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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 17:13
Le Conseil de Paris face aux diktats du Premier ministre israélien
9 février 2016 - Taoufiq Tahani - AFPS

Le conseil municipal du 13e arrondissement, à l’initiative de l’exécutif municipal, a émis le 1er février un vœu condamnant « le boycott d’Israël » et s’opposant « aux tentatives de l’isoler du concert des Nations ». Voilà que ce même vœu devrait, dit-on, être présenté à la prochaine réunion du Conseil de Paris et devenir LE message de Paris en soutien à Israël honteusement stigmatisé du fait des campagnes BDS.

Il s’appuie en premier lieu sur le fait que l’appel au boycott aurait été déclaré illégal par la cour de cassation avec ses arrêts du 20 octobre 2015. Ceci est inexact : la cour de cassation a statué, stricto sensu, sur le seul cas des arrêts de la cour d’appel de Colmar qu’elle a effectivement validés. D’autres jugements par contre ont relaxé les prévenus dans des affaires du même ordre et sont désormais définitifs.

C’est le cas de la quasi totalité des jugements de première instance qui ont relaxé les militants poursuivis. La cour d’Appel de Paris, elle-même, confirmant un jugement de première instance, soulignait le 24 mai 2012 que les faits en cause constituaient une « critique pacifique de la politique d’un État relevant du libre jeu du débat politique ».

Il est très surprenant, pour ne pas dire incohérent, de tenir l’appel au boycott comme illégal s’agissant d’Israël, alors qu’il aurait été de bonne pratique quand il s’appliquait à d’autres pays, Russie ou Mexique par exemple. Et alors que le boycott de l ‘Afrique du Sud de l’apartheid fait aujourd’hui figure d’action citoyenne emblématique et de haute portée morale.

Les élus de Paris doivent d’abord s’interroger sur le sens d’une telle initiative compte-tenu du contexte politique dans lequel elle intervient.

Le gouvernement au pouvoir aujourd’hui en Israël, le plus extrémiste de l’histoire et comportant des membres ouvertement racistes, se trouve effectivement isolé sur la scène internationale. Pour répondre à cet isolement, plutôt que de renoncer à sa politique de colonisation qui vise à ruiner la solution à deux États, il mobilise des moyens énormes pour s’en prendre à la campagne internationale pour le Boycott, le Désinvestissement, les Sanctions ainsi que le rapporte le journal Libération du 5 février.

Ce même gouvernement s’en prend avec brutalité aux ONG israéliennes qui documentent les violations des droits de l’homme et bénéficient d’aides étrangères, notamment venant l’UE, ainsi que le rapporte Le Monde du 5 février.

Adopter un vœu de la même teneur que celui du 13e arrondissement serait porter un coup à toutes celles et ceux qui, en Israël même, mènent un combat courageux face à un gouvernement décidé à faire taire toute voix discordante.

Ce serait cautionner le Premier ministre Netanyahou qui qualifie d’antisémite la décision européenne de procéder à un étiquetage différencié pour les produits issus des colonies israéliennes de Cisjordanie et du Golan.

Ce serait le cautionner encore quand il reproche à Ban Ki-moon d’encourager le terrorisme parce qu’il avait osé qualifier la poursuite de la colonisation d’affront fait à la population palestinienne et à la communauté internationale.

Adopter un tel vœu en Conseil de Paris serait une injure pour les nombreux militants qui, à travers le monde et spécialement dans notre pays, expriment leur solidarité avec le peuple palestinien en demandant le respect du droit international et qui, en l’absence de sanctions de la part des États, utilisent le seul moyen dont ils disposent : le boycott citoyen.

Les conseillers de Paris ont aujourd’hui toutes les cartes en mains.

Là où Paris est attendue pour soutenir la société civile palestinienne, pour dénoncer le blocus de Gaza, et l’expansion de la colonisation, nous voulons croire que ses élus ne se laisseront pas entrainer sur le terrain aujourd’hui choisi par le Premier ministre israélien, celui du rejet du droit et du mépris de la communauté internationale, celui de la loi de la jungle.

Taoufiq Tahani
Président de l’AFPS (Association France Palestine Solidarité)

Source : https://blogs.mediapart.fr/afps-ass...

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 18:16
A gauche, au diable les écuries !
, par  Guillaume Sayon sur le site du réseau "Faire vivre et renforcer le PCF"
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Alors que la solidarité avec les salariés de Goodyear grandit partout dans le pays, que dans l’espace anglo-saxon la gauche entreprend un virage intéressant sous la houlette de Corbyn en Grande-Bretagne et de Bernie Sanders aux États-Unis (dans la limite de ce qui est envisageable là-bas pour l’heure), qu’une grève générale contre la réforme des retraites allume un incendie social en Grèce, notre gauche à nous ne cesse de s’étioler en nourrissant de faibles perspectives de transformation. Le piège des primaires fonctionne parfaitement, le PS chavire totalement et s’abandonne aux pires trahisons, devenant un véritable repoussoir populaire, une machine à démanteler violemment notre modèle de protection sociale, notre république, notre nation.

L’heure est suffisamment grave pour prendre le temps de la réflexion, pour ne pas passer sous silence les tromperies et autres illusions dérisoires que nourrissent trop de responsables de la gauche. Je suis en colère par la déliquescence programmée de mon parti, je suis révolté par le manque d’imagination et de courage de ma famille politique. J’ai le sentiment désagréable d’une accélération brutale et mortifère des événements et de l’absence extrêmement préoccupante d’une réponse politique à la hauteur des enjeux. On peut toujours débattre sans limite de l’obsolescence des partis, du manque de dynamique citoyenne et j’en passe, la réalité doit être appréhendée avec plus de praticité. Des voix ouvrières fortes transpercent le bouclier médiatique et touchent au cœur des milliers d’hommes et de femmes dans tout le pays. Des français qui connaissent cette dure réalité, qui connaissent la brutalité de l’exploitation, qui connaissent l’horreur de vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, la précarité, la peur de perdre du jour au lendemain son gagne-pain.

Tout cela en parallèle du triplement de la fortune en 5 ans des 10 français les plus riches, avec une fortune cumulée qui est passée de 60 à 200 milliards d’euros entre 2009 et 2015. Tout cela alors qu’une vaste enquête démontre que le peuple français est foncièrement méfiant envers le capitalisme (15 % des français seulement prêtent des vertus au capitalisme). Tout cela alors que plus de la moitié du corps électoral ne se déplace plus dans les isoloirs. Tout cela pendant que notre ministre de l’économie, sinistre pantin de la finance mondiale, parade à Las Vegas avec le gratin patronal français, dans la ville du vice, de la tromperie, de l’argent sale et facile, pour dire à quel point la régulation, même modeste, est une entrave au miracle libéral ! La crise est profonde. Crise de confiance, crise d’avenir, crise métaphysique, crise… Le danger réside dans le fait qu’en occultant de proposer au pays un vaste débat sous cet angle précis, la confrontation se durcit autour de problématiques réactionnaires (remise en cause de la laïcité, fantasmes autour des réfugiés…). Le gouvernement mange dans la gamelle opportuniste en flattant les instincts autoritaires sous perfusion médiatique. L’État d’urgence se transforme en nouveau régime ordinaire permettant de contenir l’exaspération sociale et salariale. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, conséquence directe des politiques impérialistes que nous menons, c’est une camisole de force géante que le gouvernement est en train d’établir. Museler les oppositions, imposer les valeurs et les croyances, inoculer un climat de peur permanente… La République s’est totalement inféodée au capital et répond sans broncher à ses prérogatives. Nous sommes dans la phase la plus grave et la plus répugnante du capitalisme. Je vous conseille de lire ou de relire Lénine qui dresse une description exemplaire de ce phénomène dans Impérialisme, stade suprême du capitalisme.

