Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
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Humeur
Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de
l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].
[Le reportage vidéo « La CGT et l’Europe », annoncé pour le lundi 13 avril, sera finalement mis en ligne le 14 avril, du fait de contraintes techniques. La bande-annonce, composée d’extraits d’entretiens, est, elle, disponible depuis le 9 avril – et reste en ligne]
Le parlement ukrainien a adopté la semaine dernière (9 avril) un paquet de quatre lois dites « mémorielles ». Même Le Monde, peu suspect d’antipathie excessive envers le gouvernement de Kiev, évoque (dans son édition datée du 12-13/04/15) des textes instaurant une « révolution mentale aussi profonde que périlleuse ».
Les députés de l’actuelle Rada ont été élus en octobre 2014, dans un climat d’intimidation voire de terreur vis-à-vis de tous ceux qui critiquent le régime issu du soulèvement de Maïdan (hiver 2013-2014).
La nouvelle législation sur la « mémoire » illustre et renforce cette tension. Elle proclame le rejet des « régimes totalitaires communiste et nazi en Ukraine ». Cette mise en équivalence relève de l’imposture souligne Jean-Marie Chauvier, spécialiste de l’ex-URSS. Car, outre son caractère odieux vis-à-vis des vingt-sept millions de victimes soviétiques (y compris ukrainiennes) de la barbarie nazie, le parallèle ne tient pas : « l’interdiction du nazisme ne change rien à ce qui était de rigueur de 1945 à 1991, pendant l’ère soviétique. (…) La plupart des héritiers du fascisme et du nazisme ukrainiens, contraints de reconnaître les méfaits de l’occupation nazie dont certains des leurs ont été victimes, ont fait plutôt référence à leurs propres idéologies fascistes ou nationalistes radicales des années trente ».
Le chercheur poursuit : « l’interdiction du communisme est la seule vraie nouveauté. Elle visera les symboles qui furent ceux non seulement d’une idéologie mais de la guerre antinazie dans laquelle une majorité d’Ukrainiens furent mobilisés (…) L’interdiction visera donc surtout, voire exclusivement, le Parti communiste d’Ukraine, qui serait très prochainement l’objet d’une interdiction formelle ».
Enfin, « une autre loi réhabilite officiellement les ‘résistances nationales’ (notamment l’armée de Stepan Bandera) issues de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), principal foyer du fascisme ukrainien et de sa collaboration avec l’occupant nazi. L’anniversaire de la naissance de l’armée bandériste, le 14 octobre, deviendra fête nationale et jour férié ».
Jean-Marie Chauvier note à cet égard que ce dernier projet de loi « a été porté par le député Youri Bogdan Choukhevitch, fils de Roman Choukhevitch qui commanda successivement un bataillon de la Werhmacht (1941), une unité de police punitive, la Schutzmannschaft 201 (1941-42), et l’Armée ukrainienne des insurgés, UPA (1942-1950) ». Autrement dit, conclut-il, « l’interdiction du communisme en Ukraine ira de pair avec la réhabilitation du fascisme national ».
Parmi les dispositions qui devraient entrer en vigueur figurent donc l’interdiction de toute négation du « caractère criminel du communisme et du nazisme », et de toute utilisation publique de leurs symboles. Par exemple, le fait d’entonner l’hymne soviétique sera passible de cinq ans d’emprisonnement. Les noms de ville ou de rue faisant référence à l’époque soviétique devront être modifiés. Les statues des dirigeants de l’URSS – de son fondateur, en particulier – seront déboulonnées.
A ce jour, on attend toujours les protestations de l’Union européenne, généralement prompte à brandir la Charte des droits fondamentaux urbi et orbi, et à dénoncer les atteintes aux libertés politiques – enfin, ça dépend où.
Il est vrai que les dirigeants européens sont pour l’heure gênés aux entournures. Car l’adoption de telles mesures législatives ne peut que diviser encore plus un pays déjà écartelé. Or, dans plusieurs capitales de l’UE, on s’inquiète en coulisses des obstacles accumulés par le gouvernement ukrainien quant à ses propres engagements figurant dans les accords dits de Minsk II, notamment la reconnaissance de l’autonomie politique de l’Est du pays. Une mauvaise foi ukrainienne qui pourrait bien faire le jeu de Moscou, s’agace-t-on discrètement à Bruxelles.
L’extrémisme des dirigeants ukrainiens va en outre rendre plus difficile de moquer ou de tourner en dérision les discours russes qui dénoncent les « fascistes » au pouvoir à Kiev.
D’autant que, cerise sur le gâteau, la parlement ukrainien a eu l’élégance d’adopter ces textes à l’approche du 9 mai, anniversaire de l’écrasement du IIIème Reich.
D’ici la parution du premier numéro de Ruptures, le 29 mai, ce site vous propose chaque jour – gratuitement ! – une info commentée (souvent au second degré). Mais pour assurer son lancement, Ruptures a besoin de votre participation financière, et vous propose en échange un préabonnement. Ne remettez surtout pas à demain ce que vous pouvez faire aujourd’hui
70 ans après la libération de l'Ukraine par l'Armée Rouge... le gouvernement de Kiev célèbre comme "héros" les Ukrainiens, qui ont collaboré avec les Allemands, et participé avec eux, aux massacres de la population soviétique, juive en particulier.
Et le gouvernement Hollande-Valls n'y trouve rien à redire...
Au nom des droits de l'Homme ? Et de l'antiracisme ?
Le gouvernement de Kiev veut interdire tout ce qui rappelle l'Union soviétique et le communisme...
Jamais, depuis qu’elle a acquis son indépendance de l’Union soviétique, en 1991, l’Ukraine n’avait été si vite et si loin sur la voie de la « désoviétisation ». Jeudi 9 avril, le Parlement de Kiev a adopté une série de quatre lois mémorielles qui proposent au pays une révolution mentale aussi profonde que périlleuse.
Le premier de ces textes condamne « les régimes totalitaires communiste et nazi en Ukraine » et interdit « toute négation publique » de leur« caractère criminel » ainsi que toute utilisation publique de leurs symboles, sauf à des fins éducatives, scientifiques ou dans les cimetières. Le fait de jouer en public l’hymne soviétique sera par exemple passible de cinq ans de prison. Les activités des partis ou des médias faisant l’apologie des régimes nazi et communiste pourront être suspendues, ce qui fait planer une menace sur le Parti communiste. Autre élément emblématique : les nombreuses localités ou voies publiques dont les noms font référence au régime soviétique devront être rebaptisées et les statues des dirigeants soviétiques déboulonnées.
Une autre loi se propose de garantir « l’honneur et la mémoire » des« combattants pour l’indépendance de l’Ukraine au XXe siècle » et de leur offrir un statut légal. Sont donc concernés les membres de la très controversée Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), qui a affronté l’Armée rouge, mais aussi, avant de les combattre, collaboré avec les nazis et perpétré des massacres notamment de Polonais et de juifs.
Les archives du KGB déclassifiées
Enfin, l’intégralité des archives du KGB seront déclassifiées et placées sous le contrôle de l’Institut de la mémoire nationale, une structure qui a été largement associée à l’élaboration des lois du 9 avril et avait été pensée, à sa création en 2006, comme une instance de décommunisation et de construction d’une narration historique « officielle ».
Plusieurs historiens ont fait part de leurs inquiétudes quant à l’appropriation par le législateur de l’écriture de l’histoire par des textes qui rappellent les lois russes interdisant la « propagande nazie ». Les écrits académiques abordant la période soviétique sous l’angle « non criminel » seront-ils qualifiés de propagande, tombant ainsi sous le coup de l’interdiction ?
Reste que ces lois, assez proches des mesures prises dans les années 1990 par la Pologne ou les Etats baltes, étaient très attendues par une grande partie de la société ukrainienne, pour qui l’idée de renvoyer dos à dos les oppressions soviétique et nazie sonne comme une évidence. Ni dans l’immédiat après-indépendance, quand le Parti communiste avait été brièvement interdit, ni après la « révolution orange » de 2004-2005, qui s’était accompagnée de quelques mesures symboliques, les autorités n’avaient aussi fortement engagé le pays vers une telle désoviétisation de la sphère publique.
Rejet en bloc
Le contexte de guerre – non déclarée – avec la Russie a ajouté à cette attente, tant l’agression russe est perçue comme une réminiscence de l’impérialisme soviétique. Mais c’est aussi ce contexte qui a alimenté les nombreuses critiques ayant accompagné le vote – dans l’urgence et sans débat contradictoire – de ces lois. Si les clivages entre l’ouest et l’est du pays se sont largement estompés après la « révolution de Maïdan » et à la faveur de la guerre, l’histoire reste en Ukraine un champ de bataille. Cette plongée brutale dans le passé est tout sauf une invitation au consensus national.
Au printemps 2014, dans le Donbass, les premières mobilisations anti-Kiev ont souvent eu lieu au pied des statues de Lénine, parfois pour protester contre des projets, alors imaginaires, de démontage.
Plus largement, les lois mémorielles du 9 avril ne se contentent pas de condamner les crimes du régime soviétique : elles le rejettent en bloc. Et ce alors même que les soixante-dix ans de communisme ne se réduisent pas, dans l’esprit de nombreux Ukrainiens, à la seule expérience de l’oppression. Le débat est d’autant plus miné que ces crimes, s’ils ont été infiniment plus étudiés et dénoncés en Ukraine qu’en Russie, n’ont jamais été jugés. La lustration des anciennes élites n’a pas eu lieu.
Le Parlement ukrainien a voté hier la reconnaissance des combattants de l'OUN-UPA (Organisation des nationalistes ukrainiens - Armée insurrectionnelle ukrainienne) comme des libérateurs. Il s'agit d'une erreur irréversible qui conduira à la désintégration complète du pays selon le Président de la République Populaire de Donetsk (DNR) Alexander Zakharchenko - article et traduction Nico Maury
"Cette « loi » est une autre tentative pour brouiller la Russie et l'Ukraine. Une autre tentative pour faire des héros des combattants, ce n'est rien de plus qu'une farce. J'exprime mon dégoût et ma répulsion face à cet événement "historique". Historique, car aujourd'hui, on peut dire que le fascisme est victorieux en Ukraine. Très vite, la majorité de la population de l'Ukraine va comprendre que ce pays n'est plus, les autorités ukrainiennes ont lancé un processus irréversible qui conduira à la désintégration complète du pays" déclare le Président Alexander Zakharchenko.
271 députés à la Rada ont adopté une loi sur "le statut juridique des participants dans la lutte pour l'indépendance ukrainienne au cour du XXe siècle". Cette loi s'ajoute à l'interdiction de l'idéologie communiste.
L'UPA responsable de massacres de nombreux civils juifs et polonais pendant la guerre
Stepan Bandera, une des figures de ce nationalisme, c'est l'un des fondateurs de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) et dirigeant de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), une organisation de "libération" de l'Ukraine dont le programme est clairement anti-polonais, anti-soviétique, et antisémite. Stepan Bandera est considéré par certains comme un ancien collaborateur des nazis. «L'influente organisation juive Centre Simon Wiesenthal a dénoncé l'attribution à titre posthume du titre d'Héros de l'Ukraine à Stepan Bandera, qualifiant ce dernier de collaborationniste nazi responsable du massacre de milliers de Juifs pendant la guerre de 1939-1945».
Portrait de Stepan Bandera
L'UPA est une armée de guérilla ukrainienne formée en octobre 1942, en Volhynie. Ses dirigeants ont été Dmytro Klyachkivskiy, Roman Choukhevytch (dès janvier 1944) et Stepan Bandera. Il s'agit de la branche militaire de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN). Son principal objectif était l'indépendance totale de l'Ukraine. L'UPA est responsable de massacres de nombreux civils juifs et polonais, notamment, à l'été 1943 lors des massacres des Polonais en Volhynie.
Pendant la seconde guerre mondiale, l'OUN travaillera avec la Gestapo pour réduire les poches de résistances soviétiques en Ukraine. C'est grâce au soutien actif de l'OUN que la division SS «Galicie» a pu être fondée, équipée. Selon la recherche, les membres de l'OUN-UPA sont responsables d'au moins un million de personnes, dont environ 200.000 Polonais.
L'UPA reçut de l'aide de la CIA et du renseignement britannique, bien que l'opération ait été dénoncée par Kim Philby. C'est seulement en 1947-1948 que la résistance de l'UPA fut suffisamment brisée pour permettre la mise en œuvre, par les Soviétiques, de la collectivisation à grande échelle dans l'ouest de l'Ukraine. Des raids sporadiques de l'UPA se poursuivirent jusqu'au milieu des années 1950, après la mort du général Roman Choukhevytch, qui fut tué dans une embuscade près de Lvov, en mars 1950.
Symboles de l'UPA
Pour en savoir davantage sur l'UPA, l'OUN et la division SS Galicie, allez sur le site Les Crises en cliquant sur le titre ci-dessous.:
ATTENTION : billet contenant des images très dures
À la fin de 1942, l’UPA a participé à une campagne de nettoyage ethnique de Volhynie (où vivaient 350 000 Polonais), et au début de 1944, ses campagnes ont commencé à inclure la Galicie orientale.
On estime que près de 70 000 Polonais, principalement des femmes et des enfants ainsi que des hommes non armés, ont été tués au cours de la campagne du printemps et de l’été 1943 en Volhynie par l’UPA. [...] Lire la suite en cliquant sur le titre.
Les militants d’organisations de jeunesse de gauche de l’Union européenne ont annoncé le lancement d’une campagne de signatures en soutien au Parti communiste d’Ukraine
Cela a été rapporté par l’un des initiateurs du programme, un représentant de la Ligue de la jeunesse communiste italienne Gaetano Alessi (Naples) au journal Golos UA.
« Nous surveillons de près les tentatives des nationalistes ukrainiens, qui, sous le couvert de slogans patriotiques, veulent mettre au ban non seulement le PCU, mais toute l’idéologie marxiste – a-t-il déclaré en particulier. -. La Jeunesse progressive d’Europe, méprisant toute tentative de déclarer les communistes et les socialistes hors la loi, soutiennent leurs compagnons de combat en Ukraine sur le plan juridique »
Selon G. Alessi, la collecte de signatures en solidarité avec les camarades ukrainiens est déjà entreprise par des organisations locales de l’Autriche, la Belgique, l’Allemagne, la Grèce, l’Espagne et le Portugal. Il est prévu que les signatures recueillies seront ensuite envoyés à la direction de la Commission européenne, qui détermine le degré des droits politiques et des libertés de chaque Etat européen.
Appel du Parti communiste de l’Ukraine aux dirigeants des partis communistes et ouvriers, aux députés européens
01/04/2015
Le Parti communiste informe qu’aujourd’hui, le 1er Avril 2015 le Service de sécurité de l’Ukraine, sur la base de fausses accusations, a entamé des poursuites judiciaires contre le dirigeant communiste ukrainien Petr Simonenko.
S’exprimant dans les grands médias, le chef du SBU Valentin Nalyvaychenko a prétendu que des membres du Parti communiste étaient impliqués dans des actes terroristes. Et que Petr Simonenko avait obtenu illégalement la citoyenneté russe, faisait partie de la direction du Parti communiste de la Fédération de Russie et se cachait actuellement en Russie.
Le Parti communiste d’Ukraine déclare que toutes ces allégations mensongères visent à décapiter le mouvement de gauche en Ukraine, le détruire au niveau de son organisation et faire en sorte qu’il n’y ait plus d’opposition réelle au régime de la junte.
Nous comprenons que les forces sont inégales, et lançons un appel à nos amis des mouvements de gauche, aux partis communistes et ouvriers d’Europe, aux députés européens afin qu’ils soutiennent notre lutte pour mettre fin à la guerre en Ukraine et empêcher l’établissement d’une dictature fasciste.
Nous vous rappelons que c’est en commençant par la persécution des communistes que la « peste brune » fasciste a déclenché le carnage de la Seconde Guerre mondiale.
Si elle n’arrête pas le fascisme en Ukraine aujourd’hui, l’Europe peut demain être plongée dans la guerre!
Service de pressedu Comité central du Parti communiste
Le Service de sécurité de l’Ukraine a convoqué pour demain Petro Simonenko, secrétaire Jusitice du parti communiste ukrainien, pour être interrogé sur sa présence au Présidium du Comité Central du parti communiste de la Fédération de Russie, où il était présent comme invité spécial siégeant sous la présidence de la réunion.
Les autorités de Kiev, y compris le ministère de la Justice, ont lancé l’enquête à la demande de l’adjoint d’extrême-droite Igor Mosijchuk (voyez sur les photos ci-dessous ce charmant personnage avec les insignes nazis sur le tee-shirt noir et le sigle du parti national socialiste Svoboda sur le tee-shirt blanc) qui a dénoncé l’élection de Simonenko au Comité central du parti communiste de la Fédération de Russie, c’est-à-dire « un pays agresseur », faussant complètement (par bêtise ou par mauvaise foi) les raisons de la présence de Simonenko à la réunion des communistes en Russie.
Dans le même temps, nous recevons des nouvelles sur la détention de 3 camarades du PCU à Odessa, inculpés d’« actes de terrorisme » et « séparatisme ».
Commentaire : le sigle représenté sur le vêtement du charmant personnage ci-dessus est le sigle de la division "Das Reich". C'est aussi l'emblème - inversé - du bataillon Azov, supplétif des forces armées ukrainiennes et formé de membres de "Secteur Droit", organisation néo-nazie. Ce sont ceux-là que les 300 "formateurs" de l'armée américaine arrivés il y a quelques jours en Ukraine vont encadrer et former ...
Mais ça, nos politiques et nos médias dominants semblent ne pas le voir ...
Ci-dessous quelques précisions :
2e Division SS Das Reich
La "rune du loup", rune allemande appelée "crochet de loup", emblème de la division SS Das Reich.
Et voici un extrait de Wikipédia à propos de cette division :
Connue pour sa valeur combative, la division l'est également pour sa brutalité, ses nombreuses exactions et crimes de guerre en Europe de l'Est et en France. En France, son nom reste notamment associé au massacre de Tulle, au massacre de Combeauvert et au massacre d'Oradour-sur-Glane."
A Bruxelles, la semaine dernière : Junker derrière son bureau, tenant une copie d’un entretien précédent donné à EL PAÍS. [NdT : quotidien espagnol] / DELMI ALVAREZ
A un moment, au cours des deux dernières années, après avoir perdu les élections au Luxembourg, Jean-Claude Junker (né à Redange en 1954), caressa l’idée d’abandonner la politique et d’écrire ses mémoires. Puis, il a réalisé que ce qui ne peut pas être dit doit être tu : “Il aurait fallu confesser des secrets inavouables.” Juncker a rangé le projet pour revenir à son milieu naturel : après avoir gagné les élections européennes, malgré les réticences de Berlin, il dirige la Commission européenne, qu’il appelle lui-même “de la dernière chance” à cause de la nécessité de sortir définitivement la tête de cette combinaison de crises multiples assaisonnées d’un formidable désenchantement quant à l’UE. Il continue de taire certaines choses après plusieurs décennies en première ligne européenne, même si, hors micro, il égrène des anecdotes juteuses parfaitement impubliables. Et, dans cette entrevue avec El PAIS, il offre une vision modérément optimiste de l’Europe, même s’il s’autorise le doute : il applaudit l’Espagne pour ses réformes, mais prévient que, pour être honnête, il faut ajouter que la crise perdurera tant que le chômage ne baissera pas ; il concède qu’Alexis Tsipras a assumé ses responsabilités, mais il affirme qu’il lui faudra encore expliquer aux Grecs que certaines de ses promesses sont intenables. Les partis comme Syriza ou Podemos, dit-il, établissent un bon diagnostic de la situation, mais leurs propositions mèneraient au “blocage total” du projet européen.
L’Europe continue d’être un lieu intéressant et contradictoire : un ex-vice-président de Goldman Sachs, Mario Draghi, défie l’orthodoxie allemande. Et le leader conservateur d’une sorte de paradis fiscal, Juncker, fait obstacle aux recettes de Berlin en ajoutant une dose de flexibilité dans ses règles fiscales. Il lance un plan d’investissements d’un contorsionnisme financier inusité, à la saveur pseudo keynésienne. Il promet d’en finir avec les magouilles fiscales des multinationales, alors qu’il est lui-même dans l’œil du cyclone à cause des abus de son pays. Entre le discours churchillien de sang, de sueur et de larmes incarné par Merkel et le “I have a dream” à la Martin Luther King de Tsipras, Juncker – qui vient aujourd’hui en Espagne – cherche un compromis plus pragmatique, moins proche du ton moralisateur de ces (très germaniques) derniers temps. Il alerte contre la tentation de l’échec en rappelant que certaines choses n’éveillent une loyauté passionnée qu’après avoir été perdues. Et il déplore que le pire de la crise “soit le retour de vieilles rancœurs.”[...]
Un Conseil des ministres commun franco-allemand se tient aujourd’hui (31 mars) dans la capitale allemande. François Hollande et ses ministres – à l’exception du premier d’entre eux, resté in extremis à Paris pour consoler les députés socialistes de l’amère défaite électorale – font donc le voyage de Berlin.
Parmi les sujets au menu figurent divers projets bilatéraux en matière d’industrie militaire : la réalisation d’un satellite de surveillance de nouvelle génération, ainsi que le développement de drones (aéronefs sans pilote) de moyenne altitude à l’horizon 2025. Les projets d’armement semblent être décidément l’un des seuls domaines où l’industrie continue de raisonner à long terme… Ces discussions interviennent au lendemain d’une rencontre des ministres de la Défense allemand, polonais et français (« groupe de Weimar »). Elles prennent place dans la perspective du Conseil européen prévu les 25 et 26 juin, qui traitera en particulier de la « politique de sécurité et de défense » européenne commune.
Mais les observateurs qui suivent le président français au jour le jour notent que ce dernier compte d’abord et avant tout « rassurer » la chancelière allemande sur la poursuite des « réformes » engagées par son gouvernement, tant en matière de restrictions budgétaires que de « flexibilisation » du marché du travail. Le cap sera maintenu malgré la débâcle subie par la gauche lors des scrutins départementaux des 22 et 29 mars – tel est le message que le maître de l’Elysée veut faire passer.
Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, sera naturellement du voyage. Un de ses proches indiquait ainsi : « il y a une vraie conviction en Allemagne que la France fait des réformes (…) Il faut montrer que ce processus avance quelles que soient les échéances électorales, que cela ne change pas les projets de réformes, au contraire ». On notera le « au contraire », qui, si les mots ont un sens, laisse entendre que plus le désaveu populaire est fort, plus les dirigeants se sentent poussés à poursuivre dans la voie engagée.
M. Macron en profitera pour donner une conférence devant des étudiants d’une école de commerce – dans la langue du business. Un ministre français s’adressant sur le sol allemand à des étudiants allemands… en anglais, voilà qui donne la mesure du rapport qu’entretiennent les gouvernants tricolores aux dogmes dominants de la mondialisation. Et ce, dans le cadre d’un déplacement que le chef de l’Etat entend mettre à profit pour « rassurer » les dirigeants d’outre-Rhin quant à l’application zélée des règles et disciplines mises en musique par Bruxelles.
Non sans candeur, plusieurs gazettes ont annoncé le voyage présidentiel en titrant : « Hollande se rend à Berlin ». Ils ne pouvaient mieux dire.
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L’Association internationale des juristes démocrates signale la situation désastreuse des droits de l’homme en Ukraine après le soulèvement violent en 2013 et les années suivant le coup d’Etat.
En juillet 2014. le ministre de la Justice et chef de l’Etat, avec la participation de tierces parties, y compris le parti néo-nazi Svoboda, a déposé une plainte contre le parti communiste ukrainien, la principale force d’opposition, qui a obtenu aux élections législatives en 2012, 13.2%, afin de suspendre cette force politique. Parallèlement à cela, les membres du parti communiste et, personnellement, le premier Secrétaire du parti communiste Petro Symonenko, ont subi l’ouverture de plus de 300 procédures pénales contre eux.
Ces actions, en elles-mêmes, sont des infractions graves à la liberté d’Association et liberté de parole des millions d’Ukrainiens, elles sont fondées principalement sur les appels publics des députés communistes au Parlement de tenir un référendum sur les réformes constitutionnelles, notamment la question de la fédéralisation du pays.
Conformément au droit international et la Convention européenne pour la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales, l’interdiction des partis politiques est un geste lourd de conséquences graves, il devrait être aussi responsable et satisfaire pleinement les garanties du procès équitable.
Les 16 et 17 février 2015, les services répressifs ont attaqué le Bureau d’un juge qui examinait l’affaire contre le parti communiste, Kouzmenko, enlevant son ordinateur personnel, ainsi que les matériaux de l’affaire. L’action des forces de l’ordre était destiné à «intimider », les autres juges et les employés de la Cour administrative. En raison des perquisitions illégales, menaces de violence physique et d’autres formes illégales de pression, tous les 25 juges de la Cour Administrative ont décidé d’écrire une déclaration collective de refus de statuer. Actuellement l’affaire est reportée pour une durée indéterminée. Ces actions sont inacceptables et sans précédent contre l’indépendance du pouvoir judiciaire du gouvernement.
À la lumière de ce qui précède, l’Association internationale des juristes démocrates a exhorté le gouvernement ukrainien à respecter les principes fondamentaux de l’état de droit. Et ne pas oublier l’obligation de protéger les droits de l’homme conformément au droit international, en particulier le Pacte International sur les civils et les droits politiques et les lignes directrices de la Commission de Venise du Conseil de l’Europe.
Nous invitons également tous les rapporteurs spéciaux concernés, en particulier dans le domaine de la liberté d’expression, la liberté d’Association et l’indépendance de la magistrature, à venir d’urgence en Ukraine.
Très mauvaise nouvelle. Que nos gouvernants cessent de parler de réindustrialisation. Ils s'en moquent car ils ne veulent pas s'opposer à l'Union Européenne et à la "concurrence libre et non faussée". Or si nous voulons sauver notre indépendance industrielle...
« Robespierre dans la mémoire populaire, aujourd’hui » c’est le thème de la conférence qui a été donnée par Pierre Outteryck de l’association des Amis de Robespierre samedi 25 juillet à 11 heures au Panthéon (Paris 5e).
Par Pierre Outteryck de l’association...
écrit par Reynaldo Henquen Mise à jour par Reynaldo Henquen juillet 20, 2026 Pékin condamne les mesures coercitives de Washington et soutient l’appel massif de la communauté internationale à l’ONU Le gouvernement de la République populaire de Chine a...
Vous trouverez plus bas la déclaration du collectif national des marches pour la paix appelant à l'action dans le cadre de la journée internationale de la paix (21 septembre 2026). Le collectif appelle à développer des actions sur toute la période allant...
Le 10 juin, les cheminots français étaient appelés à faire grève par les quatre grands syndicats de la SNCF. Une unité qui ne s’était plus produite depuis deux ans. Le mouvement a surpris de nombreux observateurs par son ampleur. Et il pourrait bien se...
CI-DESSUS: Publication ( années 30 ) de l'Association républicaine des anciens combattants ( ARAC ) , association d'anciens combattants pacifistes , proche du Parti communiste français , créée en 1917 , notamment par HENRI BARBUSSE , Prix Goncourt 1916...
L’événement n’était nullement inattendu. Il n’en constitue pas moins un véritable coup de tonnerre, d’abord dans les relations entre Berlin et Paris, et plus globalement concernant ce que Bruxelles nomme « l’Europe de la défense ». Le 8 juin, les deux...
Argentine : Milei perd du soutien pour sa guerre culturelle néolibérale Buenos Aires, 3 juillet (Prensa Latina) – Le président Javier Milei, qui s'est lancé dans une guerre culturelle visant à imposer des valeurs néolibérales de droite, voit actuellement...
Par Patrick Serres, Trésorier du Pardem, membre du Bureau politique 40% des barrages détenus par EDF devront passer au privé en 2028. Le parlement français vient de livrer une part substantielle de l’énergie aux appétits du marché : merci l’Union européenne...
C’est un climat qui se répand de manière insidieuse et subreptice. Pas une révélation soudaine qui aurait surgi un beau matin. Mais un idée qui se développe insensiblement, jour après jour, au point d’apparaître comme une évidence d’apparence tristement...