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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 12:02
AFP le , mis à jour à 14:35 sur Boursorama

 

Un salarié d'Air France brandit un drapeau de la CGT, le 5 octobre 2015 à Roissy, au siège de la compagnie ( AFP/Archives / Kenzo Tribouillard )
 

"François, écoute le vent social qui souffle": la CGT d'Air France apostrophe le chef de l'Etat avant la manifestation des salariés de la compagnie, le 22 octobre à Paris, affirmant que les "voyous de la République" sont ceux "qui détruisent le pavillon français".

"François, écoute le vent social qui souffle", prévient la CGT dans une vidéo publiée sur son compte Facebook, après avoir détourné la célèbre anaphore du candidat socialiste, "Moi président": "Toi président, tu ne connais pas la peur de perdre son emploi; toi président, tu ne connais pas la précarité et la misère".

Dans cette vidéo, le syndicat évoque pêle-mêle l'agression de deux dirigeants d'Air France (et leurs désormais célèbres chemises arrachées), le 5 octobre après l'annonce d'un plan menaçant 2.900 emplois, les multiples déclarations politiques qui ont suivi et l'interpellation de cinq salariés.

"Nos pensées vont à nos frères de lutte, victimes de cette violence médiatico-patronale et embarqués au petit matin comme des criminels", "sur ordre" du Premier ministre, déclare la CGT dans la vidéo intitulée "le 22 octobre, ça va Vallser".

Revenant sur le terme de "voyous" utilisé par Manuel Valls pour désigner les manifestants à l'origine des incidents, le syndicat rétorque que ce sont "ceux qui détruisent le pavillon Air France" qui "sont les voyous de la République".

La CGT, comme la majorité des syndicats de la compagnie, estime que l'Etat, qui détient 17% du capital d'Air France, est responsable en partie de ses déboires, en raison du niveau élevé des diverses taxes, notamment aéroportuaires, et de l'octroi de droits de trafic aux compagnies concurrentes du Golfe. Elle rappelle la décoration par François Hollande en juin du PDG de Qatar Airways comme officier de la Légion d'honneur.

Copyright © 2015 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 08:26
Repris sur UL CGT Dieppe Air France, Droits et libertés, Emploi & Travail

17 oct. 2015

Air-France: la répression se renforce et s'étend
Onze autres salariés convoqués par la police, et deux pilotes mis à pied par la compagnie

Onze salariés de la branche cargo d'Air France sont convoqués, mardi et mercredi, par la police pour être entendus dans le cadre de l'enquête sur les incidents survenus en marge de la manifestation du 5 octobre. C'est ce qu'ont indiqué, vendredi 16 octobre, des sources syndicales à l'AFP.

Certains salariés sont suspectés d'avoir "secoué la grille" séparant les manifestants de la salle du comité central d'entreprise (CCE), dans laquelle des dirigeants d'Air France ont été pris à partie avant de s'enfuir, a précisé une de ces sources à l'AFP.

Selon elle, les auditions auront lieu dans un bureau de la police aux frontières (PAF) de Roissy (Val-d'Oise), en charge de l'enquête.

Cinq autres salariés vont être jugés en décembre

En outre, deux pilotes, soupçonnés par la compagnie d'avoir ouvert "un accès avec leur badge" lors de l'envahissement du CCE, ont été "mis à pied jusqu'à début novembre", a affirmé Véronique Damon du SNPL, le syndicat de pilotes majoritaire à Air France. "Ça nous paraît être une réaction un peu excessive s'ils ont simplement ouvert les portes pour éviter qu'elles ne soient défoncées", a-t-elle poursuivi.

Ces sanctions s'ajoutent aux mises à pied sans solde déjà prononcées par la direction à l'encontre des cinq salariés qui doivent être jugés le 2 décembre pour "violences aggravées présumée".

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 16:09

Retour sur la provocation De Juniac-Valls du 5 octobre contre Air France : pourquoi l’état a-t-il voté un plan « qui pouvait être évité ?"

