Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 16:09

Cet appel a vocation à être rejoint par d'autres militants européens, dans ou hors Union Européenne.

Appel européen

Nous sommes des travailleurs, des jeunes, des militants syndicalistes et politiques de toutes tendances du mouvement ouvrier, de tous les pays du continent européen (membres ou non de l’Union européenne).

Un référendum est convoqué le 23 juin en Grande-Bretagne, avec une question à l’ordre du jour : « rester » dans l’Union européenne ou « la quitter ».

Nous saluons et appuyons les syndicats, les sections du Labour et les militants ouvriers britanniques qui, malgré les consignes de la direction du Labour et des sommets de la Confédération européenne des syndicats (CES), ont décidé d’appeler à voter pour « quitter » l’Union européenne le 23 juin !

De la Grèce au Portugal, de la Pologne à l’Allemagne… nous avons depuis des années, fait l’expérience de ce que signifient les traités européens fondés sur la « concurrence libre et non faussée », les directives et les plans dictés par l’Union européenne ou par la Troïka (et mis en œuvre par chacun des gouvernements, quels que soient leur couleur politique).

Nos peuples et les travailleurs de toute l’Europe ont subi cette politique, que leurs pays soient membres de l’Union européenne ou qu’ils soient sous « partenariat d’association » : déréglementation, casse des Codes du travail et des droits ouvriers (retraites, Sécurité sociale, conventions collectives), privatisations-destruction des services publics et coupes dans les budgets au nom de la dette, remise en cause de toute forme de souveraineté nationale et populaire.

Nous constatons que l’Union européenne (imbriquée dans l’OTAN par les traités) soutient les interventions militaires étrangères qui jettent sur les routes de l’exil des millions de réfugiés.

Nous constatons que lors du sommet européen des 18 et 19 février, le premier ministre britannique et la Commission européenne ont scellé un accord qui aggravera encore la mise en concurrence des travailleurs entre eux. Au nom de cet accord, tout travailleur originaire d’un pays de l’UE, émigré en Grande-Bretagne, sera privé pendant quatre ans de tous les droits sociaux arrachés par la classe ouvrière britannique. Ce qui ne pourra amener qu’à une concurrence entre travailleurs, qu’à une nouvelle offensive pour baisser le « coût du travail » des travailleurs britanniques, et favoriser un climat xénophobe réactionnaire.

Contre cette « Union européenne » qui tente par tous les moyens de dresser les travailleurs les uns contre les autres au plus grand profit des capitalistes et des banquiers, nous opposons l’union des travailleurs et des peuples de toute l’Europe pour la défense et la reconquête de leurs droits, de la souveraineté et de la démocratie.

Avec les 578 délégués réunis à Trondheim au congrès de la Confédération syndicale norvégienne (LO), nous soutenons les travailleurs britanniques qui, voteront pour« quitter l’UE »et« lutter main dans la main avec les travailleurs d’Europe et du monde entier ».

Une victoire des travailleurs britanniques le 23 juin sera un point d’appui pour tous les travailleurs qui dans tous les pays, s’opposent par leur propre lutte de classe, aux plans de destructions de l’Union européenne et des gouvernements qui appliquent sa politique.

Premiers initiateurs :

Peter KREUTLER (vice-président Afa Düsseldorf, Ver.di membre de la direction de la conférence des délégués du personnel du secteur 6 (Fonctionnaires nationaux et territoriaux) de Düsseldorf
Dr Cornelia MATZKE (ancienne députée au 1er Parlement régional de Saxe après 1989, Ver.di)
Norbert MÜLLER (Ver.di, AfA, Francfort/Main)
Peter SAALMÜLLER (Ver.di, SPD)
Anna Helena SCHUSTER (Ver.di, déléguée du personnel)
Birgit SCHUTZ (Syndicat NGG de la restauration, membre du conseil d’entreprise, AfA Düsseldorf)
Holger PFEIFFER (Ver ;di, délégué du personnel)
H.W. SCHUSTER (Ver.di, délégué du personnel, Président de l’AfA Düsseldorf)

Partager cet article
Repost0
10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 15:37
500 à 600 manifestants retraités pour la revalorisation des pensions, pour le pouvoir d'achat

Avec un arrêt devant Paris-Normandie qui ne publie pas les communiqués des organisations de retraités.