Ce qu’il nous manque donc cruellement, c’est une organisation capable de soulever ces contradictions, de les articuler dans une réflexion et une pratique qui permettent de créer un élan de résistance, de dessiner les contours d’une alternative globale et sans concession. Des millions de personnes attendent ce mouvement. Certains se structurent dans des organisations encore modestes. Cependant il est nécessaire de réussir à massifier, à fédérer cette sphère. L’émiettement est notre pire ennemi. Il a toujours été le pire ennemi des travailleurs. Pour autant et pour répondre d’office aux gogos qui agitent sournoisement le chiffon des rassemblements boiteux et opportunistes, ce travail de rassemblement ne peut se faire n’importe comment et à n’importe quel prix. Oui, on ne peut que désespérément déplorer le temps de la valse des renégats. Je me moque de 2017. 2017 est un leurre, tout juste un rendez-vous électoral d’une république bourgeoise totalement corrompue et impuissante.

L’urgence est à créer l’émulation révolutionnaire à la base. Redonner des perspectives aux travailleurs, soutenir et accompagner leurs luttes, créer les conditions d’une mise en commun de ces dernières en les replaçant dans le cadre d’une lecture globale du rapport de force, recréer du sens commun par une démarche dialectique matérialiste, bref reprendre les bases et édifier le mouvement avec patience et méthode (sans donc se préoccuper du calendrier électoral qui ne nous concerne plus vraiment). Créer des temps de rencontre et d’échanges dans les quartiers, dans les entreprises autour de batailles concrètes. Une action contre le logement insalubre, une mobilisation pour promouvoir l’éducation populaire, une mobilisation populaire autour d’une école, des actions pour promouvoir la baisse du temps de travail et de meilleurs salaires… Il faut créer du mouvement, de l’action avec le soucis permanent du rassemblement, du travail collectif, avec le soucis permanent d’inscrire ces luttes dans la confrontation incessante entre dominants et dominés. Il faut nous éduquer à la lutte permanente d’une classe face à une autre. C’est ce défi que nous avons à relever. Alors au diable les écuries, entrons dans la course !

G.S.

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 18:00
 
A lire sur le blog de l'UL CGT de Dieppe

La CGT-FAPT 76 souhaite informer l'ensemble de la population des procédures inacceptables de La Poste. En effet, La Poste veut mettre fin au contrat de travail à durée indéterminée d'un collè...

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 09:49

9 Février 2016  Publié par Michel El Diablo

Raoul HEDEBOUW, député fédéral et porte-parole du Parti du travail de Belgique

Raoul HEDEBOUW, député fédéral et porte-parole du Parti du travail de Belgique

« Vous gagnez 5 000 euros par mois et les cheminots seraient privilégiés ? »

« À tous les politiciens de droite qui décrivent les cheminots comme des gens privilégiés, je demande comment ils osent dire cela, eux qui gagnent 5000 euros par mois? », dénonce Raoul Hedebouw. « Les cheminots doivent-ils accepter sans broncher que des milliers d’emplois passent à la trappe? Doivent-ils accepter que la sécurité du rail soit mise en péril? Doivent-ils acquiescer au principe vieillot de travailler plus longtemps pour gagner moins d’argent? »

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 14:55

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Lorsque, devant un Conseil de prud'hommes, je défendais des travailleurs lésés par un patron, j'ai toujours eu en face un avocat dûment apointé par l'entreprise en cause et qui connaissait le Code du travail sur le bout des doigts. Quand je fus élu conseiller prud'homal, des avocats, toujours dûment apointés par une entreprise en cause, connaissait autant le droit du travail.

C'est cela la lutte des classes dans laquelle le patronat dispose de tout le soutien nécessaire pour la gagner. Soutien financier pour rémunérer des juristes en droit social, soutien politique de la part des gouvernements alliés aux forces de l'argent.

