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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 23:46

Lu sur "canempechepasnicolas"

Le numéro deux de la garde présidentielle s'était autoproclamé chef de l'Etat par transition dans la nuit de vendredi à samedi


Par Francetv

Mis à jour le 01/11/2014 | 14:08

Le lieutenant-colonel Zida a annoncé qu'il assumait le rôle de chef de l'Etat de transition au Burkina Faso.

Le lieutenant-colonel Zida a annoncé qu'il assumait le rôle de chef de l'Etat de transition au Burkina Faso. | AFP/ISSOUF SANOGO 

 

L'armée désigne dans un communiqué, samedi 1er novembre, le lieutenant-colonel Isaac Zida, le numéro deux de la garde présidentielle, pour conduire la transition. Après la démission de Blaise Compaoré vendredi, le chef d'Etat-major, le général Honoré Traoré, avait d'abord revendiqué les fonctions de chef de l'Etat du Burkina Faso. Mais un groupe d'officiers mené par le lieutenant-colonel Zida lui a contesté le pouvoir dans la soirée de vendredi.

Alors que cette foule impatiente s'apprêtait à marcher sur le palais présidentiel, un lieutenant-colonel inconnu jusqu'alors, Isaac Yacouba Zida, sort de l'état-major et parcourt la centaine de mètres vers la place de la Nation en compagnie de plusieurs leaders de la société civile. Bientôt rejoint par les ténors de l'opposition, l'officier prend la parole sur un ton solennel.

  • « Peuple du Burkina Faso, une page vient d'être tournée ce matin. A partir de ce jour, Blaise Compaoré n'est plus le président du Burkina Faso.
  • Votre armée nationale a entendu votre appel et nous sommes là pour vous dire que le pouvoir est désormais au peuple.
  • Le peuple va décider désormais de son avenir. Cette place de la Nation est désormais le siège du gouvernement du Burkina Faso. Sachez que votre armée est avec vous, dans toutes ses composantes. »

 

 

 

Dans la journée, le lieutenant-colonel Zida prend la parole face aux manifestants pour annoncer la démission de Blaise Compaoré.

 

Appels à une transition « démocratique et civile »

 

Après que l'armée a désigné samedi le lieutenant-colonel Isaac Zida pour conduire le régime de transition au Burkina Faso, au lendemain de la chute du président Blaise Compaoré, les partis de l'opposition et les organisations de la société civile burkinabè, réunis à Ouagadougou, ont exigé une transition « démocratique et civile », refusant la confiscation du pouvoir par l'armée après la chute du président Blaise Compaoré.

« La victoire issue de l'insurrection populaire appartient au peuple, et par conséquent la gestion de la transition lui appartient légitimement et ne saurait être en aucun cas confisquée par l'armée », selon un communiqué.
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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 11:43

 

 

Beurre-argent--du-beurre-MedefLe président du Medef, Pierre Gattaz, a proposé jeudi 30 octobre que la France sorte de la convention 158 de l'Organisation internationale du travail (OIT), sous prétexte de « lever » la crainte de l'embauche chez les chefs d'entreprise. Or cette convention est très importante pour les travailleurs; elle énumère les droits qui sont développés dans le Code du Travail français. Sur le fond, elle reprend et explicite des principes qui sont inscrit dans la déclaration des droits de l'homme, ainsi que dans le préambule de la constitution française. 

Que dit  la convention 158 de l'Organisation internationale du travail (OIT) ?

Dans son article 4, cette convention dit qu’ « Un travailleur ne devra pas être licencié sans qu'il existe un motif valable de licenciement lié à l'aptitude ou à la conduite du travailleur ou fondé sur les nécessités du fonctionnement de l'entreprise, de l'établissement ou du service. » 

Dans son article 5 elle dit que « ne constituent pas des motifs valables de licenciement, notamment: 
  • (a) l'affiliation syndicale ou la participation à des activités syndicales en dehors des heures de travail ou, avec le consentement de l'employeur, durant les heures de travail;
  • (b) le fait de solliciter, d'exercer ou d'avoir exercé un mandat de représentation des travailleurs;
  • (c) le fait d'avoir déposé une plainte ou participé à des procédures engagées contre un employeur en raison de violations alléguées de la législation, ou présenté un recours devant les autorités administratives compétentes;
  • (d) la race, la couleur, le sexe, l'état matrimonial, les responsabilités familiales, la grossesse, la religion, l'opinion politique, l'ascendance nationale ou l'origine sociale;
  • (e) l'absence du travail pendant le congé de maternité. 
Dans son article 6 elle précise aussi :

« L'absence temporaire du travail en raison d'une maladie ou d'un accident ne devra pas constituer une raison valable de licenciement. » (...) 

Dans son article 8 (PROCÉDURE DE RECOURS CONTRE LE LICENCIEMENT) il est dit :

« Un travailleur qui estime avoir fait l'objet d'une mesure de licenciement injustifiée aura le droit de recourir contre cette mesure devant un organisme impartial tel qu'un tribunal, un tribunal du travail, une commission d'arbitrage ou un arbitre. » 

Enfin dans son article 11 (PRÉAVIS), la convention dit : 

« Un travailleur qui va faire l'objet d'une mesure de licenciement aura droit à un préavis d'une durée raisonnable ou à une indemnité en tenant lieu, à moins qu'il ne se soit rendu coupable d'une faute grave, c'est-à-dire une faute de nature telle que l'on ne peut raisonnablement exiger de l'employeur qu'il continue à occuper ce travailleur pendant la période du préavis. » 

On voit bien que se sont tous les conquis sociaux de deux siècles de luttes, qui sont dans le collimateur du patron des patrons, sous prétexte de « lever » la crainte de l'embauche chez les chefs d'entreprise. Ce sont toutes protections des travailleurs qui sont visées par le président du Medef, sous prétexte de permettre d’embaucher.
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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 11:33

selon-plusieurs-observateurs-la-mobilisation-d-hier-etait_2.jpg

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Quelle force opposer au peuple, lorsqu'il a dit : je veux ? Ce n'est pas Marx mais Lammenais. L'autocrate Blaise Compaoré en a fait l'amère expérience. Lui qui règne par le crime et la duperie depuis 27 ans au "pays des hommes intègres" a du quitter le pouvoir chassé par des centaines de milliers de ses sujets.

 

Jamais l'Afrique de l'ouest n'a connu de manifestations de cet ampleur depuis la décolonisation : plusieurs centaines de milliers de manifestants au centre de Ouagadougou ce jeudi puis ce vendredi. L'opposition évoque le chiffre symbolique du million de manifestants jeudi 30 octobre.

 

La plus grande manifestation jamais organisée en Afrique de l'ouest

 

Sur un pays de 17 millions d'habitants, c'est comme si en France 5 millions de personnes étaient descendues dans les rues de Paris. Blaise Compaoré a usé de façon classique des forces de police, de l'armée. Elles ont été submergées par la masse. Elles se sont retournées contre le dictateur.

Blaise Compaoré usurpait le pouvoir depuis 27 ans. Après deux révisions constitutionnelles, le dictateur voulait arracher un cinquième mandat. Celui de trop. Jeudi, l'Assemblée nationale a été envahie par des centaines de manifestants. 

Même laminée, la police a tué : 30 morts, une centaine de blessés. Mais il y a aucune force à opposer au peuple, lorsqu'il veut. Jeudi, l'armée a donc dû dissoudre l'Assemblée et le gouvernement. Vendredi, Blaise Compaoré a dû démissionner.

 

La France a soutenu son ami le dictateur jusqu'au bout !

 

La mascarade a enfin cessé. Encore en 2011, la ré-élection de Blaise Compaoré a encore été saluée par la France, les observateurs étrangers, après un score de 80 %. Où sont ces 80 % inexistants aujourd'hui ? La rue a parlé contre le simulacre des élections patronnées par les dites démocraties.

 

5011941.jpgComme pour Ben Ali, la France a soutenu Blaise Compaoré jusqu'au bout. Rappelons le rôle qu'on a fait jouer à Compaoré dans les crises ivoirienne en 2011 et malienne en 2013. On sait combien il a joué double jeu, alimentant l'instabilité chez ses voisins, quitte à appuyer – c'est un soupçon qui montait, y compris dans les milieux informés français – les djihadistes au Mali.

Compaoré a péri par où il a fauté. Il y a 27 ans, il commettait un crime impardonnable contre son meilleur ami, contre son peuple contre son pays en participant, sans doute en organisant l'assassinat du père du Burkina Faso : Thomas Sankara.

 

Un criminel tombe : l'assassin de Sankara, père du Burkina, héros du peuple

 

Dans un des pays les plus pauvres d'Afrique, le jeune capitaine Sankara – formé dans le Regroupement des officiers communistes (ROC) – avait accompli des miracles entre 1983 et 1987, dans ce qu'il appelait la révolution burkinabé.

En 4 ans, il réduit le train de vie des politiques, abolit les droits féodaux, développe l'éducation et la santé publiques, nationalise la terre et le sous-sol, parvient à l'auto-suffisance alimentaire, crée des dizaines de milliers de logements à loyer modéré, impose l'égalité homme-femme.

Les résultats sont immédiats, salués par l'OMS comme par l'UNESCO : 2,5 millions de Burkinabés sont vaccinés, le taux d'alphabétisation passe de 5 à 20 % chez les hommes, à titre d'exemple.

Sur le plan des symboles, la Haute-Volta coloniale devient le Burkina-Faso émancipé – littéralement, le "pays des hommes intègres", qualificatif qui caractérisait si bien Sankara. Il fait adopter comme devise nationale celle du Che et de Fidel : "La patrie ou la mort. Nous vaincrons!".

Sankara était devenu le leader du mouvement pan-africain anti-impérialiste, il s'était rapproché des amis de l'Afrique : l'URSS, Cuba, il condamnait les relations néo-coloniales forgées dans la dette scélérate.

La France de François Mitterrand, comme ses relais locaux et d'abord la Cote d'Ivoire de Félix Houphouet-Boigny, n'a jamais accepté sa politique indépendante et populaire. Elle constituait un dangereux précédent pour le continent.

 

Un des pays les plus pauvres d'Afrique : la faillite d'un régime pro-impérialiste

 

Ce sont eux qui ont corrompu le numéro 2 du régime, Blaise Compaoré, qui va profiter de l'assassinat commandité de son ami Sankara le 15 octobre 1987 pour prendre la main. Un coup d'Etat qui met fin à une expérience démocratique unique en Afrique de l'ouest. 

Compaoré récompense ses parrains. Dès son arrivée au pouvoir, il rompt avec Moscou, la Havane, rétablit des relations cordiales avec la France. En 1991, il accepte les plans d'ajustement structurel du FMI, des privatisations générales, des coupes dans les conditions de vie de son peuple.

 

Les résultats sont catastrophiques après 27 ans de dictature sans partage : le Burkina Faso occupe la 177 ème place sur 182 dans l'Indice de développement humain (IDH), entre le Mali et la Centrafrique !

L'espérance de vie y est de 55 ans, le taux de mortalité infantile de 79 pour 1 000, ou 8 % (9 ème place mondiale), et un taux d'alphabétisation qui ne dépasse pas les 28 %. Seuls l'Afghanistan et le Mali font pire !

 

Ironie de l'histoire, aujourd'hui un des leaders de l'opposition est un certain Bénéwendé Sankara qui est aussi l'avocat de la famille Sankara qui demande justice et vérité sur l'assassinat de celui qui est encore adulé par le peuple burkinabé.

Rien n'est fini, le leader par intérim le général Honoré Traoré est un proche de Compaoré, une figure de l'Ancien régime. La lutte continue pour intensifier la révolution burkinabé, pour concrétiser le dit printemps noir pour qu'il ne finisse pas comme les printemps arabes.

 

Alors que la France s'est déshonorée en 1987, comme en 2014, c'est la jeunesse burkinabé qui a repris le flambeau de la lutte révolutionnaire. Sankara disait "la patrie ou la mort, nous vaincrons!". 30 jeunes ont laissé leur vie, la jeunesse burkinabé vaincra !

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 16:25

Lu sur Le Grand Soir

 

Vivement le retour de Jules Moch et du tir des gendarmes à balles réelles.
Jacques-Marie BOURGET

Au début j’ai cru avoir mal entendu. A la radio un confrère parlait de « grenades offensives lancées » contre les opposants au barrage de Sivens... J’ai pensé à une confusion, à la panne de mon oreille récemment dévorée par un virus.

Je ne voyais pas, en France en 2014, des gendarmes lancer ce truc à tuer sur des êtres humains. Et j’avais quelque raison de penser cela. Avant tout une immense expérience militaire. Né trop tôt pour échapper au Service National – pendant 16 mois avant de déserter – j’ai donc été un caporal (eh oui) contraint de « faire son service ». Pour être précis cet accident de ma vie s’est déroulé à Grenoble, au 6e Bataillon de Chasseurs Alpins.

Et là, dans cette école de la cruauté, de la mort et de la bêtise, qu’ai-je appris, outre que le grand danger pour la France venait d’un Est bien trop rouge ? J’ai appris la vraie nature et l’usage de la grenade offensive. Je me souviens parfaitement des cours donnés par l’adjudant et rabâchés et répétés, avec croquis au tableau et fiche aide mémoire comme celle qui facilite la confection du beurre blanc. Le radotage de nos experts était clair : la grenade offensive – qui ne doit jamais être lancée dans un lieu fermé – est « dangereuse par son bouchon allumeur ». Ah, le lamento sur le bouchon ! Il se compose d’une tête cylindrique apparente qui porte la cuiller et sa goupille : puis d’un autre cylindre, plus allongé, qui plonge à l’intérieur de la grenade : le détonateur. Quand tout cela se met en branle, l’explosif contenu dans la grenade détonne brisant la tôle qui sert d’enveloppe. Quant au bouchon, il s’envole comme une balle. Si, par malheur, votre corps se trouve sur sa trajectoire, vous êtes mal. Pardon pour cette leçon militaro pyrotechnique, mais le mieux est de savoir de quoi est la vraie nature de la grenade. Dans ma pauvre tête, cet engin explosif était un outil de guerre destiné, à l’époque, à n’être lancé qu’à la gueule des Soviétiques dès qu’ils auraient franchi les Alpes.

Eh bien pas du tout. Au détour d’une phrase sur une radio, et l’annonce de la mort d’un dormeur du val de 20 ans, on apprend que dans une « grande démocratie » les forces de « l’ordre » balancent de telles saloperies sur les citoyens. Pourquoi pas des mines, tant que nous y sommes ?

Ici se pose une autre question. En arrivant au pouvoir un parti politique aussi épris de liberté et de bonheur que la PS ne devait-il pas entamer une révision générale de nos libertés publiques ? C’est-à-dire faire un audit de la méthode usée pour « maintenir l’ordre ». Je pense que oui. Et alors l’outil pour faire taire le peuple, du genre flash ball et grenade offensive, aurait disparu de la panoplie des gendarmes versus gauche.

Finalement, sans aucun contrôle, depuis des années il existe donc des VRP qui arrivent à convaincre les « décideurs », ceux qui sont du bon côté de la matraque, qu’il y a toujours mieux à faire pour réprimer. Un beau matin l’un de ces croque-morts a emporté le marché de la grenade offensive, alors bonne à être jeté à la tête des français pas contents. La décision n’a pas été débattue : les experts et autres as de la « sécurité » ont décidé que cette arme de guerre était tout aussi bonne pour avoir la paix.

Ainsi, si d’autres VRP persuasifs continuent positivement leurs tournées, nous aurons bientôt le retour du tir à balles réelles sur les manifs tapageuses. Comme au bon vieux temps de Jules Moch, un ministre socialiste trop injustement oublié.


Jacques-Marie BOURGET

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 22:05

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Article pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/ *

 

Le Mexique est rempli d'effroi. Ce 26 septembre, entre 49 et 63 étudiants ont été massacrés dans l'Etat de Guerrero, au sud du pays – par une alliance sordide entre la police locale et des gangs mafieux. Pour nos dirigeants, il n'y a pas de quoi s'émouvoir dans un pays soumis aux intérêts américains.

 

C'est sans doute le plus grand massacre de militants étudiants au Mexique depuis le tristement fameux 2 octobre 1968 – juste avant les Jeux olympiques – quand le pouvoir avait assassiné 300 étudiants sur la place centrale de Mexico.

 

« Disparus », « massacres », « gangs para-militaires » : bienvenue dans la « démocratie » au Mexique en 2014 !

 

Nous sommes en 2014, et on parle de « disparus », de « massacres », d' « escadrons de la mort ». Et on est au Mexique, présenté comme une « démocratie » en Europe, partenaire économique modèle – car soumis aux USA – dans le Traité de libre-échange nord-américain (ALENA).

Dans ce pays « démocratique », ce 26 septembre, dans le village d'Ayotzinapa, Etat de Guerrero, 6 étudiants ont été tués de sang froid par la police locale qui empêchait le bus des étudiants-professeurs syndicalistes, marqués à gauche, de l'Ecole normale de sortir de la Gare centrale pour se rendre à une mobilisation sociale dans la ville de Chilpancingo.

 

Des 43 « disparus » aux fosses communes

 

RTR49ATL.jpg57 autres ont été arrêtés – ce que confirment les caméras de sécurité –, emmenés au poste de la police de la ville d'Iguala puis portés « disparus » le lendemain. La presse locale fait état par la suite de 43 « disparus ».

Hélas, l'incertitude ne dure pas longtemps. Le 4 octobre, quatre fosses communes révèlent le corps de 28 jeunes gens, calcinés, méconnaissables, mais rapidement identifiés comme correspondant à ceux des « disparus ». Le sort des autres ne fait plus aucun doute.

Le lendemain, 5 octobre, deux tueurs membres du gang mafieux « Guerrero unidos » – lié au puissant cartel de la drogue Beltran-Leyva – reconnaissent en avoir tué au moins 17, les avoir torturés puis ensuite avoir brûlé leurs cadavres.

 

Les liaisons dangereuses : gangs mafieux et police locale

 

Depuis, l'enquête lancée par le Procureur général révèle les liaisons dangereuses entre pouvoir local et trafiquants de drogue

Concernant le massacre, c'est le chef de la sécurité locale qui a donné l'ordre d'arrêter les étudiants – en coordination avec des hommes du gang « Guerrero unidos » – mais ce seraient les mafieux qui auraient décidé finalement de les tuer. Telle est la version officielle. 

Au sens le plus large, il apparaît désormais que la police locale (comme celle régionale) est organiquement liée aux gangs mafieux, para-militaires : 30 policiers ont été identifiés comme proches du gang, 22 arrêtés car impliqués directement dans le massacre. Du sang des étudiants a même été retrouvé sur plusieurs voitures de police.

 

Cela ne se limite pas à la police. Le maire d'Iguala (troisième ville de l'Etat) José Luis Abarca ainsi que sa famille se révèlent avoir conclu un pacte de pouvoir avec les trafiquants de drogue, collaborant avec la police locale pour intimider les opposants, en échange de l'impunité sur leurs kidnappings, cambriolages, racket des commerçants locaux et trafic de drogue naturellement

Actuellement, le maire d'Iguala, comme le chef de la sécurité locale sont en fuite. De plus en plus, l'étau se resserre également sur le gouverneur régional. Mais les responsabilités de l'Etat fédéral ne peuvent être éludées non plus.

 

Entre 50 et 100 000 manifestants dans la rue :

syndicats étudiants, zapatistes, militants communistes

 

A l'ampleur du massacre a répondu l'ampleur de la mobilisation de solidarité, de l'hommage venant de l'ensemble de la gauche militante mexicaine, avec sans doute entre 50 et 100 000 militants dans les rues.

 

Miles-Ciudad-Mexico-Iguala-DPA_CLAIMA20141009_0141_27.jpgCe mercredi 8 octobre, on comptait 15 000 manifestants à Mexico qui ont occupé la place centrale du Zocalo exigeant la justice, militants étudiants mais aussi syndicalistes ouvriers et paysans.

A Chilpancingo, ville majeure de l'Etat de Guerrero, 10 000 manifestants étudiants et enseignants ont participé à une marche de la colère.

Dans l'Etat de Guerrero, les militants du Parti communiste du Mexique (PCM) ont occupé le siège du gouvernement de l'Etat de Guerrero.

Enfin, dans le Chiapas, les militants de l'EZLN (Armée zapatiste de libération nationale) ont manifesté dans le silence, ils étaient 20 000 dans les rues de San Cristobal de las Casas, fief des révolutionnaires zapatistes.

 

Pourquoi s'indigner face à si peu au Vénézuela, en Chine, et se couvrir de silence au Mexique ou en Colombie ?

 

Les jeunes communistes français ont de quoi être indignés, révoltés même par le traitement médiatique ici, inexistant, de ce scandale.

On se souvient du battage contre le Vénézuela révolutionnaire au printemps, quand des manifestants étudiants violents ont embrasé Caracas, causant la mort de 6 manifestants dans des scénarios de guerre de rue. On remarque aujourd'hui la condamnation de la Chine qui n'a pas tué le moindre manifestant étudiant à Hong-Kong, dans des troubles à l'agenda politique peu clair.

Ici, au Mexique, on abat de sang-froid 49 étudiants désarmés, pacifiques, avec la complicité de la mafia locale, mais rien de nouveau dans la « démocratie » du Mexique, comme on parle de démocratie en Colombie, le pays au monde où on tue le plus de syndicalistes par an.

 

Mexique, un pays à la dérive depuis l'Accord de libre-échange avec les USA : misère, émigration, casse de la production et dépendance américaine

 

Le Mexique, au moins depuis 1994 et l'Accord de libre-échange avec les Etats-unis (ALENA), est un pays à la dérive : l'image même du capitalisme du désastre, alors que ce fut des années 1960 aux années 1980 un pays relativement développé, indépendant.

Aujourd'hui, c'est un pays qui connaît la misère et la famine : 53 % de la population (63 millions de personnes!) sont pauvres, alors que le pays abrite l'homme le plus riche du monde : Carlos Slim.

Le pays – longtemps auto-suffisant en produits alimentaires – connaît désormais la famine, comme l'a révélée la « crise de la tortilla » en 2007, où les Mexicains ne pouvaient plus acheter leur plat de base, victime de la spéculation internationale.

C'est un pays qui brade ses ressources naturelles aux multi-nationales. Ont déjà été vendus les banques, la sidérurgie, les chemins de fer, les télécoms, l'électricité. Maintenant, c'est le joyau national qui va être vendu aux multi-nationales américaines : le pétrole

 

C'est un pays soumis aux intérêts des Etats-unis qui ont cassé l'appareil productif national, et contraint son peuple à la migration de masse.

L'industrie mexicaine a été réduite aux « maquiladoras » à la frontière, fournissant une main d'oeuvre pas chère pour les entreprises américaines de l'automobile ou du textile. Aujourd'hui, un ouvrier mexicain est moins bien payé qu'un ouvrier chinois !

La petite agriculture mexicaine a été détruite forçant des millions de Mexicains à emprunter la voie de l'émigration : environ 7 millions de Mexicains ont quitté le pays pour aller aux Etats-unis entre 1990 et 2010.

 

C'est un pays où le crime organisé règne et sème la terreur avec la complicité du pouvoir. Depuis 8 ans, il y a eu au Mexique 150 000 assassinats, dont seulement 23 000 pour l'an dernier, soit une moyenne terrifiante de 62 assassinats par jour.

Le Mexique est devenu – avec la complicité d'une partie des autorités, l'hypocrisie des Etats-unis – le paradis des trafiquants de drogue, qui règnent en maître sur les territoires.

Car le trafic de drogue brasse des sommes colossales : on parle d'entre 10 et 40 milliards de $ par an, selon les estimations prudentes. De quoi alimenter une corruption généralisée, à tous les niveaux de l'appareil d'Etat.

Sur les dizaines de milliers d'assassinats, un certain nombre sont des personnes « gênantes » pour le pouvoir : syndicalistes paysans et étudiants, militants politiques révolutionnaires.

Le Parti communiste rappelle que dans le seul Etat de Guerrero, 7 de ses militants ont été assassinés depuis 2008. En mai 2006, à San Salvador de Atenco, 5 militants communistes avaient été tués par la police locale.

 

Nous exprimons toutes nos condoléances à nos camarades, nos frères du Mexique. Et nous souhaitons questionner nos dirigeants sur leur silence face à ce crime d'Etat, sur leur indignation sélective qui nous révolte tout particulièrement.

 

* Article d'abord paru sur http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 04:31

Les-Duvalier-un-regne-de-30-ans-sur-Haiti_article_main.jpg 

 

Etre ami des USA, de la France, une belle assurance-vie !


 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/


 

Les Duvalier ont marqué de leur empreinte 30 ans de l'histoire d'Haiti. 30 ans de dictature impitoyable, de corruption éhontée, de misère effroyable pour le peuple haitien. Mais le fils comme le père étaient des amis de la France, des alliés des Usa, ils ne seront jamais inquiétés.

 

Jean-Claude Duvalier, alias « Bébé Doc » est mort, à l'âge de 63 ans, comme le général Pinochet au Chili, Videla en Argentine ou Suharto en Indonésie, il est mort sans jamais être inquiété pour ses crimes contre l'humanité. Il avait choisi le « camp du bien » pendant la Guerre froide, celui de l'anti-communisme, celui du néo-colonialisme.

 

Ces derniers années, il a versé des larmes de crocodile sur ses 'erreurs' pendant ces 15 années de règne, de 1971 à 1986. Les dizaines de milliers de Haitiens – entre 30 et 60 000 – morts dans ses prisons, sous les coups des « Tontons Macoutes » ne sont plus là pour témoigner.

Comprendre la dynastie Duvalier, c'est comprendre la tragédie haitienne, du premier pays noir à se libérer du colonialisme en 1804. La métropole française lui fera payer cher en endettement, dépendance économique, échange inégal et régimes autoritaires imposés.

 

Papa Doc, la terreur des « Tontons macoutes » bénie par les USA, le Vatican et la France

 

Dans les années 1950, Cuba et Haiti croupissaient dans la misère, l'humiliation coloniale. Cuba du Che et de Fidel a choisi la révolution communiste, anti-colonaliste contre les USA. Haiti a choisi la soumission colonialiste aux USA. 

Le choix d'Haiti a été imposé par les Etats-unis, par la France, ce fut le pouvoir autocratique de « Papa Doc », François Duvalier qui en 1957 impose une dictature impitoyable : suppression de l'opposition, des libertés civiles, mise au pas de la justice, de l'armée, abolition du parlement. En 1961, il est réélu président à 100 %, et en 1964 président à vie.

A partir de 1958, il crée un corps de volontaires nationaux surnommés « Tontons macoutes ». Ce groupe terroriste d'Etat de près de 10 000 voyous sème la terreur dans les rues, multiplie les viols, enlèvement, assassinats, qui feront des dizaines de milliers de victimes sous son règne.

 

Pourtant, « Papa Doc » ne fut jamais condamné. Mieux, il fut soutenu. Par les Etats-unis qui apprécièrent sa position pro-américaine face à Cuba la rouge, face au bloc communiste.

Par le Vatican qui a lui a pardonné sa reprise en main musclée de l'Eglise locale, et cautionné ses dérives vaudous – justifiant son culte de la personnalité – ainsi que sa gestion despotique et instrumentale du clergé national, avec le Concordat réaffirmé en 1966.

 

Jean-Claude Duvalier ou « Bébé doc », non, non rien n'a changé. Corruption, anti-communisme, terreur de masse

 

Malade à la fin des années 1960, l'autocrate Duvalier fait nommer son fils comme son successeur, en tant que président à vie. En 1971, à l'âge de 19 ans, Jean-Claude Duvalier, aka « Bébé Doc », devient président de Haiti ad vitam eternam.

Soucieux de l'image de ses alliés, les pays occidentaux auront tôt fait de lui coller l'étiquette de « réformateur ». Ou tout du moins d'un dirigeant « pragmatique », préférant confier la politique aux spécialistes, plus soucieux de diners mondains, amoureux de la bonne chair et de jolies femmes.

 

Réformateur, « Bébé Doc » ne le fut pas. Il y a l'adage « tout changer pour que rien ne change ». Lui, il n'a rien changé pour que rien ne change ! La justice est restée impuissante, l'armée sous contrôle, les libertés civiles supprimées, les élections faussées, la répression organisée conjointement par la police, les services de renseignement et les « Tontons macoutes ».

Le rapport d'Amnesty International publié en septembre 2011 est édifiant. Selon ce rapport, la répression sous le fils Duvalier n'avait rien à envier à celle du père, dans son ampleur d'abord, avec sans doute près de 100 000 morts directement imputables au régime dynastique.

Dans les méthodes aussi : tortures systématiques, morts en détention, conditions d'incarcération inhumaines, disparations forcées, assassinats ciblés. Le tout dans la plus complète impunité, au nom de la « lutte contre la subversion communiste », déclarée crime en 1969.

Amnesty admet une différence majeure. La terreur sous Duvalier Père était visible, flamboyante, indifférenciée : fusillades en pleine rue, tortures à l'aéroport, furie des Tontons Macoutes. Sous le fils Duvalier, la terreur fut secrète, sélective, méthodique : enlèvements mystérieux, tortures dans des lieux secrets, cible des opposants subversifs. C'est sans doute pire.

Le rapport d'Amnesty rappelle les cas précis de dizaines de « disparus » dont nous ne saurons jamais le sort. On peut rappeler le cas de notre camarade Rock Charles Derose, militant du Parti communiste unifié des Haitiens (PCUH), arrêté en 1981 car il voulait fonder un syndicat dans son entreprise, torturé puis porté disparu. On n'eut plus jamais de nouvelles de lui

La topologie des crimes contre l'Humanité sous Duvalier fils est connue de tous.

D'un côté le « Camp de Fort Dimanche », ce camp de concentration effroyable où on ne rentre mais on ne sort pas, de l'autre la Caserne Dessalines, le lieu des interrogatoires, tortures raffinées des services spéciaux, enfin le Pénitiencier national, où on meurt dans les prisons avec des cellules de 13 m 2 où s'entassent entre 40 et 50 détenus.

La marotte des tortionnaires haitiens, c'est le « djak » réservé aux « communistes présumés » : les détenus voient leurs mains et leurs pieds attachés, sont accrochés à une perche ou un bâton, roulés en boule puis violemment fouettés et bastonnés sur les parties du corps laissées vulnérables.

Pragmatique, oui, à coup sûr, quand il s'est agi de s'enrichir, lui et sa famille. Flambeur, coureur, personnage superficiel, « Bébé doc » a laissé la politique aux experts groupés autour de sa mère et des « dinosaures » de la vielle garde paternelle.

Mais il n'a pas perdu le nord, accumulant des millions d'euros par la corruption massive, le détournement de fonds, l'enrichissement sur le dos d'un peuple miséreux.

Selon Transparency International, il était en 2004 le 6 ème leader le plus corrompu du monde avec jusqu'à 800 millions d'€ de fonds détournés. Il aurait ainsi détourné les ¾ de l'aide humanitaire adressée à l'île sinistrée.

Dans un pays où aujourd'hui 78 % de la population vit dans la pauvreté absolue, Duvalier fils pratiquait le mépris ostentatoire. On raconte que son mariage lui a coûté 3 millions d'euros, lui se contentait de jeter l'argent par les fenêtres à chacune de ses sorties publiques.

Pas plus que son père, Jean-Claude Duvalier ne fut inquiété. Les Etats-unis ont même développé les relations les plus cordiales avec lui en particulier sous les présidences Nixon et Ford. Après un refroidissement dans la période Carter, Ronald Reagan a renoué avec son amitié avec un pilier de l'anti-communisme en Amérique latine face à l' « Empire du mal ».

Lorsque Jean-Claude Duvalier fut chassé du pouvoir par une révolte populaire en 1986, il a naturellement trouvé refuge … en France où il resta en exil pendant 25 ans, avec près d'1 milliard d'€ détourné aux Haitiens, soit le tiers du PIB du pays !

 

Bilan de 30 ans de dictature Duvalier, misère partout, justice nulle part - Surtout ne comparez pas avec Cuba !

 

Haiti ne s'est pas relevé des trente ans de terreur, de corruption, de misère imposée par en haut.

Aujourd'hui, c'est l'un des pays les pauvres du monde : il compte 78 % de personnes en pauvreté absolue, c'est-à-dire vivant avec moins de 2 $ par jour. Le PIB par habitant y est de 550 € par an, soit 50 € par mois, ou encore 1,7 € par jour !

La situation sanitaire y est désastreuse : l'espérance de vie est de 62 ans, la mortalité infantile de 50 pour 1 000 (5 %!), il y a 1 médecin pour 3 000 habitants. Le développement du SIDA est endémique, tandis que le choléra a tué par milliers en 2010. 

Vu le niveau des infrastructures, l'état de la santé sur place, la misère des gens, la déforestation qui atteint les 98 % (!), chaque catastrophe naturelle est une tragédie humaine. Le séisme de 2010 a ainsi fait près de 250 000 morts, un chiffre inédit pour la région.

Impuissant à faire face, le gouvernement « capitaliste » haitien a dû faire appel au gouvernement « communiste » cubain. Des milliers de médecins cubains sont alors venus aider le peuple haitien, sauvant des milliers de vies face au séisme et à l'épidémie de choléra.

 

Surtout, ne comparez pas Haiti à Cuba, vous comprendriez la tragédie du capitalisme dépendant haitien, la réussite du communisme indépendant cubain.

Pour la même population, Cuba communiste possède un PIB huit fois supérieur à celui d'Haiti capitaliste. Son PIB par habitant est de 4 500 € par an, soit 430 € par mois. Sachant que la santé, l'éducation, la culture, les loyers sont gratuits !

Et quelle santé, quelle éducation. Cuba est le seul pays du continent latino-américain à avoir un taux d'alphabétisation et de scolarisation de 100 %, le meilleur système d'éducation du sous-continent dixit l'UNESCO.

Dans la santé, le système cubain dépasse maintenant celui des Etats-unis, avec une espérance de vie égale de 78 ans, un taux de mortalité inférieur avec 5 pour 1 000 (8 pour 1 000 aux USA). Cuba est même le pays où il y a le plus de médecins par habitant au monde (1 pour 160!).

La réussite est telle que désormais les centres de recherche cubains sont à l'avant-garde de l'investigation sur les vaccins contre le SIDA ou certains cancers. Les citoyens canadiens ou brésiliens préfèrent même se faire soigner à Cuba au vu de la qualité du service, de son faible prix !

 

Duvalier protégé par la France, les progressistes chassés par les USA : quand est-ce qu'Haiti pourra se développer librement ?

 

Haiti n'est pas libre malgré la chute de Duvalier fils en 1986. Il est mort hier, il ne sera jamais jugé, on ne pourra jamais tourner la page sainement en Haiti du crime permanent.

Depuis 1986, les Etats-unis manoeuvrent pour empêcher toute transition progressiste sur l'île. Il suffit de penser à la trajectoire du prêtre Jean-Bertrand Aristide, homme de gauche, partisan de la théologie de la libération, soucieux d'égalité sociale et de liberté politique.

Aristide est élu triomphalement en février 1991 à 67 % contre le candidat de droite soutenu par les USA, le clergé, le business local. En décembre 1991, il est déposé par un coup d'Etat fomenté par l'armée, les élites locales et les services secrets financés par la CIA.

En 1994, Aristide revient dans le fourgon des troupes de l'ONU, tandis que les USA sous pression de la communauté haitienne exilée tâchent de se refaire une virginité politique.

Mais les choses ne tournent pas comme prévu pour les Etats-unis. Aristide refuse les plans d'ajustement structurel du FMI, de la Banque mondiale, les privatisations massives. Les Etats-unis refusent qu'Aristide – au nom de la Constitution – réalise un autre mandat. Quand on sait qu'ils ont appuyé 30 ans de dictature, un coup d'Etat contre lui en 1991 contre lui, c'est un comble !

Aristide tend la joue droite, après avoir été frappé sur celle gauche. Il se retire mais revient en 2001, après avoir été élu à 93 % avec une participation populaire ridicule. La démocratie haitienne est déjà morte née.

Le gouvernement d'Aristide est alors déstabilisé par une rebellion armée, déposé par un coup d'Etat en 2004 bénéficiant de la bienveillance américaine. Aristide est sommé de quitter Haiti, transporté hors de son pays où il fut élu à bord d'un avion américain.

Pour Aristide, contraint à l'exil en Afrique du sud, il ne fait pas de doute que la France et les Etats-unis l'ont renversé, dans ce qui s'apparente au « kidnapping » d'un président démocratiquement élu.

 

« Papa Doc » est mort, « Bébé Doc » est mort : mais l'héritage des tontons macoutes, du capitalisme de la misère, de la terreur anti-communiste, du colonialisme dépendant est toujours là. Quand est-ce que l'on va rétablir la vérité sur l'histoire du XX ème siècle ?

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 08:10

Lu sur le site de BDS France ( Boycott Désinvestissement Sanstions) cet appel au soutien de 7 militants inculpés parce qu'appelant au boycott des produits isréliens pour dénoncer l'impunité dont jouit Israël qui refuse d'appliquer les décisions de l'ONU.  Israël continue de coloniser des terres palestiniennes, continue le blocus de Gaza ... La France reste sans réaction.  F. Hollande n'a rien dit sur Gaza ni sur le vol récent de 400 ha de terres palestiniennes.  Au contraire, ce sont les militants qui réclament qu'Israël soit contraint d'appliquer les décisions de l'ONU qui sont poursuivis devant les tribunaux français. 

Appel au soutien des « 7 inculpés BDS d'Alençon »

RASSEMBLEMENT LUNDI 22 SEPTEMBRE 2014 à 14H 00

devant la Cour d'Appel - Nouveau Palais de Justice

Place Gambetta - 14000 CAEN

Chantal, Christine, Nicole, Alain, Jo, François et Pierre les 7 militants du Collectif Palestine Orne, doivent être relaxés.


 alt

 Ils ont fait appel de cette décision particulièrement scandaleuse et totalement injustifiée et seront jugés pour les mêmes motifs à savoir :

« provocation, incitation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou groupe de personnes, à raison de son appartenance à une ethnie, à une race, à une religion ou à une nation »

et de :

«  entrave à l'exercice normal d'un magasin »

Tout cela suite à une action d'information auprès des clients d'un magasin Carrefour à Alençon, le 10 février 2010 les appelant au boycott des produits israéliens pour dénoncer la politique du gouvernement israélien : occupation et colonisation de la Palestine, construction du Mur de séparation, blocus de la Bande de Gaza...

Cette action s'inscrit dans le cadre de la Campagne BDS qui atteint une audience de plus en plus forte et qui, chaque jour, fait preuve de son utilité et de son efficacité à travers les centaines d'actions qui se déroulent dans plus de 40 pays. Et inquiète très sérieusement les autorités israéliennes.

Ainsi tout récemment, la Commission Européenne préconise (dans ses lignes directrices publiées au J.O. De l'UE du 19 juillet 2014) que « tous les accords entre l'UE et Israël doivent indiquer sans ambiguïté et explicitement qu'ils ne s'appliquent pas aux Territoires occupés par Israël en 1967 (Jérusalem-Est, Cisjordanie, Gaza et plateau du Golan) »

Il est plus que jamais nécessaire de renforcer la vaste mobilisation qui s'est mis en place, non seulement lors du procès d'Alençon mais aussi lors des procès de nos camarades de Bordeaux, Pontoise, Paris, Bobigny, Mulhouse et Perpignan pour :

  • dénoncer une grave atteinte à la liberté d'expression et le fait de traiter les militants de la paix comme des délinquants
  • réaffirmer la légitimité de notre solidarité avec le peuple palestinien
  • exiger l'abrogation de la circulaire Alliot – Marie
  • mettre fin à l'impunité d'Israël

Notre procès et ainsi que les 6 autres, s'ils traduisent une véritable volonté politique de casser l'élan et l'essor de la campagne BDS sont aussi une formidable caisse de résonance et une tribune pour médiatiser et populariser nos actions de solidarité avec les palestiniens.

Vous pouvez apporter votre soutien financier pour faire face aux frais de justice (chèque à l'ordre de : AFPS61 – mention BDS) à adresser à : Collectif Palestine Orne (*) 21, rue d'Argentan 61000 Alençon

(*) AFPS61, ATTAC, AL, ADM, CGT61, CRPL, EELV, FSU, La CIMADE, LDH, M'PEP, NPA, PCF, PG61, SUD.

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 12:46
Lu sur El Diablo

quadrature-net.jpg

 

La Quadrature du Net a organisé le vendredi 5 septembre une soirée d’information dans les locaux de Mozilla à Paris, pour mettre en alerte sur le contenu de la loi anti-terrorisme que doit présenter l’actuel ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve.

 

Ce texte sera présenté par lui le 17 septembre 2014 à l’Assemblée Nationale…

 

Le 17 septembre 2014, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve doit présenter à l’Assemblée Nationale son projet de loi de lutte contre le terrorisme, qui éloignera un peu plus le curseur de la “liberté” pour le rapprocher de la “sécurité”. Le texte prévoit notamment de durcir les lois sur la presse, ou d’instaurer un blocage de sites internet sur ordre de l’Etat, sans possibilité pour des tiers de savoir quels sont les sites bloqués, et donc sans possibilité de s’y opposer en justice, ni en amont, ni en aval.

 

Le Gouvernement a choisi de présenter le texte sous le régime de la procédure accélérée, ce qui veut dire que les députés et les sénateurs ne pourront en débattre et l’amender qu’une seule fois pour chaque chambre, sans possibilité d’allers-retours. C’est donc avec la conscience de l’urgence de mobiliser les citoyens pour qu’ils mobilisent à leur tour leurs élus que La Quadrature du Net a décidé d’organiser ce vendredi soir à Paris une réunion dans les locaux de Mozilla, au 16bis boulevard Montmartre (de 17h à 19h).

 

L’association lance par ailleurs un site internet, Présumés Terroristes, qui explique en détails les enjeux du texte pour les libertés individuelles (y compris hors Internet), et va jusqu’à remettre en cause la proportionnalité du dispositif par rapport à la réalité de la menace et du risque terroriste, qui reste statistiquement très faible.

 

La loi est l’affaire de tous. Le gouvernement a choisi une procédure d’urgence, à cheval sur l’été, pour faire adopter un projet de loi portant atteinte aux libertés fondamentales et inefficace pour la lutte contre le terrorisme. Il est du devoir des élus de la nation et des citoyens de se mobiliser pour défendre les libertés de tous, et nous appelons chacun à prendre ses responsabilités devant ce projet de loi“, exhorte Adrienne Charmet, coordinatrice des campagnes de La Quadrature du Net.

 

La Ligue des Droits de l’Homme, le Syndicat de la Magistrature, Reporters sans frontières, font également partie des organisations vivement alertées par les dangers de ce texte pour les libertés individuelles et la démocratie.

 

sources : Numerama

http://www.les-crises.fr/

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 10:17
Du fond de sa cellule, un prisonnier politique états-unien parle
ISRAEL : un Etat colonial qui met en place un système d’apartheid ! (1)
Mumia Abu-Jamal

 

Une déclaration de Mumia Abu-Jamal, suivie de : « RSF et Mumia Abu-Jamal »
LGS


Il y a six ans, quand Israël bombardait massivement Gaza, plus de 700 Palestiniens, hommes, femmes et enfants, furent massacrés. Ceci se passait sous la présidence de Bush avec le soutien massif d’un gouvernement conservateur qui applaudissait des deux mains.

Aujourd’hui, avec un gouvernement « progressiste » nous voyons que les choses ont changé sous la présidence de Barack Obama : c’est encore pire car, par rapport à 2008, Israël va sans doute doubler le nombre de morts. Nous n’en sommes pas loin avec déjà 1.350 Palestiniens tués (NDLR plus de 2.000 à ce jour dont 500 enfants).
En regardant ou en écoutant les informations on pense à ce vieux dicton : « En période de guerre la première victime est la vérité ». En effet, en dépit d’une campagne de presse qui affirme qu’Israël « veut protéger les populations civiles palestiniennes » dans sa guerre contre le Hamas, il est évident de constater que cette population est au contraire la cible privilégiée. Si vous ne me croyez pas, écoutez ceci : Zeev Schiff (2), journaliste réputé sur les questions militaires au journal israélien Haaretz, déclarait il y a quelques années que « L’armée israélienne a toujours ciblé les populations civiles » et d’ajouter « elle le fait de façon délibérée et calculée ».

Si l’on s’en tient à la lecture de la presse américaine c’est invraisemblable : elle mentionne à peine la souffrance des Palestiniens, laissant la parole et la part belle aux Israéliens. Elle ne mentionne pas plus l’origine de ce carnage : plus d’un demi-siècle de violations des règlements internationaux, confiscation de terres et des ressources en eau, occupation militaire des terres palestiniennes sous la houlette d’un gouvernement colonial et cruel, qui n’a que mépris pour la population palestinienne et ne vise qu’à lui confisquer ses terres par appât du gain.

Gaza est devenu la plus grande prison de la planète à ciel ouvert passé sous la domination d’un gouvernement qui a établi un système d’apartheid et qui tue ses habitants comme de la volaille.

Quand Obama, faisant écho à son prédécesseur, Bush, parle d’Israël il déclare : « ce pays a le droit de se défendre » … La Palestine n’aurait-elle pas le même droit ?

Mumia Abu-Jamal

(1) Mumia Abu-Jamal s’exprimait sur PRISON RADIO le 30 juillet dernier. Vous pouvez l’écouter (en anglais) en cliquant sur ce lien : https://webmail22.orange.fr/webmail/fr_FR/download/DOWNLOAD_READ_MP3.h...

(2) Zeev Schiff a reçu plusieurs prix comme le prix Sokolov en 1975, le prix Amos-Lev (pour les articles militaires) ainsi que le prix Sarah-Reichenstein (pour ses interviews).

Collectif français de soutien à Mumia Abu-Jamal
rassemblant une centaine d’organisations et de collectivités publiques
43, boulevard de Magenta 75010 Paris / TEL : 01 53 38 99 99 / E MAIL : contact@mumiabujamal.com
MEMBRE DE LA COALITION MONDIALE CONTRE LA PEINE DE MORT
www.mumiabujamal.com

 

EN COMPLEMENT :

RSF et Mumia Abu-Jamal

Extrait de "La face cachée de Reporters sans frontières" (Aden éditions 2007).

Et que dire de ce dialogue avec un internaute lors du forum en ligne organisé par le Nouvel Observateur le 22 octobre 2004.

« Internaute : « Un journaliste noir Américain, Mumia Abu-Jamal est en prison au USA depuis plus de 20 ans pour un crime dont il est innocent. Pouvez-vous préciser l’action que RSF a menée pour sa libération ? »

Robert Ménard : « Nous n’avons rien fait et nous ne ferons rien. Il ne s’agit pas d’une affaire de liberté de la presse. »

En êtes-vous sûr, Robert Ménard ? Avant son arrestation, Mumia Abu-Jamal était considéré par le FBI comme l’une des personnes « à surveiller et interner en cas d’alerte nationale « . Journaliste de radio apprécié, lauréat de plusieurs prix, il est surnommé « la voix des sans-voix »pour sa critique de la corruption de la police et des dirigeants politiques locaux qui obtiendront qu’il soit licencié. Il devient alors chauffeur de taxi. Le 9 décembre 1981, alors qu’il vient de déposer un client, Mumia Abu-Jamal est grièvement blessé lors d’une fusillade au cours de laquelle un policier sera tué. Au terme d’une enquête orientée et bâclée, il est condamné à mort. Bien ! Un journaliste opposant est à l’ombre. En juin 1999, un ancien tueur à gages avoue avoir tué le policier dans le cadre d’un contrat mêlant police et mafia. Sous un prétexte procédurier, ses aveux ne seront pas retenus.

Des comités de soutien se sont constitués un peu partout dans le monde, de nombreux livres ont été écrits, des films tournés. Mumia a été fait citoyen d’honneur de plusieurs villes (dont Paris), un rue porte son nom à Saint-Denis (93).

Bref, le sort de cet innocent, enfermé 23 heures sur 24 dans une minuscule cellule a ému l’opinion internationale qui a su empêcher par deux fois son exécution, en 1995 et en 1999. Mais l’émotion a trouvé les volets baissés devant le fond de commerce RSF. La malheureuse était pourvue d’un anti-Sésame : la remise en cause de l’emprisonnement d’un journaliste contestataire dans un pays adoré et distributeur de dollars.

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 16:40

CGTParis-paix-gaza.jpg

Communiqué commun

Union Départementale CGT-Paris, Union Locale CGT du 18ème ,

Syndicat CGT BNP

---------

Alain POJOLAT militant CGT, mais aussi politique, qui avait déposé au nom de l’ensemble des organisateurs la déclaration en Préfecture des manifestations de soutien au peuple palestinien qui ont finalement été interdites, a été convoqué pour se voir notifier sa mise en examen et devrait comparaître devant le Tribunal de Grande Instance de Paris le 22 octobre 2014.

 

L'UD CGT Paris a déjà désapprouvé la décision prise par les autorités françaises d'interdire certaines manifestations de solidarité avec le peuple palestinien.

Il faut remonter à la fin de la guerre d’Algérie pour retrouver de telles interdictions.

Le droit de manifester fait partie des libertés démocratiques. La France est le seul pays  où ces manifestations ont été interdites.

 

Au moment où la population de Gaza, toujours frappée par le blocus imposé par l'Etat d'Israël subit un véritable déluge de bombes, qui a fait plus  de 2000 morts, des milliers de blessés, dans leur immense majorité civils, et 250 000 sans abri et déplacés, il est inacceptable que le gouvernement nous prive du droit de dénoncer ces massacres dans la rue. Par cette interdiction provocatrice, il est le premier responsable des incidents. Incidents qui ont d’ailleurs été déformés et démesurément grossis, avec la complicité des médias, pour tenter de justifier cette atteinte aux libertés élémentaires.

 

Dans le même temps, ces autorités n'ont eu aucune volonté de prendre la moindre initiative politique répondant à la gravité du drame qui se déroule à Gaza comme la dénonciation des violences perpétrées contres les civils, soutenir les droits du peuple palestinien et mobiliser la communauté internationale en faveur de la paix. 

 

En s'en  prenant à un militant qu'il soit syndical  ou politique, mais aussi à de simples manifestants, le pouvoir continue à entretenir l'amalgame qui a été fait entre certains "casseurs" et ceux qui souhaitent simplement manifester de façon pacifique leur soutien à la cause du peuple palestinien.

Le pouvoir tente une nouvelle fois de criminaliser le mouvement de solidarité et  continue d'affirmer ainsi  son soutien à la politique criminelle de l'Etat d'Israël.


Manifester, n'en déplaise au gouvernement est un droit constitutionnel garanti par la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales dont la France est signataire. 

Pour la CGT cette nouvelle atteinte au droit de manifester et de pouvoir exprimer librement sa solidarité avec le peuple palestinien massacré par l'Etat d'Israël est inadmissible.

 

La CGT Paris, l'UL CGT du 18ème et le syndicat BNP expriment toute leur solidarité à Alain POJOLAT et s'associeront aux différentes initiatives qui iront dans ce sens. 

Elles appellent d'ores et déjà  à signer massivement la pétition de soutien à notre camarade Alain POJOLAT et exigent qu'il soit relaxé. 

 

POUR SIGNER LA PETITION EN LIGNE-CLIQUER CI-DESSOUS

 

http://www.petitions24.net/nous 

 

*****

Le Billet de Canaille Le Rouge :


Canaille le Rouge s'honore de bien connaître Alain. 

 

Ce n'est pas un hasard si les coups tombent sur un militant dont la pratique tant politique que syndicale est ancrée dans l'entreprise. C'est aussi révélateur d'un choix du PS : pour lui, ce sont ceux qui sont en première ligne face au capital qu'il faut casser. 

 

La mise en examen d'Alain est en soit un scandale judiciaire : ainsi celui qui va " négocier " avec la maison chaussette à clous, parce que la loi qui encadre les libertés publiques y oblige, parce qu'il a ce mandat se retrouve d'entrée en première ligne pour se retrouver au ballon. 

Du jamais-vu dans l'histoire juridique et judiciaire de notre Pays. 

 

Même Serol pourtant imaginatif en la matière n'y avait pas pensé.

 

N'est-ce pas là au sens propre la définition politique d'une pratique d'otage, un peu à la façon dont du temps de la barbarie de la partie la plus obscure du moyen-âge, on envoyait dans un sac la tête d'un plénipotentiaire pour dire à la partie d'en face que les négociations avaient échoué ?

 

C'est insupportable. 

 

Le parquet doit faire machine arrière et ne pas se soumettre aux injonctions de l'amicale des flashballeurs, gazeurs et autres casseurs assermentés patentés. 

 

Ce que le pouvoir fait contre Alain n'est pas dénoncé avec la vigueur nécessaire et Canaille le Rouge se réjouit de la prise de position des organisations parisiennes de notre CGT, celle d'Alain qui est aussi celle de La Canaille. 

 

À titre plus personnel, pour La Canaille, Alain, c'est un camarade de lutte qui est sous le coup de ces mesures.  Lui avec ses approches, La Canaille avec les siennes, mais toujours côte à côte.

 

Nous avons été élus ensemble au même congrès à la CE de l'UD CGT de Paris. Nous avons agi ensemble à pendant des années en particulier quand le débat de fond sur les orientations menaçaient d'explosion la plus importante UD de la CGT : rassembler, recoudre, reconstruire sur des bases de classe, quitte à tenir la dragée haute à des dirigeants par ailleurs pour certains fort respectables, mais méconnaissant la réalité revendicative parisienne d'alors.

 

Depuis notre première entrevue commune, musclée, avec les cogneurs de Debré intervenant violemment contre les premiers " sans-papiers " de St Bernard et jusqu'à ce jour, la somme des différences réelles n'est jamais parvenue à entamer l'action de classe partagée. 

 

C'est aussi à un militant de la CGT que le pouvoir s'attaque avec ses options liberticides. Le monde du travail doit dire stop et imposer au petit maquignon de Matignon de cesser ses gages de toute nature au Medef.

 

Sans rien retirer à ses engagements syndicaux, bien au contraire, l'engagement d'Alain contre le f-haine et tous les fascismes faisant l'autre pilier d'une action toujours commune, a précédé bien des déclarations officielles depuis médiatisées. 

 

Nous avons pu ainsi ensemble vérifier que oui, les barricades n'ont que deux côtés, en étant toujours du même et vérifiant ensemble ou séparément que ceux qui en face les chargent et ou basculent de l'autre côté avec plus ou moins de souplesse se passent les responsabilités de l'un à l'autre sans trop de problèmes.


L'UD CGT de Paris, son UL et son Syndicat mettent en ligne une pétition de soutien à Alain. 

 

 

Canaille le Rouge

le 5 août 2014

http://canaille-le-rouge.over-blog.com

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