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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 14:32

Nous publions deux appels à manifester, l'un émanant des Cheminots-CGT d'Austerlitz, l'autre des cheminots de Montaparnasse (  appel unitaire CGT-FO-SUD ). Ce sont les premiers qui nous parviennent.  Nous les portons à votre connaissance.  Cela concerne également les usagers et copropriétaires de la SNCF que nous sommes tous.


 

 

 

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 14:08

Nous publions ici de larges extraits d'un article de La Canaille à propos du débat à l'Assemblée Nationale concernant la contre-réforme ferroviaire, des amendements proposés et de l'appel à la reprise du travail formulé par le député du PCF, A. Chassaigne.  Pour ne rien oublier - et ne rien pardonner -  il s'est basé sur les comptes-rendus du Journal Officiel.

 

 

SNCF, parlement,

577 députés: 33 votant l'avenir de la SNCF

 577 députés: 33 votant l'avenir de la SNCF 

577 députés :33 votant l'avenir de la SNCF 

577 députés : 33 votant l'avenir de la SNCF

 

Grèves

et

lutte de classe,

de l'intérêt

de

bien décoder :

 

"Si cet amendement est adopté, je pense que cela pourra changer fondamentalement le cours de l'action conduite par les syndicats qui appellent encore à la grève, Sud Rail et la CGT". André Chassaigne *19-06-2014

 

577 députés 33 votant l'avenir de la SNCF577 députés 33 votant l'avenir de la SNCF577 députés 33 votant l'avenir de la SNCF577 députés 33 votant l'avenir de la SNCF

Paris, 17 juin, proximité de l'Assemblée Nationale : l'amour du PS et son gouvernement pour les cheminots

Paris, 17 juin, proximité de l'Assemblée Nationale : l'amour du PS et son gouvernement pour les cheminots


Pour dire aux "15%degrévistesquiprennentlaFrancenotage" qu'il fallait qu'ils arrêtent puisque "lagochavèrépondu" à leurs revendications, la preuve, même le Bazaine du Puy de Dôme le disait, il aura fallu un peu moins de 6% de députés, 27 pour, 5 contre (sur 577) pour caler l'affaire.

 

Pourtant les articles 1et 2, ce n'est pas rien. En plus la France bloquée par des irresponsables qui n'y comprennent rien, les députés aurait du faire comme pour les question du mercredi, être visibles. Que néni 6% . 

 577 députés: 33 votant l'avenir de la SNCF  577 députés: 33 votant l'avenir de la SNCF  577 députés : 33 votant l'avenir de la SNCF  577 députés:  33 votant l'avenir de la SNCF

 

 

Pourtant, pour tous les députés qui se disent proche des cheminots, la méthode en soit aurait dû mobiliser, au moins ceux qui, depuis 95, couurent avec leurs écharpes tricolores le long des cortèges pour faire voir combien ils nous aiment ... avant les élections. 


La Canaille ayant été interpellé sur le contenu de sa p@ge précédente concernant l'amendement Chassaigne, il y revient plus en détail pour confirmer ce qu'il avance.



Bartolone introduit ainsi le débat du 19 juin : " L’ordre du jour appelle la suite de la discussion, après engagement de la procédure accélérée, du projet de loi portant réforme ferroviaire".  Procédure accélérée.  C'est pour cela que les députés socialistes qui votent le texte disent la veille ne pas l'avoir reçu et même dans une ville possédant atelier du matériel, triage (souvent figé), dépôt, gare et atelier de la voie, ils (elles) ne s'en sont pas outremesure préoccupé  (Trappes, Villeneuve St Georges, Achères, Lille ou Sotteville, Toulouse par exemple, Mamère pour Bègles Hourcade mais pas qu'eux). 

Notons dans ce débat ce cri du coeur qui fixe la barre et la conception du transport ferroviaire c'est un député UMP qui s'exclame parlant de la loi  : On ne pourra plus aller en train à la montagne !

Canaille le Rouge propose un TGV Deauville-Courchevel par Neuilly.


Dans le débat l'amendement 239 du groupe CRC est rejetté par le rapporteur Savary avec le soutien de Cuvillier.  Cet amendement proposait une politique du transport des marchandises à partir du service public SNCF.  Le PS rejette sans intervention des "socialistes indignés" du parlement. Cuvillier se fâche et demande le retrait de l'amendement sinon le gouvernement s'y opposera. Belle occasion de clarté sur le débat aménagement du territoire (politique industrielle, environnement,  complémentarité des modes (ports, rail, route, batellerie).  Chassaigne retire l'amendement.

Au filtre des débats, au fil des discussions, cette phrase d'anthologie du rapporteur (député de la Haute Vienne, les cheminots de Limoges et de St Lazare apprécieront) :


M. Gilles Savaryrapporteur. La commission a rejeté cet amendement, non pas parce qu’elle n’est pas attachée au service public, mais parce qu’elle ne confond pas la propriété publique et les missions de service public. Les missions de service public peuvent être déléguées au privé, comme cela se fait depuis des années en France, et des entreprises publiques peuvent recevoir des missions marchandes. Ainsi, la récupération des recettes de la galerie commerciale de la gare Saint-Lazare n’entre pas dans le cadre des missions de service public.


A un amendement de Chassaigne sur le rétablissement des comités de ligne inscrits dans la loi SRU et vidés de contenu ensuite, opposition du gouvernement à les réinscrire dans la partie législative du texte (les rendant opposable à tout autre mesure) Chassaigne se satisfait de les voir rappeler sans que le décret qui les mutilait ne soit abrogé par la loi, le gouvernement disant les porter dans la partie réglementaire. Chassaigne retire l'amendement.


Au passage nous apprenons que la commission du développement durable de l'Assemblée nationale (laquelle n'a principalement planché que sur la nomination des dirigeants) a émis un avis défavorable à la réunion du transport ferroviaire dans un seul EPIC (nom masculin, les EPIC sont des établissenments pas des entités) unique. 


 

Pour éclairer la démagogie du PS : débat à vitesse "V" sur l'amendement 186:


"Cet amendement a pour objet de préciser que l’EPIC de tête ne peut exercer les compétences des deux autres EPIC. Il s’agit bien d’une holding, d’un genre un peu particulier, une holding EPIC, une holding publique, donc, qui n’a pas de compétences opérationnelles directes en lieu et place de ses filiales opérationnelles".


Quand à la 239ème scéance de la législature apparait le fameux amendement 252 de Chassaigne.

Est-il en soit négatif à la lecture, non.  C'est en cela qu'il fait illusion (enfumage a dit le secrétaire général de la fédé CGT).

Historiquement, depuis qu'il a des députés, le groupe communiste a toujours calé ses interventions et interpellations sur le contenu des luttes (du moins tant qu'il a éxisté un "secteur entreprise" au sein de ce qui était le PCF):

 

Quelle est la nature du conflit et l'exigence de débat public que porte la CGT et SUD ?

Les cheminots récusent les trois EPIC qui organisent la privatisation de l'exploitation, la non réunification de l'infrastructure à l'exploitation, pérennise dans les comptes de la SNCF une dette qui est celle de l'Etat (des députés dans le débat parlent de "dette Maastrichtienne". C'est autre chose que la question de la fiche de paie unique.

 

Quelle est la démonstration de Chassaigne ? http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2013-2014/20140238.asp#P253867, dans ses déclarations que vous retrouverez ici http://www.franceinfo.fr/actu/economie/article/sncf-l-amendement-qui-peut-stopper-la-greve-506023 Il confirme son approche.

 

Que consacre l'amendement tel qu'adopté ? Il consacre l'existence des trois EPIC que combattent les cheminots cela au moment où les usagers non seulement ne se dressent pas contre les "nantis" dénoncés à tour de micro stylo et vidéo par des journalistes ayant une douillette niche fiscale annuelle égale à quatre mois de salaires moyens de greviste, mais de plus en plus partage la colère des cheminots. 

 

Au milieu du conflit, annoncer que la fiche de paie unique pour les cheminots, proposée par son amendement serait de nature à "dénouer le conflit" alors que restent 

  • Les trois EPIC qui en sont la sources et qui organisent la privatisation de l'exploitation,la non réunification de l'infrastructure à l'exploitation. 
  • Le fait que le désendettement de l’état vis à vis de la SNCF n'est pas réglé.
  • Que deux de ces Epic "pas à 100%" (et donc pour partie privatisés) seront soumis à la convention collectives voulu par le patronat (dont la direction de la SNCF) et le gouvernement pour supprimer à terme le statut des cheminots.
  • Que ces 2 Epic "mixtes" feront des profits quand la dette sera portée par l'EPIC public.
  • Qu'en plus rien ne dit où et comment trouver les deux milliards par ans pour régénérer le réseau, 

Oui, tout cela conduit à dire que "les cheminots ne sont en grève que pour des intérêts égoïstes (employeur unique) et non pour la maîtrise publique du service public, satisfaisons l'exigence catégorielle et le tour est joué". Ce qui est proprement scandaleux surtout de la part de celui qui se pose comme le rempart d'une profession face à la cohorte des libéraux.

Venant d'un élu qui n'a pas reçu de mandat autre que celui de faire que la SNCF appartienne dans son entier à la nation est proprement insupportable et justifie que Canaille le Rouge parle alors de trahison.

Le gouvernement qui fait machine arrière pour adopter, soutenir et faire voter cet amendement là, ses médias qui ont repris en boucle la proposition pour l'opposer aux grévistes ne s'y sont pas trompés.

C'est en cela que Chassaigne au milieu d'autres amendements du groupe CRC ( Communiste Républicain et Citoyen ) tellement systématiquement repoussés ou réécrits par le PS quand celui-ci les jugeait utile, fait cette scandaleuse volte-face au regard du contenu de la lutte.

Cela pose, entre autres, la question de la place des élus dans le mouvement social, du moins pour ceux qui postulent (souvent sans même avoir demandé leur avis à ceux qui animent ce mouvement) à en être les porte-paroles autoproclammés.  De quoi sont-ils le nom ? 


Quand Canaille le Rouge dit qu'une alternative communiste est à construire dans le pays, démonstration est ainsi faites que la question de la représentation élective, la nature du mandat et son contrôle fait partie de ce chantier tant l'ancien n'est pas réhabilitable.

Ce n'est pas une perversité masquée qui ont conduit à ces errements ici dénoncés, c'est l'abscence de lien réel entre mouvement social et représentation politique, une autonomie du mandat par rapport à ceux qui le confient au point qu'il ne soit jamais contrôlable, l'auto-proclamation, une conception de la subordination des luttes aux effets de manches parlementaires. 


Les aspirations lévitantes de la vie politique amplifient les problèmes et font que des hors sol même bien intentionnés (cela peut exister même si c'est rare) se coupent tellement du réel qu'ils en arrivent à lui nuire en affirmant le défendre et deviennent ainsi des hors-sols à part entière, donc vis a vis du mouvement social entièrement à part.

C'est de ce type de dérives qu'il s'agit avec les pratiques d'un Chassaigne, il devra s'en expliquer avec les cheminots mais aussi les usagers, avec les défenseurs d'une vraie conception du service public.

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 17:14

Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe

 

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Communiqué du secteur régional Normandie des cheminots CGT

Le Gouvernement optant pour le passage en force a lancé la patate chaude aux parlementaires.

Ce qui confirme bien l’ambition du Gouvernement, de sa majorité Gouvernementale au Parlement de mettre à mal le dernier grand service public national de notre pays.

Alors NON, les syndicats CGT des cheminots normands ne partagent pas plus ces amendements aujourd’hui qu’avant la grève !

Ne négligeons pas l’appui essentiel que représentent, pour le Gouvernement et la direction de la SNCF, les accords dits de modernisation signés par l’UNSA et la CFDT.

Aujourd’hui, les cheminots, avec les intermittents du spectacle, les salariés d’autres professions se sont mobilisés largement. Dans tout le pays, des manifestations importantes ont rassemblé les cheminots, les salariés en lutte : ils étaient près de 7000 à Paris, 1000 à Toulouse, 700 à Marseille pour l’intérêt général, le service public SNCF.

Ce combat est juste, utile, et il est loin d'être terminé !
Le fait que la droite s’apprête à voter cette loi démontre bien que c’est l’Entreprise de service public SNCF, le statut des salariés qui sont au bout du fusil avec comme seule volonté : la concurrence sauvage sur les rails !

Cette grève est légitime. L’esprit de responsabilité des cheminots devrait engager certains sur la voie de l’humilité, voire de la discrétion, d’autant qu’aucun amendement ne répond aux exigences et revendications portées dans ce conflit !

Sur les deux derniers jours, les Assemblées Générales de Rouen, Le Havre, Dieppe, Sotteville… ont décidé de suspendre le mouvement dans un état d’esprit offensif. Pour tous, le même message : le combat n’est pas terminé.

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 16:56

on-lache-rien

Appel du 19 juin 2014

Nous, cheminots en grève réunis ce jeudi 19 juin 2014 à Saint Lazare dans une AG des AG de la région parisienne appelons à continuer et amplifier notre mouvement de grève.

 

Les amendements votés par l’Assemblée nationale, avec le soutien du gouvernement, ne modifient en rien ce projet de réforme ferroviaire. Cette loi n’est ni amendable, ni négociable. Elle sépare la SNCF en trois et abroge la réglementation du travail de 98% du secteur ferroviaire. Nous continuons d’exiger son retrait pur et simple. Même si elle est votée, nous pouvons la faire abroger.

 

 

Les cheminots ont toutes les raisons de continuer sur la base du rapport de forces déjà établi: continuons la grève! Utilisons l’arme de la grève. Nous pouvons obtenir le retrait de cette réforme, l’arrêt des suppressions de postes, l’embauche des précaires, CDD, cheminots du privé, sous-traitants, avec le même statut et la même réglementation du travail améliorée.

 

 

Notre appel s’adresse en même temps aux autres secteurs qui sont confrontés aux mêmes attaques que nous: intermittents, postiers, hospitaliers, salariés du public et du privé. Nous appelons à une journée nationale de mobilisation mardi 24 juin 2014 , et pour la région parisienne à une manifestation à 14h, de la Gare St Lazare jusqu’à l’Assemblée Nationale. Nous appelons aussi à prendre des initiatives semblables dans le reste du pays.

 

 

Dès ce samedi, nous appelons l’ensemble des cheminots en lutte et l’ensemble des secteurs mobilisés de la région parisienne (intermittents, postiers, hospitaliers,…) à se réunir pour un pique-nique festif à La Villette (devant la Grande Halle) à partir de 19h.

 

Nous appelons les AG de toutes les gares, de région parisienne et de tout le pays, à envoyer des délégations les plus nombreuses possibles à la prochaine AG des AG le mardi 24 juin 2014 à 17h à Paris St Lazare.

 

Des grévistes des Assemblées Générales suivantes :

Paris Montparnasse, Paris Austerlitz, Paris Saint-Lazare, Paris Nord, Paris Est, Paris Sud Est / Gare de Lyon, Juvisy, Melun, Gretz, Versailles, Trappes, Armainvilliers, Longueville, Rueil, Ateliers du Landy, Achères, Triage de Villeneuve.

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 16:48

 

Honneur aux cheminots, déterminés, lucides


Hier, aujourd'hui, en Seine-Maritime, les cheminots ont voté la fin de la grève.  Ils n'ont pas obtenu le report du débat parlementaire.  Les modifications proposées sont mineures.  Mais le pouvoir, les "élites" technocratiques et politiques, ont dû prendre conscience qu'ils étaient nombreux à s'opposer massivement et de façon déterminée à la réforme ferroviaire initiée par le conseil européen et le gouvernement français.  Tout a été tenté pourtant contre eux.  Discours dominant médiatique anti-gréviste, manipulations des mêmes médias ( notamment les micro-trottoirs dans les gares dans lesquels les journalistes avaient visiblement ordre de chercher l'usager mécontent et hostile à la grève ), experts en tout genre, ténors politiques socialistes et de droite, tous du même avis : pour la contre-réforme. Le débat parlementaire n'est pas fini. Les parlementaires devraient se souvenir que même si la reprise a été décidée, les cheminots restent mobilisés et ceux qui les ont soutenus également.  Ils devraient aussi mesurer à quel point l'exaspération des salariés est à son comble. 

 

 Certains socialistes disent aujourd'hui critiquer le gouvernement Valls-Hollande et ne plus vouloir d'une politique d'austérité.  C'est un progrès : ils ont voté le pacte Sarkozy-Merkel-Hollande,  l'ANI, le pacte de compétitivité ....  Mais encore un effort : rompre avec l'austérité suppose en finir avec les dogmes d'"une concurrence libre et non faussée".  Cela commence en France, par des votes d'opposition aux politiques franco-européennes de déréglementation des services publics, de casse de la SNCF, de casse de la sécurité sociale et de la santé, de mise en concurrence des travailleurs entre eux, de casse du code du travail, à la réforme ( patronale) de l'inspection du travail ... Et bien sûr on attend le vote contre le pacte de responsabilité (  d'austérité).

 

Députés et sénateurs, votre vote révèlera de quel côté vous vous situez : avec les salariés ou contre eux.

 

Quant aux salariés, se mobiliser dans les luttes pour briser le carcan européen devient pour eux un objectif incontournable.

 

Action Communiste

 

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 08:02

BRN-titre

L’Allemand Siemens devait dévoiler d’ici au 16 juin son offre de rachat du groupe français Alstom, plus précisément de ses activités liées à l’énergie, soit trois quarts du chiffre d’affaires. Cette contre-offensive a été provoquée par l’annonce d’un projet analogue du conglomérat américain General Electric (GE), également avide de mettre la main sur cette partie d’Alstom. La négociation secrète entre Alstom et GE avait été révélée le 23 avril dernier. Depuis cette date, le gouvernement français temporise, en affichant comme seule ambition de limiter la casse. L’échéance d’une décision a été reportée au Conseil d’administration d’Alstom prévu le 23 juin. Laurent Santoire, délégué central CGT de ce groupe, éclaire ici le contexte et les enjeux.

 


BRN – Comment pourriez-vous résumer les annonces récentes qui engagent l’avenir d’Alstom ?

 

LS Il s’agit d’une tentative de hold-up sur notre groupe, qui se traduirait par un véritable démantèlement. C’est le sens du projet que les PDG de GE et d’Alstom semblent avoir commencé à négocier depuis quelques mois, en très petit comité.

 


BRN – Vous évoquez des négociations secrètes lancées il y a quelques mois, alors que les activités énergie d’Alstom ne semblaient pas menacées de manière imminente…

 

LS Je voudrais d’abord attirer l’attention sur ce qui constitue à mon sens l’élément déclencheur : la volonté du groupe Bouygues – premier actionnaire d’Alstom avec 29,4% du capital – de se désengager. Et Martin Bouygues entend bien négocier ses actions au meilleur prix… C’est-à-dire au prix qui prend en compte la valeur intrinsèque des potentialités de l’entreprise, et pas seulement sa valeur instantanée, éventuellement plombée par la conjoncture commerciale. Objectif déjà atteint, puisque le cours de l’action a grimpé de 19 à 30 euros.

 

 

BRN – Est-ce à dire que, pour l’instant, l’activité énergie voit ses débouchés faiblir ?

 

LS La direction nous évoque un ralentissement de l’activité qui pourrait se prolonger encore cinq ans. Mais tout de même, si les perspectives étaient vraiment si sombres, on comprendrait mal pourquoi une multinationale comme GE – qui connaît bien Alstom, du fait d’une longue histoire d’alliances déjà existantes – serait prête à mettre 12 milliards d’euros sur la table. La stratégie du groupe américain devrait d’ailleurs faire réfléchir : se recentrer sur l’industrie, alors que précédemment, GE s’était diversifié dans de très nombreuses activités, y compris la finance. J’y vois la confirmation que l’activité industrielle n’est nullement condamnée : bien au contraire, une telle multinationale redécouvre aujourd’hui que c’est porteur d’avenir. Cette dernière dispose en outre d’un trésor de guerre de 50 milliards, qu’elle n’a pas rapatrié aux Etats-Unis. Une arme décisive, dans le contexte de ses vues sur Alstom, qui souffre, c’est vrai, de sous-capitalisation.

 

 

BRN – D’où vient cette faiblesse ?

 

LS Il faut pointer deux dates-clé. D’abord l’introduction en Bourse, en 1998, de ce qui était alors GEC-Alsthom, à l’occasion de laquelle les actionnaires principaux, Alcatel et GEC, ont pompé dans la trésorerie pas moins de 8 milliards de francs, au titre d’un dividende exceptionnel. Cette ponction par le capital privé a lourdement handicapé l’entreprise, au point de placer celle-ci au bord du gouffre en 2003.

 

 

BRN – Ce qui a alors poussé l’Etat à préparer un plan de recapitalisation…

 

LS …Qui a été immédiatement bloqué par la Commission européenne. Le Commissaire Mario Monti, chargé du dossier, a en effet rappelé que le versement de fonds publics était contraire au droit européen de la concurrence. A l’époque ministre de l’Economie, Nicolas Sarkozy a voulu revêtir les habits du « sauveur » d’Alstom. En réalité, il a fait négocier une série de renoncements et de sacrifices, afin de lever l’interdiction de Bruxelles. Ainsi, pour obtenir le feu vert européen de 2004, le plan prévoyait d’importantes amputations : les effectifs sont passés de 105 000 à 60 000 ; tandis que des actifs stratégiques étaient bradés, parfois au quart de leur valeur, comme par exemple les turbines industrielles (usine Rateau de La Courneuve), ou bien le secteur Transmission et Distribution (T & D, racheté au prix fort par la suite).

 

 

BRN – Il reste que le groupe a été « sauvé »…

 

LS Certes, Alstom a échappé au naufrage. Mais les motivations de l’activisme sarkozien à ce moment-là découlaient surtout des pressions insistantes des banques, qui auraient pris une faillite de plein fouet. Puis, en 2006, les parts de l’Etat ont été revendues à Bouygues, qui voyait à l’époque un intérêt à être associé à un groupe dont l’un des fleurons est la fabrication de turbines pour les centrales nucléaires. Le groupe du béton lorgnait, lui, sur le gros-œuvre des centrales.

 

 

BRN – La « nationalisation » partielle de 2004 a donc été temporaire…

 

LS Il s’est agi, comme bien souvent, de nationaliser les pertes pour ensuite privatiser les profits. J’observe que Jean-Luc Mélenchon, parmi d’autres, a proposé à nouveau aujourd’hui une nationalisation « temporaire », selon un schéma qui me rappelle celui d’alors.

 

 

BRN – Pourquoi le leader du Parti de gauche précise-t-il que cette prise de contrôle publique devrait être limitée dans le temps ?

 

LS C’est à lui qu’il faut poser la question. Je note simplement que les responsables politiques qui acceptent le cadre institutionnel européen sont décidément très nombreux…

 

 

BRN – Revenons au fond. La baisse de l’activité Energie d’Alstom, un des arguments utilisé par le M. Kron pour justifier le projet négocié avec GE, est-elle réelle ?

 

LS Il y a certes eu baisse conjoncturelle des commandes depuis 2008, et la reprise est jugée trop lente par la direction. Mais il faut rappeler que notre industrie fonctionne suivant des cycles et des investissements longs. Quand on conçoit, réalise, puis exploite une centrale nucléaire (dont Alstom produit les turbines), on parle en décennies. Au niveau mondial, les besoins sont considérables. J’ajoute un élément essentiel : l’avantage d’un groupe qui est aujourd’hui actif dans l’énergie et le transport est que la conjoncture haute d’une des deux activités compense l’éventuelle faiblesse conjoncturelle de l’autre, et vice et versa. Le projet visant à ne laisser à Alstom que le ferroviaire détruirait cet équilibrage, et nous conduirait, pour le coup, à la catastrophe !

 

 

BRN – Mais la croissance faible, voire la récession, provoquée par les politiques économiques restrictives pilotées par Bruxelles, doit cependant bel et bien peser sur l’activité…

 

LS Evidemment, l’effet récessif européen joue à plein. Et ce, d’autant plus que notre entreprise fonctionne largement sur la commande publique, qui est en première ligne des coupes budgétaires et de l’austérité. Le PDG affirme désormais qu’une stratégie « autonome » (c’est-à-dire non adossée à un groupe plus puissant) serait « dangereuse ». Et il est en effet certain qu’il faut des partenariats et des coopérations. Mais ceux-ci pourraient être prioritairement noués avec la puissance publique pour répondre aux besoins, par filières : avec l’Etat, les collectivités, les établissements encore sous contrôle public comme EDF. Et ces coopérations peuvent également être internationales.

 

 

BRN – Précisément, le gouvernement français a réagi à l’offre américaine GE en espérant une contre-offre « plus européenne », en l’occurrence de Siemens. Ne serait-ce pas, à tout prendre, préférable ?

 

LS Ce serait pire ! Et les salariés d’Alstom sont bien placés pour le savoir. Compte tenu de la palette des activités respectives des deux groupes avec les doublons nombreux, et de la rivalité historique qui les oppose, cette perspective européenne entrainerait des conséquences sur l’emploi à court terme encore plus dramatiques. Face à un risque de démantèlement, le réflexe du ministre de l’Economie est de mettre en concurrence un… démanteleur plus européen. Du reste, le label « européen » n’est pas fait pour nous rassurer. La direction d’Alstom n’a pas été la dernière à investir dans des usines en Pologne, pour « économiser » du « coût de main d’œuvre ». Voire fait venir des travailleurs roumains, comme actuellement sur le site de Belfort.

 

 

BRN – Mais le président de la République avait appelé de ses vœux un « Airbus de l’énergie », autrement dit une alliance européenne dans ce domaine…

 

LS Il n’y a pas pire enfumage ! Lorsqu’il s’est agi de faire Airbus, on a d’abord pensé à ce qu’on voulait faire : l’avion ; et on a associé des partenaires – à l’époque publics. Mais dans l’idée lancée par François Hollande, où est l’avion ? Qui a le plan ? Quel est le projet industriel ? Tout le monde l’ignore, y compris le chef de l’Etat lui-même…

 

 

BRN – Vous avez dit « projet industriel »…

 

LS C’est le cœur, c’est ce dont notre entreprise a d’abord et avant tout besoin, c’est ce qu’il faut rebâtir. Tout le reste, y compris l’emploi, est secondaire. En fait de projet industriel, on ne nous parle que d’alliance d’actionnaires.

 

 

BRN – Affirmer que l’emploi est « secondaire », n’est-ce pas paradoxal de la part d’un syndicaliste ?

 

LS J’entends par là qu’il est vain d’obtenir de pseudo-engagements sur l’emploi à court terme, si l’avenir de l’entreprise part à vau-l’eau. Or comment assurer cet avenir si on se défait de la maîtrise technologique ? La France semble être le seul pays du monde prêt à brader sans état d’âme sa technologie – précisément ce qui intéresse les Américains, mais aussi les Chinois et bien d’autres.

 

 

BRN – A court terme, comment allez-vous vous opposer aux menaces qui se profilent ?

 

LS L’action des salariés doit être appuyée par une exigence nationale de transparence. A commencer par cette question basique : qu’est-ce qui justifie la vente préparée en secret ? Aucune réponse n’a été apportée, ni aux salariés, ni aux représentants de la Nation. Je note d’ailleurs que plus d’une trentaine de députés (proches, pour certains, d’une certaine sensibilité encore nationale au sein de l’UMP) vient de demander la création d’une commission d’enquête parlementaire. En ce qui nous concerne, nous sommes déterminés à utiliser tous les moyens juridiques – par exemple un référé – pour repousser l’échéance, et gagner ainsi du temps pour le débat et l’action.

 

 

BRN – Ce qui peut esquisser une perspective…

 

LS Le refus du démantèlement passe par quelques décisions indispensables, en particulier une recapitalisation, pour laquelle l’Etat doit prendre ses responsabilités ; et une redéfinition d’un véritable projet industriel, comme précédemment évoqué. Accessoirement, cela passe aussi par le départ de la direction du groupe. Si nous parvenons à empêcher le coup de force immédiat, alors rien n’est joué !

 

 

source: BRN

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 08:34

19 juin : Des intermittents du spectacle ont manifesté avec les cheminots à Sotteville-lès-Rouen à l'hôtel de ville.

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 08:24

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes.

 

 

So, So, So, Solid

 


Publié le 16 Juin 2014

 

Solidarité !

 

cela fait toujours chaud au coeur .

So, So, So, Solid

Maintenant camarades, et si nous mutualisions les colères et revendications pour y aller tous ensemble ? 

Tous ensemble.

Oui ? oui !

Bon sang de bon sang qu'il est encore loin ce 26 

loin, très loin.

trop loin.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 08:45

18 Juin : plus de 200 cheminots se sont rassemblés devant le Conseil régional.

 

L’UD CGT 76 organise en accord avec la CGT-Cheminots, un rassemblement devant la raffinerie de Petit Couronne  :

Jeudi 19 juin, 12h, autour d’un barbecue de lutte et de solidarité.
Rassemblement départemental interprofessionnel

En effet, ce jour là, il est organisé une initiative devant la raffinerie, jour où Bollore devait reprendre la raffinerie, pour la transformer en dépôt de produits raffinés.
La cour d’appel de Rouen devra se prononcer, le 3 juillet, sur la validité du projet TERRAE, qui permettrait la poursuite du raffinage à Petit Couronne, mais également de la poursuite du raffinage en France et en Seine Maritime. Pour la CGT, il est hors de question que BOLLORE prenne possession du site de Petit Couronne, pour le transformer en friche industrielle.
Elle appelle à être nombreux demain, à soutenir la lutte de Petroplus et la lutte des cheminots.

 

 

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 08:32

GREVE-SNCF-18juin2014-copie-1

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