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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 14:42

Publié par Michel El Diablo

AIR-FRANCE : 4 salariés licenciés « sans indemnité ni préavis » ! Va-t-on vers un « CONFLIT SANS PRÉCÉDENT » au sein de la compagnie aérienne comme l’annonçait la CGT ?

Le 4 novembre 2015, la CGT Air France menacait "d'un conflit sans précédent", en cas de licenciements disciplinaires de salariés impliqués dans les violences du 5 octobre. "Ce sera Spartacus", avaient promis des membres du syndicat.

Air-France, jounée d'action et de grève le 19 Novembre 2015 : contre les licenciements, contre la sous-traitance, pour le maintien de l'emploi, pour l'arrêt des poursuites disciplinaires

CLIQUEZ SUR LE LIEN CI-DESSOUS

pour lire le tract de la CGT-UGICT-CGT d'Air-France:

/ob_4f98b3_cgt-ugict-air-france-32-nov-2015.pdf

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 15:38
Air France: l'intersyndicale réclame la "réintégration" des licenciés
Publié le .fr - Modifié le | AFP
Extraits.

L'intersyndicale toutes catégories d'Air France a réclamé vendredi la "réintégration" des salariés licenciés pour motif disciplinaire, appelant de nouveau à une mobilisation le 19 novembre, dans l'attente "d'une action plus forte très prochainement".  Des appels à la grève sont lancés pour jeudi dans certains secteurs au sol, notamment à la maintenance par la CGT, l'UNSA, SUD et Force ouvrière, a indiqué Mehdi Kemoune (CGT).

Air France a annoncé jeudi à l'AFP que quatre membres du personnel au sol, auxquels sont reprochés des "agressions physiques" lors des incidents du 5 octobre, avaient "reçu une notification de licenciement pour faute lourde".  "Un de mes clients n'a reçu aucune notification de licenciement et a appris la rupture de son contrat par voie de presse", a déclaré vendredi à l'AFP Me Sofiane Hakiki, qui représente deux des salariés ayant, selon Air France, été licenciés.Un cinquième salarié, représentant du personnel CGT à la maintenance (DGI), est également sur la sellette. En soutien, "100% des mécanos étaient en grève à 9H00" vendredi, selon M. Kemoune.

Dans un communiqué, l'intersyndicale appelle à "l'arrêt des poursuites judiciaires et disciplinaires" et à la "réintégration" des salariés licenciés à l'issue d'une "parodie" de procédure légale, selon eux.  "Que les choses soient claires, aucune des vidéos des salariés incriminés ne montre de violences physiques à l'encontre de qui que ce soit", ils ont été "pris au hasard" car "la direction veut en faire des exemples", assure-t-elle.  Pour l'intersyndicale, "rien" ne justifie ces décisions intervenant avant même que la justice ne se prononce le 2 décembre sur les violences.  Constatant que la direction "persiste" par ailleurs "dans sa stratégie de destruction d'emploi et d'attrition" de la flotte, l'intersyndicale appelle "à se mobiliser" jeudi, jour de comité central d'entreprise (CCE), "en attente d'une action plus forte très prochainement".

"De notre côté il n'y a pas pour l'instant de mouvement de grève", mais un appel à la mobilisation "pour essayer de mobiliser l'opinion publique, l'attention de l'État, l'attention de la direction", a indiqué à l'AFP Emmanuel Mistrali, porte-parole du syndicat majoritaire de pilotes (SNPL).  Il pointe un "manque de prise de conscience de la dégradation du climat social et de l'avancée tranquille vers une situation explosive", fustigeant des "sanctions écrites par avance et complètement disproportionnées".

[...]

13/11/2015 12:42:26 - Paris (AFP) - © 2015 AFP

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 09:43

Lu sur le blog de l'UL CGT Dieppe Tafta, International

13 nov. 2015

Les syndicats américains se prononcent contre le traité Trans-Pacifique

En écho avec la dénonciation et les luttes en France et en Europe, contre l'accord de libre-échange UE-Etats-Unis appelé aussi TAFTA, il est intéressant de savoir que les travailleurs américains se mobilisent actuellement contre le même genre d'accord ultralibéral et anti-social pour la zone du Pacifique, appelé TPP (Partenariat Trans-Pacifique).