 

En fait Air France va bien. 85 millions de touristes, 88 % de taux de remplissage, un prix de l’essence qui n’a jamais été aussi bas, une suppression déjà de plus de 10 000 postes, un plan de 20 % d’efforts de compétitivité depuis 4 ans, les personnels au sol ont atteint 100 % des objectifs.  Avec 96 %, les hôtesses et stewards sont près du but. Les pilotes avec 67 % de mises en œuvre n’en seraient pas loin, sans la grève de 14 jours en 2014 provoquée par les intransigeances de la direction. Les navigants ont déjà réduit leur salaire de 20 % en l’espace de 20 ans : or contrairement à tout ce qui est dit c’est un métier hyper qualifié, lourd en responsabilités et terriblement usant. La « dette » de 5 milliards, sur un chiffre d’affaires global de 20 milliards, ce n’est pas énorme, car il faut toujours compter l’innovation, l’investissement.

Mais alors pourquoi tous ces cris d’orfraie de la direction ?

Parce que les dirigeants Alexandre Bezoügnes de Juniac et Fréderic Gagey sont des fanatiques financiers, méprisants du droit du travail et des personnels. Ils donnent une priorité excessive au remboursement de la dette au détriment du développement de l’entreprise, ils s’augmentent de 70 %, et comblent leurs actionnaires en mettant 150 millions de cote pour leurs retraites chapeaux. De Juniac est connu pour ses déclarations sur le travail des enfants, contre les 35h, et sur le fait que ses « amis du Qatar auraient mis tous les pilotes prison » plutôt que de négocier avec eux. En fait il veut « Ryaniser » Air France, liquider la compagnie, en la transformant par le biais de Transavia : il restera les lignes de prestige Air France, et pour le menu fretin, le « low cost » avec des pilotes surchargés et des conditions de trajet dégradées. Un peu comme ce que Macron fait contre la SNCF, le TGV pour les riches et l’autocar pour les pauvres. Comme ce qui a été fait pour la marine marchande française qui a été bradée. C’est ça, « la mode » de la gestion de la finance.

La grande provocation du 5 octobre :

Pour forcer la main aux pilotes et leur imposer de nouveaux sacrifices (les pilotes de Ryan air sont auto-entrepreneurs) de Juniac cherche à diviser les personnels. Alors il va faire sortir publiquement avant le CCE du 5 octobre, l’annonce d’un nouveau plan de 2900 suppressions de postes : 300 pilotes, 900 hôtesses et stewards, 1700 au sol. Il n’hésite pas pour cela à commettre un délit d’entrave en se servant de la presse : ce qui provoque l’explosion de colère des 2000 membres du personnel exaspérés qui se solidarisent entre eux. Dans une vidéo devenue culte, une jeune femme Erika se fait spontanément et à juste titre porte parole de tous les griefs des personnels contre les dirigeants. L’intersyndicale CGC, FO, UNSA, CGT est là, qui représente 70 % des salariés et quelques chemises sont déchirées – lesquelles vont donner prétexte à un déchainement d’une campagne de presse apocalyptique pendant 3 jours.

Le Premier ministre Manuel Valls en est la cause, se comportant comme un irresponsable brutal : lui qui fut si modéré face au menteur Jérôme Cahuzac ou lors des tirs meurtriers contre Rémi Fraisse, se déchaîne contre les « voyous » et exige de « lourdes sanctions ». En d’autres cas, il s’était drapé dans le fait que « ce n’était pas son rôle de déclencher des enquêtes » et dans la « présomption d’innocence ». Lui et Macron, l’état détenant 17 % d’Air France, font voter le 2 octobre les 3 représentants de l’Etat en CA d’Air France-KLM en faveur des 2900 suppressions de postes. Valls cherche à placer un de ses hommes à la tête d’Air France. Il utilise les méthodes exceptionnelles, intimidantes et vulgaires, d’une rafle policière au petit matin (procédure utilisée dans 1 % des cas, car il aurait suffi d’une convocation) contre 6 salariés d’Air France : ils sont mis « plus bas que terre » et « jugés avant d’avoir comparu », au total 11 salariés sont convoqués par la police et 2 pilotes mis à pied. Alors que le pénal tient le civil en l’état, ils sont sanctionnés arbitrairement. Macron traite ces « indignés » de « stupides ». Juniac affirme qu’il ne pouvait « faire autrement »… Tout cela alourdit le dossier et mécontente l’opinion puisque 54 % de Français disent « comprendre » les violences dans un climat tendu par l’existence de 6 millions de chômeurs et l’annonce de la suppression de 132 700 postes de fonctionnaires par les mêmes Valls et Macron.

Le choc et le recul immédiats :

Mais cela ne peut tenir. La compagnie sera déstabilisée si les évènements suivent ce cours et les dirigeants contestés risquent de ne pas avoir leurs retraites chapeaux. Les pilotes ne se sentent plus isolés : devant le front syndical solidaire, le 9 octobre, le dialogue est renoué : « Vu le contexte, qui a évolué, il nous paraît difficile qu’Air France mette en œuvre unilatéralement des décisions qui relèveraient du fait du prince », commenté Véronique Damon, porte-parole du SNPL. 12 organisations appellent à manifester le 22 octobre. Ségolène Royal fait une déclaration énorme à l’Assemblée, démentant Valls et Juniac :   “Les torts sont partagés”.

Ah bon, alors ce n’étaient pas des « voyous » ? Soit c’est le tour des dirigeants d’être réveillés au petit matin à leur tour par la police, soit les plaintes doivent cesser contre les salariés injustement provoqués puis humiliés et traqués. Et on entend alors se dire que « le plan de 2900 suppressions d’emplois peut être évité » : ce qui, quand on y réfléchit est inouï. Tout ça pour ça ! Normalement Juniac coupable d’entrave et de discours irresponsable, devrait démissionner, et Valls devrait s’excuser ! Pourquoi l’état a-t-il voté un plan « qui pouvait être évité » ? Les salariés poursuivis devraient être immédiatement relaxés et honorés : car finalement les fameuses « violences » auraient pu être beaucoup plus grandes et deux chemises déchirées ont fait plus pour rétablir le dialogue et sauver les emplois que des mois de palinodies.

Ce n’est pas l’histoire seulement d’Air France, c’est celle d’un gouvernement anti social, obtus et aux abois à la fois. C’est celle d’une tension en profondeur dans le pays, elle se sent partout et cela aggravera les effets électoraux hélas, le malheur étant que c’est une droite encore plus brutale qui cherche à en retirer les marrons du feu.

 

Commentaire : Et là on se demande : pourquoi Gérard Filoche est-il toujours au PS, la seconde droite de l'intégration européenne ? AC

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 15:53

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Société - Social

Les chemises de deux cadres d'Air France avaient été arrachées par des salariés en colère./Photo AFP

Les chemises de deux cadres d'Air France avaient été arrachées par des salariés en colère./Photo AFP

Après l'arrestation des six salariés d'Air France soupçonnés d'avoir molesté les deux cadres de la compagnie aérienne, une pétition en ligne a été lancée par le collectif "JeDonneMaChemise" pour les soutenir. Elle a déjà recueilli plus de 9 000 signatures. «Suite à l'arrestation à leurs domiciles de six salariés d'Air France, nous ne pouvons accepter que le petit peuple soit traité de voyou quand les cols blancs sont eux traités avec autant de clémence de la part du pouvoir» expliquent les membres du collectif qui appellent aujourd'hui à une mobilisation nationale et des actions devant les préfectures dans les principales villes de France. Un rassemblement est organisé ce samedi midi devant la préfecture de Haute-Garonne, place Saint-Etienne «pour y déposer nos chemises blanches usagées» selon les organisateurs.

La Dépêche du Midi

Tous et tout de suite ?
Déshabillons-les !

Je ne condamne pas. Je comprends et partage la colère des travailleurs d’Air France, traités de « voyous » par un politicien aux dents si longues qu’elles cirent les parquets patronaux.

Deux chemises déchirées, fussent-elles de luxe, n’égalent pas la suppression de 2900 emplois.
Lundi 12 octobre 2015, à six heures, des « meneurs » (cinq salariés, tous syndiqués à la CGT) ont été arrêtés à domicile comme de vulgaires délinquants... Jérôme Cahuzac, lui, eut droit à d’autres égards... Faut-il qu’elles aient peur les classes dominantes et leurs chiennes de garde pour aller si loin !

Depuis le début de « l’affaire Air France », leurs médias à la botte montent les « incidents » en épingle pour mieux paralyser et mater la « populace ». Celle qui, tellement exploitée, humiliée, n’en peut plus, et dont le désespoir devient parfois violent. On ne peut pas se foutre en permanence impunément de la gueule des travailleurs. Et la saignée s’accélère. Menaces sur l’APL, une loi de finances qui émane en réalité de la Troïka...

Ils ont peur, les possédants, peur pour leurs dividendes, leurs profits, leurs privilèges. Il est temps de leur faire encore plus peur et de commencer à les déshabiller, à les obliger à « tomber la chemise ».

Hollande, Valls et Macron ont engagé un bras de fer contre les luttes, ils peuvent s’y casser les bras. La répression, l’arrestation sans ménagement de salariés, de syndicalistes, exaspérés, est indécente, insupportable. La criminalisation de luttes justes rappelle les pires moments de notre histoire.

Jean Ortiz

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 15:23

Ce texte de Jaurès est extrait de la revue Cerise parue le 9 Octobre.

"La responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes ..." Jean Jaurès
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 16:37
Déclaration du syndicat CGT du Conseil Départemental de Seine-Maritime
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 14:07

UL CGT Dieppe Solidarité, Union départementale CGT 76,

14 oct. 2015

Déclaration de soutien aux syndicalistes d'Air-France

Déclaration de la Commission exécutive de l’Union locale CGT de la région de Dieppe, réunie le 13 octobre 2015.

Soutien aux syndicalistes d'Air-France

Lundi 12 octobre au matin, 6 syndicalistes et salariés d’Air France ont été interpelés 6 h 30, et placés en garde à vue.

Avec ces faits, rappelant une bien triste époque, certains espèrent terroriser les salariés qui veulent se défendre.

L’UD CGT 76 condamne cette scandaleuse répression antisyndicale contre les salariés et leurs syndicats.

L’UL CGT de la région de Dieppe condamne la violence patronale qui casse les emplois et cherche à casser les salariés.

L’UL CGT de la région de Dieppe apporte son soutien total aux salariés d’Air France, unis avec leurs syndicats, qui combattent contre un plan de suppression de 3 à 9 000 emplois.

Le 1er Ministre VALLS (ainsi que M. Macron) en insultant les manifestants qu’il a traités de « voyous », en pratiquant des coups de force permanents contre les syndicats (49.3 à répétition, PPCR), porte la responsabilité d’instaurer un climat détestable et antidémocratique.

Honte à ceux qui se solidarisent avec cela.

L’UL CGT de la région de Dieppe demande au Gouvernement et aux pouvoirs publics que cessent toutes poursuites contre les salariés et syndicalistes d’Air France.

Nous sommes aux côtés des salariés d’Air France pour que soit abandonné le plan de casse des emplois.

Cette déclaration a été adressée :

  • > Au procureur de la République de Bobigny, TGI, 173 avenue Paul Vaillant Couturier 93008, Bobigny Cedex.
  • > Au Président de la République, Palais de l’Elysée, 55 rue du Faubourg St Honoré, 75008 Paris.
  • > Au 1er Ministre, Monsieur Valls, Matignon, 57 rue de Varenne, 75007 Paris.
  • > Aux journaux.

Double au syndicat CGT Air France, contact@cgtairfrance.com, 5 rue de la Haye, 95703, Roissy Charles de Gaulle.

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 22:00
CGT-23 Septembre-Pour le respect des libertés syndicales : A Rouen devant le palais de justice, rassemblement et conférence de presse

 

A ROUEN, RASSEMBLEMENT

ET CONFERENCE DE PRESSE DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE

A 16 heures 30

 

CGT - 23 septembre 2015 : journée nationale pour le RESPECT des libertés SYNDICALES

Le 23 septembre 2015 la CGT organise une journée nationale

pour le respect des libertés syndicales.

 

« Casser du militant », briser des élans sociaux, créer des peurs, menacer les Bourses du travail… la répression syndicale reste un des moyens patronal pour freiner le développement du syndicalisme. Ainsi, certains militantes et militants de la CGT, de par leur engagement, sont traités comme des délinquants. Ils sont trainés devant les tribunaux, dans des procédures de plusieurs années. Leur carrière est souvent brisée, leur vie bouleversée, leur famille affectée…

Les affaires judiciaires de Roanne, des « 5 d’EDF-GDF », l’inspectrice du travail à Annecy poursuivie par Tefal, de la Bourse du travail du Blanc-Mesnil, de Chartres, du Havre, de Villefranche-sur-Saône, de la Caisse d’Epargne de l’Ile de France… sont autant de preuves d’une volonté patronale et d’une partie du pouvoir judiciaire, de criminaliser l’action syndicale dans un contexte d’action collective (Grève, manifestation…).

Les sanctions en droit pénal, qui pèsent contre les militants syndicaux, traités comme des « voyous » par le patronat et certains procureurs, sont inadmissibles et n’ont rien à voir avec la réalité du fait syndical !

Pour la CGT, porter atteinte à un militant syndical, c’est porter atteinte à toute la CGT ! La lutte contre la criminalisation de l’action syndicale, s’inscrit dans la démarche générale de la CGT de lutte contre toutes les formes de discrimination.

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 08:39

Les assassins des droits des travailleurs!

Publié le par FSC

Les assassins des droits des travailleurs!

C'est aujourd'hui que "tombe" le rapport COMBREXELLE commandité par Vals.

On en connaît la logique : voir ci-après le texte paru hier dans "les Echos" et se référer à l'excellent travail d'information réalisé par le site de la Filpac CGT depuis longtemps.

Parallèlement au travail idéologique contre le code du travail il s'agit de contourner toutes les lois de protection par là où les salariés sont - pour l'heure en ce temps de crise - les plus vulnérables : les branches et surtout les entreprises.

Le couteau sur la gorge, dans les déserts syndicaux des PME et dans les plus grandes entreprises au moyen des syndicats de collaboration et le cas échéant en créant des syndicats maisons à l'instar de la CFT d'antan sont dans la mire : le temps de travail (les 35 heures), les salaires, les conditions de travail ...

Les travaux pratiques sont déjà en chantier comme on vient de le voir avec l'usine SMART d'Hambach (les 39 heures payées 35) et ce qui se passe chez Amazon à l'occasion des élections professionnelles où les outils de mise en condition sont testés.

Pas d'autres voies que la résistance là où la force de proposition paraît bien désuette.

_____________________________

L'article des Echos sur le rapport COMBREXELLE :

 

EXCLUSIF - Le rapport sur le droit du travail qui sera remis ce mercredi veut ouvrir considérablement le champ de la négociation collective.

 

Le président de la République l’a annoncé : le fait majoritaire va devoir aussi s’imposer dans les négociations entre employeurs et syndicats. C’est, sans surprise, une des propositions du rapport que l’ancien directeur général du Travail, Jean-Denis Combrexelle, doit remettre ce mercredi au Premier ministre et dont « Les Echos » ont eu connaissance. Mais la mesure, que le conseiller d’Etat veut généraliser « à compter de 2017 », ne résume pas, loin s’en faut, son contenu.

 

Manuel Valls, qui l’avait chargé de réfléchir sur des mesures permettant d’ « élargir la place de l’accord collectif dans notre droit du travail », ne va pas être déçu. C’est une profonde évolution du droit du travail que propose Jean-Denis Combrexelle. S’il ne donne pas toutes les clefs aux entreprises, comme l’a proposé l’Institut Montaigne , il suggère de réduire singulièrement la place de la loi dans notre édifice juridique social et de modifier en ce sens la Constitution « en inscrivant dans son préambule les principes de la négociation collective ». 

 

La 26ème de ses propositions, au nombre de 44, est sans doute la plus osée. Le rapport forme le « projet à moyen terme, c’est-à-dire dans un délai maximal de quatre ans, d’une nouvelle architecture du Code du travail faisant le partage entre les dispositions impératives, le renvoi à la négociation collective et les dispositions supplétives en l’absence d’accord ».

 

Un dispositif centré sur les accords d’entreprises

 

Jean-Denis Combrexelle veut limiter le caractère impératif de la loi à quelques règles d’ordre public social (les 48 heures de durée maximale de travail par semaine en matière de temps de travail, le SMIC en matière de salaires). Une bonne partie de l’ordre public serait renvoyé au niveau des branches, dont il veut accélérer la concentration sur trois ans. Il leur reviendrait de définir l’ « ordre public conventionnel qui s’applique à l’ensemble des entreprises du secteur et qui est opposable, sous réserve de l’application du principe de faveur [d’être plus avantageux pour les salariés] , à l’ensemble des accords d’entreprises », dont la durée de validité serait limitée à 4 ans. Le dispositif préconisé serait donc centré sur ces derniers, qui s’appliqueraient en priorité, sous réserve, certes, de l’ordre public social législatif et conventionnel, mais dont le champ serait réduit.

 

A court terme, soit dès le « courant de l’année 2016 », seraient « cibl[és] les domaines sur lesquels, du point de vue social et économique, il y a une urgence à développer la négociation collective et à adapter, en conséquence, les dispositions du code du travail ». En l’occurrence, ce que Jean-Denis Combrexelle appelle les « quatre piliers de la négociation que sont le temps de travail, les salaires, l’emploi et les conditions de travail ».

 

Autre point clef : « Lorsque l’emploi est en cause et que l’accord vise à le protéger, le maintenir, le préserver et le développer, l’accord et l’intérêt collectif qu’il incarne priment sur l’intérêt individuel concrétisé par le contrat de travail », écrit Jean-Denis Combrexelle. Dans le cas où un salarié refuserait les conséquences de l’accord sur son contrat de travail, il ne propose pas de revenir sur le fait qu’il bénéficie d’un licenciement pour cause économique, mais prône des indemnités spécifiques de licenciement « moins attracti[ves] ». Seraient concernés les accords de mobilité, de GPEC et de maintien dans l’emploi.

 

Parmi les autres propositions, figurent des propositions très diverses. Côté Etat, il y a notamment la « limitation du nombre de réformes législatives du droit du travail en fixant un agenda social annuel et en le respectant » ou encore l'« application du principe selon lequel toute disposition nouvelle du code du travail doit être gagée par l’abrogation d’une disposition devenue obsolète du même code ». Jean-Denis Combrexelle préconise l’« encadrement dans le temps des conditions de recours judiciaire contre les accords collectifs avec application de règles inspirées du contentieux réglementaire » mais également de reconnaître aux services déconcentrés de l’Etat la capacité de « contester les accords collectifs d’entreprise (à l’exception des accords portant sur les PSE) devant le tribunal de grande instance ». Il suggère encore une « assimilation législative de l’accord de groupe aux accords d’entreprise ». Et évoque le lancement d’une expérimentation relative aux accords collectifs concernant les filières et les sous-traitants dans le cadre de la notion d’« entreprise étendue », également évoquée par le DRH d’Orange, Bruno Mettling, dans un rapport qu’il doit remettre dans quelques jours à la nouvelle ministre du Travail, Myriam El Khomri .

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L'article de l'Humanité d'hier sur ce qui se passe chez Amazon :

 

Vote sous influence chez Amazon

 

Le premier tour des élections professionnelles dans l'entrepôt de Saran se tient ce jour. La CGT dénonce l'arrivée d'une obscure organisation maison.

Listes maison ?

 

Mercredi 2 septembre, lors d'une journée de négociation du protocole d'accord préélectoral (PAP) visant le prochain scrutin de l'entrepôt de Chalon-sur- Saône (Saône-et-Loire), les quatre syndicats implantés sur le site ont eu la surprise de découvrir deux membres d'une organisation inconnue et non représentative : la Confédération autonome du travail (CAT), dont le logo est un soleil jaune. En 1947, année où la tendance réformiste de la CGT fit scission afin de créer Force ouvrière, d'autres trans- fuges cultivant une ligne farouche- ment anticommuniste créèrent la CAT. Lors des élections prud'homales de 1979, la CAT noua d'ailleurs une alliance avec la Confédération des syndicats libres (CSL), le « syndicat » d'extrême droite jadis implanté dans l'industrie automobile né sous le nom de Confédération française du travail (CFT) et qui changea son nom pour celui de la CSL suite à l'assassinat, par des militants CFT, du syndicaliste CGT Pierre Maître, en 1977. La CAT est aujourd'hui un groupuscule dont le site Internet n'a pas été mis à jour depuis 2013, implanté es- sentiellement dans l'entreprise Darty. « C'est le syndicat maison par excellence, explique Jean-Marc Miduri, de la CGT Darty. La direction l'a monté de toutes pièces à la fin des années 1970. La CAT valide tout ce que la direction met en place. Quand Darty a supprimé 500 emplois en 2013, la CGT a attaqué le plan en justice mais la CAT l'a voté sans discuter. »

 

Hasard du calendrier, l'arrivée de la CAT dans plusieurs entrepôts Amazon correspond à celle d'un tout nou- veau juriste dans l'entreprise, Pierre- Loïc Courtel. « C'est très étrange car ce cadre porte un badge vert, celui des intérimaires. Il est présent depuis plusieurs mois mais ne nous a jamais été présenté officiellement, observe Alain Jeault. Lors des négociations du PAP, les quatre syndicats ont refusé la présence de la CAT, non représentative. Mais pendant sept heures, la direction a cherché à nous l'imposer, en demandant à trois reprises des suspensions de séance de vingt minutes, à chaque fois pour consulter ce conseiller de l'ombre. » Un conseiller dont le dernier employeur n'est autre que l'Union des industries métallurgiques et minières (UIMM), le syndicat patronal. CGT, CFDT, FO et CFE- CGC viennent d'adresser un courrier commun à la Direccte afin de dénoncer les agissements d'Amazon en fa- veur de la CAT : « Face à l'insistance de la direction à valider la présence de ce syndicat en tant que signataire du PAP, nous avons refusé d'entrer dans la négociation » et « avons quit- té la réunion », y font-ils savoir. La CAT vient également de déposer des listes dans l'entrepôt de Montélimar (Drôme), sans qu'aucun PAP n'ait été voté. La CAT assure cependant que ses nouveaux militants issus de dif- férents sites « ont découvert (l') orga nisation par Internet ».

 

De son côté, Amazon n'a pas souhaité répondre à nos questions.

La logistique représente en France plus de 800 000 emplois non délocalisables et concentre un très grand nombre de travailleurs pauvres, pour beaucoup intérimaires. Les conditions de travail y sont extrêmement pénibles, la moyenne d'accidents du travail est supérieure à celle du bâ- timent. Avec le déploiement continu de l'e-commerce ainsi que des points-retrait où les clients viennent toujours plus nombreux retirer au volant de leurs automobiles des courses commandées sur Internet, la logistique créera ces prochaines an- nées de nouveaux emplois précaires pour en détruire bien davantage dans le commerce de proximité et la grande distribution. « La logistique sera l'un des enjeux majeurs du com- bat syndicaliste européen », prévient Heiner Reimann, du syndicat alle mand VerDi. Amazon, et plus large- ment l'e-commerce, est une terre de mission syndicale. « En Allemagne, VerDi a beaucoup investi en y déta- chant des permanents : nous avons réussi à syndiquer des jeunes dépolitisés de plus en plus nombreux sur les piquets de grève, et qui apportent une pugnacité que nous avions per- due en Allemagne », observe Heiner Reimann. Avant d'encourager ses ca marades : « Nous sommes tous derrière la CGT Amazon pour ces élections. Dans ces entrepôts, s'écrivent de nouvelles pages d'histoire sociale. » ■

 

par Jean-Baptiste Malet

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Un certain nombre d'articles parus sur le site de la Filpac CGT :

 

http://www.filpac.cgt.fr/spip.php?article10310

 

http://www.filpac.cgt.fr/spip.php?article10309

 

LE RAPPORT COMBREXELLE ? LA STRATÉGIE DU CHOC ! C’EST LA SUITE NATURELLE DE LA LOI MACRON - REMIS LE 9 SEPTEMBRE À MIDI À VALLS - MISSION ? TOUT LE POUVOIR AUX PATRONS !

http://www.filpac.cgt.fr/spip.php?article10307

 

Contre la violence libérale des relations sociales, Combattons l’austérité"

http://www.filpac.cgt.fr/spip.php?article10279

Ainsi que d'autres articles ...

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 14:02
SOLIDARITE avec les MIGRANTS, OUI, PAS avec les DJIHADISTES qui les chassent pour le compte des impérialistes occidentaux.

fauteurs de guerresAu rassemblement parisien de « solidarité avec les  » qu’ont porté ce week-end le PS et sa mouvance d’ « extrême gauche », on a vu flotter partout, non pas le drapeau officiel de l’Etat syrien à deux étoiles, mais celui de la « rébellion » djihadiste (à trois étoiles) encouragée par les pétromonarchies intégristes chères à Hollande (qui vend, humanitairement au Qatar et à l’Arabie saoudite, des « Rafales » qui leur serviront à écraser les révoltes populaires).

La solidarité avec les peuples commence par l’observation d’un devoir élémentaire : celui de NE PAS s’ingérer dans leur affaires, de NE PAS les déstabiliser (au départ pour faire tomber un allié de la Russie et de l’Iran), en se souvenant du mot de Robespierre : « LES PEUPLES N’AIMENT PAS LES MISSIONNAIRES ARMES ». Cela s’appelle le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et celui des travailleurs à VIVRE ET A TRAVAILLER AU PAYS au lieu de servir d’ « armée mondiale de réserve du capital » à l’aune de l’euro-mondialisation !

qui sème le néocolionalisme et vend des armes récole des réfugiésN’oublions jamais que dames patronnesses et dagues patronales appartiennent à la même famille politique : celle de l’impérialisme, ennemi principal de tous les peuples, y compris le nôtre, et de ses créatures intégristes !

Ajoutons que voir flotter un drapeau intégriste porté par des individus masqués sur la statue de la République est une insulte au peuple français et à tous les martyrs républicains du 19ème siècle tombé pour la liberté des peuples.

Plus que jamais, SOLIDARITE AVEC LES COMMUNISTES SYRIENS qui luttent pour une indépendante, unie, laïque et démocratique où tous les Syriens qui le souhaitent pourront vivre et travailler !

Paris: Le drapeau des djihadistes en Syrie flottait lors du rassemblement en soutien aux réfugiés

 

rebelles en syrie

Le drapeau qu’arborent les groupes terroristes en Syrie depuis 2011 porte trois étoiles

 

syrie_damas_drapeau_sn635

Le drapeau officiel de l’Etat syrien porte deux étoiles.

***

Lors du rassemblement du 5 septembre à Paris, réclamant « l’accueil des et le respect de la dignité humaine de tous les migrants »,  nous avons été fort surpris de voir flotter des drapeaux à trois étoiles, emblème des groupes djihadistes en Syrie, et de l’opposition au gouvernement Assad alignée sur les puissances engagées à déstabiliser la Syrie. Une déstabilisation qui a très largement provoqué la fuite de millions de Syriens.

 

paris - drapeau  syrie 2

 Au rassemblement de soutien aux réfugiés, samedi 5 septembre, place de la République à Paris. (Photo Martin Colombet. Hans Lucas)

syrie - paris

 Place de la République à Paris le 5 septembre 2015 (Photo FB)

Silvia Cattori | 6 septembre 2015Source: http://arretsurinfo.ch/paris-le-drapeau-des-djihadistes-en-syrie-flottait-lors-du-rassemblement-en-soutien-aux-refugies/

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