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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 10:26
2013 : Chantage patronal à l’usine Behr de Rouffach
Publié le 29/06/2013 par sur Solidarité ouvrière

Dernières infos sur le référendum sur le site de Behr france, sous-traitant de l’automobile en Alsace, aujourd’hui après une victoire partielle de patron avec cette mascarade pour imposer un accord de compétitivité ou l’ensemble des salariés s’il a signature de toutes les organisations syndicale, trois ans de blocage des salaire, une semaine de plus de travail et le maintiens de 103 salariés.

2015, deux ans après le chantage patronal
Rouffach Mahle-Behr France met fin à son accord de compétitivité
Le 15/09/2015 18:52 sur L'Alsace.fr

L'usine Mahle-Behr France à Rouffach. Archives L'Alsace/Thierry Gachon

L'usine Mahle-Behr France à Rouffach. Archives L'Alsace/Thierry Gachon

 

L’entreprise Mahle-Behr France de Rouffach a décidé de ne pas reconduire son accord de maintien dans l’emploi (AME), conclu il y a deux ans, qui n’a pas restauré la compétitivité du site, a-t-on appris ce mardi de source syndicale.

La direction du fabricant de climatiseurs pour l’automobile a décidé de mettre fin à l’accord de maintien dans l’emploi conclu en 2013, à compter de son expiration le 1er octobre prochain, estimant que le texte n’avait pas permis de restaurer la compétitivité du site comme il en poursuivait l’objectif, a indiqué Denis Pieczynski, délégué Unsa, à l’issue d’une réunion extraordinaire du comité d’entreprise mardi.
«Elle veut négocier un nouvel accord d’entreprise, mais certainement plus un AME», a-t-il ajouté. Aucune précision n’a été donnée sur la teneur d’un nouveau texte, selon M. Pieczynski.

Les syndicats ont accueilli la décision sans surprise, critiquant l’absence d’effet de l’AME qu’ils avaient pourtant signé à l’unanimité (CFTC, CFDT, Unsa, CGT, CFE-CGC) à la suite d’un vote favorable des salariés par référendum.

L’accord se solde par un «fiasco» car les efforts des salariés ne se sont traduits par aucune amélioration économique, ont souligné Denis Pieczynski et Pascal Patou, représentant la CFTC. Le texte n’a débouché sur «aucun nouveau contrat pour le site. Même dans le pire scénario, personne n’avait envisagé de ne rentrer aucun nouveau produit», a précisé M. Pieczynski.

Dans le même temps, selon les termes de l’accord, les salariés ont accepté un gel des salaires pendant deux ans et une diminution de cinq jours de RTT afin de diminuer les coûts de production, ont rappelé les syndicats. En outre, les effectifs du site ont diminué d’une centaine de personnes, car 160 salariés ont décidé de quitter l’entreprise et n’ont été remplacés que par 57 embauches. «L’accord de maintien de l’emploi n’en a donc que le nom», a commenté M. Pieczynski.[...]

La suite sur le site de l'Alsace.fr

3 ans plus trad, 2016 : un nouveau plan social de 110 postes
Rouffach: Mahle Behr, l’équipementier automobile, en grève
Publié le 22/02/2016 

France 3 Alsace, 22 février 2016 :

A l’appel de la CFDT, de la CGT et de l’UNSA , les salariés sont en grève depuis 9 h ce matin. En janvier la site de Rouffach apprenait qu’un nouveau plan social prévoyait de supprimer 110 postes sur 869. Les grévistes souhaitent la reprise des négociations avec la direction.

Les salariés redoutaient depuis longtemps un nouveau plan social, et le couperet était tombé le 28 janvier dernier. Lors d’un CE extraordinaire, l’annonce a été faite de supprimer 110 sur les 869 existants. La direction du groupe avait alors expliqué que les coûts et la concurrence ne lui laissaient pas le choix.

 

Le site de Rouffach, spécialisé dans la climatisation, avait déjà connu un dégraissage en 2013.

Aujourd’hui syndicats et grévistes veulent rencontrer la direction pour reprendre les négociations concernant le PSE, le plan de sauvegarde pour l’emploi.

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 09:21
Publié le 22/02/2016 sur Solidarité ouvrière

Alternative Economique, 22 février 2016 :

Lundi 22 février, les partenaires sociaux entament leurs négociations sur l’avenir de l’assurance-chômage. Le gouvernement, relayé ces derniers jours par l’Association française des entreprises privées (AFEP), oriente le débat depuis plusieurs semaines vers la nécessité de réduire l’aide aux chômeurs en mettant en avant l’idée de dégressivité des allocations. En clair : les chômeurs nous coûtent trop cher. Un constat complètement erroné : contrairement à ce que racontent la vulgate gouvernementale et patronale, le régime français d’indemnisation du chômage est excédentaire.

Les négociations pourraient pourtant être utiles si elles prenaient pour base la nécessité de remettre en cause la multiplication de contrats de travail de plus en plus courts. Ce sont eux qui nous coûtent le plus.

 

Un système en excédent

Le débat sur l’avenir de l’Unedic est ravivé chaque année lors de la publication des comptes qui mettent en avant une montée de la dette de l’institution : 25,9 milliards d’euros pour 2015, entre 30 et 35 milliards attendus pour 2018 selon que l’on se fie aux projections du gouvernement ou de l’Unedic.

On pourrait souligner que cette dette ne représente qu’un peu plus de 1 % de la dette publique française. Au moment où la France emprunte jusqu’à un horizon de 6 ans à des taux négatifs, cela signifie que les investisseurs sont prêts à payer pour financer les chômeurs français !

L’Unedic ramenée à la seule indemnisation des chômeurs dégage un solde positif. Y compris depuis la crise

Mais puisqu’il faut tout de même faire attention à maîtriser la dette, plongeons nous dans les comptes de l’Unedic. C’est ce qu’a fait dans une étude récente pour l’Institut de l’entreprise le spécialiste du sujet Bruno Coquet. Il a étudié la contribution à la dette de toutes les activités de l’Unedic et sa conclusion est sans appel : le régime d’indemnisation des chômeurs (droits communs + intérim + intermittents) est excédentaire.

Si l’Unedic est bien, au final, en déficit, c’est le résultat de sa participation, imposée par l’Etat, au service public de l’emploi : aide à la création d’entreprises, approvisionnement de 10 % du budget de Pôle emploi, etc. Sans ces charges supplémentaires, l’Unedic ramenée à la seule indemnisation des chômeurs dégage un solde positif. Y compris depuis la crise : sur la période 2008-2015, l’excédent s’élève à 2,9 milliards d’euros. La soit disant générosité de l’indemnisation des chômeurs est une contre vérité au moment où moins de la moitié des chômeurs français reçoivent quelque chose.

Les réformes nécessaires

Pour autant, comme les partenaires sociaux vont ouvrir des négociations, il serait opportun d’en profiter pour corriger une source importante de dépenses.

Les salariés en CDI contribuent positivement aux comptes de l’Unedic. Si les dépenses grimpent, c’est du fait d’une multiplication des contrats courts (CDD et intérim).

Du début des années 1980 au début des années 2000, leur part dans l’emploi salarié est passée de 5 à 12-13 %. Il est vrai que cette part s’est stabilisée mais, comme le font remarquer les économistes Pierre Cahuc et Corinne Prost dans une note récente du Conseil d’analyse économique, les contrats sont de plus en plus courts, la durée d’un CDD a été divisée par trois ces dernières années.

82 % des embauches de CDD d’un mois ou moins sont des réembauches

De plus, selon une étude de l’Unedic de janvier 2016, hors intermittents du spectacle, 68 % des embauches en CDD sont en fait des réembauches et la proportion passe à 82 % pour les CDD d’un mois ou moins.

Pendant que certaines entreprises conservent leurs salariés et développent leur expérience, d’autres font supporter une partie de leurs coûts par une succession de contrats temporaires financés par la collectivité. Aucune évolution structurelle et inéluctable – uberisation ou autre – ne nous force à aller dans cette direction, affirment avec force Pierre Cahuc et Corinne Prost. Ils rappellent que le nombre d’emplois de courte durée est en baisse aux Etats-Unis et que lorsque 35 % des CDD ont moins de 3 mois en France, cette part est de 19 % en Italie et de 4 % en Allemagne.

35 % des CDD ont moins de 3 mois en France, contre 19 % en Italie, 4 % en Allemagne

La conclusion est claire : puisque les partenaires sociaux entament des négociations, ils doivent s’attacher à moduler les cotisations chômage des employeurs en fonction des coûts qu’ils font porter à la collectivité. Ce devrait être la piste prioritaire de ceux qui souhaitent réduire les dépenses de l’assurance chômage.

L'assurance chômage est excédentaire [Alternatives économiques]
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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 08:27

Paris-Normandie, 21 février 2016 :

La moitié des salariés de Nuvia est en grève et veut des augmentations de salaires.

Près de la moitié des salariés de l’entreprise Nuvia Support, entreprise sous-traitante pour des opérations d’entretien, de maintenance, logistique et gestion sur des sites nucléaires, est en grève depuis le 15 février. Ces salariés travaillent sur le site de Penly, mais aussi sur d’autres centrales dont celle de Pierrelatte (Drôme), là où est situé le siège social. À Penly, ils sont 70 à travailler sur le site nucléaire.

 

Les représentants syndicaux CGT locaux, Mickaël Pajot en tête, ont rencontré le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, jeudi à Paluel lors de son passage en Seine-Maritime, afin d’exposer les raisons de cette grève reconductible chaque jour. « Nous souhaitons le respect de l’accord sur le paiement et la majoration des heures travaillées le dimanche. Nous voulons l’embauche en CDI des emplois précaires et des intérimaires, dont le nombre a explosé en 2015. Nous voulons une augmentation du salaire de 3 % et du panier-repas de 0,20 € par jour, une répartition équitable des primes », ont-ils rappelé.

Selon le délégué syndical, près de 50 % du personnel est en grève.

Qui est Nuvia Support ?

 

Nuvia Support est active depuis 25 ans.
Elle est spécialisée dans le secteur d'activité de l'ingénierie, études techniques. Son effectif est compris entre 200 et 299 salariés.

Nuvia Support n'est pas une petite entreprise.  C'est une filiale de Nuvia Group, implanté dans de nombreux autres pays, notamment, la Chine, les Etats-Unis, la Suède, le Royaume-Uni, l'Inde, le Canada ...

Nuvia Group est tout simplement la branche nucléaire du groupe Soletanche Freyssinet, filiale de Vinci Construction.

Les travailleurs de Nuvia à Penly travaillent donc en sous-traitance pour grossir les profits d'énormes multinationales aux montages financiers complexes.  Dans la présentation de leur société, les communicants nous affirment que « Forts d’une expérience reconnue dans les interventions en milieu hostile, les 1 400 femmes et hommes de NUVIA France partagent les mêmes valeurs : recherche permanente de l’innovation, transparence et réactivité, sens du service, pour apporter une réponse toujours plus appropriée aux besoins de leurs clients, ainsi qu’une culture sécurité et sûreté au cœur de nos entreprises. »

C'est beau comme tout. Mais c'est terriblement mensonger. En effet le tract de la CGT distribué sur plusieurs sites nous apprend que Nuvia Support, entreprise de 418 personnes, utilise par an une moyenne de 740 CDD, sans compter les intérimaires. De surcroît la direction impose des temps de travail trop longs au détriment du repos nécessaire à des salariés opérant dans des conditions difficiles ( en milieu hostile comme dit la présentation officielle du groupe )…

CDD, intérimaires, temps de travail trop long : les conditions de sécurité indispensables pour des salariés travaillant sur un site nucléaire ne sont pas réunies.

Les salariés se battent pour leurs conditions de travail, pour la transformation des CDD en CDI, pour l »augmentation de leur salaire et de leurs primes.

Au vu des profits réalisés par Vinci, puissante multinationale et société mère, il est certainement possible de leur accorder satisfaction. AC

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 17:07
"Merci patron !" : quand Bernard Arnault se fait piéger par un couple de chômeurs

Dimanche 21 Février 2016 à 12:00

Avec son documentaire "Merci patron !" en salles le 24 février, le journaliste François Ruffin met en scène un improbable coup monté destiné à faire éponger par le milliardaire Bernard Arnault les dettes d'un couple d'ex-salariés licenciés du groupe LVMH. Une "mission de réconciliation" plutôt réussie.
 
"Tout ce qui ne sera pas du luxe, chic et choc, ça sautera" : la prédiction d'une salariée de la Samaritaine, à Paris. - Capture d'image www.fakirpresse.info
 

C'est le film d'une jolie farce dont le dindon n'est autre que le patron du groupe de luxe LVMH, Bernard Arnault. Aux manettes de la manigance, Serge et Jocelyne Klur, "des pions" parmi tant d'autres, comme ils se définissent eux-mêmes, licenciés en 2007 de l'usine Ecce de Poix-du-Nord, propriété du milliardaire français. L'usine, délocalisée dans les pays de l'Est, était la dernière à produire des costumes masculins en France pour des marques prestigieuses comme Kenzo ou Givenchy. Tristement représentatifs du sort de milliers de familles françaises, les Klur, domiciliés à Forest-en-Cambrésis, dans le Nord, sont passés du chômage aux minima sociaux, jusqu'à devoir se priver de chauffage et de nourriture, le tout sous la menace de la saisie de leur maison.   

Endossant un rôle quelque part entre Pierre Carles et Michael Moore, le journaliste François Ruffin décide de mener une ambitieuse "mission de réconciliation" entre les Klur et Bernard Arnault. L'objectif : sortir le couple du marasme financier dans lequel il est englué du fait de son licenciement, à hauteur de 35.000 euros, et trouver un travail à Serge et Jocelyne. Le documentaire, qui assume une certaine forme de vengeance, a surtout pour dessein de rappeler aux puissants les conséquences humaines de leurs actes. Pas sûr que Bernard Arnault himself s'en émeuve, mais le procédé fonctionne sur le spectateur.

 

Parfois sur le fil du pathos, sans pour autant verser dans le larmoyant, un François Ruffin très présent à l'écran séquence la folle équipée des Klur comme une drolatique odyssée. Et la crédibilise aussi comme un combat légitime, celui du faible contre le fort. La mécanique pourrait paraître binaire mais elle parvient à mettre en scène avec force et humanité, loin des chiffres et de la macro-économie, les dégâts dramatiques de la course à la délocalisation et des diktats de la finance.

Perturber une AG de LVMH, la menace qui fait mouche
L'une des plus fortes séquences de Merci patron !, tourné au cours des années 2013 et 2014, vient d'ailleurs d'un extrait de reportage d'Envoyé Spécial, dans lequel le patron d'une immense usine textile bulgare produisant des vêtements griffés LVMH détaille la stratégie de toute bonne multinationale : "Peut-être que dans un an ou deux, on va transférer une petite unité en Grèce, parce que personne ne sait comment ça va évoluer ici, il est possible que les salaires continuent à augmenter, donc on va manquer de main d'œuvre abordable d'ici trois ans. Alors qu'on aura plein de gens au chômage en Grèce".

Les Klur, eux, restent à Forest-en-Cambrésis et avec l'aide du stratège Ruffin, tirent les ficelles d'une machination qui va berner les fins limiers de la sécurité de LVMH. Pour la multinationale, la discrétion est une règle d'or : à la moindre vague, le cours de l'action peut fluctuer dangereusement et fâcher tout rouge les actionnaires. Alors, les comploteurs pressentent vite que leur levier de pression principal tient dans la promesse de chambouler le bon ordre des assemblées générales du groupe, où l'on préfère servir le champagne que de subir des chômeurs en fin de droit. Dans un grand bluff habilement mené, Ruffin et ses protégés brandissent le chiffon rouge des "Goodyears", de Jean-Luc Mélenchon et d'autres agitateurs comme autant d'épouvantails prêts à déferler sur la prochaine AG du groupe.

Caméras cachées et micro dissimulés dans un chat en peluche
Il est alors saisissant de constater avec quelle célérité LVMH envoie directement négocier à Forest-en-Cambrésis l'un de ses responsables de la sécurité – le chef de ce secteur du groupe n'étant autre que Bernard Squarcini, l'ancien patron de la DCRI, très proche de Nicolas Sarkozy. D'emblée, l'ancien commissaire mandaté par Squarcini et LVMH dans le Nord, ridiculisé par les caméras cachées et le micro dissimulé dans un chat en peluche, s'empresse d'éponger les dettes du couple et d'offrir à Serge Klur un CDD de 6 mois, puis un CDI, au Carrefour de Landrecies.

Avec une obsession, le silence : "On ferme son plomb. Il ne faut pas qu'à un moment donné, on puisse dire que je me suis laissé attendrir par vous ou je sais pas quoi", ajoute le négociateur, effrayé à l'idée de devoir rendre des comptes aux "200 autres qui ont été virés". Et l'émissaire de LVMH de conclure, en évoquant Bernard Arnault : "Il est milliardaire hein, tant mieux pour lui. Mais quelque part, comme vous dites, il a quand même un brin d'humanité". Un brin qui ici, se résume surtout à la récupération de sept lettres, que le couple nordiste s'apprêtait à envoyer à la presse et à certains politiques. De la TNT pour le barbouze de LVMH : "Chaque lettre est une balle, et il y en avait une qui aurait pu faire mouche", lâche-t-il aux Klur.

In fine, les lettres resteront sans destinataire, et donc inoffensives. Le film devrait faire plus de dégâts, surtout si la promotion de ce dernier subit les foudres de la censure. Selon l'équipe de Fakir contactée par Marianne et le site Arrêt sur Images, Europe 1 aurait ainsi annulé cette semaine la participation prévue de François Ruffin à l'émission de Frédéric Taddei. Un acte de solidarité entre amis milliardaires, Europe 1 étant la propriété d'Arnaud Lagardère ? Finalement, le réalisateur sera l’invité de Jean-Michel Aphatie ce mercredi dans Europe 1 Midi. Mais l'équipe du film évoque d'autres cas de censures dans les médias, moins directs, mais qui pourraient s'expliquer par le fait que le groupe LVMH est un des principaux annonceurs de la presse française…

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 16:50
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 16:15

Lu sur le blog de l'UL-CGT d'Elbeuf

Refusons les compteurs "Linky" : une initiative des l'Indecosa-CGT 76 (Association pôur l'information et la défense des consommateurs salariés), de Droit au logement, de la CNL 76, et de Droit à l'énergie Normandie.

Un compteur qui va vous permettre de limiter votre consommation, de faire baisser votre facture d’électricité et de gérer l’électricité à l’échelle de l’Europe ? « Linky », c’est ce que la loi de transition énergétique impose, obéissant à une directive européenne. Mais est-ce une bonne idée ? L’Allemagne et la Belgique l’ont refusé. Et en France ?
SCANDALEUX !

Refusons les compteurs "Linky" imposé par une directive européenne.

Lettre format Word à remplir et envoyer.

201512 04 Lettre aux maires ou présidents de métropole ou – Linky

Je vous demande de vous opposer au déploiement de ces compteurs Linky et de l’infrastructure afférente sur les réseaux électriques dont notre commune (ou métropole, ou communauté d’agglos…) est propriétaire.

Etc.

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 11:30

de : Jack Dion

 

vendredi 19 février

sur Marianne.fr

Réforme du droit du travail : la gauche est aux manettes, et elle réussit à faire pire que la droite tout au long de son histoire.

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Si la droite, du temps où elle était au pouvoir, avait osé proposer ne serait-ce qu’une partie de ce que contient le projet de l’actuel gouvernement sur le travail, la gauche aurait sonné le tocsin de la révolte. Les grands esprits du PS auraient hurlé à la contre-révolution, à l’ultra-libéralisme, à l’imminence de la victoire des néo-conservateurs à la française, voire au retour de Vichy. Des appels à la mobilisation générale aurait été lancés, des cars affrétés, des slogans préparés, des banderoles dessinées, et l’on aurait défilé sur les grands boulevards au cri de : au secours, la droite revient !

Manque de chance, c’est la gauche qui est aux manettes, et elle réussit à faire pire que la droite tout au long de son histoire. Sans doute n’était-ce pas prévu par ceux qui avaient imaginé cette délicieuse (et pertinente) vidéo à une époque où le PS était dans l’opposition et pouvait encore se réclamer des idéaux de gauche.

Comme l’écrit Le Figaro, à propos de la bombe lancée contre le code du travail : « On voudrait y croire car même la droite n’est jamais allé aussi loin ».. Et le quotidien de Serge Dassault d’ajouter, à l’intention de qui vous savez : « A l’heure où ils rédigent leur programme, les candidats à la primaire doivent s’inspirer de ce bing bang. Si un président socialiste tente de se libérer de tabous, il serait bon qu’un prétendant républicain s’en débarrasse définitivement ». Traduction : la gauche a été capable de faire le sale boulot, soyez à la hauteur !

Le journal Les Echos est arrivé à des conclusions similaires en constatant, non sans satisfaction, que Myriam El Khomri allait défendre « un texte qu’aurait pu – et dû – rédiger la droite » - un texte qui relève du « va-tout libéral ». Ce journal salue la réforme du licenciement « partie potentiellement la plus explosive », en soulignant avec les accents d’un Jean-Luc Mélenchon qu’il s’agit d’une rupture que « ni Nicolas Sarkozy ni Jacques Chirac n’avaient osé faire ».

Un copié-collé des propositions de Gattaz

On comprend pourquoi l’ancien ministre Eric Woerth s’est montré enthousiaste, tout comme Pierre Gattaz. Ce dernier aurait eu mauvaise grâce à ne pas saluer un copié-collé de ses propres propositions, dont la philosophie est celle du dumping salarial et de la guerre des pauvres contre les pauvres.

Voilà donc où aura mené la lente préparation des esprits, avec les mille et une déclarations sur le « coût du travail » et la prétendue « rigidité » du marché de l’emploi. Le couronnement aura été l’embrigadement de Robert Badinter, ex-ministre de la justice, digne représentant de la gauche morale, mobilisé pour porter le coup de grâce au code du travail devenu l’ennemi public numéro 1.

On ainsi entendu de prétendus experts expliquer qu’il suffirait de dérèglementer et de laisser les patrons libres de licencier à leur guise pour créer des emplois par miracle, comme s’il fallait déchoir le travail de sa dignité. Si cela marchait, ça se saurait. Au fil des ans, la flexibilité s’est accrue, l’intérim et les CDD se sont multipliés, la précarité s’est aggravée. Résultat ? Le chômage n’a jamais été aussi élevé.

En fait, le véritable frein est le vide des carnets de commande dans une économie qui tourne au ralenti et qui est gangrénée par la course à la rentabilité financière héritée de la mondialisation néo-libérale. Tant que la spéculation et la rente primeront sur l’investissement, l’emploi sera sacrifié, quand bien même offrirait-on au patronat une main d’œuvre taillable et corvéable à merci.

Certes, on n’en pas là. Reste que le projet de loi de Myriam El Khomri, en l’état, représente l’un des pires reculs sociaux depuis la Libération. Il est l’équivalent du tournant blairiste en Grande-Bretagne ou de la potion Schröder en Allemagne. Dans les deux cas, la gauche social-démocrate est en ressortie essorée. On peut penser qu’il en sera de même en France, au grand profit de Marine Le Pen, laquelle peut continuer tranquillement sa cure de silence. D’autres font le travail pour elle en démolissant les consciences en même temps qu’ils détricotent un modèle social que les élites du business ont toujours voué aux gémonies.

Pendant ce temps, on organise la farce des primaires au nom de la gauche éternelle. Plus approchera l’échéance de 2017, plus l’on entendra des appels pathétiques à se mobiliser pour résister au FN, ce diable que l’on ressort de la boîte à chaque échéance électorale pendant qu’on aménage son lit au jour le jour. On expliquera qu’il faut un candidat unique de la gauche, oubliant que le Hollandisme, cette machine à trahir le peuple, est le principal allié de l’extrême droite que l’on prétend combattre.

Quand on perd la bataille des idées, on gagne rarement la bataille politique.

http://www.marianne.net/droit-du-tr...

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 10:17

Publié par Michel El Diablo

La CITATION du jour [François Ruffin, fondateur de FAKIR]
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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 22:35

France Bleu, 18 février 2016 :

La gendarmerie de Port-Saint-Louis (Bouches-du-Rhône) ouvre une enquête après une plainte du groupe Casino pour le vol d’un paquet de bonbons fin 2015, en plein conflit social. Neuf caissières du supermarché sont convoquées à la gendarmerie. La CGT dénonce un coup de pression de la direction.

Elles sont vraiment stupéfaites, ces neuf caissières du supermarché Casino de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Ces salariées sont convoquées chez les gendarmes cette semaine pour une histoire de disparition de paquet de bonbons à un euro pendant un mouvement de grève avec occupation des locaux en fin d’année dernière. La direction de Casino a porté plainte pour vol.

Monique, 33 ans de maison, raconte sa stupéfaction au micro de France Bleu Provence : « Cette audition chez les gendarmes, c’est violent, c’est impressionnant, c’est très dur à vivre pour moi et les copines. »

Une cinquantaine de salariés ont participé mercredi à un rassemblement de soutien devant la gendarmerie port-saint-louisienne.

Parmi eux, Hervé Efthimiadi, délégué CGT chez Casino : « La disparition d’un paquet de M&M’s est un prétexte. Il n’y a eu aucun vol. La direction de Casino veut faire un exemple. Les deux mois de conflit se sont passés dans le calme mais nos responsables ont oppressé les grévistes, ils se sont acharnés à nous mettre des huissiers sur le dos. Des camarades se sont battues pour leur emploi. »

« Pour nous, c’est encore la criminalisation du droit de grève. Les plaintes, c’est pour nous mettre la pression, pour nous intimider. C’est pour nous dire : si vous vous défendez, si vous battez pour vos droits, voilà ce qui vous arrivera."

Criminalisation du droit de grève - Disparition d'un paquet de MM's au Casino de Port-Saint-Louis-du-Rhône - les caissières grévistes convoquées à la gendarmerie !
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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 22:59
Inquiétude des salariés de Lafarge près du Havre

Une prochaine transformation des sites  pourrait supprimer des emplois

  • Par Richard Plumet sur FR3 Normandie
  • mis à jour le 18/02/2016 | 11:52
 

© France 3 Le Havre-Baie de Seine

© France 3 Le Havre-Baie de Seine

Hier, mercredi 17 février, des salariés havrais se sont déplacés en région parisienne, au siège du groupe Lafarge Holcim pour exprimer leur inquiétude face au  projet de transformation des sites havrais, qui d'usine de production de ciment, ne deviendrait qu'un site de  transformation de matière première…

[...] la suite sur le site de Fr3 Normandie

Qu'est-ce que la multinationale Lafarge ?

C'est une multinationale qui a bâti son empire sur le travail des ouvriers français.  Elle est créée en 1833 par le cimentier Lafarge.  Elle fournira le chantier du canal de Suez. 

Aujourd'hui,"La société produit et vend dans le monde entier principalement du ciment, des granulats et du béton prêt à l'emploi. Lafarge a développé des ciments spéciaux et des bétons innovants de renommée internationale.

En 2014, le chiffre d'affaires de Lafarge s'est élevé à 12,843 milliards d'euros, dont 66,5 % dans le ciment et 33,1 % dans le béton et les granulats. Présent dans 61 pays, le groupe emploie environ 63 000 personnes sur 1 612 sites de production.

Le 10 juillet 2015, Lafarge fusionne avec le suisse Holcim. Le nouveau groupe est officiellement lancé le 15 juillet 2015 sous le nom de LafargeHolcim"

 

Source Wikipédia

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