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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 15:15
« La grève, ce n'est pas Martinez qui la décrète »
|11 juin 2016, 7h00 | MAJ : 11 juin 2016 sur Le Parisien

Siège de notre journal, Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), hier. Dire que la France a des problèmes d’attractivité à cause de la CGT « est une fable », affirme Philippe Martinez, le secrétaire général du syndicat.

OLIVIER CORSAN

 
Entretien coordonné par JANNICK ALIMI, OLIVIER BACCUZAT, ODILE PLICHON ET HENRI VERNET.
 

Notre journal a reçu vendredi le numéro un de la CGT. Loi Travail, grèves, fonctionnement des syndicats, violences sociales... Philippe Martinez a répondu, sans esquives, aux questions de sept de nos lecteurs.

C'est peu direqu'il était attendu de pied ferme. Alors que la grève à la SNCF en était, vendredi, à sa dixième journée d'affilée, queles mouvements des pilotes d'Air France et des éboueurs crispent un peu plus le climat social, nos sept lecteurs avaient hâte de découvrir — et d'en découdre — avec l'homme qui tient tête au gouvernement et mène la fronde contre la loi Travail depuis le mois de mars. Décontracté, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, est arrivé dans nos locaux vendredi matin à 10 heures pour un entretien d'une heure et demie parfois animé, mais toujours cordial. Très ferme quand il s'agit de défendre la position de son syndicat, Philippe Martinez sait aussi manier l'humour pour détendre l'atmosphère quand les esprits s'échauffent.

 

LA LOI TRAVAIL

JULIEN PEYRAFITTE. Je ne sais pas où va la CGT. J’ai même l’impression que vous vous tirez une balle dans le pied...

PHILIPPE MARTINEZ. La colonne vertébrale du projet de loi va remettre en cause un principe essentiel du droit social : la hiérarchie des normes. Aujourd’hui, il y a un Code du travail qui s’applique à tous, puis des conventions collectives signées au niveau de chaque branche, et, enfin, il y a des accords d’entreprise. Le principe de la loi El Khomri, c’est d’inverser cette hiérarchie. Le Code du travail et la convention collective resteront une référence, mais une loi différente pourra s’appliquer dans les entreprises. Sur la majoration des heures sup par exemple, la loi prévoit qu’elles sont majorées de 25 %. Demain, avec cette loi, on pourra décider que dans tel endroit, elles seront payées 10 % de plus, et dans tel autre 15 ou 20 %. Plus les accords d’entreprise seront bas, plus on fera pression sur les salariés.

EMMANUELLE DE RAUCOURT. Que voulez-vous ?  La suspension, le retrait ?

C’est au gouvernement de décider. On demande qu’il retire les cinq articles qui font la colonne vertébrale du texte. Et qu’on rediscute. C’est-à-dire l’article 2, celui sur les plans de sauvegarde de l’emploi, notamment. Il y a aussi la question du référendum d’entreprise et celle de la médecine du travail.

JULIEN PEYRAFITTE. Les syndicats sont surtout présents dans les grandes entreprises. L’article 2, n’est-ce pas une opportunité de l’être davantage dans les PME ?

Cela n’a rien à voir. La négociation d’entreprise, elle existe. La CGT signe d’ailleurs 85 % des accords dans les entreprises. Le dialogue social, il existe. La question est : dans quelles conditions on négocie, et la négociation est-elle loyale ? Vous avez vu ce qui s’est passé chez Smart, c’est typiquement ce que pourrait donner l’application de l’article 2 : la possibilité, pour les employeurs, de négocier le passage aux 39 heures payées 35. On dit aux salariés que c’est une négociation, mais si vous n’acceptez pas, on ferme l’entreprise. C’est du chantage.

JEAN-SIMON MEYER. Selon vous, réformer la durée légale du temps de travail est de nature à favoriser l’emploi et notamment celui des jeunes ?

Au regard des évolutions technologiques et notamment numériques, on produit de plus en plus de richesse en France. Cette richesse doit aussi bénéficier aux salariés. Si on passe à 32 heures par semaine, cela débouchera, arithmétiquement, sur la création de 4,5 millions d’emplois. On pense qu’il faut travailler moins pour travailler mieux. Il y a des entreprises où les 32 heures existent, en Suède par exemple. Pourquoi ça ne serait pas possible en France ?

 

LES GRÈVES

JULIEN PEYRAFITTE. La grève touche les transports, le carburant, le ramassage des ordures ménagères. Ça vous fait quoi de voir tous ces gens qui galèrent ?

Les grèves pénalisent forcément tout le monde. Moi aussi, je suis touché par les bouchons. Oui, je me mets dans les pompes de ces gens, je ne vis pas dans ma bulle. Je discute avec eux. On a commencé par des manifestations, On en a fait une, deux, trois, quatre. On n’a pas été écoutés. Au bout d’un moment, les salariés s’agacent et font grève.

QUENTIN HEILMAN. Vous ne vous dites pas que vous allez trop loin ?

Non. La grève, ce n’est pas Martinez qui la décrète. Il y a des assemblées générales, les salariés votent. On parle beaucoup à Paris du centre d’incinération des ordures d’Ivry-sur-Seine, mais ils sont 95 % à y avoir voté la grève.[...]

L'article intégral sur le site du Parisien.

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