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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 17:37

 

 

 Idées

 

Alstom : l’Etat ne peut pas tout

LE MONDE | 29.04.2014 

 

Qu'il en déplaise ou non à Arnaud Montebourg, ce sont les actionnaires d'Alstom qui décideront de la réponse à donner à l'offre de General Electric.

 

 

« Les entreprises françaises ne sont pas des proies. » Martial, le propos du ministre de l’économie, Arnaud Montebourg, rappelle celui de son prédécesseur Thierry Breton, qui voulait apprendre « la grammaire des affaires » à l’Indien Lakshmi Mittal.

Aujourd’hui comme hier, la mondialisation balaie ces fanfaronnades.

C’est, en effet, la fin d’une époque : l’Etat n’a plus les moyens de protéger des entreprises faibles sur des secteurs fragiles. En moins d’un mois, deux fleurons du capitalisme français du XXsiècle ont été, ou sont en passe d’être, démantelés. Le groupe Vivendi, héritier de la Compagnie générale des eaux, a vendu son activité de téléphonie mobile pour se recentrer sur la télévision et la musique ; en 2000, il s’était déjà délesté de son activité historique dans le secteur de l’eau.

Alsthom, lui, était l’héritier de la Compagnie générale d’électricité. Lui aussi a éclaté il y a une quinzaine d’années, donnant naissance à Alcatel (télécoms), à Nexans (câbles) et à Alstom (plus diversifié dans l’énergie, les transports et les chantiers navals).

Mais trop petit ici ou trop dépendant là, il n’a pas résisté aux bourrasques économiques et aux mutations technologiques. Sauvée in extremis par l’Etat en 2004, l’entreprise se trouve à nouveau en situation financière périlleuse.

C’est justement pour se protéger de ce genre d’aléas que les grands conglomérats technologiques multiplient les activités, diversifient les localisations géographiques et amassent une trésorerie de précaution. Ainsi Alstom est quatre fois moins puissant que l’allemand Siemens et six fois moins que l’américain General Electric, ses deux prétendants actuels. Ce n’est pas une exception. De tous les pays développés, seuls l’Allemagne, les Etats-Unis et le Japon disposent encore de telles entreprises diversifiées.

La France n’a plus les moyens de lutter sur ce terrain. Cela fait longtemps qu’elle s’épanouit beaucoup plus sûrement sur les marchés de consommation et de niche. Les stars du CAC 40 s’appellent LVMH, L’Oréal, Air Liquide, Essilor, Pernod Ricard, Legrand, Gemalto et un certain Schneider Electric, lointain héritier d’un conglomérat sidérurgique, Creusot-Loire, qui a su sortir à temps du piège mortel qui emporte Alstom.

En son temps, Lionel Jospin avait fait le constat lucide – même s’il lui fut beaucoup reproché – que l’Etat ne peut pas tout. Mais les gouvernants aimeraient encore le faire croire, surtout quand il s’agit de secteurs- clés, comme l’énergie, et d’entreprises qui, comme Alstom, sont l’un de ses principaux fournisseurs.

 

 

Qu'il en déplaise ou non à Arnaud Montebourg, ce sont les actionnaires d'Alstom qui décideront de la réponse à donner à l'offre de General Electric. | AFP/

 

"CANEMPECHEPASNICOLAS" :

Pour mettre fin à ce bradage, à ce brigandage,

seule le retour à la nation de ses secteurs stratégiques

pourra redonner à  la France son indépendance

et à son peuple sa souveraineté pour décider de son avenir.

Ce qui suppose de sortir de l'Union européenne, de l'Euro,

les instruments de domination du Capital 

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