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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 15:09

La classe dirigeante et le patronat n'en finissent pas d'inventer des stratégies de division des salariés et du prolétariat moderne.

 

Les salariés des Galeries Lafayette (ici à Nantes), hormis ceux du magasin Haussmann à Paris, sont appelés à la grève vendredi.

Les salariés des Galeries Lafayette (ici à Nantes), hormis ceux du magasin Haussmann à Paris, sont appelés à la grève vendredi. | Frédéric Girou

Les salariés des Galeries Lafayette, hormis ceux du magasin Haussmann à Paris, sont appelés à la grève vendredi.

Ils entendent protester contre les baisses d'effectifs et des pratiques de rémunération variables, ont indiqué ce mardi des sources syndicales. 

Cet appel, à l'initiative de tous les syndicats (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC) - une première selon la CFDT -, fait suite notamment au versement récent d'une prime de 1 000 euros aux seuls salariés des Galeries Lafayette Haussmann, vaisseau amiral du groupe, une inégalité dénoncée par la CGT et la CFDT. 

« Pas des salariés de seconde zone »

Les négociations annuelles obligatoires (NAO) se sont aussi conclues par « une augmentation de 1 % pour les salariés du magasin Haussmann et de 0,5 % » pour ceux de tous les autres magasins (Lafayette Gourmet, Montparnasse, banlieue et province, regroupés au sein de l'entité Magasins Galeries Lafayette, MGL), a précisé à l'AFP Frédéric Hacquard (CFDT). 

Pour la CGT, « les salariés de province ne sont pas des salariés de seconde zone et ils n'accepteront pas ces mesures discriminatoires » alors qu'ils « relèvent du même groupe, travaillent pour la même enseigne et enrichissent les mêmes actionnaires »

La direction n'était pas joignable en ce mardi soir. 

« Très en colère »

Les salariés « sont très en colère de cette différence de traitement alors que leurs conditions de travail sont déjà différentes », rendues difficiles par les suppressions de postes, a ajouté Brigitte Giuga (CGT). 

Selon la CFDT, « 280 postes » ont été supprimés entre 2012 et 2014 et MGL enregistre encore « 370 postes en moins » en 2015 (-2,8 % en deux ans chez les employés, -6,8 % chez les cadres). Par exemple, aux Galeries Lafayette de Besançon, a dit M. Hacquard, les effectifs sont passés de « 112 personnes en 2011 à 72 aujourd'hui »

Les syndicats demandent un « accord qui garantisse des mesures concrètes et équitables pour l'amélioration des conditions de travail et du pouvoir d'achat des salariés ».

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 22:25

Publié par Michel El Diablo

Pas de COUP de POUCE au SMIC ! Le gouvernement PS remercie bien sincèrement les salariés modestes qui ont voté pour ses candidats
Pas de COUP de POUCE au SMIC ! Le gouvernement PS remercie bien sincèrement les salariés modestes qui ont voté pour ses candidats

Communiqué de la CGT sur le site confédéral

Cette année, à nouveau « le groupe d’experts » recommande de « s’en tenir à l’indexation légale du SMIC » et, de nouveau, il a été entendu par le gouvernement.

Le SMIC ne sera augmenté que de 6 centimes par heure soit de 9 euros bruts par mois. Cette décision est affligeante et au lendemain d’une séquence électorale lourde elle est une véritable faute politique.

LE MONTANT DU SMIC N’A PAS FAIT L’OBJET D’UN COUP DE POUCE, DEPUIS JUILLET 2012 !

Or le pouvoir d’achat de la majorité des salariés en particulier les 11% (soit 1,7 million de salariés) rémunérés au SMIC se dégrade.

EN REVANCHE, LES MARGES DES ENTREPRISES SE PORTENT BIEN.

Selon l’Insee, leur taux de marge moyen est ainsi remonté à 31,1% de leur valeur ajoutée sur les trois premiers mois de l’année, soit son plus haut niveau depuis quatre ans.

L’Insee précise même qu’« au premier trimestre 2015, la valeur ajoutée des sociétés non financières accélère plus fortement que les rémunérations qu’elles versent (y compris cotisations, impôts et subventions sur la main-d’œuvre) ».

LE MONTANT DU C.I.C.E., QUANT À LUI, EST REVU À LA HAUSSE.

L’État compte verser 13 milliards d’euros au titre du CICE l’an prochain, après 12,5 milliards cette année. Or, les entreprises n’investissement pour autant.

Les baisses de cotisations et autres aides au profit des entreprises, sans contreparties de surcroit et l’austérité pour la population, ne donnent aucun résultat probant en termes d’emploi.

Une fois de plus, les conclusions du rapport du groupe d’experts visent à permettre au gouvernement de justifier la politique d’austérité salariale qu’il poursuit, en ligne avec les demandes patronales et les recommandations libérales de la Commission Européenne.

IL EST AUSSI IMPORTANT DE NOTRE POINT DE VUE DE METTRE EN RELATION:
  • l’actualité électorale, et
  • la précarité sociale que subissent de nombreux salariés.

Le reniement des promesses de l’actuel gouvernement, sa politique libérale et d’austérité qui constitue une impasse, produisent du désarroi et offrent un boulevard au repli nationaliste.

La CGT fera en sorte en consultant les salariés, en continuant à faire signer notre pétition pour une hausse des salaires que la situation se traduise en mouvements revendicatifs gagnants pour les salariés!

PLUS QUE JAMAIS, LA CGT APPELLE LES SALARIÉS À S’ORGANISER ET À SE MOBILISER ENSEMBLE DANS DES SYNDICATS CGT.
LA RÉÉVALUATION DU SMIC À HAUTEUR DE 1700 EUROS BRUTS EST PLUS QUE JAMAIS À L’ORDRE DU JOUR ET REVÊT MÊME UN CARACTÈRE D’URGENCE SOCIALE !

Montreuil le 14 décembre 2015

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 15:48
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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 09:41
Arrêt de la production de Total au Havre
Sur Ouest France

La CGT a lancé un appel à la grève, mercredi. Hier, la direction de la raffinerie a décidé la mise à l'arrêt de la production.

La direction de la plateforme Total Normandie, à Gonfreville-l'Orcher, près du Havre, a ordonné hier la mise à l'arrêt de ses unités de raffinage. Cette décision fait suite « à un mouvement social, qui ne permet plus d'assurer une exploitation normale de la raffinerie. L'arrêt devrait durer deux à trois jours », indique la direction de Total à Normandie-actu.

Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO), le syndicat CGT du groupe Total a lancé un appel à la grève nationale de 24 h, mercredi. « La direction, après vingt-quatre heures de grève, a proposé une augmentation de 1 % des salaires pour les cadres et de 1,2 % pour les ouvriers et les employés. Cela a été accepté par les syndicats CFDT et CFE-CGE. À la plateforme Normandie, la pilule est difficile à passer au vu du résultat opérationnel du site », explique Thierry Defresne, secrétaire général CGT de la raffinerie Total Normandie, où le mouvement s'est poursuivi hier. Les grévistes réclament une augmentation collective de 70 € par salarié et une prime de 2 500 € nets.

En 2015, la plateforme aurait enregistré un résultat de 400 millions d'euros, et un chiffre d'affaires de cinq milliards d'euros en 2014. « Ce résultat est le fruit de l'implication de tous les salariés. Il ne s'agit pas de traiter les résultats de chaque site, mais les salariés grévistes ont estimé que la direction locale n'a pas voulu reconnaître leur performance collective », écrivent deux délégués syndicaux, Gilles Costils et Emmanuel Real, dans un courrier à la direction. Ils demandent une rencontre, « dans les plus brefs délais », avec leur direction.

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 18:29

Publié par Michel El Diablo

L'inspectrice du travail Laura Jourdan-Pfeiffer

L'inspectrice du travail Laura Jourdan-Pfeiffer

Déclaration CGT-SUD-SNUTEFE-CNT-FO – Affaire Tefal :

notre collègue condamnée, un jugement honteux

A la suite de l’audience du 16 octobre 2015 ayant vu comparaître, à la suite d’une plainte de l’entreprise Tefal, une inspectrice du travail (Laura Pfeiffer) et un ancien salarié lanceur d’alerte, notamment pour vol et recel de documents, la décision a été rendue : nous apprenons que l’inspectrice du travail a été condamnée, sur les deux chefs d’accusation, à  3500 euros d’amende avec sursis. De plus l’ex-salarié lanceur d’alerte poursuivi pour vol a été condamné à 3500 euros d’amende avec sursis. Ces condamnations sont inscrites au casier judiciaire. L’ensemble des condamnations est bien au delà des réquisitions déjà fortes du procureur.

Nous sommes indignés et stupéfaits de ce verdict. Si nous attendons de connaître la motivation retenue, nous voulons dès aujourd’hui dire que ce jugement n’est pas audible par les salariés et par l’ensemble de la profession des contrôleurs et inspecteurs du travail : il n’est pas possible de condamner une inspectrice du travail pour n’avoir fait que son travail. Il n’est pas possible de condamner un lanceur d’alerte pour avoir joué ce rôle essentiel d’aiguillon.

Le déroulé de cette procédure et du procès lui-même, constitue une sévère mise en garde à destination des salariés et des agents qui ont pour mission de contrôler les entreprises.

En effet, l’audience du 16 octobre a vu la mise en cause d’un lanceur d’alerte pour avoir mis en œuvre ce droit ainsi que celle d’une inspectrice du travail pour avoir exercé ses missions de base puis dénoncé les pressions visant à faire obstacle à son travail.

Cette audience à sens unique, éprouvante et humiliante pour les intéressés, aura malheureusement été l’occasion d’envoyer un signal fort à tous les travailleurs et travailleuses :

L’inspection du travail dérange et il convient de la mettre au pas ! Selon le procureur, il faut y faire le ménage. Il en est de même pour les syndicats, voire le droit du travail comme ont pu dire ou laisser entendre l’avocat de TEFAL dans sa plaidoirie, le procureur dans son réquisitoire ou encore la juge dans ses questions. Ainsi que l’a relevé l’avocat de notre collègue, Maître Leclerc, lors de sa plaidoirie le 16 octobre,  « certes nous ne sommes pas dans un monde de bisounours, c’est d’ailleurs pour ça qu’il y a des inspecteurs du travail », avant de poursuivre « le problème qui est posé ici c’est la place des syndicats dans notre société ».

Laura Pfeiffer et le lanceur d’alerte de TEFAL ont subi un procès honteux.

Honteux car il est le symbole de la collusion entre le patronat et les hauts cadres de l’Etat.

Honteux car cela fait maintenant 3 ans que l’administration du Travail se complait dans un silence écœurant que l’ensemble des agents de l’inspection du travail, aux côtés de Laura Pfeiffer, ne peuvent comprendre.

Honteux car notre mission, protéger les salariés de l’arbitraire, a été piétinée.

Nous n’acceptons pas ce jugement et poursuivrons le combat en appel pour la relaxe, nous poursuivrons aussi nos combats aux côtés des agents et des salariés. Nous étions en colère le 5 juin, nous l’étions le 16 octobre, et croyez bien que nous le sommes encore aujourd’hui car le mépris décomplexé des différents protagonistes pour l’inspection du travail et la condition des travailleurs est insupportable.

Nous demandons :

  • la relaxe pour l’ex salarié lanceur d’alerte et l’inspectrice du travail
  • la condamnation publique par la Ministre  de l’entreprise TEFAL pour les pressions inacceptables qu’elle a mis en œuvre  à l’encontre de l’inspectrice du travail
  • la poursuite devant la justice des procédures initiées par notre collègue
  • la reconnaissance de tous les  accidents de service de notre collègue
  • le soutien de la Ministre aux missions de l’inspection du travail, à ses agents et tout particulièrement à Laura Pfeiffer.

Nous appelons l’ensemble des collègues et des salariés à organiser des assemblées générales afin de mobiliser sur ces revendications.

Annecy, le 4 décembre 2015

 

SOURCE: CGT Travail emploi Formation professionnelle

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 14:30
Pour la CGT, il n'y aura pas de trêve sociale - Déclaration de l'UD-CGT 76
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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 18:15
Vidéos : Manifestation de soutien aux ouvriers d'Air France à Bobigny.  300 militants de Seine-Maritime y participaient à l'appel de la CGT
Vidéos : Manifestation de soutien aux ouvriers d’Air France à Bobigny
Publié le 03/12/2015 par Solidarité ouvrière
 

Vidéos du rassemblement du 2 décembre devant le tribunal de Bobigny en solidarité avec les ouvriers d’Air France face à la répression antisyndicale.

Dans la première vidéo, à 5'50", l'intervention de Pascal Morel, secrétaire de l'UD-CGT 76 débute bientôt.

ICI, en fin de video, l'intervention de Pascal Morel, secrétaire de l'UD-CGT 76

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 18:38
Les salariés résistent fièrement face à la violence des attaques sociales et antisyndicales. 
photo Mohammed el Hamzaoui Les salariés résistent fièrement face à la violence des attaques sociales et antisyndicales. 
photo Mohammed el Hamzaoui L'utilisation de l'article, la reproduction, la diffusion est interdite - LMRS - (c) Copyright Journal La Marseillaise

La journée nationale d’actions interprofessionnelles a donné lieu à un rassemblement sous les fenêtres du patronat à Marseille, jeudi 2 décembre. Un bloc progressiste contre les politiques d’austérité.

La politique du gouvernement socialiste et l’envolée de la criminalisation des actions syndicales sont dans la ligne de mire des forces progressistes, nationalement, avec un accent prononcé dans le Sud. Dans les Bouches-du-Rhône où tout le bassin d’emplois est frappé de plein fouet par la casse sociale qui passe par celle du code du travail, la CGT fait monter la pression avec une démarche de convergence des luttes. Toutes les sections de l’Union départementale CGT, avec le NPA, la FSU, Solidaires, le PCF, les JC et le PG étaient rassemblés dès 14h place Charles-de-Gaulle devant le Medef.

Mercredi, jour prévu de l’audience au tribunal de Bobigny des 5 salariés d’Air France, finalement reportée au 27 mai, diverses initiatives se sont déroulées le matin sur tout le bassin d’emplois destinées à informer et à mobiliser les salariés des entreprises du département face aux « choix politiques économiques et sociaux d’un gouvernement qui sert les intérêts du monde de la finance, aux actionnaires, qui ruinent le pays et se livrent à une répression syndicale sans précédent » rappelle le secrétaire général de l’UD CGT lors d’un grand rassemblement à Marseille. Une UD bien décidée à « en finir avec la mainmise des multinationales » qui, avec l’appui du gouvernement « utilise l’état d’urgence comme un moyen supplémentaire à sa disposition ».

Éclatement du modèle social, coups portés contre l’industrie, l’emploi en général, instaurent un climat délétère, ruinent les espoirs de la jeunesse et les dividendes augmentent chaque année. Mais la riposte est lancée. « Nous ne les laisserons pas faire. Air France, SNCM, Casino, Saint-Louis Sucre, Sodexo... aucun de vous ne sera seul dans le combat car nous ne cesserons jamais de travailler à la convergence de nos luttes », promet Olivier Mateu.

Légitime défense

Chez Air France justement, Aimé Musto fait le décompte : « Un PSE à 2 900 salariés, 80 suppressions à Ajaccio, 74 sur Bastia et 70 sur Nice... » et suite à l’épisode de la chemise déchirée, « 11 sanctions de 2e degré, des mises à pied pour des faits pas avérés car nous avons visionné le film à charge, il n’y a rien, 5 licenciements, un recours gracieux refusé... elle est là la violence. Et on peut tous y être confrontés. Nous sommes en légitime défense. » La réponse des salariés d’Air France à ces pressions ne s’est pas faite attendre : un arrêt de travail. Depuis le 1er décembre « 90% de grévistes tous services confondus à l’aéroport Marseille-Provence ».

Du côté des marins de la SNCM, la grève a été reconduite, pour le douzième jour, à 70% le matin même. « Pour défendre les 900 emplois concernés par la reprise de la compagnie », précise Frédéric Alpozzo. Le secrétaire général de la CGT marins ne décolère pas devant les méthodes utilisées pour saboter la compagnie : « Ce gouvernement montre son vrai visage, ennemi des valeurs républicaines et qui se dit socialiste, c’est une imposture. Il fait pire que la droite. » Là encore, la sanction, « tout sauf l’extrême droite », réside dans la « convergence totale. Il faut créer les conditions d’un nouveau programme de la Résistance, organiser le rapport de force car il n’y a que ça qu’ils comprennent. Soyons fiers de lutter pour les travailleurs et la population. »

Myriam Guillaume

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 18:30

CGT, FSU et Solidaires ont manifesté durant deux heures devant le tribunal de grande instance de Tarbes./Photo DDM, Laurent Dard.

CGT, FSU et Solidaires ont manifesté durant deux heures devant le tribunal de grande instance de Tarbes./Photo DDM, Laurent Dard.

 

Hier, une intersyndicale CGT, FSU et Solidaires a manifesté devant le tribunal de Tarbes, de 13 heures à 15 heures, bloquant ainsi la rue Maréchal-Foch. La date n'avait pas été choisie au hasard : c'est en effet celle où les salariés d'Air France devaient comparaître devant le tribunal de Bobigny pour l'affaire des chemises déchirées. Finalement, le procès a été renvoyé au 27 mai 2016. Le tribunal a motivé sa décision par «la complexité de l'affaire». En attendant, les syndicats tarbais ont maintenu la «manif». Les mots d'ordre étaient au nombre de trois, exprimés dans une lecture commune sur les marches du palais de justice : «Non à la violence sociale», «Non aux attaques de militants syndicaux», «Oui à l'efficacité économique et sociale». Avant la lecture proprement dite, un hommage a été rendu aux victimes des attentats de Paris, tout en lançant un avertissement : «Il ne faut pas confondre des moyens et des effectifs de police et gendarmerie supplémentaires avec une restriction des libertés individuelles». «La violence sociale à l'égard des salariés, ont dit les militants, ce sont les différentes lois votées par ce gouvernement depuis son arrivée au pouvoir, aggravant les politiques désastreuses mises en œuvre sous l'ère Sarkozy. Après tous les mauvais coups, le gouvernement vient de lancer une nouvelle attaque contre nos droits : la réforme du code du travail. Demain, le contrat de travail ne protégera plus individuellement le salarié. L'exemple d'Air France est significatif des nombreuses luttes et actions que mènent les salariés de ce pays. En Hautes-Pyrénées, les inégalités sont de plus en plus criantes et frappent une population de plus en plus large. Face aux politiques d'austérité, nous disons oui à l'efficacité économique et nous exigeons un pacte de progrès social.» La prochaine «manif» aura lieu le 12 décembre, à Bagnères, pour l'hôpital public.

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 14:23
Smart à Hambach : le front CFDT et CGT persiste et signe
04/11/2015 à 20:22 , actualisé le 05/11/2015
 
 

Mercredi dernier, la direction de smart france et les représentants syndicaux de la CFE-CGC et de la CFTC ont signé le Pacte 2020. Sa finalité : passer à 39 h payées 37 de manière progressive et transitoire et assurer ainsi la pérennité des emplois sur le site de Smartville. Cet engagement, pas plus que les augmentations salariales et les autres propositions n’ont convaincu la CFDT et la CGT qui sont majoritaires en terme de représentativité syndicale.

« Une clause de mobilité de 150 km a été mentionnée dans le protocole d’accord. Cela signifie que la direction s’engage à ne pas recourir à des licenciements économiques mais cette clause pourra être contournée si un salarié refuse un emploi en dehors de Hambach », relèvent les deux syndicats contestataires. Ce mercredi, CFDT et CGT sont à nouveau montés au front en organisant une action à l’entrée de l’usine. Dans un tract, ils ont détaillé les raisons de leur opposition. " Aucune justification économique réelle et sérieuse nécessite le passage aux 39 h et la perte des jours RTT. La rémunération ne compensera pas l’accroissement du temps de travail. La présentation du planning de modulation et les ave nants aux contrats de travail démontrent que les salariés devront travailler 18 samedis en 2015-2016 sur la base de 37 h/semaine. Avec des horaires finissant à 23 h et des salaires de base réduits ", dénoncent les deux syndicats.

Les délégués CFDT de Smart ont rencontré la direction qui entend ainsi poursuivre les négociations. « Ils font le forcing pour nous empêcher à la CFDT de signer le droit d’opposition avec la CGT », déplore Didier Getrey, secrétaire général métallurgie Moselle. « Comme ils n’ont fait aucune ouverture, nous n’honorerons pas le rendez-vous programmé ce jeudi. Et nous restons sur un droit d’opposition ferme et définitif. Nous attendons que l’accord nous soit notifié pour le valider ».

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