Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 15:15
« La grève, ce n'est pas Martinez qui la décrète »
|11 juin 2016, 7h00 | MAJ : 11 juin 2016 sur Le Parisien

Siège de notre journal, Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), hier. Dire que la France a des problèmes d’attractivité à cause de la CGT « est une fable », affirme Philippe Martinez, le secrétaire général du syndicat.

OLIVIER CORSAN

 
Entretien coordonné par JANNICK ALIMI, OLIVIER BACCUZAT, ODILE PLICHON ET HENRI VERNET.
 

Notre journal a reçu vendredi le numéro un de la CGT. Loi Travail, grèves, fonctionnement des syndicats, violences sociales... Philippe Martinez a répondu, sans esquives, aux questions de sept de nos lecteurs.

C'est peu direqu'il était attendu de pied ferme. Alors que la grève à la SNCF en était, vendredi, à sa dixième journée d'affilée, queles mouvements des pilotes d'Air France et des éboueurs crispent un peu plus le climat social, nos sept lecteurs avaient hâte de découvrir — et d'en découdre — avec l'homme qui tient tête au gouvernement et mène la fronde contre la loi Travail depuis le mois de mars. Décontracté, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, est arrivé dans nos locaux vendredi matin à 10 heures pour un entretien d'une heure et demie parfois animé, mais toujours cordial. Très ferme quand il s'agit de défendre la position de son syndicat, Philippe Martinez sait aussi manier l'humour pour détendre l'atmosphère quand les esprits s'échauffent.

 

LA LOI TRAVAIL

JULIEN PEYRAFITTE. Je ne sais pas où va la CGT. J’ai même l’impression que vous vous tirez une balle dans le pied...

PHILIPPE MARTINEZ. La colonne vertébrale du projet de loi va remettre en cause un principe essentiel du droit social : la hiérarchie des normes. Aujourd’hui, il y a un Code du travail qui s’applique à tous, puis des conventions collectives signées au niveau de chaque branche, et, enfin, il y a des accords d’entreprise. Le principe de la loi El Khomri, c’est d’inverser cette hiérarchie. Le Code du travail et la convention collective resteront une référence, mais une loi différente pourra s’appliquer dans les entreprises. Sur la majoration des heures sup par exemple, la loi prévoit qu’elles sont majorées de 25 %. Demain, avec cette loi, on pourra décider que dans tel endroit, elles seront payées 10 % de plus, et dans tel autre 15 ou 20 %. Plus les accords d’entreprise seront bas, plus on fera pression sur les salariés.

EMMANUELLE DE RAUCOURT. Que voulez-vous ?  La suspension, le retrait ?

C’est au gouvernement de décider. On demande qu’il retire les cinq articles qui font la colonne vertébrale du texte. Et qu’on rediscute. C’est-à-dire l’article 2, celui sur les plans de sauvegarde de l’emploi, notamment. Il y a aussi la question du référendum d’entreprise et celle de la médecine du travail.

JULIEN PEYRAFITTE. Les syndicats sont surtout présents dans les grandes entreprises. L’article 2, n’est-ce pas une opportunité de l’être davantage dans les PME ?

Cela n’a rien à voir. La négociation d’entreprise, elle existe. La CGT signe d’ailleurs 85 % des accords dans les entreprises. Le dialogue social, il existe. La question est : dans quelles conditions on négocie, et la négociation est-elle loyale ? Vous avez vu ce qui s’est passé chez Smart, c’est typiquement ce que pourrait donner l’application de l’article 2 : la possibilité, pour les employeurs, de négocier le passage aux 39 heures payées 35. On dit aux salariés que c’est une négociation, mais si vous n’acceptez pas, on ferme l’entreprise. C’est du chantage.

JEAN-SIMON MEYER. Selon vous, réformer la durée légale du temps de travail est de nature à favoriser l’emploi et notamment celui des jeunes ?

