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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 13:18
par
 
 
Le vote « remain » (rester) était destiné à perdre le referendum
 
 
 
 
Quatre peuples de l’Union européenne ont maintenant voté contre le projet néolibéral imposé par Bruxelles. Ce fut tout d’abord les Français qui, le 29 mai 2005, votèrent à 54,68% contre le traité de Rome 2. Trois jours plus tard, les Hollandais firent de même. Le 5 juillet 2015, c’est au tour des Grecs de voter contre le saccage de leur pays par le gouvernement Merkel et les banques françaises et allemandes. Les derniers en date sont les Britanniques qui, le 23 juin 2016, décident à 51,9% de sortir de l’Union.
C’est une décision historique qui met un terme, non seulement au projet européen tel que nous le connaissions mais aussi au sentiment fataliste que les peuples étaient enchainés aux décisions d’une minorité riche et non élue cachée dans les bureaux de Bruxelles. Ce titan que l’on croyait invincible, qui dominait les peuples et leur imposait sans qu’ils puissent y échapper les forces délétères de l’austérité, s’est avéré être un géant aux pieds d’argile.
Une brèche est ouverte ; la contestation ne peut que s’étendre face à une classe dirigeante européenne qui, quoi qu’il arrive, s’est promise de tenir le cap de la liquidation de l’état providence. S’il faut attendre un changement, il faudra le provoquer car Mme Merkel, M. Hollande, M. Draghi, M. Junker., etc., vont plus que jamais faire front contre leurs peuples.
 
Brexit pour les nuls
La classe politique, la presse et les médias britanniques ont une fois encore montrés qu’il leur était possible de descendre beaucoup plus bas dans la trivialité, l’avilissement et l’extravagance. Comme le fait remarquer Vincenç Navarro[1], les populations ne soupçonnent pas l’importance et la complexité de l’appareil politico-médiatique qui domine les structures du pouvoir européen et des pays qui en font partie.
 De part et d’autre, la peur et le mensonge furent servis en boucle et sans aucune retenue, opposant les pro européens (le camp « remain ») auto proclamés cultivés et intelligents, aux partisans du « Leave », (le retrait), baptisés racistes, péquenauds, ignorants et pauvres. Le climat xénophobe attisé par la droite décomplexée qu’incarnent M. Boris Johnson, l’ex maire de Londres et le leader du UKIP (UK Independent Party) M. Nigel Farage, a profondément obscurci les débats de la dernière semaine de campagne et restera un hit dans les annales d’un populisme nationaliste que l’on croyait dépassé.
Le Royaume-Uni connu (à tort) pour sa proverbiale placidité politique et son conservatisme bon teint s’est soudainement retrouvé profondément divisé par ce referendum. A l’intérieur de toutes les familles politiques, de tous les partis, qu’ils soient de gauche ou de droite, le divorce fut consommé et menace aujourd’hui de changer irrémédiablement la politique britannique avachie dans le bipartisme. Ainsi, a-t-on retrouvé dans le camp « remain », pêle-mêle, la City de Londres, les grandes banques et le nouveau leader de la gauche travailliste, M. Jeremy Corbyn et dans celui des « leave », les dissidents conservateurs et travaillistes ainsi que la droite réactionnaire type lepéniste. Un casse-tête pour le citoyen lambda ; une évidence pour les laissés-pour-compte convaincus que « se sont tous les mêmes. »
Dans les colonnes du quotidien progressiste The Guardian, on a pu lire que ce qui avait débuté comme une promesse électorale peu sérieuse pour donner le change aux eurosceptiques du parti conservateur ; s’était, de fil en aiguille, transformé en une immense gaffe puis en un raz-de-marée imparable. Une telle lecture n’est pas fausse si l’on précise que cette bourde politique est à mettre sur le compte de M. Cameron qui n’a jamais su proprement tenir les « backbenchers[2] » les plus droitiers et réactionnaires de son parti. Il a voulu bluffer et a été pris à son propre jeu.
 
Le sentiment du vote « leave »
Nous l’avons vu, la presse et les partisans du « remain » ont choisi -et persiste encore aujourd’hui- de voir les rebelles du « leave » comme des xénophobes et des ignares. Après le décompte du vote, ils seraient un peu plus de 17 millions. Si l’on compare ce chiffre au résultat du UKIP aux dernières élections générales de 2015, le nombre de racistes bornés et illettrés aurait presque quintuplé en quelques mois. Cette hypothèse est absurde. Bien qu’une partie de l’électorat « leave » appartiennent à la nébuleuse réactionnaire des Midlands[3] gorgée de rhétorique anti migratoire et ultra nationaliste (disons 12%), les raisons politiques du reste des électeurs méritent toute notre attention.
Pour les comprendre, il suffit de se pencher sur les indicateurs économiques du Royaume-Uni. Un niveau d’endettement colossal (près de trois trillions de livres sterling, si l’on additionne à la dette de l’état, celle des ménages et des entreprises), un démantèlement en règle des systèmes de protection et d’aide sociales, un taux de chômage endémique et systémique masqué par la création de petits boulots et l’explosion du nombre des travailleurs pauvres (A Londres, un million d’enfants vivent au-dessous du seuil de pauvreté) ; la création d’une bulle immobilière gigantesque, moteur principal du plan économique de M. Osborne, le ministre de l’économie de M. Cameron, protégeant une classe de rentiers qui, elle, vote religieusement à chaque élection pour le maintien de ses privilèges. L’entretien dispendieux de politiques fiscales favorisant les riches, les banques et les grandes entreprises qui jouissent d’un accès illimité à l’argent, à des taux d’intérêts ridiculement bas. Le prix des locations est tellement onéreux à Londres qu’elles demeurent inabordables pour la grande majorité de la population salariée. Des quartiers entiers sont voués à la spéculation immobilière aux mains des milliardaires chinois, indiens ou en provenance des Emirats. Pour s’en convaincre, il suffit de se promener sur les rives de la Tamise. A cela, il faut ajouter l’explosion du coût de la vie, des transports ; l’endettement des étudiants, qui doivent aujourd’hui payer £9.000 (soit 11.000 euros) par année d’étude ; sans compter les scandales financiers qui étonnent par leur démesure ; le dernier en date est la liquidation de la chaîne de grands magasins BHS (British Home Stores), l’une des plus vieilles marques anglaises, détenue par le milliardaire Sir Philip Green, le patron de Top Shop qui, avant de vendre l’ensemble pour 1 livre sterling à un consortium peu scrupuleux, empocha l’argent (près de 500 millions de livres) destiné aux retraites des 11.000 salariés  qui se retrouveront à la rue début septembre 2016.
L’homme et la femme de la rue souffrent des politiques d’austérité qui furent imposées pour renflouer les banques anglaises en difficultés. La Royal Bank of Scotland (RBS) et le Lloyds Banking Group (Lloyds), sont nationalisés et, bien que considérés techniquement insolvables, continuent leur Business As Usual, c’est-à-dire, la création de la dette toxique et des dérivatifs qui furent les causes de leurs déboires en 2008 et qui se solda par leur renflouement par le contribuable britannique. Les banquiers de la City opèrent en toute impunité et étendent leurs pratiques frauduleuses avec la bénédiction des classes dirigeantes.
A cela sont venues s’ajouter les mécanismes de « la règle d’or » imposés par l’Union européenne pour limiter les déficits publics. Bien que presque personne ici n’ait jamais entendu parlé de ces mesures venues de Bruxelles, tout le monde voit s’incarner leurs effets dans le démentèlement de l’état providence.
La déflation qui s’est emparée de l’économie européenne est très durement sentie par la population anglaise alors que les indicateurs économiques maquillés dans l’intérêt du 1% ; les marchés obligataires, les actions, les produits financiers dérivés, le marché de l’armement, etc., ne se sont jamais si bien portés. Même s’il ne comprend pas en détail le fonctionnement de ces bulles gigantesques, le citoyen anglais voit l’écart se creuser entre lui et ceux qui ont tout.
C’est ici que les médias de marché entrent en jeu. Tout comme en France, ils sont dans les mains de milliardaires très peu portés sur le partage. Dans leur éditoriaux, l’ensemble des problèmes du Royaume-Uni se résument à l’immigration. C’est l’alpha et l’oméga de la pensée journalistique de la BBC à Channel Four. A cette masse d’immigrants qui, soi-disant, menacent le peu d’emplois qui restent au Royaume-Uni, il faut ajouter les normes européennes qui empêcheraient le pays de s’en défaire. Voilà. Le tour est joué. Cette vue biaisée de la réalité, une fois passée au tamis de l’idéologie du UKIP, entre facilement dans le discours des mécontents. Ceux qui savent y résister, s’en prennent aux traités européens qui confisquent la démocratie des états nations. Ils incarnent le ras-le-bol des populations européennes.
 
 
 Le sentiment du vote « remain »
Paradoxalement, le citoyen anglais se portant sur le vote « remain » n’est pas plus rationnel que celui du prétendu ignare du « leave ».
Les seuls qui le soient vraiment sont les conservateurs Tories qui se sont groupés derrière M. Cameron. Ils sont en accord avec les politiques d’austérité néolibérale mises en place par l’Union et partagent l’idéologie atlantiste dominante. Leur entente avec Bruxelles n’est pas totale ; on a vu avec quelle prétention ils ont toujours demandé un régime de faveur ; mais cette connivence disputeuse n’a jamais été sécessionniste et a toujours porté ses fruits au sein du parti conservateur. C’est pourquoi nous ne passerons pas plus de temps à les définir.
Le gros des troupes de l’électorat « remain » est formé des classes moyennes citadines et progressistes de la sociale démocratie, dont l’âge moyen ne dépasse pas la cinquantaine. Elles occupent un spectre politique allant du conservateur éclairé, aux sympathisants travaillistes, blairistes et autres en passant par les centristes et les apolitiques de droites. Ces gens-là travaillent, sont portés sur la culture, les langues et les voyages et ont un niveau d’étude assez élevé. L’idée d’une Europe unie et bâtie sur la coopération des peuples les séduit. Ils savent que l’Union européenne n’est pas parfaite mais que faute de mieux, ils doivent s’en contenter. Les plus téméraires avancent qu’il faudrait la changer de l’intérieur (c’est notamment la position du leader du parti travailliste, M. Jeremy Corbyn). Au-delà de ce credo consensuel et volontiers réprobateur (mais sans plus…), il est difficile de leur trouver des arguments élaborés sur les façons de changer « de l’intérieur » cette Union Européenne peu démocratique, qui n’hésite pas à mettre au pas des peuples rebelles au nom d’une idéologie qui méprise les valeurs humaines les plus élémentaires comme la solidarité et le partage. Plus difficile encore de les interroger sur le souverainisme et/ou le fédéralisme qu’ils seraient censés représenter, défendre ou combattre. Seraient-ils favorables à une renégociation des traités, voire à un moratoire sur toutes les mesures néolibérales antidémocratiques ? Rares sont ceux qui ont les idées claires sur le sujet. Leurs arguments se bornent à faire échos au bourrage de crâne médiatique qui sans aucune rationalisation argumentaire annonce froidement la fin du monde.
 
Jeremy Corbyn et le Brexit
Le leader du parti travailliste s’est montré très discret sur le sujet pendant les mois qui ont précédé la campagne du Brexit. Par calcul politique, il a préféré laisser les leaders conservateurs se déchirer dans les médias et devant le parlement. Son opinion, dit-on, a d’ailleurs considérablement évoluée. Supporter du Brexit, il a lentement changé de cap pour s’aligner avec M. Cameron et la City londonienne dans la dernière ligne droite de la campagne. Manœuvre politique là encore ? Nous sommes portés à le croire si l’on décortique le programme politique et économique qu’il mettrait en œuvre le jour où il deviendrait premier ministre. Celui-ci est serait tout bonnement impossible à appliquer dans un Royaume-Uni inféodé aux traités européens. En effet, ceux-ci ont verrouillé les sorties anti austéritaires et ont été jusqu’à transformer profondément les constitutions des pays souverains pour les empêcher de faire marche arrière sur les politiques budgétaires et monétaires. C’est là le cœur du problème. Libérer les peuples européens de l’étau austéritaire ne pourra se faire sans l’annulation des traités. Tout discours faisant impasse sur ce point est oiseux. Ce revirement de Corbyn pourrait avoir répondu à une volonté contradictoire des forces en place au sein du parti travailliste en mutation.
Jeremy Corbyn, est un politique extrêmement fin et courageux. Il est maintenant débarrassé de l’Europe des traités ; le voilà les mains libres pour proposer des mesures de changement qui seront possibles à réaliser le jour où il entrera au 10 Downing Street. Les prochaines élections générales au Royaume-Uni pourraient laisser une chance à l’alternance. A partir de ce point, tout pourrait devenir possible pour le Royaume-Uni et la gauche européenne. Mais ne brûlons pas les étapes. Il reste encore trois ans de pouvoir aux Conservateurs.
 
Le vote « leave » a gagné faute d’opposants motivés et préparés
Les défenseurs du vote « Remain » ont perdu le referendum parce qu’ils n’ont pas assez préparé leur campagne. Ils se sont laissés influencer par l’énormité et le grotesque du discours des eurosceptiques (M. Johnson) et des xénophobes ultra nationalistes (M Farage). Leur niveau de méconnaissance des affaires et des enjeux européens face à la misère des peuples ont fait le reste. Ils n’ont pas su convaincre car ils manquaient d’arguments pour justifier devant les classes appauvries les politiques austéritaires imposées par Bruxelles. Ils n’ont pas écouté le peuple auquel ils ont tourné le dos.

Nous savons d’ores et déjà que les forces du « remain » accuseront les tenants du Brexit de toutes les calamités qui vont fondre sur le Royaume-Uni dans les mois qui viennent. En particulier, ils les rendront responsables de la prochaine crise financière qui, selon toute vraisemblance, devrait éclater à l’automne et qui sera infiniment plus dévastatrice que celle de 2008. Une crise, qui est le résultat des politiques irresponsables de dérégulation tout azimut voulu par l’UE et bénies par les marchés financiers.

[1] Professeur de science politique à l’université de Barcelone
[2] Députés qui ne possèdent pas de maroquin ministériel et qui, au parlement, s’assoient derrière les « front benches », (les premiers bancs).
[3] Régions du nord de l’Angleterre dont les villes les plus importantes sont Birmingham, Volverhampton, Dudley, etc.
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Location: London, UK
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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 09:29
BREXIT : un RÉFÉRENDUM qui en rappelle d'autres [Communiqué CGT Industries Chimiques]
BREXIT : un RÉFÉRENDUM qui en rappelle d'autres [Communiqué CGT Industries Chimiques]
BREXIT : un RÉFÉRENDUM qui en rappelle d'autres [Communiqué CGT Industries Chimiques]
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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 16:30
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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 14:40

Sur la victoire du vote pour la sortie de l’UE au Royaume-Uni : déclaration de Joao Ferreira, Comité central du Parti communiste portugais

Sur la victoire du vote pour la sortie de l’UE au Royaume-Uni : déclaration de Joao Ferreira, Comité central du Parti communiste portugais

Traduction MlN pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF », 27 juin 2016

La victoire du vote pour la sortie de l’Union européenne lors du référendum au Royaume-Uni est un événement d’une magnitude politique énorme pour le peuple du Royaume-Uni et aussi pour les autres peuples d’Europe.

Elle représente un revers de fond au processus d’intégration capitaliste en Europe et un nouveau point d’appui à la lutte de ceux qui, depuis des décennies, combattent l’Union européenne et des grandes puissances et luttent pour une Europe des travailleurs et des peuples.

Le peuple britannique a décidé de l’avenir de son pays, d’une façon souveraine. Ce fait ne peut pas être ignoré et doit être respecté, d’autant plus que, depuis que le référendum s’est tenu dans un contexte de pression et de chantage énorme et inacceptable, pilotés directement par les grands groupes transnationaux et le grand capital financier, comme par des organisations comme le FMI, l’OCDE et l’Union européenne elle-même. Le résultat est, pour cela, également une victoire contre la peur, le fatalisme, la soumission et le catastrophisme.

Le PCP salue en particulier les communistes britanniques et les autres forces de gauche qui, refusant les fausses dichotomies et s’opposant aux positions réactionnaires et xénophobes, ont assumé et affirmé leur voix dans la campagne du référendum pour la défense des valeurs de la démocratie, du droit du travail, des droits sociaux, du progrès, de la tolérance, de la solidarité et de la coopération entre les peuples.

Sans ignorer les motivations diverses qui ont amené à la convocation de ce référendum, ni la campagne menée par des éléments réactionnaires dans un objectif manifeste de manipulation – que le PCP rejette et combat frontalement – les résultats du référendum expriment, avant tout, le rejet des politiques de l’Union européenne.

A tous ceux qui déplorent, de façon irresponsable, ces résultats comme un développement négatif, le PCP affirme que l’exercice de ses droits démocratiques et souverains par un peuple ne peut être considéré comme un problème. Au contraire, le référendum britannique traduit des problèmes sérieux et profonds qui existent depuis longtemps et qui sont le produit d’un processus d’intégration, rongé de contradictions, visiblement à bout de souffle et qui rentre toujours plus en conflit avec les intérêts et les justes aspirations des travailleurs et des peuples.

Le référendum britannique doit en conséquence être regardé comme une opportunité pour se confronter aux véritables problèmes des peuples et les résoudre, en mettant en cause l’ensemble du processus d’intégration capitaliste de l’Union européenne. Il ouvre, en Europe, une voie nouvelle et différente de coopération de progrès social et de paix.

Toutes les mesures et les manœuvres visant à ignorer la signification politique de ce référendum, qui se dissimulent dans la stigmatisation du peuple britannique, qui essaient de contourner et même de subvertir la volonté de ce peuple, ou bien qui cherchent à fuir en avant avec de nouvelles mesures antidémocratiques, concentrant encore les pouvoirs au sein de l’UE, ne peuvent qu’exacerber les problèmes et les contradictions qui font le lit du développement des forces et des positions réactionnaires et d’extrême-droite, qui ont grossi en Europe et qu’il est nécessaire de combattre. Des forces et des positionnements qui se sont exprimés dans le référendum britannique et qui se nourrissent des conséquences des politiques européennes de plus en plus antidémocratiques et antisociales, d’oppression des nations.

Alors que le processus de séparation du Royaume-Uni de l’Union européenne commence, le PCP souligne la nécessité et l’importance de mesures et d’actions du côté de la politique étrangère portugaise susceptibles, dans le nouveau contexte, de garantir l’intérêt national, la poursuite de relations et d’une coopération économique mutuellement avantageuses avec le Royaume-Uni et les intérêts des Portugais qui travaillent et habitent dans ce pays.

Le PCP souligne que le Conseil européen des 28 et 29 juin prochains doit lancer les bases pour la convocation d’un sommet intergouvernemental ayant pour objectif de reconnaître institutionnellement la réversibilité des traités, de suspendre immédiatement le paquet fiscal et de l’abroger, ainsi que d’abroger le Traité de Lisbonne.

Dans un contexte où, indéniablement, il est évident que l’Union européenne ne répond pas aux besoins des travailleurs et des peuples, le PCP souligne la nécessité de s’affronter courageusement aux contraintes émanant du processus d’intégration capitaliste européen et, dans le même temps, de se diriger sur le chemin d’une coopération basée entre Etats souverains dotés de droits égaux.

En particulier, le PCP rappelle l’urgence et la nécessité pour le Portugal de se délivrer de la soumission à l’euro, qui a amené avec lui tant de souffrances à notre pays, pour lui assurer des droits, des emplois, une production, le développement et la souveraineté.

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 13:33
Stéphane Le Foll à Bordeaux : le meeting mouvementé du PS
 Publié Mis à jour à dans Sud-Ouest
 

Les évacuations se sont donc succédé au fur et à mesure que les perturbateurs étaient repérés.

Les évacuations se sont donc succédé au fur et à mesure que les perturbateurs étaient repérés. ©Laurent Theillet

 

Note : La journaliste ne dit pas combien il restait de personnes dans la salle  quand tous les opposants furent expulsés ...

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 10:14
par Olivier Poche,

Notre Lexique pour temps de grèves et de manifestations en donnait la définition dès 2003 :

« Essoufflement » : Se dit de la mobilisation quand on souhaite qu’elle ressemble à ce que l’on en dit.

Lors de chaque mobilisation sociale d’ampleur en effet, difficile de ne pas entendre ou lire, dans les « grands médias », cette formule, qui, sous la forme d’une interrogation ou, pire, d’un constat, informe moins sur l’évolution du conflit que sur la vision qu’en ont les médias qui le (mal)traitent. Si la mobilisation a le malheur de s’amplifier, on parlera de « contagion » qui « s’étend », de « jeudi noir » et de « galères » tous azimuts. Au moindre reflux apparent, généralement fondé sur les chiffres officiels, souvent mieux adaptés, on annoncera avec soulagement le « début de la fin ».

Le mouvement contre la Loi Travail, qui dure depuis mars dernier, n’a pas dérogé à la règle : ces derniers jours, en particulier, les articles et les reportages se sont ainsi multipliés pour diagnostiquer un « essoufflement » de la mobilisation qui, c’est certain, ne « passera pas l’été ». Mais depuis quand ce diagnostic – qui n’est encore, à l’heure où nous écrivons, qu’un pronostic… – a-t-il été posé ? Nous nous sommes penchés sur la question, en tentant de remonter le fil médiatique de « l’essoufflement » du mouvement. Et le verdict est sans appel : à en croire les médias dominants, le mouvement s’essouffle… depuis le début.[...]

Voir l'article intégral en cliquant sur le lien ci-dessous

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 14:54
Communiqué de l'intersyndicale après le 28 juin et les rencontres avec le gouvernement
 Le souffle ne nous manque pas !
 

La journée du 28 juin a été comme toutes les autres journées de mobilisation depuis 4 mois, réclamant le retrait du projet de loi et l'obtention de nouveaux droits, un succès des salarié-es, jeunes, privé-es d'emplois et retraité-es, succès et détermination qui ne s'essoufflent pas ! Ceci malgré certaines conditions de manifestation qui n'ont pas permis à toutes et à tous d'y participer.

Les premiers résultats de la votation citoyenne, lancée par les organisations syndicales depuis un mois, ont été remis à l'Elysée au conseiller social du Président de la République le 28 juin au matin ainsi que dans les préfectures pour les votations départementales. Plus de 700 000 votants, 15 796 bureaux de votes principalement dans les entreprises, 92% des votants pour le retrait du projet de loi travail, viennent renforcer l'ensemble des rassemblements, actions et manifestations unitaires.

De même, l'opinion publique dans les derniers sondages soutient toujours la mobilisation contre ce projet de loi, 70% disent même qu'ils sont contre l'utilisation du 49.3 pour le faire adopter.

Ce projet est minoritaire à tout point de vue.

Le Premier ministre a organisé des rencontres bilatérales le 29 juin. Les organisations signataires déplorent qu'il ait exclu de ces rendez-vous certaines organisations syndicales et de jeunesse, notamment celles engagées dans la lutte contre le projet de loi travail.

Pour autant, le gouvernement reste sourd aux propositions, particulièrement destinées à établir de nouveaux droits et à lutter contre le dumping social. Les amendements au projet de loi avancés par le gouvernement ne sont pas de nature à modifier profondément ce texte, même si certaines modifications sont à mettre au crédit des mobilisations.

Par ailleurs, ce projet de loi contrevient aux conventions internationales de l'OIT et vient d'être sanctionné par le Comité des droits économiques et sociaux et culturels de l'ONU au regard des effets sur la protection sociale des salariés et la précarité qu'il engendre.

Compte tenu de cette situation, les organisations signataires appellent à poursuivre la mobilisation contre ce projet de loi, sur des formes à déterminer localement, durant le débat parlementaire, notamment le 5 juillet.

Les organisations syndicales et de jeunesse conviennent de se retrouver le 8 juillet afin de discuter des suites à donner après le débat parlementaire.

Paris, le 30 juin 2016

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 13:59

UD CGT de Paris après le 28 : Les contre-feux loupés du gouvernement!

Publié le par FSC

UD CGT de Paris après le 28 : Les contre-feux loupés du gouvernement!

Après la réussite de l’immense manifestation nationale du 14 juin, Hollande, Valls, Cazeneuve et le préfet Cadot se sont livrés à une course à l’échalote sécuritaire, donc liberticide. Ils ont décidé d’interdire la manifestation parisienne du 23 juin, avant leur reculade chaotique.

Les organisations syndicales ont donc fait valoir le 22 juin leur droit à manifester le lendemain, ce qui est une victoire, mais dans quelles conditions ! La manifestation autour du bassin de l’arsenal suivait un itinéraire ridicule et l’accès à la Bastille relevait du parcours du combattant, façon fan zone.
Mardi 28 juin, à Paris et ailleurs en France, les services de l’Etat ont été utilisés à freiner l’expression majoritaire du monde du travail, à savoir le retrait du projet de loi « travail ».
Pour ce faire, à Paris, les forces de police n’ont pas hésité à faire des blocages, de type check point, pour tenter en vain de faire diminuer le nombre de manifestants.
Blocages le midi aux abords de la place de la Bastille, lieu du départ de la manifestation parisienne, mais aussi blocage en fin de matinée de la bourse du travail de Paris, haut lieu de débats, de préparation de la mobilisation et des manifestations. Ce blocage de la bourse du travail par les forces de l’ordre s’est d’ailleurs poursuivi toute la journée.
A cela, il faut ajouter les nombreuses interdictions individuelles de manifester, voire les gardes à vue, qui ont frappé des militants syndicaux hier matin.
Les moyens de l’Etat, de ses services de renseignement, de ses forces de l’ordre, sont mobilisés contre les militants syndicaux. N’y a-t-il pas d’autres missions à leur confier dans la France de 2016 ?
La force des pétitions, de la votation, des grèves, des manifestations, ont formé et continuent de constituer un mouvement social de très haut niveau. L’opinion des salariés et de l’ensemble de la population est favorable au retrait du projet de loi « Travail ». La solidarité est forte ; elle s’exprime notamment par des dons pour aider les grévistes.
Hier matin, l’assemblée générale des cheminots de Montparnasse a été un temps fort de décision de poursuite de la lutte en s’inscrivant dans toutes initiatives de la CGT et de l’intersyndicale, ainsi qu’un moment de remise de 20.000 € à la caisse de grève.
Hier après-midi, la manifestation régionale unitaire interprofessionnelle était massive et haute en couleur.
Les ingrédients pour gagner sont bel et bien présents : c’est pour cela que le gouvernement a une trajectoire chaotique, prêt à tous les revirements et à tous les coups tordus pour tenter de nous affaiblir. Le gouvernement est en échec car il a dû stopper net le débat en première lecture à l’assemblée nationale et recourir au 49.3. L’intersyndicale a gagné le fait de garder intacte la détermination des opposants au projet de loi « Travail », dont les jours sont donc comptés.
L’UD CGT Paris appelle à amplifier la votation, à préparer la prochaine journée d’action du 5 juillet et à multiplier les interpellations des patrons et des responsables politiques.

Paris, le 29 juin 2016

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 13:10

 

27 Jun 2016

La Réunion internationale de la FSM intitulée «entreprises multinationales, les politiques de l’UE et le rôle des syndicats » a débuté aujourd’hui, le 27 Juin à Bruxelles.

La réunion a lieu dans la Parlement européen en Belgique. 25 syndicalistes de 11 pays sont en cours. Le Secrétariat de la FSM est représenté par Ahmed Ibrahim, secrétaire financier de la FSM.

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 16:39
Rouen- Nombreux toujours - Et déterminés - Photos Y.Genestal

Rouen- Nombreux toujours - Et déterminés - Photos Y.Genestal

Rouen 28 juin 2016.  Plusieurs milliers.

Fatigués au bout de 4 mois de mobilisations sans interruption.  Mais toujours déterminés.  Dans les têtes : la certitude d'être majoritaires et d'être méprisés par le gouvernement, les médias, les experts en tout genre ..., la colère contre la tentative d'interdire la manifestation à Paris,  le sentiment que le gouvernement aura tout fait pour réduire au silence la volonté des salariés.  Les manifestants de Seine-Maritime étaient nombreux à Paris.  Ils ont vu le nombre.  Ils ont aussi vécu la tension entretenue par les provocations policières.  Pour autant la volonté de se battre pour le retrait de la loi Travail "ni amendable, ni négociable " reste intacte.  Depuis le temps qu'on se rencontre dans les manifs, on se parle.  Même quand on ne se connait pas.  On évoque le "Brexit" et ce qu'il signifie.  Une sortie votée par les couches populaires anglaises qui vivent durement les politiques d'austérité.  Le rapport se fait avec ce qui se passe en France.  Les manifestants savent bien que la loi Travail est issue des directives de Bruxelles.  Certains ont lu avec attention ces dernières.

Prochaine étape : le 5 juillet ...

Y.G.

A Rouen, plusieurs milliers de manifestants défilent contre la loi Travail

Quelques milliers de manifestants ont défilé mardi 28 juin à Rouen.
© Tendance Ouest

 

A Rouen, plusieurs milliers de manifestants défilent contre la loi Travail

11h36 - 28 juin 2016 - par L.D sur Tendance Ouest

Plusieurs milliers de manifestants ont défilé mardi 28 juin 2016 à Rouen (Seine-Maritime) pour demander le retrait de la loi Travail.

Après la manifestation de jeudi 23 juin 2016 où 5000 personnes, selon les syndicats, avaient défilé à Rouen (Seine-Maritime), rebelote mardi 28 juin 2016. Il sont également des milliers à défiler rue de la République. Ils vont passer devant la place du Général de Gaulle, devant la mairie, avant d'emprunter la rue Jean Lecanuet.

La revendication, elle, reste la même : le retrait de la loi Travail, dont le texte fait l'objet des traditionnelles navettes parlementaires.

Treizième manifestation au Havre (Seine-Maritime), mardi 28 juin 2016. 15 000 manifestants

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