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Chez Renault les actions sont détenues à 56,6% par des fonds de pension. Il leur faut une rentabilité maximum sur le plus court temps possible. Et surtout le moins de revendications sociales possibles, l'idéal pour le Capital étant "zéro revendication" ... C'est pour ça qu'il leur faut traquer, pourchasser les militants syndicaux dans l'entreprise. Et faire entonner par les journalistes des grands médias, arborant alors des mines faussement désolées, la complainte bien connue du "syndicalisme en perte de vitesse". Physiquement et idéologiquement il faut faire disparaître le réflexe syndical et de l'action collective de la mentalité des salariés. Chez Renault Cléon la direction intimide, sanctionne les militants. Manière de menacer ceux qui voudraient rejoindre le combat collectif. C'est aussi ce qui se passe dans des milliers d'entreprises en France sans que le gouvernement, le Parti socialiste ne s'émeuvent. Pire : ils donnent des armes au patronat en liquidant les acquis sociaux et en limitant l'action des élus du personnel. La droite applaudit d'ailleurs cette politique. Mais le Parti socialiste n'est-il pas dorénavant notre " seconde droite" ?
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