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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 12:28

Mis en ligne sur le blog d'Action Communiste le 11 juin 2016

Juncker conseillant F. Hollande avant la présentation du projet de loi Travail - "Moi ça fait 15 ans que j'ai changé les lois du travail en Allemagne.  C'est vrai qu'avec la chute du Mur, c'était plus facile" dit A.Merkel " -  "Nous sommes bien d'accord.  La loi Travail est un minimum"  dit Juncher à Moscovici - " Nous allons changer le rapport de forces en Europe" disaient les socialistes ...-
Juncker conseillant F. Hollande avant la présentation du projet de loi Travail - "Moi ça fait 15 ans que j'ai changé les lois du travail en Allemagne.  C'est vrai qu'avec la chute du Mur, c'était plus facile" dit A.Merkel " -  "Nous sommes bien d'accord.  La loi Travail est un minimum"  dit Juncher à Moscovici - " Nous allons changer le rapport de forces en Europe" disaient les socialistes ...-
Juncker conseillant F. Hollande avant la présentation du projet de loi Travail - "Moi ça fait 15 ans que j'ai changé les lois du travail en Allemagne.  C'est vrai qu'avec la chute du Mur, c'était plus facile" dit A.Merkel " -  "Nous sommes bien d'accord.  La loi Travail est un minimum"  dit Juncher à Moscovici - " Nous allons changer le rapport de forces en Europe" disaient les socialistes ...-
Juncker conseillant F. Hollande avant la présentation du projet de loi Travail - "Moi ça fait 15 ans que j'ai changé les lois du travail en Allemagne.  C'est vrai qu'avec la chute du Mur, c'était plus facile" dit A.Merkel " -  "Nous sommes bien d'accord.  La loi Travail est un minimum"  dit Juncher à Moscovici - " Nous allons changer le rapport de forces en Europe" disaient les socialistes ...-

Juncker conseillant F. Hollande avant la présentation du projet de loi Travail - "Moi ça fait 15 ans que j'ai changé les lois du travail en Allemagne. C'est vrai qu'avec la chute du Mur, c'était plus facile" dit A.Merkel " - "Nous sommes bien d'accord. La loi Travail est un minimum" dit Juncher à Moscovici - " Nous allons changer le rapport de forces en Europe" disaient les socialistes ...-

Minoritaires ? Au vu des inscriptions, la Seine-Maritime devrait dépasser les 5 000 participants dont plus de 4000 avec la CGT, près de 3000 venant du Havre.  Et ça continue à s'inscrire partout ...

Comment expliquer que Hollande tienne tête contre les salariés qui constitue la majorité de son électorat si ce n'est que les enjeux dépassent la France ?

Un conseil à Juncker : il devrait conseiller à Hollande de raccrocher car les yeux des salariés européens sont fixés sur les mobilisations en France et derrière Hollande, c'est lui. La Commission pourrait bien finir à 11 % aussi ... Car après tout, ce sont ses recommandations et celle de la Commission que Hollande-Valls-El Khomri-Macron appliquent sans états d'âme. Mais non, il s'accroche à ses contre-réformes du travail.  On l'imagine avec Moscovici, derrière le rideau, comme dans les comédies de boulevard, soufflant à Hollande lors de ses interventions: « Tiens bon François, nous sommes avec toi. Ta responsabilité est grande. Si tu cèdes, c'est la politique européenne qui est remise en cause. Pense à Angela et au patronat européen. Et que diront les Grecs, les Belges, les Italiens, les Allemands et tous les peuples d'Europe de l'Est qui ont déjà dû renoncer à beaucoup d'avantages sociaux ? Tiens bon. Nous, on reste à Bruxelles. Mais souviens-toi, nous sommes ta base arrière. Tiens bon ». Car la crainte, la peur des eurocrates bruxellois, c'est la remise en cause fondamentale des dogmes européens : la « concurrence libre et non faussée », la libéralisation des échanges tous azimuts, les traités de libre échange (TAFTA avec les Etats-Unis, TISA sur les services, CETA avec le Canada). Et ces mobilisations en France, c'est la remise en cause, en actes, sinon dans les têtes, de ces politiques européennes et mondialistes imaginées  pour mieux servir le capitalisme. C'est ça qui les fâche tous tellement.

Tellement fâchés que des socialistes en sont même prêts à saborder le PS. C'est dire si l'enjeu est d'importance. On espère quand même que le patronat européen aura une grosse récompense pour les fers de lance des tenants de la loi Travail : Hollande, Valls, Macron, El Khomri, sans oublier Laurent Berger. Un poste dans le prochain gouvernement de droite ou de seconde droite ? Ou bien un strapontin à Bruxelles ?

Mais les choses ne sont pas si simples et ce qui caractérise les élites, c'est l'arrogance et leur incapacité à comprendre le peuple et ce qui le fait bouger.  Comment le pourraient-elles, enfermées dans leurs bureaux, leurs ghettos protégés, leurs sondages bidonnés, leurs élections truquées, et les médias qui leur servent la soupe  ?  Elus par une minorité, ils se sont persuadés être la majorité : comment pourraient-ils admettre que ce n'est pas le cas ?

Le PS avait décrété que la classe ouvrière était partie négligeable.  Ses idéologues le lui prouvaient.  Il a accepté ses suffrages en 2012 et l'a trahie, elle et les couches moyennes dès le lendemain de l'élection.  Et il s'indigne de leur colère ?

Le puissant mouvement social qui se développe en France aujourd'hui peut les contraindre à reculer.  Et il se développe encore car le ressentiment est grand.  Certains journalistes avncent l'idée que les directions syndicales et en premier lieu la CGT sont dépassés.  Mais c'est le propre des syndicats de semer pendant des années et d'être "dépassés" le moment venu de la révolte et des mobilisations.  Et c'est tant mieux.  Cela signifie que le mouvement d'aujourd'hui est un mouvement de masse.  Nullement minoritaire.

Yvette Genestal

PS - Pour rappel et à utiliser largement pour savoir ce qui nous attend si nous n'inversons pas le rapport de forces : les recommandations du 18 mai dernier de la commission.  En pleine bagarre contre la loi Travail.  Elles seront très certainement approuvées par les chefs d'Etat réunis en conseil européen en juillet prochain. Toujours prêts pour le service des multinationales ! ! !

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 07:12

PAME (Grèce): Solidarité avec les travailleurs de France

22 Mai 2016

Rédigé par Jeunes Communistes de Lyon et publié depuis Overblog

​ PAME (Grèce): Solidarité avec les travailleurs de France

Le Front militant de tous les travailleurs, le PAME (affilié à la Fédération Syndicale Mondiale), qui représente le mouvement syndical de classe en Grèce, exprime sa solidarité avec le peuple de France et la lutte contre les politiques antisociales de la loi anti-travailleurs « El Khomri ».

En France, comme en Grèce, des mesures contre les travailleurs sont promus visant à protéger les profits des entreprises. La pré-condition pour leur rentabilité est cependant le massacre de la classe ouvrière. Les réductions de salaires, les coupes dans les retraites, l'abolition des droits du travail, la privatisation des soins de santé et de l'éducation. La victime principale de cette attaque est la jeunesse, qui est condamnée au chômage, ou à des conditions esclavagistes de travail!

L'imposition de la politique contre les travailleurs passe par l'extinction de toute voix de résistance. Voilà pourquoi nous assistons à une escalade d’attaques contre les droits syndicaux et les libertés syndicales, contre les travailleurs qui luttent et se mobilisent. Les forces dans le mouvement syndical, qui pendant des années ont cultivé la position de la collaboration de classe, de la retraite et du compromis aux exigences des employeurs, ont des responsabilités énormes dans ces développements. Ces forces, après avoir suivi les directives de la CIS-CES, ont adopté la «compétitivité" et "l’esprit d'entreprise" comme revendications des travailleurs.

Face à ces développements et en dépit des difficultés et des obstacles, les travailleurs de France mènent une grande lutte. Nous, le mouvement syndical de classe en Grèce, les Fédérations, les Centres de Travail et les syndicats qui se mobilisent avec le PAME, exprimons notre soutien. Nous exprimons notre solidarité avec tous les travailleurs qui marchent dans les rues de la lutte ainsi qu’aux syndicats affiliés à la FSM, qui ont un rôle principal dans les mobilisations.

Athènes, le 20 Mai 2016

 

Traduction JC Lyon. 

Lien de l'article original sur le site du PAME : ici

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 22:14

Publié le 16 Juin 2016 par Canaille Lerouge

Celui là ,

c'est la CGT

qui le met dans la rue ?

C'est Martinez

qui lui a offert son masque ?

 

 

Et à part çà?

-Ici casseur matricule PP-22-22 cékankonivachef ?

-Attend un peu mon gars BFM est occupé ailleurs, faut leur laisser le temps d'arriver.

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 21:59

Sur une idée du Front syndical de classe

En groupe en ligue en procession

En bannière en slip en veston

Il est temps que je le confesse

A pied à cheval et en voiture

Avec des gros des p’tits des durs

Je suis de ceux qui manifestent

Avec leurs gueules de travers

Leurs fins de mois qui sonnent clair

Les uns me trouvent tous les vices

Avec leur teint calamiteux

Leurs fins de mois qui sonnent creux

D’autres trouvent que c’est justice

*

Je suis de ceux que l’on fait taire

Au nom des libertés dans l’air

Une sorte d’amoraliste

Le fossoyeur de nos affaires

Le Déroulède de l’arrière

Le plus complet des défaitistes

L’empêcheur de tuer en rond

Perdant avec satisfaction

Vingt ans de guerres colonialistes

La petite voix qui dit non

Dès qu’on lui pose une question

Quand elle vient d’un parachutiste

*

En groupe en ligue en procession

Depuis deux cents générations

Si j’ai souvent commis des fautes

Qu’on me donne tort ou raison

De grèves en révolutions

Je n’ai fait que penser aux autres

Pareil à tous ces compagnons

Qui de Charonne à la Nation

En ont vu défiler parole

Des pèlerines et des bâtons

Sans jamais rater l’occasion

De se faire casser la gueule

*

En groupe en ligue en procession

Et puis tout seul à l’occasion

J’en ferai la preuve par quatre

S’il m’arrive Marie-Jésus

D’en avoir vraiment plein le cul

Je continuerai de me battre

On peut me dire sans rémission

Qu’en groupe en ligue en procession

On a l’intelligence bête

Je n’ai qu’une consolation

C’est qu’on peut être seul et con

Et que dans ce cas on le reste

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 13:23
Distributions de tracts de la Cgt aux entrées du Havre

Les Unions syndicales Cgt d'Harfleur et du Havre (Seine-Maritime) étaient mobilisées ce jeudi matin pour distribuer des tracts aux automobilistes afin d'expliquer les raisons du mouvement social contre la Loi Travail.

  • Par Jean-Luc Drouin
  • Publié le
 

 

© Karima Saïdi

© Karima Saïdi

 
Les militants de la Cgt ont organisé tôt ce jeudi matin des distributions de tracts aux automobilistes.

Dans un contexte tendu lié au mouvement social engagé par plusieurs syndicats qui s'opposent à l'application de la Loi Travail, les Cgétistes entendent expliquer au public les raisons de leur engagement. 
Ils ont par ailleurs fait appel à la générosité des sympathisants pour participer financièrement à une caisse de solidarité destinée à soutenir le mouvement de protestation.
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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 23:57
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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 23:45

Le gouvernement pratique le dialogue de sourd !

Communiqué CGT – FO – FSU – Solidaires – UNEF – FIDL – UNL

Massive, dynamique, combattive, revendicative, la manifestation nationale unitaire d’hier à Paris et en province est une grande réussite. Elle illustre la détermination sans faille des salarié-e-s, des privé-e-s d’emploi, des jeunes et des retraité-e-s à gagner le retrait du projet de loi Travail et à obtenir de nouveaux droits.

Les organisations dénoncent une nouvelle fois les violences qui ont émaillé les abords de la manifestation. Leur service d’ordre a joué son rôle en assurant le bon déroulement du cortège syndical.

Les organisations demandent au gouvernement de garantir les bonnes conditions d’exercice du droit de manifester. Il est de sa responsabilité d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre.

Le Premier ministre assimile les manifestants à ceux qu’il qualifie de casseurs et rejette sa propre responsabilité sur les organisations syndicales en leur imputant le climat social qui se détériore.

Il veut interdire les manifestations ! Comme si en muselant la contestation, il réglait le problème !

C’est inadmissible !

Le gouvernement refuse d’entendre ! Il cherche à détourner l’opinion publique du cœur du sujet posé par le projet de loi. Les organisations quant à elles restent centrées sur : l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien de l’emploi, les conditions de licenciement, le référendum d’entreprise, la médecine du travail. Autant d’éléments dans le projet de loi qui en l’état sont défavorables aux salariés.

Comment peut-il continuer de mépriser ainsi l’expression de millions de salarié-e-s, de privé-e-s d’emplois, de jeunes et de retraité-e-s ?

Comment peut-il refuser le dialogue que demandent les organisations depuis des mois ?

Le Président de la République reste silencieux après le courrier des organisations syndicales du 20 mai. Restera-t-il de marbre devant les milliers de votations que lui remettront les organisations le 28 juin prochain ?

D’ores et déjà des dizaines de milliers de votation pour le retrait du projet de loi sont recueillies. Les organisations appellent les salarié-e-s, les privé-e-s d’emploi, les jeunes, et les retraité-e-s à voter massivement.

Depuis trois mois se multiplient les pétitions, manifestations, grèves, occupations de lieu de travail... le rejet du projet de loi est bien réel et il demeure profondément ancré y compris dans l’opinion publique.

Les organisations appellent à poursuivre les actions revendicatives sous les formes décidées localement et à participer massivement aux journées de mobilisation nationales les 23 et 28 Juin prochains :

• Le 23 juin, pendant l’examen au Sénat (grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations, conférences de presse …) ;

• le 28 juin prochain, date prévue du vote du Sénat, pour remettre la votation citoyenne auprès des préfectures et à la Présidence de la République pour la région parisienne et en organisant des grèves et des manifestations.

Elles se retrouveront le 24 juin prochain.

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 23:36
Du droit à manifester

par sur son blog Russeurope ·

Une menace nette plane désormais sur le droit constitutionnel de manifester. Le gouvernement se saisit du double prétexte des incidents qui ont émaillé la manifestation du mardi 14 contre la loi El Khomri et de la légitime émotion suscitée par l’odieux crime de Magnanville où deux policiers ont été les victimes d’un djihadiste pour tenter d’interdire les manifestations.

 

Ainsi, le Président de la République, François Hollande a annoncé en conseil des ministres le 15 juin qu’il n’y aurait plus d’autorisation de manifester si la préservation des « biens et des personnes » ne pouvait être « garantie »[1]. Comme l’a déclaré le porte-parole du gouvernement M. Stéphane Le Foll, par ailleurs Ministre de l’agriculture et bien habitué aux manifestations violentes : « A un moment où la France accueille l’Euro, où elle fait face au terrorisme, il ne pourra plus y avoir d’autorisation de manifester si les conditions de la préservation des biens et des personnes et des biens publics ne sont pas garanties. » L’amalgame est ainsi ouvertement réalisé entre les terroristes, les hooligans, et le mouvement social. Rappelons, pour ceux qui auraient pu l’oublier, que ceci est le fait d’un gouvernement « de gauche » toujours prompt à accoler le qualificatif « d’extrême-droite » sur tous ses opposant. Ces propos sont honteux. Ils sont aussi profondément scandaleux.

Le Premier-ministre, M. Manuel Valls, avait dans la matinée du 15 réaffirmé qu’il ne « changera pas » le projet de loi travail, et il avait dénoncé ce qu’il appelait l’attitude « ambiguë » de la CGT : « Je demande à la CGT de ne plus organiser ce type de manifestations sur Paris et, au cas par cas, car vous savez qu’on ne peut pas prononcer une interdiction générale, nous prendrons, nous, nos responsabilités ». Ces propos répétés, provenant des plus hautes autorités de l’Etat sont donc d’une gravité extrême. Ils mettent en cause directement la paix civile. Ils relèvent de la provocation délibérée.

 

La présence de « casseurs », de gens cherchant délibérément à en découdre dans les manifestations, est un fait qui date de plus de quarante ans. Que cette présence pose un problème est une évidence ; mais elle ne date pas des dernières manifestations. Ce qui est grave aujourd’hui c’est que l’on voit réapparaître du côté de la police et ce depuis plusieurs semaines des pratiques qui avaient disparu depuis la fin des années 1970, voire 1980, comme le tir tendu de grenade, les brutalités à l’encontre des journalistes, voire de collégiens, sans oublier l’usage du flash-ball — deux personnes ont été éborgnées. Il est incontestable que l’on a franchi un nouveau pallier. Des nouvelles victimes innocentes ont été relevées lors de la manifestation du 14 juin.

Ce sont ces pratiques qui ont brisé l’unanimité nationale autour des forces de police, ce que l’on appelait « l’esprit du 11 janvier ». La responsabilité en incombe complètement et totalement au gouvernement.

 

On connaît l’adage du Droit : « le Prince couvre le sujet ». Il faut alors poser des questions à ce gouvernement. La multiplication de ces incidents, combinée à la relative impunité dont ont pu bénéficier certains « casseurs » et qui a été soulignée dans de multiples reportages, soulève des interrogations légitimes. A-t-on donné des ordres spécifiques à la police ou, ce qui semble plus probable – et ce qui en un sens est pire – l’a-t-on laissée sans ordre? Si tel est le cas, qu’est ce que cela révèle dans le fonctionnement des administrations ?

Au-delà des ces questions, le lien entre les consignes européennes et l’entêtement du gouvernement à propos de la loi travail, dite loi El Khomri, est aujourd’hui un facteur supplémentaire de perte de la légitimité du gouvernement et du Président. Le pouvoir apparaît en France comme le fondé de pouvoir d’une instance étrangère. Le mouvement contre la loi travail est en réalité, très profondément, un mouvement de réappropriation de la souveraineté nationale, base de la souveraineté populaire.

 

C’est une situation réellement inquiétante car le comportement d’une minorité de policiers, dont on refuse qu’elle puisse être étendue à l’ensemble de la Police, mais aussi et surtout du ministère de l’intérieur, dont les propos du mardi 14 au soir faisant l’amalgame entre le crime odieux dont deux policiers ont été victimes et le mouvement social, et indirectement du Premier-ministre, durcit les oppositions et fait peser sur les forces de l’ordre un discrédit qui est d’autant plus grave que nous sommes en état d’urgence. Cette situation devrait logiquement conduire le gouvernement à ne pas chercher à antagoniser les oppositions, à retirer – ne serait-ce que provisoirement – la loi El Khomri, et à contrôler le comportement des forces de l’ordre qui sont sous sa responsabilité. Or, il fait aujourd’hui est tout le contraire et rajoute à une situation tendue de dangereuses provocations.

 

Les propos scandaleux, et pour tout dire provocatoires, des membres du gouvernement et du Président de la République dressent aujourd’hui les français les uns contre les autres au moment même où l’on aurait tant besoin de se rassembler. Ils peuvent conduire à la guerre civile. Ils ôtent à ce gouvernement toute légitimité pour pouvoir prétendre continuer à assurer la paix civile et la protection des personnes face à la menace terroriste.

 

 

[1] http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/06/15/valls-appelle-la-cgt-a-stopper-les-grandes-manifestations-a-paris_4950656_3224.html

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 23:29

Réaction de la CGT

Aux propos inacceptables du Premier Ministre Manuel Valls

mercredi 15 juin 2016

Le Premier Ministre vient d’accuser la CGT d’être responsable des violences intervenues en marge de la manifestation nationale du 14 juin, à Paris, contre le projet de loi travail.

La CGT tient à rappeler au Premier Ministre que cette mobilisation, comme les précédentes, n’a pas été organisée par la CGT mais par 7 organisations syndicales de salariés et de jeunesse qui, depuis 4 mois, dans l’unité, demandent le retrait de ce texte régressif.

Quelle est la réalité des faits ? C’est en marge du cortège de cette manifestation, déposée par les organisations et validée par la Préfecture de police de Paris, que des bandes de casseurs se sont à nouveau livrées à des exactions que la CGT a d’ailleurs condamnées officiellement, une fois de plus, dans son communiqué national.

Le Premier Ministre ne peut ignorer qu’il incombe aux pouvoirs publics, dont il a la première responsabilité, d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre.

La CGT souligne le sang-froid et la maitrise des militants de son service d’ordre qui, sans faillir, ont pris les dispositions nécessaires afin de garantir la sécurité des participants à cette manifestation massive.

En conscience et prenant en compte les informations données par les services de la Préfecture, les organisations syndicales ont fait le choix de ne pas aller jusqu’au bout du parcours prévu, malgré la frustration légitime des participants, pour ne pas les exposer davantage à la violence et aux incidents générés par des éléments extérieurs. Face à cette contrainte, une fois encore, l’ensemble des services d’ordre des organisations a su créer et mettre en œuvre les conditions pour que les participants, venus de toute la France, puissent rejoindre leurs moyens de transport.

La CGT tient à rappeler au Premier Ministre que, comme il n’est pas de la responsabilité des supporters d’assurer la sécurité dans et autour des stades de l’euro de football, de la même façon il n’est pas de la responsabilité des manifestants d’assurer la sécurité dans et autour d’une manifestation autorisée par la Préfecture de police.

Menacer d’interdire les manifestations est le signe d’un gouvernement aux abois.

Plutôt que de faire l’inventaire tendancieux d’éléments à charge contre la CGT, Manuel Valls ferait bien mieux d’entendre la majorité des salariés, des jeunes et plus largement des citoyens qui rejettent ce projet de dumping social et de destruction de notre modèle de société.

Montreuil, le 15 juin 2016

Sur le site de la CGT

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 23:24
sur El Diablo
Le cortège des dockers à la manifestation du 14 juin 2016 à Paris (photo: el diablo)

Le cortège des dockers à la manifestation du 14 juin 2016 à Paris (photo: el diablo)

Hier nous avons été confrontés à une vaste série de manipulations pour escamoter l'ampleur de la manifestation et en ternir l'effet auprès de la population.

L'ampleur et la puissance de la manifestation

D'abord cette « querelle » de chiffres reprise en cœur par tous les médias, France Inter par exemple reprenant elle tout de go sans aucune espèce de commentaire carrément le chiffre de la police de 80.000 manifestants !

Alors qu'ils savent pertinemment que dans une manifestation à Paris où les participants doivent stationner plusieurs heures en faisant du surplace, c'est par centaines de milliers qu'il faut compter.

D'autant que nombre de manifestants découragés par l'attente n'ont même pas démarré de la Place d'Italie.

Le traitement de l'information

Certes l'horrible crime commis contre le commandant de police et sa famille méritait un traitement particulier.

Mais tout s'est passé néanmoins-et se passe encore ce mercredi matin- pour les salles de rédaction et le pouvoir politique comme si ce crime avait servi à occulter l'ampleur, la détermination et la force de la manifestation contre la loi travail.

D'autant qu'un certain nombre de journalistes et le ministre de l'intérieur lui-même n'hésitent pas à se livrer à un odieux amalgame implicite, passant dans la même foulée de la dénonciation du terrorisme djihadiste au comportement des casseurs qui effectivement s'en sont pris à la devanture vitrée de l'Hôpital des enfants malades. Cazeneuve mettant cette exaction en lien avec le fait que l'enfant du couple de policiers était précisément présent dans cet hôpital!

Les casseurs

On peut légitimement s'interroger sur leur rôle.

Car contrairement à BFM-TV qui dans son reportage a trouvé des manifestants complaisants (soi-disant CGT) comprenant la "violence des jeunes" nous avons rencontré un grand nombre de manifestants condamnant les actes de saccage et les désignant comme complices du pouvoir socialiste, avec le but de salir le mouvement et de permettre aux médias de parler davantage de la casse que de la manifestation et de ses objectifs.

Et de permettre aux médias d'information en continu (BFM, Itélé ...) de s'appesantir avec délectation sur les vitrines brisées de" petits commerçants ruinés par le vandalisme"!

Et que dire du bus des manifestants du Limousin entièrement callaissé et sans doute mis hors service. Dans quel but?

Car le comportement de ces groupes est devenu récurrent : ils se donnent au travers les réseaux systématiquement rendez-vous EN TÊTE de manifestation, se livrant aux saccages de commerce, bloquant souvent la manifestation elle-même et permettant aux forces de police d'intervenir directement quelque fois contre les manifestants qui n'ont strictement rien à voir avec ces groupes.

Leur comportement s'apparente à des comportements de provocateurs au service de causes qui n'ont strictement rien à voir avec l'objectif de l'immense majorité des manifestants et leurs actions servent de prétexte y compris à la volonté d'interdiction des manifestations.

Volonté d'interdiction reprise ce matin fortement par la droite (Ciotti, Raffarin ...)  s'appuyant sur la situation d'état d'urgence, l'assassinat de la famille de policiers en passant par le hooliganisme.

Tout cela ne pourra cacher totalement l'ampleur et l'importance de ce qui s'est passé hier et la détermination à poursuivre le mouvement.

Incluant les rendez-vous déjà fixés le 23 et le 28 juin;

Mais plus que jamais la vigilance s'impose sans aucune espèce de complaisance à l'égard d'individus qui en plusieurs occasions n'ont pas hésité à s'en prendre aux organisateurs du mouvement de résistance à la loi scélérate.

Le Front syndical le classe, le 15 juin 2016

 

PUISSANCE de la manifestation à Paris, traitement scandaleux de L'INFORMATION et ... CASSEURS au service de qui?
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