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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 14:47

Lu sur El Diablo

Commentaire : Non seulement ils sont sans formation, mais de surcroît ils sont briseurs de grève.  Ils sont forcés ou ils sont d'accord pour briser la grève ?  Ils sont pourtant dans la même galère que les cheminots grévistes.  Ne pas faire grève, c'est le choix des salariés.  Même si on pense qu'ils se trompent.  Mais travailler à la place d'un gréviste ( et donc abandonner le poste de travail qu'on occupe habituellement), c'est autre chose. Voilà des questions que les journalistes ne posent pas.

SÉCURITÉ pendant la GRÈVE SNCF : Des cadres non-grévistes formés dans l’urgence pour conduire les trains ?

CGT-cheminots-paris-st-lazare

CHEMINOTS: sécurité des circulations,

la CGT alerte !

Devant la puissance du conflit en cours, la CGT apprend la décision de la direction de former dans l’urgence des cheminots cadres de la SNCF en une ou deux journées pour permettre de faire circuler un bon nombre de train durant le mouvement de grève (règle de sécurité sur l’accompagnement de trains).

 

Cette pseudo formation est totalement inadmissible car les ASCT sont soumis à des conditions strictes pour accompagner les trains comme les visites médicales et les examens périodiques de sécurité ferroviaire (CAF). Pour rappel, une formation d’ASCT dure 4 mois !

 

Ce n’est rien d’autre qu’une mesure pour casser le mouvement de grève. La SNCF est prête à tout, y compris de s’asseoir sur la sécurité des circulations.

 

Conducteurs et ASCT, même si vous n’êtes pas dans le mouvement, soyez attentif vis-à-vis de l’agent d’accompagnement et de lui demander s’il est bien en possession d’un titre d’habilitation et qu’il soit munis de ses agrès (clés mono coup, berne, sifflet, lampe, épi, VO250, VO102, VO101 version à jour) et signes distinctifs liés à la fonction (tenue complète).Déjà quelques fautes ont été commises dans plusieurs établissements avec ce genre de pratiques. Votre sécurité est engagée ainsi que celle des usagers, notamment en cas d’incident (couverture d’obstacle…, accident de personne…)

 

La CGT conteste

En conclusion

Cheminots, ne jouons pas avec la sécurité…

Les cheminots ont toujours été garants de la sécurité ferroviaire.

Pour le bien du Service Public, ne laissons pas faire et arrêtons la dérive ! 

 

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 13:55

SUD-Education.jpg

Après François Hollande, c’est au tour de Manuel Valls de jouer une fois de plus sur les peurs pour éviter de satisfaire les exigences sociales. Le Président de la République et le Premier ministre demandent aux cheminot-e-s de reprendre le travail… pour sauver le BAC, qui serait mis en péril par la grève reconductible commencée le 10 juin.

 

Cette instrumentalisation de la tension provoquée chez les élèves et leurs familles par cet examen à haute teneur symbolique est scandaleuse. Si nous utilisions la rhétorique de nos adversaires, nous pour-rions facilement parler de « prise en otage » des élèves…

 

C’est d’autant plus scandaleux que c’est totalement infondé.

 

D’abord parce que le ministre de l’Éducation nationale lui-même a annoncé que les dispositions seraient prises pour que les élèves ne pâtissent pas de la mobilisation du rail. Les candidat-e-s arrivant en retard seront admis-es et auront du temps pour composer après la fin prévue de l’épreuve. Benoit Hamon affirme plus généralement : « En toute hypothèse, le gouvernement anticipe la situation dans les 4 400 centres d’examen ». On voit mal à quoi joue le pouvoir en lançant des signes contradictoires qui ne peuvent que provoquer de l’anxiété.

 

 

Ensuite, parce que la responsabilité de la poursuite de la grève est dans les mains de l’État et de la direction de la SNCF :

 

 

- Cette grève reconductible n’est pas arrivée par surprise, elle a été précédée de nombreuses interpellations et actions, sans aucun effet sur les projets gouvernementaux. Elle fait ainsi suite à plu-sieurs grèves unitaires depuis juin 2013 et à la manifestation nationale de plus de 20 000 cheminot e- s le 22 mai 2014.

 

- Cette grève n’a pas commencé au moment du bac, elle dure depuis mardi 10 juin ; et si elle continue, c’est parce que le gouvernement et la direction de la SNCF refusent de répondre aux revendications des grévistes.

 

- Cette grève est légitime, elle est d’intérêt général, pour la défense du service public ferroviaire et des droits des salarié-e-s. Elle s’oppose au projet de loi du gouvernement visant à éclater le système ferroviaire SNCF-RFF en 3 entités ce qui augmentera les dysfonctionnements. Elle lutte contre les réorganisations successives, les suppressions de postes, le découpage des activités de la SNCF, de plus en plus autonomisées et établissant entre elles des rapports marchands, à la multiplication des filiales et à la généralisation de la sous-traitance. Elle vise à stopper la casse du statut et de la règlementation.

 

Il n’est pas plus acceptable de prétendre stopper une mobilisation sociale légitime au nom d’un prétendu danger sur le baccalauréat qu’il n’est légitime de réprimer manu militari les mobilisations au Brésil sous prétexte de Coupe du Monde.

 

La fédération SUD éducation apporte son soutien le plus solidaire aux travailleurs/euses du rail en grève reconductible. Camarades, ne lâchez rien, tenez-bon !

 

 

 

SOURCE

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 15:27

strekj-vakt.jpg 

 

 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Face au désastre de la privatisation sauvage du rail en Grande-Bretagne, la Suède est montrée en modèle au sein de l'Union européenne d'une « libéralisation contrôlée ». La grève actuelle montre bien qu'on a affaire à un mythe, éclairant en ces temps de « réforme ferroviaire » en France.

 

On va avoir droit dans la presse aux poncifs sur la « culture du conflit » en France, idéologique et particulariste, face aux mythifiés pays nordiques où règne une « culture du compromis », empreinte de pragmatisme et d'intérêt général.

Manque de chance, au moment où le mouvement se construit en France contre la réforme ferroviaire, la Suède connaît une grève dans le secteur du rail qui paralyse déjà depuis deux semaines toute la partie méridionale du réseau et menace désormais de s'étendre à tout le pays.

 

De la casse des Chemins de fer suédois, à l'ouverture à la concurrence puis la privatisation : un avertissement

Le système ferroviaire suédois est semi-privatisé. 

Tout a commencé en 1988 par la séparation de l'infrastructure confiée à BV (Rail national suédois) et maintenu dans le giron public, et un opérateur SJ (Chemins de fer suédois) public, fragmenté en 2001 en sept entreprises, une partie d'entre elles privatisées depuis.

 

Il a fallu néanmoins attendre 2010 pour que le gouvernement décide de mettre fin au monopole public de SJ sur le transfert de passagers intérieur.

Depuis 2010 : une série d'opérateurs privés ont fait leur apparition, comme la Deutsche Bahn allemande dans les lignes du nord ou le luxembourgeois CFL pour le fret à partir du Goteborg.

Toutefois, le principal investisseur reste le français Veolia qui s'est emparé en quelques années de plusieurs lignes de trains inter-régionaux (ex : Stockholm-Goteborg), des lignes trans-frontalières avec la Norvège ainsi que la majeure partie du réseau méridional suédois.

 

Véolia, enfer des cheminots suédois : le règne du contrat « zéro heure »

 

Quelle conséquence de cette introduction de la concurrence pour les salariés ?

La réponse vient du mouvement de grève lancé ce lundi 2 juin sur la « ligne sud » (Södra Stambanan) reliant Malmo à Linkoping, la 4 ème plus importante en taille du pays, paralysant le trafic pour 75 000 passagers.

 

veolia-rail.jpgLa mobilisation est partie de 250 travailleurs, allant des contrôleurs aux conducteurs de train : ce qu'ils reprochaient à Veolia, d'avoir résilié leur contrat à temps plein, avec droits garantis pour les ré-embaucher par la suite en contrat « zéro heure ».

Des contrats « zéro heure » qui, rappelons-le, permet à l'employeur de confier des tâches à la mission à un salarié, payé à la tâche … et bien sûr non-payé entre-temps, soumis à la volonté despotique de son patron. La précarité ultime.

Le syndicat réputé combatif SEKO (Syndicat des services et communications) dénonce cette situation et pose deux revendications :

  • limiter le nombre de travailleurs temporaires autorisés à être utilisés dans l'année (maximum de 40 000 h ) ,
  • qu'une année d'emploi temporaire conduise à un recrutement en contrat stable.

 

Vers un élargissement de la mobilisation

 

Ces revendications, pourtant modestes, ont pour l'instant reçu une fin de non-recevoir de la part de la confédération patronale ALMEGA et de l'entreprise française Veolia.

Le mouvement va entrer désormais dans sa deuxième semaine de grève, il devrait s'étendre : « Nos négociateurs n'ont pas avancé, donc nous devons étendre l'action et faire monter la mobilisation » a confié le dirigeant syndical Erik Sandberg au journal suédois The Local.

Des trains ont déjà cessé de circuler sur la ligne Malmo-Stockholm, le syndicat a annoncé son intention de lancer un mouvement de grève à Stockholm à partir du 20 juin, si il n'obtenait pas satisfaction, en pleine période de vacances estivales.

Le mouvement de grève qui impliquait à l'origine 250 salariés en touche à présent plus de 1 260.

 

70 % des Suédois favorables au retour au monopole public !

 

Certes, le patronat, la presse locale essaient de monter les usagers contre les cheminots utilisant l'argument économique (« 2 millions de pertes par jour ») … et celui éculé de l'écologie (la pollution causée par la hausse du trafic sur le port d'Oresund, si!).

Toutefois, cette campagne médiatique que nous connaissons si bien en France ne semble pas marcher en Suède. Car, bien que l'expérience soit courte, la dégradation du service est déjà sensible depuis l'ouverture à la concurrence.

Le système ferroviaire suédois, réputé pour être un des plus efficaces, fiables, égalitaires d'Europe, semble se déliter dangereusement : retards de plus en plus fréquents, hausse des tarifs, sous-investissement, inégalités entre régions.

Ainsi, les compte-rendus mettent en avant le soutien apporté par les usagers de Malmo, principale ville du sud du pays frappée par la grève, aux travailleurs en lutte

Un sondage récent dans le quotidien suédois Dagens Nyheter montre même le haut niveau de conscience de la population suédoise, dépassant les mots d'ordre du syndicat des transports.

En effet, 70 % des Suédois se déclarent favorables à la ré-introduction du monopole public sur les chemins de fer.Un camouflet pour les partisans zélés de la privatisation du rail !

 

Serait-ce tabou de dire que les « réformes ferroviaires » de libéralisation-privatisation ont conduit à des échecs, qu'elles unissent cheminots et usagers dans la volonté de retour au monopole public ?  

 

Vive la lutte des cheminots suédois !

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 08:50

Un article très bien fait sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe à propos du déferlement médiatique dominant concernant la grève des cheminots.

 

Depuis le début du conflit des cheminots, les médias jouent un rôle particulièrement pourri, et partial, contre les cheminots.

Si pour les taxis, ils ont honnêtement donné les raisons de fonds de leur mouvement, dans le cas des cheminots, seuls les usagers prétendument mécontents sont mis en avant:

Personne n'informe honnêtement le citoyen sur les raisons de la grève, et l'enjeu de sécurité pour l'usager du chemin de fer !
Et pourtant, la série d'accidents qui a eu lieu l'an dernier, et notamment celui de Brétigny, devrait conduire les radios, télévisions et journaux, à plus de retenue, et à plus d'objectivité.

Sauf à ce que les pilotes des rédactions espèrent d'autres accidents ferroviaires pour vendre plus leurs papiers, la sécurité des usagers devrait les conduire à informer réellement sur les enjeux du conflit, tant en matière de sécurité et que qualité de service.

Depuis hier nous assistons à une aggravation du mensonge: diviser les cheminots pour les affaiblir, telle est la ligne de la "main invisible" qui pilote les médias.

Quel est le message distillé par ces manipulateurs ? "Parce que la CGT a rencontré le ministre, elle se préparerait à lâcher le mouvement". Après le "tous pourris" des politiques, aujourd'hui ce serait le "tous pourris" chez les syndicats, en écho avec la campagne des patrons et de leur syndicat, le Medef — toujours plus et mieux au service des actionnaires cupides et des spéculateurs — qui prétend que le syndicalisme des salariés serait dépassé.

Pour la CGT il est hors de question d’appeler à la reprise du travail, tant qu'elle n’aura pas eu, de la part du gouvernement des engagements concrets sur l’abandon de son projet de réforme, ni marqué une volonté de prendre en considérations les revendications des cheminots.
Depuis le début du conflit, la mobilisation des cheminots est immense, et ne faiblit pas !

Si elle est de haut niveau c’est bien par ce que les cheminots  sont dans une démarche revendicative unitaire, et que lme mouvement est placé sous le contrôle des salariés par les syndicats, dont proncipalement la CGT.

Plus de 1 cheminots sur 2 est en grève; plus de 230 Assemblées Générales ont lieu chaque par jour sur le territoire national.

La grève est tellement puissant que le "service minimum" annoncé a du mal a se mettre en place, au point que dans de nombreux endroits, la direction en est à remplacer les trains par des bus.

Les annonces du ministre sont loin de satisfaire les cheminots. Elles ne répondent pas aux revendications portées par les organisations syndicales CGT, SUD-rail et UNSA.

Certes — pour la première fois — le Gouvernement "évoque" la question du financement, et du traitement de la dette, à travers d’éventuelles nouvelles sources de financement…

Parce que la dette des chemins de fer provient d'un transfert de charges de l'État vers RFF pour l'aménagement du territoire, pour la CGT ces sources de financements doivent passer:

  • => par le rétablissement de la taxe carbone (barrières écotaxes),
  • => par l’arrêt des cadeaux au patronat,

C'est à dire :

  • => tout le contraire d’une aggravation/accroissement de la productivité des cheminots,
  • =>tout le contraire de l’austérité prônée par le Gouvernement…

Du côté des « non-avancées »:

  • => rien sur le Fret !
  • => rien sur l’EPIC unique
  • => rien sur le volet social !
Voilà ce que les citoyens ne connaîtront pas, parce que les médias sont tout aux ordres du patronat, des banquiers, des spéculateurs, et de l'État !

La CGT rejette le projet de loi que veut imposer le Gouvernement, et qu'il veut mettre en débat à partir du 16 juin, en discussion accélérée.

La CGT et les autes syndicats de cheminots insistent sur la nécessité d'une autre réforme ferroviaire:
  • => qui réponde efficacement aux besoins de transport des usagers voyageurs et Fret, ainsi qu’aux cheminots,
  • =>qui assure la santé et la sécurité des usagers,
  • =>qui vise à faire disparaître les retards systématiques et quotidiens, conséquence de la baisse de l'entretien des machines et des rails, du développement de la soutraitance, et des réductions d'emplois.

Lire aussi sur notre blog: Ligne SNCF Dieppe-Rouen: le sabotage patronal continue !

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 08:41

Lu sur El Diablo

 

Cliquez sur l'image 

 

 

greve-sncf-12juin2014-21h

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 11:24

405104 rail300

 

 

 


 

Le mouvement de grève des cheminots, massivement suivi ce 11 juin, contre la « réforme ferroviaire » suscite une vague de désinformation sur les ondes, dans nos écrans, à la une de nos journaux.

 

Nous republions ici un article originairement publié en juin 2013 sur les conséquences catastrophiques de la privatisation du rail entamée au début des années 1990 en Grande-Bretagne.

 

Eclairant pour comprendre le bien-fondé de la lutte de nos camarades cheminots, les implications ultimes de cette « réforme ferroviaire » qui vise au démantèlement de la SNCF publique.

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

 

« The great train robbery : les conséquences économiques et politiques de la privatisation du rail » : voilà le titre du rapport réalisé par le Centre de recherche sur le changement socio-culturel de Manchester, commandité par le Congrès des syndicats britanniques (TUC).

 

Le rapport a fait la une de la presse britannique. Il est dans notre intérêt en France, au moment où le gouvernement socialiste prépare une « réforme ferroviaire » qui irait dans le sens de la mise en concurrence, d'apprendre les leçons de la privatisation britannique.

 

Tout d'abord, rappelons que la privatisation du rail avait été préparé dans les années 1980, sous Thatcher, avec l'éclatement de l'unicité du British Rail en entités autonomes par secteurs géographiques (Network SouthEast) ou secteur d'activité (fret).

 

En application de la directive européenne 91/440, la Grande-Bretagne divise en 1993 gestion du réseau confiée à RailTrack, et exploitants mis en concurrence, à l'origine une vingtaine d'entités publiques sectorisées.

 

En 1996, avant les élections législatives, le Parti conservateur privatise l'ensemble des opérateurs, gestionnaires du réseau, fret comme exploitants voyageurs.

 

Reniant ses promesses, le gouvernement de Tony Blair va achever la privatisation de ce qu'il restait à vendre … avant de re-nationaliser le gestionnaire du réseau car c'est un poste structurellement déficitaire et donc non-rentable. Il faut bien socialiser les pertes !

 

Vingt ans après, le bilan de la libéralisation-privatisation du rail est édifiant, un véritable « pillage » des usagers et des fonds publics, siphonnés par une poignée de monopoles privés. Reprenons l'argumentaire des privatiseurs, point par point :

 

 

  1. Les tarifs les plus élevés au monde : l'argument de la « baisse des tarifs » ne tient pas en Grande-Bretagne. Les tarifs du rail sont désormais, en moyenne, deux fois plus élevés qu'en France, dans le secteur nationalisé. Depuis 1996, l'augmentation des tarifs du train a été trois fois supérieure à celle de l'augmentation moyenne des salaires. La Grande-Bretagne dispose des tarifs les plus élevés du monde : une conséquence de la privatisation ;

 

  1. Des trains qui arrivent de moins en moins à l'heure : les trains qui n'arrivent pas à l'heure, c'est aussi cela l'efficacité du privé. Un train sur six circule avec plus de 10 minutes en Grande-Bretagne (15%), contre un train sur dix en France (10%). La faute est rejetée sur « Network Rail », le gestionnaire du réseau, condamné ainsi à une amende de 90 millions d'euros la semaine dernière ;

     

  2. Un matériel roulant de plus en plus vieux : la modernisation conséquence de la privatisation, rien n'est plus faux. Depuis la privatisation, l'âge moyen du matériel roulant a augmenté, il était de 16 ans en 1996, il est de 18 ans aujourd'hui. L'investissement dans le renouvellement du matériel roulant a chuté de moitié entre 1993 et 2013 ;

     

  3. Un système excessivement coûteux : comme pour la Santé ou l'Education, contrairement aux idées reçues, le rail public coûte excessivement moins cher que le rail privé. Déjà le rapport McNulty publié en 2011 rappelait que les coûts du système fragmenté britannique étaient 40% supérieurs à ceux du système nationalisé français ;

     

  4. L'ouverture à la concurrence … c'est la domination des monopoles étrangers !: dans un secteur où un seul réseau existe, la « libre concurrence » est encore plus qu'ailleurs un leurre. De fait, le système privatisé britannique a conduit rapidement à l'émergence de monopoles nationaux, comme le britannique FirstGroup qui contrôle 7 des 23 « opérateurs privés » et surtout à la main basse des grands monopoles européens : l'Allemand Deutsche Bahn, l'Hollandais NS et enfin la SNCF (via Keolis) ont pris possession de 11 des 23 opérateurs du chemin de fer britannique. Quatre entreprises contrôlent donc 80% du rail britannique !

     

  5. Des investissements publics et une dette publique ! : la privatisation n'a pas conduit à la baisse des investissements publics mais au contraire à leur augmentation : 6 milliards d'euros de subventions par an pour financer les projets d'infrastructures, c'est deux fois plus qu'avant la privatisation. Ces projets d'infrastructures plombent les comptes du « Network Rail », sciemment re-nationalisée en 2001 : le gestionnaire public accumule désormais une dette de 40 milliards d'euros ;

     

  6. Mais des profits privés !: Si les pertes sont socialisées, les profits, eux, sont bien privatisés : en 2012, la seule Deutsche Bahn a réalisé 1 milliard d'euros de profit sur le réseau anglais. Les opérateurs privés bénéficient des investissements publics dans le réseau puisque 90% des profits sont ensuite directement reversés aux actionnaires. En outre, le gestionnaire public du réseau, malgré son endettement, continue à pratiquer des tarifs préférentiels pour l'usage du réseau : les droits de péage ont baissé de moitié depuis dix ans ;

 

La libéralisation puis la privatisation du rail, suivant les directives européennes mais en fonction d'un choix délibéré du grand capital britannique : un désastre patent pour les usagers, les contribuables et les travailleurs mais une opportunité pour les monopoles.

 

Un désastre qui a coûté la vie à plusieurs centaines d'usagers et de travailleurs britanniques, il suffit de se rappeler de la catastrophe de Landgrove-Broke qui a coûté la vie à 31 usagers et blessé 500 autres : les opérateurs privés ne voulaient pas à l'époque investir dans des dispositifs de sécurité.

 

Le désastre est tel que certaines fractions du capital britannique commencent désormais à reconsidérer l' (in-)efficacité d'un système ferroviaire privatisé : le Parti travailliste se déchire désormais sur la re-nationalisation potentielle du rail.

 

Dans le même temps, les syndicats du rail défendent ardemment la nationalisation du rail. Certains liés aux calculs d'une fraction du camp travailliste. D'autres, comme le syndicat de classe RMT, dans une perspective véritable de refondation d'un service public national.

 

Pour nous français, ces débats nous ramènent un siècle en arrière, avant la nationalisation de la SNCF : la défense du monopole public est plus que jamais une nécessité !

 

 

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 08:39

SNCF évolution (communiqué n°2) suivi d'un avis de La Canaille

Publié le 12 Juin 2014

 

A l'issue

de la rencontre

du

11juin

au soir

 

SNCF évolution (communiqué n°2) suivi d'un avis de La Canaille

Reprise par la Fédération des cheminots d'une pratique qui depuis 1995, puis les luttes de la première décénnie 2000, a fait ses preuves.

Des informations et avis à reprendre et faire rebondir pour participer à la diffusion.

Bonne lecture 

 

 

Juste une information : le palefrenier de Ségolène a cru bon de dire que sa réforme était "la seule solution pour sauver le rail".

Le Sauver de quoi ? 

Uniquement de la situation où il a été poussé par ses naufrageurs. Ceux ci comme ceux qui arment la flibuste sont connus.

Le but de sa loi, Libération le rappelle ce matin : 

Destinée à stabiliser la dette du secteur ferroviaire (44 milliards d’euros) et à préparer son ouverture totale à la concurrence, la réforme contestée par les syndicats prévoit de regrouper la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau.

Depuis 1991 derrière la façade de la CEE, de la CE puis de L'UE, ce sont l'accumulation de mesures conconctés par les gouvernements successifs (tous) pour permettre au capital de s'approprier un outil efficace financé par l'argent public, pensé et réalisé par les cheminots qui a mis la SNCF en situation de précarite financière, poussé à éclater sa cohérence industrielle.

Ces choix politique lui font supporter les coûts de décisions prises par d'aucuns qui n'en assument pas le poids financier.

Alors que le système ferroviaire est poussé vers la faillite avec la complicité active d'un état major interne. Celui ci au travers de l'organisation de l'obligation d'emprunter aux banques pour financer les choix que cette grivèlerie publique impose offre à ces même banques (directement ou par les redevance versée à RFF) qui ainsi se gavent par des remboursements d' emprunts qui conduisent maintenant à ce qu'un cheminot sur trois travaille pour les banques.

Pendant ce temps, ces mêmes banques ont droit à des centaines de milliards d'€uros de soutien par les finances publiques (crise des sub'primes et autres créées par elles), sans même avoir à les rembourser.

La SNCF ne tire aucune dotation financière publique pour réaliser les chantiers que sa tutelle lui impose autre que le branchement des finances régionales pour la partie TER, pire celle-ci maintenant l'engage dans des financements PPP pour brancher directement la trésorerie de l'entreprise pour gonfler les profits des banques.

C'est cela l'ouverture à la concurence libre et non faussée portée par l'UE et défendue pour TOUS les groupes du parlement européen qui TOUS ont accepté les traités pour pouvoir se constituer et son en train de renouveler et confirmer leur choix.

La réforme "Hollande Valls Royal Cuviller" synthèse agravante des précédentes propose de donner directement aux banques la maitrise de la SNCF. C'est la méthode Thatcher reconditionnée en rose.

Ce ne sont pas seulement les cheminots, leur outil de travail, les conditions sociales de son fonctionement porté par le statut de la SNCF qui seraient spoliés par ces choix, mais le pays tout entier.

La SNCF appartient à la Nation, rétablissons lui son unité et développons le service public, tous NOS services publics. 

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 13:04
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 22:35

Lu sur El Diablo

SNCF

CGT-cheminots-versailles1.jpg

 

Réforme ferroviaire : la provocation de trop qui met la grève reconductible à l'ordre du jour !

Après la manifestation massive des cheminots à Paris, qui a rassemblée plus de 22 000 cheminots contre la réforme ferroviaire, le gouvernement devait recevoir les 3 organisations syndicales CGT-Sud-UNSA pour écouter leurs propositions le 4 juin 2014.

 

Il est évident que le projet de loi Cuvillier/Pépy est totalement inacceptable, car il porte en lui la destruction de la SNCF, entreprise publique historique et structurante, et la casse des droits sociaux des cheminots, le tout pour préparer une privatisation généralisée du réseau ferré national à moyen terme.

 

Or, bien loin d'annoncer le retrait de ce projet de loi massivement rejeté par les cheminots, voir même son report, le gouvernement a affiché son mépris le plus total pour le corps cheminot en annulant purement et simplement le rendez-vous !

 

Cette nouvelle provocation du pouvoir est décidément celle de trop.

 

Voilà pourquoi, relayant les aspirations combatives de leurs bases, la fédération CGT des cheminots et Sud Rail ont déposé un préavis de grève nationale reconductible par tranche de 24h, à compter du mardi 10 juin prochain à 19h.

 

Après l'ANI, la hausse de la TVA, le "pacte de responsabilité", les attaques contre les intermittents, les hôpitaux, le gel du traitement des fonctionnaires et maintenant ce passage en force sur la réforme ferroviaire, il est clair que le gouvernement PS, a fait le choix définitif de se suicider politiquement pour satisfaire les intérêts de classe du patronat.

 

Face à cette attaque de classe, nous n'avons donc rien à attendre de négociations à froid, rien à attendre d'amendements parlementaires, nous ne devons compter que sur nous-même, que sur nos propres forces pour les mettre genoux à terre et défendre nos intérêts de classe.

 

La grève reconductible est notre arme, pas pour peser sur des débats parlementaires, mais pour paralyser l'économie du pays, pour contraindre ce gouvernement au service de la finance de retirer son projet de loi mortifère et anti-social, et imposer une autre réforme.

 

Une réforme tenant dans la réintégration de RFF au sein de l'EPIC SNCF et dans l'unification de toute la famille cheminote sous un même statut de haut niveau, au sein d'un grand monopole public, au service des intérêts populaires en matière de transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises.

 

En nous plaçant ainsi en état de légitime défense sociale, en nous poussant ainsi à la lutte à mort contre cette attaque sans précédent de nos droits sociaux, le gouvernement joue un jeu dangereux : il prend le risque de fédérer autour de cette locomotive cheminote en colère, un train des luttes fédérant tous les travailleurs sur qui les coups pleuvent depuis trop longtemps...

 

A NOUS DE TRANSFORMER CETTE ATTAQUE HISTORIQUE CONTRE LES CHEMINOTS, EN DÉFAITE HISTORIQUE DE CE GOUVERNEMENT AUX ORDRES DE LA FINANCE !

 

 

 

SOURCE

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 13:20

Lu sur Canaille le Rouge

 

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes.

 

Cheminots juin 2014, appel à la grève

Publié le 4 Juin 2014

Pour le Service Public

pour l'avenir de la SNCF

l'emploi et le statut

des cheminots

Cheminots juin 2014, appel à la grève
Cheminots juin 2014, appel à la grève
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