Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 14:54

Après l’attaque au magazine Charlie Hebdo à Paris – France, le Secrétariat de la FSM a publié la déclaration suivante.

« Nous exprimons nos condoléances aux familles des victimes et nous souhaitons un rétablissement rapide à tous les blessés.
Ce crime féroce et l’assassinat de tant de gens devraient nous aider tous à considérer certaines réalités actuelles :
1. Que les fanatismes religieux, les divisions ethniques, les phénomènes racistes et néo-fascistes créent la haine et empêchent l’unité des travailleurs.
2. Les travailleurs en France ainsi que les travailleurs à travers l’Europe doivent se poser la question qui a créé les soi-disant « djihadistes » ? Qui les a financés ? Qui les a formés ? Qui les a utilise en Syrie, en Irak, au Liban et ailleurs ?
3. Les impérialistes, l’Union Européenne, les États-Unis, l’OTAN, poursuivent leurs plans géostratégiques pour le contrôle des ressources énergétiques, pour la création de nouvelles frontières et la conquête de nouveaux marchés ; ils créent des divisions artificielles, sèment la haine entre les peuples, cultivent les fanatismes religieux.

Frères et sœurs, travailleurs et travailleuses français, travailleurs et travailleuses dans tous les coins du monde :
La meilleure façon d’exprimer notre condamnation du crime infâme commis contre « Charlie Hebdo », c’est de ne pas permettre qu’on nous divise sur la base de différences religieuses, d’appartenance ethnique, de couleur ou de langue, etc., et de faire en sorte que les coupables physiques et moraux de ce crime puissent se cacher derrière les divisions religieuses.

Nous, les travailleurs et travailleuses, sommes tous des frères et des sœurs. Nous appartenons à la même classe, la classe ouvrière. Unissons-nous, tous ensemble pour lutter contre l’impérialisme et contre la barbarie capitaliste !
Les travailleurs du monde entier, qu’ils soient musulmans, chrétiens, bouddhistes, coptes, ou d’une autre confession, qu’ils soient croyants ou pas, nous sommes des frères de classe.

LE SECRÉTARIAT – 09 jan 2015

Partager cet article
Repost0
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 14:52

NO_NATO.jpg



Par Fausto Sorini, responsable aux relations internationales du Parti des communistes italiens (PdCI)



Traduction AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



L'Italie, en faisant partie de l'OTAN, doit destiner aux dépenses militaires en moyenne 52 millions d'€ par jour, selon les données officielles de l'euro, chiffres en réalité supérieurs que l'Institut de recherche suédois Sipri quantifie à 72 millions d'€ par jour.

 

Selon les engagements assumés par le gouvernement dans le cadre de l'Alliance, les dépenses militaires italiennes devront être portées à 100 millions d'€ par jour.

 

Cela représente une somme considérable d'argent public, qui ne va pas aux dépenses sociales, qui pourrait être fortement réduite si l'Italie sortait de l'OTAN.

 

L'Alliance atlantique poursuit une stratégie expansionniste et agressive.

 

Après la fin de la guerre froide, elle a démoli par la guerre la Fédération yougoslave ; a englobé tous les pays de l'ex-Pacte de Varsovie, trois de l'ex-URSS et deux de l'ex-Yougoslavie ; elle a occupé militairement l'Afghanistan ; elle a anéanti par la guerre la Libye et a tenté de faire de même en Syrie.

Elle a formé les forces néo-fascistes et néo-nazies ukrainiennes, organisant le putsch de la place Maidan qui a ramené l'Europe à une situation analogue à celle de la guerre froide, provoquant un nouvel affrontement dangereux avec la Russie.

 

Elle a commencé à projeter ses forces militaires dans l'Océan indien dans le cadre d'une stratégie qui lorgne vers la région Asie-Pacifique, provoquant un conflit militaire avec la Chine.

 

Dans ces conditions, les forces armées italiennes sont projetées dans des pays extérieurs à la région couverte par l'Alliance, pour des missions internationales qui, même quand elles sont définies de « maintien de la paix », sont des guerres visant à la démolition des États (comme cela s'est produit avec la Fédération yougoslave et la Libye).

 

En sortant de l'OTAN, l'Italie sortirait de cette stratégie de guerre permanente, qui viole notre Constitution, en particulier l'article 11 et nuit à nos véritables intérêts nationaux.

L'appartenance à l'OTAN prive la République italienne de la capacité d'effectuer des choix autonomes de politique étrangère et militaire, décidés démocratiquement par le Parlement sur la base des principes constitutionnels.

 

La plus haute charge militaire de l'OTAN, celle de commandant suprême allié en Europe, revient toujours à un général états-unien nommé par le président des Etats-unis. Et même les autres commandements stratégiques de l'OTAN sont confiés à des hauts responsables états-uniens.

 

L'OTAN est en cela, de fait, sous commandement des Etats-unis qui l'utilisent à leurs propres fins militaires, politiques et économiques.

 

L'appartenance à l'OTAN renforce donc la subordination de l'Italie aux Etats-unis, mise en lumière par le réseau de bases militaires des Etats-unis/de l'OTAN sur notre territoire qui a transformé notre pays en une sorte de porte-avions états-unien dans la Méditerranée.

 

Le fait que dans certaines de ces bases il y ait des bombes nucléaires états-uniennes, et que des pilotes italiens soient formés à leur utilisation, est particulièrement grave. L'Italie viole ainsi le Traité de non-prolifération nucléaire, qu'elle a ratifié.

L'Italie, en sortant de l'OTAN, retrouverait sa pleine souveraineté : elle serait ainsi en mesure de jouer la fonction de pont de paix tant vers le Sud que vers l'Est.

 

Soutiens la campagne pour la sortie de l'Italie de l'OTAN.

La paix a aussi besoin de toi.

Partager cet article
Repost0
4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 15:34
« Non aux sanctions américaines, soutenues par l'UE »

SindicatosVzlaRechaza-USA.jpg

 

 



Communiqué du Parti communiste vénézuélien (PCV)

Traduction MA pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



Le secrétaire-général du Parti communiste du Vénézuela (PCV), le député Oscar Figuera, a défendu le fait que ce lundi, « certains faits nous démontrent qu'on installe le cadre pour une nouvelle offensive contre le Venezuela », une conséquence de la « politique agressive de l'impérialisme nord-américain y européen, qui s'intègre à la campagne de la droite vénézuélienne et de franges de l'oligarchie du pays ».

 

Figuera a explicité sa dénonciation comme une mise à garde adressée « à notre peuple » et comme un appel destiné à « attirer l'attention des peuples du monde entier ». C'est pourquoi il faut, dit-il, « défendre la nécessité de renforcer les mécanismes de solidarité et d'échange au niveau international » avec les mouvements populaires et les partis politiques révolutionnaires.

 

 

Contre-Révolution


Figuera a fait sa déclaration à la fin de la réunion hebdomadaire du Bureau politique du PCV, et a réaffirmé le fait que l'impérialisme nord-américain et européen renforcent « de plus en plus » leurs « actions contre-révolutionnaires contre le processeurs politique, social, économique, culturel et militaire vénézuélien ».

 

Il a souligné que le pays n'a cessé, pendant toute l'année, de faire face à des situations difficiles, orchestrées par les « secteurs néo-fascistes ». Il a souligné que cette dernière semaine, « des éléments nous permettent de considérer qu'est en train de se mettre en branle toute la machinerie impérialiste de l'extrême-droite fasciste contre le Venezuela, pour frapper très fort en 2015 ».

Agression contre le Venezuela 
Le dirigeant communiste met en lumière tout un « ensemble de déclarations et de décisions adoptées par le Congrès des États-Unis et le gouvernement nord-américain accompagnant ces politiques », qui comptent aussi sur le soutien de l'Union européenne et du Parlement européen.

Il considère que les sanctions adoptées par les États-Unis visent à lancer une agression contre le peuple vénézuélien, tout en « prétendant défendre les droits de l'Homme et les éléments qui se sont révoltés, en usant de violence, assassinant des citoyens vénézuéliens dans les émeutes de février-mars 2014 ».

Figuera considère que les institutions de l'impérialisme nord-américain et européen « adoptent des décisions pour, en violation de la souveraineté et de la Constitution et la légalité vénézuélienne, pousser à la libération » des leaders de l'opposition actuellement incarcérés.

Le PCV rejette ainsi fermement et intégralement la loi « signée par le président Obama ».

Tout comme il dénonce la résolution du Parlement européen qui reprend telle quelle « la position de la droite vénézuélienne, selon quoi il y a des détenu(e)s, qui sont des citoyen(ne)s vénézuéliens pacifiques ».

 

 

Consolider une direction collective

 

Le dirigeant communiste considère qu'il est de la « plus haute importante », « pour faire face à cette situation, d'agir dans la bonne direction, l'élément fondamental est la nécessité de développer et renforcer les instruments pour l'unité populaire révolutionnaire. Il s'agit de consolider les espaces de direction collective ».

Il a également souligné qu'il est fondamental de renforcer le processus de construction du Grand pôle patriotique Simon Bolivar, comme « espace anti-impérialiste ».



Approfondir le processus

 

Figuera a commenté le fait que, pendant l'année 2014, le « PCV a travaillé en ce sens, non seulement dans l'effort organisationnel et politique, mais aussi en livrant des propositions au président Nicolas Maduro, destinées à construire des politiques qui permettent d'approfondir le processus révolutionnaire ».

Il soutient que la vision du PCV est que pour défendre le processus politique et social vénézuélien, il faut l' « approfondir ». Il défend également le fait de « frapper les secteurs qui ne jouent pas franc jeu », qu'ils soient hors ou dans le processus révolutionnaire.

Sur les propositions, il a indiqué que le PCV a présenté cette année un projet sur la nécessité de développer une nouvelle politique économique révolutionnaire, ainsi qu'un « changement dans la politique travail du gouvernement envers le monde du travail ».

Sur ce dernier point, il a souligné que le PCV est convaincu qu'à mesure que nous avancerons dans les processus de participation ouvrière et populaire, « nous consoliderons ce processus de transformation ».

 

Un autre aspect, a-t-il exposé, est la nécessité fondamentale d'un développement productif souverain : dans les villes, dans le secteur industriel ; dans les campagnes, dans l'agriculture, l'élevage.

Il a également mentionné une transformation profonde du système fiscal vénézuélien, qui permette d’éliminer la TVA, « impôt régressif », et d'élever les taxes sur le grand capital.

 

Il a souligné que l'on doit imposer une politique économique qui permette de revenir sur la dépendance du Venezuela vis-à-vis de la rente pétrolière et des importations, afin de garantir le développement souverain et durable de l'économie du pays.

 

Une autre proposition, a-t-il souligné, est une opération « Main propres » dans le Ministère du Pouvoir populaire pour le Processus social du travail : « Il est nécessaire d'éliminer les mécanismes qui permettent la corruption et les conduites patronales, dans un ministère qui doit être au service de la défense des travailleurs, de la classe ouvrière ».

Sur cet aspect, une grande avancée a été la mise en place de groupes techniques, en accord avec le Ministère du Travail, Jesus Martinez, mais un de ces groupes « a été dissous, selon nous, sur décision du vice-ministre Elio Colmenares, dont nous exigeons la destitution ».

 

Le député a exprimé le fait qu'il aspire à ce que nous « ayons la maturité afin de trouver nos chemins unitaires », face à la situation de la situation complexe de l'économie vénézuélienne, comme conséquence, d'une part, de la « faiblesse productive nationale ».

 

D'autre part, de la politique impérialiste visant à « faire chuter les prix du pétrole » pour toucher les « pays qui ne sont pas subordonnés aux intérêts de l'impérialisme nord-américain ».

Partager cet article
Repost0
31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 11:42

a-Ukraine-Communist-Party-flags.jpg

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Blitzkrieg au Parlement ukrainien. Alors que vient d'être voté un budget d'austérité draconien, que les projets de loi se multiplient pour faciliter l'adhésion à l'OTAN, déréguler le marché intérieur, le dernier en date propose l'interdiction de l’idéologie communiste, donc du KPU.

 

Le Parti communiste d'Ukraine (KPU) lance un nouvel appel à la solidarité internationale. Ce n'est pas un cri au loup prématuré. Depuis un an, les nouvelles autorités de Kiev ne cessent de vouloir briser la résistance du KPU par tous les moyens.

Cette fois, le Parlement ukrainien va étudier un projet de loi visant à criminaliser l'idéologie communiste, à interdire le Parti communiste. Un projet qui a toutes les chances d'être adopté au vu du rapport de forces actuel et de l'hégémonie parlementaire des forces anti-communistes.

 

Combats de rue, violence d’État, tribunaux, urnes truquées : le KPU résiste

Elles ont usé des combats de rue, où les milices néo-nazies de Secteur Droit, du leader populiste Liachko ont dépassé les fascistes de Svoboda dans les méthodes : tabassage de militants du Parti, maisons de responsables saccagées, statues de Lénine déboulonnées, la liste est longue.

Ce climat de terreur de rue a été couvert par une violence institutionnalisée. Dans un contexte de guerre civile, les enlèvements de responsables locaux du parti se sont multipliés à l'est – avec collaboration des services secrets –, accompagnées d'interrogatoires musclées, incluant intimidations et tortures, pour faire avouer des relations avec les séparatistes.

Il a même essayé l'éradication par voie judiciaire. Le député populiste d'extrême-droite Oleg Liachko avait fait passer un projet de loi pour l'interdiction du Parti communiste. Il n'avait obtenu que la dissolution du groupe parlementaire du KPU qui comptait 32 élus.

En juillet 2014, une offensive a été lancée par le Ministère de la Justice pour faire interdire le KPU, devant le Tribunal administratif de Kiev, sur présomption de collusion entre le KPU et les séparatistes pro-russes. Aucune preuve tangible n'avait été apportée, l'enquête avait été fermée.

Toutefois, ce 24 décembre, la Cour d'appel de Kiev a décidé de rouvrir l'affaire, six jours après le dépôt d'un projet de loi sur l'interdiction du KPU au Parlement.

Un cadre qui a accompagné la tentative d'élimination politique du KPU. Ce parti qui rassemblait 2,5 millions d'électeurs (13 %) en 2012 a l'écorce rude, un ancrage résistant dans la société. Malgré l'impossibilité de voter pour des millions d'Ukrainiens à l'est, dans les bastions communistes, le KPU a maintenu son existence, avec 4 % des voix et 600 000 voix.

 

En finir avec le Parti communiste : le projet de loi du parti au pouvoir

Il a toutefois perdu toute représentation parlementaire. Le président « roi du chocolat » Porochenko n'a pas manqué de se féliciter de l' « arrêt de mort politique du Parti communiste ».

En dépit de cette offensive sur tous les fronts, le KPU est toujours bien vivant. Il s'agit maintenant d'en terminer légalement avec le Parti communiste, avec tout ce qu'il représente dans la société, d'héritage de l'ère soviétique comme de réalité d'opposition aux politiques anti-populaires.

Un projet de loi vient d'être déposé à la Rada (Parlement ukrainien) ce 18 décembre par trois députés du parti du Premier Ministre, le banquier pro-américain Iasteniouk, le « Front populaire », un projet soutenu par trois députés, MM. Tourchinov, Pachinski et Sioumar.

 

« Sur l'interdiction et la diffusion de l'idéologie communiste en Ukraine »

Un projet de loi « sur l'interdiction de la diffusion de l'idéologie communiste en Ukraine », dans la droite ligne des législations qui interdisent les symboles communistes en République tchèque, Pologne, ainsi que les partis communistes en Hongrie, Lettonie, Lituanie.

Selon son article 1, le projet de loi définit l' idéologie communiste « comme un système de concepts, d'idées, d'opinions reposant sur la lutte de classe, la dictature d'une classe sur les autres, la création d'un État totalitaire, la violation des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, le déni des droits des peuples à l'autodétermination, la non-reconnaissance du droit à la propriété privée des moyens de production, l'établissement d'un système à parti unique, le renversement violent d'un système étatique ».

Sa promotion comprend y compris sa « diffusion dans les médias », la « production ou diffusion de produits contenant les symboles », qui sont : « les emblèmes, drapeaux de l'URSS, ou tout autre insigne qui porte les faucilles et marteaux ; les noms de rues, entreprises, institutions et organisations portant les noms des leaders communistes, le nom de l'URSS ».

Selon son article 2 : « la promotion de l'idéologie communiste en Ukraine est interdite », tout comme la « promotion de partis politiques entités idéologiques qui utilisent les termes Communisme, Marxisme, Léninisme, Stalinisme ».

Selon l'article 3, « la production ou distribution de produits avec les symboles communistes, y compris des souvenirs, est interdite en Ukraine ».

 

Six mois pour la dissolution du PC, cinq ans de prison pour tout communiste

Enfin, l'article 4 prévoit que les « personnes violant la Loi seront criminellement responsables ».

La promotion de l'idéologie communiste serait passible, selon la révision du Code criminel d'une peine pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison.

Enfin, toute entité politique portant un nom communiste devrait « cesser toute opération, en se dissolvant dans les six mois suivant l'adoption de cette loi ». De même, les rues portant des noms faisant référence à l'idéologie communiste seraient renommées dans les six mois.

Si on ajoute les voix des députés du parti du Président Porochenko (« Bloc Porochenko »), ceux du parti du Premier ministre Iasteniouk (« Front populaire ») et ceux du Parti radical du populiste Liachko, on obtient 236 élus prêts à voter ce projet de loi, une majorité de l'Assemblée.

De quoi faire passer ce projet anti-démocratique, même sans les voix du groupe de Liachko. Le secrétaire-général du Parti communiste d'Ukraine (KPU), Petro Simonenko, a déjà qualifié cet acte de « tentative d'éliminer le seul adversaire politique du régime : le Parti communiste ».

Il appelle désormais les Partis communistes, les forces de progrès en Europe à élever la voix pour s'élever à la mise en place d'un régime aux traits de plus en plus bellicistes, autoritaires et anti-populaires, couverts par une Union européenne, des Etats-unis complaisants.

 

Il est temps pour nous, communistes français, de commencer l'année 2015 par un appel à la solidarité avec nos camarades ukrainiens : non à la criminalisation du communisme en Ukraine, non à la fascisation de l'Europe !

Partager cet article
Repost0
27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 15:07

Irak : Le monde trouble du mercenariat militaire

blackwater_academi

Ce fut l’un des nombreux incidents les plus honteux de la guerre en Irak : le 16 septembre 2007, des membres de l’entreprise privée de sécurité, du nom de Blackwater à l’époque, chargée de la protection des convois du Département d’Etat US, ouvrirent le feu sur des civils, place Nisour, à Bagdad, tuant 17 d’entre eux.

Après les abus nauséeux subis par les prisonniers à Abou Ghraib, la réputation des Etats-Unis était tombée au plus bas. Blackwater était devenu le symbole d’un pays si arrogant dans son traitement de l’Irak qu’il prétendait sauver, qu’il permettait à des contractants armés de transformer la capitale irakienne en un champ de tir.

Et, pendant un certain temps, l’arrogance s’ajouta à l’arrogance, les Etats-Unis refusant qu’un Américain soit jugé par une cour irakienne. Mais, la semaine dernière, (soit 7ans plus tard ! NDLR), justice a enfin été rendue. Quatre des membres de Blackwater ont été reconnus coupables de meurtre et d’homicide selon l’acte d’accusation du gouvernement américain. Des dizaines d’années de prison les attendent tandis que les familles des victimes de la fusillade arbitraire ont, pour utiliser le vocable à la mode, obtenu, en sorte, la « clôture » du dossier. Le procureur général fédéral n’a pas exagéré quand il a salué le verdict comme « une affirmation éclatante » du « respect de la loi, même en temps de guerre » des Etats-Unis.

 

Mais l’affaire pour laquelle trente témoins firent le voyage à Washington pour les 11 semaines qu’a duré le procès a soulevé autant de questions qu’elle n’en a résolu. Combien de contractors indépendants complètent les forces de combat officielles des Etats-Unis ? Quel est leur statut juridique ? Quel est leur coût et quel besoin a-t-on de ces clones de mercenaires d’aujourd’hui ?

Les mercenaires ont toujours existé. Les Egyptiens et les Grecs en avaient et il y eut les condottieri des cités italiennes en guerre au Moyen-Age et les Hessiens, soldats allemands qui se bâtirent aux côtés des Anglais lors de la guerre d’indépendance des Etats-Unis. Encore aujourd’hui, les Gardes Suisses, au-delà de leurs uniformes folkloriques, sont des mercenaires hautement qualifiés militairement qui protègent le Vatican.

La grosse différence est que ces mini-Pentagones de location ont pour quartiers généraux des bureaux luxueux pourvus de sites internet astucieux offrant un vaste éventail de services. Quant à Blackwater, si le nom n’existe plus, la société, elle, est toujours là. Rebaptisée tout d’abord, Xe Services, elle a pris le nom plus neutre de Academi, et travaille toujours pour la CIA et d’autres organismes de la sécurité nationale US.

Une autre différence est l’étendue de leur rayon d’action pour les Etats-Unis. Leur nombre est inconnu, leurs pertes ne figurent pas parmi les pertes militaires officielles et aucun cercueil drapé des couleurs US n’est renvoyé pour marquer leur décès.

Les contractors privés ont opéré dès la guerre du Vietnam quand ils étaient chargés de logistique et de travaux sur les bases. Aujourd’hui, les choses ont changé : Ann Hagedorn écrivait dans le Wall Street Journal qu’entre 2009 et 2011, ils formaient le gros du personnel US en Afghanistan et Irak et leurs activités ne sont qu’une part infime d’une industrie gigantesque. Ils fournissent plus de 90% des services de sécurité diplomatique et figurent pour la moitié du budget du Department of Homeland Security. Ils sont un élément central du vaste système de surveillance occulte qui s’est développé aux Etats-Unis depuis les attentats du 11 septembre. Edward Swoden n’était pas un employé de la National Security Agency NSA (Agence de Sécurité Nationale) mais de l’entreprise de sécurité Booz Allen Hamilton où il eut accès aux documents de la NSA qu’il fit connaître dans ce qui est la divulgation de renseignements la plus spectaculaire de l’histoire des Etats-Unis.

La conclusion du procès Blackwater n’aura aucune conséquence pour les contractors. L’Irak de 2003 n’a été que le creux de la vague quand les forces d’invasion US rassemblées par une administration Bush ignorante et trop optimiste se sont révélées trop faibles pour finir le travail. Les contractors furent la solution : ils sont mobilisables rapidement, aucun accord du Congrès n’est nécessaire et ils occupent une zone légale grise en termes de responsabilité.

Si vous devez vous accommoder des contractors, encore faut-il obéir aux règles. Le procès de Blackwater n’est pas terminé, ils sont derrière les barreaux mais les appels du jugement vont courir pendant des années. Un code de conduite, le Document de Montreux de 2008 sur les entreprises de sécurité privées employées en cas de conflit armé, a été signé par quelque 600 entreprises. En espérant qu’il n’y ait plus jamais de place Nisour.

_______________________________________________

Un passé peu recommandable.

Le 16 septembre 2007, des membres de Blackwater Security Consulting, une entreprise militaire privée, (renommée depuis Academi), a tiré sur des civils irakiens, tuant 17 et blessant 20 d’entre eux place Nisour à Bagdad.

Cette tuerie enragea les Irakiens et créa des tensions dans les relations irako-américaines. Quatre employés de Blackwater ont été jugés et reconnus coupables – un de meurtre et trois d’homicide et de violations sur les armes.

Les accusés ont prétendu qu’ils étaient tombés dans une embuscade et que c’est en défense qu’ils ont tiré. Le gouvernement et les enquêteurs irakiens ont eux assurés que la tuerie n’avait pas été provoquée. La licence de Blackwater fut temporairement levée tandis que le Département d’Etat déplorait « la mort de personnes innocentes ».

Cinq investigations ont eu lieu dont une par le FBI qui trouva que, parmi les 17 personnes tuées, 14 avaient été abattues sans aucune raison.

Rupert Cornwell

Article original : The Blackwater trial: A shameful case exposes a murky worldThe Independent

Traduction et Synthèse: Xavière Jardez, france-irak-actualite.com

Photo : Blackwater, rebaptisée Xe Services, s’appelle maintenant Academi.

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 10:25

141905161034_20141221.JPG

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Présentée comme modèle du capitalisme du XXI ème siècle, la Corée du sud montre surtout l'image de ce que pourrait être un capitalisme autoritaire au XXI ème siècle. L'interdiction du principal parti d'opposition de gauche en est la dernière preuve inquiétante.

 

La nouvelle n'est pas une surprise pour ceux qui suivent l'actualité coréenne. Elle marque néanmoins une rupture dans la pratique autoritaire du pouvoir sud-coréen. Un retour en arrière qui lorgne vers le temps de la dictature de Syngman Rhee (1948-60), puis Park Chung-Hee (1963-1979)

 

Une dérive autoritaire : la fille du dictateur sur les traces de son père

 

Les partis de gauche, les syndicats, les militants de défense des droits de l'Homme dénonçaient en 2012 l'arrivée à la présidence de Park Geun-Hye, mêlant libéralisme économique, nationalisme anti-communiste (mais pro-américain) et autoritarisme politique. Une « dame de fer » made in Korea.

Les opposants à cette dérive autoritaire du régime sud-coréen soulignaient que Park Geun-Hye était aussi la fille du dictateur Park Chung-Hee. Le président à la plus grande longévité qui imposa un régime brutal, en emprisonnant les étudiants et ouvrier, en réprimant brutalement toute opposition.

Park Chung-Hee avait fait passer en 1972 une nouvelle Constitution qui lui accordait – au nom de l' « état d'urgence » face au péril communiste – les pleins pouvoirs, restreignant les libertés fondamentales, sanctionnant le tout par un référendum fantoche. 93 % de oui !

Sa fille a visiblement gardé un héritage vivace de cet héritage. Depuis deux ans, elle multiplie les attaques par la voie judiciaire contre l'opposition de gauche, le mouvement syndical. Cette fois, un cap est franchi avec l'interdiction du principal parti d'opposition, le Parti progressiste unifié.

 

Il faut d'abord rappeler que la Loi de Sécurité nationale de 1948 est toujours en vigueur.

Au nom de la lutte contre le communisme, elle permet à l'Etat sud-coréen de réprimer les activités anti-Etat qui mettent en danger la sécurité nationale (art 1), les groupes anti-Etat étant ceux qui troublent l'ordre national (art 2), prévoyant la peine de mort ou des peines supérieures à 2 ans (art 3 et 4), y compris pour ceux qui constituent des groupements politiques ayant cette intention (art 7).

De fait, depuis 65 ans, la Loi de Sécurité nationale sert de prétexte à la répression de tout mouvement d'opposition, syndical ou politique, et à l'interdiction du mouvement communiste, malgré son assouplissement dans les années 1990. 2014 marque la fin du « dégel » démocratique.

 

Le Parti progressiste, un parti de masse à gauche qui dérange

 

Le Parti progressiste unifié (PPU) regroupe des forces unies dans un combat commun pour une démocratie sociale, la paix, l'indépendance face aux États-Unis. Il rassemble large, des patriotes de gauche aux progressistes sociaux-démocrates, des militants syndicaux jusqu'aux communistes.

Malgré ce climat difficile, le PPU était parvenu à incarner – comme le Parti communiste au Japon – l'opposition aux dérives autoritaires d'un régime structurellement lié aux intérêts des grands monopoles sud-coréens (les chaebol) et de l'impérialisme nord-américain.

Avec ses 100 000 militants, le PPU était une force incontournable dans la société, bien que minoritaire au Parlement, mais s'appuyant beaucoup sur la puissance des syndicats de lutte. Il avait toutefois réussi à récolter 13 sièges aux élections de 2012, dépassant la barre des 10 %.

 

Qui croit au complot communiste déjoué par les services secrets ?

 

Ce 18 décembre 2014, la Cour constitutionnelle a reconnu à 8 voix contre 1 que le PPU menaçait « l'ordre démocratique de la République de Corée ». La charge retenue : appel à l'insurrection pour tenter d'instaurer le communisme comme en Corée du nord.

La Cour constitutionnelle reprend les allégations des services secrets faisant référence à une rencontre secrète qui se serait tenue en mai 2013, organisée par Lee Seok-Ki, député du parti, avec 130 responsables du PPU.

Cette rencontre aurait posé les grandes lignes d'un complot para-communiste visant à prendre le pouvoir légalement d'ici 2017 (sic), tout en préparant un plan clandestin de lutte armée en cas de guerre avec la Corée du nord, et de guérilla contre les infrastructures du pays, insistant sur de cyberattaques contre le réseau Internet sud-coréen. 

Une réunion qui serait la preuve d'une organisation secrète dans le PPU – l'Organisation révolutionnaire (OR) – qui se serait fixé comme but le renversement violent du régime sud-coréen, la préparation d'une guérilla en Corée du sud. 

Ce dossier abracadabrantesque monté par les services secrets sud-coréens (Service d'intelligence nationale/SIN), à charge contre le PPU, a laissé sceptique les observateurs. On connaît trop bien le passé du SIN, expert dans la manipulation des faits montés de toute pièce à des fins politiques.

 

Un passé très récent puisqu'en 2012 le SIN a inondé le web, ainsi que les réseaux sociaux, d'articles favorables à la candidat de droite Park Cheung-Hee mais aussi d'articles diffamatoires, calomniateurs sur ses opposants.

Selon les analystes politiques, cette campagne médiatique a pu faire la différence dans un scrutin présidentiel qui s'est finalement joué à 51-49 %. Ce qu'a corroboré l'enquête de la Police métropolitaine de Séoul. 

L'enquête, bloquée dans un premier temps, a révélé au cours de l'année 2013 une manipulation massive via Internet mais elle n'a pas emmené à des poursuites concrètes contre le SIN. Et c'est à ce moment qu'est apparu le scandale du dit « complot communiste ». Une divine surprise.

Le parlementaire du PPU, Lee Seok-Ki, a été arrêté en septembre 2013, jugé en février et condamné à 12 ans de prison. Trois autres hauts responsables du PPU ont été condamnés à des peines allant de 4 à 7 ans, accusés de « haute trahison » contre l'Etat sud-coréen.

 

Deux ans d'attaque contre toute opposition, contre le mouvement social

 

L'attaque légale contre le PPU a donc culminé par son interdiction ce 18 décembre. Une interdiction qui, pour la présidente du PPU, Lee Jung-Hee, signifie que « la démocratie est morte aujourd'hui en Corée du sud », la Cour constitutionnelle « ouvre la voie au totalitarisme ».

Le patrimoine, mobilier et immobilier, du parti va être saisi. Des élections devraient être anticipées en avril 2015 pour ré-attribuer les 13 sièges laissés vacants par le parti de gauche.

Cette mesure autoritaire marque la fin d'une période d'intenses luttes sociales contre la toute-puissance des grands monopoles privés, la privatisation des monopoles publics, et globalement la reprise en main autoritaire du pays par la fille de l'illustre dictateur sud-coréen.

 

En décembre 2013, plusieurs semaines de grèves des cheminots sud-coréens contre la privatisation de la KORAIL ont été ponctuées par une grève générale massive il y a un an de cela. 

Et depuis septembre, c'est l'automobile qui connaît des mobilisations inédites touchant Kia, Hyundai mais aussi Renault.

Le gouvernement a déjà choisi la solution autoritaire pour briser la puissante confédération de lutte – qui entretient des liens privilégiés avec le PPU – qu'est la KCTU (Confédération des syndicats coréens), avec ses 700 000 membres.

Le syndicat des enseignants (KTU) est interdit depuis décembre 2013, celui des employés de la fonction publique (KEGU) depuis 2009, enfin l'attaque contre les syndicats de cheminots et de la métallurgie (dont l'automobile) laisse craindre une interdiction du mouvement syndical de classe.

Alors que nos médias s'indignent haut et fort face à de prétendues cyberattaques nord-coréennes sur Sony – qui nous ferait passer l'Etat socialiste pour le pays le plus à la pointe au niveau des hautes technologies, un honneur peut-être légèrement surfait – personne ne dit rien sur le danger que porte la re-militarisation japonaise, la dérive autoritaire inquiétante en Corée du sud.

 

Exprimons clairement notre solidarité avec nos camarades coréens, brisons le mur du silence médiatique : non à l'interdiction du Parti progressiste unifié, au nom de l'anti-communisme !

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 11:24

qatar-ouvriers-nepalais.jpg

Article MA pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

100 ouvriers du bâtiment népalais arrêtés au Qatar, bientôt déportés : leur crime, avoir osé faire grève !


Pour chaque but du PSG made in Qatar, quatre ouvriers meurent sur un chantier de la Coupe du monde au Qatar. Le parallèle est cruel mais juste. Le dernier scandale, dans le dernier Etat esclavagiste du monde : une centaine d'ouvriers, arrêtés, déportés, pour fait de grève.

 

Que se passe-t-il dans le richissime Etat qatari quand les ouvriers étrangers sur-exploités décident de réclamer un salaire leur permettant de vivre ?

 

800 ouvriers en grève dans un pays où règne un régime de semi-esclavage

 

Au Qatar, les grèves sont rares. Il faut dire que le droit de grève est inexistant, que les patrons ont un droit de propriété effectif, une dépendance légale sur les salariés via le système du kafala (patronnage), que 95 % des salariés sont des étrangers au droit de séjour précaire.

 

Pourtant, dans le 3 ème pays le plus riche par tête au monde, les ouvriers d'Asie du sud survivent péniblement avec 100 ou 150 $ par mois, s'entassent des taudis, des chambres de 20 m 2 bondées, endurent des journées de 10-12 h, en été dans des chantiers à 50 degrés au soleil.

 

A la fin novembre, plus de 800 ouvriers des chantiers de Doha ont dit Stop. Népalais pour la plupart, mais aussi Indiens, Bangladeshis, Sri Lankais, ils ne peuvent plus accepter l'inacceptable. Ils se sont mis en grève, pendant trois jours d'affilée, paralysant les chantiers de la ville.

 

Parmi les sites concernés, celui de la rénovation de l'hôtel Sheraton de Doha.

 

Leur employeur, ce sont deux sous-traitants Qatar Freelance Trading and Contracting et Qatar Middle East Co. Des marchands d'esclaves modernes qui font signer des contrats fallacieux, bafoués une fois les immigrés arrivés au Qatar, alors que leurs passeports sont confisqués.

 


Des ouvriers népalais payés moins que le salaire minimum au Népal !

 

Ainsi, ces ouvriers se retrouvent à devoir vivre au Qatar avec 165 $ par mois. Loin des contrats qui leur promettaient le triple (350 $).

 

Loin même du salaire minimum au Népal, sous gouvernement communiste, qui garantit un minimum de 250 $. Et le coût de la vie n'est pas le même à Katmandou et à Doha !

 

Le gouvernement qatari a promis ces derniers mois de respecter formellement le droit des salariés. Cette mobilisation a montré que ce vœu pieux était une farce tragique.

 

La police a été envoyée sur les lieux de la grève, elle a chargé, couvert les agissements d'un des patrons qui a agressé physiquement les ouvriers à coups de tuyaux présents sur le chantier.

 

Elle a même trouvé un soutien parmi certains des salariés de l'entreprise, sans que cela n'entame la solidarité entre les ouvriers immigrés en lutte.

 


« Je ne peux augmenter les salaires. Mais on peut les aider à rentrer chez eux »

 

Les autorités ont arrêté une centaine d'ouvriers. Elles entament désormais une procédure de « déportation » ou « rapatriment » vers leur pays d'origine. Coupables d'avoir fait grève, de demander un salaire décent, de résister à l'arbitraire.

 

Ce n'est pas la première fois. En 2010, 90 ouvriers immigrés travaillant pour al-Badar Construction co ont été arrêtés, incarcérés plusieurs jours et déportés. Ceux employés depuis moins de deux ans ont même du payer leur billet-retour.

 

L'employeur qatari a livré une réponse cynique face à ce gouvernement : « Je ne peux pas augmenter les salaires pour le moment, désolé. Par contre, je peux les aider à les rapatrier chez eux ». Un bon samaritain.

 


Coupe du monde 2022 : déjà 1 400 ouvriers morts sur les chantiers

 

Que la FIFA ait pu confier – sur fond de corruption généralisée – l'organisation de la Coupe du monde 2022 au Qatar reflète cette hypocrisie occidentale, prête à fermer les yeux, à l'odeur du gaz.

 

Selon un rapport de la Confédération syndicale internationale (CSI), il y avait déjà au début de l'année 2014 1 400 ouvriers immigrés – essentiellement népalais, plus largement d'Asie du sud – qui étaient morts sur les chantiers de la honte.

 

A ce rythme, 4 000 ouvriers pourraient périr dans l'émirat qatari d'ici 2022. On peut rappeler que Bouygues, Vinci ainsi que Keolis (filiale de la SNCF) font les yeux doux au Qatar pour obtenir les contrats juteux liés à l'organisation du mondial 2022.

 

Le Qatar, comme on le sait tous, a racheté le Paris-Saint-Germain en 2011 pour en faire sa vitrine en France. Le PSG a marqué 370 buts en quatre ans, pendant que 1 400 ouvriers immigrés mouraient sur les chantiers des stades. Cela fait 1 but au Parc pour 4 ouvriers morts à Doha.

 

Des chiffres qui font frémir. Face à l'indignation sélective, aux diversions médiatiques bien orchestrée – la lutte contre le terrorisme, aux cotés du Qatar qui le finance ? – il est temps de désigner la vraie barbarie du XXI ème siècle, dont le Qatar, l'Arabie saoudite sont des visages.

Partager cet article
Repost0
29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 08:56

collectif-polex

INVITATION

 

Le Collectif communiste POLEX

et

les représentants du Conseil Démocratique Kurde de France


vous invitent à une rencontre de solidarité

avec les combattants kurdes contre l'impérialisme et l'intégrisme. 

 

Samedi 13 Décembre 2014, de 14h30 à 18h30,

 

Au Centre culturel kurde ‘Ahmet Kaya’

16 rue d’Enghien, 75010 PARIS

Métro « Strasbourg-Saint-Denis » 

 

Déroulement de cette rencontre amicale :


De 14h30 à 17h30


-Message d’accueil de la responsable du Centre ‘Ahmet Kaya’


-Message d’accueil de Francis Arzalier, Secrétaire du Collectif communiste POLEX


-Exposé des camarades kurdes sur la situation actuelle dans les régions en guerre. 


-Questions-réponses avec les participant(e)s


-Déclaration de solidarité des participants avec le peuple kurde


De 17h30 à 18h30

-Le verre de l’amitié avec nos camarades kurdes


Une participation aux frais (5 euros minimum) sera la bienvenue sur place


Nous comptons sur votre présence, votre participation au débat et votre contribution à la réussite de cette rencontre fraternelle.  Cordialement.


Le Collectif communiste POLEX

Le Conseil Démocratique Kurde de France

Partager cet article
Repost0
7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 14:23

Lu sur le site de Collectif communiste Polex

 

L'UNION EUROPÉENNE ET LE FASCISME: ET ILS S'EN VANTENT!

publié le : 7 Novembre, 2014


Le journal de KIEV " OUKRAINSKA PRAVDA ", du 10/10/2014, racontait avec délectation comment les activistes d'extrême droite ( Pravy Sektor notamment ) faisaient à la veille des élections régner la terreur dans les rues de Kiev,en pourchassant les partisans de l'ancien président Ianoukovitch , élu et chassé du pouvoir par les insurgés de Maïdan. Et aussi, même s'il ne le disait pas, les communistes et les juifs qui osaient se reconnaître pour tels. La journaliste n'hésite pas à écrire : " le fait de jeter les politiciens dans les bennes à ordures doit être considéré comme un ultime avertissement...."

Nouveau président, le milliardaire nationaliste pro-occidental Porochenko couvrait ces méthodes, qui sont la copie de celles utilisées par le Parti Fasciste de Mussolini à Rome en 1922, et par les SA Nazis à Berlin en 1933.

C'est ce régime, installé et soutenu à Kiev par les sponsors occidentaux, que l'Union Européenne s'apprête à accueillir comme son 29 ème état partenaire!

Évidemment, dans cette situation de terreur politique, le résultat des élections d'Ukraine ne pouvait être différent de celui annoncé triomphalement par nos médias: une victoire des partis libéraux pro-occidentaux, d'autant plus prévisible qu' un grand nombre d'Ukrainiens ont cru naïvement qu'il suffirait d'adhérer à l'UE pour voir pleuvoir des bananes et des Euros. Nos "grands" journaux oublient d'ailleurs de préciser que 50 pour cent des électeurs n'ont prudemment pas voté, et que personne n'a encore compris l'ampleur des mesures d'austérité, des privatisations, etc, que l'UE exige de l'Ukraine.

Le pire est de constater que l'UE, de plus en plus rejetée par les peuples d'Europe auxquels elle assure déclin social, chômage et destruction de leur indépendance nationale, a besoin aujourd'hui pour assurer sa survie de réutiliser le fascisme vaincu en 1945. Il est déjà présent au sein de gouvernements européens comme celui de Belgique ( Flandre ) et profile son groin aux quatre coins du continent. La " bête immonde" est plus vivante que jamais au sein même de l'Union Européenne qui la nourrit. Combattre le fascisme qui monte en Europe ne peut se concevoir sérieusement sans lutter pour la disparition de l'Union Européenne, de ses Traités au service des adeptes de la" Loi du Marché" capitaliste.


Francis Arzalier

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 22:07

Lu sur le blog de l'UL-CGT de DieppeCliquez sur le titre ci-dessous pour retrouver ce blog.

Rémi Fraisse est mort.

Communiqué de l'Union Départementale CGT de Seine-Maritime
Ce jeune militant a été tué alors qu’il s’opposait, avec plusieurs milliers de manifestants, à la construction d’un barrage dont tout le monde reconnaît aujourd’hui qu’il est inutile.

La gendarmerie a fait, ce jour, usage de tous les moyens qu’elle avait à sa disposition pour défendre le terrain, alors même qu’il n’y avait rien à défendre.

Ceux qui ont donné l’ordre sont donc responsables de ce décès.

Dimanche 26 octobre, le pire est arrivé.

Mais il est maintenant régulier que des syndicalistes soient poursuivis pour des actions militantes : récemment sur le département, il y a eu les « 4 » du Havre, mais aussi la récente condamnation de syndicalistes paysans pour avoir contesté la « ferme-usine » des milles-vaches …

Le rejet définitif de fait la loi d’amnistie votée au Sénat, le refus de décriminaliser l’action syndicale et militante démontre que le gouvernement entend conserver tout son arsenal répressif pour s’opposer à nos luttes.

L’Union Départementale demande :
  • - que toute la vérité soit faite sur la mort de Rémi, non seulement sur les faits mais aussi sur les donneurs d’ordre
  • - que l’utilisation d’armes potentiellement létales soit interdite à la police et aux gendarmes
  • - qu’en mémoire de Rémi, et pour que son combat ne soit pas vain, le projet de barrage soit définitivement abandonné.

L’Union Départementale s’associera aux initiatives unitaires organisées dans le département sur ces bases.

Sur Rouen, un rassemblement aura lieu à l’initiative du Comité de Défense des Libertés Fondamentales le mardi 4 novembre 2014 à 18 H, place de l’Hôtel de ville pour se rendre au Palais de justice.

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents