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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 10:59
Brexit : ouvrons le débat sur l'Europe [ Jean-Jacques Candelier, député communiste du Nord ]
 

Brexit

Déjouant tous les pronostics et les pressions de l’oligarchie, les britanniques ont voté massivement pour le Brexit ce 23 juin dans le referendum pour la sortie de l’UE.

La campagne a été marqué par un faux dilemme imposé par les partisans de l’austérité : soit rester dans l’UE néolibérale soit sortir par la droite pour une politique néolibérale en Grande-Bretagne.

Si le rejet de l’UE et de ses politiques est légitime tant il n’y a pas grand-chose à garder de cette Europe de l’austérité, les travailleurs britanniques peuvent craindre que les puissants se servent du Brexit pour accentuer les politiques thatchériennes dans le pays.  Cependant, l’Union Européenne n’est pas un rempart contre l’ultralibéralisme, bien au contraire. La priorité de l’Europe actuelle, c’est de favoriser le monde des affaires, l’austérité et les privatisations sur tout le continent.

Je ne m’y trompe pas. « L’économie de marché » et la « concurrence libre et non faussée » prescrites par l’Union Européenne sont des prétextes formidables pour permettre au patronat de comprimer les salaires et d’attaquer les services publics ainsi que la protection sociale.

Je suis également fortement attaché au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à exercer leur souveraineté. L’UE peut donc, à beaucoup d’égard, représenter une « prison des peuples ». Cela n’intéressait plus les britanniques.

Contre le piège d’une « sortie de droite » ou d’un « maintien de gauche » dans l’UE, proposons une « sortie de Gauche », pour pouvoir renationaliser les secteurs stratégiques de notre économie cassée, remettre le monde du travail au centre de la vie nationale, coopérer avec tous les pays de tous les continents et rouvrir à notre pays la voie de la coopération internationale.

La reconquête de la souveraineté britannique peut être un appel d’air pour tous les peuples d’Europe qui étouffent sous la poigne des traités supranationaux et néolibéraux de l’UE avec en prime, leur complément belliqueux obligé, l’appartenance à l’OTAN.

La campagne présidentielle et législative pour 2017 doit notamment être l’occasion d’un grand débat populaire sur l’Europe. Il n’y a rien à attendre de Hollande et Sarkozy qui ont été les artisans de l’Europe austéritaire.

Jean-jacques Candelier, député communiste du Nord

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 10:51

Logo ICINITIATIVE COMMUNISTE s’entretient avec , secrétaire national du PRCF. 26 juin 2016 ; Du au «  » PROGRESSISTE, un mode d’emploi possible.


Initiative Communiste : Comment analyses-tu le « Brexit » et comment les progressistes français anti-UE peuvent-ils « rebondir » sur cet évènement ?

Georges Gastaud – Bien entendu, le Brexit n’est pas en lui-même un évènement révolutionnaire ; mais contrairement à ceux qui, en France, nous expliquent que rien ne sera jamais assez beau tant que la dictature du prolétariat ne nous aura pas été fournie sur un plateau, c’est un maître coup de pied au c.. du peuple britannique, spécialement des milieux populaires, aux « élites » européistes, à la City, qui était pour le « remain », à la majorité du parti tory et aussi à la direction travailliste qui a tellement laissé casser de choses en Angleterre que le « Labour » en est à considérer l’ultralibéralisme bruxellois comme un moindre mal !

Georges Gastaud, livre marxisme et universalismeEn réalité, une masse d’ouvriers et de « petites gens » qui REFLECHISSENT et qui, contrairement à certains membres des « couches moyennes supérieures », sont habitués à faire leurs comptes au lieu d’admirer dans la glace leur belle image d’ « Européens-modèles », ont compris que l’UE est entièrement tournée contre leurs intérêts et aussi, tout bonnement, contre le droit élémentaire de chaque peuple à disposer de soi. Ces prolétaires britanniques que les euro-médias présentent odieusement comme des benêts, sont politiquement plus conscients que nombre de pseudo-marxistes français qui n’ont toujours pas compris que l’UE est irréformable du dedans. Honneur aussi aux communistes du CPB qui ont milité contre l’UE tout en dénonçant les xénophobes qui ont pollué la campagne. Mais si ces réactionnaires ont un impact de masse, ce n’est pas par la faute des militants progressistes qui ont milité pour la sortie britannique ; c’est parce que depuis trente ans, la bourgeoisie britannique – conservateurs et « New Labour » en tête – ont utilisé la « libre » circulation de la main-d’œuvre est-européenne (chassée de Pologne, de Bulgarie, etc. par la destruction de l’industrie socialiste) comme un moyen de dynamiter les ultimes acquis sociaux qu’avait laissé subsister le duo Thatcher-Blair ; et c’est aussi parce que la fausse gauche britannique a, comme partout, abandonné à la réaction, aux Johnson et autre Farage, la légitime défense du droit du peuple britannique à s’autodéterminer. Malgré une énorme campagne d’intimidation, le peuple travailleur anglais a réagi comme les Français en 2005 : en se cabrant contre le lavage de cerveau européiste !

En réalité, les plus « embêtés » aujourd’hui, et tant mieux, ce sont les milieux dirigeants du Labour qui n’auront désormais plus d’excuse pour imiter Tsipras en se déclarant impuissants à appliquer leur programme social. Désormais la classe ouvrière britannique va pouvoir régler ses comptes avec « sa » bourgeoisie et avec « sa » social-démocratie sans que les politiciens londoniens puissent ouvrir le parapluie bruxellois et alléguer leur « impuissance ». Bien entendu, toute une partie de la bourgeoisie « bréxiteuse » va chercher à aggraver le thatchérisme, mais pourquoi sous-estimer les ouvriers anglais, fondateurs du syndicalisme moderne, dont les traditions de classe ne sont pas éteintes ?

Peu avant le succès du Brexit, et alors que M. Pierre Laurent appelait sans honte les Britanniques à rester dans l’UE (on ne préside pas un « parti européen » impunément…), j’avais condamné cette ingérence et, si faible que puisse être mon appel à la contre-ingérence, j’avais publié une lettre intitulée « British people, pull out first ! » (MM. les Anglais, sortez les premiers !). Dans cette lettre aux amis britanniques, je disais mon espoir de voir les peuples du continent rejoindre les Anglais à l’extérieur de cette prison des peuples qu’est l’UE/OTAN. Non pas pour s’isoler les uns des autres mais pour flanquer à la poubelle la très totalitaire « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (cœur du Traité de Maastricht) et pour coopérer librement entre eux sur des projets d’intérêt commun, tout en s’ouvrant au monde entier qui comporte, rappelons-le, cinq continents (en réalité, le repli  sur un continent, c’est l’UE !)…

[...]

Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur le lien ci-dessous

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 01:18

Le Brexit : une défaite de l'oligarchie européenne!

Publié le par FSC

Le Brexit : une défaite de l'oligarchie européenne!

Jeudi 23 juin, les salariés travailleurs et citoyens français se mobilisaient une nouvelle fois pour exiger le retrait du projet de loi travail El-Khomri, décalque des recommandations européennes de destruction du code du travail et des conventions collectives.

Jeudi 23 juin, les citoyens britanniques décidaient de quitter l’Union Européenne.

Un jour sombre certes pour l'oligarchie pas pour les peuples!

 

Le communiqué confédéral de la CGT faisant suite à cette dernière décision des Britanniques pose de sérieux problèmes.

 

Il impute le rejet britannique à la politique d'austérité et au dumping social détruisant la cohésion des peuples en même temps que leurs conquêtes sociales.

Ce qui est exact.

Pour aussitôt qualifier le choix des électeurs comme ouvrant « la porte au repli nationaliste, aux partis populistes voire xénophobes ».

De toute évidence la campagne actuelle fortement distillée par les médias est destinée à masquer le fait que ce sont les quartiers populaires, les villes ouvrières et les banlieues délaissées, les régions entières désindustrialisées et à l’abandon qui ont massivement voté pour la sortie de l'Union.

Et de masquer qu'il s'agit comme pour nous en 2005 d'un vote de classe contre la politique et l'arrogance de l'oligarchie au pouvoir

En en appelant à une Europe sociale et à poursuivre ce combat avec la Confédération Européenne des Syndicats, la déclaration confédérale stigmatise en partie le choix populaire et renoue avec les illusions euro-constructives comme avec le mythe d'une Confédération Européenne des Syndicats au service des travailleurs et des luttes.

 

Quelle est la réalité de l'UE ?

 

La réalité, c'est qu'il existe de puissantes raisons de gauche et démocratiques de s'opposer à la construction européenne, de contester avec vigueur la remise en cause de la souveraineté des peuples et de leur choix comme cela est arrivé avec notre vote contre la constitution européenne en 2005 !

La réalité, c'est que la concurrence et le dumping sont dans l'ADN même des traités qui structurent cette construction depuis 1957.

Et tous les nouveaux traités et des centaines de directives imposent la privatisation des secteurs publics, la destruction des acquis sociaux et du droit du travail.

Et déjà s'étale la volonté de remettre en question le vote pourtant clair des Britanniques comme ils l'ont fait pour les irlandais !

Bonjour la démocratie !

L'UE est une construction pilotée par les grandes entreprises européennes et les puissances dominantes du continent, à commencer par l’Allemagne, contre les acquis sociaux et démocratiques des peuples. Elle vise à construire un empire du capital fondé sur la mise en concurrence des travailleurs et leur éloignement des centres de décision par l'affaiblissement des cadres de souveraineté populaires et des États-nation pour une construction supranationale opaque et antidémocratique où milieux de la finance et de la politique croient pouvoir gouverner contre et à l'abri des peuples.

Ce qu'expliquait J.-C. Juncker, président de la commission de Bruxelles et intime des multinationales et des paradis fiscaux, à propos de la Grèce l'an dernier :

« Suggérer que tout va changer parce qu'il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c'est prendre un rêve pour la réalité, il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités de l'Union Européenne ».

Laisser miroiter contre toute évidence et toute expérience qu’une « Europe sociale » pourrait advenir dans le cadre des institutions de l’Union Européenne, c'est légitimer ces institutions de l’oligarchie économique et financière mondialisée tout en interdisant toute perspective progressiste à la majeure partie des classes populaires désespérées.

Et donc laisser le champ libre à une récupération politique par l'extrême droite des classes populaires légitimement révoltées!

 

La réalité de la Confédération Européenne des Syndicats

 

La CES, qui se présente pompeusement comme le syndicat européen est en réalité une émanation de l'UE, fondée et financée par elle. Dirigée par une bureaucratie qui contraint le syndicalisme au dialogue entre "partenaires sociaux" et à l'acceptation de la construction européenne.

D'ailleurs la CES valide toutes les politiques européennes depuis des décennies : de la casse des secteurs industriels ou des retraites au soutien à la BCE contre le peuple grec en passant par les privatisations et le soutien à la constitution européenne puis l'encouragement bruyant au traité de Lisbonne niant le NON de 2005 du peuple français.

La CES est depuis des mois absolument muette sur les luttes en France contre la Loi El Khomri (ou en Belgique!) comme elle le fut sur la question des retraites en 2003 ou en 2010. Et quand les travailleurs européens se battent au même moment, jamais la coordination des luttes n'est à l'ordre du jour.

Les marques de solidarité avec notre mouvement venant exclusivement des syndicats européens nationaux (FGTB notamment).

De fait, la CES est une véritable bureaucratie syndicale européenne, d'abord dévouée à l'institution !

 

Et maintenant ?

 

Alors que nous nous heurtons à des forces patronales et politiques qu'il nous faut combattre globalement, poursuivre et prolonger le remarquable combat contre la Loi El Khomri suppose la compréhension de l’ensemble des politiques publiques d’austérité et de contre réformes structurelles qui émanent toutes de la même matrice euro-atlantique.

Masquer cela constituerait un obstacle à la convergence des luttes autour de la défense du code du travail et au succès des luttes contre le projet de loi El-Khomri et son monde.

 

Depuis quelques mois, la CGT renouant avec ses traditions combatives a su redonner de la fierté à de nombreux militants en revenant à ses fondamentaux de lutte et en délaissant dans les faits le syndicalisme rassemblé avec une CFDT dont la direction est définitivement passée de l'autre côté de la barricade. Il faut prolonger cette évolution pour renforcer les luttes.

Les travailleurs ont besoin d'une CGT qui ne sème aucune illusion et qui agisse avec la plus grande résolution pour une alternative démocratique et sociale à l'impasse mortifère d'une Union au service exclusif du capital !

 

Le Front Syndical de Classe

25 juin 2016

 

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 23:45

Publié le 24 Juin 2016 sur le site du PADS ( Parti des communistes d'Algérie )

Nous publions ci-dessous la  déclaration du Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme:

 

Déclaration-analyse 

Extraits

Les travailleurs algériens sont naturellement solidaires de la lutte que mènent leurs camarades français depuis plus de deux mois. Ils suivent de près les actions, grèves, manifestations, occupation des lieux de travail et blocage des centres de distribution des carburants, organisés pour mettre en échec l'offensive de la bourgeoisie contre les conquêtes sociales et juridiques que des décennies de combats politiques et économiques avaient réussi à inscrire dans le Code du Travail.[...]

Les communistes algériens appellent naturellement les travailleurs algériens vivant en France à participer activement à tous les combats contre l'offensive anti-travail de la bourgeoisie française.

Comme l'ensemble de la classe ouvrière mondiale, les travailleurs algériens suivent de près le combat menés par leurs frères de classe en France en souhaitant que leurs luttes feront échouer les plans de la bourgeoisie française et contribueront à la défaite de l'offensive internationale du Capital contre le prolétariat international. Ils sont solidaires de leurs luttes car ils savent que la bourgeoisie algérienne, étroitement inféodée aux puissances impérialistes et poursuivant les mêmes objectifs de profits élevés que les multinationales, leur réserve le même sort, sinon pire,  et que sous prétexte de faire face aux conséquences financières de la chute des recettes pétrolières elle a entrepris de réviser le Code du Travail pour en faire une arme des exploiteurs contre les travailleurs. La bourgeoisie algérienne s'appuie sur la remise en cause des conquêtes sociales arrachées par les travailleurs des autres pays pour justifier en Algérie des mesures qui vont encore plus loin dans la régression. Elle proclame par la voix de ses politiciens qu'il s'agit de "réalités mondiales" dans lesquelles les travailleurs doivent se résigner à s'inscrire. Les travailleurs démontrent que leurs luttes et leurs espoirs en une société débarrassée de toute forme d'exploitation font elles aussi partie de ces "réalités"![...]

 

Lire l'intégralité de la déclaration et analyse en cliquant sur le lien ci-dessous

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 21:40
Le Brexit et l’Europe fantasmée de la gauche.

Ce matin, toutes les bourses sont en berne. Tous les assassins économiques sont déçus. Tous les va-t-en guerre sont en colère. Tous les escrocs et incompétents montent au créneau et s’arrachent les micros pour dénoncer un « saut vers l’inconnu »...

Ainsi donc, à la question « voulez-vous que la Grande-Bretagne sorte de l’UE ? », une majorité de Britanniques a répondu « oui ». Aussitôt, les commentaires prévus et prévisibles se sont répandus dans les médias. Première préoccupation exprimée : cela ne risque-t-il point d’encourager d’autres peuples à suivre cette voie ? Deuxième préoccupation exprimée : que vont devenir les Britanniques, abandonnés à leur sort au milieu du jungle de la mondialisation libérale ? Pourront-ils trouver le chemin sans une directive de la Commission européenne ? Comment feront-ils pour manger si Jean-Claude Juncker n’est pas là pour leur expliquer comment qu’il faut faire ? Sauront-ils encore exploiter leurs néo-colonies si Cohn-Bendit n’est plus joignable au téléphone ? Oseront-ils aller bombarder en catimini un pays du tiers-monde sans inviter leurs anciens potes de l’UE ? Bref : Doux Jésus, Marie, Joseph... qu’allons-nous devenir sans eux ?

Oui, ça va être dur. Dur dans quelques années lorsque les Britanniques tenteront de traverser la Manche sur des embarcations de fortune pour rejoindre le Paradis perdu, leurs yeux implorants quelques miettes du festin que nous nous taperons lorsque ça ira mieux.

Mais tout n’est pas perdu. Ce soir, à la radio, un quelconque spécialiste a calmé le jeu en expliquant que les Britanniques ont simplement voulu exprimer leur colère et qu’ils finiront par se calmer et, bien-entendu, revenir à de meilleurs sentiments. Sinon, a-t-il encore expliqué, on attendra qu’une nouvelle génération de Britanniques entre en scène pour redresser cette erreur historique. De la vision à long terme, on peut dire qu’il en a, le spécialiste. Et de la détermination. Et de la constance. Et aussi pas mal de mépris.

Ce qui m’amène directement à la question suivante : pourquoi la volonté exprimée par une majorité de Britanniques pour sortir de l’UE serait-elle mieux respectée que la volonté exprimée par les Français qui ont refusé un projet de Constitution européenne ?

Il paraît qu’aujourd’hui, ce sont la xénophobes, les racistes et les populistes qui ont gagné. Oui, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, l’Europe est une grande fraternité antiraciste, anti-impérialiste, soucieuse du bien-être des peuples. Demandez aux Lobbies de la Pharmacie, de la Chimie. Demandez aussi aux Grecs, aux Libyens, aux Syriens, à nos amis néonazis Ukrainiens. Demandez aux 10000 réfugiés noyés en Méditerranée depuis 2014.

A l’instar de l’esprit « Je Suis Charlie » qui sert d’alibi à une constate érosion de la démocratie, de la liberté d’expression, de la liberté syndicale et qui a été plus efficace que tous les fachos en herbe du continent, le côté « antiraciste », « anti-xénophobe » et « fraternel » affichée par les Européistes et l’UE a fait plus de victimes que tous les racistes, xénophobes et populistes européens réunis. Ca, c’est du concret.

Dans ce monde qui marche sur la tête, il suffit d’ânonner « je suis de gauche » pour imposer à coups de 49.3 une politique de droite extrême contre la volonté d’une écrasante majorité de la population.

L’Europe qu’on nous présente comme un « contre-poids » et qui détourne l’avion de président Bolivien Evo Morales pour complaire au maître d’outre-Atlantique. L’Europe qui réagit aux écoutes de ses « amis » avec sa détermination politique habituelle. L’Europe, qui ne connaît comme remède à tous les maux que le nivellement et la déréglementation. L’Europe qui s’est plantée, se plante et se plantera mais qui persiste.

Alors, amis progressistes Européistes, en réalité, je vous le dis : votre projet de « changer l’Europe de l’intérieur » est voué au même échec que celui de « changer le PS de l’intérieur ». Dit comme ça, ça devrait être clair.

Et tout ça pour quoi exactement ? Pour quoi, concrètement ? Juste pour avoir la possibilité de traverser une frontière sans passer par un guichet de change ? Et à part ça ?

Autour de moi, le constat est cruel : aucun « pro-Européen » n’est capable de me donner un seul élément positif et concret apporté par l’UE.

« Est-ce que cela en valait le prix ? » leur demanderons-nous. « C’est un choix difficile », répondront-ils, « mais nous pensons que le prix... oui, cela en valait le prix ».

Et si cette dernière référence leur échappe, c’est qu’il est temps, grand temps, de sortir de cette maison de fous.

V. Dedaj

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 21:47

L.Co avec Belga
Mis en ligne

Aucun métro, tram et bus ne circule vendredi à Bruxelles. Le trafic ferroviaire est très perturbé au sud du pays. Certains magasins sont restés fermés.
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© Belga

    © Belga

On parle surtout du Brexit et (un peu) des dégâts causés par les orages de la nuit dernière. On en oublierait presque que la Belgique est à l’arrêt pour cause de grève générale. Le mouvement de grève est un succès, estime déjà le syndicat chrétien pour employés. «  Un message clair a été adressé au ministre de l’Economie Kris Peeters  », souligne la CNE dans un communiqué.

Le point sur les principaux faits du jour.

Bruxelles : métros, trams et bus à l’arrêt

Aucun métro, tram et bus ne circule vendredi à Bruxelles, indique la Stib. Contactée par nos soins, la porte-parole de la Stib nous annonce que cette situation durera «  toute la journée  » et concernera «  même les noctis  » cette nuit. La raison, explique-t-elle, est que «  ce matin, trop peu de chauffeurs étaient présents pour établir un service minimum, ce qu’on essaie pourtant toujours de faire  ».

Trains et bus régionaux : trafic très perturbé

La circulation des trains est également touchée suite à la grève. La circulation est «  fortement perturbée  » au sud et «  perturbée  » au nord.

Les réseaux de bus De Lijn et TEC enregistrent également des perturbations en Flandre et en Wallonie. La TEC reprend sur son site internet l’ensemble des parcours qui, province par province, ne seront pas assurés. En Brabant-wallon, 61 % des trajets étaient assurés à 15h30. Du côté de Charleroi, seuls 25 % des bus circulent pour le dépôt de Jumet, 10 % pour Genson, 38 % pour Nalinnes et aucun à Anderlues. Dans le Hainaut, 33 % des voyages sont assurés à Mons, 27 % à Eugies, 9 % pour le Centre et 80 % en Hainaut occidental. Pour Liège-Verviers, aucun bus ne sort à Verlaine et Eupen, contre 40 % à Bassenge. Seuls 8 % des bus roulent à Jemeppe, 77 % pour le dépôt d’Omal et un peu plus de la moitié pour Oreye. Le dépôt de Robermont est également touché, avec 27 % des services assurés. A Rocourt, il s’agit de 38 %. Près de 60 % des véhicules sont sortis à Verviers, 20 % à Wanze et 18 % à Warzée. En province de Namur, 62 % des services sont assurés, et 86 % pour la province de Luxembourg.

Les réseaux urbains de la société flamande De Lijn sont fortement touchés, a indiqué cette dernière. Retrouvez sur son site les détails des perturbations en Flandre.

 

La distribution du courrier est également incertaine car le mouvement de grève est bien suivi.

Magasins : des blocages au cas par cas

Certains Delhaize ont baissé le rideau. © Photo News
Certains Delhaize ont baissé le rideau. © Photo News

Dans les magasins et supermarchés du pays, la situation floue. Certains étaient fermés, d’autres ouverts. Le front commun syndical mène des actions dans les Colruyt de l’ensemble du pays. En province de Liège, 50 % des magasins du groupe suivent le mouvement, selon la CNE (Centrale Nationale des Employés de la CSC). À Liège, d’autres grandes enseignes commerciales (Ikea, Cora, Carrefour, etc.) restent fermées.

© Belga
© Belga

«  En raison de la grève nationale organisée par les syndicats, le magasin Ikea de Hognoul est exceptionnellement fermé ce vendredi. Les autres magasins à Anderlecht, Arlon, Gand, Hasselt, Mons, Wilrijk et Zaventem sont quant à eux bel et bien ouverts  », annonce le groupe suédois vendredi.

Les grandes entreprises au ralenti

La grève «  se ressent surtout dans les grandes entreprises manufacturières, dont une grande part de la production sera perdue. La plupart des autres entreprises technologiques ne ressentent que peu ou pas d’impact  », a indiqué vendredi la fédération patronale Agoria.

Un piquet de grève à Audi Forest. © Photo News
Un piquet de grève à Audi Forest. © Photo News

Selon la fédération sectorielle, en Flandre et à Bruxelles, une vingtaine d’entreprises sont touchées par des pertes de production qui varient entre 50 et 100 %. Dans les provinces de Liège et du Hainaut, la plupart des grandes entreprises de production sont à l’arrêt à cause des barrages. Par contre, dans les PME et les entreprises TIC, «  l’impact de la grève est quasi nul  ».

Un avion détourné

Plusieurs piquets de grève se sont installés sur le site de l’aéroport de Bierset, à Liège. Des entreprises cargo et de dépôts sont bloquées depuis le matin et certainement jusqu’à la fin de la journée. Un terminal de passagers a également été bloqué par une quinzaine de grévistes. Un vol en provenance de Malaga qui devait s’envoler, à 14 heures, vers Alicante, n’a donc pas pu atterrir à Liège. Il a été dévié vers Brussels Airport où les passagers ont été transportés par autobus.

Le syndicat socialiste bloquait depuis vendredi matin l’accès à Brucargo, la zone de Brussels Airport dédiée au transport de marchandises. L’action, à laquelle ont participé une centaine de militants, s’est achevée vers 15 heures. L’action menée chez les bagagistes a également été un succès. Swissport était à l’arrêt. Les compagnies ont dû mobiliser du personnel pour traiter les bagages. Chez Aviapartner, il y avait davantage de non-grévistes.

 

Le président de la FGTB Anvers interpellé

Le président de la FGTB anversoise, Bruno Verlaeckt, a été interpellé vendredi matin en compagnie d’une autre personne lors de la dislocation d’un piquet de grève par la police sur la Scheldelaan, l’un des axes routiers de la métropole.

Il a été libéré en début d’après-midi. «  C’est une nouvelle tentative de réduire le droit de grève et le pouvoir des travailleurs et des syndicats  », a dénoncé le SP.A d’Anvers. Les socialistes flamands déplorent l’«  intervention brutale  » de la police locale à Anvers qui a mené à l’usage de canons à eau et à l’interpellation du président de la FGTB locale.

Barrages filtrants à Walibi

En marge de la journée de grève nationale organisée par les syndicats socialistes, la FGTB a mené vendredi matin une action à l’entrée du parc d’attractions Walibi, à Wavre, pour protester contre le licenciement par la direction d’un délégué nouvellement élu lors des élections sociales. En début d’après-midi, l’action a cependant été levée : la direction est allée à la rencontre des syndicalistes protestataires, et émis certaines propositions afin de sortir du blocage. Une nouvelle réunion est programmée mardi entre les parties pour tenter de finaliser les solutions mises sur la table.

Grabuge à la clinique Saint-Luc, à Bouge

La direction de la clinique Saint-Luc à Bouge a saisi la justice pour interdire la mise en place de piquets de grève devant l’établissement, sous peine d’astreintes de 1.000 euros. Depuis 6 heures ce vendredi, les grévistes distribuent donc des tracts à l’entrée de l’hôpital afin de sensibiliser les patients et les travailleurs aux enjeux de cette grève.

Pour la CNE, il s’agit d’une première «  puisqu’un tribunal, de façon unilatérale, a donné à la direction la possibilité de contrevenir à la convention qu’elle a conclue  », a indiqué Claire de Pryck, secrétaire permanente CNE. Le syndicat regrette que la clinique n’ait pas désigné à temps le personnel chargé d’opérer un service minimum.

A lire sur Le Soir

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 17:47
VIDEO. Brexit : "il faut recommencer à expliquer l'Europe", analyse Daniel Cohn-Bendit

L'ancien député européen était invité sur le plateau du 20 heures de France 2 pour réagir à la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne. 

Et qu'est-ce qu'il dit l'ex-révolutionnaire de 68 ?  Qu'on n'a rien compris à l'UE ?  Qu'il faut nous expliquer ?  Que les jeunes voulaient rester ? Que c'est dramatique pour eux ?  Quels jeunes ?  Ceux qui sont au chômage ?  Ceux qui sont en CDI ? Ceux qui sont intermittents ? Ceux qui galèrent au Pays de Galles ou dans les régions anciennement industrialisées ?

Non ceux qui regrettent le Brexit ont fait des études et souvent ont un salaire de misère avec leurs diplômes - pas tous, Macron en est un exemple - mais ils croient que la liberté c'est de s'exporter en Europe comme une vulgaire marchandise pour trouver du travail.  Ceux à qui on a dit "citoyenneté européenne" en leur accordant une bourse européenne insuffisante ( Erasmus ) que leurs parents des classes moyennes pouvaient compléter pour aller en Allemagne, en Espagne, au Royaume-Uni, au Pays-Bas, en France, en Italie faire un an d'études ... Romano Prodi, ancien président de la Commission, initiateur de la chose, avait d'ailleurs expliqué à l'époque qu'il s'agissait de construire une citoyenneté européenne.  En 2002, célébrant le millionième étudiant Erasmus, il disait  en parlant de ces derniers : " Ces étudiants sont les véritables "pionniers de l'Europe", les meilleurs ambassadeurs du projet européen".  Ce sont ces jeunes des couches moyennes qui pleurent l'UE au Royaume-Uni, sans voir qu'ils ont déjà beaucoup perdu avec elle et le dumping social.  Salaires et modes de vie compris. 

Yvette Genestal

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 14:28
Le compteur électrique de la permanence de Janine Dubié a été enlevé de son boitier./ photo Thierry Jouve.
Le compteur électrique de la permanence de Janine Dubié a été enlevé de son boitier./ photo Thierry Jouve.
Ces deux députés de la majorité avaient déjà dû s'expliquer devant une délégation intersyndicale et des représentants de Nuit Debout.  Apparemment, ils n'avaient pas dû comprendre.   C'est sans doute pourquoi l'intersyndicale a dû faire appel à des arguments plus pédagogiques pour leur faire comprendre l'importance du monde du travail et la nécessité de prendre en compte ses revendications.
mardi 10 mai 2016 par Rédaction sur Tarbes-info.com

L’intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires et les membres du collectif « Nuit Debout » ont rencontré lundi midi les députés de la majorité gouvernementale Jeanine Dubié et Jean Glavany sur le parking de la permanence de Madame Dubié à Odos. Un débat houleux a eu lieu pendant plus d’une heure entre les deux députés et près de 80 opposants au projet de loi El Khomri.

La rencontre espérée a enfin eu lieu lundi, en plein air, sur le parking d’une permanence parlementaire d’Odos, entre deux députés des Hautes-Pyrénées, les syndicats opposés au projet de loi El Khomri et des participants aux « Nuits Debout ». Jeanine Dubié, députée PRG et Jean Glavany, député PS, ont pu mesurer, pendant plus d’une heure d’un échange très vif, la colère des 80 personnes présentes qui s’estiment trahies par un gouvernement dont elles croyaient partager les valeurs.

 « Nous pensons que, pour des députés de gauche, être du côté des salariés signifie voter contre cette loi infâme », lance François Dousseau, secrétaire de l’UD CGT. « Jaurès avait dit : ‘la démocratie s’arrête à la porte de l’entreprise’. La relation entre un employeur et un salarié n’est jamais égalitaire. Le Code du travail est conçu pour protéger les plus faibles. Avec cette loi, les renards seront libres de dévaster le poulailler », explique José Navarro, du bureau de l’UD CGT, faisant appel à des images audacieuses. « Vous n’avez pas été élus pour détruire, en quelques jours, 130 ans d’acquis sociaux », ajoute Gérard Omer, secrétaire général de FO 65. « Nous représentons les citoyens, mais aussi et avant tout, les salariés ! ».

Les participants au collectif « Nuit Debout » ne sont pas en reste dans ce débat houleux. « En tant qu’élus, vous devriez donner l’exemple », assure Guillaume, qui demande aux deux parlementaires « de penser à nos enfants quand il faudra voter ». Un autre membre du Collectif suggère aux élus de « consulter l’inspecteur du travail Gérard Filoche, qui pourra leur expliquer la loi El Khomri s’ils ne l’ont pas comprise ».

Face à ce déluge de critiques, les députés se défendent à grand peine. « J’ai déposé 30 amendements, et j’attends de voir s’ils seront ou non adoptés par l’Assemblée », précise Jeanine Dubié, qui souhaite « voter en cohérence avec la position du groupe radical de gauche ». La députée souligne avoir déposé un amendement pour « élargir le périmètre d’évaluation de la situation des entreprises au-delà de la France, à l’échelle de l’Europe et de la Suisse ». Mais elle réfute la critique sur l’inversion de la hiérarchie des normes, tout comme Jean Glavany, qui rappelle avoir « refusé catégoriquement d’adopter la première version de la loi El Khomri ».

Interpellé par José Navarro à propos de l’utilité de la loi concernant l’emploi, Jean Glavany souligne qu’il a « toujours considéré que la facilitation des licenciements n’avait pas d’impact positif sur la création d’emploi ». Il ajoute même : « j’aurais pu proposer un amendement appelé ‘zéro CDD’. Morgane, une participante à « Nuit Debout », lui demande quelle est la base idéologique de ce projet de loi. « La recherche de la flexi-sécurité, pour tenter de redonner de la souplesse à l’économie sans fragiliser les salariés », répond le député, soulevant une vague de désapprobation dans l’assistance. Jeanine Dubié et Jean Glavany assurent essayer de tenir compte des difficultés rencontrées par les patrons des PME et des TPE de leurs circonscriptions.

Gérard Omer évoque la situation des salariés de la plateforme téléphonique de Saint-Laurent-de-Neste, « le bébé Dubié-Durrieu », où une première vague de licenciements n’a pas empêché l’annonce récente d’un nouveau plan social. De son côté, François Dousseau souligne que « nos permanences juridiques sont submergées de salariés maltraités par leurs employeurs, qui ne craignent même plus d’aller devant les Prud’hommes ». Jean Glavany et Jeanine Dubié assurent qu’ils se battront pour que leurs amendements soient pris en compte et que la loi ne soit pas adoptée dans son état actuel. Avant la fin de la rencontre, Gérard Omer leur demande de « prendre soin du Premier Ministre, pour que sa température ne monte pas brutalement de 37°2 le matin à 49°3 l’après-midi ». Un trait d’esprit prophétique, le gouvernement ayant décidé ce mardi après-midi d’engager sa responsabilité en utilisant l’article 49.3 pour tenter de faire passer « en force » la loi El Khomri. Les syndicats ont d’ores et déjà donné rendez-vous aux citoyens dans la rue ce jeudi 12 mai, à 10h30, devant la Bourse du Travail de Tarbes. IIs lancent aussi un appel à tous les salariés pour se rassembler, ce mercredi à 17h, devant la permanence de Jean Glavany à Maubourguet ou devant la permanence de Jeanine Dubié à Odos.

Jean-François Courtille

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 09:49

A Marseille plusieurs milliers de manifestants

Publié le par FSC

Certes au dire des camarades de Marseille et des environs la manifestation de ce 23 juin n'a pas connu l'ampleur du 14 juin;

Mais c'est plusieurs milliers de travailleurs des postes, du port, de la pénitentiaire, des hôpitaux, de la térritoriale ... qui ont bruyamment manifesté du vieux port à la Castellane!.

Preuve que le mouvement qui connaît depuis le début, c'est-à-dire depuis près de 4 mois des pics et des moments de respiration ne s'arrêtera pas, la loi fut-elle votée au 49-3.

N'en déplaise aux journalistes de cour qui depuis avril annoncent la "décrue" du mouvement!

Reflets de la manifestation :

à Marseille plusiers milliers de manifestantsà Marseille plusiers milliers de manifestants
à Marseille plusiers milliers de manifestants
à Marseille plusiers milliers de manifestantsà Marseille plusiers milliers de manifestantsà Marseille plusiers milliers de manifestants
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 22:04

Jeudi 23 juin 2016 est la dixième journée de mobilisation nationale contre la loi Travail. Caen, Rouen et Le Havre restent mobilisées.

Mise à jour : 23/06/2016 à 17:36 par Julien Bouteiller

 

Jeudi 23 juin 2016, dans la matinée, les manifestants anti-loi Travail ont distribué des tracts sur le pont de Normandie avant la manifestation prévue au Havre (Seine-Maritime) à 10h30 (photo ©Rey Kubecki)

Jeudi 23 juin 2016, dans la matinée, les manifestants anti-loi Travail ont distribué des tracts sur le pont de Normandie avant la manifestation prévue au Havre (Seine-Maritime) à 10h30 (photo ©Rey Kubecki)

Les opposants au projet de loi Travail ne désarment pas. Jeudi 23 juin 2016, c’est la dixième journée de mobilisation nationale contre la loi controversée de Myriam El Khomri, journée marquée par le couac gouvernemental autour de la manifestation parisienne.
 

En Normandie, plusieurs manifestations se sont déroulées, à Caen (Calvados), Rouen, Le Havre et Dieppe (Seine-Maritime). Les quatre cortèges ont donné le départ entre 10h30 et 11h. Cette nouvelle journée d’action semble avoir moins mobilisé que les précédentes. Selon la police, ils étaient 1.350 à Rouen, 3.400 au Havre et 400 à Dieppe. À Caen, environ un millier de personnes ont pris part au rassemblement.

Rappelons que la Normandie était fortement mobilisée, mardi 14 juin 2016, lors de la précédente manifestation.

Des distributions de tracts ont également eu lieu. Au Havre, dès 7h du matin, l’intersyndicale était mobilisée sur le pont de Normandie. À Alençon (Orne), des tracts ont été distribués dès 11h30. Dans la Manche, à Cherbourg, Avranches et Saint-Lô, des points de rencontre pour faire signer la votation citoyenne sont organisés.

12h45. Fin de la manifestation à Rouen
La manifestation de Rouen se termine là où elle a commencé, cours Clemenceau. Elle aurait réuni 5 000 personnes selon les manifestants. La mobilisation est également terminée à Dieppe. Le cortège était composé d’environ 500 à 600 personnes.

Le cortège de Rouen (Seine-Maritime) a rejoint le cours Clemenceau pour clore la manifestation (photo ©Élodie Armand/Normandie-actu)

Le cortège de Rouen (Seine-Maritime) a rejoint le cours Clemenceau pour clore la manifestation (photo ©Élodie Armand/Normandie-actu)

12h30. Les manifestants du Havre arrivent cours de la République. Fin de la manifestation
Au Havre, la manifestation se termine devant la maison des syndicats, cours de la République.

Les manifestants du Havre (Seine-Maritime) ont rejoint le cours de la République pour mettre fin à la manifestation (photo ©Karine Lebrun/Normandie-actu)

Les manifestants du Havre (Seine-Maritime) ont rejoint le cours de la République (photo ©Karine Lebrun/Normandie-actu)

 

Les manifestants du Havre (Seine-Maritime) s'approchent de la fin de leur parcours (photo ©Karine Lebrun/Normandie-actu)

Les manifestants du Havre (Seine-Maritime) s'approchent de la fin de leur parcours (photo ©Karine Lebrun/Normandie-actu)

En Seine-Maritime, 3 nouvelles manifestations contre la "loi travail"

A Dieppe, Rouen et au Havre, des manifestations ont été à nouveau organisées pour demander le retrait de la loi du gouvernement qui réforme le droit du travail

  • Par Sylvie Callier
  • Publié le
 

Reportage de France 3 Normandie et France 3 Baie de Seine

Les syndicats et la police n'en pas encore communiqué leurs estimations du nombre de manifestants. Au Havre, de nombreux dockers ont pris part à la protestation.

"On ne lâche rien" scandent les opposants à la loi travail. Le président de la République a déclaré ce jeudi matin "nous irons jusqu'au bout"

 

Au Havre © France 3 Baie de Seine

© France 3 Baie de Seine Au Havre

Le journaliste de Filfax a beau ironisé sur l'élégance de la phrase dans l'article ci-dessous.  C'est un fait.  L'Union Européenne est mise en cause dans un slogan qui fut inscrit sur la chaussée à Rouen, jeudi dernier.  Ce n'est pas étonnant.  Tous les opposants à la loi travail savent que la commission de Bruxelles et l'UE sont derrière cette loi Travail voulue avec tant de hargne par Hollande et Valls, contre la très grande majorité des Français et la très très grande majorité des salariés.

Démocratie ?  Qu'est-ce que c'est ?  Une valeur européenne ? Seulement quand vous votez comme le veulent la Commission, les européistes tenants de la "concurrence libre et non faussée" et les capitalistes européens.

Respect de la volonté populaire majoritaire ?  Pas du tout.  Surtout si elle contrarie les projets de dumping social de l'Union Européenne, des gouvernants européens et des multinationales qu'ils servent.

AC

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