5000 syndicalistes massés devant le tribunal du Havre, en présence de Thierry Lepaon. Verdict : relaxe des 4. Mais vigilance car le procureur, donc l'État peut faire appel de la décision. Par ailleurs, bien qu 'il y ait relaxe, il reste la qualification de recel et vol de la plaque de la député socialiste et une contravention de 100 euros pour affichage sur la vitrine du siège de la députée.
La justice de classe encore une fois qualifie de vol et recel ce qui est liberté d'exprimer son opinion à propos de l'action d'une députée socialiste fraîchement élue. Cette dernière n'a eu aucun état d'âme pour voter tous les pactes et traités d'austérité du gouvernement Hollande-Ayrault et de l'UE. En matière de communication, les militants CGT ont réussi: lui voler sa plaque, c'était peut-être lui signifier qu'elle avait volé son siège de député en mentant aux électeurs sur toute la ligne. Ne mérite-t-elle pas sa destitution pour mensonge électoral ?
Tout indique que ces sociaux-libéraux n'ont rien compris et qu'ils s'apprêtent à faire pis encore avec le gouvernement Valls. Les progrès de l'abstention, les luttes comme celles des militants havrais et normands, et ailleurs en France, montrent qu'un certain nombre de salariés ne se font plus d'illusions sur le PS. Le classent-ils encore à gauche ? Nous espérons que le voile se déchire et qu'il apparaît pour ce qu'il est : un deuxième parti de droite, chargé de convaincre les couches moyennes des bienfaits des politiques européennes. La classe ouvrière, les employés, la grande majorité des salariés, ils les dédaignent et les font condamner !
Dernière minute : le Parquet a annoncé qu'il ne ferait pas appel.

Syndicalistes pas voyous, La relaxe pour les 4 du Havre,
La justice a tranché et c’est avec une grande satisfaction que la CGT prend acte de la décision du tribunal correctionnel concernant les quatre militants de l’Union locale CGT du Havre.
Ils étaient poursuivis d’une part pour avoir collé des affiches sur les vitres d’une permanence parlementaire et déboulonné la plaque de la députée lors d’une manifestation contre la réforme des retraites, et d’autre part pour avoir prétendument bousculé un huissier de justice lors d’un conflit social dans une société de courtage en assurance. Pour la première affaire, le parquet avait requis, en février dernier, deux mois de prison avec sursis et 300 euros d’amende pour « vol et recel ». Pour la seconde affaire, il avait réclamé six mois de prison ferme et 500 euros d’amende. Les quatre militants CGT risquaient donc la prison.
De telles réquisitions, totalement hors de proportion avec les faits reprochés témoignent d’un acharnement antisyndical et d’une sévérité hélas trop fréquents à l’égard des militants syndicaux. C’est, entre autres, ce que sont venus dire quelque 5000 manifestants au Havre, ce lundi 31 mars au matin, à l’appel de la CGT, de la FSU, de FO et de Solidaires, et parmi lesquels se trouvaient une délégation importante de militants de Roanne ainsi que Thierry Lepaon, Secrétaire général de la CGT.
Le tribunal a finalement relaxé nos quatre camarades pour la prétendue bousculade, les dispensant de peine pour les autres faits. C’est justice et la CGT exige des pouvoirs publics qu’ils ne prêtent pas leur concours à la criminalisation de l’activité syndicale par le patronat et les directions d’entreprises publiques ou privées.
La CGT réaffirme avec force son exigence d’une loi d’amnistie, d’une loi pour renforcer la protection des militants syndicaux et associatifs qui agissent dans le cadre d’actions collectives et d’une loi pour supprimer de la liste du fichier des prélèvements génétiques, tous les militants syndicaux et associatifs interpellés dans le cadre d’actions collectives.
Montreuil, le 31 mars
Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe
Belle victoire pour les 4 camarades du Havre puisqu’ils ont été relaxés en ce début d’après-midi.
Plus de 5000 personnes s’étaient rassemblés devant le Palais de Justice du Havre pour leur apporter leur soutien et crier leur refus de la criminalisation de l’action syndicale.
Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, était lui aussi présent ainsi que les secrétaires de plusieurs UD, de toutes les UL de Seine Maritime, et une délégation d’une cinquantaine de dieppois mais aussi les camarades de Roanne.

Une belle journée de lutte dans les rues du Havre. L’action finit toujours par payer.
Syndiquez-vous plus vous êtes nombreux plus vous êtes forts dans vos entreprises !