Partager cet article
Repost0
10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 09:24
Jeudi 10 Mars 2016, les retraités défendront leurs droits - Manifestations à ROUEN, DIEPPE, LE HAVRE

Où est la CFDT ?

Regardez bien le tract unitaire ci-dessous et cherchez la CFDT : elle n'y est pas.  Elle est sans aucun doute alignée sur les recommandations du conseil européen ( 14 juillet 2016 ) qui demande que la France réforme le système de retraite des salariés du public, trop coûteux à ses yeux ...  

TRACT UNITAIRE APPELANT AUX MOBILISATIONS LE 10 MARS 2016

TRACT UNITAIRE APPELANT AUX MOBILISATIONS LE 10 MARS 2016

Partager cet article
Repost0
9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 17:42

Dans le cadre de la journée d'action nationale contre la loi EL Khomri, ce sont plus de 6.000 manifestants qui ont convergé vers l'Hotel de ville du Havre, que ce soit de salariés, jeunes, retraités et privés d'emplois. Tout cela, après un blocage de l'économie havraise (dès 7h), qui a fait des mécontents, mais pas autant que ceux qui sont contre cette loi Anti-Social. Avec un détour vers la Sous Préfecture, pour demander le retrait de la loi, mais aussi par le MEDEF, pour dire aux patrons, que la lutte des classes, est plus que d'actualités...

La mobilisation ne fait que commencer, prochaine étape le 24 mars, avec la présentation de cette loi scélérate au conseil des ministres, mais surtout le 31 mars, ou cette journée d'action interprofessionnelle et intergénérationnelle se devra d'être un coup de semonce pour ce gouvernement et ses amis patronaux, ca va péter...

IMG_20160309_104416.jpg

IMG_20160309_105522.jpg

IMG_20160309_130043.jpg

Partager cet article
Repost0
9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 17:31

Vu sur le blog de l'UL CGT Dieppe 

09 mars 2016

2000 personnes à Dieppe contre le projet de loi travail !
2000 personnes à Dieppe contre le projet de "loi travail" !
Ce matin plus de 2000 personnes ont manifestées à Dieppe pour dire non au projet de loi du triumvirat Valls-Hollande-El Khomri sous les diktat du MEDEF et de l'Europe libérale.
 
À l'initiative de l'Union Locale CGT de Dieppe, de très nombreux salariés des entreprises de la Région Dieppoise mais aussi de Eu-Le Tréport et Gournay en Bray, rejoints par les lycéens dieppois, se sont rassemblés devant la Sous-Préfecture avant de partir en cortège dans les rues de Dieppe aux slogans rajeunis pour l'occasion.
 
On pouvais ainsi noter la présence des camarades de chez Alpine, Davigel, Paluel, Penly, Toshiba, UGECAM, Gévelot, Plastuni, PTL, Canon-Penly, Rousseau Offranville, Hopital de Dieppe, IFJS, IFCASS, NEMERA, Veranda-Confort, Cégelec-SDEM, Dieppe Surplus, OMEXON, OPAD, MJP, Cheminots Dieppe, Educ'Action Dieppe, Orange, Fouré Legadec, Nestlé, Térritoriaux de Dieppe et du Tréport, UFICT Mairie de Dieppe, CG76, ALBEA, Clinique Mégival, AUCHAN, Territoraux Pti Caux et Dieppe Maritime, EDF ULM, AREVA, VEOLIA, Port de Dieppe, NUVIA SUPPORT, MIM, INEO Penly, EHPAD Bonvoisin, CMPP Henri Wallon, Hopital St Valéry, Fremach, CPAM, CAF, Douane, Pompier...
 
Après la manifestation, un barbecue a été organisé par l'UL en solidarité avec les camarade de Nuvia (filiale de VINCI) en grève depuis 24 jours...
 
Ni amendable, ni négociable, la mobilisation pour le retrait total du projet va continuer dans les prochains jours...

 

 
2000 personnes à Dieppe contre le projet de loi travail !
2000 personnes à Dieppe contre le projet de loi travail !
 
 
2000 personnes à Dieppe contre le projet de loi travail !
 
 
 

La manifestation du 9 mars contre la loi travail a été particulièrement suivie à Dieppe, où plus de 1 000 personnes ont défilé dans les rues. Les lycéens se sont joints au cortège.

09/03/2016 à 13:02 par Thomas Renard

 

A Dieppe, plus de 300 lycéens venus des établissements du Golf, Neruda et Ango ont rejoint le cortège majoritairement formé par les différents syndicats CGT ainsi que Force ouvrière, le Parti communiste et Lutte ouvrière. Tous manifestaient contre le projet de Loi travail de la ministre Myriam el Khomri.

La manifestation s’est déroulée sans heurts et dans le calme. Le cortège est parti de la sous-préfecture, il s’est arrêté quelques instants devant la permanence de la députée Marie le Vern (PS), sur laquelle des affiches ont été collées avant de rejoindre la place des Martyrs de la résistance que les manifestants ont bloqué quelques instants. Ils ont ensuite remonté la rue de la Barre en direction du Puits-salé, avant de défiler dans la Grande-rue.

76200 Dieppe

URL relevée sur le site des Infos Dieppoises

Une autre video et des photos sur le site des Infos dieppoises.

Partager cet article
Repost0
9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 16:16
ROUEN - 9 mars 2016 - 15 000 manifestants - Photos Yvette Genestal.

ROUEN - 9 mars 2016 - 15 000 manifestants - Photos Yvette Genestal.

15 000 dans les rues de Rouen pour exiger :  "Retrait du projet Loi-Travail".  15000 du cours Clémenceau à la Préfecture.  Des lycéens et des étudiants, des salariés du privé en grand nombre.  Des hospitaliers, des territoriaux : les précaires y sont nombreux.  Des militants de la CGT très mobilisés avec les salariés de leur entreprise : Chapelle Darblay, le port de Rouen, Renault-Cléon, les cheminots bien sûr, des territoriaux également, des salariés de Vallourec, les grands magasins, BASF, Boréalis, Université de Rouen et bien d'autres encore ...  Et aussi des militants de SUD-Solidaires, de FO, de la FSU et même quelques CFDT, contre la consigne de leur centrale qui n'avait pas appelé à manifester.

On réclamait le retrait du projet.  Les lycéens et étudiants scandaient : " Un pas en avant, deux siècles en arrière", "El Khomri, t'es finie, nous on veut des CDI", ou encore "Travaille, consomme et ferme ta gueule" ...

Dans les prises de parole de fin de manifestation, les intervenants ont appelé à se mobiliser pour la suite, et à construire une grève générale avec les salariés des entreprises.  Et donnaient rendez-vous aux manifestants d'aujourd'hui pour les semaines à venir et pour le 31 mars.  Pour obtenir le retrait du projet et construire un véritable code du travail du XXIème siècle, pas le projet du patronat et de la droite. 

Mais curieusement, alors que le texte de loi est directement issu des recommandations de la commission et du conseil européen, il ne fut nullement question des responsabilités de l'Union Européenne.  Hollande, Valls, El Khomri, le MEDEF et Gattaz, la droite furent conspués, mais pas la commission européenne.

Pourtant aucune loi souveraine en France  ne pourra être votée tant que nous ne nous ne affranchirons pas des règles et des traités européens.  Quitte à sorti de cette UE  faite par et pour le Capital.  Méditons l'exemple grec.  Yvette Genestal

Des lycéens et des étudiants étaient présents au départ de la manifestation

  • Par Richard Plumet sur Fr3 Normandie
  • Publié le 09/03/2016 | 11:44, mis à jour le 09/03/2016 | 13:25
 
© Richard PLUMET / France 3

© Richard PLUMET / France 3

A 10h30, Cours Clémenceau, au départ de la manifestation intersyndicale, les habitués des mouvements sociaux se rassemblaient et préparaient leurs drapeaux, alors qu'en retrait, des lycéens participaient pour la plupart d'entre eux à leur première manif, emmenés par Léon, du lycée Corneille.

Une présence de la "jeunesse" qui, visiblement réchauffait le cœur des différents responsables syndicaux au départ du cortège  :
Un peu plus tard, une fois la Seine traversée, le cortège est passé devant les locaux rouennais du PS.

© Julie HOWLETT / France 3 Normandie

© Julie HOWLETT / France 3 Normandie. 

 
A voir sur le site de Fr3 Normandie : VIDEO : le reportage France 3 Normandie de Magali Nicolin et Marie Saint-Jours au départ de manifestation de Rouen, Cours Clémenceau
 
Tous contre le projet de loi

Des lycéens et des étudiants étaient présents au départ de la manifestation de Rouen

 
© Richard PLUMET / France 3

© Richard PLUMET / France 3


 

Devant la préfecture de Rouen © Magali NICOLIN / France 3 Normandie

© Magali NICOLIN / France 3 Normandie Devant la préfecture de Rouen

Cordon de sécurité de la police devant l'entrée de la préfecture de Rouen © Magali NICOLIN / France 3 Normandie

© Magali NICOLIN / France 3 Normandie Cordon de sécurité de la police devant l'entrée de la préfecture de Rouen

 

Partager cet article
Repost0
8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 17:41

Publié par Michel El Diablo

source: Facebook

source: Facebook

Mise au point historique et terminologique sur la Journée Internationale DES DROITS DES FEMMES: voir lien ci-dessous

Partager cet article
Repost0
8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 12:11

publié dans 18 mars 2016 par JR sur AntiK - Extraits - Lire l'article entier en cliquant sur le titre ci-dessus.

16 MARS 2016 | PAR MATHILDE AUVILLAIN

La réforme du premier ministre italien a instauré un CDI unique à « protection sociale croissante » permettant aux employeurs de licencier plus facilement un salarié, en échange d’une simple indemnité d’une valeur maximale de deux ans de salaire. Imposée à la hussarde, cette réforme est surtout un instrument de communication pour Renzi.

[...]

« 764 000 contrats à durée indéterminée ont été signés grâce au “Jobs Act”, vous comprenez que c’est la réforme qui a eu le plus d’impact. Objectivement, jamais un pays d’Europe n’a fait autant de réformes en aussi peu de temps ! » claironnait Matteo Renzi devant la presse étrangère, deux ans exactement après son arrivée au pouvoir.

À première vue, les données statistiques officielles semblent en effet valider la politique de Matteo Renzi : + 47 % de CDI sur un an, un retour timide à la croissance de + 0,6 % en 2015. [...]

Sauf que la réalité est un peu différente. [...]

La loi cadre “183 / 2014”, dite Jobs Act, promue et promise par Matteo Renzi, a été votée définitivement par le Parlement italien le 10 décembre 2014. Entrée en vigueur le 7 mars 2015, elle a introduit une réforme du marché du travail italien sur le modèle de la flexi-sécurité. Le point central de cette réforme est l’introduction du fameux contrat à « protection sociale croissante » (« tutele crescenti »), un CDI permettant un licenciement facilité au cours des trois premières années de contrat, en échange d’une indemnité correspondant à l’ancienneté du salarié dans l’entreprise.

Pour introduire ce CDI « instable », censé mettre fin aux contrats précaires et favoriser selon lui l’emploi des jeunes, Matteo Renzi a accédé à l’une des requêtes du patronat faisant sauter un des verrous de la protection sociale des travailleurs italiens : l’article 18, qui les protégeait jusqu’alors des licenciements abusifs. [...]

Dézinguant enfin les dernières oppositions et résistances du Parlement, Matteo Renzi a fait passer sa réforme par un vote de confiance au Sénat (sorte de “49-3 italien”) le 9 octobre 2014, au lendemain de la conférence européenne sur l’emploi à Milan, au cours de laquelle Angela Merkel avait soutenu sa réforme, qualifiée de « pas important en avant ». En faisant passer en force son « Jobs Act » au Sénat, Matteo Renzi était assuré d’obtenir ensuite la majorité à la Chambre des députés et prenait de court la CGIL. La principale centrale syndicale venait de convoquer une grève générale et une manifestation monstre pour… le 25 octobre. Un million de manifestants, selon les syndicats, sont quand même descendus dans les rues de la capitale pour s’opposer au « Jobs Act ». Mais trop tard, celui-ci a finalement été définitivement adopté le 3 décembre, et la grève générale décrétée dix jours plus tard n’y changea rien.

[...] Quant à la droite italienne, on peut résumer sa position d’alors par cette phrase d’Angelino Alfano, ministre de l’intérieur d’Enrico Letta puis de Matteo Renzi, et ex-dauphin de Silvio Berlusconi [...] :  « Avec le “Jobs Act”, nous réalisons une politique de centre droit avec un gouvernement de gauche. »
« Il ne reste que la flexibilité. La sécurité, zéro ! »

[...] Marta Fana, doctorante en économie à Sciences Po Paris, dresse une liste d’erreurs grossières commises par le ministre du travail, Giuliano Poletti, qui, à plusieurs reprises entre 2014 et 2015, a annoncé des chiffres de création de CDI totalement fantaisistes. Avant qu’ils ne soient officiellement démentis, ces bilans volontairement gonflés avaient déjà été repris, sans avoir été vérifiés, par la presse italienne.

Une étude attentive des données publiées par l’ISTAT (lire ici), l’Institut national de la statistique italien, par Eurostat et par l’INPS, révèle que les effets du « Jobs Act » ne sont pas exactement conformes à la version présentée par le gouvernement italien. Les nouveaux CDI sont pour beaucoup des contrats précaires transformés en contrats à protection croissante. « Ce serait potentiellement une bonne nouvelle si cette tendance positive durait au-delà de la période des exonérations fiscales », souligne Marta Fana. La mise en place du « Jobs Act » a en effet été accompagnée d’incitations fiscales pour les entreprises. La loi de “stabilité” 2015 a introduit des exonérations de charges sociales allant jusqu’à 8 060 euros pour tout nouveau salarié embauché pour trois ans en CDI entre le 1er janvier et le 31 décembre 2015. Un cadeau fiscal aux entreprises qui devrait coûter en tout 2 milliards d’euros à l’État, et qui a provoqué en fin d’année une ruée sur les contrats à durée indéterminée à protection croissante.

Un rapport de la Banque d’Italie publié en février attribue d’ailleurs l’augmentation du nombre d’emplois à durée indéterminée à ces allégements de charges plutôt qu’au « Jobs Act ». [...]

Pour les entreprises, le risque lié à l’embauche en CDI est désormais limité. « La réforme est centrée sur les incitations aux entreprises. Si le salarié est licencié au bout de trois ans, les entreprises y gagnent, elles économisent sur l’indemnisation de fin de contrat », relève Marta Fana. Selon elle, « ces économies ne s’accompagnent pas d’une redistribution sur les salaires, qui sont inférieurs avec les CDI à protection croissante que pour les anciens CDI ».
« Quand tu es précaire, tu peux t’attendre à être licencié du jour au lendemain, mais quand tu sais que tu as un contrat à durée indéterminée, tu n’y penses même pas », racontait dans La Repubblica, en novembre dernier, Mario, ex-employé de Pigna Envelopes, usine de papeterie dans le nord de l’Italie. Il avait été l’un des premiers à être embauchés avec un contrat à protection croissante. Il a aussi été l’un des premiers licenciés. « J’ai découvert, le jour où l’employeur m’a licencié, que j’étais précaire. D’un jour à l’autre, je me suis retrouvé chez moi. J’ai trouvé ça injuste, un manque de respect du point de vue humain. »

Le « Jobs Act » est donc loin d’avoir résolu, comme c’était pourtant l’objectif, le problème de la précarité. La baisse du taux de chômage de 12,2 % à 11,5 % en 2015 ne s’est pas traduite par un retour à l’emploi durable en Italie. Une analyse globale des données révèle que les nouveaux emplois sont pour la plupart des emplois précaires. La réforme du marché du travail a certes introduit le CDI à protection croissante, mais aussi assoupli le recours aux vouchers, les bons de travail (sorte de chèque-emploi). [...] « L’augmentation du nombre de bons de travail pourrait augurer des problèmes à l’avenir, il faut donc surveiller ce phénomène avec beaucoup d’attention », suggère Marfa Fana.

Les syndicats craignent ainsi que des contrats précaires – type contrat de mission –, supprimés par le « Jobs Act », plutôt que d’être transformés en CDI à protection croissante, aient été démantelés et remplacés par des “emplois-vouchers” : un poste étant couvert par plusieurs travailleurs rémunérés en bons de travail. [...] Le « Jobs Act » a en réalité été plus favorable à l’emploi des seniors (+ 359 000 nouveaux actifs chez les plus de 50 ans), tandis que le taux de chômage des 15-25 ans a de nouveau progressé en janvier, s’établissant à 39,3 %. Le « Jobs Act » était promu comme un exemple de flexi-sécurité, mais « il ne reste que la flexibilité. La sécurité, zéro ! » s’indigne Marta Fana.

Côté garanties, la réforme Renzi a cependant introduit une réforme de l’assurance chômage, avec une extension des dispositifs d’indemnisation portée à 24 mois, contre 12 mois auparavant, et non plus liée à l’âge du salarié mais aux années de cotisations. [...] Sauf que pour l’instant, dans les faits, « rien ne bouge », relève Michele Tiraboschi, professeur de droit du travail à l’Université de Modène et Reggio d’Émilie.

Enfin, en contrepartie de la flexibilité, le « Jobs Act » envisageait, « à titre expérimental », l’introduction d’un salaire minimum garanti. Sur ce front-là, rien n’a avancé. L’Italie reste, malgré les promesses de Matteo Renzi, l’un des derniers pays européens à ne pas disposer d’une législation sur le salaire minimum.

[...]

Partager cet article
Repost0
7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 22:10
9 Mars - Manifestations en Seine-Maritime - Contre le projet de loi Travail - Tract de l'UD-CGT.
9 Mars - Manifestations en Seine-Maritime - Contre le projet de loi Travail - Tract de l'UD-CGT.
9 Mars - Manifestations en Seine-Maritime - Contre le projet de loi Travail - Tract de l'UD-CGT.
Partager cet article
Repost0
7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 22:09

Lu sur l'UL CGT Dieppe

07 mars 2016

Vente de RTE ? Arrêtons le massacre !

Communiqué de la Fédération CGT Mines Énergie

Depuis plusieurs semaines les annonces dans la presse de la possible vente de 50% de RTE par EDF se multiplient. Dans son plan moyen terme, EDF a d’ailleurs mis RTE1 sur la liste de ses actifs non-stratégiques. En d’autres termes : RTE est sur une liste d’actifs susceptibles d’être vendus s’il y a des acheteurs intéressés !

Que ce soit Macron, Ministre du budget, Levy, Président d’EDF ou Brottes, Président de RTE, tous y sont favorables, pour des raisons parfois bien différentes d’ailleurs.

Pour la FNME-CGT, l’optimum économique et social est l’intégration verticale des acteurs de notre secteur, de la production jusqu’à la commercialisation. Aussi nous réaffirmons que cette vente serait une erreur et que toute démarche pour ouvrir le capital de RTE amènera une réaction forte des salariés de RTE mais également au-delà de l’entreprise dans tout le groupe EDF. L’échec caractérisé de la libéralisation du secteur de l’énergie doit amener les décideurs à réfléchir à une autre solution. Cette libéralisation à marche forcée nous a conduits dans cette situation absurde où un fleuron de notre industrie est aujourd’hui en difficulté.

Ceci uniquement à cause d’injonctions basées sur des choix idéologiques, à l’encontre de l’intérêt des usagers mais aussi des salariés et de notre tissu industriel ! La FNME CGT propose un pôle public de l’énergie avec de nouvelles nationalisations des entreprises du secteur. Il est urgent de sortir ce secteur stratégique de la pression des marchés financiers.

1 - RTE : (définition trouvée sur le site de RTE). En France, RTE est l'acteur unique qui achemine l’électricité à haute et très haute tension, depuis ses lieux de production jusqu’aux sites industriels qui sont directement raccordés au réseau et jusqu’aux réseaux de distribution qui font le lien avec les consommateurs finaux. Il existe 32 distributeurs d'électricité dont ERDF et des régies autonomes de distribution qui gèrent les lignes électriques à moyenne et basse tension. RTE est une filiale autonome d’EDF.

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents