Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 09:10
  • 12/05/2015, sur le site de l'IHSCGT 76
LA CGT INTERDITE DE FESTIVAL DE CANNES ?

Au Festival de Cannes, La CGT, pas le droit de Cité ?
C’est cette semaine que s’ouvre ce que l’on appelait le Festival international du Film de Cannes.
Faut il rappeler que LA CGT en est Cofondatrice ?
La CGT fêtera ainsi l’histoire croisée du syndicat et du cinéma au travers de différentes initiatives regroupées sous l’intitulé « 120 ans de la CGT, 120 ans du cinéma » qui sont organisées par la Fédération nationale CGT des syndicats du spectacle, de l’audiovisuel et de l’action culturelle (FNSAC), l’Avenir social, l’union départementale CGT des Alpes-Maritimes, l’union locale CGT de Cannes et la CGT des hôtels, cafés et restaurants (HCR).
C’est ainsi que le 17 mai, des précaires, des privés d’emploi, des sans-papiers, des retraités et des jeunes monteront les marches et assisteront à une projection en compagnie de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.
Dans cette dynamique, le 19 mai, L’Union Locale CGT de Cannes, l’Union Départementale CGT des Alpes Maritimes, la Fédération Nationale CGT des Syndicats du Spectacle, de l’Audiovisuel et de l’Action Culturelle (FNSAC) ont prévu d’organiser une initiative populaire au marché Forville, avec un spectacle musical et théâtral.
A quelques jours de cette initiative, M le Maire n’a toujours pas daigné répondre officiellement à notre demande, se contentant de nous faire signifier par un simple appel téléphonique son refus.
M le Maire de Cannes a t-il si peu de considération pour l’organisation et ses militants qui ont contribué à créé cet événement de renommée mondiale ?
Voudrait-il rayer de l’histoire de Cannes, l’importance de l’action du mouvement ouvrier, et plus particulièrement celle de la CGT qui a largement contribué au développement économique, social et culturel de notre département ?
Si ce refus venait à être confirmé, c’est toute la CGT qui ne manquerait pas de faire connaitre sa désapprobation devant de tels procédés, en organisant le même jour, le 19 Mai à 16h00 devant la mairie de Cannes, Place Cornut Gentille, un rassemblement pour défendre le droit d’expression et la liberté syndicale, l’accès à la culture vivante et populaire pour tous.

Partager cet article
Repost0
13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 17:24

Mis en ligne le 4 avril

Avec la loi sur la "modernisation du dialogue social", Valls offre au MEDEF plus de pouvoirs encore contre ceux qui osent résister !

 

Le patronat, les directions d’entreprises dépensent des fortunes à payer des armées de juristes, de financiers, d’avocats pour défendre leurs profits, leur argent caché dans les paradis fiscaux et plaider les attaques contre les droits des salariés. 
Le gouvernement de surcroît leur a offert une législation qui réduit les droits des salariés : l’ANI, la contre-réforme des conseils de prud’hommes : réduction du nombre de ces conseils opérés par Sarkozy, suppression des élections prud’homales par Hollande, loi Macron … En outre, dès le début de la mandature le gouvernement Hollande-Ayrault  avait  refusé l’amnistie pour les condamnations intervenues pour des faits intervenus lors d’actions syndicales.

C’est déjà beaucoup pour faire pencher le rapport de forces en faveur des patrons.


Ça ne leur suffit pas.  Non seulement les patrons pourchassent les militants syndicaux, cherchent par tous les moyens à les licencier et les traînent devant les tribunaux, mais ils réclament encore davantage.  Ils veulent écraser les salariés et leurs organisations syndicales.

Des militants syndicaux, des militants CGT, expulsés de leurs locaux

Pour cela, les maires de droite s’en prennent aujourd’hui aux locaux syndicaux.
Déjà en 2009 à Vigneux, les élus autour de Serge Poinsot, le maire UMP, ont adopté le permis de démolir de la Bourse du travail à Vigneux. Ce local avait été prêté gracieusement en 1993 aux syndicats pour 99 ans par le maire communiste d’alors.  La Bourse du travail rayonnait sur Vigneux, Draveil, Montgeron, Crosne, Yerres, Varennes-Jarcy, Boussy, Epinay et Quincy-sous-Sénart. Le maire UMP de Vigneux voulait récupérer les locaux pour les détruire et construire à la place une salle boxe …

Depuis les municipales de 2012, le mouvement s’accélère.  Plusieurs édiles de droite, chassent les militants CGT de leur local.

A Nice, en Mai 2012, le député-maire de Nice, Christian Estrosi, a annoncé ce jeudi qu'il ne souhaitait plus que l'union départementale de la CGT réintègre la Bourse du travail de la place Saint-François, dans le Vieux-Nice.  La CGT était dans ces bâtiments depuis 1896 !
A Duclair en Seine-Maritime, la nouvelle municipalité de droite dénonce la convention qui la lie à l’UL-CGT et expulse la CGT de ses locaux.  L’union locale CGT utilisait le local en question depuis 1976, ayant donc eu à faire à plusieurs municipalités de sensibilités différentes, sans jamais rencontrer de difficultés.
A Toulouse, c’est à l’UD-CGT que s’attaque la municipalité.  La CGT de la Haute-Garonne pourrait se retrouver à la rue le 30 Juin 2015. La nouvelle municipalité de Toulouse lui demande de quitter la Bourse du Travail. Un bâtiment où le syndicat est hébergé gratuitement depuis plus d'un siècle. La CGT 31 refuse de quitter les lieux.
Au Blanc-Mesnil, même opération.  Le maire (UMP) Thierry Meignen et sa majorité ont  voté la fin de la mise à disposition, au 1er janvier 2015, des locaux de la ville à la bourse du travail.  La Bourse du travail occupait les locaux depuis 1967.
A Aubagne,  la Mairie, prenant prétexte du bail de la Bourse du travail qui se termine en octobre 2015, vient d’en signifier la fin. Après avoir supprimé les subventions, c'est désormais l'ensemble des moyens de fonctionnement de la Bourse du travail que la droite veut remettre en cause.  Ces locaux étaient mis  à disposition de l'organisation syndicale depuis des décennies .
Visiblement, le nouveau maire d’Aubagne a du mal à digérer l’opposition constante de la CGT et de la FSU à sa politique d’austérité et le  résultat des élections professionnelles à la Ville d’Aubagne qui donnait plus de 75% des suffrages à ces deux organisations syndicales (CGT 57,83% et FSU 18,51%).
Enfin à Villejuif, après avoir débaptisé le parvis Georges Marchais, la municipalité s’en prend maintenant à la Bourse du travail.  Les militants CGT appellent à un rassemblement le vendredi 6 mars 2015 à 18h 30.  


120 ans après la naissance de la CGT …la chasse aux sorcières est ouverte

Ainsi la chasse aux sorcières est ouverte.  Et les maires de droite qui accomplissent ces forfaitures donnent ainsi des gages au FN qui partout réclame la suppression des subventions aux syndicats et l’expulsion des organisations syndicales des locaux qu’ils occupent.  Ils servent aussi le patronat qui se venge ainsi d’une vieille conquête sociale du XIXème siècle et du début du XXème siècle : la création des Bourses du travail et la conquête des droits syndicaux.

On note le silence du gouvernement devant ces atteintes aux libertés syndicales. Pour Valls et Hollande, « Je suis Charlie » et l’ « esprit du 11 janvier » ne valent pas pour les organisations syndicales et pour la CGT. 
Valls présentera son projet de loi sur la « modernisation du dialogue social » fin mars, début avril au conseil des ministres avant adoption par l'assemblée nationale avant les congés d'été.
  Le premier ministre a repris l’essentiel des exigences du Medef concernant les droits syndicaux à l'entreprise déjà très réduits depuis des décennies.

Côte à côte, le patronat, la droite et le gouvernement frappent donc ensemble.
Ils craignent donc bien les mouvements sociaux en ces temps d’austérité pour mener une telle bataille contre les syndicats, notamment la CGT, qui aujourd’hui combattent la politique austéritaire mortifère de l’UE et du gouvernement français.  Ils les craignent car ils savent que si les grèves et les actions syndicales ne rassemblent pas, aujourd'hui, les salariés en nombre suffisant, et ne sont pas à la hauteur des attaques contre le monde du travail, la colère est grande et pourrait bien un jour prochain, se traduire par des mouvements de plus grande ampleur. 

C'est d'ailleurs la seule force des salariés et des citoyens : leur nombre, leur détermination. 

C'est pour cela qu'il faut se saisir de toutes les occasions de crier sa colère et son opposition à cette politique austéritaire mortifère qui affecte l'ensemble des salariés et de leur vie.  Le 9 avril : soyons nombreux, très nombreux dans les grèves, dans la rue ... Nous avons suffisamment de raisons pour cela.  Une seule suffit.

 

YG
 

Partager cet article
Repost0
13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 17:04

 

la guerre idéologique

a ses théoriciens

et

ses praticiens.

Ils sont costauds

Emblématique, comment la droite (Barouin) a volé la Bourse du Travail  de Troyes aux travailleurs

Emblématique, comment la droite (Barouin) a volé la Bourse du Travail de Troyes aux travailleurs

Titre du Parisien du 11 mai signé Dominici, le missi de service du Medef :

 

"A Châteauroux, la CGT et la CFDT sonnent la charge contre la ville"

Bigre, de quoi s'agit-il donc?

Quelle brigade légère déferle sur la capitale de l'Indre comme le d(r)isait Pierre D(r)ac ?

De quoi s'agit-il ?

"Rompant avec un usage ancien mais jamais clarifié sur le plan juridique, la municipalité de Châteauroux (Indre), elle, demande aux syndicats, CGT et CFDT, d'assumer les charges de la Maison des syndicats qu'elle met gratuitement à leur disposition.

 

Dernier épisode : voilà un mois, l'électricité a été coupée par EDF"

 

Remettons le débat en français clair et sur ses pieds.

La CGT est à l'origine de la création des Bourses du travail en France. Lieux d'organisation de la solidarité ouvrière, point de convergences des expériences de luttes et de création du rapport de force, elles sont la bête noire des patronat locaux et de leurs relais politiques. Chateauroux est un cas d'école.

Partout, la CGT a toujours travaillé pour que les commissions administratives des BdT mettent aussi, dans le respect  des règlements intérieurs, les locaux à disposition du mouvement associatif et citoyen. A Châteauroux comme ailleurs, elle est en cela depuis sa création un vecteur du développement des valeurs républicaines.

Les Bourses du Travail, lieux publics gérés par les travailleurs au travers de leurs organisations syndicales, ouvert à la population participent à cimenter le vivre ensemble et l'esprit laique et républicain.

Rien que pour cela il est normal que les moyens publiques soit mobilisés pour leurs activités et leur entretien.

Le maire de Chateauroux après avoir été mis en échec dans sa volonté de faire disparaitre la BdT tente de l'asphyxier en tapant à la caisse.

Où cela se corse, c'est qu'à Chateauroux comme partout où les municipalités s'attaquent aux Bourses du Travail, c'est que le maire de droite fait partie de ceux qui ont porté et fait perdurer le financement et le fonctionnement des chambres de commerces et d'industrie (CCI) par des fonds prélevés sur des recettes fiscales (produites pour l'essentiel par le travail des salariés).

mbre de commerce et d'industrie

Chacun peut mesurer la duplicité du langage des édiles qui s'attaquent aux Bourses du travail et structurent la fiscalité pour que l'argent public organisent les conditions de réalisation du profit.

Vous noterez que vu le spectre fiscal concerné par ces fiancement publics au service du patronat, les élus s'ils sont principalement identifiés à droite ne monopolise pas la totalité de l'espace. les lois Macron en toile de fond structurent ce paysage...et déplace le centre de gravité des forces de droite vers une ex gauche qui ainsi grossi les rangs des précédents

CQFD 

Mais cela, le Parisien n'en souffle mot.

Qui a dit guerre idéologique, lutte de classe ?  Canaille le Rouge, c'est certain.

Autant appeler un chat un chat.

Cela permet de clarifier les enjeux

Rédigé par Canaille Lerouge

Partager cet article
Repost0
6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 17:25
Lu sur Les crises.fr.  Allez voir sur le site pour connaître les votes.

Parce que, à ce stade, l’Assemblée Nationale est une publicité vivante pour le poujadisme…

Voici donc le détail des votes sur le projet de loi, adopté par l’Assemblée.

N’hésitez pas à leur écrire ici, mais, bien mieux, à leur passer un coup de fil, en particulier à la permanence de votre député.

Partager cet article
Repost0
23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 14:40

Publié par Michel El Diablo

Manifester en France, c’est risquer de finir en prison

par Jacques RANCIÈRE philosophe, Ken LOACH réalisateur, Judith BUTLER, philosophe, et une cinquantaine de personnalités

Libération – 17 avril 2015 – TRIBUNE

Le droit à manifester est un droit non négociable. Mais ce qui se dessine localement, c’est une société construite sur la criminalisation des luttes sociales et politiques.

Il plane dans ce pays une atmosphère bien étrange. Quoi que l’on puisse penser du douteux cortège de tête de la mobilisation fleuve ayant défilé dans les rues de Paris, le 11 janvier, après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, ce sont bien quatre millions de personnes qui ont choisi de manifester pour dire leur rejet des attentats et leur attachement à un certain nombre de valeurs démocratiques. Comme le notaient alors les correspondants de la presse internationale, c’est au travers de la «manif», sorte de paradigme hexagonal de l’expression collective, que les Français avaient décidé d’exprimer leur émoi. Hollande et son gouvernement, eux, jouaient la carte de l’émotion et de la responsabilité, n’hésitant pas à se présenter comme les hérauts de la liberté d’expression. Mais celle-ci, en France, avant comme après ce défilé historique, n’est pas un étalon universel, loin de là. Il existe des territoires et des villes où manifester peut conduire derrière les barreaux.

Que ce soit à Notre-Dame-des-Landes, à Sivens, à Nantes, à Lyon ou à Toulouse, ce n’est pas tous les jours le 11 janvier. Manifester oui, mais pas pour saluer la mémoire du jeune militant écologiste tué par un tir de grenade de la gendarmerie, Rémi Fraisse, dans la nuit du 25 au 26 octobre. Manifester oui, mais pas contre la série de violences policières commises par la suite à l’occasion de plusieurs manifestations interdites en préfecture. Manifester oui, mais pas contre l’interdiction de manifester elle-même. Ces interdictions qui se sont répétées sur l’ensemble du territoire sont une atteinte grave et révoltante à un droit démocratique fondamental. Nombreux sont celles et ceux qui, en novembre, n’ont pas accepté les diktats vigipiratesques et les arrêtés préfectoraux. Des dizaines ont alors été arrêtés, gardés à vue, déférés devant la justice et souvent condamnés. Qui à une peine de sursis et une amende, qui à une peine de prison ferme. C’est le cas de Gaëtan, étudiant toulousain en histoire de l’art au Mirail, militant politique et syndical, arrêté en marge de la manifestation interdite du 8 novembre. En première instance, il a écopé d’une peine de prison avec sursis et d’une amende. En appel, le juge a choisi d’aggraver la sentence, en le condamnant à six mois de prison, dont deux fermes.

Bien sûr la justice officielle sait toujours trouver des motifs pour transformer une résistance politique en un crime de droit commun, en inventant des chefs d’inculpation et en faisant témoigner ses propres policiers. La justice officielle, d’ailleurs, leur en sait gré puisqu’elle sait être reconnaissante avec eux, lorsqu’ils sont les auteurs de «bavures». Clémente avec les meurtriers de Malik, de Zyed ou de Bouna (le verdict sera rendu en mai), jamais condamnés à de la prison ferme, elle est impitoyable avec celles et ceux qui revendiquent le droit élémentaire de dire leur opposition à la société telle qu’elle est organisée, ou aux politiques telles qu’elles sont menées. Ce qui se renforce et se dessine localement, à partir de manifestation, piquet de grève ou mobilisation, c’est une société construite sur la criminalisation des luttes sociales et politiques, dont on peut craindre, si l’on n’y prend garde, qu’elle ne devienne le lot commun dans tout le pays. Aujourd’hui à Toulouse, sorte de ville-laboratoire, la moindre mobilisation revêtant une dimension un tant soit peu politique, féministe, antiraciste ou de solidarité internationale avec le peuple palestinien est encadrée, lorsqu’elle n’est pas interdite, comme si le moindre acte militant public portait en lui le germe du «terrorisme».

Dans son message de soutien à Gaëtan, Erri De Luca souligne combien «le droit à manifester est un droit non négociable». Il en sait quelque chose. «Pas de prison pour Gaëtan et tous les condamnés pour avoir manifesté», tel est le nom de la campagne actuellement menée pour dénoncer toutes ces atteintes, auxquelles on voudrait nous habituer, aux libertés démocratiques élémentaires. Nous nous associons ici à ce refus et témoignons de notre solidarité à son égard et à celui des autres condamnés après les manifestations contre les violences policières. Nous invitons chacune et chacun, en conscience, à mesurer la gravité de la situation actuelle.

Parmi les signataires : Marc Abélès, anthropologue, directeur de recherches au EHESS et CNRS ; Gilbert Achcar, professeur, Université de Paris-8 et SOAS, Université de Londres ; Tariq Ali, écrivain et réalisateur ; Etienne Balibar, professeur émérite, Université de Paris-Ouest ; Ludivine Bantigny, historienne, maître de conférences, Université de Rouen ; Emmanuel Barot, philosophe, maître de conférence HDR, Université Jean Jaurès/Mirail de Toulouse ; Enzo Traverso, historien, Cornell University ; Michel Broué, mathématicien, Professeur, Université Paris-Diderot ; Sébastien Budgen, éditeur ; Judith Butler, philosophe, Université de Berkeley, Californie ; Vincent Charbonnier, ingénieur d’études, IFÉ- ENS de Lyon ; Anne Clerval, maître de conférences en géographie, Université Paris-Est Marne-la-Vallée ; Alexis Cukier, docteur en philosophie, ATER, Université de Poitiers ; Sonia Dayan-Herzbrun, sociologue, professeure émérite, Université Paris Diderot-Paris 7 ; Jean-Numa Ducange, historien, maître de conférences, Université de Rouen ; Cédric Durand, économiste, Université Paris 13 ; Franck Fischbach, philosophe, professeur à l’Université de Strasbourg ; Geneviève Fraisse, philosophe, directrice de recherche émérite, CNRS ; Bernard Friot, sociologue et économiste, Université de Paris-Ouest ; Franck Gaudichaud, maître de conférences en Civilisation hispano-américaine, Université Grenoble-Alpes ; Barbara Glowczewski, anthropologue, directrice de recherches au CNRS et Collège de France ; Fabien Granjon, sociologue, professeur, Université Paris 8 ; Razmig Keucheyan, sociologue, maître de conférences, Paris Sorbonne-Paris IV ; Stathis Kouvélakis, philosophe, King’s College, Londres ; Ken Loach, réalisateur ; Frédéric Lordon, économiste, CNRS ; Michael Lowy, philosophe, CNRS ; Olivier Neveux, historien d’art, professeur, Université Lyon 2 ; Ugo Palheta, maître de conférences en sciences de l’éducation, Université Lille-3 ; Willy Pelletier, sociologue, Université de Picardie ; Paul B. Preciado, philosophe, Université de New York ; Jacques Rancière, philosophe, professeur émérite, Université Paris 8 ; Kristin Ross, professeure de littérature comparée, New York University ; Valentin Schaepelynck, maître de conférences en sciences de l’éducation, Université Paris 8 ; Guillaume Sibertin-Blanc, philosophe, maître de conférences HDR, Université Jean Jaurès/Mirail, Toulouse ; Eduardo Viveiros de Castro, anthropologue, Museo Nacional, Rio de Janeiro ; Slavoj Žižek, philosophe, Université de Ljubljana, Slovénie.

SOURCES:

 

Partager cet article
Repost0
18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 14:24

L’Ukraine nazifie… et n’existe plus…

http://megachip.globalist.it/Detail_News_Display?ID=118310&typeb=0&Quando-si-dice-nazisti-ai-nazisti

Lu sur le blog "Histoire et société"



par Giulietto Chiesa le 12 avril 2015

Par la Décision de la Rada du jeudi 9 avril l’Ukraine a célébré comme « héroïque » son passé Nazi. Ce n’est pas la première fois, mais cette fois cela s’est fait solennellement, c’est-à-dire que l’État ukrainien s’est « refondé » en interdisant le parti communiste, en déclarant « criminel », toute référence au communisme, ses fondateurs et dirigeants, les mots, les symboles du passé communiste, les décisions politiques.
Il y a eu aussi, comme une feuille de vigne, l’égalisation du communisme et du nazisme. Une chose stupide en soi, immédiatement enlevée puisqu’ont été proclamés comme « héros nationaux » tous les membres de formations paramilitaires des organisations politiques nationalistes. En bref, toutes ces personnes sont officiellement reconnues comme des « combattants pour l’indépendance ukrainienne ». Même ceux qui ont massacré des dizaines de milliers de Juifs en Galicie. Ont été associés les Fusiliers, les sapeurs, les membres de la Rada suprême, l’armée de la République d’Ukraine, les forces de l’Hetmanat, l’UPA et l’OUN, membres du Rukh Popular jusqu’en 1991.
En bref, tout ce qui s’est passé depuis octobre 1914.« Depuis  100 ans a crié Youry Shoukhevitch – digne fils de son père nazi Roman, en face de la Rada –  nous étions en guerre contre l’impérialisme russe, contre l’occupation russe « . La loi a été soumise au Parlement ukrainien par lui et le directeur de l’Institut de mémoire nationale, Vladimir Vjatrovitch. Il a fait écho au vice-président de la Rada Andrej  Parubij, qui a dirigé le pogrom contre les russes du 2 mai 2014 à Odessa: « le moment est venu quand tous ceux qui ont combattu sous le drapeau jaune-bleu et le Trident sont reconnus comme des combattants pour l’État ukrainien ».
Un autre adjoint, Igor Moijsichuk, a souligné  le « moment historique » dans laquelle  la justice historique est rétablie, «  ce qui a été foulé depuis le  30 juillet 1941 à nos jours ». C‘est-à-dire la République populaire d’Ukraine alliée avec les Nazis pendant la seconde guerre mondiale. Et il a entendu le cri de l’adjoint Oleg Medunitsa: « celui qui ne vote pas est un ennemi de l’Ukraine, ce ceux qui travaillent pour l’agresseur ».
On comprend  immédiatement  le climat dans lequel a eu lieu  le vote « historique ». En fait tous se tenaient debout, y compris de la prétendue opposition, les représentants d’une population qui est pour la moitié russe, alors que l’Etat russe et les Russes étaient désignés comme des ennemis irrécupérables et éternels. L’unanimité des membres présents : 254 voix pour, zéro contre, personne ne s’est abstenu.
Deux considérations banales s’imposent à cet égard. Il sera intéressant maintenant de voir comment, à Bruxelles sera soutenue la thèse d’une entrée prochaine de l’Ukraine dans l’OTAN et l’Union européenne. En fait cela introduirait un pays d’Europe qui supprime, avec une loi, toute l’histoire d’une Europe unie et de ses racines antinazies.
En second lieu, nous devons nous rappeler que pour les nazis  Ukrainiens, si nous les  prenions au sérieux, l’Ukraine actuelle n’existerait pas. La Crimée, par exemple, serait russe, puisque son don à l’Ukraine était un « acte criminel » du « criminel » Nikita Khroushchev. Et toutes les régions de l’ouest de Transcarpathie, dont une grande partie de la Galicie ne pourraient pas faire partie de l’Ukraine, car Staline est connu pour être un communiste-criminel qui, traitant le rattachement avec un tout autre aussi « criminel » (Pacte de Molotov-Ribbentrop), a dessiné les limites de l’Etat ukrainien.
Et l’Ukraine devrait abandonner son titre de pays fondateur de l’Organisation des Nations Unies (et sa place comme membre individuel de l’ONU): tant par les titres qu’elle y  a acquis comme une décision de l’URSS, encore une institution « criminelle» et, par conséquent, être supprimée comme pays souverain.
En bref : l’Ukraine aujourd’hui, qui se reconnaît Nazie,  cesse d’être l’État qu’elle était quand a commencé l’Euromaidan.
 
Partager cet article
Repost0
18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 14:21

Combien de temps l'Union européenne et les gouvernements européens resteront-ils complices?

 

Les assassinats d'opposants au pouvoir de Kiev se multiplient en Ukraine.  Les pressions, les actes d'humiliation publique comme ce juge promené dans une poubelle et tabassé, les saccages de permanences du parti communiste ukrainien se produisent sur fond d'atteintes aux libertés politiques votées par la Parlement ukrainien.  Le mode d'action, l'impunité réservée aux auteurs de ces sévices et assassinats attestent de la montée d'un fascisme au moins toléré, souvent encouragé et assumé par les hommes au pouvoir à Kiev.  Pendant cela, les Américains arment et conseillent les fascistes de Pravy Sector engagés dans les bataillons de la Garde nationale issue du mouvement improprement nommé "Pro-Maïdan".  Ils les encouragent à la confrontation avec la Russie et avec les forces qui pourraient aider à résoudre la crise ukrainienne, notamment les communistes ukrainiens et d'anciens partisans du parti des régions.

On attend à ce jour les déclarations de dirigeants français, socialistes ou pas, s'engageant dans la défense de la démocratie en Ukraine et condamnant ces actes fascistes.  Il est vrai que certains médias reprennent complaisamment la thèse du président ukrainien attribuant à des provocations russes ces assassinats...  

Même l’Humanité se contente d’une sobre déclaration  reprenant les termes des agences de presse et de la presse nationale ainsi que les commentaires de Poutine.  Il est peut-être temps de dénoncer la terreur politique utilisée en Ukraine.  La terreur politique est toujours utilisée par les fascistes pour se maintenir ou parvenir au pouvoir.  Et ceci avec la complicité des pouvoirs en place.  C'est exactement ce qui se passe en Ukraine.

La question est : l'Union Européenne et les gouvernements européens resteront-ils longtemps complices et laisseront-ils faire ceux qui en Ukraine font tout pour faire échouer les accords de Minsk II ? Y.G.

 

 

 

 

Ukraine : deux personnalités pro-russes tuées par balle à Kiev en 24 heures

 

Le Monde.fr avec AFP |  Mis à jour le

 

 

Sur les lieux de l'assassinat d'Oles Bouzina, à Kiev, le 16 avril.

Oles Bouzina, un journaliste ukrainien connu pour les positions prorusses, a été tué par balle, jeudi 16 avril à Kiev, devant chez lui. C'est le deuxième meurtre d'une personnalité prorusse dans la capitale ukrainienne en vingt-quatre heures, après l'assassinat, mercredi, du député Oleg Kalachnikov dans des circonstances similaires.

« Il est évident que ces deux crimes sont du même genre. Leur nature et sens politique sont clairs − c'est une provocation délibérée qui apporte de l'eau au moulin de nos ennemis, déstabilise la situation en Ukraine », a déclaré le président ukrainien, Petro Porochenko, en appelant à une enquête « transparente ».

Le président russe Vladimir Poutine a, lui, très vite dénoncé « un assassinat politique, le dernier en date en Ukraine » en accusant Kiev de ne rien faire pour élucider ces meurtres.

« Un seul et unique peuple »

Fils d'un lieutenant-colonel du KGB, Oles Bouzina écrivait sur son propre site que Russes, Ukrainiens et Bélarusses sont « un seul et unique peuple » et accusait les Ukrainiens de « vouloir détruire la culture russe ». Il se disait partisan de la « fédéralisation » de l'Ukraine prônée par la Russie et fondateur d'une communauté de « Chevtchenko-phobes », qui disaient détester le poète et héros national de l'Ukraine, Taras Chevtchenko.

Le journaliste animait également une émission de télévision et commentait souvent la crise ukrainienne.

Oles Bouzina, en octobre 2012.

Oles Bouzina était rédacteur en chef du quotidien Segodnia, poste qu'il avait récemment quitté en dénonçant la « censure ». Ce journal est financé par l'homme le plus riche du pays, Rinat Akhmetov, qui fut également le principal sponsor du Parti des régions, ex-formation du président prorusse Viktor Ianoukovitch destitué en février 2014.

Mort de plusieurs personnalités pro-russes

L'ancien député Oleg Kalachnikov, 52 ans, était connu pour avoir œuvré à la mobilisation de « gros bras », soupçonnés d'être payés par les autorités pour participer à des manifestations pro-Ianoukovitch et persécuter les militants pro-européens pendant le mouvement de contestation pro-européen sur le Maïdan à Kiev fin 2013-début 2014.

La mort de M. Kalachnikov faisait suite à celle d'Olexandre Peklouchenko, un ex-gouverneur et membre du Parti des régions, qui se serait suicidé à la mi-mars dans sa maison dans le sud de l'Ukraine.

Peu avant, Stanislav Melnik, un autre ex-député du Parti des régions, avait été retrouvé mort dans sa maison dans la région de Kiev à la suite d'un apparent suicide. A la fin de février, c'est Mikhaïlo Tchetchetov, également un ancien haut responsable parlementaire du Parti des régions, qui s'était défenestré du 17e étage d'un immeuble à Kiev.

Une vague de morts politiques intrigue l'Ukraine

Sur Le Figaro.fr

Un journaliste prorusse controversé a été tué jeudi à Kiev. La veille, un ex-député du parti de Ianoukovitch avait été retrouvé sans vie.

À Kiev

Un «escadron de la mort» serait-il à l'œuvre à Kiev? C'est la question que se posaient de nombreux journalistes ukrainiens, jeudi, abasourdis de l'enchaînement en moins de 24 heures de deux faits divers à la coloration très politique. Mercredi, Oleg Kalachnikov, un ancien député du Parti des régions, la formation de l'ex-président Ianoukovitch aujourd'hui marginalisée ...

 

S’exprimer librement en Ukraine peut s’avérer mortel

Lu sur RT. 

Des groupes de liberté de la presse en Europe et aux Etats-Unis ont condamné l’assassinat du journaliste ukrainien d’opposition Oles Buzina. C’est le dernier meurtre en date parmi ceux qui se prononcent contre le gouvernement de Porochenko.

Un autre militant actif contre Maïdan, Oleg Kalashnikov, a trouvé la mort dans des circonstances mystérieuses mercredi soir. Selon l’enquête, le mobile du meurtre le plus sérieux est «l’activité politique» d’Oleg Kalashnikov liée à «sa participation à l’organisation et au financement» d’événements contre-révolutionnaires en Ukraine.

Quatre journalistes et activistes politiques presque tous critiques du nouveau gouvernement pro-occidental ont été abattus en une semaine à peine.

Lire la suite ici

 

Lu sur le site "Solidarité et Progrès" ( Jacques Cheminade ).

Vitrenko : arrêtons les purges et les assassinats politiques en Ukraine !

La rédaction

 

  • JPEG - 121.3 ko
  • Natalia Vitrenko, économiste et dirigeante du Parti progressiste socialiste de l’Ukraine (PSPU).
  • Crédit : S&P

Suicides étranges et meurtres en série. Avec le soutien bienveillant de Victoria Nuland, la sous-secrétaire d’État américaine aux Affaires eurasiatiques, le régime de Kiev, après avoir adopté des lois permettant la réhabilitation d’anciens collaborateurs avec le régime d’Hitler, se lance dans des purges sans précédent contre toute opposition au régime.

C’est dans ce contexte que nous publions ici l’appel lancé le 16 avril 2015 par le Dr Natalia Vitrenko et Vladimir Marchenko, deux anciens députés du Parti socialiste progressiste d’Ukraine (PSPU), au Président ukrainien Porochenko.

Appel de Vitrenko et Marchenko à Petro Poroshenko :

Garantissez le droit à la vie ou démissionnez !

La démocratie et les valeurs européennes que nous promettait l’Euromaidan ont été oublié et piétinées. L’essence même de ceux qui règnent aujourd’hui sur l’Ukraine est le Nazisme, l’élimination physique des dissidents, la répression, l’intimidation des journalistes ainsi que la destruction sociale et économique de notre pays.

Nous disposons d’assez d’expérience politique, en tant qu’anciens parlementaires, pour évaluer le régime actuel. C’est avec regret que nous faisons le constat actuel, mais les faits nous amènent à défendre la justice.

[...]

Lire la suite ici

Partager cet article
Repost0
18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 13:59

Publié par Michel El Diablo

Le Parti communiste Portugais condamne l'action anticommuniste et la promotion du fascisme en UKRAINE

Le PCP condamne fermement l'adoption par le Parlement Ukrainien, le 9 avril passé, qui a empêché, l'activité du Parti communiste d'Ukraine, comme également d'autres  forces démocratiques - une loi qui peut seulement mériter le rejet de tous les démocrates et antifascistes. 

 

C'est un nouveau et très sérieux pas dans l'escalade anticommuniste, qui est accompagnée par la restauration et la promotion du fascisme en Ukraine, comme l'a témoigné la décision du Parlement Ukrainien qui, reconnaît les membres de la dite Organisation des Nationalistes Ukrainiens - Armée insurgée Ukrainiens - des collaborateurs des SS nazis durant la seconde guerre mondiale, responsables des atrocités innombrables commises contre les peuples de l'URSS et de Pologne - quand elle  a accordé des avantages sociaux à ses vétérans. 

 

Au moment, le 9 mai, où nous célébrons le 70 ème anniversaire de la Victoire du le Nazisme-fascisme, les décisions outrageantes du Parlement ukrainien représentent une insulte à la mémoire de millions de communistes qui avec d'autres démocrates et antifascistes - qui incluent plusieurs millions d'Ukrainiens- ont donné leurs vies pour  libérer le  monde de la barbarie Nazie-Fasciste, et une tentative de dissimuler le rôle fondamental de l'Union Soviétique dans cette victoire.

 

Le PCP dénonce et rejette l'ignoble tentative de mettre une égalité entre le communisme et le Nazi-fascisme, au travers duquel elle cherche à blanchir la nature exploiteuse, oppressive et brutale du fascisme-nazi et à dissimuler le rôle des communistes dans la lutte pour la liberté, la démocratie, l'émancipation sociale et nationale, pour construire une société qui est plus riche et libre que l'exploitation de l'homme par l'homme.

 

Le PCP affirme que la décision du Parlement Ukrainien est une partie de la  campagne de répression politique et antidémocratique déclenchée par le coup d'Etat de Février 2014, à Kiev, qui a été nourri et soutenu pare les Etats Unis, l'UE et l'OTAN. 

 

Le PCP rappelle que les forces putschistes- qui intègrent des organisations qui se réclament ouvertement  de l'héritage Nazi-fasciste - sont responsables d'une violation des droits et libertés et garanties et pour des actes brutaux de violence , qui sont illustrés par le massacre perpétré le 2 mai 2014 à la Maison des Syndicats de Odessa, et la guerre menée contre le peuple dans la région du Donbass.

 

Le PCP condamne les actes de persécution et la violence- y compris les attaques physiques et les assassinats- contre les communistes et les autres démocrates et antifascistes ukrainiens et il dénonce les tentatives inacceptables de criminaliser l'idéologie communiste et la mise hors la loi du Parti communiste d'Ukraine et des autres forces démocratiques d'Ukraine. 

 

Le PCP considère que le gouvernement portugais- d'un pays qui a souffert de 48 années de dictature fasciste- ne peut que condamner cette action du Parlement ukrainien. 

 

Prenant garde au caractère anticommuniste et antidémocratique de la décision du Parlement ukrainien - qui ne vise pas seulement les communistes mais aussi tous les démocrates qui résistent et prennent la défense de leurs droits et contre l'oppression et la menace des néo-fascistes des oligarques et du grand affairisme en Ukraine - le PCP appelle à la solidarité avec le Parti communiste d'Ukraine et les  forces démocratiques et  les antifascistes  ukrainiens. 

 

Lisbonne le 13 avril 2015

 

SOURCE:

Partager cet article
Repost0
15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 23:24

L’Ukraine nazifie… et n’existe plus…

http://megachip.globalist.it/Detail_News_Display?ID=118310&typeb=0&Quando-si-dice-nazisti-ai-nazisti

Lu sur le blog "Histoire et société"

L’Ukraine qualifie légalement son passé nazi d’ « héroïque ». L’État ukrainien est forgé en interdisant le parti communiste. Les conséquences.


par Giulietto Chiesa le 12 avril 2015

Par la Décision de la Rada du jeudi 9 avril l’Ukraine a célébré comme « héroïque » son passé Nazi. Ce n’est pas la première fois, mais cette fois cela s’est fait solennellement, c’est-à-dire que l’État ukrainien s’est « refondé » en interdisant le parti communiste, en déclarant « criminel », toute référence au communisme, ses fondateurs et dirigeants, les mots, les symboles du passé communiste, les décisions politiques.
Il y a eu aussi, comme une feuille de vigne, l’égalisation du communisme et du nazisme. Une chose stupide en soi, immédiatement enlevée puisqu’ont été proclamés comme « héros nationaux » tous les membres de formations paramilitaires des organisations politiques nationalistes. En bref, toutes ces personnes sont officiellement reconnues comme des « combattants pour l’indépendance ukrainienne ». Même ceux qui ont massacré des dizaines de milliers de Juifs en Galicie. Ont été associés les Fusiliers, les sapeurs, les membres de la Rada suprême, l’armée de la République d’Ukraine, les forces de l’Hetmanat, l’UPA et l’OUN, membres du Rukh Popular jusqu’en 1991.
En bref, tout ce qui s’est passé depuis octobre 1914.« Depuis  100 ans a crié Youry Shoukhevitch – digne fils de son père nazi Roman, en face de la Rada –  nous étions en guerre contre l’impérialisme russe, contre l’occupation russe « . La loi a été soumise au Parlement ukrainien par lui et le directeur de l’Institut de mémoire nationale, Vladimir Vjatrovitch. Il a fait écho au vice-président de la Rada Andrej  Parubij, qui a dirigé le pogrom contre les russes du 2 mai 2014 à Odessa: « le moment est venu quand tous ceux qui ont combattu sous le drapeau jaune-bleu et le Trident sont reconnus comme des combattants pour l’État ukrainien ».
Un autre adjoint, Igor Moijsichuk, a souligné  le « moment historique » dans laquelle  la justice historique est rétablie, «  ce qui a été foulé depuis le  30 juillet 1941 à nos jours ». C‘est-à-dire la République populaire d’Ukraine alliée avec les Nazis pendant la seconde guerre mondiale. Et il a entendu le cri de l’adjoint Oleg Medunitsa: « celui qui ne vote pas est un ennemi de l’Ukraine, ce ceux qui travaillent pour l’agresseur ».
On comprend  immédiatement  le climat dans lequel a eu lieu  le vote « historique ». En fait tous se tenaient debout, y compris de la prétendue opposition, les représentants d’une population qui est pour la moitié russe, alors que l’Etat russe et les Russes étaient désignés comme des ennemis irrécupérables et éternels. L’unanimité des membres présents : 254 voix pour, zéro contre, personne ne s’est abstenu.
Deux considérations banales s’imposent à cet égard. Il sera intéressant maintenant de voir comment, à Bruxelles sera soutenue la thèse d’une entrée prochaine de l’Ukraine dans l’OTAN et l’Union européenne. En fait cela introduirait un pays d’Europe qui supprime, avec une loi, toute l’histoire d’une Europe unie et de ses racines antinazies.
En second lieu, nous devons nous rappeler que pour les nazis  Ukrainiens, si nous les  prenions au sérieux, l’Ukraine actuelle n’existerait pas. La Crimée, par exemple, serait russe, puisque son don à l’Ukraine était un « acte criminel » du « criminel » Nikita Khroushchev. Et toutes les régions de l’ouest de Transcarpathie, dont une grande partie de la Galicie ne pourraient pas faire partie de l’Ukraine, car Staline est connu pour être un communiste-criminel qui, traitant le rattachement avec un tout autre aussi « criminel » (Pacte de Molotov-Ribbentrop), a dessiné les limites de l’Etat ukrainien.
Et l’Ukraine devrait abandonner son titre de pays fondateur de l’Organisation des Nations Unies (et sa place comme membre individuel de l’ONU): tant par les titres qu’elle y  a acquis comme une décision de l’URSS, encore une institution « criminelle» et, par conséquent, être supprimée comme pays souverain.
En bref : l’Ukraine aujourd’hui, qui se reconnaît Nazie,  cesse d’être l’État qu’elle était quand a commencé l’Euromaidan.
 
Partager cet article
Repost0
15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 09:50

 

Réaction de Petro Simonenko, Premier secrétaire du Parti communiste d’Ukraine (KPU) suite à l’adoption de la loi №2558 « sur la condamnation du régime totalitaire communiste et national-socialiste (nazi) en Ukraine et sur l’interdiction et la promotion de leurs symboles. » –traduction Nico Maury (source PRCF sur PCF Bassin)

 

« Le paquet de lois dites de « décommunisation » vient de porter un coup à la sécurité nationale et menace l’existence de l’Etat de l’Ukraine elle-même! En fait, en voulant dénoncer le pacte Molotov-Ribbentrop (23 Août, 1939) ils viennent de mettre en danger la réunification de l’Ukraine occidentale avec le reste de l’Ukraine. En outre, la reconnaissance du régime soviétique comme «criminel» dénonce les action du « régime criminel » de la RSS d’Ukraine, co-fondateurs et membre de l’Organisation des Nations Unies. Cette loi annule de fait l’inclusion de la Crimée à l’Ukraine (19 Février 1954) et est une reconnaissance de facto du référendum de mars 2014 sur la réunification de Crimée avec la Russie. Il s’avère, qu’avec l’adoption de cette loi, la déclaration de souveraineté du 19 Juillet 1990 et l’Acte d’Indépendance du 24 Août 1991 doit être abolie, car promue par un « régime communiste criminel » déclare Petro Simonenko. « Bien sûr, le contenu des lois adoptées le 9 avril nécessite une étude approfondie en termes de droit, de droits de l’homme et des libertés. Bien sûr, c’est une violation flagrante de la Constitution d’Ukraine » déclare le leader des communistes. En outre, nous assistons à l’expression du dédain de certains députés du peuple de cette convocation qui refusent les décisions de la communauté internationale, notamment du Tribunal de Nuremberg. Cette Cour internationale de Justice a condamné sans équivoque tout ce qui était lié à Hitler et ses collaborateurs, y compris sur le territoire de l’Ukraine » déclare Petro Simonenko. Selon le chef du Parti communiste,ils cherchent des prétextes pour effacer la période historique de allant de 1917 à 1991. « L’adoption de ces lois est conduit par le « parti de la guerre ». Le Parlement ukrainien, interdit aux vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale de porter leurs décorations, elle interdit la journée du 9 mai, Jour de la Victoire, nos peuples frères, qui ensemble ont vaincu Hitler et libérés non seulement le territoire de l’Union soviétique, mais aussi de l’Europe, les films soviétiques sont aussi interdits, la littérature qui raconte les exploits des héros de la seconde guerre mondiale sont interdit. Il est interdit à nos anciens combattants et de ceux qui honorent la mémoire de cette grande victoire, d’utiliser la Bannière de la Victoire de venir avec sur les lieux de mémoire. Le Parti communiste d’Ukraine, légalement enregistré en 1993 ne peut plus utiliser les symboles mondiaux que sont l’étoile rouge, le marteau, la faucille, et le nom de Parti communiste. C’est pourquoi ils ont décidé d’interdire l’idéologie communiste en Ukraine ». Petro Simoneko souligne que « les conséquences de ces actes seront tragiques pour le peuple ukrainien. » « Cet acte déclenche une nouvelle vague escalade des tensions dans la société ukrainienne. Je tiens à souligner que cette folie aura de graves conséquences pour l’Ukraine dans un proche avenir » résume le chef du Parti communiste.

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents