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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 10:38

Publié par Jean Lévy

MUMIA : rassemblement MERCREDI 5 AOÛT à Paris‏ à la Concorde
MUMIA : rassemblement MERCREDI 5 AOÛT à Paris‏ à la Concorde

POUR LA LIBERATION DE MUMIA 

et des soins médicaux immédiats !

 

Rassemblement

place de la Concorde à Paris

MERCREDI 5 AOÛT

à 18 heures

à proximité de l'Ambassade des Etats-Unis

angle Rue de Rivoli / Jardin des Tuileries

Métro CONCORDE

 

Comme chaque premier mercredi du mois, nous donnons rendez-vous aux franciliens pour exiger la libération de Mumia Abu-Jamal. 

Rappelons que le journaliste noir américain a déjà passé plus de 33 ans en prison dont 30 dans l'enfer du couloir de la mort. Il a toujours clamé son innocence sans jamais pouvoir la défendre face à un système judiciaire raciste et inéquitable qui refuse abstinément la révision de son procès. Agé de 61 ans, son état santé est toujoutd préoccupant (voir nos messages précédents). La mobilisation internationale est indispensable pour qu'il puisse obtenir des soins médicaux appropriés aux maladies dont il souffre (diabète et eczéma), ce que lui refusent les autorités pénitentiaires et la justice de Pennsylvanie. ... 20.000 cartes cartes-pétitions ont d'ores et déjà été envoyées depuis la France au Gouverneur de Pennsylvanie pour qu'il mette un terme à ce comportement cruel et inhumain :

la carte pétition

- vous pouvez la commander (gratuitement)

à contact@mumiabujamal.com en précisant le nombre demandé et l’adresse à laquelle vous souhaiter la recevoir ;

- vous l’envoyer directement au Gouverneur de Pennsylvanie par courrier postal ... sous enveloppe de préférence pour contraindre son administration à l’ouvrir et à en prendre connaissance. Sous enveloppe ou pas, le tarif postal est de 1,20 € pour un envoi jusqu’à 20 grammes. Si vous faites des envois en nombre, il vous faudra l’affranchir en conséquence.

 

 

LE COLLECTIF FRANCAIS "LIBERONS MUMIA !"

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 13:18
Après l’attentat de Sousse, quand la guerre contre le terrorisme rime avec restriction des libertés

Rights › Jul 12, 15 sur le site nawaat.org


police-Tunisie-terrorisme-libertes

Dans une démarche plus qu’attendue, le président de la République, Béji Caid Essebdi a décrété, le 4 juillet dernier, l’état d’urgence suite à la dernière attaque terroriste perpétrée à Sousse. Avant lui, Habib Essid, Premier ministre, a annoncé des mesures exceptionnelles de sécurité dans ce que les deux ont appelé « une guerre ouverte contre le terrorisme ». Le Parlement, de son côté, promet d’accélérer les discussions sur la nouvelle loi anti-terroriste afin de l’adopter dans les prochains jours. Entre temps, la société civile tire la sonnette d’alarme et prévient le pouvoir du danger de la répression généralisée sur les droits et les libertés fraîchement acquis en Tunisie.

Dans un désordre total et une panique sans précédent, le président de la République met en garde le peuple et menace d’une forte et ferme réponse contre les mouvements sociaux et les grèves syndicales. En les accusant d’être une des raisons principales de l’affaiblissement de l’État, Béji Caïd Essebsi pointe de doigt les revendications sociales. En parlant de la menace terroriste, il prévoit que « si ça se reproduit, l’État s’effondra! ». Selon Moez Sinaoui, le conseiller du président de la République chargé de la communication, Béji Caid Essebssi a voulu créer « un choc psychologique pour les Tunisiens » [...]

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 22:32

La CES soutient la demande de GSEE, la confédération grecque unique du privé, d'annuler le referendum de ce dimanche. On trouve cette information sur le site anglophone de la Confédération européenne des syndicats.

Curieusement, à l'heure où ces lignes sont écrites le communiqué n'est toujours pas sorti sur le site francophone de la CES. Nous publions donc plus bas une traduction circulant sur Internet, que nous avons vérifiée.

Ce retard à la publication est-il révélateur de divergences au sein de la CES sur l'appréciation de ce referendum? On est en effet à l'opposé de la position confédérale, appelant à manifester pour soutenir le peuple grec.

COMMUNIQUE DE LA CES : LA CONFÉDÉRATION EUROPÉENNE DES SYNDICATS SOUTIENT SON SYNDICAT GREC QUI APPELLE A L’ANNULATION DU REFERENDUM

La Confédération européenne des syndicats (CES) soutient la Confédération générale des travailleurs grecs qui appelle au retrait du référendum.

Lors d’une réunion plénière de la Confédération générale des travailleurs grecs qui s’est tenue mercredi 1er juillet 2015, le syndicat grec déclare :

La Confédération générale des travailleurs grecs considère que la tenue d’un référendum est un droit constitutionnel inaliénable des citoyens grecs dans le contexte des traditions européennes.

Cependant, le processus lui-même du référendum actuel, ses délais, sa légalité et son contenu ont été banalisés dans un cadre de faux dilemmes et d’une trop grande vitesse, qui pourrait conduire à des situations incontrôlables et diviser la société grecque.

La Confédération, de manière non négociable, s’oppose à tous les types de mémorandums et à toutes leurs implications qui se font aux frais du monde du travail et du peuple grec, que ces mémorandums viennent des créditeurs ou du gouvernement.

Notre position est également non négociable en faveur de l’orientation européenne de notre pays, et la place de la Grèce dans l’Europe et l’eurozone.

La question posée au référendum est infondée et réduit imprudemment les choix en semant la discorde alimentée par des forces extrémistes à l’intérieur et à l’extérieur de la Grèce, conduisant notre pays vers des aventures tragiques.

Nous demandons ici et maintenant le retrait du référendum.

En tant que principal syndicat des travailleurs du secteur privé, nous envoyons un message clair dans toutes les directions :
• L’orientation européenne de notre pays n’est pas négociable.
• Nous disons oui à l’Europe des peuples et de la solidarité !
• Nous disons oui à la monnaie unique et à une Europe fédérale !

1er juillet 2015

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 22:27
Publié le 03/07/2015 á 22H42

Soutien aux grecs à Rouen ( Paris- Normandie-Extraits)
Les Grecs de Normandie ont les yeux tournés vers la Grèce
En France, comme ici à Rouen mais aussi au Havre jeudi, les manifestations de soutien aux Grecs se sont multipliées avant le référendum : le pays doit dire s’il veut suivre ou non le choix de l’État face au FMI
Rassemblement de solidarité avec le peuple grec à Rouen
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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 22:14

Publié le 4 Juillet 2015

la démocratie

Rédigé par Canaille Le Rouge

protestation contre les lois liberticides en Espagne

protestation contre les lois liberticides en Espagne

Canaille le rouge doit être au choix borné, naïf, incrédule faible d'esprit voir tout ou partie de ce qui précède, mais à lire la télé, écouter la presse, regarder sa radio, personne qui ne pointe ce curieux phénomène :

L'UE, ses corps constitués ses forces politiques qui lui servent de parrain, au nom de la démocratie stigmatise le gouvernement qui à bon ou mauvais titre décide de s'en servir pour décider de l'avenir de son pays. Cela à l'Est de la méditérannée.

A l'ouest de la même mer commune, l'UE ses corps constitués ses forces politiqes qui lui servent de parrain, au nom de...De quoi au fait ? Laisse le gouvernement assassiner les droits démocratiques.

Cela dit, ne pas s'étonner, quand Juncker dit à sa façon que la pratique de Franco le phalangiste prime sur les principes de Clisthène l'Athénien.  la messe est dite.

Nous n'avons pas entendu ici beaucoup de monde dénoncer l'attentat aux libertés commis par Rajoy à Madrid. 

Pas un mot ce jour sur les textes liberticides de Madrid dans la presse en ligne quotidienne entre le tour de France et les larmes de l'UE , plus de place ?

Sourire à Madrid et ses franquistes, soutenir Kiev et ses bandéristes , agonir  Athènes d'imprécations. 

Le credo de l'UE.

 

Merci pour ce texte La Canaille

 

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 15:47

Relevé sur Analyse internationale

Publié le par anonyme

APPEL CGT – FO – FSU ET SOLIDAIRES (IDF) MANIFESTATION DE SOUTIEN AU PEUPLE GREC JEUDI 2 JUILLET À 18H30.

Manifestation de soutien au peuple grec jeudi 2 juillet 18h30 Place de la Bastille

Les Unions régionales CGT – FO – FSU et Solidaires appellent à participer à la manifestation de soutien au peuple grec et au respect de sa souveraineté le jeudi 2 juillet à 18h30. La Grèce est aujourd’hui dans une situation catastrophique, parce qu’elle a été un des laboratoires de l’application des politiques d’austérité imposées par le FMI, la Commission Européenne et la Banque centrale.

Vendredi dernier, ces mêmes institutions sont restées intransigeantes dans les négociations : application des politiques néolibérales ou rien.

Le gouvernement grec ayant décidé de soumettre le projet d’accord au vote, l’Eurogroupe a réagi immédiatement en coupant les vivres le 30 juin, qualifiant le référendum grec de » coup de force » et en excluant le ministre grec des finances de la réunion !

Les masques sont tombés. Les dirigeants européens sont prêts à tout, y compris au mépris de l’expression populaire, pour empêcher la mise en place d’autres politiques que celle de l’austérité. Les forces syndicales qui mènent la lutte contre l’instauration de politiques libérales qui remettent en cause les droits sociaux, détricotent les droits du travail et privilégient la finance au détriment des salarié-es et des privé-es d’emploi, ne peuvent rester passives.

Déjà le 9 avril, lors de la manifestation unitaire CGT- FO-FSU-Solidaires, nous avions installé un calicot géant » d’Athènes à Paris, dans toute l’Europe, non aux politiques d’austérité » Manifester notre soutien au peuple grec qui s’est clairement prononcé le 25 janvier dernier pour refuser l’étranglement des politiques d’austérité, c’est refuser un nouveau déni de démocratie en Europe après ceux rejetant le vote contre le projet de traité constitutionnel européen en France en Irlande et aux Pays Bas.Mais c’est aussi vital pour le mouvement syndical qui se bat pour couper le cou aux matraquages idéologiques, sans fondements, laissant entendre qu’il n’y a pas d’autres choix possibles, en France comme partout en Europe.

Respect des choix démocratiques des peuples et refus des politiques d’austérité sont deux mots d’ordre que portent les unions régionales d’Ile de France, CGT -FO – FSU- Solidaires.

Elles appellent à participer massivement à cette manifestation. Paris, le 29 juin 2015

source:

http://aveclesgrecs.com/2015/06/30/appel-cgt-fo-fsu-et-solidaires-idf-manifestation-de-soutien-au-peuple-grec-jeudi-2-juillet-a-18h30/

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 14:50
Grèce : Déclaration de l'UD-CGT de Seine-Maritime
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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 09:25

Grèce. La bataille du référendum

Publié par Alencontre le 28 - juin - 2015

greeceeuflags_480_2706Rédaction A l’Encontre

Nous avons publié, sur ce site, le 27 juin, le discours d’Alexis Tsipras annonçant au nom d’une décision unanime du gouvernement grec la tenue d’un référendum portant sur l’acceptation ou non des propositions desdites institutions, soit la BCE, la Commission européenne et le FMI. Ce référendum doit se tenir le 5 juillet.

Les résultats du vote au parlement grec, qui a eu lieu à trois heures du matin (heure grecque), ce dimanche 28 juin, sont les suivants: sur 298 députés présents, 178 ont voté en faveur de la motion pour la tenue d’un référendum à la date choisie du 5 juillet. Les députés de Syriza, d’Anel (Grecs indépendants, membres de la coalition gouvernementale) se sont prononcés en faveur de la tenue du référendum. Les néonazis d’Aube Dorée ont voté de même pour la tenue du référendum. 151 votes étaient nécessaires pour que la motion présentée par le gouvernement soit adoptée.

A l’opposé, les membres du PASOK (Mouvement socialiste panhellénique) et de la Nouvelle Démocratie se sont prononcés contre. Le KKE (PC) a proposé sa propre version d’un référendum: oui ou non aux propositions du gouvernement Tsipras ; oui ou non à celle des institutions; oui ou non à l’UE; oui ou non à l’euro. La KKE poursuit son orientation maximaliste dans ses déclarations et dans la pratique il se situe hors du champ politique où se forgent les rapports de forces avec les représentants politiques de la bourgeoisie grecque comme ceux du capital financier que représentent les «institutions». Cette attitude de sa direction met mal à l’aise une partie croissante de sa base militante.

Ce fut le ministre de l’Intérieur Nikos Voutsis qui présenta l’argumentation en faveur du référendum avec des arguments analogues à ceux développés par Alexis Tsipras dans son discours.

Le porte-parole parlementaire du PASOK Evangelos Venizelos – ex-dirigeant du PASOK et ex-vice-premier ministre du gouvernement d’Antonis Samaras – a attaqué la proposition de référendum un prétendant qu’elle n’était pas conforme aux normes constitutionnelles. Il avait antérieurement déposé auprès de la présidente du parlement, Zoé Konstantopoulou, un texte arguant de l’inconstitutionnalité du référendum. Antonis Samaras s’est aussi engagé sur ce terrain. Les incidents parlementaires se sont multipliés, sous tous les prétextes. Ainsi, Zoé Konstantopoulou, après être intervenue dans le débat, a repris sa charge de présidente trois ou quatre minutes avant le délai réglementaire de 10 minutes, ce qui a été invoqué pour un départ de la salle des députés de la Nouvelle Démocratie. Une expression de désarroi et de hargne face à la proposition du référendum.

tsipras_390_2707Une attitude similaire se retrouve dans la réponse de l’Eurogroupe du 27 juin, suite à l’annonce du référendum. A tel point que, le ridicule ne tuant pas, le «socialiste» Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques, a déclaré: «Si les ministres des Finances n’ont pas accordé d’extension du plan d’aide à l’Eurogroupe, c’est parce que le gouvernement grec a accompagné l’annonce du référendum d’un appel à voter non.» Le gouvernement grec demandait une extension du «soutien financier» en place au-delà du 30 juin. Ce que l’Eurogroupe a refusé. Les ministres de Finances se sont réunis, le 27 juin, sans la présence de Yanis Varoufakis, pour envisager «l’hypothèse d’un défaut de paiement grec, avec toutes ses conséquences pour la zone euro». Les divers scénarios «techniques» abordés dans la presse du week-end ont pour mérite de mettre entre parenthèses le caractère essentiellement politique des chantages et propositions faites depuis des mois par les «institutions».  Nous laisserons à des économistes – de gauche et de droite – phraser sur les «scénarios» possibles et, ce faisant, apportant peu d’attention aux forces de Syriza qui se battent depuis février, de manière responsable et unitaire, non seulement contre les «institutions» et leurs relais grecs, mais aussi contre les pièges de «propositions acceptables» faites par le gouvernement.

Construire un Front uni du NON

Dans sa déclaration datée du 27 juin, fin d’après midi, le Red Network met l’accent sur les points suivants:

• la décision de faire appel à la volonté populaire et de refuser de signer un nouveau mémorandum change le cadre politique grec;

• cela traduit le fait que les mobilisations sociales qui ont trouvé une expression politique dans le vote du 25 janvier 2015 ont des racines plus profondes que ce qu’avaient anticipé les supporters d’une politique néolibérale d’austérité à l’échelle nationale et internationale;

• un rejet des propositions des institutions le 5 juillet va sortir Syriza du marais des négociations avec les créanciers et des impasses auxquelles a conduit l’accord du 20 février; les espoirs populaires seront revitalisés;

• nous l’avons dit depuis des mois, comme voix «critique» dans Syriza: il est difficile de transformer Syriza en un parti pro-austérité;

• une fois le référendum annoncé, les créanciers feront tout pour étrangler économiquement le gouvernement de gauche ainsi que les forces populaires en Grèce;

• une bataille d’envergure va se produire dans les jours qui viennent, les travailleurs, les travailleuses et les forces populaires ont toutes les raisons d’engager un combat pour une claire majorité et pour une victoire qui affirme: non aux mémorandums; non à l’austérité; non à la dette; non aux chantages des créanciers;

• une victoire va relancer la dynamique populaire et de gauche, elle va démontrer que le rapport des forces en Grèce a changé; elle va indiquer la nécessité urgente d’appliquer de manière unilatérale les promesses faites à Thessalonique (en septembre 2014): arrêt du paiement de la dette; mesures pour améliorer la vie des salarié·e·s et des couches populaires; mettre fin aux privatisations et taxer ceux qui échappent aux impôts, etc. Cela doit se faire en utilisant tous les instruments nécessaires d’ordre social, politique, monétaire, diplomatique;

• deux mondes vont s’affronter dans les jours à venir: d’un côté, celui des gagnants des mémorandums ensemble avec leurs patrons et partenaires internationaux; de l’autre, le monde du travail, des couches populaires et paupérisées; la victoire des uns sera la défaite des autres;

• d’où l’urgence de mettre en place un front uni du NON (non aux propositions des institutions);

• au-delà des fautes politiques commises, personne ne doit sous-estimer les difficultés de la situation. Ce n’est pas le temps pour engager des débats académiques. Une victoire massive peut changer de manière significative la situation en Grèce et au-delà.

C’est dans cet esprit que les forces de gauche s’engagent dans la bataille référendaire. Les réunions qui se tiennent ce dimanche 28 juin ont pour but de constituer et planifier la mobilisation de ce Front pour le vote du 5 juillet. Car, dès son résultat, une nouvelle question se posera: que faire maintenant face à des ennemis déterminés? (Rédaction A l’Encontre)

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 08:04

 

 

La commission parlementaire sur le maintien de l’ordre aboutit à des propositions faisant reculer le droit de manifester et couvrant les pratiques dangereuses des forces de police.

La dégradation continue de l’esprit démocratique se poursuit avec un cynisme ahurissant. Après l’émoi qu’avait causé l’homicide d’un manifestant écologiste, Rémi Fraisse, en octobre 2014, par une grenade lancée par un gendarme, une commission d’enquête parlementaire a été créée en décembre. Son titre : « Commission d’enquête sur les missions et modalités du maintien de l’ordre républicain dans un contexte de respect des libertés publiques et du droit de manifestation ». La motivation en était de comprendre comment les forces de l’ordre avaient pu tuer un manifestant et comment changer les modalités de leur action pour éviter de tels drames – que complète, hélas, le nombre croissant de manifestants blessés gravement par les projectiles policiers.

Ce rapport a été présenté le 21 mai (il ne sera publié que dans quelques jours sur le site de l’Assemblée nationale). Mais que dit-il ? Par un stupéfiant retournement de raisonnement, les députés qui l’ont adopté ont ciblé essentiellement les manifestants. Et leur principale proposition est de créer une interdiction de manifester pour les personnes signalées par les services de renseignement comme « individus connus en tant que casseurs violents ».

Sans jugement, les policiers seraient ainsi autorisés, avant tout acte donc tout délit, à empêcher telle ou telle personne de participer à une manifestation – un droit pourtant inscrit dans la Constitution et constitutif des libertés publiques. Par exemple, comme l’a indiqué le préfet de police de Paris, Bernard Boucault, lors de son audition« de les attendre à la gare et de les interpeller ». Croisées avec la loi sur le renseignement récemment adoptée, ces méthodes ouvrent la voie à une interdiction de manifester pour toute personne qui sera jugée indésirable, sur des critères incertains, par les services de police.

Une autre proposition vise à rendre obligatoire une concertation préalable sur les manifestations. Comme le souligne le député écologiste Noël Mamère, président de la Commission – et qui a dû s’opposer au rapport de celle-ci -, « il y aurait dès lors un contrôle a priori et systématique de toutes les manifestations, ce qui entraînerait une restriction manifestement disproportionnée du droit de manifester. »

La Commission a paru faire un progrès en préconisant l’abandon des Flashballs. Mais c’est pour proposer de les remplacer par des LBD 40 (Lanceurs de balles de défense) plus puissants et plus précis. Autrement dit, d’accroître l’arsenal des forces de police, qui ont déjà provoqué des blessures graves (telles qu’énucléation) chez au moins trente-six personnes. Cette attitude des députés est d’autant plus choquante que les policiers responsables de ces actes sont quasi-systématiquement absous par la justice.

Le texte, rédigé par le rapporteur PS Pascal Popelin a été adopté par tous les participants de la Commission à l’exception de Noël Mamère et de Marie-Georges Buffet (PC). Il marque un nouveau recul des libertés publiques.

Complément d’info :

Le rapport de la Commission parlementaire d’enquête “chargée d’établir un état des lieux et de faire des propositions en matière de missions et de modalités du maintien de l’ordre républicain, dans un contexte de respect des libertés publiques et du droit de manifestation, ainsi que de protection des personnes et des biens” .Télécharger ici :

PDF - 7.1 Mo

L’analyse du rapport par Noël Mamère. Télécharger ici :

PDF - 140.8 ko

Source : Hervé Kempf pour Reporterre, le 22 mai 2015.

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 15:42

communiqué de presse du syndicat de la magistrature

publié le 21 mai 2015, mis à jour le 21 mai 2015

Rémi Fraisse est mort, mais les premiers échos des conclusions de la commission parlementaire sur le maintien de l’ordre - bientôt publiées et déjà rapportés par Médiapart – ne laissent pas de place au doute : « la tradition française de maintien de l’ordre », elle, en sortira indemne.

Tandis que la part belle est faite à des propositions aussi indolores que la formation des préfets, l’incitation à leur présence accrue sur les opérations de maintien de l’ordre et la mise à l’écart des BAC et de leurs mauvaises manières, la liberté de manifester subit les assauts de la commission.

Car c’est bien d’ordre, et non de libertés, que se préoccupe la commission.

En fait d’interdiction générale des flash-balls et autres lanceurs de balle de défense, la commission se borne à proposer l’abandon d’un modèle déjà périmé sur le plan technique. Le nombre des mutilés, de Montreuil à Mayotte, en passant par Nantes et Toulouse ne pèse décidément pas lourd face à la détermination des élus au maintien de l’ordre sécuritaire.

Interdiction il y aura bien : mais de manifester ! Prononcée administrativement, sans débat contradictoire devant un juge, contre quiconque serait susceptible de troubler l’ordre public, cette interdiction vient s’ajouter à la liste des pouvoirs que s’arroge l’administration, au nom de la prévention des risques et menaces : blocage administratif de sites, interdiction de stade, interdictions de sortie du territoire et maintenant, interdiction individuelle de manifester.

Puisque, aux yeux des parlementaires, la violence est le fait des manifestants, alors de manifestants il n’y aura pas, pas plus que de respect de leur liberté fondamentale à l’expression. Comment mieux maintenir l’ordre qu’en étouffant toute contestation à la source ?

 

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