Au regard des évolutions technologiques et notamment numériques, on produit de plus en plus de richesse en France. Cette richesse doit aussi bénéficier aux salariés. Si on passe à 32 heures par semaine, cela débouchera, arithmétiquement, sur la création de 4,5 millions d’emplois. On pense qu’il faut travailler moins pour travailler mieux. Il y a des entreprises où les 32 heures existent, en Suède par exemple. Pourquoi ça ne serait pas possible en France ?

 

LES GRÈVES

JULIEN PEYRAFITTE. La grève touche les transports, le carburant, le ramassage des ordures ménagères. Ça vous fait quoi de voir tous ces gens qui galèrent ?

Les grèves pénalisent forcément tout le monde. Moi aussi, je suis touché par les bouchons. Oui, je me mets dans les pompes de ces gens, je ne vis pas dans ma bulle. Je discute avec eux. On a commencé par des manifestations, On en a fait une, deux, trois, quatre. On n’a pas été écoutés. Au bout d’un moment, les salariés s’agacent et font grève.

QUENTIN HEILMAN. Vous ne vous dites pas que vous allez trop loin ?

Non. La grève, ce n’est pas Martinez qui la décrète. Il y a des assemblées générales, les salariés votent. On parle beaucoup à Paris du centre d’incinération des ordures d’Ivry-sur-Seine, mais ils sont 95 % à y avoir voté la grève.[...]

L'article intégral sur le site du Parisien.

Partager cet article
Repost0
12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 15:11

Tout tremble, mais rien ne bouge !

Communiqué commun CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL

jeudi 9 juin 2016

Les organisations syndicales en lutte contre la loi travail affirment avec force leur détermination à défendre l’intérêt de tous les salarié-es actuel-les et futur-es. Elles relèvent avec intérêt l’évolution de certaines organisations syndicales qui ne sont pas dans l’action mais qui expriment leur désaccord avec le projet de loi.

Les organisations syndicales et de jeunesse, conscientes de leurs responsabilités, en appellent encore une fois au gouvernement et aux parlementaires pour qu’ils assument les leurs en matière de protection des salarié-es. Elles rappellent que ce texte n’est pas acceptable, notamment sur l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien dans l’emploi, l’assouplissement des licenciements économiques, le référendum et la médecine du travail, facteurs de destruction des garanties collectives et favorisant la précarité.

De ce fait, elles jugent incompréhensible et inadmissible, pour un gouvernement qui prône le dialogue social, que le Président de la République ne réponde toujours pas au courrier des sept organisations qui demandent à être reçues afin de faire valoir leurs propositions.

Ce n’est pas en menaçant, en discréditant le mouvement social et en essayant de diviser, sans succès, les organisations syndicales et de jeunesse que le règlement du conflit contre le projet de loi travail sera trouvé. Elles restent unies et déterminées pour gagner.

La mobilisation demeure importante et la votation citoyenne remporte un grand succès. Les organisations soutiennent les salarié-es en lutte et ceux et celles qui les rejoignent et appellent à amplifier les grèves et les actions.

Si le gouvernement s’entête, les organisations syndicales et de jeunesse engagent l’ensemble des salarié-es actif-ve-s, privé-es d’emploi et retraité-es, les étudiant-es et lycéen-nes à poursuivre les actions revendicatives sous les formes décidées localement particulièrement les :

- 23 juin 2016 : date du vote au Sénat (grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations, conférences de presse ...).

- 28 juin 2016 : remise de la votation citoyenne auprès des préfectures et à la Présidence de la République pour la région parisienne en organisant des grèves et des manifestations.

D’ores et déjà le 14 juin s’annonce fort et verra la participation, l’appui et le soutien de délégations syndicales européennes et internationales qui chaque jour témoignent de leur solidarité.

Pour ne pas se laisser impressionner, pour résister, les organisations syndicales invitent à voter pour le retrait du projet de loi travail et l’obtention de nouveaux droits. Elles appellent à participer massivement à la grève et à la manifestation du 14 juin à Paris.

Les organisations décident de se retrouver le 15 juin.

Paris, le 8 juin 2016

Partager cet article
Repost0
12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 15:08
lundi, 6 juin 2016 sur le site de la FGTB.

 

 

La FGTB manifeste tout son soutien et toute sa solidarité avec les actions menées actuellement contre la « Loi travail » en France.


La FGTB s’associe pleinement aux revendications et propositions portées par la CGT et FO et condamne fermement les tentatives d’intimidation menées à leur encontre.


En Belgique, la situation est similaire et les mobilisations s’organisent contre le projet de Loi travail de Kris Peeters, notre ministre du travail. Nous étions 80 000 manifestants à Bruxelles le 24 mai contre le projet de Loi Travail. Les services publics étaient en grève ce 31 mai et une grève générale sera organisée le 24 juin. Nous aussi nous faisons face à un gouvernement qui ne veut pas nous écouter et détruit la vraie concertation sociale, nous aussi nous faisons face à une volonté de toujours plus flexibiliser les conditions de travail, nous aussi nous faisons face à un désinvestissement dans les services publics. Et nous aussi, on nous dit que « ça va mieux » alors que les réalités du monde du travail indiquent tout le contraire.


Ces mobilisations indiquent qu’il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire d’unir nos forces, au niveau européen, pour contrer ces attaques aux droits sociaux et aux droits des travailleurs. Parce qu’en Europe, c’est vers une précarisation toujours croissante de l’emploi qu’on se dirige. On le voit déjà en Espagne, en Italie, en Allemagne. Maintenant, c’est au tour de la France et la Belgique avec toujours le même objectif: accélérer encore les politiques d’austérité et imposer une flexibilité généralisée des travailleurs, tout ça en attaquant les droits syndicaux.


Plus que jamais, nous sommes donc solidaires et continuerons à porter avec vous nos revendications et propositions pour des alternatives et pour une société juste et solidaire, avec des services publics de qualité, une sécurité sociale forte, une fiscalité juste, le respect de la concertation sociale et la liberté de négocier!

Partager cet article
Repost0
11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 17:11
Affiche anti Front Populaire et anti 40 heures ( 1936 )

Affiche anti Front Populaire et anti 40 heures ( 1936 )

Juin 1936. Affolement général des patrons. La semaine tombe à quarante heures. Les maîtres des Forges tonnent contre la « loi de fainéantise » : « Nos entreprises sont perdues. C’est la mort industrielle qui nous guette. Comment relever le pays si nos ouvriers habitués à la tâche et fiers de l’accomplir travaillent deux fois moins ? La France va à sa ruine. Et tous pâtiront de ce luxe de paresse ».

Décidément, la chanson patronale contre la réduction du est une vielle rengaine.

[...]

L'intégralité de l'article en cliquant sur le lien ci-dessous.

Partager cet article
Repost0
10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 15:08
La liberté d’expression existe-t-elle encore pour le ministère de l’intérieur ?

vendredi 10 juin 2016

C’est avec stupéfaction que la CGT vient de découvrir les consignes de sécurité publiées par le ministère de l’intérieur pour l’Euro. Dans le chapitre intitulé « Bien se comporter au sein et aux abords des stades », le ministère de l’intérieur recommande de « ne pas tenir de propos politiques, idéologiques, injurieux, racistes ou xénophobes ». Ces consignes remettent en cause le fondement de la démocratie, la liberté d’expression. En mettant sur le même plan propos diffamatoires, racistes ou xénophobes - qui relèvent de l’infraction pénale - et propos politiques et idéologiques - qui fondent les libertés constitutionnelles et le débat démocratique - elles génèrent un scandaleux mélange des genres. Notons au passage que le ministère de l’intérieur s’inquiète davantage des propos politiques que du sexisme et de l’homophobie, oubliés de ces consignes alors qu’ils sont malheureusement bien présents dans les stades.

Le gouvernement a-t-il peur que les supporters, qui sont aussi salarié-es, privé-es d’emplois, jeunes… ne débattent de la loi travail ? La ficelle est grosse et démontre que la stratégie visant à opposer supporters et grévistes ne fonctionne pas. Une large majorité de français-es refusent la loi travail, c’est donc aussi le cas des supporters ! De telles consignes sont en tout cas la preuve de la fébrilité du gouvernement, qui depuis 4 mois, en empêchant la négociation et le débat parlementaire, refuse tout débat sur la loi travail. La CGT exige des clarifications rapides de la part du ministère de l’intérieur et la modification de ces consignes, manifestement contradictoires avec les libertés constitutionnelles.

La CGT continuera sa campagne d’information massive sur la loi travail et ses dangers, sur les lieux de travail, les lieux publics et aux abords des stades. La CGT Ile de France organise d’ailleurs dès cette après-midi une opération « Carton rouge à la loi Travail ». Des initiatives de votation et débats avec les supporters sont prévues partout en France.

Pour que les supporters passent un bel Euro et que ce grand évènement sportif valorise la France, la CGT réitère son appel à l’ouverture de discussions. L’intersyndicale attend toujours la réponse du Président de la République à son courrier du 20 mai dernier, dans lequel les organisations syndicales demandaient à être reçues. Par son refus de négocier le gouvernement est responsable du blocage. La loi travail est minoritaire dans l’opinion, minoritaire chez les syndicats, minoritaire chez les parlementaires, elle doit être retirée !

Montreuil, le 10 juin 2016

Partager cet article
Repost0
10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 14:31

Minoritaires ?

Depuis la parution hier de cette information, les inscriptions s'accélèrent.  Plus de 4000 avec la CGT dont près de 3000 au Havre.  Si on ajoute les cars prévus pour FO, la FSU, et Solidaires, on arrive à un total de près de 5000.  Encore 4 jours.  Tout indique que le chiffre de 5000 participants sera dépassé.

 

Lu avant-hier sur le blog de l'UD-CGT de Seine-Maritime.  Voir ci-dessous.

Minoritaires ? Vers plus de 5000 en Seine-Maritime - Contre la loi Hollande-Valls-Juncker - Paris, 14 juin - Les inscriptions s'accélèrent..
Minoritaires ? Vers plus de 5000 en Seine-Maritime - Contre la loi Hollande-Valls-Juncker - Paris, 14 juin - Les inscriptions s'accélèrent..
Partager cet article
Repost0
10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 08:52
09/06/2016 | 08h53  sur Les Inrocks - Extraits
 
 
Le 8 juin devant la salle du meeting du PS à Paris (photo : MD)

Quelques centaines de personnes se sont massées à deux pas du meeting gouvernemental sur le “progrès social” à Paris ce 8 juin. Interdits d’accès par les CRS, les manifestants ont creusé un peu plus l’abîme qui les sépare du PS.

C’est un glissement sémantique subtil, presque imperceptible à l’oreille, mais néanmoins significatif. Ce 8 juin aux salons de l’Aveyron, dans le 12e arrondissement de Paris, ce n’est plus “la police” que “tout le monde déteste”, mais “le PS”. Le slogan est repris avec force par des centaines de personnes opposées à la “loi Travail” – ils seront près de mille à l’apogée du rassemblement.[...]

Partager cet article
Repost0
9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 21:05
Image empruntée à FR3 ( voir lien ci-dessous ) - © Gwenaelle Bron-France 3 Baie de Seine

Image empruntée à FR3 ( voir lien ci-dessous ) - © Gwenaelle Bron-France 3 Baie de Seine

Très belle manifestation au Havre et de plus, sous le soleil.  L' UD-CGT avait donné la priorité à la manifestation du Havre tout en maintenant une manifestation à Rouen pour ceux qui ne pouvaient se déplacer. 35 000 ? 40 000 ?  Les organisateurs annoncent 35 000.  De l'avis d'un militant Havrais, il n'y avait jamais eu autant de monde, ni autant de dockers.  Des salariés sont venus aussi de Dieppe, de Lillebonne ...  Franklin, Hôtel de ville, Franklin.  A l'arrivée des prises de paroles pour dire que la loi Travail n'est ni négociable, ni amendable et pour donner rendez-vous à tous à Paris le 14 juin.  Les cars se remplissent chaque jour. Il y aura du monde. Pascal Morel pour l'UD-CGT a insisté pour que les salariés rentrent encore plus nombreux dans la bataille  et que les discussions aient lieu dans les entreprises pour poser la question de la grève reconductible.   Michaël Wamen  a rappelé qu'il fallait être très fort mais que nous n'étions pas seuls.  La casse du code du travail touche tous les peuples de l'Union européenne : les Italiens, les Allemands, les Anglais, les Belges qui sont en lutte en ce moment.  C'est la Commission européenne, a-t-il rappelé, qui a pesé, par ses directives, pour que les gouvernements européens réforment le travail, le rende flexible en facilitant les licenciements, en le précarisant, et favorisent le dumping social en fragilisant les droits des salariés. Romain Altmann, secrétaire général d'Infocom'CGT et a remis 50 000 euros, fruits de la solidarité,  aux grévistes pendant que continuait la collecte. Mehdi Kehmoune, secrétaire de la CGT d'Air France était présent également.

Ce soir, sur les chaînes d'info continue, rien sur Le Havre.  Est-ce parce que c'était une manifestation de masse ?

YG

 

Lu sur le blog de l'UL-CGT du Havre

Encore une manifestation locale/départementale qui a rassemblé dans les rues du Havre près de 35.000 manifestants, pour exiger le retrait de la loi du travail. Nationalement, plusieurs actions et rassemblements ont eu lieu, la lutte continue, MAINTENANT, direction Paris, un 14 juin qui s'annonce monstrueux, tout celà pour mettre la pression sur le gouvernement ! En car, en train ou en voiture, des milliers de havrais et de l'agglo sont annoncés au départ de la place d'Italie à 13h, tremblez MM. Hollande, Valls et consanguins, les salariés, retraités, privés d'emplois sont déterminés, TOUS ENSEMBLE, ON VA GAGNER...

9 juin.jpg

IMG_20160609_121106.jpg

Partager cet article
Repost0
9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 13:54

Encore un effort camarades !

Par Bernard Cassen  |  6 juin 2016  sur "Mémoire des luttes"

Secrétaire général de Mémoire des luttes, président d’honneur d’Attac

S’il est un dogme sur lequel il existe en Europe un consensus de fait entre la droite et la majorité des forces se réclamant de la gauche, c’est bien celui du libre-échange. Il a même été promu au statut de « liberté fondamentale » dans les traités européens qui placent la liberté de circulation des capitaux, des biens, des services et des personnes (sous-entendre des travailleurs) au-dessus de toute autre considération. Par ailleurs, sa promotion constitue l’unique raison d’être de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), et elle fait également partie de la « boîte à outils » du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. C’est sur ses bases qu’ont été conclus depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale des dizaines de traités commerciaux bilatéraux ou multilatéraux.

Comment une doctrine élaborée il y a plus de deux siècles [1], c’est-à-dire bien avant que Marx et Keynes ne prennent la plume, a-t-elle jusqu’à aujourd’hui pu être mise en œuvre un peu partout dans le monde sans que ses fondements théoriques et ses résultats pratiques ne soient massivement questionnés ?

On distinguera ici à cet égard trois types de posture. En premier lieu, celle des idéologues « purs » pour lesquels le libre-échange est une sorte de vérité révélée qui, pas plus que les autres religions, ne saurait être matière à débat. Leur principal fief est la Commission européenne où leur foi fait bon ménage avec leurs intérêts professionnels et institutionnels de fonctionnaires européens. A l’abri des traités qui lui donnent dans ce domaine une compétence exclusive au sein de l’Union européenne (UE), l’exécutif bruxellois consacre en effet une grande partie de son temps à négocier des traités de libre-échange avec d’autres ensembles régionaux ou des pays tiers. Toute nouvelle signature d’un tel traité élargit le périmètre de ses attributions et renforce ainsi sa position face aux Etats membres. Tout échec l’affaiblit. C’est pourquoi son président, Jean-Claude Juncker, fait actuellement des pieds et des mains pour se faire confirmer le mandat de négociation du Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI ou TTIP et TAFTA en anglais) avec Washington.

La deuxième posture est celle des néolibéraux pragmatiques, moins soucieux de considérations idéologiques que des bénéfices qu’ils tirent du libre-échange. Ils y voient à juste titre un outil permettant de déconnecter la sphère économique et financière de la sphère politique et démocratique, cette dernière – leur bête noire – étant jugée trop réceptive aux pulsions « populistes ». Ce qu’ils visent c’est « l’installation de l’entreprise au centre des rapports sociaux, comme forme universelle de gouvernement des conduites, comme mode de production des existences individuelles, comme horizon des espérances » [2].

Jusque-là, rien d’illogique. Ce qui l’est, c’est le troisième type de posture, celle d’une social-démocratie confrontée aux ravages de la libéralisation planétaire du commerce et de l’investissement dans son propre électorat [3], mais qui, gangrenée par le néolibéralisme, a renoncé à la combattre. La situation est encore plus paradoxale pour une grande partie de la gauche radicale qui confond libre-échange et internationalisme. Certes, elle est très active dans les mobilisations contre les accords de libre-échange, en particulier actuellement du PTCI/TTIP et on voit bien ce qu’elle combat. Le problème est qu’elle ne dit pas quel système elle préconise à la place, soit par absence de réflexion soit par crainte d’être assimilée au Front national. A de rares exceptions près, dont celle de Jean-Luc Mélenchon, ses dirigeants n’ont pas le courage de proposer la seule alternative cohérente et progressiste : un protectionnisme solidaire et altruiste [4]. Il s’agirait, d’une part, de subordonner les accords commerciaux au respect de normes sociales et environnementales et, d’autre part, de rétrocéder aux organisations sociales des pays du Sud tout ou partie des droits de douane perçus au Nord pour manquements à ces normes.
Encore un effort camarades pour prononcer le mot protectionnisme sans rougir !

Partager cet article
Repost0
9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 09:45

Militants-37e-congres-Parti-Communiste-Francais-5-juin-2016-Aubervilliers_0_730_473Aubervilliers, cette grande et belle ville populaire où se mêlent et s’entremêlent le monde, les civilisations et les cultures fût la témoin d’un petit congrès accouchant d’une petite perspective. Les mots sont durs parce que la colère est grande ! Alors que la classe ouvrière relève la tête, combat avec une détermination sans faille un pouvoir sombrant dans la noirceur du fascisme républicain, sorte de monstruosité institutionnelle moribonde entre les mains d’une oligarchie déterminée à en découdre pour servir ses petits intérêts égoïstes, les congressistes du PCF se sont englués dans de vulgaires pratiques d’appareil. L’avez-vous noté mes camarades qui avaient participé ou suivi les débats, cet écart terrible entre l’enthousiasme populaire qui anime les cortèges ou les barricades dans les usines et les dépôts contre la loi travail, et les échanges faussement dialectiques autour d’une virgule ou d’un mot de textes qui nous engagent dans une aventure ronronnante, dans des pratiques que nous disons pourtant vouloir combattre. J’ai souffert de subir ce triste spectacle. Ce congrès, il était celui du reniement, des petits compromis.[...]

L'intégralité sur le blog de Guillaume Sayon en cliquant ci-dessous.

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents