Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 14:28

 

Déclaration du Comité Régional de la CGT Centre

 

 

 

Réorganiser les collectivités territoriales sans consulter les citoyens

 

est inacceptable.

 

 

Le salariat veut retrouver la maîtrise de son destin

 

Le 25 mai dernier, dans la Région Centre, comme dans l’ensemble des Régions de France, les résultats des élections au parlement européen -et d’abord la forte abstention des salariés (67 % des ouvriers et 71 % des employés)- ont exprimé massivement et de façons diversifiées une mise en cause radicale des principes fondateurs de l’Union européenne : une concurrence généralisée pour toujours moins de pouvoirs, de salaires, d’emplois et de protection sociale pour chaque peuple ; toujours plus de droits et de profits pour les grandes puissances industrielles et financières !

 

Ce résultat exprime aussi un refus populaire d’être chaque jour un peu plus dépossédé de la maîtrise

politique de son présent et de son avenir. Du fait de l’absence de candidats porteurs de l’exigence d’une souveraineté populaire fondement de l’émancipation sociale et s’exerçant dans le cadre politique de la nation, cette colère s’est partiellement exprimée -10 % des inscrits- à travers le vote FN qui porte une conception ethnico-raciste de la nation. C’est une impasse dangereuse qui appelle pour la combattre efficacement -et permettre le rassemblement démocratique et progressiste de celles et ceux veulent se libérer de l’intégration européenne- de faire vivre une conception politique de la nation qui fonde l’exercice de la souveraineté populaire.

 

Avec la réforme territoriale, c’est exactement le contraire que ce gouvernement entreprend de faire.

 

Avec l’annonce de la poursuite au pas de charge du projet de réorganisation territoriale, le Président Hollande et son Premier Ministre Valls nous ont fait savoir qu’ils ne voulaient rien entendre et, qu’avec le concours des Présidents de Régions, ils entendaient aligner autoritairement l’organisation territoriale de la France sur les exigences des marchés financiers. Tout comme ses prédécesseurs (refus de la victoire du « non » en 2005 ou mépris de la mobilisation populaire contre la casse du système de retraites), ce gouvernement ne veut pas entendre le peuple !

 

En effet, loin de permettre un progrès démocratique et social, la réorganisation territoriale qui se profile vise à la fois à mettre en cause l’Etat Nation et la souveraineté du peuple -en concentrant et en éloignant les lieux de décisions des citoyens- et, ce faisant, à pouvoir imposer l’austérité générale.

 

Derrière la démagogie de l’affichage des promoteurs de la construction fédéraliste et capitaliste de l’Union Européenne, des formations politiques de la Droite et d’une grande partie de la Gauche sur la réduction du millefeuille institutionnel et la nécessaire réduction des dépenses publiques pour réduire leur dette, se cache une attaque en règle contre le social et la démocratie et se prépare une régression sociale et démocratique sans précédent.

 

Aucun des arguments utilisés pour justifier cette réforme ne tient la route !

 

Prétendre, regrouper, densifier les collectivités pour faire face à la concurrence économique relève de l’escroquerie intellectuelle puisque c’est justement le fait qu’existe différentes collectivités avec des représentants élus par le peuple pour les administrer qui freine les tentatives de prise de contrôle et de main mise sur l’ensemble des activités et des biens par les grands groupes. Après la mise en concurrence des salariés, ce projet va accentuer la mise en concurrence entre les collectivités pour permettre aux puissances financières de ponctionner davantage l’argent publique

 

 

 

 

L’expérience collective enseigne que ce sont les mêmes discours qui ont servi à justifier les pires gaspillages de l’argent publique pour toujours moins de réponses aux salariés et au peuple. (Mise en place à marche forcée des communautés d’agglo et de communes, regroupement des Assedic et de l’ANPE, des impôts et du Trésor, destruction des DDASS remplacées par les ARH et ensuite des ARS…). Or ce que propose le gouvernement, avec le pacte de responsabilité applaudi par le MEDEF va accentuer les inégalités, aggraver la situation des populations en milieu rural et aggraver les déséquilibres dans des zones territoriales déjà fragilisées par des restructurations et des coupes claires dans les services publics.

 

Présenter la réorganisation des collectivités territoriales comme une économie pour optimiser la réponse aux citoyens relève du mensonge. Il s’agit dans les faits idéologiquement, de faire passer dans l’opinion publique la volonté de l’Union Européenne aux ordres des grandes firmes multinationales pour se débarrasser de tous les lieux dans lesquels s’exercent la démocratie.

 

Plutôt que de vouloir structurer des grandes régions, mettre en cause les départements, liquider les communes pour imposer des grandes métropoles qui avec ces nouvelles régions imposeront leur vision capitaliste de l’organisation de la société, le gouvernement et les exécutifs régionaux seraient bien avisés d’écouter, d’entendre et de tenir compte de l’avis des citoyens.

 

Les salariés en ont assez de la dictature économique, sociale orchestrée par les actionnaires, les grands monopoles privés, les banques, les agences de notation et ceux qui s’y soumettent.

 

Pour le Comité Régional de la CGT, la clarification des rôles, des compétences et des moyens de chaque collectivité est posée depuis des années. La responsabilité et le rôle de l’Etat garant de l’égalité entre les citoyens, de l’équilibre entre les territoires et les grands principes Républicains l’est également au plan de l’aménagement du territoire, du maillage des services publics, des activités industrielles et de recherche, de l’égalité d’accès à l’enseignement, à la formation, aux soins, aux technologies de la communications, à la culture, aux transports et aux énergies.

 

Les salariés, les habitants réclament d’avantage de proximité, de prise en compte de leurs attentes et besoins sociaux. Les salariés, les citoyens veulent pouvoir donner leurs opinions, décider de leur avenir, c’est pour cela qu’ils ont massivement rejeté le diktat de l’Union européenne et de ceux qui lui prêtent main forte dans les territoires.

 

Vouloir imposer par un marchandage politicien et clientéliste les regroupements de régions, vider les Conseils généraux d’une grande partie de leurs missions et procéder à la destruction des communes, est contraire à l’intérêt général.

 

Pour le comité régional de la CGT Centre, un vrai débat public s’impose sur :

 

  • Le rôle de chaque collectivité locale, de l’Etat, les pouvoirs d’intervention des citoyens et la possible révocation de leurs élus.

  • L’efficacité des politiques publiques et de l’utilisation de l’argent publique aujourd’hui massivement dilapidée dans l’intérêt exclusif du patronat et des grands groupes,

  • La règlementation qui autorise les banques à dicter leurs lois à la puissance publique et à rançonner les citoyens.

 

Pour le Comité Régional de la CGT Centre, qui appelle à l’organisation de débat public dans les villes de la région, il ne peut y avoir de décision légitime sur une réforme institutionnelle des collectivités territoriales, sans une consultation nationale des citoyens.

 

 

Fait à Blois le,

Mardi 3 Juin 2014

Partager cet article
Repost0
31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 17:30

Fralib, élections, évènements de grande portée !


Michel Peyret, 29 mai 2014


« Il faudrait inventer des mots... », dit Charles Hoareau.


Il a raison.

A situation nouvelle, nouvelles idées, nouveaux mots pour les exprimer !

Décidément des choses bougent dans notre société …

La victoire des Fralib en est une illustration nouvelle .

Elle vient, et c'est révélateur, juste après les élections de dimanche et leurs résultats, prévisibles bien sûr.

C'est un immense mouvement populaire qui a accompagné, sinon précédé, la victoire.

Une double victoire ? Ou deux victoires dans le même mouvement populaire ?

En tout cas, des victoires qui viennent de loin.

1336 jours de luttes chez Fralib, rappelle Charles Hoareau.

Et le résultat des élections européennes, en France, n'est-il pas la copie conforme des précédents, où un pourcentage quasi-identique de boycott des urnes s'était déjà manifesté !

Il est ainsi, dans le mouvement populaire, des courants qui cheminent en profondeur, inexistants en apparence, mais qui finissent par se manifester au grand jour avec une force quelque peu étonnante pour qui n'a pas voulu en voir certaines manifestations...

Je répète, inlassablement, les résultats de cette enquête SOFRES qui mettaient en évidence les 72% de salariés qui considéraient le capitalisme comme négatif.

Quelle confirmation publique aujourd'hui de ces 72% !

Et pourtant ? N'étaient-ils pas là, déjà, dans les consciences, comme une anticipation d'autres réalités, mais aussi comme une réalité qui avait mûri lors des luttes passées.

Parce que la lutte des classes, même avec ses avatars, ne commence pas d'aujourd'hui en France.

Mais à chaque jour suffit sa peine ! Et là nous sommes gâtés !

Le capitalisme, et ses gestionnaires de tous bords, leur Etat, viennent, d'un seul moment, d'en percevoir la profondeur, la permanence, et toute la nouveauté dans l'expression récente et quasi-simultanée.

Il fallait bien que cela s'exprime enfin, haut et fort, face aux larbins du capital, les larbins aux ordres des « maîtres du monde » !

Et qu 'enfin cela s'exprime aussi en France, même si c'est d'une façon différente de celle qu'elle prend dans d'autres pays...

Le moment électoral a exprimé la rupture du peuple avec les forces politiques gestionnaires du capital !

Et la victoire des Fralib a, en quelque sorte, confirmé le chemin à prendre pour sortir du capitalisme des « maîtres du monde », « l'appropriation publique », c'est le terme qu'ils emploient, notamment des terrains et bâtiments, des intallations administratives et industrielles, et le soutien financier au démarrage, entre autres dispositions...

Bien sûr, tout le monde sait qu'une hirondelle, et même deux, cela ne fait pas le printemps...

Mais n'empêche, il me semble qu'il y a des annonces significatives...

Michel Peyret

 

Partager cet article
Repost0
28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 21:23

Lu sur le site de Rouge-Midi

 

Fralib : il faudrait inventer des mots…
mercredi 28 mai 2014
par  Charles Hoareau


 

Tous les dictionnaires du monde ne peuvent contenir les mots que l’on ne dit pas en arrivant ce matin à l’usine avec un véhicule qui connait par cœur le chemin…

A peine arrivé les…(comment dire ?) camarades ? frères et sœurs de combat ? compagnons de colère et d’espoir ? nous accueillent. Les mots ne sortent pas, seuls les yeux parlent, et encore ils se détournent vite pour ne pas s’emplir. Les étreintes sont plus fortes simplement et alors les bras parlent aussi…

Nous n’arrivons pas à « atterrir » comme dit Bernard. Et pourtant depuis plusieurs jours l’attente et l’espoir grandissaient.
On savait que « normalement » le PSE, le plan de sabotage de l’emploi d’UNILEVER qui avait déjà (fait unique) été cassé 3 fois, ne pouvait une fois de plus pas passer et que « normalement » la direction du travail le casserait lundi soir 26 mai avant minuit si aucun accord n’était trouvé. On savait que la lutte et l’opiniâtreté qui ne s’étaient pas démenties depuis 1336 jours, la force des arguments économiques déployés par les camarades de PROGEXA [1], l’extraordinaire et constant combat de l’ami Amine, l’avocat de tous les instants, l’immense popularité de ce conflit due tout à la fois aux 2220 (si ! si !) courriels envoyés par Olivier depuis le 8 mars 2010, qu’au soutien grandissant des organisations au premier rang desquelles se trouvent évidemment les organisations CGT (union locale, départementale et fédération de l’agroalimentaire).
On savait qu’avec tous ces éléments, « normalement » UNILEVER était coincé et que depuis 6 mois, sentant arriver l’échéance, il manœuvrait pour mettre en œuvre des négociations qui n’en seraient pas mais en seraient quand même, tenues dans le « plus grand secret » à sa demande et dévoilées ensuite par lui à la presse. On savait tout cela mais dans ces cas-là, jusqu’au bout on a du mal à dormir…et même de plus en plus de mal.

Dimanche soir, avant l’ultime séance de négociations, les salariés avaient voté à l’unanimité et depuis chacun retenait son souffle. Lundi soir Omar a appelé et Olivier a envoyé son 2219ème courriel. Ce matin on s’est donc tous retrouvés à l’usine. Presque sans bruit. Sans grandes démonstrations. On a attendu dans la cour puis nous sommes rentrés dans l’atelier et l’assemblée a démarré.


JPEG - 125.7 ko

 

Les fralibiens avaient préparé une surprise : des tee-shirts tout neufs à l’effigie de leur victoire.

Avant même qu’un délégué puisse prendre la parole une ouvrière de Fralib s’est levée et a dit « avant tout il faut remercier nos délégués » : tonnerre d’applaudissements tous debout.


JPEG - 142.8 ko

 

Quand cela s’arrête Gérard commence à parler des acquis, de l’accord, puis il s’étrangle et la tête dans ses mains ne peut continuer quand il parle de la solidarité sans laquelle ils n’auraient pas pu gagner. A ses côtés, comme il l’est depuis tant d’années, Olivier n’en mène pas large. Il a ce visage crispé qu’on lui a connu dans d’autres moments d’émotion forte….


JPEG - 162.3 ko

 

Thierry (UD), Cynthia (UL), Jean Luc ((fédé), Jean louis (PROGEXA) les interventions se succèdent et les ovations aussi. Quand ça vient à Amine on se lève à nouveau pour l’acclamer et il aura cette phrase toute empreinte de modestie mais si juste « aucun combat juridique ne peut être gagné sans la mobilisation militante ». Au milieu des applaudissements un micro se tend vers Florence : « alors vous êtes heureuse ? Oh oui je suis heureuse » et le visage entier dit le reste à sa place…


JPEG - 138.5 ko

 

Viennent ensuite les questions des journalistes qui reviendront à plusieurs reprises sur ce qui leur parait sans doute le plus important : les chiffres. Les sommes. L’argent.

Gérard aura cette réponse : « on ne s’est jamais battu pour l’argent mais pour l’emploi. Ce qu’on a obtenu en fin de compte c’est juste notre dû. On l’a obtenu non pas en allant signer seul en catimini un papier au coin d’un bureau, mais par la lutte collective en toute dignité ». Et il aurait pu rajouter cet épisode du combat quand la direction est venue proposer un par un à chacun des 76 un chèque de 90 000€ et qu’ils ont tous refusé.

Et puisqu’il faut parler chiffres juste quelques éléments : La lutte a arraché à UNILEVER 20 millions d’euros !
Dans cette somme on peut citer entre autres :
- 500 000€ pour la formation des ouvriers
- 150 000€ pour la commercialisation
- 1,5 million€ pour le fonds de roulement
- 100 000€ chacun en plus des indemnités légales…


JPEG - 149.6 ko Et bien sûr la reconnaissance que l’usine leur appartient ce que rappelle la déclaration des FRALIB

… Le bilan de cette phase du combat de plus de 3 ans et demi confirme que seule l’action paie. Pour rappel :
- Appropriation publique des terrains et bâtiments,
- Appropriation publique à l’euro symbolique des installations administratives et industrielles du site pour transfert à la SCOP des salariés,
- Soutien financier au démarrage et au développement du plan alternatif des salariés en sécurisant les acquis obtenus et en ouvrant des perspectives sérieuses notamment par :
- Diverses mesures contribuant au développement commercial. Il s’agit notamment de la recherche de débouchés de production, la construction d’une marque, le renforcement de l’appareil commercial et administratif, une étude de marché.
- Une contribution conséquente au fonds de roulement
- Le financement d’une formation pour les salariés de la SCOP
- La participation à la remise en état, au développement, à la modernisation et à la diversification de l’outil de travail.
- Maintien des institutions représentatives du personnel pendant une période suffisante permettant la maîtrise du dossier jusqu’à la création officielle de la SCOP,
- Obtention d’une prime substantielle de préjudice pour chaque salarié en lutte venant s’ajouter aux indemnités légales,

 

On est bien devant une Fasinpat à la française.

Publiquement il n’y a pas eu de questions sur la dimension humaine de ce conflit. Seul Olivier a tenu en début d’assemblée à saluer les familles des occupantes et occupants, familles sans lesquelles il n’aurait pas été possible de tenir 1336 jours et 1336 nuits. Pas de question sur les moments de doute, les insomnies, la lassitude, les grandes joies, la solidarité, l’expérience du combat, en quoi tous ces jours les ont transformés…Et pourtant ils et elles auraient tous beaucoup à dire sur ce sujet…

Souvent les questions les plus pertinentes sont posées en cercle réduit. A l’une d’elles Olivier répondra « c’est notre réponse au FN qui a été le seul parti ici à s’opposer aux ouvriers et au démarrage de la SCOP ».

A la sortie de l’atelier des fumigènes attendaient les délégués et leurs plus proches soutiens.

Rim, Henri et Yves disaient qu’il fallait changer la fin de la pièce qu’ils ont faite sur le conflit, pièce qu’ils vont jouer à La Penne sur Huveaune et au festival de Jolie Môme, La Belle Rouge cet été à Saint-Amand-Roche-Savine.

Jean et François disaient que le combat allait continuer sous d’autres formes.

Tous disaient qu’ils seraient présents dans les prochaines manifs…

En repartant on repensait à cette phrase prononcée le 28 septembre 2010, comme un coup de colère à la face du « directeur mercenaire » Llovera, un éclat de rage, une phrase qui était devenue un slogan qui résonnait dans nos têtes, scandait le combat, était le fil rouge de toute action et que la lutte a transformé en réalité tranquille : pas un boulon ne sortira d’ici…


JPEG - 115.8 ko


[1] le cabinet d’expert qui a travaillé tout au long du conflit au côté des FRALIB

Partager cet article
Repost0
28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 08:31


Quel plaisir, quelle joie que de mettre sur le site d’Action communiste ce communiqué annonçant la victoire des Fralibs !    Les Fralibs ont tenu bon.  Ils n’ont pas cédé.  Ils réclamaient juste de pouvoir travailler.  Ils ont gagné contre la puissante multinationale UNILEVER qui voulait fermer leur site de Gemenos.  Ils ont refusé la délocalisation à l'étranger parce que les consommateurs des produits Lipton en France étaient suffisamment nombreux pour que ça justifie le maintien de la production en Provence.    Ils ont gagné leur droit au travail, droit si malmené, pourtant inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme, mais droit pour lequel le capitalisme mondialisé ne tolère pas le droit d’ingérence.

Je les salue au nom de tous les camarades d’Action communiste Haute-Normandie avec une tendresse fraternelle particulière parce que j’avais rencontré, l’an dernier à Gemenos, lors de la réunion des « Assises du communisme »  un certain nombre d’entre eux, venus du Havre, expatriés après la liquidation de l’usine havraise, et parmi eux Olivier Leberquier, un des dirigeants de la CGT-Fralib, très actif dans la lutte.  Qu'ils soient assurés de tout notre soutien dans cette nouvelle lutte qui commence avec la SCOP.

 

Ce sont des victoires comme celle-ci qui font reculer le FN.  Là où les ouvriers, les employés, mènent la lutte de classe et gagnent, il n'y a plus de place pour la collaboration de classe et le FN.

 

Yvette Genestal

 

COMMUNIQUE des SALARIES

1336 jours de lutte

SCOP T.I C’EST PARTI

UNE VICTOIRE SYNDICALE DE GRANDE PORTÉE

 

Dans notre assemblée générale du dimanche 25 mai, les Fralibs ont décidé à l’unanimité d’approuver la signature d’un protocole d’accord avec le groupe UNILEVER.

Cet accord a été signé hier en fin d’après-midi à l’issu d’une ultime réunion de négociation à Paris.

Il permet d’ouvrir de réelles perspectives de construction de notre SCOP.

Le ministère du Travail et la Présidence de la République se sont investis dans la dernière ligne droite et ont participé à la réalisation de ce protocole d’accord par leur engagement.

Cet accord s’inscrit dans un processus de lutte puissant et organisé par les salariés et l’ensemble de la CGT qui a recueilli une solidarité populaire massive développée par leur Comité national de soutien.

Solidarité dans laquelle de nombreuses personnalités, organisations politiques et associatives se sont retrouvées.

Cet accord consolide les acquis arrachés au cours des 1 336 jours de lutte et en engrange de nouveaux.

Les trop nombreuses tergiversations et l’acceptation explicite de quelques dogmes patronaux affichée par certains, n’ont pas toujours contribué à faire avancer nos revendications et nos propositions.

Il aura fallu de la persévérance et de l’opiniâtreté de la part des salariés en lutte pour agir pour le maintien de l’emploi, le maintien et le développement de l’outil industriel et de l’économie de nos territoires.

Le bilan de cette phase du combat de plus de 3 ans et demi confirme que seule l’action paie.

 

Pour rappel :

Ø Appropriation publique des terrains et bâtiments,

Ø Appropriation publique à l’euro symbolique des installations administratives et industrielles du site pour transfert à la SCOP des salariés,

Ø Soutien financier au démarrage et au développement du plan alternatif des salariés en sécurisant les acquis obtenus et en ouvrant des perspectives sérieuses notamment par :

 Diverses mesures contribuant au développement commercial. Il s’agit notamment de la recherche de débouchés de production, la construction d’une marque, le renforcement de l’appareil commercial et administratif, une étude de marché.

 Une contribution conséquente au fonds de roulement

 Le financement d’une formation pour les salariés de la SCOP

 La participation à la remise en état, au développement, à la modernisation et à la diversification de l’outil de travail.

 Maintien des institutions représentatives du personnel pendant une période suffisante permettant la maîtrise du dossier jusqu’à la création officielle de la SCOP,

Ø Obtention d’une prime substantielle de préjudice pour chaque salarié en lutte venant s’ajouter aux indemnités légales,

Ces acquis ont été obtenus par une lutte efficace et courageuse des Fralibs, un soutien sans faille de toute la CGT et une solidarité populaire et militante large.

Les résultats concrets de cette victoire syndicale sont des points d’appui solides et encourageants à la constitution et au développement de notre SCOP.

Une nouvelle étape de la bataille s’ouvre. Nous nous y engageons avec détermination, comme nous l’avons fait depuis le début du conflit pour gagner les moyens nécessaires au démarrage, au développement et à la pérennité de SCOP TI.

Les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, les structures de l’économie sociale et solidaire ont des moyens conséquents.

Les Fralibs et toute la CGT ne manqueront pas de leur rappeler leurs engagements et leurs responsabilités dans le respect des prérogatives de chacun.

Alors que les conflits se multiplient, que les fermetures et les licenciements s’accélèrent, notre lutte exemplaire est un succès pour tous les travailleurs de notre pays et démontre que rien n’est jamais joué d’avance. La lutte continue.

Amicalement les ex-salariés de FRALIB et futur SCOPTISTES

 

Consultez notre site internet : http://youtu.be/A3KqeXcgy4w

http://cgt.fralibvivra.over-blog.com/ http://www.udcgt13.fr/ http://www.fnafcgt.fr/

http://www.cgt-fralibvivra.fr/ http://theelephant.fr http://www.youtube.com/watch?v=BTxw...

Partager cet article
Repost0
25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 22:57

 

Lu sur le blog-CGT de l'UL-CGT de Dieppe

2014-05-22-Manif-Cheminots.jpg De Bastille à Montparnasse, venus de toute la France, entre 22 000 et 25 000 cheminots ont envahi les rues de Paris, le 22 mai, pour garantir l’avenir du service public de la SNCF et dénoncer fermement la réforme ferroviaire, actuellement en préparation par le gouvernement. Le cortège de la CGT formait les 9 dixièmes de la manifestation. Un nouvel « avertissement » a été lancé au gouvernement par les fédérations syndicales CGT, UNSA et SUD-Rail.

« Pour une autre réforme. Pour un service public SNCF de qualité », pouvait-on lire sur la banderole en tête du cortège de la CGT des cheminots. Contre le projet de loi préparé actuellement par le gouvernement pour la plus grande entreprise nationale publique, la SNCF et RFF, après avoir échoué à corriger la dette colossale du rail en séparant cette dernière du Réseau ferré de France, les cheminots « ne laisseront pas faire », a assuré Gilbert Garrel, secrétaire général de la fédération CGT Cheminots.

Présentant cette manifestation comme un « avertissement qui doit conduire le gouvernement à revoir sa copie », les organisations syndicales dénoncent la volonté du gouvernement de vouloir diviser la SNCF en trois établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) : la « maison mère » ; l’infrapôle et le RFF (Réseau ferré de France) actuel.

Une scission « directement liée au quatrième paquet ferroviaire européen et à la libéralisation complète du transport de voyageurs prévue pour 2019 » qui, d’après les syndicalistes, réorganiserait en profondeur la gouvernance du rail et ne répondrait pas aux exigences d’un service public ferroviaire de qualité et aux conditions sociales de haut niveau nécessaires pour les cheminots. Les syndicats demandent « une vraie réunification de RFF et de la SNCF » et, pour tout le secteur, « une convention collective alignée sur la réglementation SNCF, nivelée par le haut ». Ils exigent haut et fort une réforme « qui améliore les conditions de transport des voyageurs, développe le trafic ferroviaire de marchandises et préserve les droits de tous les salariés ».

Quant au scandale des trains trop larges, reflet d’une lourde crise au sein du rail français, « voilà ce que c'est quand l'infrastructure travaille d'un côté et la SNCF de l'autre. Même à la SNCF, le travail est trop cloisonné », dénonce la CGT Cheminots, qui craint la fin d’un service public « jeté en pâture aux lois de la concurrence ».

Arrivés à Montparnasse, il leur restait un point à soulever : la suppression des 2 500 postes, tous secteurs confondus, prévus dans le budget de l’État 2014. Face au gouvernement qui serait prêt à « utiliser la masse salariale comme variable d'ajustement » pour réduire ses dettes, oui, « les cheminots ne se laisseront pas faire », préviennent les syndicats.

Partager cet article
Repost0
21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 15:47

cgt-cheminots-22mai2014

Partager cet article
Repost0
21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 14:24

parcours-manif-22mai2014

LE PARCOURS DE LA MANIFESTATION :

Départ 13h30 Place de la Bastille en direction de la gare Montparnasse

Bastille > Bd Bourdon >Pont d'Austerlitz > Bd St Marcel > Bd du Port Royal > Place du 17 Juin (Montparnasse)

 

source : Démosphère

Partager cet article
Repost0
21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 14:10

redwedgermt

 

 

Déclaration des syndicats des travailleurs du transport affiliés et amis de la FSM, réunis à Londres le 25 avril 2014 à l’initiative du RMT, repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

 

 

Etaient présents et sont signataires des représentants des pays suivants : Grèce (PAME), Portugal (CGTP), France (CGT-Versailles), Grande-Bretagne (RMT), Chypre, Italie (USB).

 

 

Cheminots de tous pays, refusez le 4° paquet ferroviaire et les politiques de privatisation, mobilisez-vous pour défendre vos droits sociaux et le monopole public ferroviaire !

 

La commission européenne a adopté le 30 janvier 2013 le « 4ème paquet ferroviaire », et le processus pour son vote par le « parlement » de l’UE est lancé.

 

Ce paquet de mesures voulues par les monopoles vise à généraliser partout en Europe la privatisation du secteur ferroviaire engagée depuis le début des années 90.

 

Pour s’attaquer aux conquêtes historiques de la classe ouvrière, les capitalistes de chacun des pays de l’Union se sert des directives de l’UE comme un prétexte et un moyen de frapper et de briser la résistance des cheminots de leurs pays respectifs.

 

Différentes « réformes » du secteur ferroviaire ont ainsi été mises en application depuis plusieurs années, avec comme prétexte le respect des précédents « paquets », avec une seule et même logique dans tous les pays : la création de monopoles PRIVES, en lieu et place des monopoles PUBLICS historiques, et la casse des statuts et des conditions de travail des cheminots.

 

Selon le même schémas que lors des attaques contre les travailleurs de l’énergie, des postes ou des télécommunications, les cheminots des opérateurs publics historiques sont divisés, éclatés et réorganisés en plusieurs entités, de plus en plus indépendantes en vue de leur privatisation future.

 

De même, les conditions de travail, de formation, de rémunération des cheminots sont lourdement attaquées dans le but de maximiser les profits, la sécurité des voyageurs est aussi menacée et les prix des billets sont en augmentation constante à une vitesse largement supérieure à l'inflation. De ce point de vue, les cheminots subissent les mêmes attaques que l'ensemble de la classe ouvrière.

 

Ce 4ème paquet ferroviaire prévoit dans ses mesures phares :

 

·         L'obligation de séparation intégrale de la gestion de l'infrastructure ferroviaire (aiguillage, maintenance du réseau, etc.) d’un côté, et de l'exploitation des trains (commercialisation des billets, conduite et accompagnement des trains, maintenance du matériel roulant etc.). Le but affirmé étant de faciliter l'entrée de nouveaux opérateurs sur le réseau déjà existant.

 

·         L'ouverture généralisée à la concurrence du transport ferroviaire de voyageur, avec appels d'offres obligatoires pour chaque « délégation de service public », ce qui conduit à la privatisation progressive de l’ensemble des réseaux.

 

Car c’est bien la privatisation, par la création de grands groupe monopolistique privés qui est le but de ces prétendues « ouvertures à la concurrence », car les premiers à organiser l'arrivée de cette « concurrence »… se recrutent avant tout dans les directions des monopoles ferroviaires publics historiques. A l'image du groupe SNCF (France) ou le groupe Deutsche Bahn (Allemagne). Ces groupes ont mis sur pied des milliers de filiales de droit privé, tant dans le transport ferroviaire que routier, pour organiser eux même la « concurrence».

 

Pour nos syndicats, amis ou affiliés à la Fédération Syndicale Mondiale,

les réformes ferroviaires qui s’appuient sur ce projet

de nouvelle directive à l’échelle européenne sont inacceptables !

 

Nous ne connaissons que trop bien les conséquences de ces politiques :

 

·         En Angleterre, elles ont aboutie à une dégradation catastrophique de la sécurité du réseau, car les opérateurs qui remportent les appels d’offre sont ceux qui proposent le service le moins cher, donc qui font des économies sur la sécurité. Mais cela a aussi conduit à de nombreuses fermetures de lignes « non-rentables » et à la hausse vertigineuse des prix des billets de train, car seule la recherche du profit maximum intéresse les compagnies. Les conditions de travail, de retraite, de rémunération, la précarisation de l'emploi cheminot ont été le lot commun des travailleurs du rail britanniques. Alors même que les champions de la privatisation vantaient les « économies » … les subventions publiques attribuées aux opérateurs privés sont largement supérieures à celles perçues par British Rail avant sa disparition en 1994.

 

·         En Grèce, près de 40% des postes de la compagnie nationale ont été supprimés, avec des reclassements comme brancardiers dans les hôpitaux ou agents de nettoyage dans les écoles et administrations, sans parler de la diminution drastique des salaires et des pensions. Et on a appris en 2013, que le groupe SNCF (France) est sur les rangs de « l’appel d’offre » pour racheter des parties du réseau grec !

 

·         En France, l'expérience de « l'ouverture à la concurrence » dans le transport ferroviaire de marchandises depuis 2006 à confirmé notre analyse. Alors même que le fret SNCF transportait 55 GTK en 2000, le volume global transporté par tous les opérateurs confondus n'est que de 34 GTK. Les tarifs ont augmenté, des triages entiers ont été fermés avec des dizaines de milliers de suppressions d'emplois. La « concurrence » est brandie pour justifier les attaques permanentes contre la réglementation du travail des cheminots. Les cheminots sont déjà divisés dans plusieurs « branches » et « activités » prêtes à être privatisées, avec souvent une interdiction absurde de coopérer ensemble. Partout, la priorité est aux économies, y compris sur la maintenance des voies, la formation et le nombre de personnel. Pour les voyageurs, les prix continuent à augmenter chaque année. La réforme ferroviaire en préparation (ouverture des débats au parlement le 16 juin 2014) vise à aggraver cet état de fait en abrogeant la réglementation du travail en vigueur à la SNCF, pour l'aligner sur ce qui se pratique chez les opérateurs privés, et en réorganisant les cheminots, qui seront divisés dans 3 entreprises distinctes, afin de faciliter la privatisation du réseau.

 

Les syndicats des travailleurs du transport, affiliés et amis de la FSM,

soutiennent la mobilisation nationale des cheminots français,

à partir du 22 mai prochain, contre ce projet de réforme ferroviaire !

 

Pour nos syndicats, amis et membres de la Fédération Syndicale Mondiale, le constat est simple, le patronat de chacun des pays de l’Union, coalisé par le biais des institutions de l'Union Européenne, applique les mêmes recettes partout en Europe.

 

Pour la Fédération Syndicale Mondiale, ces deux dernières décennies n'ont fait qu’illustrer le fait que, sans un monopole public ferroviaire du transport de marchandises et de voyageurs, débarrassé du parasitisme de la recherche capitaliste du profit, il n’est pas possible d’assurer la satisfaction des besoins populaires en matière de transport ferroviaire.

 

C'est le sens de notre revendication affirmant l'exclusion des intérêts privés, la fin de la mise en concurrence dans le chemin de fer partout. La « réforme » dont nous avons besoin, c'est la réunification de tous les cheminots dans chacun des pays au seind’un monopole public, tourné exclusivement vers la satisfaction des besoins populaires, et placé sous le contrôle de ses travailleurs et de ses utilisateurs. Avec les embauches en nombre suffisant etune réglementation du travail de haut niveau, pour assurer un service de qualité et garantir la sécurité des circulations.

 

Pour nos syndicats, membres et amis de la Fédération Syndicale Mondiale, il est grand temps de rompre avec la fuite en avant du « lobbying » en direction des institutions de l’Union Européenne, comme le prône la CES, il est l’heure de remettre à l'ordre du jour dans tous nos pays respectifs, la lutte de classe et de masse par la grève dans les chemins de fer contre les politiques de privatisation et de casse de nos droits sociaux.

Partager cet article
Repost0
21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 14:01

CGT-cheminots2

Dans les prochaines semaines va se jouer l’avenir d’une des dernières grandes entreprises nationales 100% publiques : la SNCF.

 

La SNCF n’en est pas à sa première réforme d’envergure. Celle de 1997 avec la création de RFF fut la moins glorieuse.

 

La CGT alertait :

« C’est une aberration de séparer la roue du rail ». Nous affirmions que rien n’obligeait à séparer le gestionnaire de l’infrastructure de la SNCF.

 

17 ans après, tout le monde reconnait l’analyse de la CGT…

 

La CGT disait : « Ce sont les cheminots qui vont payer la dette, mais elle va également peser sur la qualité du transport et sur la maintenance du réseau ».

 

Force est de constater que les 1,7 G euros d’intérêts versés chaque année aux banques sont financés sur le dos des cheminots. 1/7ème du temps de travail des cheminots sert à financer les banques et le réseau n’a eu de cesse de se dégrader

 

 

LE 22 MAI 2014,

Manifestons pour une réforme de progrès

 

Une nouvelle réforme du système ferroviaire est nécessaire pour réparer les errements de ces dernières années qui ont été préjudiciables au développement du service public ferroviaire.

 

Une réforme, oui, mais pas n’importe laquelle : une réforme de progrès social qui contribue à un réel développement du ferroviaire (voyageurs et fret) permettant de répondre aux besoins de la Nation.

 

Tout le contraire du projet de réforme du Gouvernement qui prépare, sous couvert de l’ouverture à la concurrence, la casse pure et simple de l’entreprise publique SNCF et du statut des cheminots.

 

Si un simple retour à 1997 ne peut être possible, en revanche, réunifier la SNCF et RFF au sein d’une même entreprise publique la SNCF est indispensable. C’est en plus tout à fait compatible avec les règles en vigueur si l’on prend la précaution de confier la tarification, la répartition et l’attribution des sillons à un service indépendant rattaché à l’Etat.

 

Le vote en 1ère lecture du 4ème paquet ferroviaire légitime encore plus la proposition alternative faite par la CGT.

 

Au-delà de la gouvernance du système ferroviaire, la question du financement du ferroviaire est cruciale pour son avenir.

 

Le système est financé nous disent-ils. Faux !! Il ne peut être dans l’état actuel de la dette qu’au mieux stabilisé. Et encore à quel prix ! Le prix d’une productivité des cheminots (suppressions massives d’emplois, pressions sur les salaires et déroulements de carrière, la santé, les conditions de vie et de travail, les droits sociaux des cheminots….), l’augmentation des péages, la rationalisation de l’offre ferroviaire et la baisse de la qualité et de la sécurité.

 

La CGT refuse de renvoyer aux cheminots le règlement de la dette.

D’ailleurs, la suppression de tous les cheminots ne suffirait pas à la régler.

 

La CGT l’affirme et le démontre dans sa proposition alternative « la voie du service public » : l’Etat doit et surtout peut assumer sa responsabilité d’aménageur du territoire en reprenant la dette du système ferroviaire qui lui est imputable et en assurant les financements nécessaires à la régénération et au développement du réseau.

 

L’Allemagne l’a fait en son temps ! La France peut le faire à condition d’imprimer un vrai changement de politique économique et sociale, à l’opposé de l’accélération de l’austérité prônée par le nouveau Premier Ministre.

 

L’argent de l’impôt doit permettre d’améliorer les outils de cohésion sociale que sont la sécurité sociale, les collectivités et les services publics, comme la SNCF, leur permettre de mieux répondre aux besoins de tous, plutôt que de nourrir la crise pour appauvrir les populations et enrichir encore et toujours les plus riches.

 

Le projet de loi gouvernemental, qui devrait être débattu au Parlement dès le 16 juin, est donc inacceptable.

 

Ce projet de réforme du système ferroviaire est d’ailleurs fortement et massivement contesté par les cheminots. Les nombreuses mobilisations locales, régionales et nationales depuis 2 ans le démontrent.

 

Le vote des cheminots du 20 mars 2014 qui, à 75%, ont porté leur voix sur les organisations syndicales qui proposent une autre réforme et qui en appellent à leur intervention, le confirme.

 

ÇA SUFFIT !

 

La CGT exige une autre réforme ferroviaire permettant l’amélioration du service public autour d’une entreprise intégrée : la SNCF et la mise en commun de ses moyens humains et matériels au service de toutes les activités.

 

Sur le terrain social, il faut ouvrir des négociations salariales et procéder à des augmentations générales significatives avec une première augmentation de 6%. Il faut embaucher au statut le nombre nécessaire de cheminots afin d’assurer dans de bonnes conditions les charges de travail, réintégrer dans l’EPIC SNCF les activités externalisées et améliorer les conditions de travail. Cela passe bien entendu par l’arrêt immédiat des suppressions d’emplois programmées dans le budget 2014. Il faut améliorer nos droits en termes de protection sociale et de retraites en revenant sur l’ensemble des réformes depuis 2003.

 

Enfin, il faut prendre des mesures permettant d’améliorer nos facilités de circulation.

 

Les moyens existent au niveau du Gouvernement et de la Direction de la SNCF pour satisfaire ces exigences.

 

Le 22 mai 2014, les Fédérations CGT – UNSA – SUD-Rail appellent les cheminots actifs et retraités à manifester à Paris pour imposer une autre réforme du ferroviaire, un autre avenir de la SNCF sur le terrain économique et social.

 

 

NOUS SOMMES UNE FORCE INCONTOURNABLE,

TOUS ENSEMBLE,

POUR NOTRE AVENIR, AGISSONS !

 

Montreuil, le 15 avril 2014

Partager cet article
Repost0
14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 17:00

 

APPEL

DE L’UNION DEPARTEMENTALE CGT

DE SEINE-MARITIME

 

 

La Commission Exécutive de l’Union Départementale CGT de Seine-Maritime réunie le 5 mai 2014, après avoir fait un état de la situation et devant l’entêtement du gouvernement à ne pas répondre à nos attentes sociales, appelle les salariés à amplifier la mobilisation.

 

Dans le même temps, nous interpellons notre Confédération CGT, engagée dans un processus de mobilisation pour porter un message au patronat, au gouvernement et aux salariés, en fixant l’objectif d’une prochaine journée nationale d’action interprofessionnelle.

 

L’objectif que nous pourrions viser est la conférence sociale prévue en juillet 2014.

 

Face à ce contexte inédit où seules « les revendications » patronales sont prises en compte ,et tout en ayant conscience que la CGT doit être présente là où les intérêts des salariés sont en jeu, nous devons tirer la sonnette d’alarme en refusant de participer à cette conférence dite sociale.

 

La CGT était présente à la conférence sociale des 9 et 10 juillet 2012 et avait participé aux 7 tables rondes.

 

La CGT était présente à la conférence sociale des 20 et 21 juin 2013. Elle avait fait 6 déclarations dans les différentes tables rondes organisées à cette conférence :

 

  1. sur l’emploi et la fonction professionnelle.

  2. Sur les conditions de travail, les risques professionnels et la santé au travail

  3. sur le développement des filières et anticiper les emplois de demain.

  4. sur l’avenir des retraites et de notre protection sociale.

  5. sur le rôle et le développement des services publics.

  6. sur une Europe sociale

 

Ce que nous pouvons hélas constater, c’est qu’à chaque fois des mesures ont été prises par le gouvernement en faveur du patronat pour diminuer le « soi-disant» coût du travail, repousser l’âge de départ en retraite, démanteler nos services publics et notre protection sociale alors que les questions urgentes sur le pouvoir d’achat et la situation de l’emploi demeurent. Voilà le bilan que l’on en a tiré.

 

Le 21 avril 2014, la CGT a accepté l’invitation du nouveau 1er Ministre Valls.

 

Qu’en est-il ressorti ? Une semaine plus tard, Valls faisait adopter à l’assemblée nationale le pacte de stabilité avec 50 milliards d’euros d’économies (18 milliards pour l’Etat, 11 milliards en moins pour les collectivités locales, 10 milliards pour l’assurance maladie et 11 milliards pour la protection sociale).

 

Tout ceci confirme que nous ne voyons pas l’intérêt que la CGT participe à la conférence sociale ou l’intérêt du gouvernement que de faire valider aux organisations syndicales la politique d’austérité qu’il entend mener au service du grand patronat.

 

Pour la CGT, l’intérêt face à cette situation est d’être aux côtés des salariés actifs, privés d’emplois et retraités pour agir avec eux, à construire ce rapport de force nécessaire, pour réussir une prochaine journée d’action nationale interprofessionnelle la plus unitaire possible avant les congés d’été.

 

C’est ce message que toute la CGT doit porter aux salariés et aux autres organisations syndicales.

 

C’est ce message que nous devons porter au gouvernement, pour qu’il y ait un véritable changement de politique répondant à nos attentes sociales.

 

C’est ce message que nous devons porter au patronat, pour qu’il mette en œuvre une autre répartition des richesses au service des salariés et de la population.

 

C’est de cela dont nous devons débattre à notre prochain Comité Confédéral National de la CGT les 13 et 14 mai prochains.

 

Rouen, le 5 mai 2014

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents