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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 08:24
La propagande sur les ondes médiatiques françaises est lourde, elle occulte volontairement le fait que la colère des cheminots français est partagée ailleurs en Europe. Avant tout dans les pseudo-modèles des analystes libéraux: Suède, Grande-Bretagne et même Allemagne.

Allemagne, pays de la « concertation sociale » et de la « co-gestion » ?



Cette image d'Epinal survit grâce à la collaboration du syndicat unitaire DGB, à coûts de concessions au patronat, au prix d'une paix sociale sous forme de capitulation qui font de l'Allemagne le paradis des actionnaires, l'enfer des salariés réduits aux « mini-jobs » à 1 €.

Pourtant, il est faux de dire que les salariés allemands sont uniformément résignés. Les grèves dans le commerce du détail débordent les directions syndicales, les syndicats de base dans les transports ont pu paralyser l'aéroport de Francfort, l'activité de la puissante Lufthansa

Transport aérien mais aussi chemins de fer, les deux hantises du patronat allemand, capables de paralyser la première économie européenne.

Le spectre d'un mouvement massif dans les chemins de fer refait surface. Le dernier conflit dans le secteur datait de 2007, contre l'ouverture du capital de la Deutsche Bahn (DB – SNCF allemande) et pour une revalorisation salariale.

La peur d'une mobilisation des salariés de la DB, et d'une convergence des luttes avaient alors abouti à l'interdiction de la grève par le Tribunal du Travail de Nuremberg, ce qui n'avait pas empêché le syndicat des conducteurs de train (GDL/Gewerkschaft Deutscher Lokomotivführer) de lancer une grève de trois jours dans la DB : la plus grande grève de l'histoire du secteur.



Ce 30 juin, la convention collective des conducteurs de train de la DB arrive à expiration.

Une entreprise régie par une double convention collective en réalité, celle des conducteurs de train plus avantageuse gagnée par le syndicat de base combatif GDL, celle des autres personnels, plus défavorable aux salariés, négociée par le syndicat réformiste EVG (Eisenbahn und Verkehrsgewerkschaft).



L'affrontement de deux conceptions du syndicalisme : syndicalisme de lutte contre syndicalisme d'accompagnement

 

Le secteur des chemins de fer allemand voit l'affrontement clair de deux lignes dans le mouvement syndical allemand.

Le syndicat unitaire historique, représentant officiellement 200 000 salariés, l'EVG est adhérent de la DGB, un pilier de la Confédération européenne des syndicats.

Un syndicat qui a fait le choix de la capitulation, qui a accompagné la remise en cause des conditions de travail des personnels de la DB, la casse de l'entreprise publique.

GDL est un syndicat à la riche histoire de lutte, implanté chez les conducteurs de train qui a du faire face à des vagues de répression féroces : celle de l'Allemagne nazie après 1933, mais aussi celle de la RFA après 1949 qui interdisait à ses membres fonctionnaires de faire grève.

GDL compte aujourd'hui toutefois 35 000 adhérents, et tente désormais de dépasser le cadre catégoriel pour intégrer tous les personnels de la DB à une démarche unitaire, dans un syndicalisme de lutte et de rassemblement, sur des positions de classe.

La porte-parole de GDL, Gerda Seibert, est bien consciente de cet affrontement entre les deux syndicats, selon elle, les propositions de GDL pour la nouvelle convention collective « ne sera pas facile, la direction de la DB et le syndicat EVG vont tout faire pour l'empêcher ».



Dépasser le corporatisme : se battre pour l'alignement des conditions de travail vers le haut pour tous les salariés

La seule façon de vaincre cette alliance entre la direction de l'entreprise et le syndicat maison, c'est de créer une unité de tous les salariés des chemins de fer : c'est l'objectif numéro 1 de GDL.

Ainsi, depuis 2008, GDL a beaucoup progressé au détriment d'EVG chez les contrôleurs, les personnels chargés de la restauration à bord des trains.

« Les statuts des personnels à bord des trains doivent être inextricablement liés », justifie le secrétaire de GDL Klaus Weselsky. « Ils ont tous les mêmes préoccupations, les mêmes problèmes ».

Si en 2008, GDL avait pu obtenir la conclusion d'une convention collective séparée, plus avantageuse, pour les conducteurs,l'enjeu est désormais d'unifier les conventions collectives vers le haut, sur des statuts plus proches de ceux des collègues français.

La revendication-phare, outre une augmentation de salaire immédiate de 5 %, est la réduction de la semaine de travail de 39 à 37 heures par semaine.

 

C'est sur la question des conditions de travail que GDL veut gagner des points :

  • poser une limite maximum de 5 périodes de travail sur 5 jours (contre 7 sur 6 jours actuellement) ;

  • une limite maximum de 7 ou 8 heures de conduite successive (contre 9 aujourd'hui) ;

  • une période de repos en week-end passant de vendredi minuit-lundi 4 heures du matin à vendredi 22 h-lundi 6 h du matin ;

  • enfin la limitation des heures supplémentaires à 50 par an (il n'y a aucune limite à l'heure actuelle!).

Des revendications qui ne porteraient donc plus seulement sur les 22 000 conducteurs de train de la DB, mais aussi sur les 11 000 contrôleurs et personnels de restauration de l'entreprise publique allemande.



Défendre le droit de grève contre la ligne de la « représentativité syndicale »

 

GDL est conscient que cette série de revendications – qui constitue pour bonne partie des acquis en France, partiellement remis en cause dans le cadre de la « réforme ferroviaire » - ne pourront triompher sans une lutte avec la direction de la DB après le 30 juin.

 

L'enjeu fondamental : c'est quelle harmonisation des statuts entre conducteurs de train et autres personnels ?

 

La direction de la DB compte bien utiliser l'expiration de la convention collective des conducteurs de train pour écraser le syndicat de lutte GDL etimposer un alignement vers le bas des conditions, au nom d'une « convention collective harmonisée ».

La direction pourra compter sur une carte de plus par rapport à 2008, la restriction du droit de grève convenu dans l'accord politique de « Grande coalition » de 2013 entre sociaux-démocrates et conservateurs.

Une limitation du droit de grève au nom du « tariffeinheit », ou l' « unicité des conventions collectives » : seul le syndicat reconnu représentatif par la direction de l'entreprise, par l'Etat, dans une entreprise peut négocier une convention collective et éventuellement lancer une mobilisation.

Une aubaine pour la DGB acquise à la concertation sociale, dont la seule audace consiste en des « grèves d'avertissement », qui ont l'avantage de ne causer aucun dommage aux profits des patrons allemands !

La « tariffeinheit », cette version ultime de la « représentativité syndicale » adoptée en Italie ou en France, s'oppose à la « tariffpluralitat » qui permettait de maintenir plusieurs conventions collectives dans la même entreprise, et aux syndicats non-représentatifs de lancer des mouvements de grève.

Comble de l'hypocrisie, la DGB avait mené campagne pour la « tariffeinheit » (avec le syndicat des patrons, BDA !) prétextant de la nécessité de lutter pour l'unité des travailleurs, éviter leur mise en concurrence, l'influence des syndicats chrétiens … en réalité, c'est l'unité des travailleurs vers le bas tandis que les syndicats de lutte, de base sont réduits à néant.

Les cheminots français sont beaucoup moins isolés que ne veulent nous le faire croire nos médias :en Suède, les cheminots sont à leur deuxième semaine de grève ; en Allemagne, le syndicat de lutte GDL est en ordre de bataille ; au Portugal, les grèves sont récurrentes ces derniers mois.

 

Au lieu des « euro-manifestations » souvent évoquées par la CES, pourquoi rien n'est fait pour la convergence européenne des luttes émergeant au niveau national contre la politique de privatisation du rail, contre la remise en cause du droit de grève orchestrés par l'UE ?

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 17:42

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Communiqué de la CGT

Depuis une semaine, dans l’unité, les cheminots sont massivement mobilisés dans une lutte d’intérêt général pour un meilleur service public ferroviaire, autour d’une entreprise publique unique et intégrée : la SNCF!

 

Face à une grève massive et responsable, gouvernement et direction refusent d’ouvrir de véritables négociations. Le gouvernement veut passer en force son projet à l’Assemblée Nationale, cela est inacceptable !!

 

Il faut entendre les revendications légitimes des cheminots : c’est l’intérêt des salariés, des usagers du service public!

 

Dans le même temps, les intermittents du spectacle contestent majoritairement l’accord du 22 mars. Celui-ci serait destructeur pour le monde de la culture.

 

Ailleurs, des mobilisations se développent également, transports, électriciens et gaziers, santé, industrie pharmaceutique, services publics, etc…

 

Ces situations difficiles que subissent les salariés découlent des politiques d’austérité et du pacte de responsabilité voulu par le gouvernement Hollande.

 

Ce pacte de responsabilité prévoit 50 milliards d’euros « d’économies » d’ici 2017 sur les budgets publics. Les salariés mesurent la nocivité de ces « économies » qui réduisent les salaires, l’emploi et les services publics.

 

On le voit, il faut rompre avec les politiques d’austérité qui nourrissent chômage et précarité.

 

Tous ensemble, donnons de la force aux luttes : rendez-vous pour une:

 

Manifestation interprofessionnelle unitaire à PARIS:

JEUDI 19 JUIN 2014 à 11h 30

 MONTPARNASSE (place du 18 juin) – INVALIDES

 

Montreuil, le 18 juin 2014

 

 

CGT-FO-Solidaires-19juin2014.jpg

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 13:08
http://www.initiative-communiste.fr/billet-rouge-2/lagent-orange-du-mouvement-social-par-floral/
L’"agent orange" du mouvement social par Floréal

 

 

Laurent Berger vient toute honte bue d’appeler à briser la grève des cheminots CGT et SUD en les opposant aux autres salariés victimes des mêmes politiques.

L’étrange « syndicat » de Nicole Notat (co-auteur du plan Juppé en 95 ! ), de Chérèque-père (qui, nommé super-préfet de Lorraine, aida Fabius et l’UE à fermer la sidérurgie lorraine dans les années 80), de Chérèque-fils (qui aida Fillon à casser la retraite des fonctionnaires en 2003 et qui brisa la lutte pour la retraite à 60 ans en 2012 ), a aussi signé l’accord scandaleux qui met des milliers d’intermittents du spectacle dans la rue…

Joli palmarès en vérité, mais au service de QUELLE CLASSE SOCIALE ? Surtout si l’on ajoute à ce  « paquet » orange déjà malodorant la signature par la CFDT de l’Accord national interprofessionnel qui a déstabilisé les conditions d’emploi de l’ensemble des salariés du privé !

Ce même « syndicat » orange a d’ailleurs signé tous les accords portés par le MEDEF ou par les gouvernements euro-formatés qui, depuis une décennie, ont réduit les droits des retraités et ceux des chômeurs.

Dans toutes les grandes luttes populaires de ces dernières années, la CFDT (grande donneuse de leçons révolutionnaires dans les années 70 avec E. Maire ! ) s’est montrée mille fois plus proche du MEDEF et de Bruxelles que des salariés en lutte.

Bref, comme il était logique, la CFDT est passée de son anticommunisme de « gauche » (sic) des années 70 à l’acceptation complète du social-libéralisme : social en paroles, néolibéral en fait !  Au fait, quelle couleur faut-il ajouter au rouge de la lutte des classes pour obtenir l’orange du drapeau CFDT ?

La question est alors posée : s’agit-il bien là d’un « syndicat », ou bien la CFDT n’est-elle plus désormais, irréversiblement, que la courroie de transmission du MEDEF, de l’UE supranationale et du gouvernement social-maastrichtien de Manuel Valls, l’homme qui enterre ouvertement la gauche et le socialisme ?

Il est vrai qu’il y a eu semble-t-il une « exception » ces derniers temps : le « sympathique » dirigeant CFDT de Florange, chouchou de la fausse gauche, qui a dirigé la lutte des sidérurgistes. Sauf que, à peine éteint l’ultime haut-fourneau lorrain, ce « prolétaire » subitement assagi est devenu le chef de file du PS aux européennes de la région Grand-Est ; c’est-à-dire le porte-parole d’un gouvernement qui a capitulé à propos de Citroën-Aulnay, de Good Year, de Doux, de la Redoute et de vingt autres dossiers industriels où, après avoir fait beaucoup de mousse, Montebourg s’est couché devant les diktats du capital et les veto de l’U.E.…

Bref une question est posée aux responsables confédéraux CGT, de Sud, de FO, qui continuent masochistement – malgré les félonies à répétition de la centrale orange – de considérer la CFDT comme un partenaire fréquentable : en acceptant – quand elle le veut bien ! – de vous associer dans les luttes à la CFDT (nous ne parlons évidemment pas des militants de base), est-ce à la victoire ou à la défaite que vous entraînez systématiquement la classe ouvrière ? Des questions analogues pourraient d’ailleurs être soulevées à propos de la Confédération Européenne des Syndicats, ce rempart « syndical » de l’euro et de la funeste « construction » européenne…

En réalité, une armée qui part en guerre – et c’est bien une guerre sociale que l’UE et le MEDEF, aidée par Hollande et Valls, livrent aux salariés –, en acceptant de s’allier, à leur discrétion, avec des relais « syndicaux » déterminés de l’armée ennemie, peut-elle faire autrement que d’aller de défaite en défaite ?

Et plutôt que de courir après l’alliance PERDANTE, DEMORALISANTE et DESHONORANTE avec le sieur Berger et ses chiens de garde, ne conviendrait-il pas d’œuvrer AU TOUS ENSEMBLE et EN MEME TEMPS des cheminots, des intermittents et de tous les autres travailleurs, chômeurs et retraités, en ciblant l’ensemble des contre-réformes maastrichtiennes, « pacte de responsabilité » en tête ?

En attendant, ne perdons pas une minute pour soutenir les vaillants cheminots et intermittents en lutte, non seulement contre le MEDEF et l’UE, mais aussi contre les agents oranges de la social-trahison politique et syndicale !

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 11:48

Cocomagnanville a été créé en hommage à Pierre Kerhervé, mon grand-père coco qui m'a permis de devenir l'adulte que je suis.Communisme,internationalisme , humanisme, luttes pour les droits indigènes, zapatisme, syndicalisme de classe, libre pensée sont mes leitmotivs.

 

Cheminots et intermittents du spectacle...

 

TOUS ENSEMBLE..! TOUS ENSEMBLE ..!

 

 

 

Publié le 17 Juin 2014

 

Le mouvement des intermittents, intérimaires, précaires et chômeurs, mobilisé depuis marscontre l’accord sur l’assurance-chômage (UNEDIC) a pris de l’ampleur l’été arrivé. Les festivals sont annulés ou occupés, les personnels de théâtre et les troupes se mettent en grève, la grande Halle de la Villette se transforme en QG de grève... Ce lundi, ils sont des milliers rassemblés à Palais-Royal devant le Louvre, rejoints par des cheminots en lutte.

 

 

Dernière mise à jour : lundi 20h55

 

Des cheminots de St Lazare, Austerlitz, Gare de Lyon et Gare de l’est sont intervenus.

L’AG de ce soir est bondée :

Beaucoup de monde à l’assemblée générale. On attend le retour de la délégation reçue à Matignon. Prise de parole des cheminots, l’AG les applaudit à tout rompre et scande « tous ensemble, tous ensemble ! » Longue liste des théâtres, compagnies, festivals, tournage et studiosen grève.

Cip-Idf

 

À Dijon, les intermittents ont envahi les locaux des syndicats qui ont signé la convention Unedic : la CFTC et FO (lu sur le journal local).

 

17h35 : une délégation est reçue à Matignon tandis que les organisateurs appellent à la dispersion et à rejoindre l’AG de 18h30 dans la grande halle de la Villette. Mais pour le moment personne ne prend la direction du métro.

 

17h30 : on parle de plus de 10 000 personnes à la manif. Le cortège est très étendu, et bloqué devant la rue de Grenelle.

 

À Montpellier les intermittents ont également rejoint la manif des cheminots. À Rennes, ils occupent à 500 la direction régionale des affaires culturelles (DRAC).

Après nouvelle estimation : 5000 manifestants à Paris !

 

17h05 : la manifestation se déplace tranquillement sur le boulevard St-Germain vers Matignon. Environ 3000 personnes présentes. Le quartier est bouclé par les flics.

À Lyon, 1500 intermittents et cheminots manifestent lors de la venue de Rebsamen, ministre du travail. Suivi sur Rebellyon.info.

 

Les cheminot.e.s en lutte de Paris Saint-Lazare ont rejoint le rassemblement après une manif sauvage de la gare au Louvre.

Le rendez-vous était fixé à 14h à Palais-Royal.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 11:28

CFGT-FranceTV.jpg

Le 13 juin 2014, les cheminots, majoritairement en conflit avec leur direction, décident la grève dont l’objectif à termes est le maintien de leur statut social dans la fonction publique.
Le commentaire à l’antenne ne s’attardera pas, bien sur, sur l’ouverture du rail à la concurrence en 2002 exigée par l’Union Européenne, ni sur le fait que la réforme crée une entité supplémentaire au-dessus de la SNCF et de RFF, ouvrant la porte à la privatisation.
OUI ! Les salariés de la SNCF sont inquiets. Les exemples en matière de privatisation ne manquent pas qui ont donnés les catastrophes que l’on sait comme le rail en Grande-Bretagne et les cascades d’accidents ferroviaires qui ont suivis. Ou encore comme « Orange » avec les dégâts humains qui ont fait la « Une » de nos éditions.
Le journal du 20H de France 2, au service du public, y consacre un reportage en longueur, mais pas sur le fond. Ce sont de multiples interviews sur le ressenti des usagers qui expriment, pour beaucoup, leur mécontentement.
Pourtant… Quel droit de réponse des salariés gréviste pour expliquer cette situation aux français ? Quid de l’égalité du temps de parole ? Le motif de cette grève est peu expliqué par la rédaction de France 2. Est-ce à dessein ? On peut s’interroger. 
Le vrai scandale, c’est que faute de négociation les cheminots soient contraints à la grève. Plusieurs journées sans salaire pour un cheminot seraient sans aucune incidence ?
L’autre scandale, c’est l’attitude de la rédaction qui « omet » d’en exposer les motifs pour ne relever que la gêne sur les usagers ! Pourquoi aucun syndicaliste de la CGT, premier syndicat des cheminots, ou de SUD RAIL, n’est-il sollicité pour répondre à France 2 ?
Pourquoi un journaliste en « stand-up » sur le plateau parle-t-il des salaires des cheminots ? Quel est le rapport avec l’actualité ? Seraient-ils grassement payés ? Auraient-ils même la garantie de l’emploi ? Certains partiraient-ils à 60 ans, cet âge privilégié ?
S’il s’agissait d’autres pays récemment dans l’actualité, nous parlerions de propagande. Ici le jeu est plus subtil puisque c’est précisément à l’échelle d’une vaste interview collective « in vivo » où l’usager même donne son avis, presqu’en direct à la télévision, au journal de 20 H… Alors forcément, cela devient une vérité incontestable.
Quelle est cette méthode journalistique réductrice qui n’enquête pas et qui n’informe pas sur les tenants et les aboutissants ? Quelle est cette méthode journalistique populiste qui jette une partie des français, les bons et légitimes contre les autres, les mauvais ceux qui se battent non seulement pour leurs droits mais également pour un vrai service public ?
Pourquoi un tel parti pris antisocial dans le traitement de l’information sur le service public, qu’il s’agisse de faits de grève dans les transports en commun ou ailleurs ? Cette vision tendancieuse et libérale du journalisme est choquante et devient malheureusement trop systématique à France 2 dès lors qu’elle relate des conflits sociaux.
La CGT dénonce avec force cette information tronquée et orientée qui ne sert ni à la compréhension ni au décryptage de la réalité si indispensable aujourd’hui.
Paris,
Le 17 juin 2014
CGT France Télévisions Siège
7 esplanade Henri de France de France
Pièce R210
75907 Paris Cedex 15
Tél. 01.56.22.47.02/47.04
Fax. 01.56.22.51.76
www.snj.cgt.fr

 

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 17:30

"Réforme du système ferroviaire, usagers et cheminots risquent de la payer cher!"

 

Tel était le titre du tract distribué à la gare de Rouen ce matin, 17 juin, par les militants cheminots de la CGT-Cheminots, de SUD-Rail et de FO Cheminots.  Ils accusent le gouvernement de vouloir détruire l'une des dernières entreprises nationales de service public.  Ils poursuivent : "Nous avons des propositions au service de l'intérêt général, de la Nation!".  Ils rappellent que "la SNCF appartient à la Nation" et qu'elle a un rôle à jouer dans l'aménagement du territoire, dans l'égal accès au transport ferroviaire.  Ils réclament des " recrutements et des formations" pour garantir la sécurité, l'accueil des passagers.  Ils expliquent que seule une entreprise de service public unifiée, pilotée par l'Etat, peut décider de tarifs contenus et régulés. Ils dénoncent également la séparation d'activités qui a pour conséquence, par exemple, qu'un conducteur de train de marchandises ne peut plus, si besoin est, piloter un train de marchandises.  Enfin ils exigent la relance du fret par fer et non plus par camions, "pour l'environnement et la santé des citoyens".

 

  transportsManifestation à Rouen, Mardi 17 juin.  Photos Yvette Genestal

 

La manifestation à Rouen, à l'appel de FO, de Sud-Rail et de la CGT-Cheminots a rassemblé plus de 350 militants.  Des cheminots en très grand nombre.  On voyait Sotteville, Rouen, Dieppe sur les nombreuses chasubles de la CGT.  Des drapeaux verts de Sud aussi.  Des militants FO étaient présents également.  Une manifestation très revendicative, très combative qui mettait en avant le lien entre la destruction des services publics et les conséquences néfastes pour tous de la réforme ferroviaire, usagers comme cheminots.  Les intervenants de la CGT-cheminots, de Sud-Rail et de FO ont été vivement applaudis.  Ils ont souligné combien les grévistes étaient toujours aussi nombreux dans les AG, ils ont répété que les cheminots et cheminotes étaient déterminés à poursuivre pour obtenir satisfaction.  Tous ont souligné que depuis des mois ils demandaient à être reçus et qu'ils n'avaient pas été entendus.  Le dialogue social ne se pratique qu'avec les syndicats conciliants et prêts à signer des accords qui bradent les intérêts des cheminots et des usagers.  Comme la CFDT qui appelle à la reprise du travail alors qu'elle n'a jamais appelé à la grève. 

Tous enfin ont dénoncé le lynchage médiatique dont ils étaient victimes et l'ostracisme pratiqué à l'égard des syndicats qui combattent la réforme ferroviaire ou plutôt la contre-réforme.  Peu de journalistes dans la manif.  Les cheminots ont pourtant beaucoup à leur expliquer.  Leur tract était très clair, pédagogique. Dans le Paris-Normandie de Mardi 17, une seule page, nationale, sur le mouvement des cheminots.  Rien sur les AG de cheminots dans le département.  Aucune interview de cheminots rouennais sur le débat à l'Assemblée Nationale et les manifestations préparées pour aujourd'hui.  Et on s'étonne après ça que les salariés se détournent des urnes et que l'exaspération soit à son comble chez les grévistes, comme à Sotteville où ils ont envahi les voies ? 

Un regret aussi : je n'ai pas vu d'élus communistes ou du Front de gauche dans la manifestation. Pourtant les problèmes des lignes régionales, les incidents répétés sur la ligne Paris-Le Havre, les gares vidées de présence humaine,  tout cela, c'est du ressort d'élus du peuple.  Alors pourquoi ne sont-ils pas dans la rue, aux côtés de ceux qui les ont élus ? Pourquoi cette absence alors que le déchaînement contre la lutte des cheminots nécessiterait une fraternelle solidarité.  Mon camarade  Canaille le Rouge a raison : la solidarité, par endroit, ça tarde. 

 

Yvette Genestal

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 14:27

Lu sur Canaille le Rouge

 

Solidarité, par endroit, ça tarde

 

Solidarité, par endroit, ça tarde

Certains diront que La Canaille voit le mal partout mais au bout d'une semaine de grève alors qu'ils sont impliqués en tant qu'élus à tous les niveaux de représentation, aucun message de soutien de l'ANECR sur son site mis à jour le 16 juin mais un pavé de compte rendu des travaux du GART (lequel travaille à la privatisation du TER).

Où sont-ils passés les 14 VP du P"c"F chargés des transports dans les Conseils régionaux tous membre de l'ANECR ?

L'huma.fr met en ligne un appel à soutien (il faut s'en réjouir) d'une liste de personnalités mais n'y apparait aucun élu régional et au plan national le SN du PCF et sénateur P Laurent mais rien d'autre à première vue.

 

Au fait, et notre Hatzig de Lorraine si bien conseillé par Véolia, il dit quoi dans la période ? Son blog est en cure de sommeil pour l'instant.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 14:18

Grève à la SNCF : "Les usagers pleureront si les grévistes ne gagnent pas !" sur WAT.tv

 

 

 

 

 

Cliquez sur la photo ou sur le titre pour vous rendre sur le blog de l'Ul-CGT de Dieppe et visionner la vidéo.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 08:42

 

L'UD-CGT de Seine-Maritime appelle à un

 

Rassemblement avec les cheminots, Mardi 17 juin, 11 heures


devant la gare de Rouen, avec manifestation jusqu’à la Préfecture.

L’UD-CGT appelle ses syndicats à être présents massivement. Face au déferlement médiatique, solidarité avec les cheminots. Tous ensemble, faisons-nous entendre dans les rues de Rouen.

 

Les cheminots havrais en grève sont allés déposer, ce matin vers 11 h 30 devant la souspréfecture, un élément de chemin de fer surmonté d’une potence et d’un postiche de cheminot avant de l’embraser. Les cheminots havrais entendent ainsi protester contre le projet du gouvernement sur la réforme de la SNCF.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 08:01

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