Après près de six ans de négociations, le texte de la TPP accord commercial a finalement été rendu public la semaine dernière, et entre dans sa  phase de ratification

Dans un appel aux médias, les dirigeants de l'Alliance BlueGreen - un partenariat national des syndicats américaines et des organisations environnementales américaines - a appelé le Congrès américain à rejeter le TPP.

"Cet accord ne fait rien pour augmenter les salaires des travailleurs américains, ni pour protéger l'environnement, mais il est facilite les procédures des sociétés pour expédier des emplois à l'étranger, dans des pays à bas salaires, avec une main-d'œuvre faible, et une faible protection de l'environnement," a déclaré le président du CWA, Chris Shelton . "La vérité de la question est très simple. Le TPP est un accord écrit par et pour les sociétés multinationales pour les aider à faire du profit au détriment direct de nos travailleurs et de notre environnement. Voilà une affaire que nous ne pouvons nous permettre."

Parmi les intervenants figuraient:

  • Michael Brune, directeur exécutif du Sierra Club;
  • Leo W. Gerard, président du Syndicat des Métallos;
  • Celeste Drake, de l'AFL-CIO (la Confédération américaine des syndicats de salariés), spécialiste de la politique commerciale,
  • Jake Schmidt, directeur de programme, au Natural Resources Defense Council.

Sont intervenus sur la même ligne, Paul Tonko, du Districk de New-York, 20ème arrondissement, et Bill Pascrell  du District du New-Jersey, 9ème arrondissement.

Ces dirigeants ont identifié les domaines clés où l'accord tombe à court, en permettant aux entreprises de contourner les lois et règlements américains dans un tribunal étranger, créant des menaces pour l'emploi aux États-Unis, en menaçant les lois et règlements difficilement arrachés sur le travail et les normes environnementales,

Source: la fédération américaine des travailleurs de la communication CWA (Communications Workers of America)

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 14:29

Grève générale en Grèce contre la poursuite des mesures d’austérité

Jeudi 12 Novembre 2015 sur le blog de Nicolas Maury

Le gouvernement d’Alexis Tsipras voit s’accroître la pression alors qu’un appel à la grève générale a été lancé dans le pays fatigué par l’austérité avec laquelle le Premier ministre avait promis de rompre
Les employés du secteur public tout comme ceux du privé se mettent en grève ce jeudi, paralysant toutes les activités du pays. Les écoles, les hôpitaux, les banques, les transports et d’autres services encore seront fermés pendant 24 heures en signe de protestation contre les nouvelles coupes budgétaires et hausse d’impôts introduites par le gouvernement à la demande des créanciers.
«L’hiver sera explosif et cela ne sera que le début», a mis en garde Grigoris Kalomoiris, un des leaders du syndicat de fonctionnaires Adedy. «Alors que le salaire moyen a été diminué de 30%, quand les salaires étaient déjà à un niveau inacceptable, alors que le système de sécurité sociale risque de s’effondrer, nous ne pouvons pas rester immobiles», a déclaré le responsable, cité par The Guardian.
Son syndicat accuse le gouvernement d’hypocrisie, affirmant que Syriza «a renoncé à toutes ses promesses». Même si la Grèce ne fait pas face à un défaut ou à une sortie de la zone euro comme cet été, la crise est loin d’être terminée, a dit Grigoris Kalomoiris au quotidien britannique.

https://francais.rt.com/international/10133-greve-generale-grece-austerite
 
Nicolas Maury
Grèce: Tsipras essuie sa première grève générale

Près de 20.000 personnes défilaient jeudi à la mi-journée à Athènes. Le mouvement lancé par les syndicats vise à protester notamment contre les hausses d'impôts et la réforme des retraites.

Des membres du PAME, proche du parti communiste défilaient à Athènes lors de la grève générale (c) Petros Giannakouris/AP/SIPADes membres du PAME, proche du parti communiste défilaient à Athènes lors de la grève générale (c) Petros Giannakouris/AP/SIPA
 

Le gouvernement de gauche radicale du Premier ministre grec, Alexis Tsipras, essuyait jeudi 12 novembre sa première grève générale, émaillée de quelques incidents, alors que les créanciers sont en ville pour discuter du versement de 2 milliards d'euros au pays.

Pas loin de 20.000 personnes défilaient dans Athènes à la mi-journée. [...]

Le mouvement, lancé pour 24 heures par les syndicats du pays, vise à protester notamment contre les hausses d'impôts et la réforme des retraites à venir et paralysait vendredi les administrations, les transports, y compris les vols intérieurs, annulés par dizaines.

"Nous luttons contre des mesures gouvernementales qui perpétuent des relations sociales dignes du Moyen Age", assurait le principal syndicat du privé GSEE.

"Poche de résistance"

Les hôpitaux pour leur part n'assuraient que les urgences, les musées et sites archéologiques étaient fermés et les journalistes étaient en grève également.

A Athènes, le premier à défiler était le PAME, proche du parti communiste (KKE). Le cortège rassemblait environ 10.000 personnes selon la police.

"Chaque secteur d'activité doit devenir une poche de résistance", a lancé le secrétaire général du Parti communiste, Dimitris Koutsoubas.

Venait ensuite la manifestation des syndicats, GSEE et Adedy (public), forte de plus de 2.000 personnes, précédée d'un cercueil portant la mention "auto-entrepreneurs, techniciens, artisans".

Puis un autre cortège rassemblant 4.000 personnes à l'appel des partis et mouvements de gauche suivait, dont étaient issus apparemment les jeunes gens incontrôlés.

Dans une des manifestations, les participants tenaient au bout d'une ficelle des ballons de baudruche sur lesquels on pouvait lire: "Ta logia tou Alexis", "les paroles d'Alexis" Tsipras.

Troisième cure d'austérité

Beaucoup de Grecs ont été dépités en effet du demi-tour effectué par le jeune dirigeant de gauche radicale ( qui avait finalement accepté  un troisième plan d'austérité ) [...]  Or, la grève générale se déroule précisément pendant une inspection à Athènes de représentants des créanciers du pays, Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Fonds européen de stabilité financière.

[...] il reste des points de friction, qui retardent le calendrier du versement d'une tranche de deux milliards d'euros.  Le blocage concerne en particulier les saisies immobilières, au sujet desquelles Athènes est partisan de clémence, et le traitement des créances douteuses, qui plombent actuellement le bilan des banques du pays.

La grève soutenue par Syriza

Le ministre de l'Economie, Georges Stathakis, s'est cependant montré confiant mercredi, déclarant "croire que tous ces problèmes seront résolus d'ici samedi".

Le gouvernement compte aussi réduire le montant des retraites dépassant les 1.500 euros par mois.

[...]

Or la grève générale est soutenue par Syriza contre "les politiques anti-sociales, d'un néo-libéralisme extrême" menées par le gouvernement... Syriza. Un paradoxe très commenté sur les réseaux sociaux. "Je suis un peu perdu, là... On défile avec Alexis pour renverser Tsipras, ou avec Tsipras pour renverser Alexis?", se demandait un utilisateur de Twitter.

[...]

(Avec AFP)

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 10:35
Lu sur radin.com.  Extrait.  Par Jean-Baptiste GIRAUD le 05 nov. 2015

C'est une association rassemblant des centaines de directeurs des ressources humaines de grandes entreprises françaises qui l'affirme, dans un rapport publié cette semaine. La tension, dans les entreprises, est à son maximum, et les risques de grève et de mouvements sociaux en 2016 dans le rouge vif.

2016, année de grèves et de mouvements sociaux ?

La crise n'est plus une excuse

Le rapport d'Entreprise & Personnel, une association de DRH de grands groupes, tire la sonnette d'alarme : « Nous insistons sur les risques dans les grandes entreprises de tensions salariales » clame le document.

Pourquoi ? Tout simplement parce que la crise, qui trainait en longueur depuis plusieurs années, semble s'éloigner tout doucement. Ou encore, parce que les salariés et les syndicats sont lassés de se voir opposer l'argument "c'est la crise", quand ils revendiquent...

En tout état de cause, Entreprise & Personnel alerte sur le risque de mouvements sociaux l'année prochaine.

 

Commentaires : Si ce sont les DRH qui le disent.  Ils veulent sans doute sauver leurs chemises...

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 22:54

Quand les bons sentiments nourrissent les Fascismes

 

publié le : 10 Octobre, 2015 sur Collectif Communiste Polex

Depuis le temps, nous devrions y être accoutumés: des monarques antiques, qui se proclamaient Fils des dieux, aux despotes contemporains ordonnançant les foules en troupeaux complaisants, la manipulation de l'opinion a toujours été la compagne attitrée des pouvoirs. L'exploitation de tous ceux qui n'ont que leur travail pour vivre, l'oppression politique du plus grand nombre par quelques privilégiés ne peuvent exister sans se justifier par les grands discours mensongers.

 

Les principaux médias actuels ont acquis en ce sens une efficacité plus grande que jamais dans l'histoire, permettant d'asséner à longueur de journée les seules versions de la Vulgate dominante, celle de la Bourgeoisie qui nous dirige, toutes étiquettes politiques confondues: c'est pour lutter contre de méchants terroristes barbus que l'armée de notre pays porte le feu guerrier en Afrique et en Orient, qui sont un peu plus loin nos alliés privilégiés,etc,.. Ces temps derniers,la manipulation s'est surpassée, à propos des "migrants" qui déferlent au péril de leur vie vers l'Europe et le mirage occidental. Nos bavards médiatiques réduisent ce drame à un discours compassionnel de bonne conscience, en utilisant sans vergogne un cadavre d'enfant échoué sur une plage turque, parce que son père a cru bon de payer très cher des passeurs pour affronter la haute mer et ses vagues sur un raffiot submersible à la moindre tempête.

Bien sûr,il faut accueillir correctement les immigrés légaux ou pas, et la France est loin en la matière d'être un exemple, des campagnes autour de Calais aux rues de Paris. Mais toute Nation a le droit fondamental de maîtriser son avenir et sa démographie:les pays développés d'Europe ne s'en privent pas, entre deux discours humanistes et démagogiques. Ils mentent, en occultant la cause première de ce chaos qui a transformé des millions d'hommes en réfugiés autour de la Méditerranée:ce sont les interventions militaires, diplomatiques et financières des grandes puissances occidentales, USA, Royaume-Uni, France, Turquie, et leurs alliés, les monarques pétroliers-intégristes du Golfe Arabique, Saoudiens et Qataris. Depuis le début de ce siècle, mus par la volonté commune de remodeler le Nord de l'Afrique et le Moyen-Orlent en espace à leur botte, ils ont détruit par la guerre les Etats nationaux d'Irak ( Bush ), de Libye ( Sarkozy ), organisé et financé les séparatismes armés, tribaux et religieux, contre l'Etat national de Syrie.Ils n'ont pas encore réussi à vaincre ce dernier mais, sur les décombres des villes détruites, ils ont ainsi donné naissance à ce monstre islamiste incontrôlable nommé DAECH, et réduit plusieurs millions de Syriens à l'état de réfugiés en quête d'un refuge.Ceux-là qui jouent aujourd'hui les pompiers sont en fait les pyromanes!

Ils mentent, en cachant que cet afflux soudain de " migrants " vers l'Europe est organisé sciemment par la Turquie dirigée par les Islamistes d'Erdogan, un des piliers de l'OTAN qui alimente en armes et combattants la subversion intégriste contre la Syrie depuis 15 ans. Qui pourrait être assez naïf pour croire que des dizaines de milliers d'hommes, femmes et enfants peuvent chaque semaine partir des ports turcs en navires affrétés à grand prix par des passeurs, sans que les responsables et services secrets de l'Etat turc, l'un des mieux organisés du monde, ne les voient?

Ils mentent, quand ils donnent en exemple le "grand coeur" et la générosité de Madame Merkel à l'égard des "migrants", alors qu'elle parle au nom du patronat allemand, l'un des plus prospères du monde déjà grâce à l'UE qui lui procure les immigrés sous-payés de Pologne et Bulgarie: ils voient dans cet afflux de " migrants " méditerranéens une main-d'oeuvre encore moins chère que celle venue de Varsovie ou Budapest.