En la matière, en voulant détricoter le Code du Travail, François Hollande, son gouvernement et son parti, ne sont ni plus ni moins que des alliés du capitalisme. Pour berner toujours plus les travailleurs, ils ont opté pour une commission d'experts dirigée par Robert Badinter, ex-ministre socialiste de la Justice et ex-président du Conseil constitutionnel, laquelle commission a fait 61 propositions. Oui, parce que le Code du travail était trop épais et illisible, ont ressassé les médias aux ordres et les économistes qui ne sont jamais rémunérés avec le dos de la cuillère.

Illisible donc. Mais prenons le cas du paiement des heures supplémentaires, ce qui occasionne nombre de litiges entre exploités et exploiteurs, même si les premiers ne viennent pas tous devant la Jstice prud'homale. Parce qu'en France, on ne naît pas tous égaux en droit.

D'abord, si les 35h demeurent la durée légale du travail, aucun article du Code du travail n'interdit à un patron de faire travailler au-delà son salarié. Par contre, de la 36e à la 43e heure, la majoration salariale est de 25%, au-delà de la 43e heure, 50%. C'est lisible, clair et sans bavure. On comprend dès lors qu'il faille supprimer la durée légale à 35h hebdomadaires pour annuler les majorations pour dépassement.

Cet article de loi s'applique sauf accord d'entreprise qui peut prévoir une majoration ne pouvant pas être inférieure à 10%. Sauf qu'aujourd'hui, ces dits accords d'entreprise sont ultra-minoritaires dans notre pays. On comprend dès lors également que le Medef et le Ps envisagent partout des accords d'entreprise primant sur la loi, afin que partout le 10% dérogatoire soit le maximun. Preuve supplémentaire, Robert Badinter, la pointure juridique des socialistes, dans son article 33 sur les heures supplémentaires, n'évoque qu'une simple "compensation" et non plus la loi actuelle.

Défendre le droit du travail, conquis et amélioré au travers les luttes des travailleurs, c'est aussi défendre son pouvoir d'achat. Cela n'a rien d'un intérêt vieillot et corporatiste. CQFD.

Code du travail illisible, mais pour qui?
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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 22:51
Reçu par courriel
La colère devient explosive en France ! Quel débouché progressiste lui donner ?

7 février 2016 – Déclaration du secrétariat national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

Goodyear, Air-France, Alsthom, EDF, SNCF, collèges, fonctionnaires… mais aussi taxis, éleveurs, médecins,  LA COLÈRE DEVIENT EXPLOSIVE EN FRANCE !   QUEL DÉBOUCHÉ PROGRESSISTE LUI DONNER ?

Alors que Hollande et Valls s’enlisent dans leurs manœuvres minables sur la « déchéance de nationalité pour tous » (quelle belle perspective !) et que, malgré tous ses efforts pour séduire la droite et l’extrême droite, l’exécutif de plus en plus droitisé ne parvient qu’à gonfler les voiles de la réaction, les luttes sociales qui repartent à la hausse portent la seule perspective d’espoir pour la nation désemparée.

La classe ouvrière montre le chemin !

Tous ensemble, dans la lutte !

Ce sont d’abord les ouvriers CGT qui, à Goodyear, à Air-France, chez Ford, à la SNCM, appellent le monde du travail à la contre-offensive. Assez courbé la tête devant les Marie-Antoinette arrogantes du MEDEF qui, sous les encouragements de Bruxelles, de Valls et de Sarkozy, veulent araser le produire en France, faire place nette à la finance, privatiser les services publics, humilier les chômeurs de longue durée et démolir les indemnités chômage, repousser la retraite à « pas d’âge », démolir les statuts publics, la Sécu et le Code du travail, diminuer les salaires tout en allongeant le temps de travail, obtenir toujours plus de cadeaux fiscaux pour les très riches pendant que le monde du travail, actifs, retraités, chômeurs, étudiants, est écrasé et humilié : en un mot, le grand capital et son Etat veulent aggraver l’exploitation capitaliste sur tous les terrains. On le voit dans l’industrie automobile dont les patrons, après avoir bénéficié d’énormes subventions d’État, ferment des lignes de production du Pas-de-Calais à Poissy pour mieux délocaliser. On le voit à Alsthomqui, après avoir été démantelé et vendu une bouchée de pain au capital américain, annonce des suppressions de postes massives…

Mais les courageux syndicalistes de lutte qui ont commis le « crime » d’arracher une chemise patronale ou de séquestrer des spécialistes ès licenciement du grand patronat ne s’en laissent plus compter : chez Goodyear, chez Conti, on a compris ce que cache le « dialogue social » vanté par les dirigeants jaunes de la CFDT et l’on sait d’expérience que la seule voie gagnante est celle du syndicalisme de classe et de masse. 

Pas de « valeurs de la République » sans la Fonction publique, l’Éducation nationale et les autres services publics !

La colère sociale, c’est aussi les enseignants de collège qui, malgré les sanctions qui pleuvent sur les plus courageux d’entre eux, s’opposent dans l’unité à la contre-réforme Vallaud-Belkacem ; car pour abaisser les dépenses en matière d’école et abaisser le « coût » du travail, donc la valeur des diplômes et des qualifications, le projet gouvernemental Vallaud-Belkacem appauvrit comme jamais les contenus culturels enseignés.

Ce sont les fonctionnaires d’Etat qui perdent sur tous les tableaux avec l’euro-austérité resserrée par les gouvernements successifs : désossage de services publics performants comme l’Équipement ou l’O.N.F., asphyxie de l’hôpital public, régression organisée du pouvoir d’achat, avec en prime les attaques de Macron contre les statuts issus de la Résistance. Ce sont aussi les fonctionnaires territoriaux qui subissent toutes sortes de pressions à la privatisation et à la précarité dans le cadre d’une politique de désengagement de l’Etat, de « métropolisation » et de montée en puissance des euro-régions ; une politique qui détruit à la fois les Communes et la République une et indivisible.

Ce sont les agents de la SNCF, de la Poste, d’EDF, qui souffrent de voir leurs dirigeants, nommés par l’État, des entreprises nationales dégraisser massivement, précariser les personnels, sous-traiter les opérations, faire toute leur « com » en globish au mépris de la langue française, créer sciemment les conditions du dysfonctionnement et de la privatisation totale annoncée par le super-menteur Sarkozy (qui jurait jadis que, lui vivant, EDF ne serait jamais privatisée !).

 

Solidarité avec les petits et moyens exploitants et salariés agricoles ! Solidarité avec l’artisanat et le petit commerce écrasés par la déréglementation de l’U.E et du Capital !

Ce sont les éleveurs qui, malgré les appels au calme des dirigeants FNSEA acquis à l’U.E., combattent ce gouvernement incapable d’arraisonner la grande distribution et de satisfaire la revendication légitime de prix à la production décemment rémunérateurs: et pour cause, une gestion nationale du produire en France, tant agricole qu’industriel, a été rendue illégale depuis que la « belle Europe » a institué « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » prescrite par le Traité de Maastricht !

Ce sont les chauffeurs de taxi, que l’on oppose aux VTC, en permettant une opération de concurrence déloyale organisée à partir des USA. Un pouvoir franchement républicain démocratiserait l’accès à la profession de taxi en concertation avec la profession, en écoutant aussi les chauffeurs salariés, mais il commencerait par faire respecter la loi du pays !

Dénoncer l’indécence de l’anti-France capitaliste

Et pendant ce temps, le CAC-40 se gave, il se soustrait à l’impôt national, il sous-investit dans notre pays ; les actionnaires les plus riches, dont les dividendes s’envolent, planquent 400 milliards dans les paradis fiscaux. Quant aux 40 milliards de cotisations sociales offerts au patronat au détriment de la branche famille de la Sécu (« pacte de responsabilité »), ils n’ont pas créé un emploi : le chômage continue de croître et au lieu d’aider les chômeurs, on culpabilise les humbles titulaires des minima sociaux (certains de ces « privilégiés » soi-disant « assistés » n’ont que 500 € mensuels pour survivre, et on voudrait maintenant qu’ils bossent gratuitement !). Quant à MM. Hollande et Gattaz, ils militent ensemble pour la dégressivité des allocations !

Un choix de classe pour chaque travailleur et pour la Nation

Dans ces conditions, il n’y a que deux voies possibles pour notre peuple.

Soit notre peuple se résigne à la régression sociale jusqu’à ce que les  classes populaires soient totalement tiers-mondisées ; il avale alors la diminution par deux du nombre de fonctionnaires, l’étranglement des chômeurs, les mesures xénophobes visant à diviser le pays, la déchéance finale de l’agriculture et de l’industrie nationale, la fascisation galopante, l’état d’urgence permanent et l’État policier et pour finir, il s’abandonne à la réaction thatchérienne des Juppé, Sarkozy, Wauquier, Fillon, Lemaire, tous d’accord pour porter la retraite à 65 ans, voire à 67 ans. Avec en prime la montée du pseudo-Front « National » qui tend désormais publiquement la main à l’UE et qui rallie pas à pas le programme du MEDEF dont Marine Le Pen n’est qu’une exécutante parmi d’autres. Une telle résignation sociale ne peut alors que conduire à la dissolution finale de l’État-nation français dans l’Empire européen militairement encadré par l’OTAN et couronné par le monstrueux Traité Transatlantique qui achèverait de faire de notre France une colonie humiliée de l’Empire américain.

S’agissant de certains militants communistes et progressistes, la question leur est alors objectivement posée : par esprit de parti mal compris, laisseront-ils leurs états-majors respectifs continuer à désarmer la résistance populaire en prônant l’illusoire « Europe sociale », en accompagnant « de gauche » la « construction » européenne et en refusant l’idée d’un parti franchement communiste, d’un parti centré sur le monde du travail, d’un parti marxiste-léniniste tout entier tourné vers le combat de classe ?

Ils bloquent notre pays, bloquons leurs profits !

Soit notre peuple, classe ouvrière en tête, « pousse » très fort, sans attendre, dans la direction d’une manifestation nationale de combatcontre l’ensemble des mauvais coups portés par Hollande-Valls-Macron-MEDEF et par l’UE du capital. Une manifestation accompagnée d’appels à la grève et où convergeraient, sous l’égide des secteurs ouvriers en lutte, Goodyear en tête, l’ensemble des luttes populaires, public et privé, chômeurs, actifs et retraités, Français et immigrés, y compris en tendant la main aux paysans ; et dans cet esprit, le mouvement ouvrier et populaire à l’offensive met franchement en accusation cette « construction » européenne entièrement conçue pour broyer le produire en France, briser les services publics et la protection sociale et la souveraineté des peuples. Alors, associant les deux drapeaux révolutionnaires du peuple français, le drapeau tricolore de 1789 et le drapeau rouge de la Commune de Paris, le monde du travail en lutte engage la construction du Front Antifasciste, Patriotique et Populaire qui est indispensable pour abattre la dictature du MEDEF, de l’UE atlantique et de l’U.M.-Pen-S.

Les forces sociales existent pour cela et les travailleurs en lutte ont la légitimité nécessaire pour s’adresser à tout le pays puisque les états-majors syndicaux euro-complaisants ne fédèrent pas l’action et qu’ils refusent d’engager le bras de fer. Les capitalistes, leur UE et leur gouvernement bloquent notre pays, bloquons leurs profits, il n’y a pas de troisième voie.

Pas spectateurs isolés, tous acteurs solidaires !

C’est un choix à faire et il concerne tous les travailleurs. Il concerne aussi et d’abord les militants franchement communistes, qui doivent s’unir d’urgence pour exiger les « quatre sorties » (de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme) ; ce choix concerne aussi les syndicalistes de lutte et les patriotes antifascistes qui peuvent et doivent organiser au plus tôt, comme le propose le PRCF, une table ronde nationalerendant plus visible l’alternative progressiste anti-FN et anti-UE.

 

 En ce 80ème anniversaire du Front populaire, le temps presse, car chaque jour la nation se délite un peu plus. Et s’il n’y a pas de réaction progressiste forte et rapide, les fascistes qui s’organisent sur la base du racisme, parachèveront l’État policier construit par Sarkozy et Hollande, et ils en profiteront pour déshonorer notre pays et mettre un point final à sa grande histoire progressiste.

Militants de la classe ouvrière qui restez fidèle à l’idéal révolutionnaire, citoyens engagés pour une République, une et indivisible, sociale, souveraine, laïque et fraternelle, populaire et démocratique, si nous nous dressons tous ensemble et en même temps, nous pouvons encore balayer l’oligarchie capitaliste et ses marionnettes malfaisantes !

 

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 17:32
Lu sur le blog de Jean Lévy "çanempechepasnicolas"
  CÔTE-D'OR - Montbard : mouvement de grève chez Vallourec Bearing Tubes
  CÔTE-D'OR - Montbard : mouvement de grève chez Vallourec Bearing Tubes
  CÔTE-D'OR - Montbard : mouvement de grève chez Vallourec Bearing Tubes

 

Le motif du débrayage, ce vendredi de 9h30 à 13h30, est le plan de suppressions de postes annoncé lundi par le groupe métallurgique Vallourec. Quarante emplois sont en effet concernés sur le site de Vallourec Bearing Tubes à Montbard (environ 300 salariés).

A l'appel des syndicats CGT, CFDT et CFE-CGC, plusieurs dizaines de salariés se sont donc rassemblés devant les bureaux de l'entreprise pour manifester leur mécontentement.

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 15:36

Du 2 au 4 février se tenait le congrès de l’union départementale CGT des Bouches du Rhône. La préparation de celui-ci avait donné lieu à des débats sur quelle CGT aujourd’hui, quelle stratégie face aux projets du capital, quels rassemblements et sur quels contenus ? Dans une ambiance sereine et studieuse les débats confirmèrent l’orientation prise depuis 3 ans maintenant et que l’on peut résumer par cette phrase reprise plusieurs fois dans le congrès : face aux coups du camp d’en face, il est important de rassembler notre camp.
Echos des débats sur Rouge Midi ...

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 23:12

Publié le

PAR ANNE-CLAIRE GUILAIN

 

Cela fait sept ans que Nicolas Riquoir travaillait chez Renault. Mais il ne fera pas une année de plus. Le 28 décembre, l’entreprise douaisienne l’a informé de son licenciement. Ses 16 jours d’arrêt maladie en 2015 auraient perturbé de manière significative son service. Le Noyellois a décidé d’attaquer aux Prud’hommes.


Nicolas Riquoir a conseillé à ses collègues de «
ne pas être malade ou gare aux représailles
».

 

Nicolas Riquoir n’en revient toujours pas. D’autant plus qu’il a le sentiment de s’être fortement investi dans cette entreprise.

Tout commence le 1er janvier 2009. Le Noyellois, ancien de chez Plastic Omnium, est reclassé chez Renault-Douai. Il intègre l’atelier de montage de portes. « Tout se passait très bien, il n’y avait aucun souci », précise-t-il. En 2011, il se porte volontaire pour partir en mission durant 18 mois dans l’usine de Metz. « J’espérais que ça aurait un impact positif sur ma carrière ». Il déchante vite. « Quand je suis revenu, j’ai retrouvé mon poste d’avant, c’était comme si je débutais. J’étais déçu, mais j’ai pris sur moi ».

Puis début 2015, il est convoqué. « J’ai reçu un premier recommandé m’informant de mes arrêts maladie de 2014. J’ai pris 26 jours sur l’année, non consécutifs. J’ai dû me justifier. J’ai expliqué que je souffrais d’une tendinite et que j’avais été malade une ou deux fois. Mais on m’a précisé que cette convocation était juste à titre informatif. »

« Mise en garde »

Pourtant, Nicolas Riquoir se sent un peu dans le collimateur. Il accepte donc de faire des heures supplémentaires, travaille jusqu’à 22 h au lieu de 20 h 40, pour montrer qu’il sait s’adapter et fait des efforts. Qu’importe. Le 15 juillet 2015, il reçoit un deuxième recommandé. « C’était une mise en garde ». Dans l’intervalle, il aurait pris 5 jours d’arrêt maladie. « Vos absences perturbent le bon fonctionnement de votre UET (unité élémentaire de travail) » peut-on lire dans le courrier. « Nous ne pourrons accepter la persistance de cet absentéisme important », est-il précisé, indiquant que la direction « envisage votre remplacement définitif ».

Le salarié prend la menace au sérieux. Mais sa tendinite l’empêche parfois d’assurer sa tâche manuelle. « J’ai demandé de poser des congés à la place d’arrêts maladie, on me les a refusés. J’ai fait le maximum. Je suis revenu bosser dès que je m’en sentais capable même si je n’étais pas remis. Mes absences ont toutes été justifiées. J’ai toujours été voir mon médecin et fait ça dans les règles. Mais rien n’y a fait. »

Le 21 décembre, son supérieur lui répète que ses absences perturbent le service car il faut le remplacer systématiquement et très peu de temps. « Il m’a dit que j’étais le pire de mon UET. Ceux qui sont en longue maladie ont moins de problème ». Et le 29 décembre, le dernier recommandé tombe. Nicolas Riquoir est licencié et dispensé de faire son préavis. « Ma première sanction, c’est d’être viré. » Une décision qui l’étonne d’autant plus que l’entreprise, qui emploie 3 600 CDI et 1 100 intérimaires, tourne à plein régime en ce moment. Considérant son licenciement « abusif », le Noyellois a décidé d’attaquer devant le conseil des Prud’hommes.

Sollicitée, par téléphone et par mail, la direction de Renault-Douai n’a pas donné suite.

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 23:01

Des agriculteurs de Normandie ont mené une opération "péage gratuit" à Dozulé (Calvados), sur l'A13, dès le milieu de la nuit, samedi 6 février 2016, et une partie de la journée.

Mise à jour : 06/02/2016 à 19:24 par La Rédaction.  Sur Normandie-actu

 

Ils refont monter la pression, dans leur bras de fer avec le gouvernement. Des agriculteurs de Normandie ont entamé, pendant la nuit du vendredi au samedi 6 février 2016, une opération péage gratuit, à Dozulé (Calvados), sur l’A13. Ils sont restés sur place jusqu’en milieu d’après-midi. D’autres actions sont déjà envisagées pour le début de semaine prochaine.
En début de soirée, vendredi 5 février, du fumier et des pneus avaient été “déposés” devant les locaux du PS, au Havre, et à Dieppe (Seine-Maritime)…

Des supermarchés de Seine-Maritime visés

Des supermarchés du pays de Bray (Gournay-en-Bray et Ferrières-en-Bray, en Seine-Maritime) ont également été « visités », samedi 6 février 2016. Les enseignes Leclerc, Aldi, et Lidl ont notamment été visées. « On veut se faire entendre. Nos revendications, ce sont le prix du lait, et l’origine et les prix de la viande », a expliqué un agriculteur à nos confrères de L’Éclaireur. « Le lait est vendu 27 centimes, et on constate que les prix les plus bas dans les grandes surfaces, sont, au minimum, de 78 centimes. En plus, ce lait vient de Belgique ». Du fumier et des pneus ont été déversés.

Des supermarchés ont été "visités" en Seine-Maritime, samedi 6 février 2016. (Photo : La Dépêche/L'Eclaireur)

Des supermarchés ont été "visités" en Seine-Maritime, samedi 6 février 2016. (Photo : La Dépêche/L'Éclaireur)

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