants épinglent une églantine écarlate (Rosa canina ou Rosa rubiginosa), fleur traditionnelle du Nord, en souvenir du sang versé et en référence à Fabre d'Eglantine.

Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l'Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai.

En 1920, l'Union Soviétique décide que le 1er mai sera désormais chômé et deviendra la fête légale des travailleurs.

 

Le 24 avril 1941, Pétain instaure officiellement par la loi Belin le 1er mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale », appliquant ainsi la devise Travail, Famille, Patrie : le régime pétainiste, fasciste, débaptise « la fête des travailleurs » qui faisait trop référence à la lutte des classes.

 

A l’initiative de René Belin, ancien dirigeant de l’aile anticommuniste de la CGT (Confédération générale du travail) devenu secrétaire d’État au travail dans le gouvernement de François Darlan, le jour devient férié, chômé et payé. La radio ne manque pas de souligner que le 1er mai coïncide aussi avec la fête du saint patron du maréchal, saint Philippe. L’églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par le muguet. Cette fête disparaît à la Libération.

 

Une histoire plus complète ici : http://www.uniteouvriere.org/index.php/mai

 
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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 16:49

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Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Qui a dit que rien ne bougeait en Chine ? Depuis plusieurs mois une vague de grèves remet en cause la toute-puissance des multi-nationales, rendue possible par la connivence du gouvernement, et permet d'arracher certains droits, certaines revalorisations salariales.

 

Ce mercredi 16 avril, on attaque le troisième jour de grève dans les usines du groupe taiwanais « Yue Yuen » à Dongguan, dans la province de Guangdong, dans le sud-ouest de la Chine, aux portes de Hong-Kong.

 

Ce sont d'abord 10 000 salariés le lundi, puis plus de 40 000 ouvriers répartis sur les six sites du groupe qui ont arrêté le travail, dans ce qui constitue peut-être la plus grande grève de ces dernières années sur le territoire chinois.

 

La grève s'est accompagnée de sit-in, de manifestations aux abords des sites de production, la principale mobilisant lundi plusieurs milliers de salariés. La police a alors répondu par un assaut, et l'incarcération de ceux qui portaient des banderoles et pancartes de protestation.

Les ouvriers de « Yue Yuen » avaient déjà lancé une journée de grève le 5 avril dernier. Ils exigent le paiement d'arriérés de cotisations sociales patronales et donc de prestations sociales, ainsi que les subventions-logement auxquels ils ont droit selon la loi chinoise.

Or, l'entreprise taiwanaiseet les autorités publiques chinoises – locales ou nationales – se sont entendues pour dissimuler à une partie des travailleurs migrants leur droit à l'adhésion à un système de sécurité sociale, tandis que la majorité a bénéficié de taux de cotisations sensiblement inférieurs à la norme, profitant de l'opacité du système de protection sociale.

Le scandale a éclaté lorsqu'un salarié de l'entreprise, après 18 ans de service dans la boîte, s'est retrouvé avec une pension d'un niveau ridiculement bas. Selon certaines estimations, l'entreprise aurait en moyenne évité de payer les cotisations dues de 20 € (200 yuan) par mois depuis deux décennies.

« Yue Yuen » n'est pas n'importe quelle entreprise, elle se définit elle-même comme le « plus grand producteur de chaussures » du monde avec 300 millions d'unités à l'année, l'entreprise étant le fournisseur privilégié d'Adidas, Nike, Reebok, Asics, Converse ou encore Timberland.

Le principal site se trouve en Chine, mais l'entreprise a également d'autres lieux de production, Indonésie, Vietnam et même Mexique.

 

Des grèves dans tous les secteurs en Chine …

la classe ouvrière s'organise, les multi-nationales contraintes de reculer !

 

Il serait fastidieux de citer tous les cas de mouvements de grèves qui ont touché la Chine ces derniers mois. Selon le China Labour Bulletin, la Chine aurait connu 1 171 grèves entre juin 2011 et décembre 2013.

 

Sur les trois premiers mois de 2014, on compte déjà 202 mouvements de grève, 31 % de plus que l'an passé, dont 119 pour le seul mois de mars.

Des grèves concentrées pour 40 % dans l'industrie, et à plus de 60 % dans la province de Guangdong (Canton), où se trouve notamment la Zone économique spéciale (ZES) de Shenzhen. Les secteurs des transports, de la santé et de l'éducation ont également été touchés.

 

Parmi les entreprises concernées durant ces derniers mois par ces mobilisations, on retrouve quelques-unes des principales multi-nationales : Samsung, IBM, Wal-Mart, Nokia.

Dans ces mouvements de grève qui ont impliqué à chaque fois plusieurs milliers de travailleurs, on trouve les mêmes revendications : hausse des salaires mais aussi bataille pour les droits à la Sécurité sociale, le paiement des arriérés, pour garder les emplois, pour faire respecter leurs droits.

Toujours, selon le China Labour Bulletin, un tiers des grèves dans le secteur industriel ont trait au paiement d'arriérés de salaire, un quart au maintien d'emplois et à l'obtention d'indemnités en cas de plan social – ce qui révèle l'ampleur du phénomène de fermeture/relocalisation d'usines en Chine – et moins d'un dixième portent spécifiquement sur des hausses de salaire.

 

Des mouvements de grève avaient déjà frappé le secteur du textile, de la production de chaussures avec le mouvement dans l'usine de Ciyu, dans la ville de Shenzhen.

Ciyu fournit les marques américaines New Balance et Crocs. Lors d'un changement de donneur d'ordres, le salaire des ouvriers avait été brusquement divisé par deux en mars – passant de 600 à 300 $ – provoquant une grève de trois jours pour réclamer le maintien des salaires.

 

Les ouvriers sont soumis à des procédures d'intimidation, de division entre les salariés comme chez Wal-Mart qui a prévu de supprimer 20 de ses grands magasins en Chine, dont celui de Changde (province de Hunan, au sud-est du pays) occupé depuis un mois par une centaine de salariés.

A l'annonce du plan de licenciement le 4 mars, la direction laisse deux semaines aux salariés pour accepter le plan avec proposition de « mutation interne » sachant qu'il n'y a aucun Wal-Mart à moins de 150 km. Une proposition bien entendue refusée par les salariés.

Dès lors, la direction tente de déloger par la force les occupants, propose à certains de les acheter en leur proposant des primes de licenciement, mais les travailleurs tiennent bon unis derrière une structure syndicale forte.

 

La lutte a payé, elle a déjà fait reculer les multi-nationales. Ce fut le cas chez Samsung, réputée pour ses pratiques anti-syndicales.

Une grève a commencé le 27 mars, touchant d'abord les chaînes d'assemblage où les ouvriers sont soumis à des cadences inhumaines (4 secondes pour assembler un portable, 10 h par jour, 6 jours sur 7), elle s'est étendue à tous les départements après l'annonce de la décision de l'entreprise sud-coréenne de déduire les cotisations sociales patronales du salaire des travailleurs.

Finalement, face à l'ampleur d'un mouvement qui a uni les 5 000 salariés du site de Dongguan, toujours dans la province de Guangdong, la direction a reculé, acceptant de doubler les primes, de majorer le taux salarial des heures supplémentaires. Une victoire symbolique forte.

 

La Chine populaire … devenue paradis des milliardaires !

 

Pas facile de s'organiser dans un pays dirigé par un Parti communiste censé représenter les intérêts des ouvriers, des paysans, des salariés mais de plus en plus au service des grandes fortunes chinoises, et des multi-nationales.


La Chine est le pays où le développement des millionnaires et milliardaires est le plus spectaculaire. En dix ans, la Chine a vu son nombre de millionnaires multiplié par sept, passant de 147 000 en 2002 à 858 000 en 2012.

Le pays a vu son nombre de milliardaires doubler en deux ans, de 2010 à 2012, passant de 189 à 356, selon le classement chinois Hurun. La Chine est désormais le deuxième pays pour son nombre de milliardaires derrière les Etats-unis.

 

Plus frappant, le Congrès du peuple compte désormais 83 milliardaires, qui totalisent une fortune globale de 100 milliards de $, soit 15 fois plus que tous les membres du Congrès américain réunis !

Des milliardaires évidemment encartés au Parti communiste, tout comme un tiers des millionnaires qui ont leur carte au « parti des ouvriers et des paysans », au parti héritier de Mao.

Un tableau troublant, hélas confirmé par la répartition de la valeur ajoutée entre capital et travail, de plus en plus favorable au premier.

 

La part dévolue aux salaires est passée de 53 % en 1980 à 42 % en 2007, même si la courbe est depuis légèrement revenue à la hausse, effet des luttes menées par les travailleurs chinois essentiellement.

La Chine se caractérise également par des inégalités croissantes, entre riches et pauvres, espaces urbains et campagnes, capital et travail.

 

Même si la persistance d'une partie de l'héritage communiste, notamment certains filets de protection sociale, permet de les atténuer par rapport à certains autres pays dits « émergents », inscrits dans la trajectoire d'un système capitaliste permanent.

Ainsi, si ces grèves sont souvent déclenchées par le non-respect de la loi par ces entreprises, le paiement d'arriérés de cotisations sociales, la bataille pour des droits sociaux au logement ou à la santé, c'est souvent que ces droits existent en Chine, même si ils tombent en déshérence.

 

Les salaires qui sont l'objet d'âpres luttes entre employeurs et salariés se chiffrent souvent entre 200 et 600 $, là où au Bangladesh ou en Indonésie, les salaires tournent généralement autour du seuil de pauvreté absolue, soit 1 ou 2 $ par jour.

 

Quoi qu'il en soit, nous ne pouvons qu'exprimer notre solidarité avec la lutte des ouvriers chinois dans l' « atelier du monde » : ce sont les chaussures qu'ils fabriquent que nous portons, à nous de les soutenir pour qu'ils obtiennent la juste rémunération de leur travail !

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 22:39
Licenciements, bas salaires, précarité, austérité les Bouches du Rhône en ont assez !
lundi 14 avril 2014
par  vincentd
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Inscrites dans l’action commune depuis le 18 janvier, 18 organisations politiques et syndicales appelaient à manifester à Marseille lors de cette belle journée du 12 avril teintée de ciel bleu mais surtout de drapeaux rouges dans les rues marseillaises.

Bien plus qu’une simple initiative de plus. Un élément supplémentaire de la dynamique convergente et unitaire dans les Bouches-du-Rhône. Se saisir de toutes les occasions, de toutes les dates, c’est ce que nous avons fait, nous, Rouges Vifs et les dix sept autres [1], nous nous sommes inscrits dans la continuité.

JPEG - 219.5 ko Le Départ de la manif

Depuis le début de l’année, c’est encore trop de coup de massues contre le monde des travailleurs qui sont donnés : le traité atlantique - europe, la renégociation calamiteuse de l’assurance chômage, la reprise des expulsions,.... Les bruits de couloirs sur la suppression des cotisations patronales, qui n’est rien d’autre qu’une diminution de notre richesse socialisée et donc finalement de nos salaires, n’augurent rien de mieux !

JPEG - 180.3 ko La banderole unitaire

C’était donc une manif de lutte, de celles et ceux qui refusent de se laisser marcher sur les pieds par les patrons et le pouvoir politique chaque jour plus sourds aux chants de la rue et aux slogans des banderoles dans les usines occupées.
Une manif de lutte rassembleuse un outil à disposition des travailleurs.
Une manif de lutte de contre la misère et l’oppression.
Une manif de lutte, parce que nous pensons -oui, nous avons arrêté de nous bercer d’illusions ou de nous résigner- que la société peut, et surtout doit, être changée.

Pour Rouge Vifs c’était occasion de ressortir la banderole sur, ou plutôt contre, l’Union Européenne, cette entente impérialiste qui écrase chaque jour un peu plus les peuples des 28 pays qui la composent et se pose en gendarme du monde tantôt en accord, tantôt en concurrence avec les USA. Nous avons également diffusé notre appel du 25 mars aux militants du cortège que vous pouvez maintenant signer en ligne. A lire, a signer et à partager bien évidement.

JPEG - 186.5 ko La banderole Rouges Vifs 13

Une nouvelle fois le collectif d’organisations des Bouches-du-Rhône a rappelé ses revendications : le maintien et le développement de l’emploi dans la région et la relance par les salaires. Et bien évidement, on a réaffirmé au passage que nous étions unis, ici dans les Bouches-du-Rhône, ce que l’on a montré en descendant dans la rue. Unité visible dans le cortège où l’on pouvait remarquer un mélange total des manifestants nombre d’entre eux s’occupant assez peu de la banderole derrière laquelle ils manifestaient : l’important c’était d’être là.

JPEG - 173.9 ko

De ce point de vue pari doublement réussi puisque nous étions plus nombreux que le 18 janvier (journée comparable puisque un samedi aussi) ce que toute la presse régionale [2] a constaté avec nous...

JPEG - 187 ko Le cortège cours Lieutaud

Nous n’avions pas d’envoyé spécial à Rome, mais les gens sont également descendus dans la rue avec les même slogans, et on peut dire que le nouveau gouvernement de Mateo Renzi à été compréhensif : Carabineri et Lacrymo. En sachant qu’en Espagne il est arrivé la même chose il y a un mois...Ce qui prouve que les gouvernants sont nuls en histoire - jamais la répression n’a arrêté durablement un peuple en marche - et en chansons - El pueblo unido jama sera vincido !

Crédit photo : Vincent et Laure : merci à eux !

Et pour voir plus de photos en plus grand c’est ici


[1] CGT 13, FSU 13, Solidaires 13, PCF 13, PG 13, Ensemble 13, JC 13, ATTAC 13, NPA 13 , Collectif du 1er juin, La FMF, Mouvement de la Paix 13, Collectif 13 Droits des Femmes

[2] La Provence qui a compté 4000 manifestants (elle en comptait 1500 au soir du 18 janvier alors que nous en annoncions 7000) et La Marseillaise qui ne donne pas de chiffres

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