Comment les discours sur commande de nos télévisions pourraient-ils ne pas émouvoir les coeurs sensibles, quand ceux qui devraient avoir pour mission d'en dénoncer l'hypocrisie les relaient avec complaisance? Lors du débat sur les "migrants" organisé à la Fête de l'Humanite, la seule représentante du Front de Gauche français, la députée européenne MC Vergiat,a limité son propos à des banalités humanistes et n'a pas hésité à couronner le tout d'une louange opportuniste, propre à satisfaire la bourgeoisie "de gauche" dont elle quémande les suffrages: "Madame Merkel a fait bouger les lignes, tant mieux"! Il a fallu MW Birkwald, député allemand du parti Die Linke, pour évoquer avec plus de sérieux "le grand patronat capitaliste allemand qui s'est plaint du manque de main d'oeuvre et de la démographie en berne...des réfugiés qui ont en moyenne 26 ans et sont aux 2/3 des hommes, une population intéressante pour les entreprises allemandes."...

Ils mentent en dénonçant en moralistes les réticences hongroises, grecques ou polonaises devant cet afflux massif de salariés concurrents, alors qu'il s'agit bien pour les dirigeants de l'Etat et de l'économie d'Allemagne de déstabiliser les pays vassaux de l'Est européen et des Balkans.

Ils mentent plus encore en cachant à quel point le déplacement de centaines de milliers de " migrants " subitement suscité par des officines occidentales, encouragé par nos médias, alors qu'ils vivaient depuis de longues années en Syrie et au Liban sans que nos responsables s'en émeuvent, est un cadeau inespéré pour les xénophobes d'extrême-droite qui piaffent aux portes du pouvoir dans la plupart des Etats d'Europe,orientale et centrale, en Grèce et en France. Les élections à Athènes l'ont montré, avant celles dans notre pays...

Quand la manipulation des bons sentiments prend cette ampleur,quand l'escroquerie confine ainsi à l'ignorer,on peut, on doit se demander à qui profite le crime, et qui l'organise. Depuis le début du 21ème siècle, l'impérialisme occidental a organisé le chaos au détriment des Etats nationaux en Afrique, en Orient: il le fait aujourd'hui en Europe, de l'Ukraine à la Grèce. Nos peuples en seront les victimes si la raison et l'intérêt des travailleurs ne les éveillent pas de leur léthargie avant le gouffre.

Francis Arzalier

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 22:42
Publié le 10/11/2015 sur Solidarité ouvrière

Essonne Info, 10 novembre 2015 :

Lundi 9 novembre, une partie des salariés du centre d’appel d’IKEA situé à Lisses ont fait grève pour revendiquer sur leurs conditions de travail.

Ce lundi matin, des salariés du centre d’appel d’IKEA, situé à Lisses, ont fait grève durant toute la matinée. Ils souhaitaient dénoncer leurs conditions de travail et leurs salaires. En effet, ce n’est pas la première fois que les salariés descendent devant leur entreprise pour faire grève. « Il y a 2 ans, on avait déjà fait grève » affirme Jean-Louis Betoux, secrétaire de l’union locale de la CGT. C’est donc devant le centre de relation clients (CRC) que les salariés se sont retrouvés pour protester.

Inauguré en septembre 2012, ce bâtiment abrite plus de 200 salariés.Ce lundi matin, il était difficile de joindre IKEA Lisses. « Nous sommes environ 70-80 actuellement pour un effectif total de 100 personnes sur notre service qui s’occupe des mails, des appels et des réseaux sociaux » explique Vincent Allain, responsable syndical CGT du CRC.

 

Des conditions de travail difficile

Ce lundi matin, c’est la colère qui prenait le dessus. « La direction a fermé le service qui s’occupait des réseaux sociaux, les clients ne peuvent donc plus communiquer par ce biais » confie Jean-Louis Betoux. Ainsi, les mails ne seront pas traités et les appels ne seront que très peu pris en charge ce jour.

C’est avant tout pour dénoncer les conditions de travail que les salariés sont dehors. « On a un métier, certes pas physique, mais qui est psychologiquement très difficile » déclare Vincent Allain. « Parfois, des femmes sont en pleurs ». Les revendications sont claires. Ils veulent améliorer les conditions de travail mais il n’y a pas que ça. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est le service web. « Il est un peu à part et se compose 8 à 10 personnes qui s’occupent des commandes internet. Eh bien, ces gens-là vont toucher 1,2% en plus sur le mois de novembre. Alors que nous, nous ne toucherons rien de plus. C’est injuste » affirme Vincent Allain. Les salariés espèrent avoir des propositions de la part de la direction avec de vrais compromis.

Selon la CGT, ils étaient 97 salariés sur 130 salariés à poursuivre le mouvement. Ils souhaitent donc une revalorisation des salaires du CRC, l’arrêt d’un management « de pression », une prime qui correspond au même montant que le service e-commerce et, enfin, un engagement écrit de la direction sur le maintien de leurs horaires.

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:51
La secrétaire de l'UD-CGT de Girone relaxée en appel dénonce une volonté de « criminalisation de l’action syndicale » de la part d’un patronat « de plus en plus agressif à l’égard des salariés » et accuse le gouvernement de ne pas faire « respecter le droit fondamental de liberté syndicale ».
Publié le 06/11/2015

20 Minutes, 6 novembre 2015 :

Corinne Versigny était poursuivie pour avoir parlé de « conditions de travail moyen-âgeuses » au sein de l’entreprise Fonderies et Ateliers du Bélier (FAB).

La justice vient de donner raison, en appel, à Corinne Versigny, la secrétaire départementale de la CGT en Gironde qui y voit une victoire pour la liberté d’expression syndicale.

 

La stratégie de l’entreprise dénoncée

La quinquagénaire était poursuivie pour diffamation au préjudice de l’entreprise Fonderies et Ateliers du Bélier (FAB), un fabricant de composants de sécurité pour automobiles. On lui reprochait d’avoir, fin 2014, dans des courriers aux autorités ou à travers une interview dans la presse, réclamé une table ronde et alerté sur ce qu’elle considérait être des « conditions de travail moyen-âgeuses ».

Elle dénonçait également une stratégie managériale visant à « vider l’entreprise de sa valeur ajoutée » en vue de délocaliser, ou encore des « pièces sortant avec des défauts », faute d’investissement.

Corinne Versigny avait été condamnée en mai pour diffamation publique à 3.000 euros d’amende avec sursis, et 500 euros de dommages et intérêts au titre du préjudice moral.

A l’audience d’appel début octobre, l’avocate de FAB, Stéphanie Bertrand, avait estimé ses propos « violents », « erronés », visant à « déstabiliser » l’entreprise auprès des partenaires et clients, estimant que droit syndical et liberté d’expression ne sont « pas le droit de mentir, de raconter n’importe quoi sur la place publique ».

Pas d’excès des « limites de la polémique syndicale »

La cour d’appel a estimé que « les termes employés n'(avaient) pas excédé les limites de la polémique syndicale » et que « la rédaction et la diffusion des courriers visaient un but dont la légitimité ne saurait être sérieusement contestée ».

La cour a par ailleurs souligné que Corinne Versigny avait « puisé ses éléments d’analyse » pour rédiger ses courriers dans des rapports d’expertises, des courriers de l’Inspection du travail et du Comité d’hygiène et sécurité et des conditions de travail.

« La cour a retenu la bonne foi de ma cliente estimant qu’elle poursuivait un but légitime en toute absence d’animosité personnelle », s’est félicité Maître Magali Bisiau, avocate de la syndicaliste.

Une volonté de « criminalisation de l’action syndicale »

« On ne peut pas accuser une organisation syndicale de faire son travail, de s’inquiéter de la situation d’une entreprise et demander simplement une table ronde aux autorités », a indiqué Corinne Versigny, « soulagée » de la relaxe.

Elle a dit constater une volonté de « criminalisation de l’action syndicale » de la part d’un patronat « de plus en plus agressif à l’égard des salariés » et a accusé le gouvernement de ne pas faire « respecter le droit fondamental de liberté syndicale ».

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 17:43
Les travailleurs du sanitaire, grands oubliés des politiques publiques de santé
9 septembre 2015 sur JDS Experts
Une succession de plans d’économies

Depuis des années, l’hôpital a été le laboratoire des restructurations libérales et de la mise en œuvre des mesures de gestion. Les établissements de santé ont connu une dégradation progressive de leur organisation au fil des réformes et des coupes budgétaires. Véritable coup de massue, le pacte de stabilité et de croissance 2014-2017 prévoit un effort de 50 milliards d’euros d’économies, dont 21 sur la Sécurité Sociale. L’effort demandé aux structures sanitaires est colossal : 3,2 Milliards d’économies sur la période. Mais cela ne suffit jamais. Un rapport de la cour des comptes de septembre 2014 propose d’amplifier les réorganisations d’établissements pour accroître leur productivité et réduire leurs besoins de financement. Directement importée du monde de l’industrie, la notion de « productivité » fait son apparition. Elle induit évidemment une certaine conception de l’hôpital et de son personnel.

Une logique productiviste qui met les salariés sous pression

Depuis la mise en œuvre de la tarification à l’activité (T2a), l’allocation des ressources budgétaires des établissements de santé est déterminée par le volume d’activité. Ce changement de logique implique d’augmenter la « cadence de travail » pour maximiser les recettes et rentabiliser les couts de structures. Condamné à accroître l’activité pour encaisser plus de recettes « sécu » (1 acte = 1 prix = un produit), chaque structure doit prendre en charge un plus grand nombre de patients. Dans ce contexte, le maintien d’une bonne qualité de prise en charge nécessite toujours plus d’efforts pour le personnel des hôpitaux et cliniques, qu’il soit soignant ou non.

En parallèle, les pouvoirs publics ont impulsé, via les tarifs, le développement des prises en charge ambulatoires (sans nuitée), moins couteuses pour la sécurité sociale. Ce basculement de l’activité a fondamentalement métamorphosé l’organisation du travail. Tous les temps sont désormais comptés. Le temps consacré aux patients n’est désormais plus suffisant pour échanger, écouter et surveiller. Il faut faire vite et bien, malgré les contraintes organisationnelles et matérielles induites par les plans d’économies. Nombreux sont les salariés souffrant de l’impression de ne pas avoir le temps ni les moyens de bien faire. Ils sont emplis de culpabilité et de résignation. La course à l’activité prime sur la qualité des soins et la santé du personnel.

Des indicateurs sociaux alarmants

Le Centre d’Etudes de l’Emploi expliquait en janvier 2014 que les réformes prenaient insuffisamment en compte les conditions de travail. Il soulignait également les conséquences néfastes des restrictions budgétaires sur le personnel. La contraction des budgets oblige les établissements à ajuster en permanence leurs effectifs à l’activité, quitte à recourir à l’intérim ou laisser des services entiers en sous-effectifs. La flexibilité induite par la gestion des effectifs à « flux tendu » précarise fortement les salariés. Ils sont transférés d’un service à l’autre, quelles que soient leur spécialisation initiale et leurs habitudes. Pour ces raisons, les conditions de travail se sont fortement dégradées, comme en attestent les principaux indicateurs sociaux : accidents de travail, arrêts maladie, burnouts, culpabilité, résignation, désorganisation.

Pour illustrer la primauté du prisme gestionnaire, un exemple est d’ailleurs particulièrement frappant. Alors que les études économiques pullulent sur le thème du financement de l’hôpital, les travaux sur les conditions de travail dans le secteur sont quasi-inexistants, et ce, malgré la publication d’indicateurs sociaux accablants. Il serait pourtant bon de rappeler qu’ « assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés » est une obligation légale pour tout employeur.

Michael Canovas, expert auprès des comités d’entreprise, cabinet JDS Experts
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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 17:14

Nos amis et camarades du réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" se sont réunis.  Nous publions ici l'introduction au débat.

 

Introduction à la rencontre nationale des animateurs du réseau Faire vivre et renforcer le PCF

 

, par  Marie-christine.burricand 

 
 
Bonjour à tous et merci d’avoir fait le déplacement pour cette réunion nationale de Faire vivre et renforcer le PCF qui était réclamée par de nombreux camarades.
 

