Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
Article du blog de Gérard Filloche
Non, un salarié payé au Smic ne percevra pas 500 euros de plus par an !
Le « pacte de responsabilité » annoncé par Manuel Valls devrait s’accompagner, pour équilibrer les 15 milliards d’euros supplémentaires de cadeaux au patronat d’un « pacte de solidarité » de 5 milliards en faveur des salariés.
La disproportion est déjà manifeste car, si l’on ajoute les 20 milliards d’euros annuels de cadeaux au patronat, sans la moindre contrepartie en termes d’emplois, c’est 35 milliards d’euros que percevra le patronat. 5 milliards d’euros, cela ferait 7 fois moins.
Mais surtout, ce qui est accorde de la main gauche, est retire de la main droite. Il s’agit d’un simple tour de passe-passe. Le patronat n’aura pas à financer quoi que ce soit, ce sont les salariés qui financeront l’augmentation de leur salaire net en voyant diminuer leur salaire indirect, les cotisations sociales.
Quel sera le résultat de ce tour de bonneteau ?
Soit le manque à gagner pour la Sécurité sociale sera financé par les impôts. Mais cela ne pourra être que les impôts des salariés puisqu’il a été annoncé la diminution des impôts payés par le patronat : l’impôt sur les sociétés passerait de 37 % à 28 % des bénéfices, la C3S disparaitrait et de nombreuses taxes payées par le patronat seraient supprimées. Comme l’écrivait Alphonse Allais « Il ne faut faire aux microbes aucune peine, même légère ». Mais dans ce cas, qui paiera les augmentations d’impôts nécessaires si ce n’est les salariés ?
Soit le manque à gagner de la Sécu ne sera pas financé par les impôts. Dans ce cas, il n’y aura plus que deux possibilités. Ou les salariés devront renoncer à se soigner alors que plus de 30 % de notre pays ont déjà dû renoncer à se soigner en 2013 parce qu’ils n’en avaient pas les moyens. Ou les remboursements seront faits par les mutuelles ou les assurances complémentaires mais dans ce cas, les salariés verront leurs cotisations augmenter.
Ce qui a été donné d’une main sera repris de l’autre, en fragilisant encore plus, au passage, la Sécurité sociale.
Cette proposition n’a été débattue nulle part. Aucune motion, aucun texte du PS, aucune assemblée de militants ni d’élus, de députés ne l’a envisagée.
Pour la bonne raison que cette proposition est dans le programme de Marine le Pen depuis des années et que nous avons publié des dizaines d’articles, des brochures, des livres pour la dénoncer. Toute la gauche l’a dénoncé, le parti socialiste le premier.
C’est une proposition qui s’attaque à un élément symbolique central du « pacte social français » comme on dit, c’est à dire de ce qui est issu du programme du Conseil national de la résistance. Il s’agit de casser ce salaire mutualisé collecté et redistribué à chacun selon ses besoins, en cas de maladie, de chômage, de famille nombreuse, de besoin de logement, d ‘accident du travail ou de retraite.
Baisser le brut pour hausser le net n’est pas seulement un tour de passe passe ou une malhonnêteté, c’est une attaque centrale contre tout ce qui fonde la protection sociale en France depuis 1945.
« Ni Dieu, ni César, ni tribun,
C’est nous le droit, c’est nous le nombre ».
Des départs en cars sont organisés. Nous avons collecté les horaires. Il se peut que nous n'ayons pas eu connaissance de tous. Se renseigner auprès des organisations signataires
contact : 02 35 07 89 80 ou par mail à : marche12avrilrouen@laposte.net
Le 12 Avril :
Non à la politique austéritaire et au pacte de responsabilité!
Non à l'UE et au capitalisme qui les ont enfantés !
Après le désastre des municipales le PS et Hollande prétendent interpréter le désaveu massif des électeurs comme une invitation à accentuer la politique austéritaire qu’ils veulent mettre en oeuvre plus vite, plus fort. Pour cela il ont choisi Manuel Valls comme premier ministre. Les députés socialistes, à l’exception de onze d’entre eux, ont voté la confiance à Manuel Valls. Tout comme la majorité des Verts. La fronde, orchestrée par les médias n’était donc qu’un artifice destiné à tromper les électeurs de gauche qui avaient déserté les urnes ou fait d’autres choix. Les députés communistes ont voté contre. Enfin.
Tout changer pour que rien ne change
En réalité ils feignent de tout changer pour que rien ne change. Les socialistes-libéraux ne remettent en cause ni la mondialisation capitaliste, ni l’intégration européenne. Or c’est ce qu’il faudrait changer pour répondre aux attentes des salariés, des agriculteurs, des petites entreprises. Contrairement à ce qui dit un responsable du PCF, Valls ne « boxe » pas « contre son camp », il a choisi son camp , tout comme les dirigeants du PS: celui de la droite et des patrons. On se demande bien pourquoi la droite a voté contre. C’est son programme.
Ce que Sarkozy n’avait pas osé faire, Manuel Valls le propose : il a eu beau répéter plusieurs fois « ouvriers » ou « employés », ce sont les patrons qu’il satisfait: exonérations des cotisations salariales, réduction des dépenses de l’Etat, de la sécurité sociale, des collectivités locales. Il va tuer la sécurité sociale et les services publics. C’est ce que le Medef voulait, mais il n’a pas encore assez de profits et "reste sur sa faim"… Alors, la prochaine fois, qu’est-ce que le gouvernement va encore concéder au grand patronat ?
Pas un mot sur le coût du capital, sur les 312 milliards de revenus financiers non soumis à la cotisation sociale, sur les 50 milliards d’exonérations de cotisations patronales, sur les 30 milliards récemment donnés aux patrons en faisant sauter les cotisations familiales, pas un mot sur les 100 milliards d’évasion fiscale.
Ni démocratie, ni justice
Décidément, il n’y a ni démocratie ni justice dans ce système capitaliste où l’État ménage les patrons voyous et traite en délinquants des syndicalistes luttant pour l’emploi.
Les hypocrites – UMP-PS-UDI-Modem- pleurent tous en chœur sur la désertion des urnes et la montée du FN mais ils font tout pour cela. Les votes des électeurs sont traités par le mépris. 2005, vote non à la politique européenne : elle est appliquée de force. 2012, la politique de Sarkozy est rejetée : les socialistes l’aggravent. En Mars 2014, grève des urnes et désaveu cinglant de la politique de Hollande : le plus droitier des ministres socialistes est appelé pour renforcer la politique d’austérité !
« Ni Dieu, ni César, ni tribun,
C’est nous le droit, c’est nous le nombre ».
Ils ont décidé, à droite comme dans le camp socialiste, de ne pas tenir compte de nos votes ou de notre abstention. Les salariés ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Nous ne serons entendus que si nous nous retrouvons dans les luttes contre cette politique européenne austéritaire. Unis fortement contre ces dirigeants, nous pouvons beaucoup. Nous n’avons que faire d’hommes ou de femmes providentiels qui détournent les votes des électeurs. Ne sommes-nous pas capables de faire ce qui a été fait en 1936 ou en 1968 ? Ne sommes-nous pas capables de bloquer l’économie pour faire rendre gorge à ceux qui nous saignent ? Contre la dictature européenne, contre l’absence totale de démocratie, il ne nous reste que les luttes sous toutes les formes.
Le 12 avril, nous marcherons contre le pacte de responsabilité
Nous dirons "non" à l'austérité européenne et à l'UE
Nous disons également non à la criminalisation de l’action syndicale dont sont victimes tant de syndicalistes qui refusent l’ordre capitaliste européen. Nous voulons que nos régions, notre pays soit réindustrialisés. Nous refusons cet euro qui casse nos acquis sociaux, nos services publics, nos entreprises nationales.
Dans ces conditions, il faut cesser de vanter une illusoire « Europe sociale » qui paralyse les luttes et l'action politique. Pour échapper au choix entre le PS européiste et le FN faux patriote, nous appelons à dire non à la mondialisation capitaliste et à l’intégration européenne qui ont enfanté l’austérité européenne. La France doit sortir de l’UE, de l’euro et de l’OTAN. C'est le voeu de nombreux salariés, ouvriers ou employés. C’est la seule voie pour créer les conditions de rupture avec la domination capitaliste, c’est la seule chance de nous en sortir. Dans une France indépendante les citoyens français pourront décider souverainement de leur avenir, de la société qu'ils veulent. Et pour contrôler durablement leur vie, l'économie, élargir les services publics, démocratiser en profondeur les institutions, c'est une société socialiste, autogestionnaire, à la française qu'il leur faudra construire.
Action Communiste
Le 12 Avril :
Non à la politique austéritaire et au pacte de responsabilité!
Non à l'UE et au capitalisme qui les ont enfantés !
Après le désastre des municipales le PS et Hollande prétendent interpréter le désaveu massif des électeurs comme une invitation à accentuer la politique austéritaire qu’ils veulent mettre en oeuvre plus vite, plus fort. Pour cela il ont choisi Manuel Valls comme premier ministre. Les députés socialistes, à l’exception de onze d’entre eux, ont voté la confiance à Manuel Valls. Tout comme la majorité des Verts. La fronde, orchestrée par les médias n’était donc qu’un artifice destiné à tromper les électeurs de gauche qui avaient déserté les urnes ou fait d’autres choix. Les députés communistes ont voté contre. Enfin.
Tout changer pour que rien ne change
En réalité ils feignent de tout changer pour que rien ne change. Les socialistes-libéraux ne remettent en cause ni la mondialisation capitaliste, ni l’intégration européenne. Or c’est ce qu’il faudrait changer pour répondre aux attentes des salariés, des agriculteurs, des petites entreprises. Contrairement à ce qui dit un responsable du PCF, Valls ne « boxe » pas « contre son camp », il a choisi son camp , tout comme les dirigeants du PS: celui de la droite et des patrons. On se demande bien pourquoi la droite a voté contre. C’est son programme.
C'est le Medef qui est content
Ce que Sarkozy n’avait pas osé faire, Manuel Valls le propose : il a eu beau répéter plusieurs fois « ouvriers » ou « employés », ce sont les patrons qu’il satisfait: exonérations des cotisations salariales, réduction des dépenses de l’Etat, de la sécurité sociale, des collectivités locales. Il va tuer la sécurité sociale et les services publics. C’est ce que le Medef voulait, mais il n’a pas encore assez de profits et "reste sur sa faim"… Alors, la prochaine fois, qu’est-ce que le gouvernement va encore concéder au grand patronat ?
Pas un mot sur le coût du capital, sur les 312 milliards de revenus financiers non soumis à la cotisation sociale, sur les 50 milliards d’exonérations de cotisations patronales, sur les 30 milliards récemment donnés aux patrons en faisant sauter les cotisations familiales, pas un mot sur les 100 milliards d’évasion fiscale.
Ni démocratie, ni justice
Décidément, il n’y a ni démocratie ni justice dans ce système capitaliste où l’État ménage les patrons voyous et traite en délinquants des syndicalistes luttant pour l’emploi.
Les hypocrites – UMP-PS-UDI-Modem- pleurent tous en chœur sur la désertion des urnes et la montée du FN mais ils font tout pour cela. Les votes des électeurs sont traités par le mépris. 2005, vote non à la politique européenne : elle est appliquée de force. 2012, la politique de Sarkozy est rejetée : les socialistes l’aggravent. En Mars 2014, grève des urnes et désaveu cinglant de la politique de Hollande : le plus droitier des ministres socialistes est appelé pour renforcer la politique d’austérité !
Ne comptons que sur nous-mêmes
Nous ne devons garder aucune illusion. Ils ont décidé, à droite comme dans le camp socialiste de ne pas tenir compte de nos votes ou de notre abstention. Nous ne serons entendus que si nous nous retrouvons dans les luttes contre cette politique européenne austéritaire. Unis fortement contre ces dirigeants, nous pouvons beaucoup. Nous n’avons que faire d’hommes ou de femmes providentiels qui détournent les votes des électeurs. Ne sommes-nous pas capables de faire ce qui a été fait en 1936 ou en 1968 ? Ne sommes-nous pas capables de bloquer l’économie pour faire rendre gorge à ceux qui nous saignent ? Contre la dictature européenne, contre l’absence totale de démocratie, il ne nous reste que les luttes sous toutes les formes.
Il faut cesser de vanter une illusoire "Europe sociale"
Dans ces conditions, il faut cesser de vanter une illusoire « Europe sociale » qui paralyse les luttes et l'action politique. Pour échapper au choix entre le PS européiste et le FN faux patriote, la France doit sortir de l’UE, de l’euro et de l’OTAN. C'est le voeu de nombreux salariés, ouvriers ou employés. C’est la seule manière de rompre avec la domination capitaliste, c’est notre seule chance de nous en sortir. Nous pourrons ainsi choisir de construire la société que nous voulons, une société socialiste, autogestionnaire, à la française.
Marchons le 12 avril contre le pacte de responsabilité-austérité
En conséquence, nous soutenons la marche du Samedi 12 avril, pour dire non à l’austérité, non au pacte de responsabilité. Toute lutte contre l’austérité européenne est à soutenir. Mais nous ne nous faisons aucune illusion sur l’UE. Elle n’est pas réformable.
Nous appelons également à dire non à la mondialisation capitaliste et à l’intégration européenne qui ont enfanté l’austérité européenne. Nous disons également non à la criminalisation de l’action syndicale dont sont victimes tant de syndicalistes qui refusent l’ordre capitaliste européen. Nous voulons que nos régions, notre pays soit réindustrialisés. Nous refusons cet euro qui casse nos acquis sociaux, nos services publics, nos entreprises nationales.
« Ni Dieu, ni César, ni tribun,
C’est nous le droit, c’est nous le nombre ».
Action Communiste
ELBEUF: 10 heures, départ place du champ de foire
LE HAVRE
Un départ en car du Havre (9h-Deschaseaux), avec arrêts à Harfleur et au Pont de Tancarville (Renseignements auprès de l'UL CGT du Havre) ou Contact : 02 35 53 10 66
DIEPPE (départ 10 H 00 Gare SNCF) : contact : 02 35 84 10 77
ROUEN
contact : 02 35 07 89 80 ou par mail à : marche12avrilrouen@laposte.net
5000 syndicalistes massés devant le tribunal du Havre, en présence de Thierry Lepaon. Verdict : relaxe des 4. Mais vigilance car le procureur, donc l'État peut faire appel de la décision. Par ailleurs, bien qu 'il y ait relaxe, il reste la qualification de recel et vol de la plaque de la député socialiste et une contravention de 100 euros pour affichage sur la vitrine du siège de la députée.
La justice de classe encore une fois qualifie de vol et recel ce qui est liberté d'exprimer son opinion à propos de l'action d'une députée socialiste fraîchement élue. Cette dernière n'a eu aucun état d'âme pour voter tous les pactes et traités d'austérité du gouvernement Hollande-Ayrault et de l'UE. En matière de communication, les militants CGT ont réussi: lui voler sa plaque, c'était peut-être lui signifier qu'elle avait volé son siège de député en mentant aux électeurs sur toute la ligne. Ne mérite-t-elle pas sa destitution pour mensonge électoral ?
Tout indique que ces sociaux-libéraux n'ont rien compris et qu'ils s'apprêtent à faire pis encore avec le gouvernement Valls. Les progrès de l'abstention, les luttes comme celles des militants havrais et normands, et ailleurs en France, montrent qu'un certain nombre de salariés ne se font plus d'illusions sur le PS. Le classent-ils encore à gauche ? Nous espérons que le voile se déchire et qu'il apparaît pour ce qu'il est : un deuxième parti de droite, chargé de convaincre les couches moyennes des bienfaits des politiques européennes. La classe ouvrière, les employés, la grande majorité des salariés, ils les dédaignent et les font condamner !
Dernière minute : le Parquet a annoncé qu'il ne ferait pas appel.

La justice a tranché et c’est avec une grande satisfaction que la CGT prend acte de la décision du tribunal correctionnel concernant les quatre militants de l’Union locale CGT du Havre.
Ils étaient poursuivis d’une part pour avoir collé des affiches sur les vitres d’une permanence parlementaire et déboulonné la plaque de la députée lors d’une manifestation contre la réforme des retraites, et d’autre part pour avoir prétendument bousculé un huissier de justice lors d’un conflit social dans une société de courtage en assurance. Pour la première affaire, le parquet avait requis, en février dernier, deux mois de prison avec sursis et 300 euros d’amende pour « vol et recel ». Pour la seconde affaire, il avait réclamé six mois de prison ferme et 500 euros d’amende. Les quatre militants CGT risquaient donc la prison.
De telles réquisitions, totalement hors de proportion avec les faits reprochés témoignent d’un acharnement antisyndical et d’une sévérité hélas trop fréquents à l’égard des militants syndicaux. C’est, entre autres, ce que sont venus dire quelque 5000 manifestants au Havre, ce lundi 31 mars au matin, à l’appel de la CGT, de la FSU, de FO et de Solidaires, et parmi lesquels se trouvaient une délégation importante de militants de Roanne ainsi que Thierry Lepaon, Secrétaire général de la CGT.
Le tribunal a finalement relaxé nos quatre camarades pour la prétendue bousculade, les dispensant de peine pour les autres faits. C’est justice et la CGT exige des pouvoirs publics qu’ils ne prêtent pas leur concours à la criminalisation de l’activité syndicale par le patronat et les directions d’entreprises publiques ou privées.
La CGT réaffirme avec force son exigence d’une loi d’amnistie, d’une loi pour renforcer la protection des militants syndicaux et associatifs qui agissent dans le cadre d’actions collectives et d’une loi pour supprimer de la liste du fichier des prélèvements génétiques, tous les militants syndicaux et associatifs interpellés dans le cadre d’actions collectives.
Montreuil, le 31 mars
Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe
Belle victoire pour les 4 camarades du Havre puisqu’ils ont été relaxés en ce début d’après-midi.
Plus de 5000 personnes s’étaient rassemblés devant le Palais de Justice du Havre pour leur apporter leur soutien et crier leur refus de la criminalisation de l’action syndicale.
Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, était lui aussi présent ainsi que les secrétaires de plusieurs UD, de toutes les UL de Seine Maritime, et une délégation d’une cinquantaine de dieppois mais aussi les camarades de Roanne.

Une belle journée de lutte dans les rues du Havre. L’action finit toujours par payer.
Syndiquez-vous plus vous êtes nombreux plus vous êtes forts dans vos entreprises !
Quelques informations à propos de la manifestation du 31 mars pour soutenir les syndicalistes havrais. A leur tour les Goodyear sont à nouveau poursuivis. C'est de l'acharnement judiciaire. C'est une guerre de classe. Ce sont les plus combatifs de nos camarades qui sont visés. Le pouvoir socialiste n'a-t-il donc rien compris à la colère des ouvriers et des salariés les plus touchés par la crise et sa politique d'austérité ? Ou a-t-il définitivement choisi le camp des patrons et de ses soutiens ? Et va-t-il se réjouir avec Warren Buffet, le milliardaire américain, qui se félicitait : "Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n'avons jamais été aussi prospères. C'est une guerre de classes, et c'est ma classe qui est en train de gagner".
Ceux qui viendront soutenir les syndicalistes havrais viendront exiger que les syndicalistes ne soient pas traités comme des criminels. Ils réclameront au gouvernement la justice sociale quand les patrons, grâce aux avocats et conseillers juridiques qu'ils paient à prix d'or, grâce au manque criant de contrôles fiscaux et d'inspecteurs du travail, grâce aux suppressions de nombreux tribunaux des prud'hommes, échappent le plus souvent aux condamnations qu'ils méritent.
Nous reproduisons ci-dessous les textes de la CGT et de l'appel unitaire.
Une politique répressive s’instaure dans les entreprises et les services, les salariés subissent de plein fouet cette situation, sur leurs lieux de travail.
On leur demande toujours plus, sans aucune compensation, leurs conditions de travail se dégradent, on leur impose plus de flexibilité, de gel des salaires et aucune évolution de carrière, sauf quand il y a des luttes.
Leur détresse démontre comment les modèles de gestion en vogue, les valeurs néolibérales et la financiarisation de l'économie sont en voie de transformer le travail en torture.
Bien des cas d'épuisements professionnels, de dépressions, et même de suicides s'avèrent plus que de simples problèmes individuels. Ils sont les symptômes des maux du monde du travail et de la société toute entière.
Différents accords signés par certains syndicats avec le MEDEF ont des conséquences sur la vie des salariés (accord ANI, accord de responsabilité de Hollande-Gattaz, qui remet en cause notamment notre protection sociale), sans compter la remise en cause des élections prud’homales et de la réforme de l’Inspection du travail, qui demeure dans les tiroirs des ministères.
Le patronat pourra licencier plus facilement et les salariés vont avoir moins de droits pour se défendre.
Face à cette situation, pour tenter de dissuader toute opposition à cette cure d’austérité sociale, une politique répressive à l’encontre de l’action syndicale est orchestrée, avec l’aval du pouvoir en place.
Ce n’est pas le fait qu’ils aient collé quelques affiches sur les vitres du PS rappelant leur trahison vis-à-vis de la réforme des retraites, le plus grave, c’est qu’ils aient soutenu les salariés en lutte de SPB.
En présence de Thierry Le Paon Secrétaire Général de la CGT.
L’Union Départementale CGT de Seine-Maritime appelle ses syndicats à créer toutes les conditions, par des arrêts de travail dans les entreprises, afin de permettre aux salariés d’agir et d’être présents devant le tribunal pour soutenir nos camarades qui risquent des peines d’emprisonnement pour avoir défendu l’intérêt collectif des salariés.
Rouen, le 25 mars 20
11 h 00 au Palais de Justice du Havre.
Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/
Ce 24 mars, quatre ouvrières travaillant dans une filiale tunisienne d'un groupe aéronautique française vont connaître leur sort devant la justice tunisienne. Elles ont déjà perdu leur emploi, elles sont maintenant menacée de prison, leur délit : avoir monté un syndicat.
Cela fait quatre ans que ces ouvrières tunisiennes de SEA Latelec-Fouchana, une filiale du groupe français aéronautique Latécoère, se battent.
Elles se sont battues d'abord pour monter un syndicat pour gagner un salaire décent et mettre fin au despotisme à l'usine, ensuite pour sauver leur emploi face aux manœuvres de délocalisation, enfin pour préserver leur liberté face aux poursuites judiciaires entamées par leur ancien employeur.
Monter un syndicat pour organiser la résistance
Tout a commencé en 2005. Latécoère, fournisseur notamment en câblages, fuselages (numéro un mondial dans le domaine) pour Dassault, Airbus et autres géants de l'aéronautique française, décide alors de délocaliser une partie de sa production en Tunisie, à Fouchana.
Latécoère embauche une main d’œuvre majoritairement féminine, escomptant sur la docilité des travailleuses, leur acceptation de conditions de travail et de salaires indécents.
C'est le début de l'enfer pour les ouvrières tunisiennes du site embauchées toutes en CDD renouvelable : heures de travail non-payées, harcèlement moral et sexuel, intimidations, pour un salaire ne dépassant pas les 100 € par mois.
En 2011, en pleine « révolution tunisienne » les ouvrières décident de dire Stop et ouvrent une section syndicale de l'UGTT, qui devient vite le foyer de résistance au despotisme patronal à l'usine, regroupe la grande majorité des travailleuses.
Quand Latécoère délocalise en … France pour casser la grève en Tunisie !
Une lutte âpre s'engage, où la direction emploie toutes les méthodes – tentative de corruption de syndicalistes, menaces – avant de concéder un accord en mai 2012 répondant à la plupart des revendications : reconnaissance de congés payés, des hausses de salaire, le paiement des heures sup.
L'entreprise française révèle vite ses vraies intentions. Dès septembre, elle crée un syndicat maison pour supplanter l'UGTT, un échec. Le 20 septembre, l'entreprise lance un lock-out patronal, refusant de rouvrir l'usine à moins que les déléguées UGTT ne soient laissées à la porte.
Le conflit s'intensifie. A Fouchana, les ouvrières lancent une grève illimitée, qui va durer quatre semaines, et va constituer un front uni face aux intimidations, sous toutes leurs formes
Sous pression de son principal donneur d'ordres, Airbus, Latécoère décide alors de « rapatrier » une partie de la production à Tarbes, en France, embauchant des intérimaires en France pour briser le mouvement en Tunisie.
Les machines, stocks sont rapatriés en France, les ouvrières tunisiennes impuissantes face à la manœuvre. Le groupe fait retomber la faute de la « réduction de la production » sur les travailleuses, contre lesquelles est entamée un plan de licenciement en mars 2013.
L'effectif est réduit de moitié sur le site tunisien, le syndicat maison prend enfin le pouvoir, les meneuses du mouvement dont Sonia Jebali et Monia Dridi sont mises à la porte. Le temps de finir la manœuvre, le site français est fermé et tout le matériel rapatrié en Tunisie.
24 mars : la menace de la prison
La direction française du site ne s'arrête pas là. Après avoir fait perdre leur emploi à Monia, Sonia et plusieurs autres camarades, elle pousse une salariée (affiliée au « syndicat maison ») de porter plainte contre quatre salariées syndiquées à l'UGTT pour « violences physiques et verbales »,
En décembre 2013, sans leur présence, le premier jugement a opté pour une peine de prison ferme de deux mois. Le 24 février dernier, la police leur a signifié leur condamnation pour « atteinte à la morale et diffamation ».
Les quatre femmes en lutte ont fait appel, le procès doit être rejugé ce 24 mars, avec une issue incertaine. Elles ont besoin de tout notre soutien.
Pointons les responsabilités des 1 300 entreprises françaises
Il est temps de faire monter la pression, temps aussi de pointer la responsabilité de nos entreprises, de l'Etat français dans les conditions de travail inhumaines, les salaires de misère dont sont victimes la masse de la population tunisienne, avant et après la dite « révolution » tunisienne.
Les entreprises françaises sont massivement présentes en Tunisie, elles sont 1 300, employant officiellement 130 000 salariés. En 2012, la France reste le premier investisseur en Tunisie, concurrencé par les Emirats, la Grande-Bretagne l'Allemagne ou l'Italie.
La France est également le premier partenaire commercial de la Tunisie : 30 % des exportations tunisiennes sont dirigées vers la France, 18 % des importations tunisiennes sont originaires de France.
Historiquement, les entreprises françaises sont présentes dans les services : tourisme (Accor, Club med), le secteur bancaire (BNP), la grande distribution (Casino, Carrefour), les assurances (Groupama) ou les services pétroliers (Total).
Toutefois, les entreprises opérant en Tunisies sont désormais très largement concentrées (à 80 %) dans l'industrie manufacturière dont la moitié dans le textile, le reste partagé équitablement entre l'électronique, la métallurgie et la chimie.
Une analyse plus fine révèle que les entreprises françaises textile en Tunisie ont délocalisé leurs branches « confection » et « bonneterie » (75 % des entreprises), tandis que l'électrique/électronique/aéronautique, le deuxième secteur d'activité, 60 % des entreprises sont dans les « cablâges » (comme Latécoère).
Le point commun entre ces deux activités sont d'être faiblement capitalistique, consommatrice en une main d'oeuvre féminine peu qualifiée et très faiblement rémunérée.
Le gouvernement français négocie des contrats en Tunisie … pour Airbus : dénonçons-le haut et fort !
La Tunisie est donc une source de profits faciles pour les investisseurs français surtout avec le « Code des investissements » déjà préfiguré par Bourguiba en 1972, mis sur pied par Ben Ali, dont la réforme est aujourd’hui discutée mais sans remettre en cause les avantages pour le patronat.
Ce « code » prévoit en effet tout un ensemble de facilités pour le capital étranger : exonérations fiscales sur le rapatriement des bénéfices, baisse de droits de douane pour les industries délocalisées, cession de terrain à prix modique, enfin création de zones franches à imposition minimale ou nulle.
Et ce n'est pas près de se terminer. Le gouvernement tunisien dominé par les islamistes après 2011, avec la figure de l'islamiste libéral pro-américain Jebali, s'est déclaré favorable aux investisseurs, notamment français.
Le « gouvernement d'union nationale », technocratique, sous la coupe de l'UTICA (MEDEF local) pousse encore dans ce sens, dans les négociations avec le FMI, dans la finalisation du nouveau « Code d'investissements » consacrant la « liberté d'investissement ».
François Hollande s'est déjà rendu en Tunisie deux fois depuis neuf mois : d'abord en juillet 2013, récemment en février 2014.
La première fois, accompagné d'une cinquantaine d'hommes d'affaires, de PDG français pour signer des contrats notamment dans l'électronique. François Hollande a également négocié le redéploiement d'une partie de la dette en contrats d'investissements pour les monopoles français.La seconde fois, il a proposé la vente de six EC275 Caracal aux forces spéciales tunisiennes, officiellement pour la lutte contre le terrorisme. Des appareils hi-tech, idoines pour le repérage en milieu hostile, les missions commandos, adaptés aussi aux forces anti-émeute.
Ce contrat de 300 millions d'euros serait bien sûr au bénéfice d' … Airbus, le même groupe fourni par Latécoère, qui licencie nos camarades Monia, Sonia et les autres.
L’État français reste le premier actionnaire d'EADS (qui détient Airbus). Il n'est pas acceptable que la casse de l'industrie française serve à alimenter les profits privés, débouche sur des conditions de travail, salariales, d'oppression syndicale inacceptables.
Stop à l'hypocrisie aussi à gauche ! Non, Louis Gallois qui a été à la tête d'EADS de 2006 à 2012 n'est pas un « patron de gauche ». Non, les contrats signés pour Dassault, Airbus ne sont pas une « bonne chose pour la France », comme certains à gauche le prétendent.
Il n'y a pas d'avenir dans les relations privilégiées avec le « corrupteur de la République » Dassault, ni dans l'insertion dans la « compétition » internationale pour la vente d'armes.
Nous sommes solidaires avec nos camarades Mounia, Sonia et toutes les autres. Solidaires avec la campagne menée notamment par la CGT Airbus, Latécoère pour faire connaître leur sort, et le lier au sort vécu par les ouvrier(e)s français(e)s.
Solidarité avec nos camarades tunisiennes, la lutte se mène aussi en France !
Après que le tribunal de commerce de Caen ait prononcé la liquidation judiciaire de la biscuiterie Jeannette de Caen, le 18 décembre 2013, et que l'entreprise ait été fermée le 3 janvier 2014, les salariés de l'usine Jeannette de Caen défendent leur usine et leurs emplois. Le 20 février dernier ils se sont opposés à la vente aux enchères des machines par le liquidateur, qui aurait définitivement fermé toute possibilité de réouverture de l'usine. Depuis cette date, ils occupent leur usine, avec la CGT.
Sur les murs de l'usine, ils expriment leur désarroi : "Prime de misère, blocage de l’usine", "non au pillage de l’outil industriel".
"Nous souhaitons vendre 800 kilos de nos produits sur différents marchés de Caen. Notre but est de sensibiliser la population locale et de montrer que l'outil est en état de fonctionnement " a expliqué à France 3, Geneviève Hirard, déléguée suppléante du personnel.
«Nous ne laisserons pas mourir la dernière usine de Caen qui a continué à produire sous les bombardements en 1944», a ajouté Franck Mérouze secrétaire de l’Union locale CGT de Caen.
Dans les années 1970 : 400 personnes travaillaient dans l'usine.
Dans les années 2000 : les madeleines sont même vendues jusqu’au Japon et en Chine.
Entre 1997 et 2011 : Quatre dépôts de bilan successifs.
En 2012 : Reprise de l'usine par le groupe LGC, avec un avis favorable des salariés. C'était une société d’investissement d’un capital social de 11 millions d’euros et basée à Falaise. LGC prévoyait un plan de relance avec un déménagement de l’usine à Falaise en vue de sa modernisation. Coût de l' opération : 2,2 millions d'euros. Il manquait 750.000 euros, et, après de multiples contacts, les banques, plus préoccupées de spéculation boursière et de rentabilité financière pour répondre à l'appétit de profits de leurs actionnaires, refusèrent de jouer leur rôle, et trahirent le projet de relance de l'activité.
Le 18 décembre 2013 : Au terme de la procédure de redressement judiciaire, le tribunal de commerce de Caen finit par prononcer la liquidation de l'entreprise.
Le 7 mars, un huissier s’est présenté pour faire procéder à la coupure de gaz. Il a été accueilli par les salariés et la CGT qui ont fait savoir l’illégalité de la procédure.
Les salariés de Jeannette ont besoin de votre soutien La CGT du Calvados a lancé un appel à la solidarité financière. Dans le même temps, des démarches sont continuées en Préfecture, afin de trouver des repreneurs.
Pour la CGT et les travailleurs de Jeannette, l’entreprise, qui est un des fleurons historiques de l’industrie agroalimentaire de Basse-Normandie, doit continuer à exister.
Cette situation, nous la connaissons et la vivons en Seine-Maritime, avec Petroplus, où, il faut le déplorer, on ne peut que constater le fait qu'il n'y a pas de volonté politique actuellement de relancer nos industries.
A l'opposé de attentes des salariés et des véritables besoins, le gouvernement a trouvé de l'argent pour accroitre, de 30 milliards, les cadeaux aux spéculateurs patronaux et aux actionnaires cupides, avec son fameux pacte de responsabilité (qui n'est qu'un pacte d'irresponsabilité), plutôt que d’apporter un financement à une véritable sauvegarde des emplois, là où les entreprises en ont réellement besoin, comme chez Jeannette, pour permettre le maintien des emplois des 37 salariés.
Elle se charge de regrouper les commandes des syndicats pour les transmettre aux salariés en lutte de Jeannette.