Une question essentielle nous est posée : comment construire une résistance populaire efficace face à un capitalisme plus que jamais prédateur jusqu’à créer les conditions d’une rupture porteuse d’un projet socialiste ?

C’est au regard de cette question qu’il nous faut apprécier notre activité, mesurer les enjeux du congrès et décider de notre feuille de route pour les mois qui viennent.

Jamais sans doute depuis la fin des années soixante notre peuple n’avait connu une période aussi difficile qu’inquiétante pour l’avenir.

Nous sommes maintenant presque au bout du détricotage du compromis social issu du Conseil National de la Résistance, marqué du sceau des idées progressistes dopées par la place des communistes dans la résistance.

Il est inutile que je revienne ici sur les détails de la reconquête par le patronat et les grandes fortunes de leurs prérogatives, mais du droit du travail à la retraite en passant par la sécurité sociale et les services publics, tout est peu à peu effacé, vendu et j’en passe jusqu’à cette toute dernière mesure concernant les retraites complémentaires qui finalement rajoute 1 an de travail à un très grand nombre d’entre nous.

Dans l’affrontement capital travail, le capital est aujourd’hui globalement gagnant cela ne fait aucun doute, par contre cela fait mal.

La colère des salariés d’AIR France ? C’est aussi celle de travailleurs fiers de leur boîte, longtemps certains de sa pérennité, ne pensant pas que cela pourrait leur arriver, des salariés pour qui les choses basculent peu à peu.

Il est rassurant de remarquer que l’énorme entreprise de criminalisation de l’action syndicale n’a pas marché, beaucoup s’identifiant plus aux salariés qu’aux dirigeants même sans chemises !

Et la combativité de la CGT, qui a refusé de participer à la conférence sociale est aussi une bonne nouvelle à quelques mois de son congrès.

Notre pays s’enfonce, tandis que la situation internationale se dégrade chaque jour. Le droit des palestiniens à une nation, déjà fortement tronqué, apparaît de plus en plus ténu. Après la Libye et l’Irak, nations détruites par l’Otan, bras armé des puissances capitalistes, après la guerre et les résurgences du nazisme et de l’anticommunisme le plus brutal en Ukraine, c’est la Syrie qui est dans la tourmente.

Au nom de la solidarité avec l’opposition à Bachar El Assad, c’est une nouvelle nation qui est détruite. Comment nos concitoyens peuvent-ils s’y retrouver entre les frappes des uns et des autres, Daesh et l’État islamique….c’est le sentiment du chaos et de la barbarie qui l’emporte, la défiance encore plus grande envers ces pays et leurs peuples alors que des milliers de gens n’ont guère d’autre choix pour sauver leur vie que de s’enfuir sur les routes du monde rejoignant le flot de ceux qui fuient la misère.

Et là aussi, il faut noter que, malgré les moyens mis pour criminaliser ces pays qui restent associés au communisme, même si Poutine ne l’est évidemment pas, la Chine et la Russie apparaissent finalement comme des facteurs d’équilibre pour pas mal de Français.

Le parti socialiste, aux commandes de l’austérité en France et de la guerre dans le monde, entraîne la disqualification de toute la gauche.

La faible visibilité du PCF et la faiblesse de ses positions laisse la place aux apparences trompeuses.

Comment s’étonner dans ses conditions que domine le « on n’y peut rien, il faut s’adapter, les patrons ont trop de charge, on ne peut pas accueillir tous les pauvres, il y en a marre que ceux qui travaillent paient pour les autres, il y a moins d’argent il faut dépenser moins... » toutes ces évidences trompeuses sur lesquelles s’appuient une droite dure et populiste dans sa reconquête du pouvoir.

Pendant ce temps, le Front national, bien aidé par les médias, Hollande et Sarkozy qui voient en Marine leur chance pour 2017, s’impose comme la force qui monte. Accompagnement de la colère populaire dans l’expression, achat de quelques penseurs en économie, opération séduction-normalisation auprès d’intellectuels, Marine le Pen était déjà bien placée pour 2017, on imagine la catastrophe si le Fn gagnait une ou deux régions comme cela est possible, renforçant ainsi sa légitimité !

 

[...]

 

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